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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 08:04

 

L’ouverture de la pinacothèque "Giuseppe De Nittis" dans le splendide Palais de la Mer est une date historique pour la ville de Barletta, déjà à la tête, depuis 1914, de la collection la plus importante et la plus prestigieuse d’œuvres de De Nittis. Ce célèbre peintre incarne l’une des périodes les plus importantes de l’art au dix-neuvième siècle en Europe. Né à Barletta en 1846, De Nittis s’est d’abord formé à Naples, mais c’est à Londres et à Paris qu’il devint célèbre et reconnu. Il s’est éteint très jeune à 38 ans à Saint-Germain-en-Laye. La Pinacothèque qui présente ses œuvres, données à sa ville natale par son épouse Léontine Gruvelle, n‘est pas un simple musée, mais marque aussi un retour aux sources du grand artiste qui perpétue, depuis les Pouilles, le dialogue avec les acteurs de l’art et de la culture du XIXème siècle.

Le musée propose un parcours thématique qui débute par l’expérience napolitaine du peintre avec les paysages d’après nature, s’arrête sur les pentes du Vésuve, développe le charme de la modernité et la mobilité des villes de Paris et de Londres. La vue brumeuse du Parlement de Westminster est un classique de l’impressionnisme.

Dès l’entrée du musée, la vie du peintre est présentée dans une très grande salle, avec celle de son épouse, dans leurs principaux lieux de vie. Mais c’est à Paris que la vie mondaine prend toute sa place avec l’Opéra, les courses, les réceptions.  Il s’ouvre ensuite aux suggestions du grand monde, dévoile le lyrisme intimiste ressenti pour Léontine et les personnages féminins qui plaisaient tant au peintre de Barletta. Grâce à cette pinacothèque, l’européen De Nittis s’offre de nouveau au monde de l’art et de la culture par le biais d’un programme d’expositions consacrées aux artistes qui, comme lui, firent vibrer Paris pendant la seconde moitié du dix-neuvième siècle.

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris

Giuseppe de Nittis, peintre des élégances à Paris.

A l’examen, ses œuvres sont marquées par l’hédonisme, l’optimisme, une joie de vivre propre à la bourgeoisie aisée. Son impressionnisme s’observe devant l’industrialisation avec ses nuages de fumées. Sa nature est décrite comme resplendissante avec une attention portée à la neige et à ses paysages.  De Nittis est aussi un peintre naturaliste comme le sont en littérature Zola ou Maupassant. Naturalistes, le sont aussi ses amis du mouvement impressionniste. Il connait Turner qui, avant lui, avait voulu en finir avec le « Grand Genre » et inscrire l’Histoire dans le paysage… Et c’est un peu à lui que me fait penser ce « Train qui passe » avec son panache de fumée qui fuit en diagonale jusqu’à l’horizon et va incessamment engloutir les deux paysannes qui travaillent au premier plan du tableau.

Le salon de la Princesse Mathilde décrit un univers luxueux où s’organise la vie mondaine de l’époque. Cette toile fait penser à la description des salons attenants à la salle de bal du film le Guépard par Visconti. Une période surannée et mythique où l’instant est magnifié par une étude savante des poses des personnages. Il s’agit de se montrer aux autres pour faire admirer robes, costumes, bijoux, dans un véritable théâtre, dans lequel les rôles sont méthodiquement distribués.

Un an avant la mort de l’artiste, un « Déjeuner au jardin » montre femme et fils, alanguis dans la mélancolie rêveuse qui sied si bien au bonheur du réveil matinal des classes aisées. Cette peinture est l’un des chefs d’œuvres de De Nittis primée à Paris. La violente lumière d’une matinée d’été sur le vert de la pelouse souligne la douceur de l’ombre dans le contrejour de laquelle est dressée la table. Et la nappe blanche se teinte des roses et violets bleutés, commandés, d’après la « loi du contraste simultané », par la forte présence de leur complémentaire, le vert jaune de la pelouse. Une dernière fois De Nittis se hausse au niveau de son ami Manet. Il faut regarder de près la maîtrise picturale avec laquelle sont traités les objets et les fleurs sur la table et la douceur à contre jour des visages aimés.

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris

 

De Nittis à Paris

Ami de Gustave Caillebotte, Edgar Degas et Édouard Manet, Giuseppe De Nittis reste un peintre encore relativement confidentiel, y compris en Italie où il est classé trop rapidement dans l'école impressionniste italienne, malgré la variété de ses sources d’inspiration.

En 1867, il part pour Paris où il rencontre Meissonier et Gérôme. Deux ans plus tard, il épouse Léontine Gruvelle qui influence considérablement ses choix sociaux et artistiques. Ainsi, il fait son entrée dans le milieu artistique et intellectuel et fait connaissance des collectionneurs passionnés de japonisme tels qu'Edmond de Goncourt et Philippe Burty. En 1874, à l'invitation d'Edgar Degas, il participe à la première exposition des peintres impressionnistes qui se tient dans l'atelier de Nadar.

En 1880, il installe son atelier aux nos 3 et 3 bis rue Viète à Paris. En 1881, il séjourne à Gersau près de Lucerne en compagnie d'Alphonse Daudet et de son épouse. Il est au sommet de sa renommée lors de l'Exposition universelle de 1878 à Paris, où il expose onze de ses toiles.

Frappé d'une embolie cérébrale, De Nittis meurt en 1884 à Saint-Germain-en-Laye; il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise.

 

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 16:59

Nous avons pu visiter la ville de Barletta dans les Pouilles lors d’une procession qui marque la ferveur des Catholiques au moment de la Semaine Sainte. Tous les jours de cette semaine, nous avons pu voir les préparatifs de ces défilés, dans plusieurs villes : Tarente, Bari, Trani. Les statues des processions sont portées grâce à des brancards, mais leur poids exige une préparation avec les futurs porteurs. Ils s’essaient donc à cet exploit sportif en soulevant les Saints et en glissant des manchons de protection afin de pouvoir supporter leur charge ou opérer une substitution de portage.

Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo
Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo
Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo
Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo
Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo
Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo

Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo

 

Nous étions venus à Barletta pour visiter la Pinacothèque de De Nittis, peintre natif de cette ville et peu connu, bien qu’il ait côtoyé Caillebotte, Gérome et de nombreux autres peintres.

