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DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 10:45

 

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Cinquième jour. Dettifoss – Les cratères de Myvatn

Il s’agit de la plus puissante chute d’eau d’Europe alimentée par le glacier Vatnajokul. Ce n’est pas sa hauteur de 44 mètres qui impressionne, mais son débit de 500 mètres cube par seconde. Toutefois la pluie gâche notre plaisir et le vent est à son apogée au-dessus des chutes. Nous aurons heureusement le plaisir de nous arrêter devant d’autres cascades plus harmonieuses. En la matière le débit n’est pas le plus important. A Dettifoss la cascade tombe sur plusieurs paliers et brumise de façon spectaculaire comme le montre notre vidéo.

Le site de Myvatn rassemble les phénomènes liés au volcanisme : champs brûlés par l’acide sulfurique qui sort par des marmites nauséabondes, solfatares nimbées de fumeroles. Nous voyons aussi des pseudo-cratères. Plusieurs autres cratères rappellent les dommages causés au fil des siècles par ces éruptions. Une usine géothermique est implantée pour utiliser cette force gigantesque. Il arrive aussi que des forages soient abandonnés et le puit fermé. En chemin, l’usine d’aluminium d’Alcoa est alimentée en électricité par d’énormes pylônes.

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La fin de journée se passe devant un lac situé face à notre hôtel. 

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Sixième jour. Godafoss – Akureyri – Glaumboer – Vidimyri – Stadarskali

Une nouvelle très jolie chute nous attend à Godafoss. Elle est très bien située pour l’observation car nous dominons plusieurs chutes situées au sein d’un paysage magnifique de basalte entouré de verdure. Le passage de vallées nous permet d’observer nombre de chevaux islandais.

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Lojosavatn. Une église de Thorgeir nous attend au sein d’un magnifique paysage. Son chœur est entièrement orienté vers la nature par l’intermédiaire d’une vitre panoramique. Au-delà de l’autel, les participants sont invités à voir une nature splendide selon une dimension spectaculaire. Cette ouverture sur les champs, sur un petit lac et sur la montagne vaut tous les prêches, avec une symphonie pastorale remarquablement mise en scène. Un membre de notre équipe de voyageurs, inspiré par l’église, se met à jouer de l’orgue pour un moment de grâce.

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Akuyeri est une localité importante où sont amarrés des bateaux de croisière. Avec 16 000 habitants nous voyons des architectures très variées. Shopping obligatoire !

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Glaumboer. Nous visitons une ferme ancienne, transformée en musée et dont les intérieurs rappellent les conditions de vie des fermiers. Tout y est organisé pour permettre une vie de la communauté en autarcie complète. Des pièces spécialisées montrent plusieurs ateliers : bois et cerclages, forge, tissage, viande, poisson conservé en saumure dans des barriques. C’est l’occasion de prendre un chocolat au sein d’un musée de la vaisselle composé de meubles anciens.

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La ferme est construite avec de la tourbe, des pierres et de l’herbe qui assurent son isolation. La toiture est elle-même isolée par une couche de tourbe où pousse de la végétation. Ironie de l’époque puisque nos constructions actuelles cherchent à reproduire ce type d’isolation au titre de la recherche de la performance énergétique.

 

Nous nous arrêtons pour visiter l’église de Vidimyri. Il n’en existe que quatre de ce type en Islande et elles sont classées. L’absence de forêts a conduit les habitants à employer du bois de récupération en provenance de la mer. Ce bois est très résistant, d’une belle blondeur, offrant la possibilité de donner de nombreux décors. Un beau retable est situé sous la croix. En route pour le fjord de Stadarskali.

 

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 09:14

 

Quatrième jour. 

Nous longeons une dernière fois le glacier du Vatnajokul sans voir grand-chose du fait des circonstances météorologiques. Un autre arrêt le long du fjord restera sans suite à cause d’une pluie intense. Une amélioration nous permet d’admirer le petit port de Djupivogur.

