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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:34

Ce village a été classé le deuxième Village préféré des Français en 2012 parmi les 21 autres villages présents dans la compétition.

 

L'approche de Saint-Guilhem-le-Désert est fabuleuse avec sa route d'approche bordant une superbe gorge de l'Hérault. Agé de plus de mille ans, le village est situé agréablement le long du fond de la vallée. En empruntant une longue rue nous arrivons à la Place de la Liberté tout près de l'abbaye. Il y a un parking près de la place de la Liberté, si vous n'avez pas le temps de marcher le long de la gorge.

De nombreuses maisons traditionnelles en pierre bordent cette rue qui commence à la mairie.  Beaucoup d’entre elles sont restaurées avec soin. Nous admirons les Maison Lorimi et la Maison Sandonato avec leurs façades contenant de nombreuses arches en pierre.

Dans le centre du village on découvre le 12ème siècle et la Tour des Prisons. Le Château du Géant domine les collines au-dessus du village. Ce sont les éléments essentiels des fortifications du village.

Le centre du village est la partie autour de l'abbaye avec en son centre la Place de la Liberté. La Place de la Liberté est une place tranquille entourée de maisons anciennes, comprenant un platane, de plus de 160 ans. Nous découvrons des cafés, des restaurants et plusieurs petits commerces sur la place. C’est un endroit charmant pour se reposer et savourer l'atmosphère paisible.

Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)

L'abbaye de Gellone

Outre le village lui-même, l'abbaye de Gellone est le principal édifice digne d'une visite à Saint-Guilhem-le-Désert. L'église abbatiale est une église totalement romane qui apparait simple dans son cadre, sereine et gracieuse sous les rochers imposants, datant en partie du 12ème siècle.

L'abbaye possède un cloître charmant avec un beau jardin dans son centre. La plupart des éléments du cloitre sont une reconstruction car une grande partie des cloîtres d'origine ici et ailleurs ont été démantelés et reconstruits dans un musée de New York « Cloister ».

 

L’histoire de la cité

Le toponyme « dau Desèrt» date de l'époque où le terroir était dévégétalisé par les pratiques délévage des trop nombreux habitants du bourg. Toute forme de végétation avait un emploi pour l'alimentation du bétail ou le chauffage. Ces pratiques paysannes de subsistance ont duré jusqu'au début du XXe siècle, puis la venue de l'exode rural, laissant la végétation pousser à nouveau alentours. Toutefois une autre interprétation du désert donne la préférence à l’absence d’habitants. Or ce village de 800 habitants n’en a plus que 250 aujourd’hui et montre la difficulté d’enraciner durablement des habitants.En 804, le comte de Toulouse et duc d'Aquitaine Guillaume  (Guilhèm en langue d'oc) fonde une abbaye dans un lieu de la vallée de l'Hérault alors à l'écart de toute présence humaine,. L'abbaye est appelée abbaye de Gellone, ou, après son décès, abbaye de Guillaume, et devient l'abbaye de Saint-Guilhem après sa canonisation en 1066.

La relique d'un morceau de la vraie croix attire la dévotion de nombreux pèlerins et l'abbaye devient une étape très importante de pèlerinage (sachant que la majorité des pèlerins ne va pas à Saint-Jacques-de-Compostelle en vertu d'une croyance tenace mais à 60 km en moyenne). Une agglomération se développe autour de l'abbaye.

Au Moyen Âge, l'abbaye se trouve sur le territoire du diocèse de Lodève, alors que l'abbaye d'Aniane, toute proche, fondée vers 782 par un proche de Guillaume, relève du diocèse de Maguelone.

Des aménagements piétons avec notamment la « passerelle des Anges » conduisent au « pont du Diable » (XIème siècle, classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France).

Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)

Le pont du Diable

A l'entrée des gorges de l'Hérault, au lieu dit "gouffre noir", le vieux pont roman, accroché aux berges abruptes, enjambe le fleuve en son point le plus resserré. Long de 50 m, il comprend deux arches principales en plein cintre et deux ouvertures secondaires, les ouïes, destinées à faciliter l'écoulement des eaux en période de crue. Il fut construit entre 1028 et 1031, par les deux proches abbayes d'Aniane et de Gellone, qui contrôlaient jalousement les deux rives du fleuve.

Considéré comme l'un des plus vieux ponts médiévaux français, il a été classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO au titre du chemin de Saint Jacques de Compostelle en France depuis 1998.

Aujourd'hui c'est un lieu idéal pour se retrouver en famille ou entre amis, et durant les beaux jours, nous pouvons nous baigner à la plage surveillée du pont du Diable ou parcourir les gorges de l’Hérault en canoë.

 

La légende du pont du Diable

Alors que les moines de Gellone et d’Aniane ne ménagent pas leurs efforts pour la construction du pont traversant l’Hérault au débouché des gorges sur la plaine, on constate chaque matin en abordant les lieux, que les travaux réalisés la veille sont systématiquement détruits. Les deux congrégations monastiques comprennent très vite que leur projet subi des entreprises de sabotages nocturnes et en appelle à la protection de leur Saint Patron Guilhem qui un soir, décide de se rendre seul sur les lieux pour y interpeller les éventuels malfaiteurs. Après quelques heures, posté à attendre, Guilhem constate que le Diable déguisé dans un costume de bouc noir fracasse les travaux du pont. Guilhem l’interpelle alors :

- « Satan, je t’ai reconnu dans ton ridicule apparat. Pourquoi dévastes-tu ainsi l’ouvrage de mes frères ? »

- « C’est que je n’ai que faire des entreprises de tes chiens de serviteurs sur terre. »

- « Satan, plutôt que de nous affronter ici, essayons de régler notre contentieux intelligemment. »

- « Pour une fois, je suis d’accord avec toi Guilhem ! Alors écoute-moi bien. Je te propose de construire un pont le plus solide qui soit en trois jours. En échange, tu t’engages à me livrer l’âme d’un de tes chiens de serviteurs. Celle du premier qui traversera le pont sera pour moi et je l’emmènerai avec moi au fond de l’abîme des enfers. »

Sans répondre aux provocations du Diable et avec la plus sereine des assurances, Guilhem lui rétorqua :

- « L’âme d’un de mes chiens de serviteur ! Tu ne saurais mieux dire Satan ! Retrouvons-nous en ces lieux dans trois jours et trois nuits lorsque tu te seras exécuté. »

Sur ces mots, Guilhem s’en retourna au village.