C’est donc après notre visite de l’exposition, que nous nous sommes placés sur le parcours de la procession, après que les habitants nous aient indiqué les horaires et les meilleurs emplacements pour réaliser ce reportage. Au contraire d’autres processions qui ont lieu la nuit à Tarente, Monopoli, la lumière du jour offre de très belles vues sur les tenues des participants. Une bonne partie des habitants de cette ville de près de 100 000 personnes était rassemblée sur près des deux kilomètres du parcours.

Notre vidéo vous permettra de participer à la procession comme si vous y étiez. Il s’agit de montrer en dix minutes l’essentiel de ce cortège. C’est sous le regard d’une statue récupérée en mer, représentant un colosse (sans doute un Empereur romain), que nous avons filmé, aidés par un soleil radieux. Ce soleil nous a d’ailleurs accompagnés pendant tout notre voyage dans les Pouilles.

Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta

A la question de savoir si le Vatican n’a pas de divisions, on peut répondre qu’il peut rassembler beaucoup de fidèles, surtout si l’on additionne l’ensemble des participants de toutes les villes d’Italie. Les fêtes de Pâques dépassent en manifestations diverses celles des fêtes de Noël. Il y a bien une grande ferveur et une unité de pensée qui rassemble solidement la communauté Catholique.

A la fin du défilé, clôturé par les personnalités, la population envahit les rues, débarrassées de voitures, pour une montre exceptionnelle.

Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
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Voyage dans les Pouilles : Barletta
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 09:06

Le musée Fabre est le principal musée d'art de Montpellier. Il est créé à la suite d'une proposition en 1824 du baron François-Xavier Fabre (1766-1837), peintre et collectionneur, de faire don à la ville de ses collections, à condition qu’elles soient à l'origine d’un musée. Le maire de l'époque, Ange-Jean-Michel-Bonaventure Marquis de Dax d’Axat, premier président de la Société des Beaux-Arts de Montpellier et ami du baron Fabre, est aussi un amateur d’art. Il sera l'initiateur de la création du musée. En janvier 1825 il réunit un conseil municipal extraordinaire au cours duquel la donation est validée par un vote unanime. Après trois ans de travaux financés par la municipalité, le musée ouvre ses portes le 3 décembre 1828

Le musée a été installé dans l'hôtel de Massilian, hôtel particulier situé à l'est de l'Écusson, le centre historique de Montpellier, et donnant sur l'Esplanade, à proximité immédiate de la place de la Comédie. Il a demandé trois années d'importants travaux suivis de près par le maire et le baron Fabre et confiés à deux architectes de la ville de Montpellier, MM. Fovis et Boué. Le musée s'est étendu autour du bâtiment originel grâce à des constructions proches donnant sur l'Esplanade et en absorbant un ancien Collège de jésuites.

 

La rénovation de 2003

Le musée a été fermé de 2003 à 2007 pour permettre un agrandissement et une réorganisation des espaces, par une démolition intérieure et le déménagement de la bibliothèque. La rénovation a été conçue par le cabinet d'architecture de Bordeaux Brochet-Lajus-Peyo associé à Emmanuel Nebout de Montpellier. L'inauguration officielle du musée a eu lieu le 3 février 2007, son ouverture au public le 4 février 2007.

Les espaces d'exposition ont été portés de 3 000 à quelque 9 000 m2 dont une salle d'expositions temporaires de 1 000 m2. Une nouvelle aile a été créée pour la peinture contemporaine. Le circuit de visite a été entièrement repensé tout en mettant en valeur les décors subsistant du 19ème siècle (grand escalier dessiné par Fabre lui-même, salle des Griffons avec sa frise néo-étrusque, ancien appartement de Fabre avec plafonds peints et lustres). L'entrée se fait désormais par l'ancien collège de Jésuites, en retrait par rapport à l'hôtel de Massilian.

Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre

Les collections

Le musée propose une nouvelle configuration pour plus de liberté et afin de répondre aux demandes et aux envies de chaque visiteur.
Nous visitons un ensemble exceptionnel de peintures flamandes et hollandaises du XVIIè siècle. Les œuvres des grands maîtres de la peinture européenne comme Allori, Véronèse, Ribera, Bourdon, Coypel ou Reynolds nous charment aussi.

Un temps du parcours, permet de voir l’œuvre du fondateur du musée, François-Xavier Fabre et de ses contemporains tels David, Ingres... Les collections modernes et contemporaines permettent bien des surprises : de Delacroix à Géricault en passant par Courbet qui séjourna à Montpellier jusqu'au groupe Support-Surface, sans oublier l'Impressionnisme avec Bazille, Staël, Van Dongen, Richier...

 

Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre

Pierre Soulages

Un pavillon est dédié aux œuvres du XXème : Pierre Soulages, Simon Hantaï et le groupe Support-Surface. La fin du parcours réserve une ultime découverte qui se déploie sur plusieurs salles : un ensemble d’œuvres de Pierre Soulages retraçant le parcours de cet exigeant peintre français, le plus connu dans le monde.

À la demande de la Métropole, les architectes ont imaginé un bâtiment neuf pour augmenter la surface d'exposition. Le mur intérieur, intégralement constitué de verres texturés, s'illumine la nuit grâce à plus de 3 000 appareils au néon. Cette façade verrière originale est un élément architectural important du projet.
 

Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre

Expositions en cours : printemps-été 2017

 

Un hommage à François Rouan, compagnon de route des artistes liés au mouvement Support-Surface pour une première rétrospective, imposante et lumineuse, dans la ville natale de l’artiste ; face à face, durant l’été, entre deux monstres sacrés de la modernité du XX-XXIe siècle, Francis Bacon et Bruce Nauman, dans le cadre du 40e anniversaire de la création du Centre Pompidou. Le design et les créations de Constance Guisset investissent pour la première fois les salons feutrés de l’Hotel Sabatier d’Espeyran, département des arts décoratifs du musée Fabre et dans la cour Richier du musée, L’Art et la Matière, galerie de sculptures à toucher, continue de fasciner petits et grands.

