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DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 16:41

Espelette, c'est un petit village au cœur du Pays Basque. Espelette est un village des Pyrénées-Atlantiques, à 24 km au sud-est de Biarritz.

La commune qui appartient à la province basque du Labourd est située sur le bassin versant de l'Adour et son territoire vaste de 26 km² s'étire sur les contreforts du massif pyrénéen, en moyenne montagne, son altitude variant de 33 à 750 m, dans un paysage riche en cours d'eau, cultures et pâturages.

 Le charme de l'architecture basque séduit de suite. Espelette tient sa renommée de son fameux Piment d'Espelette. Son séchage est apparent sur les façades des maisons. Le centre du village a été aménagé autour du condiment. La Fête du Piment en Octobre est devenue l'une des grandes Fêtes du Pays Basque. Côté animation, le programme est copieux, force et danses basques, chants basques, pelote basque, art de la rue...

Les Fêtes du village se déroulent début Août. A noter également le Festival de Danses du Monde Gauargi et la course pédestre des Crêtes.

Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque

Ainhoa

Classée parmi les plus beaux villages de France, l'ancienne bastide d'Ainhoa, fondée au XIIIe siècle puis en partie reconstruite au XVIIe, est une étape incontournable de tout circuit au Pays basque. Sa longue et unique rue, jalonnée de pittoresques maisons blanches à colombages rouges et verts, et son église du XIIIe siècle au clocher carré à quatre étages, sauront séduire les amateurs d'architecture. L'intérieur de l'église se doit d'être visité, ne serait-ce que pour son magnifique retable doré et ses deux étages de galeries en bois ! Autour de l'édifice, le cimetière paysager abrite des stèles discoïdales et tabulaires datées des XVIe et XVIIe siècles..

Intégré au Pays basque, le village se situe non loin de Bayonne, à la frontière avec l'Espagne. A quelques kilomètres d'Espelette et de ses fameux piments, la commune d'Ainhoa se trouve également sur les chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Entièrement détruit lors de la guerre de Trente ans, au XVIIe siècle, le village d'Ainhoa a entièrement été reconstruit pour dévoiler ses jolies façades blanches et rouges typiquement basques. Autrefois connu pour son activité de tissage du lin, il est aujourd'hui connu pour son tourisme et son patrimoine architectural et culturel. Ainhoa possède en effet de nombreux sites touristiques à découvrir le temps d'un séjour dans ce village authentique et préservé.

Classée aux Monuments Historiques pour son décor intérieur, l'église Notre-Dame-de-l'Assomption date du XIIIe siècle. Non loin, il est possible d'admirer également la chapelle Notre-Dame-d'Aubépine. L'édifice prend place sur l'emplacement de l'apparition de la Sainte Vierge à un jeune berger. On y découvre une grotte de la fin du XIXe siècle, ainsi qu'un très beau calvaire de la même époque. A noter que le cimetière du village possède aussi des stèles discoïdales et tabulaires des XVIe et XVIIe siècles.

En se promenant dans la rue unique du village d'Ainhoa, les visiteurs peuvent admirer des maisons labourdines du XVIIe siècle aux façades rouges et blanches, ainsi qu'un très beau lavoir remarqué par Napoléon III et sa femme l'impératrice Eugénie lors d'un séjour en 1858.

Autour d'Ainhoa se trouve une grande forêt de 400 hectares où l'on peut apprécier une faune et une flore sauvages et particulièrement riches. Plusieurs sentiers de randonnée balisés y sont accessibles, comme dans les alentours du village

 

La fondation du bourg
C’est dans la première moitié du 13° siècle que des moines Prémontrés décidèrent de créer dans cette zone de pâturages, coupée de bois de chênes et peuplée de bergers transhumants, l’un de leurs cinq vicariats prévus sur la route de Compostelle. Propriété de Juan Perez de Baztán, haut personnage de la cour de Navarre, il fut convenu que ce petit vicariat formerait enclave sur la propriété seigneuriale. Ce serait le bourg d’Ainhoa, un village-bastide aux maisons parfaitement alignées de chaque côté d’une large avenue.

 


Aux frontières du Labourd et de la Navarre
Le village connut de nombreux avatars sous la suzeraineté anglaise : disputé entre l’Angleterre et la Navarre au 13° siècle et 14° siècle puis terre indivise entre les deux royaumes, ce n’est qu’en 1451, sous Charles VII, qu’Ainhoa redevient une commune française.

Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 09:41

Bayonne est une commune des Pyrénées Atlantiques et l’une des deux sous-préfectures du Département. Avec plus de 50 000 habitants elle côtoie Anglet et Biarritz et constitue une conurbation devenue le cœur d'une vaste aire basco-landaise.

Le centre de Bayonne se caractérise par son urbanisme médiéval, marqué par le tracé des rues, la subsistance de nombreux vestiges de bâtiments (fortifications, cathédrale, cloître, caves) et par l’importance économique des voies fluviales tout au long de son histoire. La période allant du XVIe au XIXe siècle a vu la construction de nombreuses demeures nobles, souvent fondées par les membres des corporations, très actives à Bayonne, et témoignant de la vitalité de la ville et de son activité commerçante et portuaire.

 

La Cathédrale Sainte Marie

Cette cathédrale ogivale, de style gothique fleuri, commencée en 1213 et achevée au XVe siècle, est surmontée de deux clochers de 85 mètres de haut, ajoutés au XIXe siècle. Elle renferme la châsse de Saint Léon, patron de la ville. Un cloître datant de 1240 lui est attenant au sud. Le cloître a longtemps servi de cimetière ; des niches et des tombeaux y subsistent.

Description par Victor Hugo du monument avant sa restauration

La cathédrale de Bayonne a été visitée par l'écrivain Victor Hugo lors de son voyage dans les Pyrénées en 1843. Voici la description qu'il nous en fait dans son ouvrage Alpes et Pyrénées :

« La cathédrale de Bayonne est une assez belle église du quatorzième siècle couleur amadou et toute rongée par le vent de la mer. Je n'ai vu nulle part les meneaux décrire dans l'intérieur des ogives des fenestrages plus riches et plus capricieux. C'est toute la fermeté du quatorzième siècle qui se mêle sans la refroidir à toute la fantaisie du quinzième. Il reste çà et là quelques belles verrières, presque toutes du seizième siècle. À droite de ce qui a été le grand portail j'ai admiré une petite baie dont le dessin se compose de fleurs et de feuilles merveilleusement roulées en rosace. […] L'église est accostée au sud d'un vaste cloître du même temps, qu'on restaure en ce moment avec assez d'intelligence et qui communiquait jadis avec le chœur par un magnifique portail, aujourd'hui muré et blanchi à la chaux, dont l'ornementation et les statues rappellent par leur grand style Amiens, Reims et Chartres. Il y avait dans l'église et dans le cloître beaucoup de tombes, qu'on a arrachées. Quelques sarcophages mutilés adhèrent encore à la muraille. Ils sont vides. Je ne sais quelle poussière hideuse à voir y remplace la poussière humaine. L'araignée file sa toile dans ces sombres logis de la mort.