Trois jours et trois nuits s’écoulèrent et ce fut le moment pour Guilhem et ses compagnons de retourner au pont pour constater la fin des travaux. Arrivés aux abords du chantier, Satan les accueille sur l’ouvrage qu’il vient d’achever, la mine réjouit à l’idée d’emporter avec lui une âme humaine. Il s’adressa alors à Guilhem en ces termes :

- « Je me suis exécuté, l’ouvrage est terminé. J’ai rempli ma part du contrat. A toi maintenant de me donner ce que tu m’as promis. »

Guilhem sortit alors un os de sa veste, le jeta de l’autre côté du Pont et le chien qui se tenait à ses côtés traversa le Pont à grandes enjambées. Alors que le Diable ne comprenait pas la manœuvre, Guilhem s’exclama :

- « Satan, tu vois que je respecte mes engagements. Il y a trois jours de cela, tu me demandais l’âme d’un de mes chiens de serviteur. Et bien, voici le plus fidèle de tous. »

- « ARRRRGH !! Guilhem !! Tu m’as trompé. Ma vengeance sera terrible ! »

Dans sa colère, le Diable tenta de détruire le pont mais l’ayant promis le plus solide possible, il ne put y parvenir. Enfin, comprenant qu’il ne pourrait se venger, il se jeta de dépit dans les eaux de l’Hérault et creusa le gouffre noir dans sa chute.

Parfois, en période de crue, la colère du Diable semble se réveiller et ses hurlements surgissent du fond du gouffre.
C’est ainsi que pendant de très nombreuses années, les pèlerins et gens
de passage qui traversaient le pont se munissaient de pierres pour les
jeter dans le fleuve dans l’espoir d’y laisser le Diable au fond.

 

Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 13:33
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina

Avec les Amis des musées de Nice nous sommes allés visiter ces deux bourgs proches. Notre guide, comme souvent en Italie était Sandro Cozzari, qui nous a présenté l’histoire de ces deux Finale. Son érudition débute par une présentation des vicissitudes connues par cette région.  Ainsi, dès l’approche, dans le car, il campe le décor, avant notre déambulation dans les rues. C’est donc la complexité de l’histoire italienne que nous retrouvons dans ces cités moyenâgeuses.

 

Finalborgo

Un mur d’enceinte clôture la ville, incluant un campanile de la Collégiale Saint Blaise. Plusieurs portes d’accès décorées donnent un aspect particulier à ce bel ensemble. Il s’agit d’un village classé parmi les plus beaux villages d’Italie. Au dessus de Finalborgo, une forteresse domine le paysage avec ses remparts, animés d’importantes tours de guet en saillie.

Le Castel San Giovanni, domine le village, édifié par les Espagnols.  Les origines ligures à l’origine de l’implantation des premières populations ne font aucun doute. En 1142, le marquis Enrico du Carretto (dit le Guercio) obtient le marquisat de Savone. Sa famille gouverne jusqu'en 1598 et en construit l'actuel bourg. Le pays passe ensuite sous la domination espagnole jusqu'à 1713. Finalborgo devient un point de passage important pour rejoindre les terres milanaises.

À la mort de Charles II d'Espagne, le marquisat de Savone est cédé aux Génois, et Finalborgo perd son importance. Il reste sous le contrôle de Gênes jusqu'en 1795 lorsque la République ligure est conquise par Napoléon Ier et, après la Restauration, il passe finalement au royaume de Sardaigne.

Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina

La collégiale Saint Blaise

La construction de la collégiale actuelle, de style gothique, fut commencée en 1372 et terminée vers 1375, sur la base d'une ancienne église du XIIème siècle, sur la rive ouest du torrent Aquila, jointe à un hôpital dont il ne reste aucune trace. Elle fut pillée par les troupes qui occupèrent successivement Borgo, gravement endommagée pendant la guerre contre Gênes.

Un nouvel édifice fut décidé en 1634 sur un projet de l'architecte Andrea Storace qui conduisit les travaux jusqu'à sa mort en 1650 (le gros de la construction fut achevé en 1659).

Ce qui étonne le plus le visiteur, c’est la simplicité de la façade et de ses murs extérieurs, comparée à un intérieur très riche et de grande dimension avec ses trois nefs. L'intérieur gothique, initialement vide de décorations, s'est vu couvert entièrement d'ajouts baroques puis néoclassiques. Douze chapelles latérales se partagent l’espace. Nous avons apprécié la beauté de la chaire et son soubassement sculpté en marbre blanc. La barrière de l’autel est scandée par quatre superbes statues d’anges aux courbes masculines et féminines de marbre blanc. Les anges ont bien un sexe dans cet univers baroque à souhait. La patine de ces statues leur donne un air vivant d’autant plus que les statues situées devant les marches de l’autel ont une attitude provocante. Le chemin du ciel est semé d’embuches….

 

Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina

L’intérieur du village

Outre les portes d’accès plusieurs places sont entourées de maisons décorées. Aujourd'hui en marchant entre les boutiques, les loges et les petites places animées de bars et trattorie, l'on ressent encore un sens de bienvenue et de protection comme il était possible de le respirer il y a quelques siècles. Quelques bicyclettes décorées de fleurs sont disposées devant les maisons donnant un aspect reposant aux rues.

Mi-août pendant quatre jours, lors de la fête Viaggio nel Medioevo, cette sensation devient réalité et le village se transforme en un véritable village médiéval, avec monnaie (finarino), chevaliers et dames, l'imposant château illuminé dans la nuit : une des reconstructions historiques les plus importantes et réussies de la Ligurie.

