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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 06:25

Flâner dans la vieille ville

Aix-en-Provence est une invitation au voyage dans le temps. Dans la lumière d’un climat privilégié, Aix-en-Provence révèle son élégance au fil des rues et places toujours animées. L’Histoire est ici le théâtre d’un quotidien où se marie les plaisirs du shopping et la noblesse du patrimoine, le bonheur d’une terrasse et les beautés architecturales, les flâneries en ville et les merveilles baroques. Elle est classée 3e ensemble d’architecture baroque en France, après Paris et Versailles.

Chaque fontaine a ses secrets, chaque hôtel particulier ses récits. Les bastides s’habillent de parcs et de jardins comme aux siècles anciens. L'hôtel de ville, construit entre 1655 et 1678 par Pierre Pavillon, dont la façade inspirée des palais italiens borde l'un des côtés de la place de l'Hôtel-de-Ville et sa tour de l'Horloge, couronnée d'un campanile, attirent le regard lorsque l'on pénètre dans le centre historique. On doit aussi visiter la place d'Albertas, le palais de justice de style néoclassique, construit après la Révolution sur les ruines de l'ancien palais comtal, mais aussi de nombreux hôtels particuliers.

Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence

Une pause sur le Cours Mirabeau

L’ancien cours à carrosses est devenu un des lieux incontournables d’Aix-en-Provence car entièrement rendu aux piétons. Lieu d’histoire et de flânerie, c’est l’un des endroits les plus fréquentés et animés de la ville.

A tout moment de la journée, il nous accueille : le café du matin en terrasse tout en regardant la ville s’éveiller, le déjeuner à l’ombre des platanes, l’apéritif du soir où les aixois se retrouvent à la sortie du bureau pour commencer la soirée en profitant des derniers rayons du soleil. Quelques pigeons repèrent les miettes laissées par les clients et s’ébrouent dans les nombreuses fontaines disséminées dans la ville.

Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence

Les marchés

À Aix, il y a autant de marchés que de jours de la semaine : marchés aux fruits et légumes, marchés aux livres anciens, marchés aux fleurs... Ils animent la ville de sons et de couleurs. Lieux de rencontres et de découvertes, notamment celle d’un patrimoine gastronomique ensoleillé, ils s’installent sur les nombreuses places du centre ville et dans les quartiers.

 

Le pavillon Vendôme

Non loin de l’agitation du centre-ville, entouré d'un parc à la française, le Pavillon de Vendôme est installé dans une des plus séduisantes "Folies" héritées du Grand Siècle. Dans ce lieu de paix et de beauté se reflètent les fastes et l'art de vivre des siècles passés. Sa façade st agrémentée de statues, tandis que sa porte d’entrée est encadrée par des Atlantes, sculptures fréquentes aux entrées des portes.

Il abrite des meubles, des peintures, des objets d'art de la fin du XVIIe et début du XVIIIè siècles et des portraits qui évoquent le souvenir de personnalités auxquelles il servit de demeure. Des expositions temporaires y sont régulièrement organisées.

Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
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Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
Promenade à Aix en Provence
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Published by Guy Muller - dans Promenades
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 18:52

Avec les Amis des musées de Nice, nous avons visité plusieurs lieux importants en Provence le 11 mai dernier. Ce déplacement en car d’une journée, sous la conduite de Madame Martine Pélissier, était riche en découvertes.

 

Vincent Van Gogh

 

Tout d’abord, nous allons à Saint Rémy de Provence, voir la très belle abbaye romane de Saint Paul de Mausole et son cloître. Cette abbaye jouxte l’hôpital psychiatrique où vécut Vincent van Gogh pendant plus d’un an. Les lieux sont organisés en un parcours dans les jardins et dans le bâtiment, avec les toiles réalisées par l’artiste. Les fleurs rehaussent de leurs couleurs nombre d’endroits avec la rémanence des œuvres réalisées ici.

Vincent Van Gogh avait un statut privilégié dans cette institution prévue pour soigner les crises de démence. Dans une atmosphère apaisée, sous le regard des religieuses, il va parcourir les environs immédiats avec son chevalet. Ce sera l’occasion de réaliser ses plus belles toiles : la nuit étoilée, les iris, la sieste, le jardin de l’hospice, les premiers pas, la méridienne, champ de blé avec cyprès… L’inspiration est aidée par la lumière du soleil, le calcaire des montagnes et l’or des champs de blé.

De la fenêtre de sa chambre, le regard se porte sur les champs de lavande et les parterres d’iris qui ondulent à profusion, sous la brise. On peut aussi visiter le cloître, ainsi que l’aménagement sommaire des chambres des malades.

De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence

Glanum

Toujours en se promenant à pied, nous découvrons les ruines de la ville antique de Glanum. Ce site archéologique celto-ligure a été fondé cinq siècles avant Jésus-Christ. Installée au cœur du massif des Alpilles, au carrefour de grandes voies de circulation, la cité gauloise fut baignée d'influences grecques puis romaines et connaît son plein développement à partir du IIe siècle avant notre ère. Après la défaite des Salyens face aux Romains, la ville, désormais appelée Glanum, s'intègre dans un empire romain en construction. La ville intègre peu à peu des éléments essentiels de l'urbanisme romain : un réseau important d'adduction d’eau avec des canalisations en plomb ainsi qu'un vaste réseau d'assainissement avec des égouts. On y érigea des temples en l'honneur de l'empereur et de la famille impériale, des thermes, une basilique, une curie, un forum.

Les notables locaux purent accéder à la citoyenneté romaine grâce à la concession du droit latin dans les dernières décennies avant notre ère6. La ville est ainsi la capitale d'une civitas, petite circonscription territoriale jouissant d'une autonomie face à l'Empire. Ce statut de capitale prend fin vers 200, lorsque la civitas de Glanum est rattachée à une de ses voisines, probablement celle d'Avignon.

Le cénotaphe des Iulii, appelé communément le mausolée, qui se trouve à côté de l'arc de triomphe, exprime l'importance de la romanisation d'une partie de l'élite locale à l'époque augustéenne.

De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence

 Les Carrières de Lumières

 

C’est aux Baux de Provence que nous assistons au spectacle renouvelé chaque année qui est projeté dans les anciennes carrières. Nous y découvrons le monde fantastique de Jérôme Bosh, de Brueghel et d’Arcimboldo. La répétition des tableaux sur d’immenses murs, la musique adaptée aux époques, forment une démonstration de ce que les techniques nouvelles apportent aux amateurs. C’est une formidable immersion au sein d’immenses fresques que nous pouvons contempler sous divers angles. Des triptyques de Bosch les plus emblématiques (tels Le Jardin des Délices, La Tentation de Saint Antoine, ou encore Le Chariot de foin) aux étonnantes compositions d'Arcimboldo faites de fleurs et de fruits en passant par les fêtes villageoises de la dynastie Bruegel, les Carrières de Lumières s'ouvrent aux univers fascinants de ces trois grands maîtres qui se sont attachés à représenter la vie, son mouvement et toute la dualité d'un monde oscillant entre le bien et le mal. S'ils partagent une grande finesse d'exécution dans le dessin, ils se retrouvent aussi sur le terrain d'une extrême inventivité. A l'imaginaire halluciné de Bosch et à la créativité des visages improbables d'Arcimboldo répond la trivialité joyeuse d'un Brueghel ancrant ses multiples personnages dans le réel. Le merveilleux Jardin des Délices de Bosch clôt ce spectacle où le visiteur est invité à entrer dans une danse fantasmagorique. Nous voyons au plus près des scènes souvent noyées dans l’ensemble du tableau. La bande-son oscille entre musique classique et moderne avec les Carmina Burana de Karl Orff, les Quatre Saisons de Vivaldi revisitées par Max Richter, Moussorvsky ou encore Led Zeppelin.

