Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 15:38

La Défense des Intérêts des Retraités

(DIRPA) 

                         

Chers (es) Camarades et Amis (es),

Nous sommes heureux de vous présenter notre prochain voyage :

Les Pouilles

20 au 29 septembre 2010 : dix jours/neuf nuits

 

4251491140_43473b721b.jpg

J1 : Votre localité – Région de Termoli. Départ de votre localité en début de matinée.

Déjeuner en cours de route. Arrivée dans la région de Termoli en fin de journée. Dîner et nuit.

 J2 : Région de Termoli - Vieste – Bari

Départ avec l’accompagnatrice qui restera avec vous jusqu’au dernier jour. Cette journée sera consacrée à la région du Mont Gargano***, l’éperon superbe en corniche de la botte, le Mont Sant’Angelo où se trouve le sanctuaire de St. Michel. Déjeuner à Vieste balcon perché sur la falaise. Puis descente de la côte : un très beau parcours** jusqu’à la région de Bari. Dîner et nuit.

J3 : Castellana – Alberobello***

Départ pour Castellana. Vous pourrez visiter les célèbres grottes (entrée incluse) dont les magnifiques concrétions constituent l’attraction souterraine la plus spectaculaire de l’Italie. Déjeuner à Alberobello, au cœur de la région des “trulli”. Dîner et nuit.

 

3926141151_11ce8e3326.jpgCastel del Monte

 

J4 : Bari et ses environs

Visite guidée de Bari, capitale de la province des Pouilles et grand port de l’Adriatique. Découverte des murailles de la vieille ville, de la Basilique Saint Nicolas et du château. Déjeuner. L’après-midi sera consacré à la découverte du château de Frédéric II à Castel del Monte. Retour par la côte. Dîner et nuit.

J5 : Lecce** – Taranto

Visite de Lecce, le “talon de la botte”. C’est une ville baroque 2 étoiles au Michelin. Son intérêt réside dans sa belle ville baroque et sa basilique Santa Crocce. La place du Dôme est l’une des plus belles d’ItalieDéjeuner en cours de visite. Poursuite en direction de Taranto, ville qui fut l’une des cités les plus riches de la Grande Grèce. Diner et nuit.

 

4069213443_25e4c0a0a8.jpgLecce cathédrale

 

J6 : Taranto – Métaponto. Découverte de la ville et de son musée national archéologique où vous trouverez de remarquables collections de l’art et de la civilisation de la Grande Grèce. Déjeuner. L’après-midi, arrêt au site grec de Métaponto qui fut, en son temps, un important centre de la céramique. Dîner et nuit.

J7 : Matera** – Massafra

Départ pour Massafra et Matera, dans une région restée très longtemps dans la mouvance de Constantinople. Visite guidée de Matera. Découverte des “sassi”, habitat troglodytique. Déjeuner à Matera. Dîner et nuit.

 

J8 : Paestum*** – Sorrento

Départ pour le célèbre site grec de Paestum. Il s’agit d’un ensemble magnifique constitué par l’ancienne ville grecque, de temples et d’une basilique. Déjeuner. Puis, visite guidée de la zone archéologique, avec ses superbes temples, et son musée. Continuation jusque dans la région de Naples. Dîner et nuit.

3865817405_4d701b820a.jpg

Paestum


J9 : Orvieto – Pise*** – Versillia

Départ en direction d’Orvieto, ville d’origine étrusque réputée pour son vin. Déjeuner. Continuation sur Pise, ville qui domina la Méditerranée Occidentale grâce à la puissance de sa flotte. Visite libre de la Place des Miracles***, la cathédrale, le baptistère, la tour penchée…. Arrivée sur la côte de la Versilia. Dîner et nuit.

3865861490_815e3dd446.jpg

  Pise place des miracles


J10 : Région de Viareggio – Votre localité

Départ en début de matinée. Déjeuner en cours de route. Arrivée en fin d’après midi à Nice.

Vous allez adorer :

                La découverte de la région des Pouilles

               La visite guidée de Bari, son port et ses châteaux

Le fameux site archéologique grec de Paestum

ü    Un accompagnateur durant le circuit

Ce prix comprend : - Le transport en autocar de Grand Tourisme

- L’hébergement en hôtel 3 étoiles en chambre double

- La pension complète du déjeuner J1 au déjeuner du J10

- Les visites guidées : Bari (J4), Matera (J7), Paestum (J8)

- Un accompagnateur du J2 au J7

- Les boissons aux repas (1/4 de vin)

Suppléments :- Chambre individuelle : 194 €                              Formalités : Carte d’identité


Nous négocions actuellement le prix du voyage qui serait de 1200 euros pour dix jours (deux jours de plus que l’année précédente), sur la base de 20 personnes. Versement en  deux fois directement à Autocars Bonnaffoux Bremond


Jean Paul Givenchy,  votre serviteur voyages depuis trois ans.

Repost 0
Published by Muller - dans Voyages
commenter cet article
3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 16:12

 Et toujours : l’exposition Titien, Véronèse, Tintoret :

 

 




Le XVIème siècle au musée Royal de Bruxelles

 

Mes activités de retraité sont mises à profit pour réaliser des voyages, aider des associations, inciter les seniors à sortir le plus possible. La retraite devrait permettre à tous de voyager et de découvrir. Mais avec l’âge et l’augmentation des handicaps, de nombreux retraités vivent confinés. Pour eux l’existence de l’Internet produit des miracles en rendant de nombreux voyages virtuels possibles.

 

Cet été, mes pas m’ont conduit à visiter les villes de Paris, Arras, Lille, Bruges, Gand et Bruxelles. Le résultat de ces vendanges apparaîtra progressivement sur ce site. Après la découverte de Magritte  à Bruxelles, j’ai décidé de vous montrer quelques tableaux, qui méritent des explications. Le thème de l’exposition était la description d’un âge d’or au plan économique et commercial. En conséquence les peintres pouvaient vivre aisément à la condition de chanter les louanges de leurs mécènes. La découverte progressive de cette très belle exposition marquait une rupture complète avec ma précédente visite de celle de Magritte que l’on peut voir sur ce site. Alors que Magritte est absolument hostile à la mise en valeur de personnages illustres une autre exposition dans le même ensemble de musées affirmait le contraire.