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Le port de Faskrudsfjordur rappelle avec son musée la présence des pêcheurs français pendant près de trois siècles. Pour ces marins bretons, l’Islande était plus proche que Paris. La vie de ces pêcheurs a été décrite par Pierre Loti. La pêche à la morue était rendue difficile par la durée de la pêche étalée sur six mois. La morue était pêchée à la ligne et le travail rémunéré à la tâche, en fonction du nombre de langues de morues prélevées. Les accidents étaient nombreux, l’hygiène absente. C‘est la raison pour laquelle un hôpital fut construit sur le port que nous visitons. Le musée a reconstitué plusieurs scènes montrant les blessés attendant la consultation, l’un d’entre eux étant soigné par une infirmière. Une reconstitution parfaite de la cale du navire montre l’entassement des couchettes. Plusieurs écrans retracent la vie des marins et leurs relations avec leurs familles avec des cartes postales ou des lettres.

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Le musée est neuf et des extensions sont en cours. Les constructions, le nom des rues, le cimetière, tout ici  rappelle la présence française. Surtout les naufrages de 400 goélettes sont mentionnés à côté d’une ancre et d’un mât brisé placés le long de la rue principale. Notre vidéo qui balaye l’espace où les goélettes étaient en panne montre un univers sans couleur où seules les maisons en apportent.

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Mais Pierre Loti conte la vie et les rêves de ces pêcheurs avec une gravité et une poésie rare. Chacun de ses romans correspond à un pays différent. Il réalise une étude naturaliste et psychologique sur les mœurs de chaque pays. Il s'immerge entièrement dans la culture de son voyage. Il a une vision de l'altérité qui n'est pas intellectuelle mais sensible. Son lyrisme et son conformisme l’ont fait préférer à Emile Zola pour son élection à l’Académie française et au Goncourt. Officier de marine avec d’éminents états de services, il connut de multiples promotions en plus de quarante ans d’activité sur 29 navires différents.

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Pierre Loti – Pêcheurs d’Islande

Il y avait du feu dans un fourneau ; leurs vêtements mouillés séchaient, en répandant de la vapeur qui se mêlait aux fumées de leurs pipes de terre. Leur table massive occupait toute leur demeure ; elle en prenait très exactement la forme, et il restait juste de quoi se couler autour pour s’asseoir sur des caissons étroits scellés aux murailles de chêne. De grosses poutres passaient au-dessus d’eux, presque à toucher leurs têtes ; et, derrière leurs dos, des couchettes qui semblaient creusées dans l’épaisseur de la charpente s’ouvraient comme les niches d’un caveau pour mettre les morts. Toutes ces boiseries étaient grossières et frustes, imprégnées d’humidité et de sel ; usées, polies par les frottements de leurs mains. Dehors, ce devait être la mer et la nuit, l’infinie désolation des eaux noires et profondes.  

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À bord, ils ne possédaient en tout que trois couchettes, – une pour deux – et ils y dormaient à tour de rôle, en se partageant la nuit. Trois d’entre eux se coulèrent pour dormir dans les petites niches noires qui ressemblaient à des sépulcres, et les trois autres remontèrent sur le pont reprendre le grand travail interrompu de la pêche. Dehors il faisait jour, éternellement jour. Mais c’était une lumière pâle, pâle, qui ne ressemblait à rien ; elle traînait sur les choses comme des reflets de soleil mort. Autour d’eux, tout de suite commençait un vide immense qui n’était d’aucune couleur, et en dehors des planches de leur navire, tout semblait diaphane, impalpable, chimérique.

L’œil saisissait à peine ce qui devait être la mer : d’abord cela prenait l’aspect d’une sorte de miroir tremblant qui n’aurait aucune image à refléter ; en se prolongeant, cela paraissait devenir une plaine de vapeur, – et puis, plus rien ; cela n’avait ni horizon ni contours. La fraîcheur humide de l’air était plus intense, plus pénétrante que du vrai froid, et, en respirant, on sentait très fort le goût de sel. Tout était calme et il ne pleuvait plus ; en haut, des nuages informes et incolores semblaient contenir cette lumière latente qui ne s’expliquait pas ; on voyait clair, en ayant cependant conscience de la nuit, et toutes ces pâleurs des choses n’étaient d’aucune nuance pouvant être nommée. 