 

Finalmarina

L’après-midi, nous visitons cette cité balnéaire qui vit donc surtout l’été, avec ses hôtels et restaurants. Sur le bord de mer un Arc de triomphe est dédié à la princesse Marguerite d’Espagne. Une mention pour l’église Saint Jean Baptiste que nous visitons.

L’histoire du village côtier se confond avec celle de Finalborgo, dont une petite distance les sépare, parcourue en trente minutes. Une usine Piaggio (moteurs d’avion) donne du travail aux habitants. 

Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 11:21
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017

Le carnaval de cette année a le mérite de traiter avec humour des graves problèmes posés à l’humanité par son inépuisable besoin en Energie. Aussi, la caricature de la société et des puissants qui nous gouvernent, n’a jamais été si loin dans la description des maux sociétaux. L’énergie y est donc étudiée sous tous ses aspects par l’intermédiaire des chars. Leur présentation permet d’aborder la totalité des problèmes liés à la recherche d’une énergie propre ou dévastatrice.

Le roi de la fête cette année est un roi soleil. Ce roi nourrit la terre, l’illumine d’une énergie renouvelée sans cesse. Ses dimensions sont imposantes avec une grande tête couronnée de flammes. Une prise électrique le relie au globe terrestre pour montrer son indispensable utilité. La reine est, elle, tournée vers  les énergies propres : green queen est son nom.

 

Toutes les énergies sont décrites y compris celle de l’amour

Un autre char montre un roi en déperdition celui de l’énergie nucléaire. A sa triste mine, on redoute les déchets accumulés durant son règne ainsi que l’instabilité de la production de certains réacteurs. Le char de Moya enfonce le clou en montrant les mutations génétiques intervenues dans l’art contemporain. Un char vise le côté obscur du pétrole, avec la marée noire et son déploiement sur les rivages du monde, au détriment de la nature et des animaux. Le funeste destin de l’énergie, désigne les deux plus grands consommateurs de la planète, en train de déformer le globe terrestre. Les énormes prélèvements des Etats-Unis et de la Chine se font en laissant des miettes au reste de l’humanité.

Les énergies renouvelables sont représentées par plusieurs chars. Le char Houle et joules montre le pouvoir considérable des courants marins, des vagues. Un immense Neptune se dresse entouré de vagues sur une plate-forme.  La houle, la force considérable des courants océaniques, seront-ils un jour domestiqués ? Un char intitulé Péole s’attarde sur l’énergie du méthane. Le traitement des déchets organiques et des élevages d’animaux peut délivrer une forte puissance de chauffage en détruisant lisiers et phosphates. Le vent est l’énergie de l’homme comme en témoigne un postérieur déculoté ! Sur un autre char c’est la revanche du vent avec l’énergie éolienne. Mais ce Gargantua est ligoté par des barils de pétrole, des tas de charbon, des fumées d’usines sales. Enfin un arbre de l’énergie rassemble l’écosystème planétaire avec une animation énergique. Des danseurs et chanteurs font vibrer le char, tandis qu’une funambule tourne à l’intérieur d’un cercle mouvant. Cet arbre possède de puissantes racines enfoncées dans la planète, tandis que les efforts des participants, tendent à trouver de nouvelles sources d’énergie.

Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017

L’énergie de l’amour est aussi traitée par plusieurs autres chars. Sea, sun et KWH décrit le besoin de soleil et de plage des êtres humains. Un love energy connexion renouvelle le thème de l’amour au soleil, amour qui est l’énergie du renouvellement de l’humanité. Le char Body power rend hommage au culte des corps parfaits. Ce culte qui nécessite un effort physique dans le sport, la course, n’est pas une perte d’énergie, mais offre la possibilité de se muscler. La recherche du beau corps exige de sortir de l’alanguissement programmé au bord des rivages. La ville de Nice regorge d’énergie avec son carnaval et les polémiques liées à certains chars. Le Babaou, sorte de crocodile à longue queue, monstre aquatique naturel pour la ville, assume son besoin de manger tout ce qui se présente devant sa gueule.

 

Politique énergétique

Mais le carnaval n’oublie pas la politique et ses servants. Cette année est marquée par des évènements nombreux et énergétiques à souhait. L’élection de Donald Trump donne lieu à la créativité autour d’un char. Ici c’est la domination des médias qui offre la possibilité d’augmenter la production de pétrole, y compris dans des lieux jusqu’ici interdits. Les barils de pétrole, les lances de carburant entourent le nouvel homme fort. Le navire amiral de la consommation de pétrole a fière allure sur la place Masséna. C’est un brushing jaune qui se découpe sur le bleu du ciel, dans un mouvement continu de paroles…

Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017

La France n’est pas en reste avec son radeau des écologistes. Il croule sous les individualités usées par le temps et dont le modelé nous informe des modifications successives apportées à l’organigramme des écolos. Pour se distinguer, les écologistes ne sont pas avares de consommation d’énergie.

Le char de l’énergie quinquennale nous apprend que tous les cinq ans, les candidats courent après l’investiture, puis après leur élection finale. Ils se reposent pendant cinq ans, avant de reprendre cette conquête du pouvoir, et parvenir à l’Elysée complètement épuisés. Cette année tous les principaux candidats sont présents, y compris Manuel Vals évincé depuis lors de la compétition. François Fillon ouvre le bal des prétendants sous l’arc de triomphe du palais présidentiel. On ne pas tout prévoir…

En achevant cette chronique de fête, je conviens avoir traité de tous nos grands problèmes politiques et économiques, alors qu’il n’était question que du Carnaval de Nice. Le rire est donc proche d’un état d’esprit, d’une relation particulière où la caricature, voire l’outrance créent une distance par rapport aux réalités quotidiennes. Tous les carnavals sont des caricatures de nos travers et de nos attitudes où la réalité ne s’éloigne guère de la fiction. Il existe une histoire impermanente et une autre histoire rêvée, idéalisée de notre condition. Le rire écrase donc la réalité pour la remplacer par un autre code où l’on rit de soi-même et des autres pour oublier un moment le temps présent et ses pesanteurs.

Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017

Danse et  musique livre de Claire Paolacci

Fayard

 

Vous serez sans doute intéressés par la publication d’un livre,  réunissant la danse et la musique, publié à l’occasion de la folle journée de Nantes 2017. Claire Paolacci nous invite à découvrir comment la musique a développé ses thèmes en fonction des besoins ressentis par la société. Les formes de la danse sont ainsi décrites depuis les marches en s’amplifiant avec les suites instrumentales destinées aux concerts. Chaque style de danse est accompagné de la mention du compositeur avec le nom de son œuvre. C’est dons une occasion de revenir au fil des pages sur les découvertes musicales que nous avons pu entendre au fil de nos vies.  De l’opéra-ballet au ballet classique nous suivons un parcours érudit où les compositeurs ont donné des lettres de noblesse à la danse. Lorsque les chorégraphes collaborent  avec les compositeurs, une nouvelle expression artistique apparait, avec les grands ballets des principaux Opéras. L’opéra de Paris exigera d’ailleurs des compositeurs la création d’une séquence dédiée au ballet dans nombre d’opéras.

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 17:41

 

Une nouvelle fois, les Amis des musées de Nice, nous ont fait découvrir une exposition temporaire de grande qualité. Nous avons été accueillis par la conservatrice du musée, Madame Anne Stilz, qui a donné une conférence itinérante à travers les salles. Elle nous a expliqué la place de l’art naïf dans le domaine des arts en général. Nous avons été charmés par ses connaissances, sa puissance de conviction et l’intérêt de ses propos. Elle est une des rares responsables de musée à nous recevoir personnellement lors de chaque exposition temporaire dans les deux musées qu’elle gère  ceux des Beaux Arts et des Arts Naïfs de Nice.

 

Présentation du musée

 

Le musée installé au château Sainte-Hélène, autrefois résidence d'été du parfumeur François Coty, a été inauguré en 1982 grâce à la donation (plus de 600 oeuvres) consentie par Anatole et Renée Jakovsky. Après avoir visité les jardins et admiré les œuvres qui y sont placées, nous avons exploré les contours de cette superbe bâtisse, qui a appartenu au parfumeur Coty. Cette maison appartient à la série des folies construites à Nice par différents propriétaires. Elle descendait vers la mer avec des cascades qui agrémentaient son environnement. Un peu plus bas dans l’avenue de Fabron, la maison des Archives Municipales développe la même conception : façades architecturées, bassins, cascades et grottes. Malheureusement toutes ces constructions jouxtent la voie rapide et ne permettent plus guère de voir la mer.

Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond

 

Les Collections


Les collections ont été enrichies ces dernières années par d'importantes donations et acquisitions, parmi lesquelles figure une œuvre d'Henri Rousseau retracent avec plus de 1000 peintures ainsi que des œuvres graphiques et des sculptures, l'histoire mondiale de la peinture naïve du XVIIIe siècle à nos jours.
Un important dépôt d'œuvres de Bauchant, Blondel, Jean Eve, Rimbert, Séraphine, Vivancos et Vivin, consenti par le Musée national d'Art moderne-Centre Georges-Pompidou, enrichit encore cet ensemble. Un programme d'expositions annuelles ouvre le champ d’exploration de cet art spontané sur diverses productions d'art brut.

Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond

La Donation Dominique Jacquemond

Il s’agit d’une nouvelle donation qui présente des œuvres de Gaston Chaissac, Anselme Boix-Vives, Barbério et Michel Macréau. Cette exposition regroupe des pièces d’archives, des correspondances, des carnets de dessins. Les enveloppes des lettres adressées à Jacquemond sont de véritables tableaux d’art naïf.

Pour entendre l’exposé de Madame Stilz, il faudra voir notre vidéo, qui ouvre des perspectives intéressantes sur l’art contemporain, l’art moderne et l’art naïf. Certains de ces artistes ont d’ailleurs eu à souffrir du nazisme en tant que porteurs d’un art dit dégénéré. Nombre d’entre eux ont du s’exiler pour sauver leur existence.

Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 17:41

 

Historique

A l’origine, un couvent abritait les ermites de saint Augustin, un ordre mendiant (c'est-à-dire qui vit d'aumônes) fondé dans la première moitié du XIIIe siècle. Les Augustins à Toulouse s'installèrent tout d'abord en dehors des remparts de la ville, vers l'actuelle place Jeanne d'Arc. Cependant, l'endroit était peu propice au développement du couvent qui dépendait de la charité des fidèles pour vivre. En 1309, le pape Clément V donna son accord pour que les moines édifient leur couvent à l'intérieur de l'enceinte protectrice de la ville.

L'église des Augustins, classée au titre des monuments historiques, a été bâtie à partir de 1309. Cette construction a duré jusqu'au début du XVIe siècle.

En 1317, l'architecte Jean de Lobres, qui travaillait sur le chantier de la cathédrale Saint-Etienne, fut chargé de la direction des travaux. On fit alors le choix d'un plan à nef unique, sans transept, terminée par un chevet composé de trois chapelles de plan rectangulaire.
En 1341, l'église n'était pas encore voûtée. Le chevet et les quatre travées orientales de l'église devaient être élevés. Les retombées de la croisée d'ogives des chapelles latérales sont ornées d'élégants culs-de-lampe sculptés et les clefs de voûtes sculptées de personnages. L'église reçut également un décor peint que l'on a pu rapprocher de certaines peintures de l'Espagne du nord.
L'élévation des deux travées occidentales aurait été modifiée après l'incendie de 1463, lors de la réalisation de la voûte définitive.
La couverture définitive de l'église fut attribuée en 1495 aux maçons Martin Pujol et Pierre d'Arroye. Les travaux furent alors rapidement conduits et la nouvelle consécration de l'édifice fut célébrée le 30 juin 1504.
En 1550, la foudre tomba sur le clocher en campanile détruisant la flèche et les étages supérieurs qui ne furent jamais reconstruits.

