Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 17:24

Ce petit pays de 550 000 habitants est présidé par un Grand Duc  qui dirige une monarchie constitutionnelle.  

CIMG0255CIMG0254CIMG0323

La ville de Luxembourg est constituée d’une ville historique comprenant le palais Ducal, une vieille ville, avec cathédrale, places et jardins. Un pont traverse la ville pour unir la vielle ville au quartier de la gare.

CIMG0271

CIMG0258CIMG0313CIMG0315

Le quartier du Kirchberg est le nouveau quartier destiné à recevoir les institutions européennes : cour de justice et cour des comptes. Cet immense quartier héberge des hôtels, des banques, le musée d’art moderne et le bâtiment du Philarmonique. Ce dernier édifice est entièrement entouré de colonnes.

CIMG0370CIMG0367CIMG0368

De nombreux Châteaux

Le château et la ville de Vianden étaient en fête médiévale le jour de notre visite.

CIMG0357CIMG0352CIMG0351CIMG0334CIMG0335CIMG0336


Le château de Bourscheid est à demi détruit mais parait romantique par ses ruines et sa situation géographique.

 

CIMG0392CIMG0393

La Moselle

Les rives de la Moselle sont magnifiques au soleil. Nous avons photographié quelques méandres et les vignes qui la bordent. De jolis villages sont à visiter. Celui de Schengen déçoit par sa petitesse. Le traité qui porte le nom de la ville a été signé sur un navire !

CIMG0375CIMG0378CIMG0383CIMG0377

Le joli village de Remerschen est entouré de vignobles pentus. Au dessus de ce village nous avons apprécié des vues splendides sur une vaste étendue.

Plus de photos ? : Luxembourg Luxembourg

Guy Muller

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 15:36

 CIMG1328

L’architecture de cette ville a été fortement marquée par les guerres et le désir de l’Allemagne de l’intégrer à son Empire. Un quartier entier est marqué par une architecture allemande.

 

CIMG1325CIMG1317CIMG1318CIMG1319CIMG1320

 

Mais le vieux Metz entièrement piétonnier conserve une architecture française.

 CIMG1288CIMG1241CIMG1273

C’est la cathédrale qui se trouve au sommet de la ville qui la couronne et d’où les rues de la vieille ville desservent une importante butte. De nombreux commerces sont répartis sur les rues entièrement piétonnes. Nous avons visité une exposition d’art moderne et l’église Sainte Ségolène, avant de redescendre vers la ville basse.

CIMG1282

En contrebas un autre quartier, baigné par la Moselle contient l’opéra-théâtre, dont les cours étaient devenues un immense jardin cet été. Un temple Neuf est situé sur la Moselle à l’entrée de l’esplanade ouvrant sur l’opéra.

CIMG1299CIMG1298CIMG1297

Le musée d’art moderne Pompidou se trouve situé à l’extérieur de la ville. Il présentait deux expositions très intéressantes.

CIMG0186CIMG0214CIMG0216CIMG0224

Vues d’en haut explique comment une emprise aérienne croissante au plan des techniques a été accompagnée par les artistes. Petit à petit avec la conquête du ciel, les peintres ont rendu compte de cette évolution, bien avant les reportages et les films documentaires d’Arthus Bertrand. Ces vues aériennes montrent un univers progressivement dominé par l’homme. Aux Etats Unis, en Australie on peut constater l’immensité des surfaces impactées par l’agriculture, les réseaux d’eau, l’uniformisation de l’habitat. L’espionnage réalisé avec des drones et les outils de surveillance des individus sont placés en fin d’exposition. Du satellite d’observation aux caméras de surveillance qui jalonnent notre quotidien l’espace de liberté a complètement disparu. En un siècle seulement l’homme passe de la maîtrise à l’emprise. De la maîtrise du sol on passe à la domination de l’espace aérien… Une exposition qui donne du sens et dont les pièces constituent un cheminement didactique.

CIMG0190CIMG0198CIMG0202CIMG0210CIMG0242CIMG0249CIMG0252

Oeuvres de Caillebotte, Félix Valloton, André Devambez, Georges Braque, David Goldblatt, Alex MacLean

Sol Levitt. La deuxième exposition est entièrement consacrée à Sol Levitt et à son école. L’art conceptuel est issu de calculs ou d’observations géométriques dont les résultats s’imposent tout naturellement. La réflexion est basée sur des courbes, logarithmes, avant que l’action artistique passe à la réalisation.  Bernar Venet explique ainsi ses constructions métalliques : arcs, cercles, demi-cercles sont les conséquences de calculs algébriques.

CIMG0228CIMG0230CIMG0231CIMG0232CIMG0234

Les œuvres de Sol Levitt sont gigantesques et démesurées, couvrant la totalité de l’espace. Entre le sol et le plafond, il n’y a aucun espace libre. Par cette démesure, nous nous trouvons dominés, écrasés, au fil des salles par des géométries variées. Leur observation peut nous déséquilibrer et leur importation dans notre habitat parait hasardeuse de par leurs conséquences. Toutefois il y a une adéquation complète entre cette exposition et l’architecture même du musée. L’enveloppe de ce musée entièrement constituée de traverses en bois et en verre lui donne une apparence de légèreté. A l’intérieur c’est le silence et le confort, les odeurs de bois dominent, avec l’élégance des portées. Buren renforce certains points d’appui pour en accentuer la symétrie.  L’emplacement même du musée offre de superbes vues sur la cathédrale depuis les salles d’exposition.

