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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 11:23

L’abbaye de Fontfroide voit le jour en 1093, sur les terres données à quelques moines bénédictins par le Vicomte de Narbonne. L’abbaye tire son nom de la source se trouvant à proximité, la Fons Frigidus, la Fontaine Froide. Outre l’eau, les religieux pouvaient trouver dans le massif le bois et la pierre pour la construction du monastère. Mais Fontfroide ne se développe réellement qu’après 1145 et son rattachement à l’Ordre de Cîteaux. Les moines cisterciens, sous la direction de St Bernard de Clairvaux, souhaitent revenir à la pureté de la règle de St Benoît, prônant pauvreté, austérité et sobriété architecturale.

 

UNE ABBAYE EN PAYS CATHARE

Au XIIème siècle se développe dans le sud de la France une religion chrétienne différente du catholicisme : le catharisme. Cette nouvelle croyance se propage rapidement dans toute l’Occitanie, réclamant le retour au modèle d’Église primitive des premiers temps du Christianisme. Cette ‘hérésie des bons hommes’ est condamnée par le pape Innocent III et devient la cible des catholiques, en premier lieu des cisterciens. Les moines de Fontfroide ne parvenant pas à convaincre les Cathares d’abandonner leurs croyances par le seul usage de la prédication, la papauté décide en 1209 de déclencher contre les Cathares du Midi, la première croisade organisée en terre chrétienne contre les hérétiques et ceux qui les soutiennent. L’assassinat de Pierre de Castelnau, moine de Fontfroide devenu légat du Pape sera l’acte déclencheur de la Croisade contre les Albigeois.

L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide

BENOÎT XII, LE PAPE DE FONTFROIDE

En 1311, Jacques Fournier, succède à son oncle Arnaud Novel sur le siège abbatial de Fontfroide. Nommé évêque de Pamiers en 1317, il dirige lui-même le tribunal d’inquisition contre les derniers cathares. Transféré en 1326 à l’évêché de Mirepoix, il est promu cardinal en 1327. Il est élu pape en décembre 1334, succédant à Jean XXII sous le nom de Benoît XII. À peine élu, il révoque toutes les commendes et entreprend la réforme des ordres monastiques, à commencer, dès 1335, par sa propre famille cistercienne de l’Abbaye de Fontfroide . Il fait construire le Palais des Papes à Avignon où il meurt en 1342 et est enterré dans la cathédrale d’Avignon. Avec cette disparition, l’abbaye perd son dernier grand protecteur. Vient ensuite le temps des changements.

 

UNE VIE DE CHÂTEAU DANS UNE ABBAYE

À partir du XVème siècle, l’abbaye tombe en Commende : le Roi de France impose ses abbés, des nobles la plupart du temps, peu soucieux des considérations monastiques. De nouvelles constructions voient le jour donnant un air de château à Fontfroide : cour d’Honneur, frontons, jardins en terrasses… Les moines, peu nombreux, oublient à leur tour la rigueur de la règle et mangent viande et chocolat, certains jouent même au billard ! La Révolution Française met fin à toute vie monastique et à la mise en Commende, Fontfroide sera donnée aux Hospices de Narbonne en 1791.

L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide

LA RENAISSANCE AVEC GUSTAVE FAYET

Douze moines de l’abbaye de Sénanque de Gordes viendront réoccuper Fontfroide en 1848. Mais les lois de séparation de l’Église et de l’État provoqueront leur départ en 1901. En 1908, Gustave et Madeleine Fayet achètent l’abbaye aux enchères. Artiste et conservateur de Musée, Gustave Fayet est surtout connu pour son talent de collectionneur visionnaire et ses commandes d’œuvres symbolistes  : Gauguin, Van Gogh, Cézanne, et surtout Odilon Redon, dont le Jour et la Nuit viennent décorer la bibliothèque de Fontfroide. Il entreprend également une vaste campagne de restauration de l’abbaye. Aujourd’hui, les descendants de Gustave Fayet entretiennent toujours avec la même passion l’Abbaye de Fontfroide.

A l'occasion de notre visite nous avons visité le jardin des herbes aromatiques qui est situé sur un terrain en pente offrant de belles vues sur l'abbaye.

L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide
L’Abbaye de Fontfroide

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 17:29

La découverte de la ville se fait à partir du canal de la Robine qui offre de belles vues. On se gare en contrebas puis la passerelle Dillon nous offre l’occasion de voir les façades des maisons se refléter dans le canal. En poursuivant notre chemin, nous découvrons les allées qui bordent le canal et sont plantées de platanes. Un passage d’un autre pont nous permet de revenir vers le centre ville.

Le palais des archevêques et la Cathédrale  Saint Just

 

Cet ensemble est le centre de la ville. Le palais des archevêques, la Cathédrale et le Palais neuf encadrent la place de l’hôtel de ville, où s’insère un Donjon. Un vestige de la Via Domitia est situé au centre de la place de l’Hôtel de Ville. L’antique voie Domitienne  est visible dans son état de la fin du IVe siècle. C'est un vestige de la première grande route romaine tracée en Gaule à partir de 120 avant  J.-C

 Le Donjon constitue un magnifique observatoire pour admirer la ville et sa cathédrale si l’on accepte d’en monter l’escalier.  Parvenus au sommet la ville s’offre pour des vues sur les quatre points cardinaux. Le soleil illumine l’ensemble monumental de la cathédrale.

Le Palais des Archevêques affiche plus de 8 siècles d’histoire. Ancienne résidence archiépiscopale, le bâtiment a été construit, agrandi et remanié au fil des siècles. Hormis certaines parties toujours occupées par l’Hôtel de Ville depuis sa réhabilitation au XIXe siècle, le Palais est ouvert à la visite.

Le donjon, haut de 42 mètres, construit de 1295 à 1306 par l’archevêque Gilles Aycelin, jalonnait le mur d’enceinte de la ville. Les collections d'archéologie préhistorique et antique occupent la majeure partie du palais médiéval. Les espaces ouverts à la visite sont eux-mêmes d’une richesse exceptionnelle.

Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne

Le Palais Neuf, commencé dès le XIVe s., fut conçu comme une forteresse ; il accueille les prestigieuses salles des Consuls et des Synodes, ainsi que les appartements des archevêques aménagés en 1632 et transformés en musée depuis le XIXe siècle.

La cathédrale de Narbonne commencée en 1272 dans le style gothique rayonnant ne sera jamais terminée. C'est donc uniquement le chœur, achevé dans les années 1330, qui se visite aujourd'hui. Elle abrite la salle du trésor, célèbre pour sa voûte ellipsoïdale à l'origine d'un phénomène acoustique surprenant et dont la collection est essentiellement constituée d'objets liturgiques précieux. Le cloitre est en cours de restauration. Sur l’arrière de la cathédrale, un banc gigantesque accueille les enfants, rapetissés par sa dimension. Photos.

Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne

Musée d’Art et d’histoire. Il est logé dans le palais des Archevêques : son grand salon abrite de nombreuses œuvres des écoles françaises, espagnoles et italiennes. Mais ce que nous avons le plus apprécié est la mise en valeur de tableaux orientalistes. Nos photos montrent la mise en scène d’arcs outrepassés dignes de Cordoue. C’est dans ce superbe décor que les tableaux sont accrochés.

Musée Archéologique. Outre des peintures romaines, une importante section est consacrée à la sculpture antique.

Il faut compter un jour et demi pour achever l’ensemble des visites : centre ville, musées, promenades…

Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
Narbonne
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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 16:57

 

Bonjour à tous,

Vous trouverez prochainement notre relation du voyage des vacances de la Toussaint qui nous a conduits à visiter l’Aude, le pays Cathare et la ville de Perpignan. Une incursion en Catalogne nous a menés sur les pas de Salvador Dali à Figueras et à Cadaguès. Comme toujours, ce programme a été adapté aux enfants, afin qu’ils puissent visiter la Réserve Africaine de Sigean et se promener sur la côte de Port Ligat  à Cadaguès sous un soleil éclatant. 

De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean

La réserve Africaine de Sigean

 

Cette destination est particulièrement adaptée pour passer une journée en famille au milieu des animaux rassemblés en grand nombre et offrant une très grande variété d’espèces. La visite de la Réserve Africaine de Sigean se fait d’abord en voiture pendant environ 2 heures. Sur un parcours de 7,5 km, on traverse à bord de son véhicule les trois parcs de la Brousse africaine où vivent des Buffles nains, Impalas, Zèbres, Springboks, Autruches, Girafes…  Nous continuons vers les parcs des Ours du Tibet et celui des Lions en plein sommeil et on termine par les trois parcs de la Savane africaine où on découvre des Rhinocéros blancs, Sitatungas, Phacochères, Ânes de Somalie… Les véhicules s’arrêtent souvent pour permettre la prise de photos se qui augmente la durée de cette visite.

De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean

Après avoir garé notre voiture sur les parkings situés au centre de la Réserve Africaine de Sigean, nous déjeunons à la cafeteria. Une fois restaurés, une longue promenade à pied nous emmène le long des étangs où se reproduisent régulièrement Flamants roses, Pélicans à dos rosé, Cigognes blanches…Nous avons la chance de voir la distribution de nourriture donnée aux pélicans et aux flamants roses. Le rassemblement de nombreux oiseaux provoque une cohue des visiteurs.

En poursuivant notre visite, nous découvrons les nombreux parcs de vision donnant sur les Antilopes africaines, les Chimpanzés, les Guépards, les Lycaons…Le vivarium et la maison des alligators nous font pénétrer dans le monde toujours mystérieux des reptiles… Un varan réunit nombre d’enfants en exposant ses couleurs et sa crête ondulante derrière un grillage. 

De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean

Historique de la Réserve

Créée à l’initiative de Paul de La Panouse et de Daniel de Monfreid, la Réserve Africaine de Sigean ouvre au public le 8 avril 1974.

Au fil des ans, la Réserve Africaine de Sigean n’a cessé de s’agrandir et ses troupeaux comportent de plus en plus d’espèces faisant l’objet de programmes européens d’élevage (EEP). Certaines des espèces protégées ont une aire de répartition qui dépasse le seul continent africain, cas notamment des oiseaux migrateurs. D’autres, bien que non-africaines, comme les Ours du Tibet, ont été confiées pour des raisons de conservation.

La seule contrainte pour assurer la bonne réussite de ces élevages est de choisir des espèces aptes à s’adapter au climat languedocien caractérisé par un bon ensoleillement et des hivers généralement peu rigoureux.

Aujourd’hui près de 900 Mammifères, 600 Reptiles et 2000 Oiseaux sont élevés à la Réserve Africaine de Sigean. Ces chiffres ne sont bien évidemment qu’une évaluation. Un inventaire permanent des espèces vivant en totale liberté est impossible.

De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
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De Narbonne à Perpignan : la réserve Africaine de Sigean
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17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 19:10

Une nouvelle fois, l’association des Amis des musées de Nice nous a programmé une magnifique journée de visites à Aix en Provence. La matinée était entièrement consacrée à la visite de l’exposition Botero, puis à la visite de la Fondation Vasarely, l’après-midi. Un repas à l’Auberge Provençale  donnait de la chair à ces visites, d’autant plus que Botero avec ses formes enveloppées nous avait préparé subtilement le terrain.  C’est une fois encore Madame Martine Pellissier qui a accompagné nos découvertes de commentaires avec une préparation pendant le trajet de l’autocar.

Botero-Picasso à Caumont Centre d’Art

 

Du 24 novembre 2017 au 11 mars 2018 à l’Hôtel de Caumont d’Aix-en-Provence, l’exposition Botero, dialogue avec Picasso présentait la riche production du maître colombien sous un angle inédit qui explore ses affinités artistiques avec Pablo Picasso. À la soixantaine de tableaux de Botero (huiles, sur papier, sculptures) font écho une vingtaine d’œuvres majeures de Picasso, issues notamment des collections du Musée national Picasso-Paris et du Museu Picasso de Barcelone.