La revue Beaux Arts consacre un numéro spécial à ce spectacle hors du commun.

De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence

Victor Vasarely

A Aix en Provence, nous voyons souvent l’emblème de la Fondation Vasarely depuis l’autoroute, sans nous arrêter. C’est un grand tort, car les œuvres de cet artiste sont mises en valeur, dans un cadre grandiose.  Győző Vásárhelyi, dit Victor Vasarely, né le 9 avril 1906 à Pécs (Hongrie), mort le 15 mars 1997 à Paris, est un plasticien hongrois, naturalisé français en 1961, reconnu comme étant le père de l'art optique. Ce mouvement international d'art abstrait fut reconnu au début des années 1960. L'op art était un mouvement mathématique s'intéressant à la perception optique en créant des illusions et des jeux optiques. Le peintre Vasarely est fortement influencé par sa formation à l'académie Mühely appliquant les principes du Bauhaus de Dessau qui se traduit par le rejet de tout principe de symétrie. Après s'être essayé à de nombreux styles, il a, en fin de compte, créé ses premières véritables abstractions géométriques à la fin des années 1940. Tout en étant influencé par d'autres mouvements, ainsi que par les formes et les objets de son environnement , le travail de Vasarely explore le vide et le plein, les formes, la couleur et son absence, la relation entre l'art et son spectateur, ainsi que le mouvement sur une surface plane.

Le jour de notre visite, un important rassemblement de caravanes de roms stationnait à côté du musée. Une injonction à quitter immédiatement les lieux était affichée à l’entrée du musée. Nous avons effectué notre visite, encadrés par de nombreux scolaires, très intéressés par le modernisme des tableaux. Ce qui étonne ceux qui n’ont jamais connu de Vasarely que l’œuvre publiée par diverses revues ou cartes postales, c’est la dimension importante des toiles exposées. Il faut une hauteur inhabituelle pour loger et mettre en valeur une vision immersive où le visiteur est placé au centre d’une vision lui permettant de comprendre chaque élément exposé. Car l’art de Vasarely est de proposer une réflexion activée par des jeux architecturaux qui déplacent la perspective en fonction de la position du liseur. On y retrouve une majesté de situations de par la volonté d’embellir des lieux de vie, des parties de ville, voire en créant un alphabet international.

De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
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De Van Gogh à Vasarely, promenade en Provence
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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 11:57

Située au cœur des collines de la région des Marches, entre la vallée du Metauro et la celle du Foglia, Urbino est une ville avec un patrimoine historique et artistique extrêmement riche.
Entouré d’une longue enceinte en terre cuite et enrichie par les nombreux édifices en grès, l’ancien bourg d’Urbino est devenu au fil du temps le "berceau de la Renaissance". Les atmosphères du XVe siècle, qu’il est possible revivre en se baladant nonchalamment parmi les ruelles du centre historique, sont évoquées encore aujourd’hui.
Grace à ses nombreux monuments architecturaux de style Renaissance, la ville d' Urbino a mérité son inscription sur la liste de l’UNESCO (1998). Selon L’UNESCO, la ville a eu le mérite d’avoir été un point d’attraction pour les artistes et les érudits de la Renaissance, italiens et étrangers, qui ont su créer un extraordinaire complexe urbain.


Les origines d’Urbino sont très anciennes. Le nom romain Urvinum dériverait du terme latin urvus (urvum est le manche de la charrue) mais c’est au cours du XVe siècle que la ville vit sa plus grande splendeur. Grâce à Frédéric de Montefeltro la ville acquiert sa dimension  artistique et monumentale, dont l’influence s’est vite étendue à d'autres pays d'Europe.
Frédéric de Montefeltro, un grand mécène, sut transformer Urbino en une magnifique cour et attirer en même temps dans son duché le personnalités les plus illustres de la culture humaniste de la Renaissance italienne: Piero della Francesca, Luciano Laurana, Leon Battista Alberti, Francesco di Giorgio Martini, Girolamo Genga et le père de Raphaël, Giovanni Santi.

En se promenant le long des ruelles raides et étroites on se retrouve face aux bâtiments de style Renaissance : l’ancien Monastère de Santa Chiara, l’Eglise de San Domenico, le Mausolée des Ducs dans l’Eglise de San Bernardino, le palais Boghi et le majestueux Palais Ducal qui abrite le trésor d’Urbino.
 

Urbino
Urbino
Urbino
Urbino
Urbino
Urbino
Urbino

Certaines parmi les figures les plus importantes de l’époque participèrent à la construction du palais qui, aujourd’hui, est le siège de la Galerie Nationale des Marches.
La Galerie abrite de très célèbres chefs-d’œuvre artistiques: "La Flagellation du Christ" et "La Vierge de Senigallia", "La Communion des Apôtres" de Giusto di Gand; "Le Miracle de l’Hostie Profanée" de Paolo Uccello et la splendide "Muta" (Muette) de Raphaël.
Aux alentours, nous visitons la Data (les écuries ducales), liée au palais par une magnifique Rampe hélicoïdale.


Urbino est splendide du point de vue artistique et paysager : se trouvant entre deux collines, la ville offre une vue absolument unique sur l'ensemble des toits et sur les églises.

Un érudit du 15eme siècle donnait cette définition de la ville d'Urbino, qui, à cette époque, vivait son époque artistique la plus riche et la plus intense tant sur le plan culturel que politique : « La ville d'Urbino, très civile et riche d'honorables édifices... »

Elle devait cette situation remarquable à Frédéric de Montefeltro, qui, avec l'humaniste Alberti, conçut l'idée d'une « cité idéale et rationnelle, bien protégée, riche, tournée vers les arts et le bonheur. » C'est ainsi qu'est né le palais ducal d'Urbino, qui fut plus un lieu de rencontres qu'un château fortifié. Au début du siècle suivant, Balthazar Castiglione — qui passa dix années à la cour d'Urbino entre 1503 et 1513 — note dans son ouvrage Du courtisan la parfaite intégration du palais, « lieu de force et de spiritualité, mais aussi d'élégance et d'urbanité » au paysage environnant.

Notre vidéo décrit les fortifications de la ville et montre quelques aspects des galeries du palais Ducal.