Bayonne
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Le cloître

Le cloître est l'un des plus grands de France. Il est de style gothique rayonnant et date du XIVe siècle. Au Moyen Âge, c'était un lieu de réunion et de conversation pour les assemblées de quartiers ou de corporations. Les galeries du cloître ont conservé des tombeaux et des dalles funéraires datant du XIVe au XVIIIe siècles.

Sa galerie nord, le long de la cathédrale a disparu lors de la restauration de la cathédrale au XIXe siècle par Émile Boeswillwald afin de créer la chapelle paroissiale (également appelé chapelle Saint-Léon) et la sacristie. Cette modification a eu pour effet de cacher le seul portail non détruit lors de la révolution française et dont parle Victor Hugo.

Le cloître est toujours le lieu de manifestations culturelles telles que les artisans du cloître ou des concerts. Il a été entièrement restauré ces dernières années.

 

Église Saint-André

Situé dans le Petit Bayonne, l'Eglise Saint-André fût construite entre 1856 et 1869 par les architectes Durand et Guichenné, dans un style néo-gothique. Le portail principal de la façade occidentale est surmonté d'une imposante rosace.

A l'intérieur de l'église, vous pourrez admirer deux peintures des bayonnais Léon Bonnat (1833-1922) représentant l’Assomption et Joseph Pascau (1875-1944) représentant La Sainte Famille. L'orgue offert à l'église par Napoléon III en 1862 a été fabriqué par Georges Wenner et Jean-Jacob Götty de Bordeaux. Il est classé Monument Historique depuis 2002.

Bayonne
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23 janvier 2022 7 23 /01 /janvier /2022 10:07

Place à notre programme de découvertes dans le Sud-Ouest de la France.

Dans un parc arboré, nous avons visité fin octobre 2021 le Conservatoire des poules de Puyobrau à Magesc (Landes). Il propose de retrouver tout ce qui faisait le charme et la richesse de nos fermes d’antan en rassemblant plus de 120 espèces de gallinacées en voie de disparition pour la plupart, canards, pigeons, dindons, pintades, coqs et poules, vaches marines landaises.  C’est une découverte de l’élevage de toutes ces espèces en en dénombrant les variétés et les couleurs qui vous est proposée en vidéo.

Il est impossible de décrire toutes les espèces de poules qui sont nombreuses. Leurs différences de comportement sont aussi très variées entre les poules affectueuses et couveuses et d’autres dont les œufs sont abandonnés à leur sort et doivent être mis en incubation.

 

La poule Brahma

Elle est sans aucun doute la race de poules la plus grande de toute la basse-cour. Elle nous vient d’Inde et est arrivée en France au XIXe siècle. C’est avant tout une poule d’ornement, ses nombreux coloris de plumage (fauve, blanc, noir, bleu, gris) sont mis en valeur dans de jolis dessins (herminé, maillé, camaillé). Son caractère docile et sociable en fait également une très bonne poule de compagnie. Elle reste une bonne pondeuse (170 œufs par an), et elle a la particularité de pondre aussi en hiver ! C’est une bonne couveuse et une bonne mère.

Description

La grande particularité de la Brahma est sa taille. Le coq est bien évidemment le plus impressionnant du couple, avec une hauteur pouvant dépasser les 60 cm.
Très élégante, la Brahma possède un plumage très fourni, jusque sur ses pattes. C’est d’ailleurs pour ses nombreuses plumes larges qu’elle était élevée autrefois, ses plumes garnissant oreillers et couettes. Cette grosse et grande poule, à la belle stature, est très appréciée comme poule d’ornement. Son corps imposant et ses petites ailes ne lui permettront pas de fuguer, inutile avec elle de prévoir un enclos haut.
A cause de sa grande taille, la Brahma met plus de temps que les autres races à devenir adulte. Elle terminera sa lente croissance à 18-24 mois. Âge à laquelle vous pourrez envisager de la consommer pour sa chair.

Son caractère

La Brahma est réputée une poule calme et docile. Très sociable, elle pourra côtoyer d’autres races dans le poulailler sans souci. Elle est facile à apprivoiser, se laissant rapidement approcher et caresser.
C’est une bonne pondeuse, une bonne couveuse et une bonne mère. Sa taille imposante lui permet de couver les œufs d’autres oiseaux de la basse-cour comme ceux des oies, des paons, des canards ou encore des dindes...

Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)

La Gauloise Dorée

La gauloise dorée est de taille modeste. La poule pond régulièrement au printemps et durant l'été des œufs blancs d'au moins soixante grammes.

En dépit de sa domestication, cette race a conservé une partie de son caractère sauvage. En particulier la poule peut voler sur plusieurs dizaines de mètres à 5-6 mètres au-dessus du sol sans difficulté.

La gauloise dorée a bien failli disparaître à la sortie de la Seconde guerre mondiale, mais connaît un nouvel essor grâce aux élevages amateurs et professionnels très nombreux.

 

Le coucou de Malines

Le coucou de Malines est connu des aviculteurs sous plusieurs noms similaires : il s'appelle Meklin, Malines. Malin est également un nom commun. Le poulet à la viande de Malines a été élevé au 19ème siècle et en 1979 un club de fans de la race a été créé. Pour créer le poulet, ils ont croisé la race Shanghai et le Brahma, ajoutant une part du matériel génétique des races de coucous Flanders et Mechel. L'oiseau est d'origine belge, il a été nommé d'après la ville de Malines. Plusieurs variations du nom de la race coucou peuvent être dues aux changements constants et répétés du nom de la ville.

L'apparence des poulets malins

Le coucou de Malines, comme déjà noté, appartient à la direction de la viande, il est donc trapu et grand, ce qui peut être vu sur n'importe quelle photo de la race. La femelle malgache peut peser environ 4 kg, tandis que le mâle atteint plus de 5 kg.

Sa description externe est très particulière, car la couleur principale des oiseaux est la couleur rayée en noir et blanc, et parfois des individus noirs, blancs et bleus purs se trouvent comme sur la photo. Les pattes des poulets sont assez solides, décorées de "culottes en plumes". Le coucou de Malines se distingue par sa crête et ses boucles d'oreilles rouge vif, qui semblent être créées pour décorer la race. La crête a une forme de feuille, mais on trouve également des poulets avec une crête en forme de gousse. Le bec est coloré dans une teinte beige clair et est également assez fort.

 Bien qu'il puisse sembler ridicule d'utiliser le nom de «coucou», il est en fait tout à fait justifié. La framboise a une couleur mouchetée et un instinct maternel peu développé, ce qui la rapproche d'un coucou, en même temps un trait négatif d'une poule pondeuse qui hésite à faire éclore ses œufs. Par conséquent, pour sauver la population, il faut utiliser du matériel d'incubation ou une mère nourricière qui peut s'occuper des poussins

 

La poule Appenzelloise huppée

Elle est reconnaissable à sa huppe très caractéristique dressée sur la tête telle une coiffe du costume de fête traditionnel des femmes d’Appenzell (canton de Suisse). Elle possède de petits barbillons, des oreillons blancs, les tarses bleus et deux petites cornes tenant lieu de crête.

Fière et élégante, sa silhouette est très reconnaissable. Plusieurs variétés existent dont l’Appenzelloise fauve cailloutée ou argentée.