Cette exposition étant terminée, le présent article a pour objet de montrer ce que nous avons pu voir, dans ce majestueux musée, objet de plusieurs vidéos. En effet, l’écrin de ce musée mérite d’être fréquenté en utilisant la cafeteria-restaurant implantée dans un décor princier. Le parc des jardins à la française mérite aussi un coup d’œil.

 

Malgré des origines éloignées, des histoires et des trajectoires différentes, ces deux grands artistes partagent des références géographiques et culturelles communes. Dès sa jeunesse, Fernando Botero (né en 1932) a observé le travail de Pablo Picasso (1881-1973), dont il admire la riche palette, la monumentalité et la sensualité des volumes. Mais Botero admire plus encore le « non conformisme » de Picasso. Chez les deux artistes, la déformation des corps et des volumes correspond à un regard résolument subjectif sur la réalité. Elle traduit aussi une posture radicalement moderne dans l’histoire de la figuration, à l’origine chez chacun d’entre eux d’un langage artistique inimitable.

 

Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées

Le parcours de l’exposition

 

Les carrières de Botero et de Picasso sont traversées par des interrogations majeures sur la peinture et sur l’art. À l’Hôtel de Caumont, l’exposition Botero, dialogue avec Picasso propose de parcourir de salle en salle des thématiques telles qu’ils se les sont appropriées :

- Le portrait et l’autoportrait

- Les appropriations de l’histoire de l’art

- La nature morte

- Le nu

- L’artiste face aux grands événements historiques et politiques

- La corrida

- Le monde du cirque

- La musique et la danse

 

Nous avons apprécié

Un numéro spécial de « Connaissance des arts » est entièrement consacré à cette exposition. Pour cette raison nos commentaires se concentrent sur des aspects marquants.

 

De la copie à la version

« Dans une copie, on se limite à regarder attentivement une œuvre, alors qu’une « version » naît de l’admiration pour une œuvre de laquelle on veut apprendre, mais en même temps prouver que l’on peut faire, à travers son propre style, quelque chose de différent et personnel. » Botero

Une large section de peintures montre les hommages de Botero aux artistes de toutes les époques. Il s’agit, parfois, des artistes que Picasso a également étudiés, comme Velázquez, Ingres ou Cranach. Dans tous les cas, ce ne sont pas de simples copies mais de véritables appropriations : chez les deux artistes, la connaissance approfondie des maîtres du passé permet de développer son propre langage original.

Les versions ici présentées intègrent en conséquence la mémoire du tableau originel tout en l’investissant de la vision propre à l’artiste. Botero et Picasso en donnent des images dans leur style très personnel et inimitable…

Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées

Un art de la sensualité

 

« La sensualité est une vertu de la peinture. Quelqu’un dit que la peinture doit être comestible, c’est-à-dire qu’elle donne envie d’être mangée. » Botero

Comme la nature morte, le nu féminin est un genre auquel Botero revient de manière constante et répétée tout au long de sa carrière, notamment lorsqu’il ressent le besoin de se ressourcer aux valeurs fondamentales de la peinture. Car, comme tout peintre, il sait que les formes les plus ordinaires sont aussi les plus longues à sonder et les plus difficiles à représenter. Une femme à sa toilette résume son style : l’énormité du corps réduit les autres éléments de la salle de bain. Mais n’est-ce pas notre vision propre qui modifie nos perceptions, l’expansion de la libido psychique du spectateur y est décrite par Botero. Il nous rend voyeurs et spectateurs de sa description.

 

L’artiste et l’histoire

« L’art n’a pas le pouvoir de produire des changements sociaux ou politiques. En revanche, il a le pouvoir de perpétuer dans le temps la mémoire d’un événement. Le monde se souvient du bombardement de Guernica pendant la guerre civile espagnole parce que Picasso l’a peint. La même chose s’est produite avec les exécutions du 2 mai, peintes par Goya. L’art est un témoignage qui dure dans le temps et dans la mémoire collective. » Botero

Artistes du XXe siècle, ayant vécu l’histoire de leurs pays respectifs, Botero et Picasso se sont tous les deux attachés à la représentation de l’actualité politique et sociale, y compris dans ses moments les plus dramatiques. Chez les deux artistes, le thème de la violence entraîne une étude approfondie de la déformation des visages et de l’explosion des formes. Des dictatures sud-américaines du siècle dernier aux assassinats de rue en Colombie en passant par les tremblements de terre, Botero est le spectateur attentif des drames de son époque, persuadé de sa responsabilité, en tant qu’artiste, d’être un homme de son temps. Les deux tableaux présentés montrent l’horreur de la guerre de Corée vue par Picasso dans une réalité ou femmes et enfants sont traités en ennemis. Botero lui, consacre un tableau à un massacre intervenu à 21h15 (heure de la pendule du bas du tableau), lié à un trafic quelconque. Les corps démembrés et la destruction-dispersion des objets de la pièce signent la violence d’un fait-divers devenu habituel.

« Lorsqu’on peint, on doit soigner, être utile avec les couleurs. De quelque manière c’est un

geste d’amour. À travers la peinture, la haine se transforme en amour », dira encore Botero.

Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées

La Fondation  Victor Vasarely

 

Nous y étions allés récemment, mais cette nouvelle visite intègre la restauration de salles, que nous n’avions pas pu voir précédemment.

L’architecture de la Fondation est dite architectonique, c'est-à-dire que l’art y est intégré à l’architecture. Les façades extérieures sont en aluminium anodisé, présentant en alternance un grand rond noir sur fond argent et un grand rond argent sur fond noir.

L’intérieur de la Fondation Vasarely se compose de 16 alvéoles hexagonales juxtaposées formant un ensemble de 90 mètres de long, 45 mètres de large et 12 mètres de haut.

La dimension des toiles exposées mérite le voyage car elles dominent le visiteur. Leur dimension nous écrase littéralement tout en nous permettant d’admirer les messages délivrés par Vasarely. Nous entrons dans les perspectives, absorbés par l’impulsion des mouvements géométriques, par les déformations subies par des simples carrés ou ronds. La recherche d’un langage coloré universel où la présence de soleils et de lointains en noir et blanc montre une grande diversité dans les recherches de l’artiste.