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Yann et Sylvestre avaient préparé très vite leurs hameçons et leurs lignes, tandis que l’autre ouvrait un baril de sel et, aiguisant son grand couteau, s’asseyait derrière eux pour attendre. Ce ne fut pas long. À peine avaient-ils jeté leurs lignes dans cette eau tranquille et froide, ils les relevèrent avec des poissons lourds, d’un gris luisant d’acier.  Et toujours, et toujours, les morues vives se faisaient prendre ; c’était rapide et incessant, cette pêche silencieuse. L’autre éventrait, avec son grand couteau, aplatissait, salait, comptait, et la saumure qui devait faire leur fortune au retour s’empilait derrière eux, toute ruisselante et fraîche.

Les heures passaient monotones, et, dans les grandes régions vides du dehors, lentement la lumière changeait ; elle semblait maintenant plus réelle. Ce qui avait été un crépuscule blême, une espèce de soir d’été hyperborée, devenait à présent, sans intermède de nuit, quelque chose comme une aurore, que tous les miroirs de la mer reflétaient en vagues traînées roses... Ils avaient tous veillé la nuit d’avant et attrapé, en trente heures, plus de mille morues très grosses ; aussi leurs bras forts étaient las, et ils s’endormaient. Leur corps veillait seul, et continuait de lui-même sa manœuvre de pêche, tandis que, par instants, leur esprit flottait en plein sommeil. Mais cet air du large qu’ils respiraient était vierge comme aux premiers jours du monde, et si vivifiant que, malgré leur fatigue, ils se sentaient la poitrine dilatée et les joues fraîches.

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Dans ce ciel très couvert, très épais, il y avait çà et là des déchirures, comme des percées dans un dôme, par où arrivaient de grands rayons couleur d’argent rose. Les nuages inférieurs étaient disposés en une bande d’ombre intense, faisant tout le tour des eaux, emplissant les lointains d’indécision et d’obscurité. Ils donnaient l’illusion d’un espace fermé, d’une limite ; ils étaient comme des rideaux tirés sur l’infini, comme des voiles tendus pour cacher de trop gigantesques mystères qui eussent troublé l’imagination des hommes.

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Et puis, avec les premières brumes de l’automne, on rentre au foyer, à Paimpol ou dans les chaumières éparses du pays de Goëlo, s’occuper pour un temps de famille et d’amour, de mariages et de naissances. Presque toujours on trouve là des petits nouveau-nés, conçus l’hiver d’avant, et qui attendent des parrains pour recevoir le sacrement du baptême : – il faut beaucoup d’enfants à ces races de pêcheurs que l’Islande dévore.

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 14:47

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Troisième jour. 

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Parvenus dans le Sud de l'Islande nous profitons d'une amélioration du temps, sans toutefois retrouver le soleil. Nous découvrons les vertes  vallées et les cascades, situées en contrebas du glacier de Vatnajokul, à l’occasion d’une longue promenade. Le glacier domine le paysage avec ses sommets déchiquetés. Un volcan est toujours actif sous le glacier : le Grimsvotn.  En 1996, une éruption sous glaciaire a détruit des infrastructures routières et des habitations du Sud de l’île. Après 30 heures d’activité sous la glace, le volcan a percé un kilomètre de glace, ses laves inondant littéralement le pays. Plusieurs ponts ont été reconstruits et l’on peut voir les restes des anciens ponts. Nous admirons plusieurs coulées glaciaires et entendons les bruits sourds du détachement des blocs de glace. Ce volcan a récidivé en 2011.

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L’après-midi nous visitons le lagon de Jokulsarlon. Les icebergs viennent y mourir lentement. Après une promenade en bateau sur le lagon nous nous dirigeons vers la plage ou de nombreux icebergs sont massés pour défendre le rivage devenu inatteignable. En chemin nous voyons les sternes défendre leurs petits en nous attaquant lorsqu’on s’en approche. C’est un ballet incessant de cris et de vols pour amener de petits poissons à leur progéniture. On se croirait parvenus au Groenland face à cette coulée continue d’icebergs bleutés. 