      Pour le diaporama :  Metz-ville-et-musee-Pompidou Metz-ville-et-musee-Pompidou

Guy Muller

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 16:04

 CIMG0883

Le chef-d’œuvre de la ville est bien sûr la place Stanislas rendue piétonne il y a quelques années. Bordée de bâtiments symétriques et de fontaines, elle concentre l’essentiel de la ville. La mairie, l’opéra, le musée des beaux-arts, plusieurs cafés-restaurants y créent une ambiance de fête permanente. Les portes, lustres, balcons, entourage des statues des fontaines sont du ferronnier Lamour, dont les finitions d’or apportent une touche remarquable à la place. Un immense parc de 23 hectares, la pépinière, ouvre ses portes sur la place. Tout l’été, un son et lumières projeté sur les façades de la place, rappelle l’histoire de la ville.

CIMG0904.JPG

CIMG0886CIMG0890CIMG0888

Le Palais des Beaux-Arts

Au sous-sol une magnifique collection de verrerie Daum permet de voir l’évolution dans le temps de cette brillante manufacture.

Victor Prouvé

CIMG0038.JPG

Coypel La destruction du palais d'Armide

Oeuvres de Victor Prouvé, Van Loo et Charles Coypel

Plusieurs portes ouvrent sur un parc et sur la ville. La porte Héré donne sur une vaste allée qui débouche sur la vieille ville à gauche du palais renaissance. On chemine le long du château des Ducs de Lorraine, pour déboucher face à la porte de la Craffe. Le château des Ducs enferme une collection d’œuvres de La Tour, maître du clair-obscur.

CIMG1148CIMG1173CIMG1201

CIMG1179

Pont à Mousson

CIMG1104.JPGCIMG1085

Cette ville centre des activités de la société Saint Gobain pour la production de fonte ductile possède un intéressant musée consacré au papier mâché. Cette technique n’existe plus qu’en Chine et en Inde. Elle permet de réaliser des coffrets, des plateaux, des meubles de style Napoléon III, des statues. Après détrempage le papier devient une pate qui sera liée par de la colle, de l’huile de lin. Il sera possible alors de décorer les surfaces une fois séchées par addition de dessins colorés, comme pour la laque. Le prix varie donc en fonction du temps passé à la réalisation. La venue des productions en plastique a condamné le papier mâché devenu trop cher.

Nous poursuivrons ce voyage avec la ville de Metz, puis la vallée de la Moselle.

Guy Muller

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 17:22

CIMG0990

 

Notre voyage d’été nous a conduits à découvrir Nancy, Metz, le Luxembourg, Trèves et Coblence, en suivant les rives de la Moselle. La ville de Nancy sera parcourue dans un premier temps comme exposant nombre d’architectures représentatives de l’art nouveau, ainsi que plusieurs visites de musées en exposant les œuvres majeures. 

Promenade dans les rues de Nancy

Cet été, nous avons donc cheminé dans les rues, pour admirer les façades d’immeubles, voire pour en découvrir les trésors cachés. La rue Félix Faure a retenu notre attention dans la mesure où elle abrite une trentaine de maisons « art nouveau ». Cette rue se trouve située au dessus du musée d’art nouveau et du lycée Chopin.

      La rue Félix Faure

 CIMG1058CIMG1059CIMG1066CIMG1065CIMG1070CIMG1071

L’art nouveau est aussi visible dans de nombreuses villes : Bruxelles, Prague, Barcelone. Mais c’est à Nancy que l’on trouve un ensemble complet de cet art : Immeubles, meubles, vaisselle, luminaires, lampes, portes, vitraux, ferronnerie, affiches. Les sous-sols du Musée des Beaux Arts de Nancy renferment une magnifique collection de vases Daum qui permet de suivre l’évolution dans le temps de cet art.

Autres bâtiments 

CIMG0920

Crédit Lyonnais

CIMG0921CIMG0942CIMG1225CIMG1226

Chambre de Commerce

CIMG0924CIMG1232CIMG1233CIMG1234

Société Générale-Brasserie Excelsior

La villa Majorelle

CIMG0977CIMG0978Villa majorelle- BuffetCIMG0131Villa majorelle-escalierCIMG0158Villa Majorelle-Porte d'entrée

 

Le Musée d'Art Nouveau

CIMG1229

CIMG1018CIMG0992CIMG0993CIMG0994CIMG1019CIMG1024

Une exposition a eu lieu cette année à la Pinacothèque de Paris sur le thème de l’art nouveau dont l’apogée est contemporaine de l’exposition universelle de Paris. Les noms des principaux artistes qui en ont élaboré les schémas esthétiques sont Gallé, Mucha, Majorelle, Gaudi, Guimard, Klimt, Bugatti, Prouvé, Lalique, Horta.