Dans ce cadre rénové avec un éclairage naturel zénithal, la dimension écrase le visiteur. La Fondation est un écran total qui relègue les expositions ordinaires à un passé désuet. Vasarely est à l’image du monde contemporain, en avance sur son époque, digne d’affronter les nouvelles dimensions architecturées du paysage urbain.

Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
Botero-Vasarely : une journée à Aix avec les Amis des Musées
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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 16:02

Nous avons visité en détail la demeure des Rois régionaux et des hauts rois d’Irlande.  Surplombant la ville de Cashel et les plaines environnantes du comté de Tipperary, les origines du Rock of Cashel remonteraient au IVème siècle, lorsqu’une première forteresse fut bâtie sur cet amont rocheux et fut nommée “Castle of King“.

Cette construction devait devenir le lieu de résidence des rois régionaux, et plus tard, des Hauts Rois Suprêmes d’Irlande. L’endroit était idéal pour surveiller les environs et se protéger d’éventuels assaillants. Au Vème siècle, la forteresse est habitée par les rois de Munster jusqu’en 1101.

La forteresse accueille alors entre ses murs de grands rois, tels que le roi Aengus, (qui est baptisé là-bas en 450 par Saint Patrick. Selon la légende, le saint aurait d’ailleurs profité de l’occasion pour présenter au Roi Aengus le concept de Sainte Trinité à l’aide d’un trèfle).

En dehors du règne du Roi Aengus, le Rock of Cashel accueille également l’un des rois des plus célèbres de l’Histoire Irlandaise : Brian Boru (941-1014) qui siége au château durant toute la période de son règne. Du Vème siècle jusqu’à la fin du IXème siècle, la forteresse multiplie les chantiers de constructions pour élever de nouveaux édifices religieux ou de résidence. Mais c’est en 1101, que le roi Murtagh O’Brien décide de céder la forteresse à l’Église.

Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel

La Tour Ronde

Haute de 28 mètres, la tour du Rock of Cashel aurait été bâtie aux alentour de 1100. L’édifice servait alors à surveiller les abords de la forteresse et d’y entreposer de nombreux manuscrits ainsi que des reliques religieuses d’une grande valeur. La tour est plutôt impressionnante au demeurant, et remarquablement bien conservée. A noter qu’il est possible de grimper son escalier pour atteindre son sommet et obtenir une vue imprenable sur le Rock of Cashel !

 

La Cathédrale de Saint Patrick

Bien plus importante que les autres bâtiments cités plus haut, la cathédrale de Saint Patrick aurait été bâtie en 1235 et s’agence sur un plan cruciforme classique, composé d’une tour carrée, ainsi que d’une seconde tour datant du XVème siècle (nommée l’Archbishop’s Residence), qui servait de lieu d’habitation à l’archevêque. Cette dernière est accolée à la cathédrale, mais ne fait pas corps à l’édifice principal.

A l’entrée de la cathédrale se tient également le Hall des Choristes (Hall of the Vichars Choral). Ce bâtiment se situe à l’entrée de la forteresse et daterait de 1420. Il serait le lieu de répétition de la chorale de la Cathédrale Saint Patrick. A noter la présence à l’intérieur d’un musée, présentant l’histoire du Rock of Cashel, ainsi que de nombreuses croix de St Patrick issues du XIIème siècle.

Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel

Dublin : fin du voyage

Visite de la National Gallery

Ce musée fondé en 1854 rassemble une belle collection d’œuvres européennes. Nous l’avons visité longuement en admirant nombre de tableaux. Voir ceux-ci ci après ou dans notre vidéo.

Retour de Dublin sur Nice facilité par un vol direct aller-retour.

Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel
Cashel : Le Rock of Cashel

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 11:53

 

C’est le plus célèbre paysage d’Irlande. Sur une route côtière de plus de 180 kilomètres, nous longeons les plus hautes montagnes d’Irlande et l’océan Atlantique, en parcourant la péninsule d’Iveragh. La variété et la beauté de ses paysages ont fait le succès de cette région. De beaux petits villages typiques parsèment la route avec leurs maisons colorées. Nous passons par Killorglin et Cahersiveen.

 

Killorglin

Le centre-ville de Killorglin est plutôt sympathique, avec ses Pubs à chaque coin de rue, et ses petits commerces de proximité… De nombreux groupes locaux irlandais jouent souvent dans ses rues, et plus particulièrement dans les Pubs à partir de 21h00/22h00… N’hésitons pas à manger d’ailleurs dans ces Pubs : la nourriture y est délicieuse, pour un prix vraiment abordable (10 € par personne environ).

Ne manquons pas non plus une ou deux enseignes touristiques situées dans le cœur de Killorglin, pour craquer pour des objets issus de l’artisanat local… On y vend notamment de superbes Pulls Irlandais en laine extra-vierge, issue de l’élevage de mouton local…

La Luane River, le Lough Nakirka et le Cara Lake

On trouve aux environs de Killorglin, de nombreuses rivières et lacs rêvés pour y lancer sa ligne, et pêcher durant des journées entières… Parmi les eaux les plus prisées du village, notons surtout :

  • Luane River
  • Lough Nakirka (pêche à la truite)
  • Cara Lake (pêche au saumon)
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry

Le parc national de Killarney

Ladies View est appelée ainsi (la Vue des Dames en anglais), en référence à la reine Victoria, qui était en visite en Irlande en 1861. Alors que celle-ci était sur le chemin qui menait à la propriété de Muckross House, la reine fut charmée par le paysage exceptionnel des environs. A un tel point qu’elle ordonna que l’on immobilise l’attelage, et que l’on autorise (fait exceptionnel pour l’époque), ses dames de compagnies à admirer la vue avec elle. (Madame est trop bonne !)

Depuis ce jour, le lieu fut baptisé le “Ladies View”, ou “Vue des Dames”, en référence à la reine Victoria, et à ses dames de compagnie qui admirèrent l’espace de quelques minutes le fabuleux panorama de la région.