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Guy Muller

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 23:00

 

Ce voyage de 2700 kilomètres fait le tour de l'île avec une incursion vers les Fjords de l'Ouest, région moins fréquentée par les touristes

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Premier jour. Hellisheidi-Thingvellir-Gullfoss

Un tour panoramique de la capitale Reykjavik nous donne  un aperçu de ce que nous découvrirons mieux en fin de voyage. En mairie nous voyons le plan en relief de l’Islande : découverte du design de la bibliothèque et de la mare aux canards qui s’ébrouent devant nous.

. Hellisheidi. Nous visitons la centrale géothermique qui  alimente la ville de Reykjavik. Cet arrêt est très intéressant de par les nombreux tableaux et films explicatifs donnés. L’Islande se trouve placée au sein d’une importante faille tectonique qui sépare l’Amérique de l’Europe-Asie. Cette faille explique que l’Islande est émergée de la mer de par l’activité volcanique qui représente un quart de sa superficie. Alors que la capitale de l’Islande était uniquement chauffée au charbon cette dépendance aux importations fut supprimée dans les années quarante. L’énergie géothermique devait se substituer définitivement au charbon dans toute l’Islande pour 90% de sa population. Ce sont des forages qui vont chercher une énergie à 290°. Cette énergie est transformée en vapeur puis en électricité, elle est aussi utilisée pour le chauffage des habitations. Les résidus de chauffage  à 28° servent à réchauffer les rues et les trottoirs. Nous visitons les installations et les tableaux explicatifs au sein d’un bâtiment magnifique destiné à promouvoir la géothermie.

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. Thingvellir. En nous dirigeant vers le parc national de Thingvellir, nous parcourons des paysages verdoyants parcourus par des conduites d’eau chaude, qui délivrent une eau de 81° à Reykjavik pour un départ  à 89°.

Le parc de Thingvellir était le Parlement des vikings dès l’an 930. C’est l’assemblée populaire qui légiférait directement par rappel de la loi commune et adoptait les modifications. C’est le plus vieux Parlement du monde qui rassemblait le peuple autour du rocher de la loi. C’est ici aussi que l’indépendance de l’Islande fut proclamée le 17 juin 1944.

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Ce site est absolument remarquable par une élévation au-dessus d’un paysage d’ilots verdoyants et fleuris à cette époque de l’année. Toutefois l’élément le  plus important pour ce site est sa situation au milieu de la dépression formée par la faille tectonique qui sépare l’Amérique de l’Europe-Asie. Cette voie royale, déterminée sans doute par l’étrangeté de la faille, mérite d’être parcourue en zigs-zags multiples pour aller rapidement d’un continent à l’autre, en économie d’énergie complète afin de respecter l’exemple donné auparavant par la géothermie. Un arrêt dans une petite chapelle nous met à l’abri des intempéries qui nous suivent depuis le matin.

Un nouvel arrêt à Geysir, nous permet de parcourir un univers diabolique de solfatares, marmites écumantes, dominées par des fumeroles. Le geyser se manifeste sporadiquement en petite forme par rapport aux photos qui le montrent très en hauteur ; ici nous n’avons droit qu’à un bref jaillissement de quatre à cinq mètres.

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Gullfoss termine la journée avec ses formidables chutes sur deux niveaux.  Un impressionnant canyon projette une importante brumisation. Plusieurs parcours permettent aux photographes d’amplifier leur moisson. Seule la vidéo peut montrer l’importance de la chute d’or en bruit, volume et hauteur.

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Deuxième jour. Seljalandsfoss-Skogarfoss-Skaffafell

C’est la journée des chutes d’eau alors que des averses continuent de nous arroser. Nous contournons la Skogarfoss pour admirer de plus  près une chute de 60 mètres de hauteur. Avec un vent qui oriente le débit d’eau vers nos personnes, nous sommes entièrement baptisés. Nous passons devant le volcan Eyjafjallajokull qui a arrêté complètement la navigation aérienne en 2010.  La lave recouvre d’énormes surfaces, elle a détruit nombre d’habitations, des ponts, des routes.