Le musée des Augustins de Toulouse

 

La création du musée

Le couvent fut reconnu Bien de la nation par décret du 2 novembre 1789. Le grand réfectoire fut vendu à la citoyenne Verdier qui y installa… des écuries.

Un groupe d'amateurs qui comprenait de nombreux professeurs de l'Académie Royale de peinture et de sculpture fit pression pour obtenir l'ouverture d'un musée destiné à mettre les chefs d'œuvre toulousains à l'abri du pillage. En 1793, le conseil départemental décida de la création du Museum provisoire du Midi de la République qui ouvrit ses portes en 1795, dans l'église des Augustins. Toulouse possède ainsi l'un des plus anciens musées de France, ouvert peu après le musée du Louvre à Paris.

En 1804, l'Ecole des arts s'installa dans les ailes sud et est du grand cloître ainsi que dans le petit cloître. De 1805 à 1828, les petites chapelles débordantes des salles gothiques (rue des Arts) furent supprimées (sauf la chapelle Saint-Gabriel utilisée comme latrines par l'Ecole des arts…). Dès 1818, certaines galeries du grand cloître furent aménagées pour exposer des œuvres.

En 1823, l'architecte Virebent réunit en une seule galerie les trois salles gothiques pour accueillir la collection des Antiques (aujourd'hui au musée Saint-Raymond) qui devaient servir de modèles aux élèves de l'Ecole des arts.

Pour donner davantage de lumière aux œuvres exposées dans l'église, les vitraux des fenêtres hautes et de la rosace furent détruits. Des travaux très ambitieux débutèrent en 1831, lorsque le conseil municipal chargea l'architecte Urbain Vitry de la transformation de l'église en un Temple des arts. L'église prit alors l'allure d'une galerie de style néoclassique. Le dallage fut détruit, les chapelles latérales obturées. Une voûte en berceau fut suspendue à la voûte gothique pour faire disparaître, sous un décor de stuc, le caractère religieux de l'édifice.

En 1868, la ville de Toulouse acheta le réfectoire gothique des Augustins. Il fut détruit pour faire place à un nouveau projet d'urbanisme. En effet, un nouveau plan urbain ambitieux était envisagé avec la construction de deux voies se coupant à angle droit juste devant le musée (rue Alsace-Lorraine - rue de Metz).
Il fallut attendre 1941 pour que de véritables travaux de restauration soient entrepris dans les salles d'exposition. Les salles gothiques furent restaurées. A cette occasion, la chapelle Saint-Gabriel fut restituée à son emplacement d'origine ("Nostre Dame de Grasse" y est présentée).

 
Le musée des Augustins de Toulouse
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On ajouta un étage au-dessus de ces salles. Le projet d'une restauration complète de l'église gothique fut adopté : les adjonctions ou modifications du XIXe siècle furent supprimées pour restituer les volumes originels de l'église et des différentes salles. Un jardin sur la rue des Arts fut aménagé, laissant apparaître les fondations des petites chapelles débordantes détruites entre 1805-1828. On rétablit aussi les galeries du grand cloître et la porte médiévale donnant accès au bâtiment Darcy.

Dans les années 1960, on construisit le bâtiment de l'actuelle entrée décoré du portail de la chapelle démolie des Pénitents noirs. Des travaux de réaménagement furent réalisés entre 1975 et 1981, avec la création de mezzanines dans les salons de peinture pour augmenter la surface des salles d'exposition.

En 1981, l'escalier Darcy fut doté de vitraux réalisés par le peintre verrier Henri Guérin. La même année, les orgues de facture allemande classique conçues par Jürgen Ahrend furent placées dans l'église.

En 1995, le jardin a été réaménagé à partir de plans d'inspiration médiévale. Il est le fruit d'une collaboration entre la conservation du musée et les Espaces verts de la Ville de Toulouse.
 

Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
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L’art Roman mis en lumière par Jorge Pardo

 

Depuis 2014, Jorge Pardo a eu l’idée d’offrir au visiteur un véritable spectacle mettant en avant les chapiteaux retirés d’églises : Saint Sernin, la Daurade, Saint Etienne. Cet artiste américain a donc groupé des chapiteaux rehaussés sur des colonnes colorées, enluminées par des lumières et un décor unifié du sol au plafond. La beauté de cette mise en scène est rendue par notre vidéo.

Au plan pratique, la lisibilité des œuvres des artistes de l’art roman est renforcée, par un parcours aisé offrant des vues enrobantes, tournoyantes, dynamiques, impossibles à trouver à l’intérieur d’un bâtiment ou cloître ordinaire. C’est une véritable découverte de ce que peut réaliser une collaboration intense entre artiste et gestionnaire de musée. Un grand bravo pour cette construction, sa symbolique et son pouvoir d’émerveillement.

 

Notre voyage dans la région Toulousaine est maintenant achevé. Place à de nouvelles découvertes…

Le musée des Augustins de Toulouse
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:22

Nous commençons notre visite par les bords de la Garonne avec une vue des rives et de l’embarcadère des bateaux d’excursions. Depuis le quai de la Daurade, on peut visiter cette église, puis admirer la façade de l’école des Beaux-Arts. Cette école devenue Académie royale des beaux-arts, s'installe dans une partie de l'ancien couvent des Augustins (aujourd'hui le musée des Augustins) qui donne sur la rue qui prendra le nom de « rue des Arts ». C'est la première des Académies provinciales et la seule, avec celle de Paris, à porter le nom d’Académie royale. Dominique Ingres figure parmi les élèves de l'école. Après l'introduction d'un cours de géométrie et de mécanique par l'architecte Urbain Vitry, elle est nommée en 1827 École des beaux-arts et des sciences industrielles. Un de ses directeurs les plus connus est le général d'Empire, peintre et introducteur de la lithographie en France, Louis-François Lejeune.  Nommé en 1837 il sera maire de Toulouse en 1841. En 1883, elle passe sous la tutelle du ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts et devient l'École nationale et spéciale des Beaux-Arts.