Un Panorama à couper le souffle

Ladies View est situé à 13 km de Killarney non loin de la N71 qui ceinture le Ring of Kerry. Une fois arrivé, nous sommes face à un superbe panorama donnant sur la vallée et l’Upper Lake. Le paysage y est vert, sauvage, et cerné de montagnes majestueuses. De quoi régaler nos yeux !

L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry

Muckross House

La Muckross House est un magnifique manoir du Parc National de Killarney en Irlande. Situé à moins de 6km de la ville de Killarney, cette maison de maître date du XIXème siècle, et aurait été bâtie pour Henry Arthur Herbert, député du comté de Kerry au Parlement du Royaume-Uni. Installé sur la péninsule de Muckross, la maison fait face au Muckross Lake, ainsi qu’au Lough Leane. Un spectacle magnifique sur la nature sauvage irlandaise !

Un manoir de 65 pièces en plein cœur du Parc National de Killarney !

Bâti en 1843, le manoir a été construit dans un pur style “Tudor” et se compose de pas moins de 65 pièces. Géré par le centre touristique Dύchas The Heritage Service et la société Trustees of Muckross House, la maison est aujourd’hui ouverte au public, et nous donne la possibilité de la découvrir sous toutes ses facettes !

Le jardin est assez atypique avec ses bassins japonais, ses rhododendrons, et ses arbres exotiques. De quoi faire une jolie balade, dépaysante et relaxante ! Un troupeau de vaches noires se repose sur un fond vert foncé , tandis que des landaus défilent avec leurs passagers.

L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
L’anneau du Kerry
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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 11:32

La péninsule est une bande de terre au relief accidenté qui plonge dans l’océan… La péninsule de Dingle offre tout d’abord à ses habitants et visiteurs, un territoire qui s’étend sur plus de 160km. La Péninsule se compose alors d’une succession de baies et de plaines se transformant parfois en un relief plus abrupt, plus sauvage, et atteignant une altitude impressionnante. Nombreuses sont les falaises vertigineuses qui nous offrirent un superbe point de vue sur l’océan !

Un peu plus dans les terres, nous découvrons une nature sauvage baignée d’une verdure luxuriante, où se côtoient cottages et autres maisons pittoresques au milieu des montagnes de Slieve Mish Mountains et de Stradbally Mountain. Certains lacs sont des lieux idéaux pour la pêche !

Bastion de la culture irlandaise, la Péninsule de Dingle a également la caractéristique d’appartenir au Gaeltacht, région où la préservation du patrimoine linguistique et culturel irlandais est hautement prit au sérieux. Notre sortie démarre de Tralee, pour ensuite passer par Camp, Cloghane, Ventry, Dingle, avec un décor continu de fleurs étalées tout au long de notre route.

La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle

La Rose de Tralee

Le concept : une élection de miss, et des animations sympathiques à Tralee. L’événement prend ses sources dans une chanson traditionnelle irlandaise du XIXème siècle, intitulée “Rose of Tralee“. La chanson aurait été écrite par William Pembroke Mulchinock, un riche protestant, en mémoire de Mary O’Connor, sa domestique irlandaise, dont il était follement amoureux. La chanson raconte alors cet amour interdit, jusqu’à sa fin tragique. Nous nous sommes arrêtés dans un parc magnifique devant les statues des deux amoureux malheureux. Ce parc est entièrement dédié à la culture des roses et à leur hybridation.

De nos jours, la chanson a inspiré un festival à part entière : celui de la Rose of Tralee. Il est alors question de désigner la jeune femme, présentant le plus de qualité humaines et esthétiques, pour représenter la culture irlandaise à travers le monde. Parmi les critères recherchés, cette dernière se doit d’être belle, intelligente, cultivée, et maîtriser les secrets de la musique, de la danse irlandaise, ou encore, pratiquer un sport typiquement gaélique.

La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle

Dingle

 

La ville est établie sur un port naturel adossé au mont Slievanea sur la péninsule de Dingle, qui s'étire au sud du fleuve Shannon et au nord du « Ring of Kerry » qui fera l’objet de notre prochaine sortie. Elle comptait 1 828 habitants en 2002, et 1 775 habitants en 2006, auxquels s'ajoutent 6 904 habitants de la zone rurale.

Dingle se situe en secteur Gaeltacht (région où l’on parle l'irlandais) et vit essentiellement du tourisme, de la pêche et de l'agriculture. Elle compte de nombreux pubs, cafés et restaurants où il est possible d'écouter de la musique irlandaise. Depuis 1984, un dauphin baptisé Fungie constitue une attraction touristique : ayant élu domicile dans la baie, il accompagne les bateaux de visiteurs.

Notre vidéo montre les couleurs exceptionnelles de la péninsule, de son littoral déchiqueté et de la ville de Dingle. Celle-ci est un lieu de promenade pour faire des emplettes, boire une bière, et profiter de la singularité de ses magasins.

La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle
La péninsule de Dingle

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 19:00

 

Tout simplement incontournables, les Falaises de Moher font partie des plus belles falaises d’Irlande. Situées au sud-ouest du Burren, dans le comté de Clare, elles sont à elles seules un haut lieu du tourisme irlandais, et nous époustouflent par leur aspect grandiose. Elles  s’étendent sur plus de 8 km de long, avec une hauteur atteignant jusqu’à 215 mètres de haut ! De quoi donner le vertige ! Ne ratons pas une miette du panorama de ces géants rocheux surplombant l’océan Atlantique : le spectacle est vraiment à couper le souffle ! Les aléas de la météo nous surprennent dès la descente du car. Une abondante pluie tombe après une vingtaine de minutes, nous invitant à visiter un ensemble creusé dans la roche, entièrement dédié à la faune et à la flore des falaises. Une cafeteria nous offre la possibilité de boire des consommations chaudes. Afin d’exploiter davantage le succès économique des Falaises de Moher, le Tourisme Irlandais a mis en place un petit complexe touristique nommé “Atlantic Edge”, qui a ouvert ses portes en 2007.