 

Le style de René Magritte : le dessein du dessin

C’est une charte nouvelle qui refuse la description précise de notre univers si énigmatique. La précision du dessin trompe son monde car les personnages changent d’apparence en permanence. La peinture est donc réalisée pour les autres comme nos photos d’actualité. Le peintre officiel donne un statut à celui qu’il peint introduisant forcément le mensonge. Les poseurs ont toujours posé dans leurs cadres, sur les pièces de monnaie, défenses dérisoires face à l’écoulement du temps.

En effet, « Quel que soit son caractère manifeste, toute chose est mystérieuse : ce qui apparaît et ce qui est caché, la connaissance et l’ignorance, la vie et la mort, le jour et la nuit ».

 

France-Belgique 2009078Ce notable n'est pas un chien !!

La beauté plastique des tableaux du XVIème siècle semblait démontrer le contraire. Je dis « semblait » car les peintres savent aussi se venger des puissants en démolissant leur propre représentation.

En suivant le lien suivant, vous trouverez quelques explications et démonstrations d’artistes plus futés qu’il n’y parait :


link





France-Belgique 2009058

Bonne et heureuse année 2010

Guy Muller
Repost 0
11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 10:57

 La Video de l'exposition Titien, Tintoret et Véronèse :



  VOYAGE au pays d’ARLES

Ce voyage est étudié pour une visite familiale avec des petits-enfants d’une durée de 4 jours/3nuits. Dans notre région, les lieux intéressants de manquent pas, mais cette visite s’impose de par sa qualité artistique. Elle permet d’équilibrer le temps disponible sur une durée de trois jours. La plupart des lieux visités  font l’objet d’une découverte à pieds sous forme de balades en plein air.

 

Place de la République

Place de la République

 

La commune d’Arles est, de très loin, la plus étendue de toutes les communes de France . Avec sa superficie d'environ 759 km², elle est grande comme trois fois Marseille (240 km²), quasiment sept fois Toulouse (110 km²) ou Paris (105 km²), dix fois Saint-Étienne (78 km²), quinze fois Lyon (48 km²), vingt-et-une fois Lille (35 km²)..

Sur le territoire d’Arles il y a 44 monuments historiques classés et 48 monuments inscrits à l’inventaire supplémentaire au 1er janvier 2006. La grande majorité de ces édifices est située dans le centre historique. Les monuments romains et romans de la ville d’Arles sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité depuis 1981. Depuis l'automne 2006, c'est l'ensemble du centre ancien de la ville d'Arles qui est inscrit sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l'humanité établie par l'Unesco.

La ville d’Arles elle même ne manque pas de charme dans la mesure où ses places et placettes sont à l’abri de la circulation automobile. La place principale est la place de la République encadrée par l’Hôtel de ville et l’église Sainte Trophime, au centre est érigé un obélisque qui était placé antérieurement au centre du Cirque romain. Une visite virtuelle panoramique  de la ville avec ses rues et monuments est possible en suivant le lien :

http://www.arles-tourisme.com/Ville_pano.aspx?Part=Arles

 

PA282023

Les sites Antiques

La visite se poursuit avec les sites antiques : Arènes,  théâtre.  Les Alyscamps sont situés en dehors du centre ville. Ce site est constitué d’une allée encadrée par des sépultures, fermée par une vieille église abandonnée.  La verdure des feuillages, la lumière du jour aident  à organiser un décor très romantique.

Pour plus de détails sur le patrimoine romain suivez le lien suivant :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrimoine_public_arl%C3%A9sien

 

Les Alyscamps

  Les Alyscamps

Puis il est possible de consacrer une journée de visite en Camargue et d’offrir une ballade à cheval ou à poney  aux enfants, dans les nombreuses manades qui précèdent les Saintes Maries de la Mer. Après une visite de l’église des Stes Maries, les nombreux restaurants vous proposent des produits de la mer. L’après-midi une promenade en bateau offre la possibilité de réaliser des photos de la faune et de la flore. Les enfants sont captivés par les oiseaux, chevaux et taureaux. Des promenades en calèche sont aussi organisées.

 

PA292123

 

La matinée du dernier jour sera l’occasion de visiter le musée archéologique qui présente de magnifiques collections de jarres retrouvées dans le  lit du Rhône, de nombreuses sculptures et d’impressionnants tombeaux. Des campagnes de fouilles archéologiques sous-marines menées dans le Rhône en 2007 ont conduit à la découverte de sculptures romaines majeures, notamment un buste de marbre réaliste de Jules César et un Neptune de 1,80 mètre du IIIe siècle, témoignages inédits du riche passé antique de la cité.

 

Jules Czsar

 

 La qualité des ornementations qui figurent sur ces sépultures, leurs détails méritent à eux seuls une visite. Enfin plusieurs maquettes montrent les mécanismes du fonctionnement des arènes, du théâtre, d’un pont flottant. La nouvelle exposition dure toute l’année 2010 sous le signe de Jules César dont un buste préside la salle d’exposition du musée.

 

Les amateurs de photos peuvent visiter le diaporama qui est à côté de cet article.

 

Sarcophage

 

 

 Excellentes fêtes de fin d'année

 

 


Guy Muller

 

 

Repost 0
Published by Muller - dans Promenades
commenter cet article
2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 10:43

 

     Le voyage en Sicile de l’UDR en 2009

 

Comme tous les ans, l’UDR FORCE OUVRIERE organise un voyage culturel qui conduit ses membres à la découverte d’un nouveau  pays. Après un voyage sur le Rhin, un voyage en Croatie, un autre à Vienne et Budapest, puis en Crète, cette année était le tour de La Sicile. Cette ile qui est la plus vaste de la Méditerranée et la plus peuplée avec 7 millions d’habitants, rassemble de nombreux trésors artistiques et géologiques.