En 1892, la partie du couvent des Augustins où elle se trouve est détruite par le percement de la rue de Metz. L'école trouve ses locaux définitifs, quai de la Daurade, près de la basilique de la Daurade, dans la Manufacture des Tabacs, ancienne usine de Boyer-Fonfrède. En 1895, elle reçoit la façade monumentale, ornée des statues allégoriques de la Peinture, la Sculpture, la Gravure et l'Architecture, du nouveau Palais des Arts et des Sciences industrielles de l'architecte Pierre Esquié

Toulouse : la découverte du centre ville
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La place de la Trinité

Cette petite place triangulaire a été aménagée au XIXe siècle, à l'emplacement d'un important carrefour, puisque c'est là que se trouvait le croisement du cardo maximus et du decumanus maximus, et en plein cœur de la cité romaine de Toulouse. Elle reste, au Moyen Âge, une place centrale qui bénéficie de l'activité de la Grand'rue, qui va de la place du Salin à la place du Capitole ː artisans, marchands et capitouls s'y installent jusqu'au XVIIIe siècle.

Dégagée par l'architecte de la Ville Jacques-Pascal Virebent en 1820 et ornée d'une fontaine par l'architecte Urbain Vitry, la plupart des immeubles sont réaménagés au XIXe siècle et elle offre des belles façades, telle la maison Lamothe. Rendue piétonnière dans les années 1990, bordée de cafés qui y installent leurs terrasses, c'est une des places les plus agréables de la ville.

Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
Toulouse : la découverte du centre ville
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La Basilique Saint Sernin

La basilique est un sanctuaire bâti pour abriter les reliques de saint Saturnin, premier évêque de Toulouse. Devenu l'un des plus importants centres de pèlerinage de l'Occident médiéval, elle fut desservie, depuis le IXe siècle au plus tard et jusqu'à la Révolution française, par une communauté canoniale. Saint-Sernin est la plus grande église romane conservée en Europe.

La rue du Taur qui mène de la place du Capitole à la basilique tire d'ailleurs son nom des circonstances du martyre. Saint Saturnin, alors à la tête de la communauté chrétienne de Toulouse, est pris à partie par les prêtres païens dans le forum au pied du Capitolium antique (actuelle place Esquirol). Selon la légende, il est sommé de se prosterner devant les statues païennes. Refusant de se prosterner, il est attaché par les pieds à un taureau de sacrifice, sans aucune forme de procès. Devant les cris de la foule, le taureau furieux prend la fuite le long du cardo, franchit la porte Nord puis la corde rompt et le corps inerte reste sur ce qui était alors une route sortant de la ville. Deux jeunes filles, les saintes Puelles, l'enterrent sur place. La basilique conserve 260 chapiteaux romans et est le symbole de l'architecture romane méridionale. Toulouse recevait alors la visite de nombreux pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, ou venus honorer les reliques de saint Saturnin.

La basilique Saint-Sernin fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques. Elle est également inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France depuis 1998.

Toulouse : la découverte du centre ville
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Published by Guy Muller - dans Voyages
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 18:27

C’est en 1555-1557 que le plus bel hôtel particulier de Toulouse a été édifié. Nicolas Bachelier a appliqué à cet édifice une structure Renaissance visible dans la cour intérieure qui donne accès au musée Bemberg. La façade située sur la rue a subi des modifications avec des mouvements des divers ordres antiques. Elle est richement décorée de reliefs et d’inscriptions consacrées aux artistes peintres.

 

 

Le mécénat Bemberg

 

Georges Bemberg, élevé en France et imprégné de culture française, appartenait d'abord à la lignée universelle des humanistes.

Dès son plus jeune âge, il manifesta un goût prononcé pour les beaux objets et c'est alors qu'il était étudiant à Harvard qu'il éprouva son premier "coup de coeur" pour une gouache de Pissarro, remarquée chez un marchand new-yorkais et acquise pour 200 dollars. De ce jour, naquit une passion qui devait ne pas s'éteindre.

Sans héritier direct, Georges Bemberg s'était, à la fin des années 1980, inquiété du futur de ce qui était devenu, au fil de sa vie, une collection d'une qualité et d'une variété rares.

C'est alors que lui est venue l'idée de créer une Fondation, seul moyen de préserver sa collection dans son intégrité, tout en permettant au public d'y accéder.

 

A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
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A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg

En proposant de mettre l'Hôtel d'Assézat à la disposition de sa Fondation, la municipalité de Toulouse répondait au vœu de Georges Bemberg : disposer d'un lieu hors du commun, où abriter les œuvres et les objets témoignant d'une vie toute entière consacrée à la recherche artistique.

 

La collection

Ce qui distingue la collection Bemberg et en fait tout le charme et la personnalité est qu'elle n'est rien d'autre que le reflet fidèle du goût et du tempérament de son auteur. Celui-ci a choisi chaque tableau, chaque objet, pour sa seule beauté et l'émotion que sa contemplation éveillait en lui.
Parmi les œuvres appartenant désormais à la Fondation, figurent près de cent-cinquante tableaux anciens, près de deux-cent tableaux et dessins modernes, ainsi que cent bronzes, des livres anciens et une très importante collection de meubles et objets d'art des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.


Dans les œuvres représentant les deux principaux courants de peinture de la collection (La période allant du XVIe au XVIIIe siècle d'une part, et l'École Française Moderne de l'autre), se retrouvent un équilibre, une richesse de coloris et une délicatesse qui témoignent du sens esthétique très sûr et de la profonde sensibilité artistique de celui qui les a réunies. Parmi les tableaux les plus anciens, on remarque une Vierge à l'enfant due à l'atelier de Van der Weyden. Le XVIe siècle est présent avec cinq œuvres de Cranach, quatre portraits de Benson, un portrait de Charles IX dû à l'atelier de François Clouet. Les écoles flamande et hollandaise des XVIe et XVIIe siècles sont représentées avec notamment des œuvres de Pourbus, Vermeyen, Floris, Brueghel, Van Goyen, Wouwerman, Van Dyck, Pieter de Hooch et plusieurs autres artistes majeurs. L'école vénitienne est quant à elle particulièrement bien représentée avec plusieurs tableaux du Tintoret, un Bassano, des Véronèse, quatre œuvres de Canaletto, cinq de Guardi, un Tiepolo et un superbe Longhi.