Non loin de là, le visiteur pourra redécouvrir, les riches collections du musée à travers un thème fédérateur, omniprésent dans l’art occidental depuis la renaissance : La Poétique des ruines. Ces évènements au fil du parcours font désormais pleinement partie de la vie du musée.

Cette diversité, cette volonté à la fois de délecter et d’instruire, sont la marque distinctive du musée qui compte aujourd’hui parmi les institutions culturelles les plus dynamiques de France.

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 19:19

Chef-lieu du département de l’Hérault, Montpellier est une des seules villes françaises dont la population a augmenté de façon ininterrompue ces dernières années. Située au point de croisement des routes qui joignent l’Italie à l’Espagne, c’est une ville dont le patrimoine architectural découle de la période médiévale et royale. Le cœur de la ville est représenté par le quartier de l’Écusson, autour duquel se déroule toute la vie montpelliéraine.

Avec près de 60 ha, le centre historique de Montpellier est une des plus grandes zones piétonnes d'Europe.

 

Le nombre de monuments connus de la ville, étonnamment faible eu égard à la richesse de son histoire, tient au fait qu'il a été largement ignoré et par conséquent très peu mis en valeur. Tous les anciens châteaux et palais que comptait la ville ont disparu, la plupart du temps détruits volontairement par les habitants ; le principal palais se situait à l'emplacement du palais de justice. La grande richesse de Montpellier réside donc surtout dans l'ensemble de son bâti : la grande majorité des bâtiments de l'Écusson est d'origine médiévale, et même si très peu n'ont pas été remaniés depuis le Moyen Âge, il suffit d'ouvrir les yeux pour voir encore présentes dans les murs des dizaines de fenêtres de forme typiquement médiévale et des centaines de salles voûtées dont une bonne part sont également d'époque médiévale. La quasi-totalité des bâtiments du centre sont, sur des bases médiévales solides, d'époque moderne.

 

La Place de la Comédie

C’est le cœur de la ville. Il s’agit d’une gigantesque place autour de laquelle se trouvent le Théâtre Municipal qui a donné son nom à la place, ainsi que de nombreux cafés, restaurants et cinémas. La Place de la Comédie est un lieu de socialisation, desservie par les lignes de tramways. Elle est située à cinq minutes à pied de la gare. Dans son prolongement a été construit un très grand centre commercial.

Montpellier
Montpellier
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L’Opéra

La façade, de plus, est ornée de quatre statues à l’effigie du Chant, de la Poésie, de la Tragédie et de la Comédie. L’originalité du bâtiment tient à sa disposition : la grande salle de spectacle est doublée d’une salle de concert, se trouvant à sa perpendiculaire.

 

Le Château d’Eau du Peyrou

Situé au sein de la promenade éponyme, ce bâtiment a été construit en 1768 par Henri Pilot. Sa mission première était de distribuer l’eau potable à la ville à partir du Lez voisin. Le château est d’une forme hexagonale et est orné de colonnes de style corinthien. Il est alimenté en eau par l’aqueduc Saint-Clément, qui fait la jonction entre le bâtiment et la rivière.

Montpellier
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La Porte du Peyrou

Cet Arc de Triomphe marque l’entrée de la promenade du Peyrou, place royale dédiée à la puissance du roi Louis XIV, bienfaiteur de la ville. Elle a une forte ressemblance avec la place Saint Martin à Paris.

Construit par Augustin-Charles d’Avilier, architecte attitré de la région du Languedoc, elle a en réalité été dessinée par François II d’Orbay. La porte fut érigée en 1691 sur l’un des points les plus hauts de la ville.

 

L’Aqueduc des Arceaux

On doit cet aqueduc à l’architecte Henri Pitot de Launey, qui fut l’homme qui résolut les problèmes d’eau à Montpellier. Érigé en 1754, il fait la jonction entre le Château d’Eau et la source du Lez dans le village voisin de Saint-Clément.

Il fut construit sur le modèle du Pont du Gard. Long de quatorze kilomètres, il est terminé par des arceaux hauts de plus de vingt mètres.

 

L'Aquarium Mare Nostrum

Inauguré en 2007, l’aquarium a vu sa surface augmenter de huit-cents mètres carrés en 2007, quatre ans après son inauguration. Au cours des deux heures et demie de visite, il est possible de rencontrer des espèces de toutes les mers du monde.

Devenu en moins de cinq ans le premier site touristique du département et le troisième lieu de visite de toute la région, il offre des poissons et des espèces marines provenant de la Méditerranée jusqu’aux abysses de l’Océan Indien, en passant par l’Atlantique, le Pacifique et les mers du Sud.

Montpellier
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:34

Ce village a été classé le deuxième Village préféré des Français en 2012 parmi les 21 autres villages présents dans la compétition.

 

L'approche de Saint-Guilhem-le-Désert est fabuleuse avec sa route d'approche bordant une superbe gorge de l'Hérault. Agé de plus de mille ans, le village est situé agréablement le long du fond de la vallée. En empruntant une longue rue nous arrivons à la Place de la Liberté tout près de l'abbaye. Il y a un parking près de la place de la Liberté, si vous n'avez pas le temps de marcher le long de la gorge.

De nombreuses maisons traditionnelles en pierre bordent cette rue qui commence à la mairie.  Beaucoup d’entre elles sont restaurées avec soin. Nous admirons les Maison Lorimi et la Maison Sandonato avec leurs façades contenant de nombreuses arches en pierre.

Dans le centre du village on découvre le 12ème siècle et la Tour des Prisons. Le Château du Géant domine les collines au-dessus du village. Ce sont les éléments essentiels des fortifications du village.

Le centre du village est la partie autour de l'abbaye avec en son centre la Place de la Liberté. La Place de la Liberté est une place tranquille entourée de maisons anciennes, comprenant un platane, de plus de 160 ans. Nous découvrons des cafés, des restaurants et plusieurs petits commerces sur la place. C’est un endroit charmant pour se reposer et savourer l'atmosphère paisible.

Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)

L'abbaye de Gellone

Outre le village lui-même, l'abbaye de Gellone est le principal édifice digne d'une visite à Saint-Guilhem-le-Désert. L'église abbatiale est une église totalement romane qui apparait simple dans son cadre, sereine et gracieuse sous les rochers imposants, datant en partie du 12ème siècle.