 

Les organisateurs du voyage ont choisi parmi tous les voyagistes le meilleur rapport qualité prix en ajoutant des exigences particulières. Le prix comportait une assurance annulation, les boissons, un ramassage à l’aller et au retour par car ce qui évitait de payer un taxi. Pour éviter une fatigue aux voyageurs aux deux premières nuits passées à Palerme s’ajoutaient 3 nuits aux environs de Taormine. C’est ainsi que le choix de l’avion nous a fait gagner une journée et demi par rapport à l’approche par bateau. Partis de Nice à 10 heures, nous étions arrivés à Palerme via Rome à 14 heures 30. Notre hôtel était excellemment situé car très proche du centre ville.

 

La première demi journée était consacrée à une visite à pieds du centre ville de Palerme. Notre accompagnateur nous présentait divers trésors architecturaux : églises baroques, places Bellini, Viglieni avec ses quatre coins, Place de l’Opéra, place du Théatre Politeama, fontaine magnifique de la piazza Prétoria décorée de nombreuses sculptures, mosaïques dans une église La Martorana, putti innombrables dans une autre église, celle du Rosario de Saint Dominique , vue de l’opéra, parcours d’artères très vivantes et occupées par une population importante à l’heure de la « montre ».



Dès le lendemain
, Nous commençons une visite détaillée de la ville de Palerme.   A la rencontre du Palais des Normands et de la Chapelle Palatine, nous vivons un moment de grâce sous un chaud soleil et au milieu d’une végétation luxuriante. C’est l’ancienne cité des “Mille et Une Nuits”, ville aux palais somptueux. Les coupoles de l’église rappellent l’occupation arabe, de même que les plafonds du Palais d’un style très andalou. Nous visitons un palais qui abrite le gouvernorat de Sicile qui est un Parlement autonome. Puis nous parcourons la cathédrale de Palerme aux dimensions imposantes. Occupant tout un quadrilatère son style normand était mis en valeur par le bleu du ciel.




L’après-midi est consacrée à la visite de Monreale qui offre une vue splendide sur la baie de Palerme. La cathédrale nous enchantait par ses mirifiques mosaïques du XIIème siècle. Aussi l’attention était captivée par un commentaire audio des fresques panneau par panneau, par l’accompagnatrice du jour.

De retour à l’hôtel, une majorité de voyageurs devait reprendre le chemin du centre pour vaquer à des courses, faire des découvertes ou consommer des gelatis.



Au troisième jour le programme prévoit la visite d’Erice, petite cité antique d’une beauté inoubliable. Du sommet du Mont San Giuliano la vue s’étend sur Trapani et les îles Egades. Une petite halte à Erice permettait d’acheter nougat et pâtes d’amande.  Avant Marsala un arrêt nous faisait contempler des moulins à vent chargés de remplir les bassins produisant du sel. La ville de Marsala réputée pour son vin doux était examinée en détail : hôtel de ville, églises, magnifique porte d’entrée. La route de  Sélinonte était empruntée pour un déjeuner bien mérité. L’après-midi, est consacré au parcours de la zone archéologique de Selinonte, avec les ruines de ses temples offrant un spectacle toujours impressionnant. Les amateurs de photos étaient à leur affaire le temple principal offrant des vues romantiques sur la campagne avoisinante. Des lauriers en fleur et des bougainvilliers mettent en valeur le Temple. Nous poursuivons notre itinéraire en direction d’Agrigente pour le repas et le logement du soir.

 


Le quatrième jour : visite de la très célèbre “vallée des temples” d’Agrigente, magnifique zone archéologique admirablement étagée à flanc de colline, face à la mer. Un ensemble de trois temples domine une fortification. Il y avait une dizaine de temples au temps des romains. Ces temples avaient un objet stratégique dissuasif : ils informaient les éventuels envahisseurs de l’importance d’Agrigente. Le soleil mettait toujours plus en valeur les temples, agrémentant notre lent cheminement parmi toutes ces merveilles.

Puis nous partons pour Piazza Armerina où nous déjeunons. Nous admirons ensuite la célèbre villa romaine du Casale. Construite entre le IIIe et le IVe siècle  après J.C., elle est renommée pour ses splendides mosaïques qui forment un ensemble unique de près de 4000 m2. De nombreux bâtiments protègent les fresques dont certaines sont en réfection. Les fresques des sportives nous montrent que le bikini n’est pas une création récente. De nombreux tableaux alignent des scènes de la vie quotidienne : scènes de chasse, scènes de pêche, scènes de combats. En fin d’après midi nous rejoignons l’hôtel situé à 5 kilomètres de la ville de Taormine.



Au cinquième jour, nous visitons la ville de Syracuse. La ville du célèbre mathématicien Archimède, fut l’une des plus puissantes cités du monde grec. Visite de la zone archéologique avec son amphithéâtre romain et un spectaculaire théâtre grec taillé dans le rocher. Puis nous parcourons la vieille ville, sur l’île d’Ortygie où s’implantèrent les premiers colons en 730 av J.C. La place du Dôme est entourée de palais qui présentent une architecture intéressante. La place ainsi constituée est très longue et bordée par deux églises. Le Dôme lui-même est un ancien temple Grec, élargi par tous les occupants de la Sicile. Il a été occupé par les chrétiens, les musulmans, les normands, puis par les napolitains qui lui donnent un style baroque pour effacer les conséquences d’un tremblement de terre. Déjeuner dans un restaurant puis temps libre pour un peu de shopping. 