Plus de photos ? voir le diaporama  Nancy Nancy

Guy Muller

Partager cet article
Repost0
15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 17:04

L’été a été propice à de nombreuses découvertes d’expositions qui offriront la possibilité de vous en faire découvrir les œuvres. Mais il m’apparait intéressant de traiter de la qualité de nombreux écrins que nous risquons de visiter sans les voir.

Ainsi, j’ai souvent attiré votre attention sur la qualité de la villa Masséna, du musée Chéret, du Mamac, du musée des arts asiatiques, du musée Chagall pour la seule ville de Nice. Nous reviendrons sur les expositions qui s’y sont tenues à l’occasion de l’année Matisse, ou à l’occasion d’expositions particulières telle celle sur les autoportraits de Chagall.  

Mais cette année a aussi été très riche avec Marseille : le Mucem et la rénovation du palais Longchamp, avec une redécouverte de la Fondation Maeght à l’occasion de l’exposition de BHL. Dans ce cas l’écrin, constitué par le jardin et les sculptures exposées, s’enrichit d’année en année par des apports successifs.

CIMG0365

CIMG0356

Le Louvre

Le palais du Louvre constitue l’ensemble le plus vaste et le plus décoré au plan de sa statuaire extérieure. Bien que souvent visité, on en oublie souvent les collections permanentes, qui bénéficient d’une magnifique mise en lumière au fil des abandons de surface par le ministère des Finances. Cette année, nous avons visité les deux cours, dont les excavations ont permis de présenter une importante statuaire, répartie sur plusieurs niveaux.

CIMG0357

CIMG0312CIMG0313CIMG0317CIMG0315

Michelangelo Pistoletto a réussi de parer la mise en scène de la cour Richelieu en y posant une structure particulière. Il s’agit d’une pyramide recouverte de miroirs, coiffée par trois cercles recouverts de tissus multicolores. Cette œuvre symbolise le Paradis à trouver, coincé entre le cercle de la religion et celui de la société de consommation. Seul l’art est créateur comme la vie l’est elle-même : une suggestion sexuelle s’observe par le positionnement de l’obélisque dans le cercle central. En définitive, une très belle confrontation entre la vision de l’artiste et celle d’un palais historique, devenu un musée gigantesque.

CIMG0320CIMG0332

Le musée Pompidou de Metz

Nous sommes en présence d’une structure de verre et de bois qui enserre la totalité du musée. Cet édifice surprend par son silence et la beauté de son architecture. Une collaboration avec Buren lui a fait gagner quelques galons noirs et blancs visibles du deuxième étage. Deux expositions se tenaient simultanément : vues d’en haut et Lewitt pour son art conceptuel. Nous y reviendrons.

CIMG0216CIMG0215CIMG0217

Nancy

Cette ville offre plusieurs musées à visiter.

Le musée des Beaux-Arts.

Situé en pleine place Stanislas, il bénéficie d’une vue amplifiée par la dimension de la place et par l’absence de toute circulation automobile.

CIMG0988CIMG0881

CIMG0886.JPGCIMG0981.JPG

 

Le musée des Ducs de Lorraine

Derrière une magnifique porte, le musée permet de voir une collection d’œuvres. Nous avons admiré plusieurs tableaux du peintre La Tour, spécialisé dans le traitement de la luminescence issue des bougies et lampes à huile.

CIMG1179

CIMG1122

Le Musée de l’Art Nouveau

Situé dans une magnifique maison entourée d’un grand parc, cet écrin est entièrement consacré aux meubles, luminaires en fer et pates de verre, vitraux.

CIMG1041

CIMG1036

La villa Majorelle et les villas de la rue Félix Faure

L’architecture de la villa Majorelle et de nombreuses maisons mettent l’accent sur la vision d’un art qui s’attaquait à un ensemble : mobilier, portes, cheminées, balcons, verrières, papier peint.

CIMG0978

CIMG1058

La Fondation Maeght

Miro, Giacometti, Calder, César, combien de talents agrémentent un parc aux essences méditerranéenes. Il faudra revenir sur l’exposition Bernard Henri Levy, entièrement conçue comme une promenade philosophique, de Platon aux œuvres de nombreux contemporains. 

         CIMG0921CIMG0904CIMG1074 

Guy Muller

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 10:27
CIMG0744
Le musée Regards de Provence

Avertissement : la prise de photos est interdite dans toutes les expositions décrites ci-après.

L’ancienne station sanitaire du port de Marseille accueille depuis mars 2013 un nouveau musée qui s’insère dans la plate-forme du Mucem. Situé au bas de la descente de la Major, ce musée présente deux expositions. Un café-restaurant est situé dans l’enceinte du musée.

Bernard Venet

C’est la première fois que l’œuvre de Venet est présentée avec ses origines datant de son service militaire en Algérie et de sa vie en Provence (1961-1966). L’exposition chemine donc à travers diverses époques de la vie de l’artiste. Au début on peut parler d’une période noire avec des créations parfaitement mise en évidence. L’emploi du goudron en larges taches commence sur des cartons d’emballage et se poursuit sur des dalles. Le noir se développe avec un tas de charbon dont le volume, les sinuosités et l’épaisseur sont déterminés par le poids de la masse déposée.