Urbino
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Urbino
Urbino
Urbino
Urbino
Urbino
Urbino
Urbino
Urbino
Urbino

Pesaro

La Pinacothèque

Le Retable de Pesaro est une peinture à huile sur bois attribuée à Giovanni Bellini réalisée vers 1471 - 1483 et conservée à la pinacothèque du Musée Civique de Pesaro en Italie. Le retable était autrefois surmonté d'une Pietà (106 × 84 cm), désormais à la Pinacothèque vaticane.

Nous avons visité la maison de Rossini dont une pièce est un hommage au Barbier de Séville. La visite est accompagnée par la musique du compositeur…

La ville de Pesaro est aussi une station balnéaire réputée.

Urbino
Urbino
Urbino
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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 17:24

La péninsule du Salento

Le Salento, qui se situe dans la partie la plus méridionale des Pouilles, abrite de charmantes petites villes côtières telles que Gallipoli, Otranto, Lecce ou encore Santa Maria di Leuca. Certaines des plus belles plages des Pouilles et de toute l’Italie se trouvent justement dans la péninsule salentine. Une promenade le long de la côte s’impose, afin de ne manquer aucune des stations balnéaires comme Porto Cesareo et Torre Lapillo, la plage de Alimini.

 

Nardo

Rien ne définit mieux les Pouilles que les 50 à 60 millions d'oliviers (personne ne semble en connaître le nombre exact) qui recouvrent la région du Nord au Sud.

Le nombre d'arbres est impressionnant, tout comme, dans de nombreux cas, leur taille et leur âge. Nous admirons de nombreux arbres très vieux, appelés ulivi secolari (ce qui signifie littéralement oliviers centenaires), dont les troncs robustes, mais noueux ont été façonnés par le temps, le vent, le soleil et la main de l’homme et ont pris des formes parfois grotesques. Ils renvoient une impression de sagacité aguerrie, imprégnée de la fatigue de ceux qui ont tout vu, et d'une acceptation patiente de l'immuabilité du temps.

Il y a quelques années, ces oliviers monumentaux faisaient l'objet d'un commerce illicite: les Italiens du Nord, qui cherchaient à ajouter une touche d'ancienneté et de prestige à leurs jardins, payaient d'énormes sommes d'argent à de malveillants voleurs d'oliviers. À leur réveil, les fermiers des Pouilles découvraient que leurs arbres précieux avaient été déterrés pendant la nuit et emportés dans le cadre de ce que la presse locale surnomma l'émigration des oliviers. Des lois strictes furent mises en place afin de mettre fin à de telles pratiques et aujourd'hui, le patrimoine olivier des Pouilles est jalousement protégé. Toutefois, nous avons pu voir sur place et sur d’importantes distances, des forêts d’oliviers brûlés par la xylella.

 

Xylella 

Cette bactérie, dite Xylella fastidiosa, a été décelée pour la première fois en Europe sur des oliviers du sud de l’Italie, dans la région des Pouilles, en 2013. Depuis, les scientifiques italiens assurent que des plants de caféiers en provenance du Costa Rica (Amérique latine) étaient à l’origine de cette contamination. Acheminés par bateau jusqu’à Rotterdam (Pays-Bas), ils auraient traversé le continent pour rallier le sud de l’Italie. Quels dommages a causé la Xylella ? Véhiculée d’un arbre à l’autre par le cercope des prés (un petit insecte d’à peine 6 mm), cette bactérie ne se contente pas de frapper les oliviers : elle peut toucher près de 200 végétaux, dont les agrumes, amandiers, pêchers, pervenches, chênes, lauriers-roses, etc. C’est d’autant plus inquiétant que cette maladie demeure incurable.

Les recherches génétiques en cours ont permis de trouver une nouvelle qualité d’olivier immunisé contre cette maladie. Des plantations de renouvellement sont en cours sans que l’on en connaisse les effets sur la qualité de l’huile d’olive.

Nardo
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Nardo

Gallipoli

Gallipoli est constituée de deux parties distinctes : le Borgo et la vieille ville. Notre visite est entièrement consacrée à la vieille ville, située sur une île calcaire, reliée à la terre ferme par un pont, renfermant un riche patrimoine, notamment des XVIIe et XVIIIe siècles, hérité de l'activité portuaire de la cité. Le Borgo est la partie moderne de la ville avec des constructions neuves, comme, le palazzo di vetro, le palais de verre appelé aussi le gratte-ciel. Ce palais, vu de la vieille ville, écrase la perspective et nuit au fort aragonais.

Gallipoli, forte de son riche passé commercial et artistique, vante plusieurs monuments dignes d'intérêt dans sa vieille-ville. Nous avons marché sur la promenade du bord de mer encombrée de restaurants et de boutiques. Des nasses en osier sont encore fabriquées pour la pêche.

Le château-fort aragonais du XVe siècle, qui garde la seule entrée de la vieille-ville, bâtie sur une île.

Les nombreuses églises baroques :

    • La cathédrale Sainte-Agathe, qui est la plus grande et la plus décorée des églises de la ville. Sa façade en pierre de Lecce, achevée en 1696, est un chef-d'œuvre d'ornementation et ses niches renferment de nombreuses statues de saints. Elle a été inspirée des réalisations de l'architecte de Lecce Giuseppe Zimbalo. L'intérieur est très richement décoré, notamment par des artistes napolitains des XVIIe et XVIIIe siècles. On peut y admirer des toiles monumentales de Giovanni Andrea Coppola, peintre local formé à Naples et des napolitains Nicola et Giovanni Malinconico qui ont notamment réalisé l'immense toile plaquée contre le plafond à la croisée des transepts, ainsi que la riche décoration du chœur, tapissé de toiles sur les murs comme au plafond. En tout, l'église compte pas moins de douze autels baroques dont le décor sculpté est particulièrement raffiné. Dans le presbytère, un majestueux autel en marbre polychrome a été réalisé par l'artiste de Bergame Cosimo Fanzago. Enfin, les voûtes de la cathédrale sont entièrement recouvertes d'un plafond à caissons en bois doré et orné de toiles.

 

    • L'église de Santa Maria della Purità, donnant sur le quai et la plage homonyme. Édifiée entre 1662 et 1665 pour la confraternité des dockers, l'intérieur de cette petite église est l'un des plus orné de la ville. En effet, il présente un autel baroque renfermant une toile du célèbre peintre napolitain Luca Giordano et surtout son plafond comme ses parois sont entièrement tapissés de toiles : celles du plafond, représentant plusieurs scènes de l'Apocalypse, ont été réalisées par Oronzo Letizia tandis que les toiles ornant les murs ont été peintes par Liborio Riccio et sont marquées par l'influence de Francesco Solimena. En outre l'église possède d'intéressantes stalles en bois polychromes du XVIIIe siècle.