L’après-midi, en compagnie d’un guide local, nous visitons Catane, cette très jolie cité est bâtie dans un site détruit par la lave de l’Etna. C’est aussi la patrie du compositeur Bellini chantre de l’opéra romantique et du bel canto. Sa statue trône au centre d’une place plus moderne mais qui cache des termes romains. Catane a été reconstruite à partie de 1700 et a permis de créer une ville bien ordonnée avec des avenues tracées au cordeau. La place du Dôme est le centre de la ville avec ses palais qui l’encadrent. L’architecte qui a ordonné la place est Vaccarini : les perspectives sont éblouissantes d’où l’on se place. La statue de l’Eléphant occupe le centre de la place. Nous nous rendons au château de Catane hier baigné par la mer et aujour’hui entouré par les terres. Le Castel Ursino date de 1239-1250, il est construit dans le style traditionnel des châteaux forts avec douves, tours,

meurtrières, chicanes, chemin de ronde. Il abrite plusieurs collections que nous avons examinées. Retour à l’hôtel.

 

Au sixième jour
a lieu l’excursion à l’Etna, l’un des plus célèbres volcans d’Europe, toujours en activité. Parvenus à 1.923 m d’altitude en téléphérique, des jeeps nous permettent de monter à 2.800/3.000 m d’altitude, là où un guide alpin nous accompagne jusqu’aux bords des cratères. Nous parcourons ainsi à pieds la circonférence formée par le dernier cratère de l’éruption de 2002. Des fumerolles témoignent de la poursuite de l’activité volcanique. Une vision de la côte s’étend à perte de vue et nous suons en dépit de l’altitude. Nous déjeunons sur les pentes de l’Etna.



L’après-midi, en compagnie d’un guide local, nous visitons Taormine, cette jolie cité bâtie dans un site exceptionnel et découvrons son théâtre édifié par les grecs, face à l’Etna. C’est une des plus belles vues de la côte et le choix du site démontre une volonté de magnifier la côte. En se déplaçant lentement depuis les travées du théâtre, l’ouverture se déplace offrant des vues splendides sur la ville de Taormine, sur l’Etna et sur la mer. Les colonnes de la scène se détachent sur le ciel bleu et donnent une idée de grandeur. C’est un sublime spectacle, sans qu’aucun spectacle ne soit nécessaire, offert par le mariage de la brique, du marbre, du ciel et du soleil. Enfin nous parcourons la ville de Taormine et assistons à une aubade avec les charrettes traditionnelles ornées de peintures multicolores. La chaleur est telle qu’un granité est le bienvenu pour tous.

 


Au septième jour
un arrêt est prévu à Santo Stefano Camastra, village renommé pour la céramique. Lors de l’arrêt nous admirons la vue sur le littoral depuis un balcon de verdure. L’après-midi visite de Cefalù avec sa magnifique cathédrale normande, l’une des plus belles de Sicile, où nous admirons de splendides mosaïques byzantines. Une promenade dans la vieille ville nous conduit au lavoir, puis à la plage. Cefalù est une ville très touristique où des peintres ont toujours magnifié les couleurs des façades des maisons qui donnent sur la mer. Photo rapide des naïades qui se dorent au soleil brûlant d’octobre. Nous prenons ensuite la route de Palerme pour rejoindre l’hôtel. Rendez-vous est pris avec notre guide pour aller goûter une Cassata dans une artère à la mode.

 

Au huitième jour,
il nous faut penser au départ, mais avant de prendre le car, nombreux sont ceux qui retournent au centre de Palerme ou sur le port pour prendre les dernières photos du voyage. Le départ a lieu à 11 heures.

 

Il faut aussi parler du vignoble sicilien, dont nous connaissons pourtant les grappes imposantes, vendues sur nos marchés. L’ancien Président de la Confrérie de l’Etiquette (qui était du voyage) a chaque jour prélevé des échantillons de vins blancs et rouges tant en DOC qu’en IGT. Les rouges s’ils ne sont pas de garde sont des vins très aromatiques issus de cépages locaux. Les viticulteurs ont bien sûr importé les cépages connus : Syrah, Cabernet sauvignon, Merlot, pour les rouges et Sauvignon pour les blancs. Nous avons découvert l’Alcamo, le nero d’Avola et le superbe rouge de l’Etna. Le corvo donne un grand plaisir. Il y a bien sûr aussi le roi « Marsala » décliné en de nombreuses compositions. Les vins liquoreux sont nombreux : le muscat de Noto, le passito de pantalleria, la malvoisie de l’île de Lipari, ont fait la joie des amateurs en fin de soirée, amenant un sommeil réparateur. La dégustation de quelques amers, une spécialité de l’Italie, a quelquefois ouvert les appétits.



Au terme de ce voyage nous remercions notre guide Giancarlo Zerilli qui a accueilli le premier jour nos compagnes en leur offrant des roses de son jardin. Il nous a alimentés en conférences sur l’histoire compliquée de son île, sur son économie. De récentes pluies ont occasionné des effondrements de maisons qui ont fait de nombreuses victimes du côté de Messine. La mafia et l’économie souterraine ont permis de se passer de plan d’urbanisme, de permis de construire, on en voit les résultats.

Nos chauffeurs ont mis le meilleur d’eux-mêmes pour nous conduire sans encombre à bon port. La circulation à Palerme notamment est déconseillée aux automobilistes français qui risquent d’y perdre leur patience. L’agglomération de un million et demi d’habitants concentre des embouteillages énormes, qui produisent une intense pollution.