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Puis nous allons vers la mer pour admirer les falaises de Dyrholaey peuplées d’oiseaux. Le spectacle est splendide avec un panorama très étendu. Nous commençons par surplomber ce que nous découvrirons un peu plus tard en longeant le rivage. Des orgues basaltiques ornent le bas des falaises. D’énormes vagues submergent des rochers qui offrent tous les états de l’érosion. Grottes, trous dans les roches comme à Etretat, rochers déchiquetés, forment un spectacle changeant au fil des éclairages de la journée.

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Un autre volcan a fait des siennes, le Kirkjubaejarklaustur, nous accueille avec des kilomètres de sable noir, des pierres issues de projections, des sillons de lave, le tout envahi de plantes et fleurs variées. Nous montons tout en haut d’une montagne de couleur verte qui domine la mer. La pente est rude mais la récompense magnifique avec un tapis de fleurs de toutes les couleurs. Au bout de notre chemin : une ferme abandonnée laisse paraitre ses murs noircis. La végétation et les fleurs habillent les pièces comme si la fermière avait disposé elle-même ce décor pour accueillir ses visiteurs. 

Guy Muller

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 13:17

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Tous les moyens sont bons pour parvenir au Musée

Une nouvelle fois, les Amis des musées de Nice, nous ont fait découvrir une exposition temporaire de grande qualité. Nous avons été accueillis par la conservatrice du musée, Madame Anne Stilz et son collaborateur Pascal Albertini.

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Après avoir visité les jardins et admiré les œuvres qui y sont placées, nous avons exploré les contours de cette superbe bâtisse, qui a appartenu au parfumeur Coty. Cette maison appartient à la série des folies construites à Nice par différents propriétaires. Elle descendait vers la mer avec des cascades qui agrémentaient son environnement. Un peu plus bas dans l’avenue de Fabron, la maison des Archives Municipales développe la même conception : façade architecturées, bassins, cascades et grottes. Malheureusement toutes ces constructions jouxtent la voie rapide et ne permettent plus guère de voir la mer.

Hélène Rozenberg (1908-1975)

Née en Pologne d’une mère aveugle, elle s’établit en Belgique en 1927, puis en France. Devenue veuve en 1957, elle se remémore les paysages de son enfance. Anatole Jakovsy la repère et l’inscrit dans son lexique des peintres naïfs. Il décrit ainsi ses toiles «  elle ne peint pas l’objet, ni les choses, mais le rayonnement de l’objet. En 1969, elle est présente à la Mostra Internationale des peintres naïfs de Lugano.

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Ses toiles sont marquées par l’optimisme avec une palette de couleurs constante : jaune, vert, rouge. Un cahier de dessins déposé au rez-de-chaussée reste dans les mêmes tons. Toutes ces œuvres montrent une grande vitalité qui témoigne de l’optimisme de leur auteur. « Je sais que le monde est merveilleux, plein de beauté, mais malheureusement quelques êtres mauvais s’efforcent de le dénaturer ».

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Paul Bégué

Né aux Etats-Unis, il vit actuellement à Gilette, entouré par un jardin de sculptures. Ses œuvres se fondent dans la nature, pour achever le travail de la géologie millénaire. Elles peuvent ainsi voir leur couleur être modifiée au cours de la journée. Paul Bégué a travaillé diverses matières : acier, bois, pierre. C’est à cette dernière qu’il donne un essor, une finalité, par un intense travail de la matière. En examinant les veines des pierres, leur coloration, leur trame et en orientant son geste, il opère comme un chirurgien, pour faire ressortir les défauts. Ses défauts sont alors orientés de telle manière que la pierre montre enfin ses qualités jusqu’alors cachées.

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De nombreuses pièces présentées ont suscité notre admiration : visages, sculptures dignes de l’île de Pâques, ours. Certaines sculptures montrent leur transparence, leur légèreté en dépit de leur poids. Elles sont d’ailleurs mises en valeur devant des fenêtres du musée pour présenter leur opalescence.