Elle a été élevée dans les couvents des régions alpines dès le 15e siècle. Elle s’adapte très bien aux conditions en montagne et ne craint pas le gel. C’est une poule vive qui grimpe facilement les côtes et aime se percher le soir. Elle aimera les grands espaces.

L’Appenzelloise huppée pond environ 150 œufs de couleur blanche d’environ 55g.

Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
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Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
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Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
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16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 12:27

La ville de Vienne est profondément marquée dans ses murs et à l’extérieur par la civilisation gallo-romaine. En l'an 121 avant notre ère, la ville de Vienne est intégrée à l'Empire Romain. En subsistent encore aujourd'hui de nombreux témoignages et vestiges... Situé entre le Rhône et les collines iséroises, Vienne devient naturellement un lieu privilégié pour bâtir une cité protégée des attaques et accessible au commerce par l’eau.

À l’époque gallo-romaine, la cité rayonne de part et d’autre du fleuve, et des vignobles se développent déjà sur les deux rives du Rhône.

 

Temple d'Auguste et de Livie

Construit à partir de -20 et -10 avant notre ère, le temple du forum de Vienne est dédié au culte de Rome et plus particulièrement à Auguste et sa femme Livie. Sa transformation en église catholique lui a permis de subsister.

C'est un exemple de la transposition dans une cité provinciale gallo-romaine du modèle de temple élevé sur un podium, avec un décor d'ordre corinthien romain. Seule la construction de la partie postérieure est en général attribuée au début du règne de l'empereur Auguste, vers 20-10 av. J.-C. L'observation de variantes architecturales ou décoratives, sur la corniche et les chapiteaux par exemple, fait pressentir une autre campagne de travaux, plus tardive pour le reste du monument, vers 40 de notre ère.

Côté est, la frise et l'architrave portaient des lettres mobiles appartenant à des inscriptions successives ; la plus ancienne était une dédicace à "Rome et à Auguste César, fils du Divin (Jules César)". Ces deux cultes associés (Rome et l'empereur Auguste), auxquels fut adjoint ici celui de Livie divinisée (épouse d'Auguste), ont été un élément politique et religieux essentiel pour l'intégration des populations urbaines locales.

Le monument a été érigé sur une plate-forme aménagée, dominant le littoral du Rhône (à l'ouest), et à proximité d'un pointement rocheux (sous le Palais de Justice actuel). Des portiques à colonnades délimitaient autour du temple une aire sacrée reconnue au cours de fouilles anciennes. Vers l'est s'étendait l'esplanade du forum, fermée par un bâtiment public auquel appartiennent les deux arcades visibles dans le jardin de Cybèle. Le tout formait un vaste ensemble monumental public clos qui exprimait, dans de majestueuses architectures à colonnades, les valeurs civiques ou les fonctions administratives de la ville gallo-romaine.

Le théâtre Antique de Vienne

Considéré comme l'un des plus importants de l'Antiquité, le théâtre antique de Vienne est classé aux Monuments historiques depuis 1840. Son architecture épouse la colline de Pipet sur laquelle il est adossé et accueillait jusqu'à 13 000 spectateurs au temps de l'Empire Romain. S'il était utilisé pour des spectacles (comédies, drames, sport...) il pouvait aussi rassembler la cité autour d'événements civiques ou officiels.

Le jardin archéologique de Cybèlee Cybèle

À l'emplacement du Forum de la ville gallo-romaine, le jardin de Cybèle présente les vestiges de cette place institutionnelle forte : les arcades d'un ancien portique, le mur d'une salle d'assemblée pouvant accueillir jusqu'à 800 magistrats et une maison citadine certainement très luxueuse.

La pyramide

Comme son nom ne le laisse pas présager, le cirque romain de Vienne est plus communément appelé « La Pyramide ». Cependant, au IIème siècle avant notre ère, cet obélisque de 25 m de haut trônait au centre d'un cirque où se déroulaient les célèbres coursent de chars ! La légende raconte qu'elle serait le tombeau de Ponce Pilate, qui vécut son exil à Vienne...

Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal

Le site archéologique de Saint Romain en Gal 

Le site archéologique situé en face de Vienne est l'un des plus grands ensembles consacrés à la civilisation gallo-romaine avec près de 4 000 pièces exposées et une immersion totale dans la cité romaine. Il a été découvert lors des fondations réalisées pour construire un lycée en 1965. Les vestiges restaurés de la Vienna antique font apparaître un quartier de villas dont les restaurations successives en montrent l’étendue. Cette Vienna était la capitale d'un territoire couvrant le Dauphiné et la Savoie. Ses maisons, ses thermes, son artisanat se visitent dans l’enceinte d’un grand site archéologique. Un saut dans l'Antiquité inoubliable.

Le musée gallo-romain

Le site archéologique de Saint-Romain-en-Gal déploie, sur sept hectares, les vestiges du riche quartier résidentiel de Vienna, alors « colonie romaine ». Situé au bord du Rhône, axe majeur pour le transit des marchandises entre Méditerranée et provinces du Nord, ce quartier, comme la ville de Vienna, connait un fort développement dans les années 50 après J.-C. La richesse des habitants s’exprime par le luxe de maisons qui voisinent avec des thermes, des boutiques, des échoppes d’artisans, des ateliers : un des quartiers résidentiels romains les plus étendus découvert en France !

 

1967, la découverte et l’ouverture d’un chantier archéologique exceptionnel

Depuis très longtemps, on savait que la rive droite du Rhône, en face de Vienne, avait été occupée dans l’Antiquité. Mais on imaginait seulement quelques grandes villas dispersées dans la campagne.
Dès le XVIe siècle, érudits et chercheurs se passionnent pour les antiquités qui apparaissent partout sur le territoire de l’ancienne cité. Sur la rive droite, les vestiges des grands thermes publics restés en élévation, et connus sous le nom de Palais du Miroir, attestent de la splendeur passée de la ville romaine. Nicolas Chorier, avocat au Parlement de Grenoble, les décrit dans son ouvrage, Antiquités de la ville de Vienne, paru en 1658.
À la fin du XVIIIe siècle, Pierre Schneyder, fondateur du musée de Vienne, réalise des fouilles dans le secteur du site, aujourd’hui classé. Il met au jour plusieurs pavements. Jusqu’au début du XXe siècle, les découvertes de mosaïques, le plus souvent fortuites, seront nombreuses sur tout le territoire de Sainte-Colombe et de Saint-Romain-en-Gal.
Cependant ce n’est qu’en 1967, en préalable à la construction d’un lycée, que les archéologues commencent une grande fouille au lieu-dit la Plaine. Ils découvrent les vestiges d’une véritable ville ! Les grandes domus aux aménagements luxueux, les voies dallées, les thermes publics, les entrepôts et les ateliers permettent peu à peu de recomposer un paysage urbain dont l’organisation et le souci de confort étonnent par leur modernité.
Depuis, le site a été acquis par le Département du Rhône et classé au titre des monuments historiques en 1983.