 

Nous sommes revenus riches de découvertes au sein de cette île qui entasse d’énormes  richesses fruits d’invasions et conséquences de multiples influences. Loin de créer des dissonances, cette variété de constructions, d’additions, ajoute à la beauté des villes et des monuments. Les temples et les théâtres sont ceux de la Grèce, les thermes et mosaïques viennent des romains, le baroque est celui de Naples mais aussi celui de Vienne, les fresques des églises, c’est Istamboul ou Ravenne. Catane est construite comme Lisbonne en empruntant le schéma moderne propre aux villes détruites pas l’incendie ou l’éruption. De nombreux sites font penser à l’andalousie : Monreale avec son cloître aux colonnes nervurées est embelli par une fontaine mauresque située sur l’un de ses côtés c’est un peu Grenade. L’influence arabe se manifeste aussi dans les plafonds de la Chapelle Palatine qui est composée de murkanas. La façade de la cathédrale de Monreale présente des arcs ogivaux entrecroisés avec des motifs géométriques différents.


Chapelle Palatine. Plafond dont la voute est formée de carrés superposés et dont le deuxième carré est orienté de 45°, ce qui donne une forme en étoile.


Le positionnement exceptionnel des sites grecs montre un choix panthéique, la recherche de la spiritualité marquée par le sommet d’une colline, où le chemin parcouru devient un apprentissage initiatique. Le site de Delphes est ici souvent reproduit avec des Temples  implantés dans une forêt d’oliviers. La recherche de la transcendance, le mariage avec les dieux devaient bien s’imposer au sommet, face à la mer. Car l’élévation matérielle est depuis l’Antiquité une façon de rechercher l’élévation spirituelle. L’effort physique accompli pour accéder au niveau supérieur est exigé en échange de la contemplation de l’espace ouvert sur un vaste paysage, comme Vezelay en est le témoignage pour les chrétiens.

 


Guy Muller reportage et crédits photos

 

 

 

Repost 0
Published by Muller - dans Voyages
commenter cet article
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 17:38

Le Bhoutan pays du Bonheur et Mandalas

 

Petit royaume situé entre l’Inde et l’Himalaya, il a eu son heure de gloire lorsque son ancien roi a souhaité modifier le classement mondial des pays classés en fonction du PIB. En modifiant un certain nombre de paramètres, ce pays a créé un indicateur de bonheur, afin de valoriser ses richesses. Ces richesses sont constituées par l’existence de communautés très vivantes, l’absence de pollution, un développement durable, un effort concentré sur l’éducation et la santé, enfin l’absence de corruption.

C’est en suivant le lien suivant que vous examinerez les images superbes de Gilbert Fournier qui a été notre ambassadeur dans ce pays.

http://boursitude.over-blog.com/album-1462100.html

 

Les Mandalas


Confection d'un Mandala au Musée des arts asiatiques de Nice

Le Bouddhisme est une composante essentielle des croyances des habitants de ce petit pays grand comme la Suisse. Le Bouddhisme célèbre la peinture de Mandalas qui sont des œuvres destinées à être détruites au cours d’une cérémonie.

Mandala terminé

Autre Mandala

La durée éphémère de nos vies est donc transcrite dans la création, puis dans la destruction d’une œuvre magnifique. La beauté du Mandala témoigne du temps important consacré à sa confection. C’est une engagement important que de réaliser patiemment diverses figures à l’aide de sable coloré.



Complexité et beauté

Souvent les quatre points cardinaux sont figurés comme des portes


Pour en savoir plus sur la signification des Mandalas, vous voudrez bien suive le lien suivant :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mandala


Guy Muller

Repost 0
Published by Muller - dans Voyages
commenter cet article
14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 18:00

MAGRITTE en son écrin Bruxellois



Le surréalisme méritait bien la construction d’un musée. La Belgique a eu la chance d’abriter des peintres, chanteurs, écrivains que l’on peut classer parmi les non-conformistes. Paul Delvaux, puis René Magritte ont labouré toute leur vie afin de parvenir à des œuvres signifiantes.

Le musée Magritte est intégré dans l’ensemble des musées royaux des beaux arts qui dominent la ville de Bruxelles. Son inauguration a eu lieu le 2 juin 2009.

  

Photo de la colline des arts de Bruxelles

 

Le musée Royal de Bruxelles consacre une aile à René Magritte qui s’ajoute aux deux musées préexistants : celui des arts classiques et celui des arts modernes. Avec le musée Magritte c’est une suite ininterrompue de 8 niveaux que le visiteur devra affronter à l’aide d’ascenseurs de 48 places dont 8 places assises ! Les 200 oeuvres de Magritte sont accompagnées de films, commentaires, musiques, dans un écrin somptueux. Le découpage de présentation de l’exposition est divisé en trois époques chronologiques :

-         1898-1929 : la recherche d’un style, dessins alimentaires, publicités diverses et couvertures de livrets de chansons, 

-         1930-1950 : l’échappée belle, manifeste contre le nazisme, dont l’incarnation en Belgique était l’organisation REX,

-         1951-1967 : le mystère à l’ouvrage, la consécration internationale.

 


Si Dali a utilisé ses talents et sa formation classique pour matérialiser des œuvres symboliques, Magritte n’a pas voulu se construire de la même manière. Quelques citations affichées sur les murs du musée nous donnent l’occasion de mieux cerner un surréalisme d’un genre bien particulier. La première est celle qui décrit l’ensemble du mouvement :

« Etre surréaliste, c’est bannir de l’esprit le déjà vu et rechercher le pas encore vu ».

« Le surréalisme, c’est la connaissance immédiate du réel »

Il faut penser alors au Christ de Dali dominant le globe terrestre avec la vision forcément hégémonique des religions.  Le Golgotha de Delvaux montre qu’après 2000 ans les restes des crucifiés ont subi l’usure du temps. En conséquence sa toile ne présente que les squelettes des crucifiés et autres participants.


Le style de René Magritte : le dessein du dessin

C’est une charte nouvelle qui refuse la description précise de notre univers si énigmatique. La précision du dessin trompe son monde car les personnages changent d’apparence en permanence. La peinture est donc réalisée pour les autres comme nos photos d’actualité. Le peintre officiel donne un statut à celui qu’il peint introduisant forcément le mensonge. Les poseurs ont toujours posé dans leurs cadres, sur les pièces de monnaie, défenses dérisoires face à l’écoulement du temps.