L'abbaye possède un cloître charmant avec un beau jardin dans son centre. La plupart des éléments du cloitre sont une reconstruction car une grande partie des cloîtres d'origine ici et ailleurs ont été démantelés et reconstruits dans un musée de New York « Cloister ».

 

L’histoire de la cité

Le toponyme « dau Desèrt» date de l'époque où le terroir était dévégétalisé par les pratiques délévage des trop nombreux habitants du bourg. Toute forme de végétation avait un emploi pour l'alimentation du bétail ou le chauffage. Ces pratiques paysannes de subsistance ont duré jusqu'au début du XXe siècle, puis la venue de l'exode rural, laissant la végétation pousser à nouveau alentours. Toutefois une autre interprétation du désert donne la préférence à l’absence d’habitants. Or ce village de 800 habitants n’en a plus que 250 aujourd’hui et montre la difficulté d’enraciner durablement des habitants.En 804, le comte de Toulouse et duc d'Aquitaine Guillaume  (Guilhèm en langue d'oc) fonde une abbaye dans un lieu de la vallée de l'Hérault alors à l'écart de toute présence humaine,. L'abbaye est appelée abbaye de Gellone, ou, après son décès, abbaye de Guillaume, et devient l'abbaye de Saint-Guilhem après sa canonisation en 1066.

La relique d'un morceau de la vraie croix attire la dévotion de nombreux pèlerins et l'abbaye devient une étape très importante de pèlerinage (sachant que la majorité des pèlerins ne va pas à Saint-Jacques-de-Compostelle en vertu d'une croyance tenace mais à 60 km en moyenne). Une agglomération se développe autour de l'abbaye.

Au Moyen Âge, l'abbaye se trouve sur le territoire du diocèse de Lodève, alors que l'abbaye d'Aniane, toute proche, fondée vers 782 par un proche de Guillaume, relève du diocèse de Maguelone.

Des aménagements piétons avec notamment la « passerelle des Anges » conduisent au « pont du Diable » (XIème siècle, classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France).

Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)

Le pont du Diable

A l'entrée des gorges de l'Hérault, au lieu dit "gouffre noir", le vieux pont roman, accroché aux berges abruptes, enjambe le fleuve en son point le plus resserré. Long de 50 m, il comprend deux arches principales en plein cintre et deux ouvertures secondaires, les ouïes, destinées à faciliter l'écoulement des eaux en période de crue. Il fut construit entre 1028 et 1031, par les deux proches abbayes d'Aniane et de Gellone, qui contrôlaient jalousement les deux rives du fleuve.

Considéré comme l'un des plus vieux ponts médiévaux français, il a été classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO au titre du chemin de Saint Jacques de Compostelle en France depuis 1998.

Aujourd'hui c'est un lieu idéal pour se retrouver en famille ou entre amis, et durant les beaux jours, nous pouvons nous baigner à la plage surveillée du pont du Diable ou parcourir les gorges de l’Hérault en canoë.

 

La légende du pont du Diable

Alors que les moines de Gellone et d’Aniane ne ménagent pas leurs efforts pour la construction du pont traversant l’Hérault au débouché des gorges sur la plaine, on constate chaque matin en abordant les lieux, que les travaux réalisés la veille sont systématiquement détruits. Les deux congrégations monastiques comprennent très vite que leur projet subi des entreprises de sabotages nocturnes et en appelle à la protection de leur Saint Patron Guilhem qui un soir, décide de se rendre seul sur les lieux pour y interpeller les éventuels malfaiteurs. Après quelques heures, posté à attendre, Guilhem constate que le Diable déguisé dans un costume de bouc noir fracasse les travaux du pont. Guilhem l’interpelle alors :

- « Satan, je t’ai reconnu dans ton ridicule apparat. Pourquoi dévastes-tu ainsi l’ouvrage de mes frères ? »

- « C’est que je n’ai que faire des entreprises de tes chiens de serviteurs sur terre. »

- « Satan, plutôt que de nous affronter ici, essayons de régler notre contentieux intelligemment. »

- « Pour une fois, je suis d’accord avec toi Guilhem ! Alors écoute-moi bien. Je te propose de construire un pont le plus solide qui soit en trois jours. En échange, tu t’engages à me livrer l’âme d’un de tes chiens de serviteurs. Celle du premier qui traversera le pont sera pour moi et je l’emmènerai avec moi au fond de l’abîme des enfers. »

Sans répondre aux provocations du Diable et avec la plus sereine des assurances, Guilhem lui rétorqua :

- « L’âme d’un de mes chiens de serviteur ! Tu ne saurais mieux dire Satan ! Retrouvons-nous en ces lieux dans trois jours et trois nuits lorsque tu te seras exécuté. »

Sur ces mots, Guilhem s’en retourna au village.

Trois jours et trois nuits s’écoulèrent et ce fut le moment pour Guilhem et ses compagnons de retourner au pont pour constater la fin des travaux. Arrivés aux abords du chantier, Satan les accueille sur l’ouvrage qu’il vient d’achever, la mine réjouit à l’idée d’emporter avec lui une âme humaine. Il s’adressa alors à Guilhem en ces termes :

- « Je me suis exécuté, l’ouvrage est terminé. J’ai rempli ma part du contrat. A toi maintenant de me donner ce que tu m’as promis. »

Guilhem sortit alors un os de sa veste, le jeta de l’autre côté du Pont et le chien qui se tenait à ses côtés traversa le Pont à grandes enjambées. Alors que le Diable ne comprenait pas la manœuvre, Guilhem s’exclama :

- « Satan, tu vois que je respecte mes engagements. Il y a trois jours de cela, tu me demandais l’âme d’un de mes chiens de serviteur. Et bien, voici le plus fidèle de tous. »

- « ARRRRGH !! Guilhem !! Tu m’as trompé. Ma vengeance sera terrible ! »

Dans sa colère, le Diable tenta de détruire le pont mais l’ayant promis le plus solide possible, il ne put y parvenir. Enfin, comprenant qu’il ne pourrait se venger, il se jeta de dépit dans les eaux de l’Hérault et creusa le gouffre noir dans sa chute.