1996, la construction du musée

Pour répondre aux exigences d’assurer la présentation, l’étude et la conservation des collections, Philippe Chaix et Jean-Paul Morel, lauréats du concours d’architectes, ont réalisé deux bâtiments très différents dans leur conception. L’ensemble, achevé en 1996, représente une surface de plus de 12 000 m2. Le long du fleuve, le bâtiment d’exposition permanente édifié au-dessus d’une maison romaine est implanté sur pilotis.
Perpendiculaire au Rhône, le bâtiment d’accueil aux structures de béton apparaît fortement ancré au sol.

Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
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Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
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Vienne et Saint Romain en Gal
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9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 12:09

Chalon-sur-Saône est une commune située dans le département de Saône et Loire en région Bourgogne Franche-Comté.

Avec ses 45 056 habitants au dernier recensement de 2019, il s'agit de la ville la plus peuplée du département (devant Mâcon, le chef-lieu), 4e ville la plus peuplée de la région (après Dijon, Besançon et Belfort, devant Auxerre et Nevers) et deuxième plus grande ville de Bourgogne. Le centre-ville est parcouru par des rues piétonnes desservant les places du Marché et de l’Hôtel de ville.  Notre vidéo vous fera déambuler dans la vieille ville.

 

La Cathédrale Saint Vincent

La cathédrale Saint-Vincent, siège de l'ancien diocèse de Chalon-sur-Saône, est constituée de l'ancien évêché, de la cathédrale, du cloître et de maisons de chanoines. Edifiée à partir de 1090 dans un style roman, la cathédrale se caractérise aujourd'hui par une élévation gothique et une façade "néo-gothique". Son plan simple est composé de trois vaisseaux, d'un chevet sans déambulatoire et de chapelles latérales. Les tours contiennent deux cloches qui pèsent environ 500 kg et 1 000 kg, ainsi qu'un bourdon de 4,3 tonnes, qui actuellement ne peut plus sonner à la volée, mais seulement en tintements (notamment pour des obsèques).

Aujourd’hui, le cloître de la cathédrale Saint-Vincent est le seul cloître canonial (de chanoines) conservé de Bourgogne et de Franche-Comté. Ses murs périphériques ont pu être datés des environs de l’an mil, ce qui le rend encore plus exceptionnel. Trois ailes avec baies à arcatures trilobées datent du XIVe siècle et ont été voûtées d’ogives au XVe siècle. L’aile nord est une restitution contemporaine d’une galerie disparue au XIXe siècle. Dans l’esprit des chapiteaux médiévaux et du XIXe siècle, elle est ornée de sculptures sur chapiteaux en pierre de Saint-Marc (calcaire de Bourgogne) réalisées par la sculptrice Laetitia de Bazelaire évoquant les animaux, les vertus ou encore les 5 sens.

 

 

L’église Saint Pierre

L'imposante église baroque Saint Pierre, est située place de l'Hôtel-de-Ville. Elle possède sept cloches : trois petites tintant les heures, et quatre grosses sonnant à la volée pour les messes, suivant le motif du Salve-Regina. L'église Saint-Pierre de Chalon-sur-Saône, construite de 1698 à 1713 par des Italiens, est une ancienne chapelle bénédictine. Elle relève de l’art baroque, style qui sera en vogue à la Régence. Consacrée en 1713, l'édifice devient église paroissiale en 1802. Elle est agrandie en 1898 et sa façade refaite en 1900. Elle est ornée de vitraux du maître-verrier chalonnais Besnard, de sculptures des Pères de l'Eglise et des fondateurs des grands ordres religieux, et d'un bel orgue de chœur (1700).

Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
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Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
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Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône

Le musée Vivant Denon

Faisant partie du contingent de savants qui accompagnent Bonaparte lors de l’Expédition d’Egypte, Dominique-Vivant Denon publie dès son retour le récit de son Voyage dans la Basse et la Haute Égypte pendant les campagnes du général Bonaparte. Illustré de planches gravées, l’ouvrage connait aussitôt un très grand succès.

Le fonds Denon du musée comprend plus de six cent dessins, estampes, tableaux ou imprimés en relation directe avec la vie et l’œuvre de Dominique-Vivant Denon, né à Chalon-sur-Saône en 1747 et mort à Paris en 1825. Régulièrement exposées dans la salle permanente qui lui est consacrée ces œuvres permettent d’appréhender les différentes facettes de cet illustre chalonnais qui fut à la fois diplomate, auteur libertin, divulgateur de l’art égyptien, ministre des Arts sous l’Empire, premier directeur du Louvre, mais aussi dessinateur, graveur et grand collectionneur. Le cabinet d’art graphique du musée comprend, en plus des six cents œuvres dessinées et gravées du fonds Dominique-Vivant Denon, plus de deux mille dessins, gravures ou lithographies. On y retrouve la production d’auteurs locaux tels que Jules Chevrier ou Antonin Richard, ainsi qu’un remarquable ensemble de 77 dessins anciens qui fut présenté au public en 2008 lors de l’exposition « Question de style ».

 

L’œuvre dessinée et gravée

N’ayant jamais cessé, tout au long de sa vie, de pratiquer le dessin et la gravure, l’artiste Dominique Vivant Denon se définissait lui-même comme un « amateur professionnel ». Son œuvre montre une grande liberté d’interprétation, établie en marge des courants artistiques contemporains et qui reste intrinsèquement lié à sa personne, à son érudition et à sa curiosité

Le fonds conservé au musée comporte plus de cent dessins, portraits des membres de la société que Denon fréquente (intimes, diplomates, savants, domestiques ou souverains), croquis ramenés de ses voyages en Italie ou en Egypte, dessins réalisés sous sa direction pendant les campagnes napoléoniennes, ainsi que plusieurs centaines d’estampes réparties entre gravures originales, gravures à connotation érotique tirées de l’œuvre priapique, lithographies, ou gravures de reproduction des tableaux de peintres du XVIIe et XVIIIe siècle que Denon affectionne.

 

L’Art, le musée, la diffusion

Ministre des arts sous l’Empire, Denon fut associé à l’élaboration progressive de programmes artistiques à la gloire de Napoléon. Durant tout le Premier Empire il exerça un contrôle sur la production artistique française et fit illustrer l’histoire de Napoléon par de nombreux dessins, gravures, médailles ou peintures.

Directeur du musée Napoléon, actuel musée du Louvre, il parcourut l’Europe à la suite des armées napoléoniennes victorieuses pour sélectionner dans les villes conquises les chefs d’œuvres destinés à être déposés au musée parisien.

Bien qu’il ait commencé ses études de droit sous la surveillance de son précepteur à Paris, il fréquente divers milieux artistiques. On le voit chez Boucher et il s’inscrit finalement chez Noël Hallé pour apprendre le dessin, la peinture et la gravure. Il se montre très rapidement habile au maniement du burin, technique très délicate qui ne souffre pas l’erreur. La technique de l’eau forte, qui permet de partir plus simplement du dessin n’aura pas de secret pour lui, et il l’utilisera dans tous ses voyages, comme sa correspondance en porte témoignage.

Chalon sur Saône
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19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 11:57

Biographie

Leonetto Cappiello, né à Livourne le 6 avril 1875 et mort à Cannes le 2 février 1942, est un peintre, illustrateur, caricaturiste et affichiste italien, naturalisé français en 1930. Cappiello est considéré, à la suite de Jules Chéret, comme le rénovateur de l'affiche française.