A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
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Résultat des efforts de M. Bemberg dans les années qui ont suivi l'ouverture du musée, le XVIIIe n'est pas en reste avec les principaux maîtres du temps de Louis XV et Louis XVI.
Quant à elle, la collection moderne compte d'abord un ensemble de plus de trente toiles de Bonnard, d'une variété et d'une richesse exceptionnelles : la découverte de ce peintre a en fait marqué une étape importante dans l'évolution de la sensibilité artistique de Georges Bemberg, et fortement influencé ses choix ultérieurs.


Enfin, pratiquement tous les grands noms de l'École Française Moderne figurent dans la collection abritée au second étage qui, de Boudin à Matisse, comprend aussi Degas, Dufy, Gauguin, Monet, Marquet, Signac, Vlaminck, La collection Bonnard est particulièrement importante. Ce qui offre un véritable panorama de la plupart des courants de la peinture moderne : impressionniste, pointilliste, fauve.

A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 12:17

La Villa Masséna a été édifiée sur la Promenade des Anglais, entre 1898 et 1901 par l’architecte danois Hans-Georg Tersling (1857-1920), l’un des meilleurs architectes de la Côte d’Azur à la Belle Epoque. Le style choisi est néo-classique avec une forte empreinte italianisante. Son intérieur a été restauré et offre un cadre de style Napoléon 1er. Notre vidéo en donne les aperçus principaux : extérieur et intérieur.

La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
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La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
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La donation

C’est grâce à la donation de Jean-Pierre Martin, fils du peintre, qu’une exposition d’œuvres de Charles Martin-Sauvaigo (1881-1970) est présentée du 21 octobre au 30 janvier 2017 au Musée Masséna.

Les Niçois ayant fréquenté le Lycée Masséna le connaissent sans toujours savoir ce que fut la vie de ce créateur niçois d’exception. Né à Carras d’une famille de cultivateurs, Charles Martin-Sauvaigo est remarqué très jeune par Ziem qui lui fait réaliser quelques dessins dans son atelier avant de lui dire : « tu es peintre ».

Elève d’Alexis Mossa, il s’inscrit à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris. Il se fait connaître rapidement en remportant de nombreux concours et reçoit ses premières commandes officielles de la Préfecture des Alpes-Maritimes, de la Chambre de Commerce, et du Lycée Masséna. Il expose au Salon des artistes français dès l’âge de 24 ans et obtient de nombreux prix dont un en 1921 avec « Le marché aux fleurs de Nice », puis en 1923 avec « La place Saint-François ».

ll a su capter la lumière de la Côte d’Azur dans ce qu’elle a de tendre plutôt que dans ses excès de soleil. Il réussit un compromis entre la peinture traditionaliste du XIXe, les recherches de l’impressionnisme et l’Art nouveau.

Biographie de Charles Martin Sauvaigo

 

Né à Nice le 7 février 1881, décédé à Paris en 1970 Charles Martin-Sauvaigo est orienté, très jeune vers son art, par le peintre Félix Ziem. Après un passage à l’Ecole des Arts Décoratifs de Nice, il est admis à Paris, à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts (ateliers Bonnat et Merson) où il est boursier de la Ville et du département. Il expose au Salon des Artistes Français et reçoit ses premières commandes importantes en 1910 et 1911 : décoration de la Préfecture des Alpes-Maritimes et du lycée de garçons de Nice. Après la guerre, Martin-Sauvaigo devient peintre officiel de la Marine (1922) et participe activement aux grandes expositions à Paris : Arts Décoratifs (1925), Coloniale (1931), Universelle (1937).

Peintre de chevalet dans la tradition impressionniste, les critiques soulignent sa connaissance profonde de la couleur et de la mer. Médaille d’or du Salon des Artistes Français, il expose en France et dans le monde. Tout en étant professeur de dessin à l’Ecole Polytechnique, il prend part à la décoration de grands paquebots de luxe comme La Marseillaise ou L’Île de France.

La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 17:30

 

Nice rend un hommage à un artiste né ici  en 1942 avec une mise en scène de ses œuvres très réussie. Un parcours complet et varié met en lumière l’immensité d’un travail déployé entièrement au service de l’homme.

 

La Condition Humaine

Toute une époque est ainsi évoquée par des regroupements de thèmes nous restituant nombre d’aspects quelquefois oubliés mais toujours présents. C’est ainsi que la martyrologie de nos vie est restituée dans les salles et alvéoles centrées sur des sujets précis. Sans pouvoir en faire une recension intégrale, voici les aspects principaux de cette exposition telle que nous l’avons ressentie.

Les aspects picturaux et le dessin classique sont largement présents regroupant des esquisses, des carnets de dessin, des études diverses, dont le classicisme est évident. C’est ainsi que la peste à Naples et le Sida à Soweto se font pendant, donnant prétexte à des corps portés ou suspendus. La violence propre à notre époque fait l’objet d’évocations : solitude du prisonnier, violence dans la cité avec scène de bagarre, violence sociale avec la rénovation urbaine et ses expulsions, violence contre les femmes avec l’avortement qui les tue.

Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
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Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
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La Commune et la semaine sanglante sont l’objet d’une dénonciation sur les marches même du Sacré Cœur, construit par les Versaillais. Des sérigraphies sont apposées sur les pavés de Paris en 1971, anniversaire de la Commune. Nous apprenons le jumelage de la ville  de Nice et de la ville du Cap lors de la période de la pire ségrégation raciale. Une famille noire sera apposée sur les murs de la ville de Nice. Pignon ira sur  place pour cette raison mais y trouvera l’extension du Sida, qui lui donnera l’occasion de réaliser un rapprochement spatial avec Naples.