En effet, « Quel que soit son caractère manifeste, toute chose est mystérieuse : ce qui apparaît et ce qui est caché, la connaissance et l’ignorance, la vie et la mort, le jour et la nuit ».

« Je peins l’au-delà, mort ou vivant. L’au-delà de mes idées par des images »




Aussi pour rappeler cette évidence que les idées et les mythes sont créés pour cacher la réalité de l’exercice du pouvoir, Magritte utilise souvent des thèmes obsessionnels :

-         celui du rideau qui met volontairement en scène ce que lui-même donne à voir, car la vie est une scène,

-         celui des nuages qui passent et qui introduisent la variabilité des choses, sentiments, mystère de la vie,

-         celui de l’opposition entre le jour et la nuit, thème qui renforce encore le sentiment de mystère et d’inachèvement,

-         celui de la pipe qui n’est pas une pipe, qui confirme une volonté de bannir l’objet, car une pipe, comme un instrument de musique doit fonctionner pour donner du sens.

 

Confirmation nous est donnée de ce détachement vis à vis d’un monde dominé par le symbole et l’objet.

« L’idée de progrès est liée à la croyance que nous nous rapprochons du bien absolu, ce qui permet à beaucoup de mal actuel de se manifester »

 

 René Magritte a comme tout créateur connu de nombreux combats. Il bâtissait envers et contre tous, y compris les autres surréalistes. La peinture classique ne trouvait pas grâce à ses yeux, ni les impressionnistes. Après une visite des Offices à Florence, il estime qu’une carte postale lui eut évité le voyage. Les impressionnistes n’ont découvert que la couleur et les nuances, nous débarrassant (heureusement ?) de tout souvenir classique !

Enfin, l’art non figuratif devient un non sens : « L’art dit non figuratif n’a pas plus de sens que l’école non enseignante, que la cuisine non alimentaire, etc. »

Bien sur René Magritte doit être considéré comme un non conformiste qui en rajoute comme tous les autres surréalistes. Il faut taper très fort sur les anciennes idoles ou croyances pour frayer son propre chemin. Aussi je ne crois pas qu’il faille prendre toutes ses affirmations au premier degré. Dans la mesure où nombre de ses œuvres sont des clins d’oeils, la force de sa pensée est forcément auto promotionnelle.

 

Alors que la photographie (sans flash) est libre dans les musées de Belgique l’oeuvre de René Magritte n’est pas encore tombée dans le domaine public. Aussi mon hommage personnel sera celui du jeu des nuages observés lors de récents voyages.

Photos de la Grande Bibliothèque à Paris,  de l'hospice de Lille, des ruine d'une église à St Omer, et de Bruges.

 

Guy Muller

 

Repost 0
13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 19:47

 

Claude Monet à Giverny

L'entrée de Giverny

Pendant que Guy Muller voyage en Belgique, j’ai souhaité vous faire visiter le vaste domaine de Giverny, qui est à l’origine d’une série de tableaux sur le thème des nénuphars. Habitant une partie de l’année à Paris et l’autre à Nice, j’ai la possibilité d’aller voir de nombreuses expositions. En conformité avec la charte éditoriale du site, il ne s’agit pas pour nous de décrire tel ou tel voyage ou tel ou tel peintre. De trop nombreux sites traitent en détail de visites et voyages.

Le présent site cherche à montrer des moments d’exception, la magie d’une ville, d’une œuvre. Point de tourisme pour visiter ce que tout le monde connaît et peut à loisir parcourir. Les seniors ont la possibilité de choisir ce qui dans le vaste monde présente des caractéristiques d’émotion et d’enchantement. C’est bien le cas de mon coup de cœur pour Giverny et pour Claude Monet.


La maison du peintre

Photo d'un à plat de nénuphars

 

Claude Monet a organisé ses jardins et étangs à la manière d’un peintre, afin de pouvoir en contempler l’évolution au fil des saisons et d’en respirer les effluves tout au long de l’année. A ces fins il employait quatre  jardiniers en permanence afin d’obtenir un large  renouvellement des couleurs tout au long de l’année. A ma connaissance,  seuls les japonais ont porté aussi loin le culte de la renaissance de la nature et des jardins en fleurs. Là bas, la saison des cerisiers en fleurs donne lieu à d’importantes manifestations de liesse populaire.

C’est donc la poésie de ces lieux magiques que je vous invite à visiter en toute tranquillité.

 

Une nature exubérante

En effet, comme dans la nature on peut représenter un ou plusieurs nénuphars en vastes à plats où la profondeur de l’eau est seulement suggérée. On peut aussi donner des perspectives, le thème peut être un rond ou un vaste espace. Ainsi le musée de l’Orangerie montre d’immenses toiles qui sont la préfiguration du cinémascope où la dimension de la toile reproduit exactement l’étang, le pont et les nénuphars de Giverny. Les toiles mises bout à bout forment le vaste cercle de l’écoulement du temps avec ses quatre saisons.

 

Une nature habitée avec le bateau

Une allée parmi d'autres

Claude Monet démontre ainsi sa conviction d’une peinture autre intégrant des dimensions multiples. Ces dimensions sont autant de notes qui symbolisent des univers changeants avec, chaque fois, une autre façon de regarder les choses. Puisque chaque peintre est porteur d’un univers spécifique qu’il nous est demandé de comprendre. Tâche complexe et difficile qui a conduit les impressionnistes à être considérés comme des réprouvés à l’époque où leurs talents s’exposaient. Depuis lors la cote des impressionnistes a décollé pour atteindre des prix fantastiques !!!