Le jeune Cappiello fait ses études à Livourne et publie en Italie, à l'âge de vingt ans, un premier album de caricatures.
Installé en 1898 à Paris, où il commence sa carrière comme dessinateur humoriste, il collabore à de nombreux journaux, dont Le Rire, Le Sourire, L'Assiette au beurre, Le Cri de Paris. Un an plus tard, en 1899, il obtient un énorme succès en publiant un album, Nos actrices, portraits synthétiques, édité par La Revue blanche.

Grâce à la mise au point de la lithographie, l’affiche n’a pu vraiment démarrer que vers 1850. Les premiers grands affichistes comme Chéret, Mucha, Toulouse-Lautrec, Steinlen s’adressent aux piétons et à ceux qui circulent en voiture à cheval. Du fait de la lenteur des déplacements les affiches ont le temps d’être regardées. Ce sont de grandes estampes avec un dessin chargé de mille détails.

Avec l’arrivée de l’automobile, les vitesses s’accélèrent. L’affiche n’a plus de temps pour interpeller l’homme de la rue. Il faut qu’elle s’impose à lui rapidement. Cappiello a bien compris ce changement, il va définir dès 1900 les bases de ce qu’on appellera « l’affiche moderne ». Il nous dit : « lorsque je conçois un projet d’affiche, ma première préoccupation est la recherche de la tâche. Cette chose difficile à définir, qui à grande distance, accrochera le regard du passant par l’intensité de sa couleur, le chatouillera par titillement de ses tons et le retiendra assez de temps par l’agrément de son aspect pour le contraindre à lire l’affiche. »

Exposition Cappiello à Grasse
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La naissance d’un style

Il invente la théorie de l’arabesque : « structure essentielle de la composition, son épine dorsale en quelque sorte, le parti décoratif qui reliera entre eux les différents éléments pour lui donner « la forme » ».

Il crée ce que l’on appelle aujourd’hui le logo d’une marque : Maurin Quina s’est fait largement connaître par la représentation qu’il en a fait : « Le diable vert », Klaus par « Le chocolat du cheval rouge », Villiod : par « L’homme à la clé »… La société Thermogène écrit dans ses publicités après la publication de l’affiche Cappiello : « Exigez le Pierrot crachant le feu ». Quant au Chocolat Poulain, le petit cheval de Cappiello gambade toujours sur les emballages. Il existe encore aujourd’hui, 100 ans après, de nombreux exemples où le motif de l’affiche de Cappiello est toujours en vigueur sur les représentations de la marque. Il a été le premier à oser vanter un produit sans le représenter.

Dans les villes, souvent tristes et monotones, les rues deviennent ses galeries de tableaux. Ses affiches sont de magnifiques décorations qui se suffisent à elles-mêmes. Elles apportent par leurs oppositions chromatiques la joie de leurs soleils et de leurs feux d’artifice de couleurs. Elles sont non seulement vivantes, mais elles sont aussi entraînantes, éblouissantes. Les génies de Cappiello, ses diables, ses fées, ses animaux caracolent, piaffent, dansent, jouent, agissent, bougent et nous entraînent dans un tourbillon d’ivresse.

Par opposition et pour frapper, Cappiello dessine quelquefois des affiches statiques. Tellement étonnantes pour le passant dont il a formé l’œil à ses arabesques, qu’elles en sont encore plus remarquées : Villiod, L’Œuvre, Kub, l’Ami du Peuple.

De 1899 à 1903 Cappiello reste avant tout un caricaturiste. Comme Chéret il fait appel à de jolies femmes qui semblent sorties tout droit du music-hall : taille corsetée, joli décolleté, très souriantes voire aguichantes (« Le Frou-Frou », sa première affiche, « Absinthe Gempp Pernod », « Pur Champagne Damery »). Il caricature des artistes en tête d’affiche pour des pièces de théâtre et des revues : Odette Dulac, Réjane, Louise Balthy, Polaire ; mais aussi pour des affiches de biens de consommation : Jeanne Granier pour les vins de « L. Segol Fils » et tout particulièrement de nombreux acteurs et actrices, comme nous l’avons vu dans les caricatures de Cappiello. Tout revient comme si aujourd’hui on utilisait les vedettes les plus en vue du showbiz pour promouvoir des pâtes ! Le succès était assuré. Il commence à mettre ses personnages en mouvement. C’est le début de ce qu’il appellera « l’arabesque » : « E. & A. Mele », « Absinthe Ducros fils ».    

Exposition Cappiello à Grasse
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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 15:04

Grasse et ses industries

L’eau est l’héroïne de Grasse et sa principale richesse depuis des siècles. En surplomb de la ville qui s’est installée sur une source à haut débit (la Foux), le massif de Roquevignon domine comme la roche d’où surgit l’eau. L’eau est partout en sous-sol. Elle court sous les pavés et ressurgit, maîtrisée, dans les fontaines, les lavoirs et les bassins. Sans elle, pas d’activité au XVIIème siècle pour les tanneurs de la Place aux Aires, pas de travail pour les quelques moulins répertoriés dans les vallons, pas de culture de plantes à parfums aux abords de la ville, pas de vie pastorale et agricole. 

La ville de Grasse fut toujours bien alimentée en eau par de nombreuses sources, historiquement la plus importante, La Foux, celle du Riou Blanquet, du Saut, de la Roque, de Font Cinasse…par des ruisseaux, du Riou, de la Courade, de Roquevignon, de la Rivolte, de St Christophe, de Rastigny, par les eaux de ruissellement des vallons, par les canaux de la ville.

Mais, dans les années 1860, les habitants et les industriels de l’arrondissement de Grasse demandent un apport d’eau supplémentaire à la Ville de Grasse ; le débit de la Source de la Foux était insuffisant pour répondre aux besoins des particuliers, des usines de parfumerie, des moulins et des campagnes. Mais cela n'a pas été simple lorsque la ville de Grasse s'est mise en recherche de ce complément ; elle était en concurrence avec la ville de Cannes à propos de l'eau venant de la Siagne et du Loup. Et ces possibilités échappèrent à Grasse au profit de Cannes.

Heureusement, en 1874, la municipalité de Grasse devient propriétaire de la Source Foulon qui émerge sur la commune de Gréolières dans la haute vallée du Loup, au pied du massif du Cheiron.

 

Les moulins

Plus de 60 moulins, héritiers d’une époque où près de 450 000 oliviers couvraient le territoire, ont été répertoriés en centre historique (rue des moulinets) ou à son immédiate périphérie, le long des vallons : Rossignol, Paroirs, Font Laugière. Aujourd’hui, bien peu sont encore en fonctionnement mais il n’est pas rare de trouver au fond d’une cour ou d’une remise, des pressoirs à scourtins ou d’imposantes meules qui constituent des éléments de notre patrimoine industriel.

 

Les fontaines

Si autrefois il y avait beaucoup d’eau « dehors » elle était d’une extrême rareté proche ou dans les maisons et c’est par pétition que les habitants d’un quartier obtenaient du Conseil de Ville la construction d’une fontaine où il était commode de prendre l’eau…d’où ce grand nombre de fontaines que l’on voit dans les rues et de lavoirs dans chaque grand quartier.