 

    • L'église de San Francesco d'Assisi. La fondation de cette église remonte au XIIIe siècle mais son aspect actuel, baroque, date des XVIIe et XVIIIe siècles. Sa façade est intéressante par la terrasse de forme concave qu'elle présente. L'intérieur abrite dix autels baroques ainsi que des toiles datant de différentes époques et des sculptures dont une crèche du XVIe siècle réalisée par le sculpteur Stefano da Putignano. La chapelle du Crucifix, commanditée par le gentilhomme espagnol don Josè della Cueva, est remarquable par sa décoration, notamment pour ses deux statues de Vespasiano Genuino représentant les deux larrons et dont le réalisme morbide particulièrement frappant a marqué Gabriele D'Annunzio, qui visita la ville en 1895, et qui a parlé à leur sujet d'une "horrible beauté".
La péninsule Salentine : Nardo Gallipoli
La péninsule Salentine : Nardo Gallipoli
La péninsule Salentine : Nardo Gallipoli
La péninsule Salentine : Nardo Gallipoli
La péninsule Salentine : Nardo Gallipoli
La péninsule Salentine : Nardo Gallipoli
La péninsule Salentine : Nardo Gallipoli
La péninsule Salentine : Nardo Gallipoli
La péninsule Salentine : Nardo Gallipoli
La péninsule Salentine : Nardo Gallipoli
La péninsule Salentine : Nardo Gallipoli
La péninsule Salentine : Nardo Gallipoli

A la fin de notre voyage dans les Pouilles, nous sommes heureux d’avoir pu y circuler, avec un sentiment d'intense liberté dans des villages à l’abri du grand tourisme. Nous retenons le souvenir d’une mer et d’un ciel azuré pendant les deux semaines de notre périple. La gentillesse des habitants, ainsi qu’une vie beaucoup plus calme et sans stress, en font un véritable Paradis.

Otrante
Otrante
Otrante
Otrante
Otrante
Otrante
Otrante

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 18:06

Lecce est une ville d'environ 95 000 habitants, capitale de la province dans les Pouilles. Elle est située au centre du Salento la péninsule qui forme le « talon » de la « botte » italienne, Lecce a été, pendant des siècles, un centre culturel, religieux et commercial prospère et l'une des villes les plus peuplées du Royaume de Naples. Aujourd'hui, elle reste active dans les secteurs de l'industrie agricole, des services et de la céramique. Elle est le siège d'un archevêché et de l'université du Salento et constitue un haut-lieu touristique et artistique.

Réputée pour son patrimoine artistique particulièrement bien conservé, la ville est considérée comme l'une des capitales de l'architecture baroque de par l'originalité et la richesse du style architectural qui y a été développé à partir de la fin du XVème siècle, et qui fut rendu possible par la malléabilité exceptionnelle de la pierre calcaire locale, appelée « pierre de Lecce ». À cet égard, on parle même d'un « baroque de Lecce », qui possède des caractéristiques et un vocabulaire architectural qui lui sont propres. Lecce a, pour ces raisons, reçu des surnoms flatteurs tels que la « Florence baroque », la « Florence du Sud » ou encore l'« Athènes des Pouilles », et est considérée comme l'un des fleurons de l'Italie du Sud.

 

La Place Sant'Oronzo

 C’est avec au centre la colonne de Sant'Oronzo, le véritable cœur de la ville, bordée jusqu'au début du XXeme siècle de palais anciens, datant pour certains du XIIIe siècle, dont la démolition a permis la découverte d'importants vestiges archéologiques, parmi lesquels l'amphithéâtre romain de l'ancienne Lupiae.

Lecce
Lecce
Lecce
Lecce
Lecce
Lecce
Lecce

L'Amphithéâtre romain

Il fut construit entre le Ier et le IIeme siècle, c’est l’un des témoignages de l'Antiquité les mieux conservés du Salento, partiellement exhumé au début du XXe siècle.

 

Le Sedile

Est une construction de style Renaissance érigée au XVIe siècle par les Vénitiens sur la place Sant'Oronzo pour marquer leurs accords commerciaux avec la ville. Il est flanqué de la petite église de San Marco, église des Vénitiens de Lecce, dont le portail est surmonté du lion de saint Marc.

 

Le Palazzo dei Celestini

Edifié entre 1659 et 1695. Ce palais, accolé à la basilique Santa Croce, fut construit par Giuseppe Cino et Cesare Penna sur un projet de Giuseppe Zimbalo. C'est probablement le plus baroque des palais de la ville. Il est aujourd'hui le siège de l'administration départementale.

 

La basilique Santa Crocce

C’est le véritable trésor architectural de la ville, qui est sans doute l'expression la plus aboutie du baroque leccese et qui est due à la fois à Zimbalo et à Cesare Penna. L'intérieur conserve des éléments de la Renaissance mais se distingue par son plafond à caissons et par la profusion et la finesse de ses autels baroques, parmi les plus beaux de Lecce, dont un, celui de saint François, exécuté par Zimbalo lui-même, illustrant la vie du saint.

Le jour de notre visite, la façade de la Basilique était couverte d’une bâche, comme celles d’autres églises de Lecce. Nous n’avons donc pu photographier que son intérieur.

 

 

Lecce
Lecce
Lecce
Lecce
Lecce

Le Dôme et sa place

 

Il s’agit d’une des plus belles places d’Italie. Notre vidéo en fait le tour complet car selon les angles, le vision est différente. Dominée par un campanile de cinq étages (70 m. de hauteur), reconstruit par Giuseppe Zimbalo entre 1651 et 1682. La cathédrale fut fondée par les Normands au XIIeme siècle et entièrement réaménagée par Giuseppe Zimbalo au XVIIe siècle. Elle possède un plafond à caissons orné de peintures ainsi que de nombreux autels baroques et des toiles de peintres renommés de la région. Les autels comportent chacun quatre colonnes dont l’architecture laisse la place à nombre de sculptures : putti, fleurs, fresques, entourant un tableau central.

 

L’église de Sainte Irène

L'église de Sant'Irene dei Teatini est dédiée à Sainte Irène, la patronne de la ville jusqu'en 1656. Elle fut bâtie à partir de 1591.

 

Lecce
Lecce
Lecce
Lecce
Lecce
Lecce
Lecce
Beaucoup d'églises étaient bâchées....
Beaucoup d'églises étaient bâchées....
Beaucoup d'églises étaient bâchées....

Beaucoup d'églises étaient bâchées....

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 14:46

Ostuni

 

Ostuni se trouve perchée sur trois collines à une hauteur de 218 mètres. Elle se situe à 8 km de la côte de l'Adriatique dans le Haut-Salento. La ville se situe sur les ramifications méridionales de la Murge. Cette zone est essentiellement constituée de calcaires argileux, donc plutôt aride et dépourvue de cours d'eau. On y trouve des torrents saisonniers avec des sillons peu profonds et des murs raides. Les ravins karstiques sont une autre caractéristique géologique du territoire.

C'est une importante station balnéaire de la côte adriatique. Ostuni est une ville très touristique avec ses nombreuses ruelles grimpant jusqu'au sommet et dans lesquelles se trouvent les échoppes de centaines d'artisans. Les principaux produits en vente sont des sifflets en terre cuite prenant toute sorte d'aspect. Elle est surnommée la « ville blanche » pour son centre historique blanc et par le fait de sa luminosité la nuit.

Les activités économiques plus importantes sont le tourisme et l'agriculture, surtout des oliviers et des vignes. Il existe d'importantes et nombreuses anciennes fermes fortifiées où se déroule l'activité agricole des gros propriétaires fonciers.