Parfois, en période de crue, la colère du Diable semble se réveiller et ses hurlements surgissent du fond du gouffre.
C’est ainsi que pendant de très nombreuses années, les pèlerins et gens
de passage qui traversaient le pont se munissaient de pierres pour les
jeter dans le fleuve dans l’espoir d’y laisser le Diable au fond.

 

Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 13:33
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina

Avec les Amis des musées de Nice nous sommes allés visiter ces deux bourgs proches. Notre guide, comme souvent en Italie était Sandro Cozzari, qui nous a présenté l’histoire de ces deux Finale. Son érudition débute par une présentation des vicissitudes connues par cette région.  Ainsi, dès l’approche, dans le car, il campe le décor, avant notre déambulation dans les rues. C’est donc la complexité de l’histoire italienne que nous retrouvons dans ces cités moyenâgeuses.

 

Finalborgo

Un mur d’enceinte clôture la ville, incluant un campanile de la Collégiale Saint Blaise. Plusieurs portes d’accès décorées donnent un aspect particulier à ce bel ensemble. Il s’agit d’un village classé parmi les plus beaux villages d’Italie. Au dessus de Finalborgo, une forteresse domine le paysage avec ses remparts, animés d’importantes tours de guet en saillie.

Le Castel San Giovanni, domine le village, édifié par les Espagnols.  Les origines ligures à l’origine de l’implantation des premières populations ne font aucun doute. En 1142, le marquis Enrico du Carretto (dit le Guercio) obtient le marquisat de Savone. Sa famille gouverne jusqu'en 1598 et en construit l'actuel bourg. Le pays passe ensuite sous la domination espagnole jusqu'à 1713. Finalborgo devient un point de passage important pour rejoindre les terres milanaises.

À la mort de Charles II d'Espagne, le marquisat de Savone est cédé aux Génois, et Finalborgo perd son importance. Il reste sous le contrôle de Gênes jusqu'en 1795 lorsque la République ligure est conquise par Napoléon Ier et, après la Restauration, il passe finalement au royaume de Sardaigne.

Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina

La collégiale Saint Blaise

La construction de la collégiale actuelle, de style gothique, fut commencée en 1372 et terminée vers 1375, sur la base d'une ancienne église du XIIème siècle, sur la rive ouest du torrent Aquila, jointe à un hôpital dont il ne reste aucune trace. Elle fut pillée par les troupes qui occupèrent successivement Borgo, gravement endommagée pendant la guerre contre Gênes.

Un nouvel édifice fut décidé en 1634 sur un projet de l'architecte Andrea Storace qui conduisit les travaux jusqu'à sa mort en 1650 (le gros de la construction fut achevé en 1659).

Ce qui étonne le plus le visiteur, c’est la simplicité de la façade et de ses murs extérieurs, comparée à un intérieur très riche et de grande dimension avec ses trois nefs. L'intérieur gothique, initialement vide de décorations, s'est vu couvert entièrement d'ajouts baroques puis néoclassiques. Douze chapelles latérales se partagent l’espace. Nous avons apprécié la beauté de la chaire et son soubassement sculpté en marbre blanc. La barrière de l’autel est scandée par quatre superbes statues d’anges aux courbes masculines et féminines de marbre blanc. Les anges ont bien un sexe dans cet univers baroque à souhait. La patine de ces statues leur donne un air vivant d’autant plus que les statues situées devant les marches de l’autel ont une attitude provocante. Le chemin du ciel est semé d’embuches….

 

Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina

L’intérieur du village

Outre les portes d’accès plusieurs places sont entourées de maisons décorées. Aujourd'hui en marchant entre les boutiques, les loges et les petites places animées de bars et trattorie, l'on ressent encore un sens de bienvenue et de protection comme il était possible de le respirer il y a quelques siècles. Quelques bicyclettes décorées de fleurs sont disposées devant les maisons donnant un aspect reposant aux rues.

Mi-août pendant quatre jours, lors de la fête Viaggio nel Medioevo, cette sensation devient réalité et le village se transforme en un véritable village médiéval, avec monnaie (finarino), chevaliers et dames, l'imposant château illuminé dans la nuit : une des reconstructions historiques les plus importantes et réussies de la Ligurie.

 

Finalmarina

L’après-midi, nous visitons cette cité balnéaire qui vit donc surtout l’été, avec ses hôtels et restaurants. Sur le bord de mer un Arc de triomphe est dédié à la princesse Marguerite d’Espagne. Une mention pour l’église Saint Jean Baptiste que nous visitons.

L’histoire du village côtier se confond avec celle de Finalborgo, dont une petite distance les sépare, parcourue en trente minutes. Une usine Piaggio (moteurs d’avion) donne du travail aux habitants. 

Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 11:21
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017

Le carnaval de cette année a le mérite de traiter avec humour des graves problèmes posés à l’humanité par son inépuisable besoin en Energie. Aussi, la caricature de la société et des puissants qui nous gouvernent, n’a jamais été si loin dans la description des maux sociétaux. L’énergie y est donc étudiée sous tous ses aspects par l’intermédiaire des chars. Leur présentation permet d’aborder la totalité des problèmes liés à la recherche d’une énergie propre ou dévastatrice.

Le roi de la fête cette année est un roi soleil. Ce roi nourrit la terre, l’illumine d’une énergie renouvelée sans cesse. Ses dimensions sont imposantes avec une grande tête couronnée de flammes. Une prise électrique le relie au globe terrestre pour montrer son indispensable utilité. La reine est, elle, tournée vers  les énergies propres : green queen est son nom.

 

Toutes les énergies sont décrites y compris celle de l’amour

Un autre char montre un roi en déperdition celui de l’énergie nucléaire. A sa triste mine, on redoute les déchets accumulés durant son règne ainsi que l’instabilité de la production de certains réacteurs. Le char de Moya enfonce le clou en montrant les mutations génétiques intervenues dans l’art contemporain. Un char vise le côté obscur du pétrole, avec la marée noire et son déploiement sur les rivages du monde, au détriment de la nature et des animaux. Le funeste destin de l’énergie, désigne les deux plus grands consommateurs de la planète, en train de déformer le globe terrestre. Les énormes prélèvements des Etats-Unis et de la Chine se font en laissant des miettes au reste de l’humanité.