Puis nous passons à l’univers connu sous le nom d’art conceptuel. En vertu de cette forme, les artistes conceptuels prennent une distance à l'égard de l'objet dans l'œuvre d'art. Cela aboutit à une activité artistique utilisant d'autres langages : graphiques mathématiques, mesures de distances, répertoriage d'années..., pour être la condition nécessaire et souvent suffisante à l'existence d'une œuvre. Le rez-de-chaussée de l’exposition rappelle les calculs géométriques qui servent de base aux diverses torsion d’un métal volontairement rouillé. Sol Lewitt, autre peintre conceptuel, explique  que « Dans l'art conceptuel, l'idée ou le concept est l'aspect le plus important du travail. » Il expose en ce moment au Centre Pompidou de Metz. La confrontation de Lewitt et de Venet montre l’importance prise par la dimension géométrique de leurs propositionses.

A l'étage sont présentés des sculptures sous forme de maquettes. On avance à travers diverses présentations de rails courbés et torturés à souhait. Arcs, angles et lignes droites montrent la globalité et l’universalité d’une œuvre désormais présente dans de nombreux pays. Certaines œuvres sont le fruit de calculs géométriques, tandis que d’autres sont de la déconstruction savante. Une vingtaine d’œuvres sont proposées comme le monument des vallées de Nice placé sur la promenade des anglais.

CIMG0550.JPGCIMG0234.JPG

 

Cassis, port de la peinture

Pierre et Michèle Dumon ont voulu doter ce musée d’un ensemble d’œuvres via une fondation. De nombreuses expositions ont déjà été organisées en divers lieux de la ville. Mais cette importante donation pourra mieux vivre dans ce nouveau musée. La constitution de cette importante collection témoigne d’une prescience extraordinaire quant à la qualité et à la quantité des peintures achetées.

Toutes les époques sont représentées dans la collection complète. Parmi les peintures acquises en salle des ventes, on trouve Lacroix de Marseille, Garibaldi, Monticelli, Guigou, Ziem, Camoin, Crémieux, Marquet, Olive, Loubon, etc. D’autres achats ultérieurs ont complété la collection avec Buffet, Picabia, Pignon, Chabaud, Ben.

CIMG0764

L’exposition en cours est centrée sur la ville de Cassis et sur ses peintres pour la période 1845-1945. Elle est relatée par un numéro spécial de la revue "Connaisance des Arts". Avec plus de 800 œuvres en réserve, la Fondation en prête 100 à 150 à d’autres musées, elle peut animer ses murs avec quatre expositions différentes par an. Chaque exposition donne lieu à l’édition d’un catalogue.

Le grand atelier du Midi

C’est l’exposition de prestige destinée à accompagner la célébration de Marseille capitale européenne de la culture. Elle est répartie sur deux espaces : le palais Longchamp à Marseille et le musée Granet à Aix en Provence. L'exposition est présentée en deux volets.  A Aix en Provence, la priorité est mise sur les formes, à Marseille c'est la couleur qui est au centre des attentions. Le Musée Granet, habitué désormais aux grandes expositions, poursuit cette année encore son hommage à Cézanne. Le peintre aixois est bien présent avec 8 toiles présentées, mais Picasso, Matisse ou encore Dali y tiennent aussi une place de choix. 

la-peche-au-thonCIMG0820

      Superbe pêche au Thon de Dali et Sainte Victoire "route Cézanne"

A Marseille, le Musée des Beaux Arts ouvre ses portes au public après avoir été entièrement rénové. C'est dans ce lieu somptueux au cœur de Marseille que les peintres sont réunis autour d'une thématique le Midi, tous inspirés par sa lumière exceptionnelle. Trois grandes salles aux murs colorés subliment la centaine d’œuvres exposées. La scénographie a été particulièrement bien travaillée. On se laisse facilement porter d'un artiste à l'autre grâce aux citations inscrites sur les murs. Le premier étage est consacré au paysage. Le rez-de-chaussée intègre les personnages qui vivent dans un univers idyllique. C’est le mariage entre le paysage souvent maritime et la joie de vivre d’hommes et de femmes présentés comme vivant dans un Paradis-Eden permanent. 

CIMG0736CIMG0738-copie-1CIMG0739-copie-1

      Palais Longchamp et fresques de Puvis de Chavanne

Saluons la rénovation du Palais Longchamp qui redeviendra seulement l’an prochain le musée des Beaux Arts de la ville. Le musée historique de la ville étant lui-même en retard, avec une ouverture en septembre, ce manque de coordination aura été préjudiciable à l’année européenne. Même le Mucem a été seulement inauguré au mois de juin.