 

Maison du peintre et nombreux visiteurs ce jour là

La rencontre entre Monet et les peintres japonais, le même intérêt porté à la nature, aboutissent à la Création d’un monde. Pour consulter les œuvres de Claude Monet vous suivrez le lien indiqué ci-dessous :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nymph%C3%A9as_(Claude_Monet)

 

 

 Le pont japonais et ses reflets




François Duplessis

Repost 0
Published by Muller - dans Promenades
commenter cet article
12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 18:02

Au musée des Arts Asiatiques de Nice

Trésors du Bouddhisme au pays de Gengis Khan

Du 5 juin au 15 novembre 2009

 


Je ne puis que convier mes lecteurs à visiter cette exposition du Conseil Général des Alpes Maritimes. Il s’agit d’une collection privée de Monsieur Altangerel qui offre la possibilité d’examiner la beauté d’œuvres magnifiquement mises en lumière par le musée. La Mongolie, qui est trois fois plus grande que la France, n’est pas qu’une steppe. Après avoir unifié son pays (une seule langue)  et l’avoir étendu jusqu’à la frontière hongroise, Gengis Khan laisse son successeur achever sa tâche. C’est Khubilaï (1216-1294) qui adopte le bouddhisme tibétain en tant que religion d’Etat. De ce jour les précepteurs impériaux sont des lamas tibétains avant le retour au chamanisme.


Une posture de danse indienne, la roue de la loi et la dague pour la faire respecter
Ecole de Zanabazar

En 1566, le bouddhisme relève la tête avec les khans successifs. En 1639, un enfant de 5 ans est mis à la tête du clergé : Zanabazar (1635-1723). Zanabazar qui était un fin lettré, devint un très grand sculpteur et un peintre de renom. Il devait devenir le premier Bouddha vivant fondant de nombreux bronzes au cours de ses voyages en Chine et en Mongolie.  Comme il devait avoir de nombreux disciples, une école porte son nom, dont  de nombreuses œuvres reprennent les concepts artistiques.

 
Tara verte, geste du don, divinété jeune et protectrice - Ecole de Zanabazar

Vajradhara, de Zanabazar, 64 inscrustations en pierres

Dans la mesure où cette exposition dure longtemps, je conseille au moins deux visites, pour découvrir au-delà des statues, les nombreuses œuvres en pigments minéraux et or, sur coton.

Autre Tara verte, de Baldu Marzan Sharav (1869-1939)

Ces miniatures sont d’une grande richesse car habitées de nombreux personnages. Le samedi matin, une démonstration de Taï Chi est présentée juste à côté du musée :

 http://mullercoderpa06.over-blog.com/article-30551699.html



boucle d'oreille                                                      ceinture

La visite sera utilement complétée par celle de la Yourte qui se trouve située malheureusement de l’autre côté du musée, à l’intérieur du Parc Phoenix !

Bonne visite et bonnes vacances à tous


Guy Muller
 

Repost 0
24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 19:00


SLOBODAN Exposition à Nice la Providence jusqu’à fin juin 2009

 

 

Chronique du bien vieillir

 

Le Bleu des noces de la mer
Le bleu des fresques des tombes égyptiennes, des miniatures du Moyen Age, puis des vitraux et des tableaux de la Renaissance, les enluminures somptueuses du XVe siècle,  imposent cette couleur. Plus proches de nous, les peintres Degas, Matisse, Chagall, voireencore le Niçois Yves Klein - qui déposa en 1960 le brevet de ce fameux pigment bleu outremer nommé « International Klein Blue » -, tous les peintres ont utilisé cette couleur, appelée « primaire » dans leurs œuvres.

Bleus du ciel et de la mer, bleu des chaises de la Promenade des Anglais, des figues, du raisin, toutes les nuances du bleu vert au bleu nuit sont utilisées par Slobodan.


Cassis et ses bleus variant au fil des heures


Certains artistes ont recours au bleu plus que d’autres, ou d’une façon plus marquante, par un choix délibéré ou par une technique picturale qui lui donne le premier rôle. Le bleu constitue leur univers, qui peut être celui des rêves, tout comme le réalise SLOBODAN.
Peintre poète, figure emblématique du vieux Nice, où il s’est installé depuis 1977, Slobodan, - qui signifie « liberté » en Yougoslave, sa langue maternelle - utilise une imagination, une idéation entièrement empreinte de rêve. Il flirte alors avec le surréalisme et le fantastique onirique.

 

 La vieille ville survolée de nuit par un violoniste.                      Propriété privée

 

L’univers de Slobodan

Au détour d’une rue de la vieille ville, dans un petit atelier, Slobodan vit dans le capharnaüm de ses œuvres, son petit monde, que l’on a si peur de déranger… Peinture et poésie ne font qu’un ici, en ce lieu sacré situé juste en face d’une église du vieux Nice.




Il ressort à l’examen des oeuvres exposées la tristesse, la nostalgie, la sensibilité, la puissance sculpturale des formes simples.
La naïveté apparente de ses petits personnages est aisément reconnaissable, par le grand public, à travers les nombreuses affiches du Festival du Conte des Alpes-Maritimes et celles d’autres manifestations.
Ces caricatures sont très sages et très adaptées à notre époque. Slobodan appartient incontestablement à la famille des Folon ou Magritte.

Poésie, réalisme et humour s’harmonisent dans des œuvres en dehors du temps. A l’examen ces créations nous émeuvent par leurs qualités picturales. Et j’ai souvent pensé à cet adage « Ce qui est grand est simple, ce qui est simple est grand » en admirant ces toiles à l’humour sage.

 

Guy Muller

 

 

Repost 0
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 22:13

Au Mas de Pierre : dégustations en aveugle, pour le guide des 600 vins de Provence.

 

Le groupe des dégustateurs

C’est dans le cadre magnifique du Mas de Pierre, que cette année encore, se sont déroulées, les dégustations des vins de Provence. Les sommeliers, œnologues et amateurs de vins se retrouvent une nouvelle fois pour élaborer un guide qui conseille l’ensemble des vignobles classés en fonction de leur terroir géographique.