Les énergies renouvelables sont représentées par plusieurs chars. Le char Houle et joules montre le pouvoir considérable des courants marins, des vagues. Un immense Neptune se dresse entouré de vagues sur une plate-forme.  La houle, la force considérable des courants océaniques, seront-ils un jour domestiqués ? Un char intitulé Péole s’attarde sur l’énergie du méthane. Le traitement des déchets organiques et des élevages d’animaux peut délivrer une forte puissance de chauffage en détruisant lisiers et phosphates. Le vent est l’énergie de l’homme comme en témoigne un postérieur déculoté ! Sur un autre char c’est la revanche du vent avec l’énergie éolienne. Mais ce Gargantua est ligoté par des barils de pétrole, des tas de charbon, des fumées d’usines sales. Enfin un arbre de l’énergie rassemble l’écosystème planétaire avec une animation énergique. Des danseurs et chanteurs font vibrer le char, tandis qu’une funambule tourne à l’intérieur d’un cercle mouvant. Cet arbre possède de puissantes racines enfoncées dans la planète, tandis que les efforts des participants, tendent à trouver de nouvelles sources d’énergie.

Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017

L’énergie de l’amour est aussi traitée par plusieurs autres chars. Sea, sun et KWH décrit le besoin de soleil et de plage des êtres humains. Un love energy connexion renouvelle le thème de l’amour au soleil, amour qui est l’énergie du renouvellement de l’humanité. Le char Body power rend hommage au culte des corps parfaits. Ce culte qui nécessite un effort physique dans le sport, la course, n’est pas une perte d’énergie, mais offre la possibilité de se muscler. La recherche du beau corps exige de sortir de l’alanguissement programmé au bord des rivages. La ville de Nice regorge d’énergie avec son carnaval et les polémiques liées à certains chars. Le Babaou, sorte de crocodile à longue queue, monstre aquatique naturel pour la ville, assume son besoin de manger tout ce qui se présente devant sa gueule.

 

Politique énergétique

Mais le carnaval n’oublie pas la politique et ses servants. Cette année est marquée par des évènements nombreux et énergétiques à souhait. L’élection de Donald Trump donne lieu à la créativité autour d’un char. Ici c’est la domination des médias qui offre la possibilité d’augmenter la production de pétrole, y compris dans des lieux jusqu’ici interdits. Les barils de pétrole, les lances de carburant entourent le nouvel homme fort. Le navire amiral de la consommation de pétrole a fière allure sur la place Masséna. C’est un brushing jaune qui se découpe sur le bleu du ciel, dans un mouvement continu de paroles…

Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017

La France n’est pas en reste avec son radeau des écologistes. Il croule sous les individualités usées par le temps et dont le modelé nous informe des modifications successives apportées à l’organigramme des écolos. Pour se distinguer, les écologistes ne sont pas avares de consommation d’énergie.

Le char de l’énergie quinquennale nous apprend que tous les cinq ans, les candidats courent après l’investiture, puis après leur élection finale. Ils se reposent pendant cinq ans, avant de reprendre cette conquête du pouvoir, et parvenir à l’Elysée complètement épuisés. Cette année tous les principaux candidats sont présents, y compris Manuel Vals évincé depuis lors de la compétition. François Fillon ouvre le bal des prétendants sous l’arc de triomphe du palais présidentiel. On ne pas tout prévoir…

En achevant cette chronique de fête, je conviens avoir traité de tous nos grands problèmes politiques et économiques, alors qu’il n’était question que du Carnaval de Nice. Le rire est donc proche d’un état d’esprit, d’une relation particulière où la caricature, voire l’outrance créent une distance par rapport aux réalités quotidiennes. Tous les carnavals sont des caricatures de nos travers et de nos attitudes où la réalité ne s’éloigne guère de la fiction. Il existe une histoire impermanente et une autre histoire rêvée, idéalisée de notre condition. Le rire écrase donc la réalité pour la remplacer par un autre code où l’on rit de soi-même et des autres pour oublier un moment le temps présent et ses pesanteurs.

Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017

Danse et  musique livre de Claire Paolacci

Fayard

 

Vous serez sans doute intéressés par la publication d’un livre,  réunissant la danse et la musique, publié à l’occasion de la folle journée de Nantes 2017. Claire Paolacci nous invite à découvrir comment la musique a développé ses thèmes en fonction des besoins ressentis par la société. Les formes de la danse sont ainsi décrites depuis les marches en s’amplifiant avec les suites instrumentales destinées aux concerts. Chaque style de danse est accompagné de la mention du compositeur avec le nom de son œuvre. C’est dons une occasion de revenir au fil des pages sur les découvertes musicales que nous avons pu entendre au fil de nos vies.  De l’opéra-ballet au ballet classique nous suivons un parcours érudit où les compositeurs ont donné des lettres de noblesse à la danse. Lorsque les chorégraphes collaborent  avec les compositeurs, une nouvelle expression artistique apparait, avec les grands ballets des principaux Opéras. L’opéra de Paris exigera d’ailleurs des compositeurs la création d’une séquence dédiée au ballet dans nombre d’opéras.

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 17:41

 

Une nouvelle fois, les Amis des musées de Nice, nous ont fait découvrir une exposition temporaire de grande qualité. Nous avons été accueillis par la conservatrice du musée, Madame Anne Stilz, qui a donné une conférence itinérante à travers les salles. Elle nous a expliqué la place de l’art naïf dans le domaine des arts en général. Nous avons été charmés par ses connaissances, sa puissance de conviction et l’intérêt de ses propos. Elle est une des rares responsables de musée à nous recevoir personnellement lors de chaque exposition temporaire dans les deux musées qu’elle gère  ceux des Beaux Arts et des Arts Naïfs de Nice.

 

Présentation du musée

 

Le musée installé au château Sainte-Hélène, autrefois résidence d'été du parfumeur François Coty, a été inauguré en 1982 grâce à la donation (plus de 600 oeuvres) consentie par Anatole et Renée Jakovsky. Après avoir visité les jardins et admiré les œuvres qui y sont placées, nous avons exploré les contours de cette superbe bâtisse, qui a appartenu au parfumeur Coty. Cette maison appartient à la série des folies construites à Nice par différents propriétaires. Elle descendait vers la mer avec des cascades qui agrémentaient son environnement. Un peu plus bas dans l’avenue de Fabron, la maison des Archives Municipales développe la même conception : façades architecturées, bassins, cascades et grottes. Malheureusement toutes ces constructions jouxtent la voie rapide et ne permettent plus guère de voir la mer.

Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond

 

Les Collections


Les collections ont été enrichies ces dernières années par d'importantes donations et acquisitions, parmi lesquelles figure une œuvre d'Henri Rousseau retracent avec plus de 1000 peintures ainsi que des œuvres graphiques et des sculptures, l'histoire mondiale de la peinture naïve du XVIIIe siècle à nos jours.
Un important dépôt d'œuvres de Bauchant, Blondel, Jean Eve, Rimbert, Séraphine, Vivancos et Vivin, consenti par le Musée national d'Art moderne-Centre Georges-Pompidou, enrichit encore cet ensemble. Un programme d'expositions annuelles ouvre le champ d’exploration de cet art spontané sur diverses productions d'art brut.

Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond

La Donation Dominique Jacquemond

Il s’agit d’une nouvelle donation qui présente des œuvres de Gaston Chaissac, Anselme Boix-Vives, Barbério et Michel Macréau. Cette exposition regroupe des pièces d’archives, des correspondances, des carnets de dessins. Les enveloppes des lettres adressées à Jacquemond sont de véritables tableaux d’art naïf.

Pour entendre l’exposé de Madame Stilz, il faudra voir notre vidéo, qui ouvre des perspectives intéressantes sur l’art contemporain, l’art moderne et l’art naïf. Certains de ces artistes ont d’ailleurs eu à souffrir du nazisme en tant que porteurs d’un art dit dégénéré. Nombre d’entre eux ont du s’exiler pour sauver leur existence.

Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 17:41

 

Historique

A l’origine, un couvent abritait les ermites de saint Augustin, un ordre mendiant (c'est-à-dire qui vit d'aumônes) fondé dans la première moitié du XIIIe siècle. Les Augustins à Toulouse s'installèrent tout d'abord en dehors des remparts de la ville, vers l'actuelle place Jeanne d'Arc. Cependant, l'endroit était peu propice au développement du couvent qui dépendait de la charité des fidèles pour vivre. En 1309, le pape Clément V donna son accord pour que les moines édifient leur couvent à l'intérieur de l'enceinte protectrice de la ville.

L'église des Augustins, classée au titre des monuments historiques, a été bâtie à partir de 1309. Cette construction a duré jusqu'au début du XVIe siècle.

En 1317, l'architecte Jean de Lobres, qui travaillait sur le chantier de la cathédrale Saint-Etienne, fut chargé de la direction des travaux. On fit alors le choix d'un plan à nef unique, sans transept, terminée par un chevet composé de trois chapelles de plan rectangulaire.
En 1341, l'église n'était pas encore voûtée. Le chevet et les quatre travées orientales de l'église devaient être élevés. Les retombées de la croisée d'ogives des chapelles latérales sont ornées d'élégants culs-de-lampe sculptés et les clefs de voûtes sculptées de personnages. L'église reçut également un décor peint que l'on a pu rapprocher de certaines peintures de l'Espagne du nord.
L'élévation des deux travées occidentales aurait été modifiée après l'incendie de 1463, lors de la réalisation de la voûte définitive.
La couverture définitive de l'église fut attribuée en 1495 aux maçons Martin Pujol et Pierre d'Arroye. Les travaux furent alors rapidement conduits et la nouvelle consécration de l'édifice fut célébrée le 30 juin 1504.
En 1550, la foudre tomba sur le clocher en campanile détruisant la flèche et les étages supérieurs qui ne furent jamais reconstruits.

Le musée des Augustins de Toulouse

 

La création du musée

Le couvent fut reconnu Bien de la nation par décret du 2 novembre 1789. Le grand réfectoire fut vendu à la citoyenne Verdier qui y installa… des écuries.

Un groupe d'amateurs qui comprenait de nombreux professeurs de l'Académie Royale de peinture et de sculpture fit pression pour obtenir l'ouverture d'un musée destiné à mettre les chefs d'œuvre toulousains à l'abri du pillage. En 1793, le conseil départemental décida de la création du Museum provisoire du Midi de la République qui ouvrit ses portes en 1795, dans l'église des Augustins. Toulouse possède ainsi l'un des plus anciens musées de France, ouvert peu après le musée du Louvre à Paris.

En 1804, l'Ecole des arts s'installa dans les ailes sud et est du grand cloître ainsi que dans le petit cloître. De 1805 à 1828, les petites chapelles débordantes des salles gothiques (rue des Arts) furent supprimées (sauf la chapelle Saint-Gabriel utilisée comme latrines par l'Ecole des arts…). Dès 1818, certaines galeries du grand cloître furent aménagées pour exposer des œuvres.

En 1823, l'architecte Virebent réunit en une seule galerie les trois salles gothiques pour accueillir la collection des Antiques (aujourd'hui au musée Saint-Raymond) qui devaient servir de modèles aux élèves de l'Ecole des arts.

Pour donner davantage de lumière aux œuvres exposées dans l'église, les vitraux des fenêtres hautes et de la rosace furent détruits. Des travaux très ambitieux débutèrent en 1831, lorsque le conseil municipal chargea l'architecte Urbain Vitry de la transformation de l'église en un Temple des arts. L'église prit alors l'allure d'une galerie de style néoclassique. Le dallage fut détruit, les chapelles latérales obturées. Une voûte en berceau fut suspendue à la voûte gothique pour faire disparaître, sous un décor de stuc, le caractère religieux de l'édifice.

En 1868, la ville de Toulouse acheta le réfectoire gothique des Augustins. Il fut détruit pour faire place à un nouveau projet d'urbanisme. En effet, un nouveau plan urbain ambitieux était envisagé avec la construction de deux voies se coupant à angle droit juste devant le musée (rue Alsace-Lorraine - rue de Metz).
Il fallut attendre 1941 pour que de véritables travaux de restauration soient entrepris dans les salles d'exposition. Les salles gothiques furent restaurées. A cette occasion, la chapelle Saint-Gabriel fut restituée à son emplacement d'origine ("Nostre Dame de Grasse" y est présentée).