A voir le Diaporama :  marseille marseille

 

Guy Muller

 

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 19:02
CIMG0809CIMG0799CIMG0687La Rénovation urbaine de la ville se poursuit, après celle du quartier de la République, le quartier du Port termine son aménagement entre le fort du roi René et l’église de la Major. Au-delà de la Major un nouveau quartier émerge avec des hôtels, des commerces, dont le débouché sur le Panier est facilité par des escaliers. Une vaste esplanade a permis de construire le Mucem et un autre bâtiment la villa méditerranée. Le Mucem est lui-même relié à la Tour par une passerelle qui permet de visiter une vaste étendue. Cette nouvelle configuration offre la possibilité de visiter le quartier du Panier et son musée de la Charité, en traversant une deuxième passerelle qui relie le fort Saint Jean au Panier.

CIMG0719CIMG0698

Si l’on désire flâner dans la ville, visiter Martigues, Cassis ou suivre la route de la Sainte Victoire dite « route de Cézanne » une semaine de séjour est indispensable pour espacer visites des musées et promenades. La visite en une seule journée du Grand Atelier du Midi est déconseillée, car la ville d’Aix mérite une demi-journée.

Nous avons pu voir la totalité des expositions en cours au Mucem, au musée Regards de Provence, à la Villa Méditerranée, situés sur la même esplanade. Puis nous avons admiré les deux expositions du Grand Atelier du Midi présentées au Palais Longchamp de Marseille et au musée Granet d’Aix en Provence.

Le Mucem

Autour d’un rectangle, une résille en béton enserre le musée, œuvre de l’architecte Rudy Ricciotti associé à Jean Carta. Ce bâtiment est entièrement parcouru par des passerelles qui permettent d’admirer le paysage alentour. Outre les salles d’exposition un forum-auditorium, un restaurant et une terrasse sont inclus dans le musée. On y accède par trois entrées : Panier, vieux port et esplanade donnant sur le rez-de chaussée. L’accès est libre pendant les heures d’ouverture du Musée seules les expositions sont payantes. En ce moment trois expositions sont présentées entièrement consacrées à la Méditerranée.

 

 

La galerie de la Méditerranée

Située au rez-de-chaussée, elle présente les arts classiques d’Egypte, de Rome et de Grèce, sous forme de statues. Puis plusieurs univers se découvrent avec l’agriculture, les Dieux, la citoyenneté et les droits de l’homme, la naissance du monothéisme centré sur Jérusalem et le mur des lamentations. Enfin, la Méditerranée est à l’origine des découvertes d’autres continents grâce au développement d’instruments de navigation.

Ces présentations sont réalisées dans un espace déterminé par des voiles qui séparent les allées de présentation. On peut donc penser que cet espace permanent sera appelé à évoluer ultérieurement.

-

  CIMG0788CIMG0786

Le noir et le bleu

Il s’agit d’une exposition temporaire destinée à montrer que l’évolution des pays entourant la méditerranée a connu bien des tourmentes. La tension entre les deux couleurs de Miro et Goya rappelle toutes les guerres et les dominations successives de capitales en expansion. Venise, Istanbul, Beyrouth, Athènes, Carthage, et plus récemment l’arrivée du fascisme. En fin de parcours, des vidéos montrent des turbulences en cours dans des capitales en 2011 : en Grèce, en Italie, en Espagne, en Libye, en Egypte, en Tunisie. Un jeu de déconstruction permet de démolir des immeubles à Beyrouth, tandis que la guerre dans l’ex-Yougoslavie est figurée par des photos montrant de nombreux immeubles détruits.

Une volonté de domination s’exerce en permanence dans ce lieu d’échanges commerciaux. La violence y est donc perpétuelle comme en témoignent nombre de vestiges antiques ou contemporains.

 

 Au bazar du Genre

C’est une autre exposition sur les disparités existantes entre les sexes entre le nord et le sud de la méditerranée. D’autant que ce débat se poursuit en continu avec le mariage pour tous, avec la réforme du droit des femmes en Tunisie, celle du code de la famille au Maroc. Plus encore avec les codes corporels et vestimentaires imposés par les sociétés à ses membres.

Une photo met en scène une femme matador qui tient une cocotte minute à la place d’une cape.

CIMG0796CIMG0798CIMG0684

Le fort Saint Jean et la Tour du roi René

Ce lieu a toujours été fermé au public. Il est situé à l’entrée du port de Marseille dont la Tour du roi René est une figure emblématique pour nombre de peintres. Nous pouvons admirer l’ensemble du Port et la « Bonne mère » depuis la terrasse supérieure de la Tour.

CIMG0797CIMG0801CIMG0802CIMG0813CIMG0814CIMG0803CIMG0819

Le fort montre ses fortifications, ses chemins de ronde, sa place d’armes, sa chapelle, qui s’étagent sur plusieurs étages. Deux passerelles d’accès permettent de profiter des jardins du fort Saint-Jean. Ces jardins présentent une cour d’orangers, un jardin des myrtes, des figuiers, des plantes aromatiques, un parcours des plantes emblématiques de la méditerranée, une aire de pique-nique. L’ensemble de ces jardins est intitulé « le jardin des migrations », il fera l’objet d’animations et de visites toute l’année. En face du Mucem, sont placés des oliviers et de la vigne, face au débouché de sa passerelle.