Ostuni-Polignano-Brindisi
Ostuni-Polignano-Brindisi
Ostuni-Polignano-Brindisi

Le blanc sombre de la ville est brisé par une belle architecture historique, qui se distingue majestueusement depuis la route. La luminosité de ses maisons blanchies à la chaux, contre le marbre rose de son monument principal, fait ressortir la ville dans le vert de la région environnante. Est-ce cette combinaison heureuse du naturel et de l'homme qui a fait d'Ostuni l'une des villes les plus attrayantes de la région et une partie essentielle de toute tournée en Italie.

 

La Cathédrale

La cathédrale est le point de repère le plus connu d'Ostuni. Construite entre 1435 et 1495 au style gothique tardif, elle a une façade tripartite, divisée par deux bandes de pilastres. Au-dessus du portail central, il existe une magnifique rosace avec 24 côtes finement sculptées. L'intérieur de l'église est du XVIII siècle et a un plafond de niveau et des chapelles latérales baroques. À côté de la place des deux côtés de la cathédrale, on voit le Palazzo Vescovile et le Palazzo del Seminario se joindre à une élégante loggia en arc (1750) où il y a un putto ailé (à l'origine deux) sur son faite.  

 

Piazza de la Liberta

Au centre de la Piazza della Libertà se trouve une statue de Sant'Oronzo sur un pilastre sculpté de 20 m. Il est en fait le saint patron de Lecce, il aurait sauvé Ostuni de la peste en 1657 et la statue a été construite en son honneur (et l'espoir qu'il continuerait à combattre les fléaux futurs) en 1771.

 

Palazzo Municipale

Sur les côtés de la place, on voit l’hôtel de ville, ainsi que deux églises. Il était à l' origine un ancien couvent franciscain construit en 1304. En 1739, deux ailes du cloître et une partie du couvent ont été redessinées. Plus tard en 1864, le couvent a été agrandi et transformé pour devenir l'Hôtel de Ville en refaisant la façade de style néoclassique.

Ostuni-Polignano-Brindisi
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Polignano a Mare 

 

(Peghegnéne en dialecte) est une commune de la ville métropolitaine de Bari. Ses habitants sont appelés les Polignanesi. La ville, perchée de falaises calcaires, est célèbre pour la transparence bleutée de la mer qui la borde. De nombreuses grottes sont disséminées sur son littoral. Depuis son centre historique, on peut admirer la dentelle formée par la côte, depuis des belvédères.  

Ostuni-Polignano-Brindisi
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Brindisi

 

La ville de Brindisi, connue depuis l’antiquité sous le nom de «Porte d’Orient », devint le lieu d’abordage pour les troupes romaines et ensuite pour les marchands de la Sérénissime République de Venise. Un port, qui encore maintenant maintient des liens touristiques et commerciaux importants vers les Pays d’outre-mer. Sous l'Empire romain, Brindisi était le terminus de la célèbre via Appia. D'ailleurs, une colonne face à la mer le rappelle. Véritable trait d'union entre deux mondes, l'Occident et l'Orient, c'est là que Jules Verne fait embarquer Philéas Fogg, le héros du Tour du monde en quatre-vingt jours, pour le canal de Suez.

Le littoral est bas et sableux le long de toute la côte, favorisée par un climat spécialement doux qui favorise le prolongement des vacances même dans les mois d’automne. De jolies localités touristiques, une des zones naturalistes et d’importantes stations thermales composent l’offre touristique de cette partie de côte de Brindisi.

La ville est restée sous la domination de l'Empire ottoman en 1480-1481. Il s'agit du seul territoire de l'Italie à avoir été conquis par les Ottomans. Le sultan Mehmet II avait envisagé d'en faire la base militaire d'une campagne sur Rome afin de s'emparer du centre de la chrétienté. Ce projet n'a pas abouti en raison de la mort miraculeuse du sultan.

Perdant de son importance économique après la Renaissance, c'est maintenant une station balnéaire, un centre portuaire (pêche) et industriel (pétrochimie, énergie et construction aéronautique).

Dans la ville il y a des monuments remarquables historiques, parmi lesquels il faut voir la Cathédraleérigée au 12 siècle, le palais Castello Svevo, la fontaine Tancreda, l’église Saint-Jean du Sépulcre et l’église claustrale Saint-Benoît. Toutes ces constructions sont considérées comme les œuvres parfaites de l’art architectural et ont la valeur immense pour le pays.

 

 

La cathédrale de Brindisi

Souvent appelée Basilica della Visitazione e San Giovanni Battista, elle est la cathédrale située sur la piazza del Duomo de Brindisi. L'édifice est commencé dans la seconde partie du 11eme siècle mais sa construction initiale n'est terminée qu'en 1143. Il est consacré par le pape Urbain II en 1089. La cathédrale est fortement endommagée par le tremblement de terre de 1743 et doit être profondément restaurée et en partie reconstruite. Elle est dédiée à Jean le Baptiste. Notre vidéo rend mieux compte de l’élégance de la place du Dome en vous offrant la possibilité d’en faire le tour.

 

 

L'église de San Giovanni al Sepolcro (Saint-Jean au Sépulcre)

Il ne faut pas passer à côté de cette église car la modestie de son aspect risque de vous empêcher de la voir. Cette église est marquée dès l’entrée par une sculpture d’une vigne entourant la porte d’entrée. Des personnages fantastiques courent tout au long de la frise. La vigne est censée relier le Christ aux hommes, n’oublions pas la symbolique du Saint Graal. Edifiée au XIeme siècle elle représente une copie de l’église du même nom de Jérusalem. Sa forme octogonale est divisée en deux rangées de huit colonnes. Des fresques ornent le parcours circulaire de l’église en diffusant un charme très différent de celui ressenti dans d’autres églises. Il s’agirait d’une Chapelle initiatique recelant des symboles cachés.

Ostuni-Polignano-Brindisi
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 17:08

Alberobello

 

Nous nous trouvons dans le pays des Trulli, qui sont des habitations traditionnelles, blanchies à la chaux. La méthode de construction à sec, - sans mortier- des trulli fut imposée aux nouveaux colons de façon à ce que les habitations pussent être démantelées rapidement : une méthode stratégique pour éviter les impôts sur les nouvelles implantations imposées par le Royaume de Naples. La plus part des historiens s'accordent, sur le fait que cette technique de construction, dépendait surtout des conditions géographiques du lieu, où la présence de la pierre calcaire employée dans les constructions était très abondante.

Pendant la moitié du XVI siècle, l'aire de Monti était déjà occupée par une quarantaine de trulli, mais ce fut uniquement autour de 1620 que Alberobello acquit la physionomie d' implantation indépendante par rapport à celle de Noci, arrivant à compter environ 3500 habitants vers la fin du XVIII siècle. En 1797, le village obtint le titre, conféré par le Roi de Naples Ferdinand IV de Bourbon, de ville royale. Son nom actuel vient du latin médiéval de la Région : "silva arboris belli".