Il y eut d’abord de petites fontaines d’utilité publique puis de grandes fontaines construites sur les places dans l’optique d’embellissement et d’ornement et aussi quelques fontaines installées dans des jardins de propriétés privées. Après l’installation de canaux d’eau dans la ville au XVIe et XVIIe siècle il y eut de nombreuses maisons là où étaient des caves, des écuries, des remises pour ânes et mulets l’installation d’un petit lavoir…lavoir pour avoir l’eau « à la maison », pour laver le linge et instruments et donner aisément à boire aux bêtes. Ainsi une maison sur dix avait l’eau, pour les autres un seul recours : la fontaine.

Le Musée international de la parfumerie de Grasse
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Le Musée international de la parfumerie

 

Créé en 1989 ce musée se décline en deux espaces complémentaires. Le Musée international de la parfumerie, situé au centre-ville, s’intéresse au rôle qu’ont joué les parfums dans les civilisations. Les jardins, situés à Mouans-Sartoux, accueillent un conservatoire des plantes qui entrent dans la composition des parfums.

Quel meilleur endroit que Grasse, berceau de la parfumerie de luxe dont la France est l’emblème, pour installer le Musée International de la Parfumerie ? Il offre aux visiteurs, à travers plusieurs parcours muséographiques, de découvrir l’importance du parfum dans de nombreuses cultures à travers les siècles. L’histoire de cette activité est retracée, des prémices à l’industrialisation, des industriels aux grandes Maisons dont le nom impose aujourd’hui encore une certaine idée du luxe.

C’est un savoir-faire complexe, reposant sur le travail de nombreuses générations, qui est mis en avant dans ce qu’il a de noble, de raffiné et d’élégant. Les différents aspects sont abordés, avec une démarche anthropologique qui s’intéresse à tous les aspects : des matières premières aux procédés de distillation et de fabrication, industriels ou plus artisanaux, en passant par le négoce, le travail sur le design et la mise en valeur du produit.

Au Moyen-âge, la ville de Grasse était surtout réputée pour ses activités de tannerie et de ganterie. Les tanneurs et maîtres gantiers sont ainsi réputés dans toute l’Europe. Mais le tannage du cuir repose sur des méthodes malodorantes, et les riches bourgeois et nobles se plaignent de l’odeur désagréable de leurs gants et accessoires en cuir. Jusqu’au jour où un artisan a l’idée de plonger ses articles dans des bains d’essence parfumée. À partir du XVIe siècle, les gants vendus par les artisans grassois sont parfumés, et les fragrances qu’ils exhalent deviennent un véritable argument de vente. La parfumerie se développe fortement dans la région de Grasse, portée par un terroir propice à la culture de plantes odorantes.

Au XVIIe siècle, des plantes issues de tous les continents sont introduites dans la région : le jasmin vient d’Inde, la tubéreuse est originaire d’Italie. Le travail du cuir est abandonné au profit de la parfumerie au XVIIIe siècle, qui devient l’activité principale de la ville au XIXe siècle : les jardins fleuris se multiplient dans la campagne. En difficulté à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle, l’industrie du parfum grassoise a su se transformer et trouver un nouvel équilibre, grâce à l’image de qualité, de savoir-faire et de luxe de la parfumerie française.

 

Plusieurs parcours thématiques

Le musée est organisé en cinq grandes parties, avec une démarche historique et chronologique qui retrace quatre millénaires : Antiquité, Moyen-âge, périodes moderne et contemporaine, chaque période possède son propre rapport aux parfums. Les thématiques contemporaines sont aussi abordées : élégance, classicisme, magie, dynamisme, frivolité, hygiène.

Le Musée International de la Parfumerie s’adresse à tous les sens. De nombreux objets précieux, destinés à accueillir ces fragrances subtiles, sont exposés : l’albâtre, la céramique, la faïence émaillée, les métaux les plus finement ouvragés flattent l’œil et émerveillent.

La muséographie, vivante, s’intéresse au passé sans oublier le présent et le futur. Un travail de prospective est proposé aux visiteurs, avec des réflexions autour de la mondialisation, du marketing, de la communication et des nouveaux marchés.

Le Musée international de la parfumerie de Grasse
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Les Jardins du MiP

Les fragrances les plus subtiles, qui s’invitent dans le sillage des plus grandes célébrités, qui nous aident à nous sentir belles et beaux, séduisantes et séduisants, naissent le plus souvent dans les fleurs.

Les jardins accueillent de nombreuses plantes odorantes, qui s’épanouissent sous le soleil de la Côte d’Azur. Les visiteurs se promènent ici au milieu des roses, des jasmins, des tubéreuses, des genêts, des fleurs d’oranger, des parterres de géraniums et de précieux plants de lavande. Les odeurs, enivrantes, font pleinement partie de l’expérience de la visite.

Les jardins du Musée International de la Parfumerie, situés aux portes de Grasse, s’étendent sur 2 hectares, autour d’un bassin agricole et d’un vieux canal. Ce conservatoire assure la préservation d’espèces traditionnellement cultivées pour les parfumeurs, ainsi que la mise en valeur d’autres collections de plantes aromatiques ou odorantes, et rend ainsi hommage à la diversité de l’agriculture locale.

Une exposition permanente offre une approche scientifique complémentaire, expliquant le rôle joué par l’odeur pour les plantes. Les notions d’écosystème, d’insectes, de senteurs et d’histoire y sont abordées.

Le Musée international de la parfumerie de Grasse
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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 15:12
La superficie de la ville est de 4 444 hectares (44,44 km2) constitués d'importantes réserves forestières. La commune de Grasse s'étale sur une vaste superficie et un grand écart d'altitude car étant sur le flanc du plateau de Caussols et du Haut Montet, culminant à 1335m : de moins de 100 à plus de 1 000 mètres avec une altitude moyenne de 333 m7(notamment grâce à la Route Napoléon remontant vers Saint Vallier de Thiey).  On note des routes secondaires étroites et vers le centre-ville (zone en forte pente) des « traverses » — escaliers et chemins permettant un passage à pied entre rues horizontales. Au total, Grasse compte 200 km de voirie communale. Entre Alpes et Méditerranée, pays au charme discret avec la Ville des Parfums comme capitale, le Pays de Grasse offre aux visiteurs du monde entier, un cadre de vie préservé et ensoleillé, des patrimoines culturels et naturels, une biodiversité et un art de vivre exceptionnels !

Champs de fleurs, culture de l’olivier, hôtels particuliers, usines de parfums, confiserie, musées, composent un ensemble varié et harmonieux, qui offre au visiteur une riche palette de découvertes culturelles.

 

Grasse la ville du parfum
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La Cathédrale Notre Dame du Puy

La cathédrale daterait du milieu du XIIIe siècle (transfert de l’évêché en 1244). Son architecture est influencée par la Ligurie et la Lombardie (plan, décors, voûtement). 
La façade principale est simple et sobre. Elle reflète la distribution intérieure : une nef centrale surélevée et deux bas-côtés. 

Au XVIIIe siècle, une crypte est creusée sous la cathédrale et le pavement intérieur ainsi que le perron sont refaits. Le portail central devient l’unique accès sur cette façade. Il est mis en valeur par un escalier, à double volée. Le portail est surmonté d’une statue 
de la Vierge. 
Les portes en noyer sont sculptées par deux ébénistes grassois : Deschamps et Raybaud. 