La villa Méditerranée

C’est un autre bâtiment placé devant le Mucem qui surplombe une piscine. Son objet   consiste à proposer une autre vision de la méditerranée. Le terme de « villa »  décrit bien un projet de coexistence entre les 22 pays qui bordent notre mer. Mais l’avenir c’est plutôt la densification explosive et continue de son littoral, la pollution, les confrontations politiques.

CIMG0716CIMG0711CIMG0695

Aussi le sous-sol de la villa décrit la mécanique commerciale et les migrations de populations. Avec 7% de la superficie des mers, la méditerranée supporte 30% du commerce mondial ! Les points de départ et d’arrivée des migrants sont décrits avec des vidéos et des cartes géographiques. Un espace de témoignages demande aux visiteurs de s’exprimer sur leur vision du futur. Il en résulte un affichage de billets jaunes sur une partie de salle.

CIMG0705CIMG0761

 

Le dernier étage de la villa offre un parcours sur de nombreux thèmes sous l’appellation « 2031 en méditerranée, nos futurs ». On y accède par un immense escalator. Nous avons une vue imprenable sur la cathédrale de la Major ou sur l’entrée du port par un balcon. Des plaques de verre nous soutiennent lorsque nous regardons vers le bas les personnes et la piscine. 

CIMG0690

A voir le Diaporama : marseille marseille

Guy Muller

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 07:27
CIMG0200
Nous avons eu la très grande chance de pouvoir voir et comparer les deux expositions en cours à Paris. Quelle découverte que de voir à deux jours d’intervalle ces deux peintres du paysage pour trouver une palette de couleurs extraordinairement étendue. 

CIMG0201CIMG0285CIMG0286

Félix Ziem est exposé au Petit Palais à nouveau pourrait-on dire, après une autre magnifique exposition à Marseille, il ya trois ans. Le Petit Palais était mis en lumière par le papetier Canson qui en tramait les colonnes extérieures.

CIMG0269CIMG0244

CIMG0272

Ziem c’est la méditerranée, l’orientalisme, des vues éblouissantes d’un midi gorgé de soleil, paré d’un technicolor avant la lettre. Il savait rendre au centuple les effets de la chaleur lors du pèlerinage à la Mecque, sur les quais de Venise ou les rives du Bosphore.

 CIMG0267CIMG0226CIMG0256

Eugène Boudin, est exposé au musée Jacquemart-André, musée facilement abordable grâce à un parking situé à moins de cent mètres. La palette de Boudin est plus mesurée, plus pastel et mieux appropriée au ton du rivage normand, proche des impressionnistes. Les tableaux présentés viennent de très loin et sont parmi les plus beaux données à voir. On constate que les étrangers : américains, anglais, mexicains, espagnols, ont eu la main heureuse lorsqu’ils ont choisi les tableaux.CIMG4913CIMG4932

06. concert au casino de deauville - washington

Eugène Boudin

Boudin c’est la mer, le rivage et les personnages qui commencent à vivre un farniente doré. On dit que Boudin est un peintre de la météorologie, avec des toiles inscrites dans l’azur du ciel. Deux tiers de ciel pour un seul tiers de terre semble la proportion idéale, inscrite dans un œuvre importante. Nous avons d’ailleurs pu visiter il y a deux ans sa plus importante collection au musée André Malraux du Havre. Boudin a été considéré comme un peintre trivial obsédé par les vaches, leurs coloris, leur diversité (disparue depuis au profit d’une productivité uniformisante). Il fallait du courage pour mettre en scène des bovidés seuls sur une toile.

CIMG4937CIMG4939CIMG4935

Georges Bizet, dans le domaine musical, avait aussi étonné en faisant de Carmen son héroïne, heurtant le bon goût bourgeois, avec une ouvrière tête d’affiche. Un autre peintre Degas devait connaître un plus grand succès aux Etat-Unis, pensez Madame, il peignait des lavandières et des blanchisseuses. Eugène Boudin, s’éloigne des portraits empesés de la période précédente, en étalant les mœurs des nouveaux venus sur la plage. « Car il lui faut du génie pour tirer parti de cette bande de fainéants poseurs ». Le concert à Trouville (musée de Washington) met en scène les reines de la mode en crinolines. Mais il ne faut pas s’attendre à une description précise des personnages montrés de loin en assemblée. Ce sont des vues qui mettent surtout en lumière des postures et des couleurs. Ce sont les premiers loisirs d’une caste, une chronique de l’élégance et des ses outrances : la crinoline tombant sur le sable de la plage, les cabines payantes, le kiosque à musique. Une irruption en contradiction avec la vie des normands : élevage, pêche, traditions religieuses.