Alberobello :Trulli-Martina Franca-Monopoli
Alberobello :Trulli-Martina Franca-Monopoli
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Alberobello :Trulli-Martina Franca-Monopoli
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Martina Franca

 

C’est un fond de peinture pour les artistes, elle reste une ville vivante et cultivée. Les ruelles, places et palais surgissent au fur et à mesure de la visite de la vieille ville. Fleuron des Pouilles et de sa Vallée, cette belle "affranchie" domine la Murgia dei Trulli et offre un magnifique panorama sur Locorotondo et Cisternino qui lui font face.

Martina Franca fut construite aux alentour du X siècle par des Tarentais qui prirent la fuite face aux invasions répétées des Sarrasins sur la côte ionique. Ceux-ci se réfugièrent donc dans les terres, sur le mont San Martino (d'où "Martina"). En 1300, Philippe d'Anjou, prince de la principauté de Tarente, fit agrandir la ville et lui accorda dans le même temps une série de franchises (d'où "Franca").

Le Centre Historique

Le centre médiéval de Martina Franca est formé d'un noyau de rues assez compact. Les ruelles y sont tortueuses et s'y perdre est assez aisé. Seule limite, un boulevard circulaire, large, marquant l'ancien contour des remparts de la vieille ville. La porte principale de ce joyau se trouve être l'Arco di Sant'Antonio, véritable entrée monumentale datant du XVIII siècle.

Le Palazzo Ducale

Il est situé au sein d’une place entourée de bâtiments et donnant sur l’entrée de la vieille ville. Fermant l'un des trois côtés de la Piazza Roma, le Palais en impose de par sa taille et de par le nombre de ses pièces, précisément 380 chambres. Servant actuellement d'hôtel de ville, ce Palais fut construit par Petracone V Caracciolo en 1668, famille qui règna sur le fief jusqu'au début du XIX siècle, sur l'emplacement de l'ancien château des Orsini (fin XIV siècle). Il est possible de pouvoir admirer à l'intérieur le faste des salons d'apparat avec leur décoration rococo ainsi que la beauté des fresques réalisées par Domenico Carella (1776). Le tout formant une belle synthèse du goût allégorique de l'aristocratie de l'époque.

La Basilica San Martino

 Somptueuse réalisation d'un baroque tardif (1747-1775), la Basilique regorge de trésors extérieurs et intérieurs. À remarquer, le haut-relief de Saint-Martin, patron de la ville, au-dessus du portail principal, ainsi que le superbe autel en marbre polychrome ornant l'intérieur de l'édifice. À ne pas rater, la chapelle du Saint-Sacrement, "il Cappellone", se trouvant à gauche du cœur, abrite l'une des dernières grandes toiles peintes par Domenico Carella (1804) et portant le nom de "La Cène". Sur la gauche de la basilique, nous voyons un bâtiment terminé par une tour.

Via Cavour - Via Principe Umberto - Via Giuseppe Mazzini : les trois principales rues du Martina Franca, la médiévale, rassemblent palais travaillés, monuments sculptés, places baroques,... à admirer tout le long du parcours.

Alberobello :Trulli-Martina Franca-Monopoli
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Alberobello :Trulli-Martina Franca-Monopoli
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Monopoli

 

Monopoli est une ville située sur la côte adriatique, dans les Pouilles, entre Bari et Brindisi. Avec 50000  habitants, c'est l'un des ports les plus actifs de cette côte. Sa vieille ville pittoresque surplombe la mer de ses hauts murs, son château médiéval a été construit sous la domination espagnole au XVIe siècle. A proximité, sur la côte, fut bâtit en 1086 le château normand de Saint Stéphane qui a par la suite été converti en monastère bénédictin. Des canons sont placés tout au long des remparts.La Cathédrale de Monopoli, construite en 1107, a été reconstruite au XVIIIe siècle en style baroque.

La ville se développa avec l'arrivée des habitants de la cité voisine de Egnazia qui fut détruite en 545 par Totilla, le Roi des Goths. Son port se développa surtout vers la fin du XVe siècle sous l'occupation vénitienne.

Nous nous garons sur la Piazza XX Settembre, qui abrite un marché très coloré et partons vers l'Est en direction de la cathédrale. Pour la trouver, il nous suffit de lever les yeux vers le ciel. Nous voyons son élégant clocher s'élancer vers le ciel. Construit en 1693, le clocher mesure plus de 60 mètres de haut et domine complètement la ville en contrebas.

En longeant la jolie Via Papacenere, nous cheminons derrière les murailles et jusque sur la promenade en front de mer. Celle-ci comporte de beaux bâtiments, parmi lesquels on compte l'église de Santa Maria della Zaffira, un bastion entouré de canons et l'impressionnant et robuste château de Charles V, construit en 1552. Le château est ouvert aux visites et jouit d'un merveilleux panorama à son sommet.

Passant sous une arche à l'extérieur du château nous arrivons sur le port, composé d'une série de petites rades. De nombreux pêcheurs réparent leurs filets ou déchargent la pêche du jour les rayons du soleil couchant relèvent les couleurs des bateaux.  Une petite rue nous ramène, la Via Cimino pour revenir à notre point de départ sur la Piazza XX Settembre.

Alberobello :Trulli-Martina Franca-Monopoli
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:19

Cette ville de 300 000 habitants est divisée en deux parties : le vieux village, encerclé par une imposante muraille et traversé par des petites ruelles qui conduisent à la découverte de son riche patrimoine culturel ; et la ville moderne, née au début du XIXème siècle et devenue la ville d’aujourd’hui. La ville moderne, voulue par Gioacchino Murat, est quadrillée de façon parfaite. L’époque mussolinienne a ajouté d’autres bâtiments dominés par des sculptures « romaines ». Cette nouvelle ville est traversée par les routes principales du shopping, comme Corso Cavour, où l’on trouve le célèbre Théatre Petruzzelli, temple lyrique de Bari. 

 

Le port de Bari constitue une porte de l’Europe vers les Balkans et le Moyen-Orient. Il est polyvalent et parmi les plus grands de l’Adriatique : en 2007, il a vu circuler 1,8 million de passagers, dont environ 350 000 pour des croisières.

Le long des murailles du vieux village, se trouve le Château qu’a fait construire Frédéric II de Souabe, avec sa vaste cour intérieure, et qui est aujourd’hui l’endroit où se déroulent les manifestations et les événements. La grande Basilique de San Nicola, où repose la dépouille de ce Saint, est un exemple exceptionnel d’architecture romane des Pouilles. La façade sobre et lumineuse, flanquée par deux tours de forme et de hauteur différentes, présente trois portails qui donnent accès aux nefs intérieures qui renferment des œuvres exceptionnelles.

La deuxième église, la plus importante de Bari est la Cathédrale, accolée à un autre campanile et construite sur des anciens édifices. Une rosace sagement décorée et trois portails animent la façade principale. L’ambiance intérieure est très suggestive grâce aux jeux de volumes et de la lumière filtrée à travers les grandes ouvertures et qui se reflète sur les murs clairs en pierre.