Nous découvrons le magnifique point de vue donnant sur les falaises. Une rampe d’accès pierrée très large, nous mène vers la O’Brien Tower, une petite tour bâtie en 1835, surplombant le paysage. Celle-ci se situe sur le plus haut point de vue du site, et est le lieu où les touristes se prennent en photo ! Quel que soit le temps, le spectacle est des plus saisissants : les Falaises de Moher plongent à la verticale dans les tréfonds de l’océan déchaîné. La roche est d’une couleur noire sombre, profondément marquée par l’érosion de la mer. Un plus loin, vers l’horizon, se tiennent sagement les îles d’Aran (l’île d’Inishmore, l’île d’Inishmaan et l’île d’Inisheer).

Une importante réserve d’oiseaux se réfugie dans les anfractuosités des rochers. Un bref rayon de soleil traverse les nuages et les macareux sortent de leurs nids bordés de fleurs. Nous sommes allongés en effleurant le vide et pouvons photographier ces oiseaux colorés dont leurs couleurs sont assorties aux couleurs des maisons de l’île. Puis une pluie de grésil nous chasse abaissant brutalement la température…

Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick

Bunratty et son Folk Parc

Pour les amateurs d’histoire médiévale, le château de Bunratty (connu sous le nom de Bunratty Castle), fait partie des vestiges de l’Histoire irlandaise les plus connus. Bâti en bordure de la rivière Shannon, dans le comté de Clare, le château s’agence sous la forme d’une tour rectangulaire de 3 étages, dotées de 4 tourelles crénelées de 6 étages chacune. Ce château a en vérité été rebâti à plusieurs reprises, du fait des nombreuses batailles essuyées par la forteresse… Véritable trésor de l’époque médiévale, le Bunratty Castle est un château qui a été récemment restauré.

Chaque pièce possède ses propres meubles ainsi que des tapisseries somptueuses, datant du XIVème siècle. Nous notons également la présence de vêtements parfaitement conservés, datant de l’époque des McNamara, bâtisseurs et premiers propriétaires du château.  Un guide local nous commente le mobilier des différentes pièces, donnant l’histoire tourmentée du château. L’exploration des tours : elles nous conduisent au sommet des tourelles crénelées, offrant un panorama donnant sur la rivière Shannon, ainsi que sur les grandes plaines de la région. Mais de cette vue nous ne pouvons pas profiter tellement la pluie et le brouillard qui l’accompagne estompent le paysage.

Le Folk Park

Ce parc, ouvert aux visiteurs sur présentation du ticket d’entrée pour le Bunratty Castle, nous offre une liberté totale : il nous est alors possible de nous promener comme bon nous semble au sein du paysage, de rentrer dans les maisons, et de nous imprégner de cette époque. Il permet  d’effectuer un voyage dans le temps pour redécouvrir la vie paysanne irlandaise. Situé à 20 mètres du Bunratty Castle, ce parc nous fait découvrir l’Irlande du XIXème siècle nous proposant ainsi la visite de maisons paysannes rustiques, de forges, d’écoles, d’Irish Pubs pittoresques, et autres fermes typiques. Nous pouvons même y trouver un moulin, arpenter les rues et goûter les produits artisanaux de l’époque !

Une atmosphère authentique  est renforcée par la présence de quelques acteurs, dont des musiciens, qui font vivre l’intérieur des maisons. Nous y apprécions particulièrement le sens du détail extrêmement poussé : nous remarquons la rusticité des meubles, ainsi que la tourbe odorante, brûlant silencieusement au sein des cheminées. Le goût du pain vendu possède même un charme ancien, qui nous ramène plusieurs siècles en arrière ! Les couleurs de ces maisons abondamment fleuries accentuent la beauté des lieux.

Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick

Limerick

Limerick a été fondée par les Vikings au IXe siècle, ce qui en fait l'une des plus anciennes villes d'Irlande ! Installée sur les berges du majestueux fleuve Shannon, Limerick est originale, vivante et résolument singulière. De sa belle architecture georgienne et ses splendides musées à ses habitants passionnés de rugby, elle nous séduit avec son charme unique.

Première Ville de la Culture d'Irlande, Limerick possède une richesse culturelle dont témoignent ses musées de renommée internationale, à l'instar du musée Hunt et de la galerie d'art de la ville de Limerick, hébergée dans l'historique Carnegie Building. Elle possède également une incroyable programmation de festivals – des trépidantes célébrations de la St-Patrick jusqu'au Festival international du film Richard Harris organisé chaque année.

Le King John’s Castle

Le King John’s Castle est un imposant château bâti dans la la ville de Limerick sur King’s Island, une petite île en plein centre-ville. Élevé sur les rives de la rivière Shannon, la forteresse accueille chaque année des milliers de visiteurs venus découvrir les temps médiévaux de l’époque irlandaise. La visite est assez sympathique à faire, et pourra faire le bonheur des petits comme des grands…

Avant la construction du King John’s Castle, se tenait une première forteresse, bâtie par le chef Viking Thormodr Helgason, en 922. A cette époque, les Vikings de Limerick vivent au rythme de pillages de monastères, et des mises à sac de villages alentours.

C’est en 937, qu’a lieu une terrible guerre opposant les Vikings de Limerick, à la population de Dublin. Ce conflit s’étend jusqu’en 943, année à laquelle les Vikings de Limerick doivent accepter leur défaite, et s’incliner devant les clans irlandais, dirigés par le célèbre roi Brian Boru. Les Vikings sont alors obligés de battre en retraite.

C’est en 1172 que tout change lorsque débarquent les Anglo-Normands. Très vite, ces derniers convoitent la ville de Limerick, et décident de la prendre par la force en la brûlant en 1174. Ce n’est qu’en 1195 qu’ils parviennent finalement à se l’approprier, sous le règne du roi John (nommé Jean en français), seigneur du Royaume d’Irlande.