 

Voir le diaporama des expositions : Felix-Ziem-Eugène Boudin Felix-Ziem-Eugène Boudin


Guy Muller

 

 

Partager cet article
Repost0
15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 17:27
Une exposition de 1813 a été reconstituée pour restituer l’univers de Jane Austen. Une universitaire du Texas, Janine Barchas,  a eu l’idée de refaire entièrement une exposition telle qu'elle était présentée  en mai 1813, cette année. Cette expérience virtuelle a exigé un effort intense pour retrouver et positionner les œuvres de Joshua Reynolds, artiste spécialisé dans le traitement des portraits. Il est à l’origine de la création de la Royal Academy.
ba-obj-4934-0001-pub-large
La reconstitution de la Galerie
C’est en s’aidant du catalogue de l’exposition que la situation des tableaux sur les cimaises a pu être reconstruite. Ce catalogue répartit chaque tableau dans les salles d’exposition. D’autres tableaux ultérieurs décrivent la galerie et montrent comment l’accrochage était effectué à l’époque. Les dimensions des tableaux étant connues, un immense puzzle a permis de retrouver 141 tableaux sur les 170 de l’exposition d’origine, pour les placer exactement sur les murs de la Galerie. Aujourd'hui, les peintures qui ont participé à cette exposition sont dispersées à travers le monde, et le bâtiment d'origine dans Pall Mall qui abritait autrefois la British Institution est  méconnaissable. La réalité virtuelle, ainsi créée, replace l’ensemble de la collection présentée au public en 1813 dans son jus unique. Il est désormais possible de revoir tableaux et musée dans une configuration désormais détruite.
Parmi les toiles de la galerie rétrospective, les nombreux portraits de célébrités de politiciens du 18e siècle, d’acteurs, d’auteurs et d’aristocrates offrent des exemples concrets de l’univers connu par Jane Austen. Comment quelqu'un comme Jane Austen, qui ne circule pas personnellement parmi l'élite sociale, a néanmoins été plongée dans la vie de la société ? L’exposition donnait à voir ce que Gala donne à voir aujourd’hui au peuple. N’oublions pas que Joshua Reynolds était devenu pair d’Angleterre. Il avait à son actif deux grands portraits du roi et de la reine, portraits placés dans la salle d’entrée de l’exposition. Joshua Reynolds est un contemporain de Thomas Gainsborough, autre très grand spécialiste de l’art du portrait.
Avant l’ère de la photographie, les portraits des gens riches étaient reproduits, par la suite, par des graveurs. Ces portraits constituaient une véritable mise en scène de personnes toujours embellies. Ils ornaient les pages des journaux mais aussi les pages de livres. Jane Austen a certainement utilisé des œuvres de Reynolds pour enrichir et aérer ses romans.
ba-obj-1153-0008-pub-largeba-obj-722-0008-pub-large

Ces deux tableaux postérieurs à l’exposition Reynolds contiennent des informations sur la salle d’exposition du premier étage. Ils montrent le foisonnement des toiles accrochées au contraire des expositions actuelles.

CIMG0547-copie-1.JPG

Les deux Waldegrave - Musée de Chantilly

De Sir Reynolds à Jane Austen

Jane Austen est considérée comme la plus grande auteure de langue anglaise. Ses œuvres ont atteint une notoriété mondiale, attestée par de nombreuses mises en scènes filmées, des tirages énormes pour l’ensemble de ses livres. Raison et sentiment, Northanger Abbey, Emma, Orgueil et préjugés, Persuasion, forment un ensemble décrivant une bonne société sous un angle ironique. Jane a d’ailleurs donné d’excellents conseils à ses héroïnes afin qu’elles trouvent le mari idéal. Ce mari là est surtout celui issu d’une caste de riches propriétaires ou d’aristocrates. Aussi certains ont-ils méprisé  une littérature proche de celle d’Harlequin. C’est si vrai que plusieurs romans ont donné lieu à la confection de miniséries favorisées par le label  qualité de la BBC avec des d’actrices remarquables.

Si l’on se rapproche de l’époque, la circulation entre les villes était lente et les relations entre les gens restreintes. On connaissait les habitants résidants à quelques lieues de sa résidence. Tous au plus une dizaine de personnes. Pour vivre la vraie vie, il fallait résider à Londres, d’où l’intérêt de cultiver des amitiés, des relations, pour permettre des rencontres entre les jeunes. D’où un investissement important des mères dans l’occupation de l’espace public : cafés, restaurants, bals, concerts, expositions, circulations interminables dans les parcs et jardins. Ainsi que dans la préparation des rencontres, aidées par la lecture de la presse qui annonçait telle ou telle présence d’un mari potentiel.

 

Jane sait conter une histoire car elle en est la principale intrigante. Ses conseils sont très autobiographiques et souvent marqués par l’erreur. Ce sont ces erreurs qui donnent continuité et suspense à ces histoires qui ne concernaient pas plus d’un pour cent de la population. Jane Austen n’a jamais été mariée en dépit des conseils avisés qu’elle dispensait à ses sœurs. Nous devons lui en être reconnaissants pour la liberté ainsi acquise de parler d’une condition féminine inexistante. Son célibat offre l’opportunité d’admirer ou de plaindre nombre de visages gravés pour l’éternité dans une très belle langue. Car le nombre de chaires consacrées à Jane n’a cessé d’augmenter en fonction inverse de la destruction complète des conditions de vie de l’époque. Joshua Reynolds a lui aussi gravé les personnages de l’époque comme le font les grands photographes actuels.