BARI  Pouilles
BARI  Pouilles
BARI  Pouilles
BARI  Pouilles
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La Cathédrale Saint-Sabin

 

C’est la vidéo qui rend le mieux compte du caractère grandiose de cet immense édifice en en faisant le tour complet. Nous sommes en présence d’un miracle architectural qui absorbe les modifications effectuées sur plusieurs siècles. La cathédrale Saint-Sabin, dédiée à Sabin de Canosa (encore appelé Sabin de Bari), a été construite entre le XIIe siècle et le XIIIe siècle, après la destruction de la ville en 1156 par Guillaume de Sicile (le Mauvais). Comme la basilique Saint-Nicola, le bâtiment est de style roman des Pouilles : une façade simple, présence des lésènes, d'arches, de fenêtres à meneaux ainsi qu'une rosace majestueuse. Les trois portails d'entrée ont été construits au XIe siècle et remodelés au XVIIIe siècle Les travaux commencent en 1170, dans le style roman apulien (l’adjectif apulien est utilisé pour les Pouilles, car l’ancien nom des Pouilles était l’Apulie). Sur la façade, la moitié supérieure de la rosace est entourée d’un bestiaire comme on en voit dans bien des églises du Moyen-Âge. Cette massive cathédrale présente une ligne légère grâce aux élégantes arcades de son flanc. La sorte de grosse tour ronde placée sur son flanc était le baptistère. Depuis que l’on ne procède plus aux baptêmes par immersion, mais seulement en versant un peu d’eau sur le front du baptisé, l’ancien baptistère a été converti en sacristie. Au-delà se dresse ce haut campanile. La rosace de façade ouvragée selon le style baroque, avec ses animaux réunis en demi-cercle est appuyée par une fenêtre latérale qui n’a vraiment rien à lui envier. À la riche sculpture de l’encadrement s’ajoutent toutes sortes de sujets, comme cet éléphant ou ce sphinx. Mais on peut aussi remarquer, sous le sphinx, la décoration du chapiteau de la colonnette.

BARI  Pouilles
BARI  Pouilles

La Basilique Saint-Nicola de Bari

Notre voyage s’effectue pendant la semaine Sainte et nous avons pu voir les préparatifs des processions, dans plusieurs églises. A Bari les statues des Saints sont rassemblées dans les allées latérales, montées sur des brancards. C’est l’occasion pour les porteurs de se répartir la charge, de poser des manchons pour protéger leurs épaules, de se remplacer au portage dans un relais efficace. Nous avons donc vu les équipes de porteurs réunir leurs efforts sous les ordres d’un chef. C’est tout l’intérêt de notre vidéo.

La basilique Saint-Nicolas de Bari, un des symboles de la ville de Bari, est située dans le cœur de la vieille ville, sur une grande place, où, avant sa construction, s'élevait le palais du katepanō byzantin détruit lors d'une révolte populaire. Le bâtiment a été érigé entre 1087 et 1197 pour accueillir les reliques de saint Nicolas, dérobées à Myre par des marins en 1087. Le style de sa construction est l'un des meilleurs exemples d'architecture romane.

BARI  Pouilles
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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 15:15

 

C’est à partir de Termoli que nous visiterons le Gargano. Nous en ferons le tour en une journée, parcourant près de 200 kilomètres. C’est donc dans un univers confondant le bleu de la mer et le bleu du ciel, avec un grand soleil que nous prenons nos marques, limitant notre exploration aux deux plus beaux villages du Gargano.

Le promontoire du Gargano est situé dans la région des Pouilles et est considéré par sa forme comme l'"éperon de l'Italie". Ce promontoire qui s'avance dans la mer Adriatique se constitue essentiellement d'un massif montagneux de roches calcaires.

La partie la plus interne de la région, recouverte d'épaisses forêts, dont la Foresta Umbra, est peu peuplée. Les habitants tendent à se regrouper dans les centres côtiers ou au pied des montagnes, tendance renforcée par le développement récent du tourisme balnéaire qui s'est ajouté aux activités traditionnelles, la pêche et surtout l'agriculture.

Une route panoramique suit pratiquement tout le périmètre du Gargano, touchant la plupart des centres importants, comme Rodi Garganico, Peschici, Vieste, Mattinata et Manfredonia. Parmi les localités situées dans l'intérieur du massif, il convient de signaler Monte Sant'Angelo, San Giovanni Rotondo et San Marco in Lamis, localités aux sanctuaires très fréquentés qui attestent que le Gargano a toujours été, depuis l'époque médiévale, le lieu d'une grande ferveur religieuse, aujourd'hui grâce à la renommée de Padre Pio et, auparavant, en raison du sanctuaire dédié à saint Michel. Ce dernier, institué à Monte Sant'Angelo suite à des apparitions de l'archange à la fin du 5e siècle, attira de très nombreux pèlerins durant tout le Moyen Âge. Les murs du sanctuaire comportent de nombreux graffitis laissés par les pèlerins, qui témoignent de leurs origines très diverses.


Une végétation abondante, une mer cristalline, des endroits magnifiques, des lieux de culte et des saveurs authentiques sont les éléments qui caractérisent le Gargano. Un petit bijou de la nature placé sous la protection de l'instauration du Parc National qui comprend également la Foresta (Forêt) Umbra, la réserve marine des îles de Tremiti et les lacs côtiers de Lesina et Varano. C'est le plus grand parc national d'Italie et il détient une très vaste biodiversité de faune et de flore. De nombreux sentiers de la nature pour découvrir et admirer une végétation riche où beaucoup d'espèces d'animaux et d'oiseaux trouvent refuge. Le long de la côte, il existe un grand nombre de stations balnéaires pour passer des vacances avec la nature, la culture et la mer. 

Termoli cinq premières photos
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Peschici

Ce village blanc se voit de très loin car il domine le paysage, situé sur un éperon rocheux. Il est constitué de deux parties, avec une ville nouvelle resserrée et souvent embouteillée, car dotée de rues étroites. Comme partout dans cette Italie du Sud, on s’arrête pour faire les courses, en se garant en épi, ralentissant le trafic. Donc il ne faut pas s’énerver et attendre la fin des manœuvres. La deuxième partie de la ville est la vieille ville historique  que l’on visite à pied. Son entrée est marquée par les portes d’une fortification. On la découvre en flânant et en admirant ses commerces et ses bâtiments. Souvent des fresques ornent ses murs. Arrivés au sommet de ce village, une vue époustouflante nous attend sur l’Adriatique. Une grille ouverte sur la mer accueille les cadenas d’amoureux au désespoir des amoureux du paysage. « Est-il possible d’affadir plus un paysage situé au cœur d’une nature merveilleuse, grandiose, lumineuse… ». A proximité, nous buvons un café à 90 centimes d’euros et admirons la vue. Notre vidéo vous accompagne dans ce tour du Gargano.

 

Le Gargano
Le Gargano
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Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano

Vieste

C’est après un parcours montagneux et côtier que nous voyons une ribambelle de villages de vacances construits ces vingt dernières années. De nombreuses pompes à essence y sont installées dans l'attente de la clientèle de l’été.

Vieste est une ville côtière d'environ 14.000 habitants, située dans les Pouilles sur le littoral de la péninsule du Gargano. C'est un petit port agréable, fréquenté en été et dont le centre historique conserve de nombreuses ruelles d'origine médiévale.