 
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse

 

On ajouta un étage au-dessus de ces salles. Le projet d'une restauration complète de l'église gothique fut adopté : les adjonctions ou modifications du XIXe siècle furent supprimées pour restituer les volumes originels de l'église et des différentes salles. Un jardin sur la rue des Arts fut aménagé, laissant apparaître les fondations des petites chapelles débordantes détruites entre 1805-1828. On rétablit aussi les galeries du grand cloître et la porte médiévale donnant accès au bâtiment Darcy.

Dans les années 1960, on construisit le bâtiment de l'actuelle entrée décoré du portail de la chapelle démolie des Pénitents noirs. Des travaux de réaménagement furent réalisés entre 1975 et 1981, avec la création de mezzanines dans les salons de peinture pour augmenter la surface des salles d'exposition.

En 1981, l'escalier Darcy fut doté de vitraux réalisés par le peintre verrier Henri Guérin. La même année, les orgues de facture allemande classique conçues par Jürgen Ahrend furent placées dans l'église.

En 1995, le jardin a été réaménagé à partir de plans d'inspiration médiévale. Il est le fruit d'une collaboration entre la conservation du musée et les Espaces verts de la Ville de Toulouse.
 

Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse

 

L’art Roman mis en lumière par Jorge Pardo

 

Depuis 2014, Jorge Pardo a eu l’idée d’offrir au visiteur un véritable spectacle mettant en avant les chapiteaux retirés d’églises : Saint Sernin, la Daurade, Saint Etienne. Cet artiste américain a donc groupé des chapiteaux rehaussés sur des colonnes colorées, enluminées par des lumières et un décor unifié du sol au plafond. La beauté de cette mise en scène est rendue par notre vidéo.

Au plan pratique, la lisibilité des œuvres des artistes de l’art roman est renforcée, par un parcours aisé offrant des vues enrobantes, tournoyantes, dynamiques, impossibles à trouver à l’intérieur d’un bâtiment ou cloître ordinaire. C’est une véritable découverte de ce que peut réaliser une collaboration intense entre artiste et gestionnaire de musée. Un grand bravo pour cette construction, sa symbolique et son pouvoir d’émerveillement.

 

Notre voyage dans la région Toulousaine est maintenant achevé. Place à de nouvelles découvertes…

Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:22

Nous commençons notre visite par les bords de la Garonne avec une vue des rives et de l’embarcadère des bateaux d’excursions. Depuis le quai de la Daurade, on peut visiter cette église, puis admirer la façade de l’école des Beaux-Arts. Cette école devenue Académie royale des beaux-arts, s'installe dans une partie de l'ancien couvent des Augustins (aujourd'hui le musée des Augustins) qui donne sur la rue qui prendra le nom de « rue des Arts ». C'est la première des Académies provinciales et la seule, avec celle de Paris, à porter le nom d’Académie royale. Dominique Ingres figure parmi les élèves de l'école. Après l'introduction d'un cours de géométrie et de mécanique par l'architecte Urbain Vitry, elle est nommée en 1827 École des beaux-arts et des sciences industrielles. Un de ses directeurs les plus connus est le général d'Empire, peintre et introducteur de la lithographie en France, Louis-François Lejeune.  Nommé en 1837 il sera maire de Toulouse en 1841. En 1883, elle passe sous la tutelle du ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts et devient l'École nationale et spéciale des Beaux-Arts.

En 1892, la partie du couvent des Augustins où elle se trouve est détruite par le percement de la rue de Metz. L'école trouve ses locaux définitifs, quai de la Daurade, près de la basilique de la Daurade, dans la Manufacture des Tabacs, ancienne usine de Boyer-Fonfrède. En 1895, elle reçoit la façade monumentale, ornée des statues allégoriques de la Peinture, la Sculpture, la Gravure et l'Architecture, du nouveau Palais des Arts et des Sciences industrielles de l'architecte Pierre Esquié

Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville

La place de la Trinité

Cette petite place triangulaire a été aménagée au XIXe siècle, à l'emplacement d'un important carrefour, puisque c'est là que se trouvait le croisement du cardo maximus et du decumanus maximus, et en plein cœur de la cité romaine de Toulouse. Elle reste, au Moyen Âge, une place centrale qui bénéficie de l'activité de la Grand'rue, qui va de la place du Salin à la place du Capitole ː artisans, marchands et capitouls s'y installent jusqu'au XVIIIe siècle.

Dégagée par l'architecte de la Ville Jacques-Pascal Virebent en 1820 et ornée d'une fontaine par l'architecte Urbain Vitry, la plupart des immeubles sont réaménagés au XIXe siècle et elle offre des belles façades, telle la maison Lamothe. Rendue piétonnière dans les années 1990, bordée de cafés qui y installent leurs terrasses, c'est une des places les plus agréables de la ville.

Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville

La Basilique Saint Sernin

La basilique est un sanctuaire bâti pour abriter les reliques de saint Saturnin, premier évêque de Toulouse. Devenu l'un des plus importants centres de pèlerinage de l'Occident médiéval, elle fut desservie, depuis le IXe siècle au plus tard et jusqu'à la Révolution française, par une communauté canoniale. Saint-Sernin est la plus grande église romane conservée en Europe.

La rue du Taur qui mène de la place du Capitole à la basilique tire d'ailleurs son nom des circonstances du martyre. Saint Saturnin, alors à la tête de la communauté chrétienne de Toulouse, est pris à partie par les prêtres païens dans le forum au pied du Capitolium antique (actuelle place Esquirol). Selon la légende, il est sommé de se prosterner devant les statues païennes. Refusant de se prosterner, il est attaché par les pieds à un taureau de sacrifice, sans aucune forme de procès. Devant les cris de la foule, le taureau furieux prend la fuite le long du cardo, franchit la porte Nord puis la corde rompt et le corps inerte reste sur ce qui était alors une route sortant de la ville. Deux jeunes filles, les saintes Puelles, l'enterrent sur place. La basilique conserve 260 chapiteaux romans et est le symbole de l'architecture romane méridionale. Toulouse recevait alors la visite de nombreux pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, ou venus honorer les reliques de saint Saturnin.

La basilique Saint-Sernin fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques. Elle est également inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France depuis 1998.

Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
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Nice au soleil

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
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