En unissant ces deux personnages d’il y a deux siècles, la galerie virtuelle suivante, mérite votre visite : link

Guy Muller

Partager cet article
Repost0
30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 09:22

CIMG0001

C’est un nouveau musée qui est venu enrichir le Département des Alpes Maritimes en 2008. Nouveau musée surtout par une conception unique associant l’art classique à l’évolution de l’Art. La réunion en un seul lieu de l’art classique égyptien, grec et romain avec l’art pictural permet un survol immédiat des influences ressenties par des peintres éloignés dans le temps, mais formés à l’école classique. Les Amis des Musées de Nice ont aussi programmé cette visite avec comme guide-conférencière Martine Pellissier.

La vidéo suivante présente les diverses collections du musée

C’est un homme d’affaires, Christian Levett qui eut l’idée de doter le musée de Mougins d’une collection patiemment assemblée, fruit d’une vie de recherches et d’accumulations variées. On peut ainsi distinguer une partie égyptienne située dans une crypte du musée, une statuaire grecque et romaine logée au rez-de-chaussée, des collections d’armes, de casques, de monnaies antiques présentées au dernier étage et dans les escaliers.

Mais ce qui caractérise cet ensemble est l’adjonction de peintures qui montrent l’influence de l’art classique sur la peinture de ses origines à nos jours. C’est ainsi que des oeuvres d'Hubert Robert et de Panini spécialistes des paysages en ruines très architecturées, voisinent avec des sculptures plus anciennes. Deux Rubens présentent une transposition picturale de sculptures d’empereurs romains (Vespasien, Vitellius).   Un tableau d’Andy Warhol dessine un visage féminin inspiré du tableau de Botticelli la « Vénus sortant de l’onde ». Klein, Chirico, Chagall, Calder, Dufy, Picasso, Matisse, Dali,  Maillol, apportent non leur contraste, mais leur tribut aux influences classiques. L’addition, la concentration d’œuvres souvent compartimentées, séparées, dans des musées spécialisés, divisés selon les époques de création, apparait ici détruite. 

La présentation des oeuvres du musée bénéficie d'une véritable scénographie dont la qualité contribue pleinement à la démonstration recherchée. L'unité du projet originel est renforcée par nombre de panneaux explicatifs et par plusieurs écrans interactifs.

CIMG0166 - Copie

Un résumé de la visite : sculpture classique, sculpture d'Arman, village de Mougins

Pour l’amateur qui a rassemblé autant de chefs d’œuvre, l’art est unificateur, comme dans une course de relai. La génération spontanée n’existe pas : une source, une racine, une origine, servent de levier et de levain. Aussi l’expression la plus parfaite d’une telle symbiose unificatrice est née de la Grèce : la philanthropie du partage du bien commun. L’art classique dans une civilisation plusieurs fois millénaire est bien à la racine de toute création ultérieure. D’ailleurs, que seraient nos villes sans l’intégration d’une architecture égypto-greco-romaine, dans les monuments, églises, places, avenues. Souvent le retour au classicisme a permis une renaissance politique imprimant une signature dans nombre de capitales. Saint Petersburg, Londres, Paris sont profondément marqués par des arcs de triomphe, des églises, des colonnades… Le recours à la lumière grecque par Napoléon, la Reine Victoria, Pierre le Grand, montre la recherche du grandiose pour s’installer dans le temps. Même s’il ne s’agit que de mettre en scène un décor pour y déployer fastes divers et défilés.

Le musée de Mougins s’attaque donc à la destruction savante de l’ordre chronologique. La culture véritable de Christian Levett est une intégration, une osmose, d’influences dirigées par la force de l’art antique. Quelle relation peut-on faire entre les superbes sarcophages peints du sous-sol du musée et le crane de la tête heureuse de William Hirst ? Certainement celle d’une mort apaisée, couverte par une généreuse polychromie. La mort est aussi très présente avec les casques, armures, boucliers, destinées à protéger les guerriers. Toutefois, une citation de Platon est affichée au même étage, « Seuls les morts ont vu la fin de la guerre ». Oui, ces millénaires parcourus dans ce musée, ont été sanglants, avec les deux records de guerres mondiales. La civilisation est fragile comme le rappelle Picasso dans ses fresques sur la guerre et la paix à Vallauris.

CIMG0004CIMG0006CIMG0003CIMG0010CIMG0171CIMG0170CIMG0009CIMG0167.JPG

Vues du village de Mougins

Il y a tout juste un an, une exposition « Exils » rappelait outre l’attraction exercée par la Côte d’Azur sur les peintres, le refuge qu’ils y ont trouvé dans leur fuite, pour échapper aux barbaries de l’époque. Mougins, Biot, Saint Paul de Vence, Nice et Cannes ont abrité nombre d’exilés enchantés par les couleurs d’un midi azuré. Leur palette en a été transfigurée.

 

Guy Muller

Partager cet article
Repost0

Le Musée Lascaris

https://youtu.be/l23HXor58bY

Rechercher

Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation-Boussole