Après numérotation, les vins sont appréciés par plusieurs tables qui comportent quatre dégustateurs chacune. Chaque participant doit alors remplir une grille qui décrit le vin selon la robe, le nez et la bouche. Après une appréciation individuelle, les notes font l’objet d’un débat autour de chaque table pour donner une note définitive.

 

Vue de l'intérieur du Mas de Pierre

Les appréciations font l’objet d’une codification qui permet ensuite un classement selon les mérites des exploitants. Cette année la dégustation des rosés s’est déroulée en plein débat sur les possibilités de couper le rosé décidé par l’Union européenne.

Denis Camel, le meneur de jeu est au service des vins

Une telle décision, si elle devait être maintenue serait fort préjudiciable aux rosés de Provence. Car leur qualité s’est améliorée au fil des années et ils représentent désormais le type même du rosé idéal. Ils représentent désormais 28% de la production européenne. C’est dire l’impact économique de décisions prises en catimini en défaveur de nos viticulteurs locaux. La décision de l’Europe se moque du terroir et de la qualité des rosés dont l’assemblage représente la principale qualité. Or il est maintenant accepté que des blancs puissent être coupés par des rouges quel que soit leur provenance.

C’est la raison pour laquelle MM. Muller et Fournery ont déclenché une bataille d’opinion pour maintenir la qualité et les traditions des rosés de Provence. La Confrérie de l’Etiquette de  Menton a décidé à l’unanimité de saisir les Parlementaires de la Région. Leur intervention a permis d’attirer l’attention des Parlementaires et du représentant des sommeliers d’Europe, facilitant ainsi une intervention au niveau de la Commission. 


En campagne contre le ROSI
 

Thierry CORONA est intervenu aujourd’hui au nom de l’Association des Sommeliers d’Europe, au Parlement Européen, où il a prononcé un discours pendant une séance de travail de l’Intergroupe Viticulture – Tradition – Qualité sur le thème « Mélanger du vin rouge et du vin blanc pour produire du vin rosé ? Faut-il autoriser cette pratique de coupage en Europe ? ».

Etaient présents parmi les intervenants: Monsieur Hubert Falco, secrétaire d’Etat chargé de l’Aménagement du territoire auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, Madame Josette Pons, Députée du Var et Vice-présidente du Conseil Général du Var, Monsieur Alain Bacino, Président de la Chambre d’Agriculture du Var et vigneron en Provence ; La séance était présidée par Madame la Députée Européenne Astrid Lulling.

Fidèle à son programme depuis sa création, l’Association des Sommeliers d’Europe a ainsi apporté son soutien aux vignerons avec pour objectif la sauvegarde d’une viticulture de qualité, afin que nous puissions continuer de proposer sur nos tables, dans nos caves, à nos amis des vins « vrais » !

Amicalement

L’Equipe A.S.E.

 

La salle de dégustation

Discours de Thierry CORONA, Président de l’A.S.E. mercredi 25 mars 2009 au Parlement Européen de Strasbourg

 

« Madame la Présidente, Mesdames Messieurs les Députés, Mesdames, Messieurs,

 

Je vous remercie de m’avoir associé à vos travaux et d’accorder au sommelier que je suis l’honneur de prendre la parole le dernier.

En effet, le sommelier est le dernier maillon d’une chaîne qui part de la vigne au consommateur.

Dans le cas qui nous préoccupe, le sommelier est indissociable du vigneron. C’est parce que le vigneron a su faire du Rosé  un vin, que le sommelier a pu imposer ce vin autrefois qualifié de « vin de vacances », sur toutes les cartes de restaurants et dans toutes les caves !

S’il a fallu plusieurs décennies d’investissements, de recherche et de travail au vigneron pour élaborer un produit qui aujourd’hui n’est plus une couleur mais un vin à part entière, pendant le même temps, le sommelier a su convaincre  que le rosé est un allié de choix dans une cuisine qui s’internationalise de plus en plus, là où le consommateur n’aurait hésité qu’entre un vin blanc et un vin rouge.

Pour un sommelier, la notion de coupage est une hérésie ! Les terroirs ont des spécificités qui permettent l’éducation du consommateur ; En effet, tel rosé, de par ses arômes, pourra s’accorder avec tel plat régional, alors que tel autre rosé pourra se marier divinement avec des plats exotiques ou épicés.

 Le consommateur est friand de ce genre de savoir qu’il voudra répercuter dans sa propre cuisine et dans sa propre cave.

Comment conseiller, comment recommander, comment connaître un produit dont on ignorera les spécificités, les caractéristiques, voire même la provenance ? Le consommateur aime faire partager à ses amis la découverte qu’il a faite dans un restaurant ou dans une cave et par-dessus tout, il apprécie de retrouver dans un vin qu’il a aimé, année après année, la persistance des arômes d’un terroir.

Dans le cas qui nous préoccupe, que devient la notion de terroir ? Les vins obtenus par coupage ne seront plus des vins de vignerons, mais des vins de négoce.

Et qu’on ne nous donne pas en exemple le Champagne rosé : oui, l’assemblage est autorisé, mais fortement réglementé. Ne sont Champagnes rosé que des vins issus du terroir de la Champagne !

Et si vraiment un jour devaient cohabiter LE ROSE et ce vin de coupage comment envisager d’imposer une mention complémentaire à un vin représentant 28% de la production mondiale, à un vin qui a fait ses preuves, en faveur d’un produit que nul n’est capable de définir aujourd’hui ?

Le rosé est un vin à part entière. Y ajouter un quelconque qualificatif ne ferait que le déprécier, alors que c’est à ce nouveau produit, qui n’est qu’une contrefaçon, qu’il faut imposer une étiquette « simili rosé », comme on dit « simili cuir » ! »

 

 

 

Repost 0
Published by Muller - dans Oenologie
commenter cet article

Nice au soleil

Rechercher

Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation-Boussole