Des découvertes archéologiques témoignent de la présence des grecs anciens et des romains de l'antiquité. Après la chute de l'empire romain, la ville a été occupée par les Byzantins, puis par les Lombards, les normands, les souabes, les angevins. Elle fut pillée en 1239 par les Vénitiens et elle a subi des raids turcs sanglants, dont celui de 1554 où des milliers d'habitants furent décapités. Au sein du Royaume des Deux-Siciles, Vieste fut administrée par les Bourbons jusqu'à l'unification de l'Italie.

Parmi les principaux édifices, comme dans d'autres villes dans les Pouilles, notons la cathédrale romane et le château, datant de l'époque de Frédéric II de Souabe et comme les autres cathédrales de la région, est dédiée à l'Assomption.
Le Château est un bâtiment massif qui domine la ville à distance, il est de nos jours occupé par une garnison.

La ville basse longe la mer avec des rues plantées de palmiers. Vers la plage, on voit les remparts et une belle vue sur le large. Après nous être garés face à la mairie nous entreprenons une montée dans les ruelles de ce village blanc. Mais l’ascension vers la ville haute permet de visiter la cathédrale et de voir le château occupé par une garnison. En longeant ce château on entre dans un petit jardin qui permet d’observer la côte sur une immense portée. Des rochers très découpés font penser à nos falaises d’Etretat. L’arc de San Felice, des grottes et des rochers animent la plage. Nous sommes d’ailleurs descendus pour avoir une autre vue depuis un espace aménagé en bord de mer.

Le Gargano
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 08:04

 

L’ouverture de la pinacothèque "Giuseppe De Nittis" dans le splendide Palais de la Mer est une date historique pour la ville de Barletta, déjà à la tête, depuis 1914, de la collection la plus importante et la plus prestigieuse d’œuvres de De Nittis. Ce célèbre peintre incarne l’une des périodes les plus importantes de l’art au dix-neuvième siècle en Europe. Né à Barletta en 1846, De Nittis s’est d’abord formé à Naples, mais c’est à Londres et à Paris qu’il devint célèbre et reconnu. Il s’est éteint très jeune à 38 ans à Saint-Germain-en-Laye. La Pinacothèque qui présente ses œuvres, données à sa ville natale par son épouse Léontine Gruvelle, n‘est pas un simple musée, mais marque aussi un retour aux sources du grand artiste qui perpétue, depuis les Pouilles, le dialogue avec les acteurs de l’art et de la culture du XIXème siècle.

Le musée propose un parcours thématique qui débute par l’expérience napolitaine du peintre avec les paysages d’après nature, s’arrête sur les pentes du Vésuve, développe le charme de la modernité et la mobilité des villes de Paris et de Londres. La vue brumeuse du Parlement de Westminster est un classique de l’impressionnisme.

Dès l’entrée du musée, la vie du peintre est présentée dans une très grande salle, avec celle de son épouse, dans leurs principaux lieux de vie. Mais c’est à Paris que la vie mondaine prend toute sa place avec l’Opéra, les courses, les réceptions.  Il s’ouvre ensuite aux suggestions du grand monde, dévoile le lyrisme intimiste ressenti pour Léontine et les personnages féminins qui plaisaient tant au peintre de Barletta. Grâce à cette pinacothèque, l’européen De Nittis s’offre de nouveau au monde de l’art et de la culture par le biais d’un programme d’expositions consacrées aux artistes qui, comme lui, firent vibrer Paris pendant la seconde moitié du dix-neuvième siècle.

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris

Giuseppe de Nittis, peintre des élégances à Paris.

A l’examen, ses œuvres sont marquées par l’hédonisme, l’optimisme, une joie de vivre propre à la bourgeoisie aisée. Son impressionnisme s’observe devant l’industrialisation avec ses nuages de fumées. Sa nature est décrite comme resplendissante avec une attention portée à la neige et à ses paysages.  De Nittis est aussi un peintre naturaliste comme le sont en littérature Zola ou Maupassant. Naturalistes, le sont aussi ses amis du mouvement impressionniste. Il connait Turner qui, avant lui, avait voulu en finir avec le « Grand Genre » et inscrire l’Histoire dans le paysage… Et c’est un peu à lui que me fait penser ce « Train qui passe » avec son panache de fumée qui fuit en diagonale jusqu’à l’horizon et va incessamment engloutir les deux paysannes qui travaillent au premier plan du tableau.

Le salon de la Princesse Mathilde décrit un univers luxueux où s’organise la vie mondaine de l’époque. Cette toile fait penser à la description des salons attenants à la salle de bal du film le Guépard par Visconti. Une période surannée et mythique où l’instant est magnifié par une étude savante des poses des personnages. Il s’agit de se montrer aux autres pour faire admirer robes, costumes, bijoux, dans un véritable théâtre, dans lequel les rôles sont méthodiquement distribués.

Un an avant la mort de l’artiste, un « Déjeuner au jardin » montre femme et fils, alanguis dans la mélancolie rêveuse qui sied si bien au bonheur du réveil matinal des classes aisées. Cette peinture est l’un des chefs d’œuvres de De Nittis primée à Paris. La violente lumière d’une matinée d’été sur le vert de la pelouse souligne la douceur de l’ombre dans le contrejour de laquelle est dressée la table. Et la nappe blanche se teinte des roses et violets bleutés, commandés, d’après la « loi du contraste simultané », par la forte présence de leur complémentaire, le vert jaune de la pelouse. Une dernière fois De Nittis se hausse au niveau de son ami Manet. Il faut regarder de près la maîtrise picturale avec laquelle sont traités les objets et les fleurs sur la table et la douceur à contre jour des visages aimés.

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
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De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris

 

De Nittis à Paris

Ami de Gustave Caillebotte, Edgar Degas et Édouard Manet, Giuseppe De Nittis reste un peintre encore relativement confidentiel, y compris en Italie où il est classé trop rapidement dans l'école impressionniste italienne, malgré la variété de ses sources d’inspiration.

En 1867, il part pour Paris où il rencontre Meissonier et Gérôme. Deux ans plus tard, il épouse Léontine Gruvelle qui influence considérablement ses choix sociaux et artistiques. Ainsi, il fait son entrée dans le milieu artistique et intellectuel et fait connaissance des collectionneurs passionnés de japonisme tels qu'Edmond de Goncourt et Philippe Burty. En 1874, à l'invitation d'Edgar Degas, il participe à la première exposition des peintres impressionnistes qui se tient dans l'atelier de Nadar.

En 1880, il installe son atelier aux nos 3 et 3 bis rue Viète à Paris. En 1881, il séjourne à Gersau près de Lucerne en compagnie d'Alphonse Daudet et de son épouse. Il est au sommet de sa renommée lors de l'Exposition universelle de 1878 à Paris, où il expose onze de ses toiles.

Frappé d'une embolie cérébrale, De Nittis meurt en 1884 à Saint-Germain-en-Laye; il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise.

 

De Nittis un italien à Paris
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De Nittis un italien à Paris
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Nice au soleil

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Table des matières

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L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
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