La cathédrale de Grasse abrite de nombreux objets d’art, certains classés Monuments Historiques : 
- "Saint-Honorat, Saint Clément et Saint Lambert", retable attribué à l’école de Louis Brea, 
- Le "couronnement d’épines", "Sainte Hélène et l’exaltation de la Sainte Croix" et "L’érection de la Croix" sont des œuvres attribuées à Pierre-Paul Rubens ou à son école. 
- Le "lavement des pieds" de Jean-Honoré Fragonard de 1754, est une des rares œuvres religieuses de l’artiste grassois. 
- La croix monumentale de la nef est une croix de mission de 1830 
- Les grandes orgues datées de 1855 réalisées par le facteur d’orgue toulousain Jungk 
- La "mort de Saint-Paul, ermite" de Charles Nègre (artiste grassois) 

La Cathédrale possède 6 vitraux et quatre statues de Baillet représentant les quatre évangélistes : Saint Mathieu, Saint Marc, Saint Luc et Saint Jean. 

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La Cathédrale Notre Dame du Puy

La cathédrale daterait du milieu du XIIIe siècle (transfert de l’évêché en 1244). Son architecture est influencée par la Ligurie et la Lombardie (plan, décors, voûtement). 
La façade principale est simple et sobre. Elle reflète la distribution intérieure : une nef centrale surélevée et deux bas-côtés. 

Au XVIIIe siècle, une crypte est creusée sous la cathédrale et le pavement intérieur ainsi que le perron sont refaits. Le portail central devient l’unique accès sur cette façade. Il est mis en valeur par un escalier, à double volée. Le portail est surmonté d’une statue 
de la Vierge. 
Les portes en noyer sont sculptées par deux ébénistes grassois : Deschamps et Raybaud. 

La cathédrale de Grasse abrite de nombreux objets d’art, certains classés Monuments Historiques : 
- "Saint-Honorat, Saint Clément et Saint Lambert", retable attribué à l’école de Louis Brea, 
- Le "couronnement d’épines", "Sainte Hélène et l’exaltation de la Sainte Croix" et "L’érection de la Croix" sont des œuvres attribuées à Pierre-Paul Rubens ou à son école. 
- Le "lavement des pieds" de Jean-Honoré Fragonard de 1754, est une des rares œuvres religieuses de l’artiste grassois. 
- La croix monumentale de la nef est une croix de mission de 1830 
- Les grandes orgues datées de 1855 réalisées par le facteur d’orgue toulousain Jungk 
- La "mort de Saint-Paul, ermite" de Charles Nègre (artiste grassois) 

La Cathédrale possède 6 vitraux et quatre statues de Baillet représentant les quatre évangélistes : Saint Mathieu, Saint Marc, Saint Luc et Saint Jean. 

 

Palais Episcopal de Grasse

Il subsiste du palais épiscopal médiéval une tour de tuf à la fonction d’abord défensive, reliée par une triple arcature, en calcaire rosé, à un bâtiment quadrangulaire, en calcaire blanc, abritant le palais à proprement parlé ainsi qu’une chapelle. La construction de l’ensemble pourrait être daté du dernier quart du XIIIe siècle ou au XIVe siècle.

La tour daterait du début du XIIIe siècle. L’accès se faisait, au premier étage, au moyen d’une échelle amovible. L’édifice possède cinq niveaux, il a perdu son couronnement défensif mais nous pouvons restituer un hourdage de bois qui s’ancre dans les trous de boulins, régulièrement espacés, à son sommet.

Le palais épiscopal actuel est composé de deux longs corps de bâtiments, parallèles à la cathédrale et articulés autour d'une cage d'escalier du XVIIIe siècle.
L’édifice actuel comporte deux accès : une entrée principale située au sud, sous le passage voûté entre la cathédrale et le palais, et une entrée au nord-ouest, en contrebas de la tour, précédée de la cour d’honneur. Cet espace est fermé par un grand portail aux armes de la ville et abrite une fontaine adossée du XIXe siècle présentant une allégorie de la ville, capitale des parfums.

La salle synodale - salle d’assemblée du diocèse (actuelle salle du conseil municipal), se situe au- dessus du tinel. Elle est éclairée au nord par des baies géminées et triple. Le mur sud était percé de fenêtres à lancettes. Le soin particulier dont ont fait l’objet les ouvertures, atteste l’importance de cette salle au sein du palais épiscopal.

La chapelle de l’évêque (actuelle chapelle des mariages) se remarque aisément de l’extérieur : cet édifice est le plus décoré du groupe épiscopal. Les culots des petits arcs qui longent la toiture sont tous sculptés : figures animales, humaines et même l’évêque ! La chapelle était accessible soit par le côté ouest soit à l’est par une porte donnant désormais dans le vide mais qui devait ouvrir sur une galerie en bois.

Ces trois murs de tuf s’appuient contre le palais : une fenêtre à lancette est bouchée à cette occasion. La chapelle est voûtée d’arêtes soutenues par de lourdes croisées d’ogives, en calcaire, retombant sur de fines colonnettes. Ce petit bâtiment était visible de l’extérieur au moment de sa construction, comme en témoigne le pignon ouest que l’on peut voir maintenant en accédant aux bureaux du dernier étage.

 

La ville de Fragonard

Les dispositions artistiques de Fragonard sont précoces et c'est le notaire chez qui il devient clerc à treize ans qui remarque ses dons artistiques. Après avoir quelque temps travaillé avec Jean-Siméon Chardin, il entre comme apprenti, à l'âge de quatorze ans, dans l'atelier de François Boucher. C'est grâce à lui que le jeune Fragonard affirme ses dons et apprend à copier les maîtres. Boucher le présente bientôt au prestigieux grand prix de peinture de l'Académie Royale qu'il remporta en 1752 grâce à son tableau Jéroboam sacrifiant aux idoles. Une carrière dans la peinture d'histoire lui semble alors toute tracée. Il devient un élève de Carle Van Loo.

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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 11:42

La commune de Saint-Rémy est fortement touristique. On peut considérer trois principales sortes de tourisme dans les Alpilles. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche (les Baux en Provence, Glanum, etc.) ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme de résidence et de détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante résidences secondaires avec piscines. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le massif et ses environs.

Saint-Rémy connaît une vocation intellectuelle qui ne fit que se développer et ne se démentira jamais jusqu'à nos jours. Le souvenir de Nostradamus, la richesse de son patrimoine et la beauté de ses paysages attirent aussi de manière précoce artistes et intellectuels. Nostradamus, le célèbre astrologue auteur des prédictions en forme quatrains obscurs est né à Saint-Rémy de Provence. Il était très connu de son vivant et encore aujourd’hui. Autre célébrité, le peintre Vincent Van Gogh fit un long séjour de près d’un an à Saint-Rémy de Provence, au monastère Saint Paul de Mausole, un établissement psychiatrique où il demeura de sa propre volonté. Cette période à Saint Rémy fut très productive pour le peintre, avec plus d’une centaine de toiles et quelques-uns de ses plus célèbres chefs-d’œuvre dont la nuit étoilée. Ouvert à la visite, le monastère Saint Paul de Mausole est toujours une maison de santé. A Saint-Rémy de Provence la une tradition taurine est solidement bien établie, une abrivado a lieu le 15 août lors de la Feria annuelle : les taureaux sont lâchés dans le centre de la ville. Lors de la Fête de la transhumance à la Pentecôte, les moutons traversent la ville en routes vers leurs pâturages d'été.