De vastes travaux de reconstruction de la ville sont alors menés, et la construction d’un château est ordonnée par le Roi John lui-même, en 1200. Ce château est celui que l’on connaît actuellement, et qui porte le nom du roi lui-même. Le château est occupé en 1642 par les protestants fuyant la rébellion irlandaise de 1641, et est alors assiégé par les forces confédérées irlandaises, qui malmènent l’état du château en creusant les fondations de la forteresse, et en mutilant les remparts de projectiles…

Nous nous promenons dans les rues piétonnes, puis nous longeons le Shannon, pour rentrer à l’hôtel. Cette ballade nous permet d’admirer les fortifications du château, ainsi que les cygnes et canards, venus chercher quelques miettes. La pluie nous chasse et hâte notre retour… Décidément cette journée a été placée sous le signe d’une pluie permanente !

 

Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick
Des falaises de Moher à Limerick

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 09:34

Nos photos et vidéo mettent l’accent sur les principales caractéristiques de ces étendues au charme si particulier. La chanson de Michel Sardou en plante le décor .  Les Lacs du Connemara

Terre brûlée au vent
Des landes de pierres
Autour des lacs, c'est pour les vivants
Un peu d'enfer, le Connemara
Des nuages noirs qui viennent du nord
Colorent la terre, les lacs, les rivières
C'est le décor du Connemara

Au printemps suivant, le ciel irlandais était en paix
Maureen a plongé nue dans un lac du Connemara
Sean Kelly s'est dit 'je suis catholique', Maureen aussi
L'église en granit de Limerick, Maureen a dit oui
De Tipperary, Barry-Connely et de Galway
Ils sont arrivés dans le comté du Connemara
Y'avait les Connors, les O'Connolly, les Flaherty du Ring of Kerry
Et de quoi boire trois jours et deux nuits

Là-bas au Connemara
On sait tout le prix du silence
Là-bas au Connemara
On dit que la vie, c'est une folie
Et que la folie, ça se danse

Surnommée la « beauté sauvage » par Oscar Wilde, la belle région du Connemara est depuis de nombreuses années une destination emblématique, chère aux visiteurs français. Depuis la ville animée de Dublin, nous découvrons cette vaste région le long de la côte sauvage du Wild Atlantic Way. C’est un lieu magique, d’une beauté naturelle stupéfiante, pleine de romantisme et de traditions.

Le Connemara est situé dans l’ouest de l'Irlande dans le Comté de Galway, à l'ouest de la province de Connacht. Ses ressources principales sont l'élevage de moutons, l'exploitation de la tourbe et le tourisme. La densité de la population y est très faible avec 35 000 habitants.Le Connemara est une région impressionnante, constituée de magnifiques paysages lunaires parsemés de lacs aux eaux noires ou les rayons du soleil se glissent entre les nuages offrant des jeux de lumière exceptionnels. Les amoureux de l’équitation sont bien servis, de nombreux clubs proposent des randonnées à l’heure ou à la journée, une belle façon de découvrir la région hors des sentiers battus.

Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara

Kylemore Abbey

Arrêt obligatoire à la célèbre Kylemore Abbey. Le site est admirable et l’abbey, ancien château, sortie d’un décor de film. Si on préfère généralement le soleil pour les vacances, nous avons eu la chance d’un léger brouillard, pour accentuer l’ambiance  gothique de cette abbaye victorienne extrêmement bien préservée.

L’histoire du lieu est liée à celle de Mitchell Henry, qui construit le château entre 1867 et 1871, il en fait un endroit magnifique et agréable à vivre. Sa femme décède en 1974 et Mitchell construit en son honneur l’église gothique a coté de l’abbaye. Cette cathédrale miniature se visite, et accueille régulièrement des récitals et des lectures de poèmes.

 

Clifden

Direction le sud vers Clifden. Quelques kilomètres avant d’arriver dans cette petite bourgade, nous suivons les panneaux qui indiquent la Sky Road sur notre droite. Une vue à couper le souffle et un panorama de toute beauté nous y attendent. Nous nous arrêtons tout en haut pour prendre quelques photos depuis le magnifique point de vue. La « capitale » du Connemara est Clifden,  une bourgade de 3000 habitants. Nous la découvrons en marchant dans ses rues bordées par des boutiques arborant d’étonnantes couleurs.

Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara

Eglises et cimetières abandonnés

Pendant cette découverte d’une journée en car, de nombreuses ruines parsèment notre itinéraire, témoignant, d’un habitat ancien. Il en va de même pour des maisons, des fermes, dont les seuls murs se dressent vers le ciel.  Mais les conditions de vie très dures ont conduit nombre d’irlandais à l’exil. De ce fait nous nous arrêtons pour observer quelques églises dévastées implantées dans de superbes parcs. Les enfants jouent au milieu des vestiges du passé.

Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara
Le Connemara

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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 18:13

La Cathédrale Saint-Patrick de Dublin

 

Elle est implantée au sein d’un superbe parc très fleuri, où jouent les enfants, au pied de son austère structure. La cathédrale Saint Patrick de Dublin telle que nous la connaissons aujourd’hui, date du XIIème siècle, mais aurait été bâtie sur un ancien lieu de culte, datant quand à lui du Vème siècle… D’après l’histoire irlandaise, ce serait sur cet ancien lieu de culte, que Saint Patrick aurait baptisé de nombreux fidèles… (D’où le nom de la cathédrale actuelle). Ce sont les Normands qui remplacèrent le premier lieu de culte par une seconde construction en 1191… De nombreuses améliorations furent ensuite apportées au XIIIème et au XVIIème siècle, donnant lieu à la cathédrale que nous connaissons aujourd’hui…

Le chœur de la cathédrale, composé essentiellement de stalles, est orné d'étendards et de représentations des armoiries des Chevaliers de Saint-Patrick. La bibliothèque Marsh, fondé par l'archevêque du même nom, se situe dans le transept sud, non loin du bas-côté sud ou s'y trouvent de nombreux monuments en mémoire aux célèbres personnalités irlandaises

Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie

Temple Bar

Au cœur même de Dublin, se dresse le Temple Bar, célèbre quartier haut en couleur connu pour ses nombreux Pubs et restaurants. Considéré autrefois comme un lieu mal famé, Temple Bar fut rénové dans les années 80 pour en faire un lieu multi-culturel à l’ambiance festive et conviviale.