L’assassinat de Pasolini et la mort de Mahmoud Darwich sont l’occasion de placarder nombre de sérigraphies sur les murs des villes, comme autant de manifestes. D’ailleurs l’éparpillement de certaines sur les nouvelles friches industrielles ou du côté de Fos où se développe la pétrochimie, donne une force à ces affiches, relevant la médiocrité des lieux mis ainsi en lumière.

Les aspects psychologiques ne sont pas oubliés avec la mise en scène des cabines téléphoniques où les personnes censées communiquées sont décrites comme des égarés. Les éclairages rendent encore plus triste cette sensation d’isolement, avec la couleur des feux de circulation et des noms d’illustres inconnus dénommant les rues.

La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain
La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain
La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain
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La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain

Les voyages

 

Ils sont l’occasion de découvrir d’autres lieux et d’autres problèmes. Une commande à Anvers, donne une réflexion sur Rubens, dont des tableaux seront accrochés sur certaines façades. Une visite à Cuba permet d’orner des façades et de trouver dans une église en réfection des éléments de décors qui seront installés à l’extérieur. Une visite à Martigues montre une famille de pêcheurs qui sera l’objet de sérigraphies.

En Afrique du Sud, après de nombreuses rencontres dans les hôpitaux, les dispensaires, les crèches et en liaison avec les associations, Pignon-Ernest a élaboré une image faisant un parallèle entre la lutte contre le sida et celle contre l'apartheid, en se référant à la photographie de Sam Nzima représentant un homme portant le corps d'Hector Pieterson, un écolier tué pendant les émeutes de Soweto. Sérigraphiée sur place à plusieurs centaines d'exemplaires, il l'a collée, accompagné des habitants, sur les murs des quartiers particulièrement touchés

Le voyage spatio-temporel est aussi utilisé pour réaliser des rencontres improbables dans des lieux, telle la ville de Naples, où se superposent des mythologies grecques, romaines, chrétiennes.

De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
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De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...

De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...

La création de la force de frappe nucléaire au plateau d’Albion sera une occasion de dénoncer la guerre atomique avec la photo d’empreintes de corps soufflés par l’explosion à Hiroshima.

Enfin, une section est consacrée à la proximité de l’artiste avec les poètes : Rimbaud, Neruda, Desnos, Nerval, Genet, Artaud. Avec ces intellectuels irréductibles et non conformistes, Pignon reste en bonne compagnie, pour défendre les martyrs actuels.

 

Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine

Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:30

 

L’hôtel de ville et sa place présentent un ensemble magnifique au cœur de l’identité de la ville de Toulouse. Siège du pouvoir municipal depuis le XIIème siècle, ce chef d’œuvre néoclassique déploie sa majestueuse façade de briques et de pierres sur l’incontournable place du Capitole. Agrandi, transformé, embelli à chaque époque, les décors inscrits sur ses murs racontent les grands moments de l’histoire toulousaine : de l’épisode cathare à la création des Jeux floraux, des comtes de Toulouse au siège de la ville. Célèbre pour ses salles d’apparat,  dont la Salle des Illustres : Henri Martin, Jean-Paul Laurens, Paul Gervais et bien d’autres artistes ont peints ou sculptés le décor de ces salles.

L'emplacement n'est pas choisi au hasard. Il est situé loin du château comtal à la limite de la cité et du bourg de Saint-Sernin contre une tour désaffectée de l'ancien rempart gallo-romain. Les capitouls font l'acquisition de nombreux bâtiments et terrains autour de la maison commune afin de regrouper les services administratifs, les archives, la prison, les salles de réunion et de réception. Au XIVe siècle, la maison commune forme un ensemble fortifié percé de portes correspondant à la superficie de l'actuelle Capitole et de l'actuel square Charles-De-Gaulle.

Au XVIIe siècle, les capitouls veulent construire un palais municipal unique en France. Sa construction va durer près de deux cents ans. La façade du Capitolium a été bâtie en 1750 pendant dix ans sur les plans de Guillaume Cammas. La façade était à l'origine couverte d'un badigeon blanc. Il fut retiré en 1883 par grattage. En 1974 puis en 1987 et 1994, les façades sont rénovées par sablage ainsi que les blasons. Les huit colonnes de la façade en marbre symbolisent les huit premiers capitouls.

Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole

L’intérieur du Capitole

 

La cour Henri IV

On y accède par le portail de l'hôtel de ville qui perce la façade principale. Elle est entourée de deux galeries construites entre 1602 et 1607 sur les plans de Pierre Souffron. Elles ont remplacé deux tours et un poste de garde trop encombrants pour les conserver lors de la construction de la façade. Après la porte de Bachelier du XVIe siècle, les galeries sont les parties les plus anciennes du Capitole.

L’escalier d'honneur

Cet escalier a été reconstruit en 1674 par Rivals et est orné d'une peinture de Jean-Paul Laurens du XIXe siècle. Il représente la première distribution des fleurs aux Jeux floraux de Toulouse le 3 mai 1324 dans le verger des Augustines.

Salle Henri Martin

Elle est décorée de dix toiles géantes de Henri Martin. La plus connue est Les rêveurs et représente Jean Jaurès au milieu de célébrités dont le peintre lui-même au bord de la Garonne. Elle est aussi ornée de trois bustes de figures toulousaines : le sculpteur et architecte Nicolas Bachelier, le mathématicien Pierre de Fermat et le juriste Jacques Cujas.

Toulouse : Le Capitole
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Salle du Conseil municipal

Elle est décorée de peintures de Paul J. Gervais représentant des monuments de la ville et de sa région et des scènes champêtres

 

Donjon du Capitole

Après 60 ans de travaux sur les ruines du grand incendie du Capitole, les Capitouls décident, en 1525, de construire le Donjon, aussi appelé tour des Consistoires afin de protéger les archives et la poudre à canon en prévision d'une invasion du Languedoc par les espagnols lors de la guerre entre François Ier et Charles Quint.

Toulouse : Le Capitole
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Published by Guy Muller - dans Voyages
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