Voir notre article et notre vidéo sur Glanum et Mausole :

Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
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Collégiale Saint Martin 

La collégiale domine la place de la République. D'origine médiévale mais formée de deux nefs composites, l'église primitive s'effondra dans la nuit du 29 au 30 août 1818. Elle fut alors reconstruite dans le contexte de la Restauration monarchique triomphante, sur les plans de Michel-Robert Penchaud (1772-1833), architecte du département. De style néo-classique très marqué par l'Antiquité, elle possède un monumental péristyle à colonnes surmonté d'un fronton et une vaste nef. Mais elle a conservé son clocher gothique du 14ème siècle. À l'intérieur on peut voir, de chaque côté du chœur, deux volets d'un retable datant de 1503. Le maître autel et les fonts baptismaux en marbre sont contemporains de la construction de l'église - début du XIXe siècle -, tout comme l'ensemble du mobilier, à de rares exceptions. Elle possède un orgue (3 claviers, pédaliers, 62 jeux), sur lequel sont donnés chaque année de nombreux concerts (festival ORGANA). Un vaste projet de restauration de l'église est en cours, sous l'égide de la municipalité.

 

La Dame de Saint-Rémy

Jeanne de Laval fut la seconde épouse du Roi René (1409-1480), duc d’Anjou, de Bar et de Lorraine, comte de Provence, roi de Naples et de Sicile. Elle reçut les Seigneuries de Saint-Rémy et des Baux et porta ainsi le double titre de Dame de Saint-Rémy et Dame des Baux.

En 1482, elle fit un triple geste important envers a Seigneurie de Saint-Rémy et son peuple :

  • Jeanne accorda aux habitants de Saint-Rémy l’autorisation de tenir, une fois par semaine, un marché où l’on pouvait aller et venir librement, acheter et vendre en toute liberté, grâce à des franchises de péage accordées à tous ;
  • Elle donna aux habitants de Saint-Rémy la liberté d’aménager, dans la partie basse du territoire de leur commune, anciennement marécageuse, un étang afin d’y tenir des poissons ;
  • Elle ordonna de mettre à nouveau en état de labour tout l’ancien palud royal. L’aménagement des paluds, le creusement des roubines, l’entreprise des labours furent décrétés. L’entretien des paluds devint général et les pauvres durent y contribuer, mais moins fortement que les riches dont ce fut un premier devoir.

Puis en 1487, Jeanne, Dame de Saint-Rémy, autorisa la construction de nouveaux fours dans sa ville afin que le prix du pain y fût moins cher.

 

Glanum

En se promenant à pied, nous découvrons les ruines de la ville antique de Glanum, un site impressionnant par son étendue. Ce site archéologique celto-ligure a été fondé cinq siècles avant Jésus-Christ. Installée au cœur du massif des Alpilles, au carrefour de grandes voies de circulation, la cité gauloise fut baignée d'influences grecques puis romaines et connaît son plein développement à partir du IIe siècle avant notre ère. Après la défaite des Salyens face aux Romains, la ville, désormais appelée Glanum, s'intègre dans un empire romain en construction. La ville intègre peu à peu des éléments essentiels de l'urbanisme romain : un réseau important d'adduction d’eau avec des canalisations en plomb ainsi qu'un vaste réseau d'assainissement avec des égouts. On y érigea des temples en l'honneur de l'empereur et de la famille impériale, des thermes, une basilique, une curie, un forum.

Les notables locaux purent accéder à la citoyenneté romaine grâce à la concession du droit latin dans les dernières décennies avant notre ère6. La ville est ainsi la capitale d'une civitas, petite circonscription territoriale jouissant d'une autonomie face à l'Empire. Ce statut de capitale prend fin vers 200, lorsque la civitas de Glanum est rattachée à une de ses voisines, probablement celle d'Avignon.

Le cénotaphe des Iulii, appelé communément le mausolée, qui se trouve à côté de l'arc de triomphe, exprime l'importance de la romanisation d'une partie de l'élite locale à l'époque augustéenne.

Saint Remy en Provence
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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 15:52

 

Gap est le chef-lieu du département des Hautes Alpes. La ville comprend 40 000 habitants.

 

Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Arnoux

À l'initiative de l'évêque de Gap, Mg rBernadou, elle est construite entre 1866 et 1904 dans le style néo-gothique en vogue à cette période, par l'architecte Charles Laisné en remplacement d'une ancienne cathédrale médiévale qui tombait en ruine. L'église présente une façade polychrome due à l'emploi de pierres de couleurs différentes. Contrairement à d’autres églises construites à la même époque qui utilisent le ciment, la cathédrale de Gap est édifiée en pierres. L’architecte reprend les formes romanes, qu’il associe avec des voûtes en ogives byzantines et des éléments byzantins, comme la mosaïque dorée du transept sud, et lombards, telle la bichromie inspirée de Notre-Dame du Réal à Embrun. Nous avons été charmés par la beauté de l’intérieur de la Cathédrale et par des couleurs mettant en valeur son architecture

La polychromie des murs extérieurs provient de diverses pierres de couleur blanche, grise ou rose. Le clocher s'élève à 70 mètres, ce qui en fait le bâtiment le plus élevé de la ville de Gap. La cathédrale de Gap est la dernière de France dont les travaux sont commencés avant la séparation des Églises et de l’État, ce qui lui a valu d’être classée Monument historique avant même d’être achevée.

Plusieurs mois de travaux ont été nécessaire pour nettoyer la façade de l'édifice et pour la création d'un nouveau parvis. L'inauguration du parvis a eu lieu le 14 novembre 2019.

 

Un regroupement des administrations à l’Adret

L’Adret deviendra, d’ici la fin de l’année, un campus inter-administration. C’est la volonté de la mairie de Gap qui a racheté ce bâtiment au centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud. Tous les fonctionnaires de la ville, de l’agglomération, du CCAS et probablement ceux de la région « en accord avec Christian Estrosi, lors de la fermeture de l’antenne régionale », explique le maire de Gap et vice-président de la Région Roger Didier, rejoindront ce pôle. 300.000 euros de travaux seront menés.

GAP (Hautes Alpes)
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GAP (Hautes Alpes)
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Sur la route

Lors de nos voyages pour joindre les villes et villages, nous traversons d’immenses paysages, qui révèlent les richesses rurales. Sur de dizaines de kilomètres nous trouvons des exploitations de pommiers dominées par une nature luxuriante. Au mois de juin la nature est belle. Les élevages se succèdent, ainsi que des champs de coquelicots, un important champ photovoltaïque surgit… Notre vidéo montre ainsi ce qui unit urbanisme et ruralité.

 

GAP (Hautes Alpes)
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https://youtu.be/l23HXor58bY

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Table des matières

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La Principauté de Seborga
 
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Inde : le Rajasthan diaporama
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