Le quartier de Temple Bar se situe à proximité de Dame Street et Aston Quay, dans le centre-ville de Dublin. Bordé de Pubs, restaurants et magasins, le quartier comprend également un cinéma, une galerie d’art, des centres culturels ainsi que des ateliers d’artisanat locaux.

Tout pour en faire un lieu à la mode où la culture est reine ! Nous conseillons la visite du quartier en soirée ou au cours des week-ends : à ces périodes, l’activité de Temple Bar et à son comble, et les Pubs et restaurants sont tous bondés ! Et qui dit bondé à Temple Bar, dit ambiance chaleureuse !

 

Des Irish Pubs, des Restaurants et des Centres Culturels

Au cours de notre visite, nous admirons les nombreuses échoppes et pubs du coin (tous ont été récemment rénovés). Chaque devanture et enseigne attirent l’œil, par une abondance de fleurs et de drapeaux. La musique qui en émerge nous incite d’y entrer le temps de prendre un verre…

 

Le Trinity College

Impossible de la manquer : Trinity College est la seule et unique université de Dublin ouverte à la visite. Reconnue pour la qualité de son enseignement, ainsi que pour les livres rares qu’elle protège jalousement dans sa bibliothèque, cette école fait figure de véritable institution. Elle accueille chaque année des milliers de visiteurs, et dispense de nombreux cours à des élèves venus du monde entier !

Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie

La vieille bibliothèque

La Old Library de Trinity College conserve sur 2 étages des livres rares particulièrement anciens. Certains datant même du XVème siècle ! Par ailleurs, la bibliothèque est célèbre pour renfermer dans ses murs le célèbre Book of Kells, un manuscrit médiéval, considéré comme un trésor historique.

Des ouvrages d’une grande rareté

La bibliothèque de Trinity College accueille des livres particulièrement anciens, dont certains remonteraient jusqu’au Vème siècle. Parmi les plus célèbres manuscrits, notons surtout le célèbre Book of Kells, un manuscrit médiéval, magnifiquement calligraphié et enluminé par les moines de l’époque. (Ce dernier est d’ailleurs exposé dans une salle voisine de la bibliothèque).

Il est impossible cependant de consulter les ouvrages sans en obtenir l’autorisation de l’université. Voilà pourquoi nous nous contenterons d’admirer les magnifiques bibliothèques, grimpant sur plusieurs mètres de haut, et accueillant des livres anciens aux reliures fatiguées.

Toutefois, cette simple vue nous comble : le lieu est magnifique, et certains livres anciens sont exposés à la vue du public sous des vitrines. Par ailleurs, nous aurons l’occasion de contempler la certaine harpe de Brian Boru, exposée sur l’allée centrale de la bibliothèque. C’est cette même harpe qui symbolise l’Irlande, et qui figure sur les pièces de monnaie irlandaises !

 

Livre de Kells

Un trésor réalisé par des moines du 9ème siècle

Le Livre de Kells aurait été réalisé par des moines vers l’an 800, dans le monastère de Iona, sur une île située au large de l’Écosse (sur la côte ouest). Suite aux violences des Invasions Vikings, les moines s’enfuirent de l’île pour se rendre en Irlande, dans le comté de Meath, et protéger ainsi le Livre de Kells au sein du monastère de Kells (d’où son nom).

Véritable trésor de l’art médiéval, le Livre de Kells (Book of Kells en anglais) est l’un des plus fabuleux témoignages de l’art calligraphique et de l’enluminure du IXème siècle. Également connu sous le nom de Grand Évangéliaire de Saint Colomba, le manuscrit ferait en vérité le récit des 4 Evangiles du Nouveau Testament, au travers de nombreuses ornementations et de texte finement calligraphiés.

 

Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie
Dublin 2ème partie

Le style géorgien en Irlande

Des portes colorées et des bâtisses en briques

 

Les célèbres portes de Dublin, avec leurs devantures colorées, et leurs poignées et heurtoirs en laiton sont typiquement issues de l’art Géorgien, un style architectural très répandu en Irlande, et principalement à Dublin. Les maisons, elles même de style géorgien sont d’ailleurs légion dans l’île, et arborent toutes un style mêlant sobriété, uniformité… le tout quelque peu brisé par l’excentricité charmante des portes des maisons. Le secret ? La couleur de leur porte, sans cesse différente d’une maison à l’autre !

C’est la bourgeoisie irlandaise du XVIIIème siècle qui, par orgueil adopte le style géorgien, et l’emploie dans l’architecture des demeures des beaux quartiers de Dublin et des grandes villes de l’île. Ce style se caractérise par de hautes bâtisses en briques, ouvertes par des fenêtres blanches bloquées par des balcons en fer forgé.

On y entre par une porte vivement colorée, décorée d’un large éventail vitré sous lequel se tient un heurtoir. L’humour irlandais raconte d’ailleurs, que si chaque porte est peinte dans une couleur criarde et différente suivant la maison, c’est avant tout pour donner un point de repère à l’irlandais qui rentre saoul du Pub !

L’Histoire raconte d’ailleurs, qu’autrefois, les portes des maisons géorgiennes arboraient une couleur unie et terne, uniforme pour toutes les bâtisses. Ce n’est qu’au milieu du XVIIIème siècle, qu’un auteur et écrivain nommé George Moore, décide de peindre sa porte dans un vert très vif, afin que son voisin, Oliver John Gogarty (un autre écrivain irlandais), ne se trompe pas de maison en rentrant chaque soir saoul. En réponse, Gogarty fait de même, et repeint sa porte en rouge, ce qui lance une véritable mode au sein de la capitale dublinoise afin de dissocier plus facilement chaque maison !


National Gallery of Ireland

 

Ce musée présente les œuvres de nombreux artistes logées dans de belles salles. Il vient de faire l’objet d’une rénovation. Nous avons admiré les toiles de Jacob Van Ruisdael - Le Château de Bentheim et de  Vermeer - Femme écrivant une lettre et sa servante

Dublin 2ème partie
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Nice au soleil

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
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Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
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Phnom Penh 
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CHIANG RAI 
 
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