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Notre vidéo et notre diaporama sont à votre disposition pour améliorer votre information sur le musée :  http://www.mullerdirpa.com/album-2070791.html

http://www.mullerdirpa.com/article-musee-international-d-art-naif-de-nice-105739564.html

La maison des Archives Municipales

A quelques pas du musée des Arts Naïfs, est située une autre « folie » de la ville. C’est une villa d’Este inconnue et placée de telle manière qu’elle dominait la mer. Mais une autre folie des promoteurs a véritablement enchâssé cette merveille de telle sorte qu’elle disparait complètement au milieu des immeubles qui la cernent de toute part. Même l’accès y est difficile : il faut se garer aux alentours car seuls les riverains ont un droit de passage. Ici barrières, interdits de stationner, montrent la domination des promoteurs sur l’histoire de la ville. La maison des archives municipales est devenue absolument invisible, ainsi que son parc depuis les rues environnantes.  Et sur une courte période on constate le désastre causé par le non respect des traces du passé au profit de constructions de type HLM.

 

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La maison des archives municipales est située au nord d’un vaste parc, dont les escaliers débouchent sur des grottes situés au sud au dessus de la mer. Elle est architecturés avec des statues sur la façade, et surplombant le bâtiment. A l’entrée, deux superbes lions protègent les lieux. Une voie rapide a complètement modifié l’aspect du parc, côté sud. Ce parc est placé face à la maison des archives selon un axe nord-sud. Il est traversé par une très belle pièce d’eau  habitée par des sculptures.

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On comprend que les riverains puissent profiter de ce trésor de tranquillité sans être trop importunés par les touristes, fussent-ils niçois.

 

Guy Muller

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 09:00

 

 

Les Galeries Lafayette de Nice accueillent jusqu’à la fin du mois de juillet une exposition peu ordinaire. Il s’agit de transposer dans notre quotidien des œuvres artistiques. Ces œuvres ont des caractéristiques communes, outre leurs couleurs, elles sont destinées à embellir nos intérieurs. C’est donc la recherche d’innovations graphiques reproductibles qui offre au regard la matière même d’une manifestation artistique organisée par Art Goodies. Sous le couvert de l’art animalier nous observons nombre de produits dérivés d’artistes classiques, contemporains, désigners divers.

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Il faut donc circuler dans cette exposition avec le regard d’un photographe de safari pour en démêler les approches tour à tour amusantes, inquiétantes ou  oniriques. Il est difficile de retracer l’ensemble de ce que nous avons pu découvrir, chaque artiste ayant créé un univers propre. Aussi, seul un voyage au rez-de-chaussée des Galeries Lafayette, vous donnera une idée de cet espace à la fois poétique, singulier et coloré.

Dès l’entrée, l’univers de Patrick Moya impose ses personnages dont sa Doly rose, à travers trois panneaux, placés immédiatement à la droite de l’entrée de l’exposition. Puis on observe nombre de déclinaisons de cet univers enchanté et coloré, destiné aux chambres d’enfants. Des chaises, un bureau, un hamac, un sac, un tableau, déclinent immédiatement la construction des panneaux.

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Au centre de l’exposition, les goodies animent deux étagères placées en face l’une de l’autre. Ce sont des « ours amusants » de Ouri Amar qui offrent une grande variété de couleurs. Au dessous, nous admirons les couleurs vives et gaies de Romero Britto, artiste brésilien, dont les goodies sont une évasion vers les oiseaux d’Amérique Centrale.

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Plus loin sur la droite, un classeur nous invite à regarder des « tableaux » de Lydie Dassonville. Elle est experte dans le maniement de l’ironie avec ses nombreux moutons. Car ces moutons peuplent littéralement toutes ses constructions. Mais la critique de notre consommation de médicaments et de vitamines de toute nature s’impose face à la vue de ce totem sociétal. La poupée-totem surplombe des cachets, pastilles, reconstituants numérotés, pendant que les moutons se rassasient d’euphorisants, médications diverses, pour parvenir à la vie éternelle. Ce tableau devrait servir d’outil de campagne « marketing » à notre sécurité sociale à la dérive. Nul doute que l’appel de Lydie soit désapprouvé par les laboratoires pharmaceutiques !!

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Au fond une jungle abrite crocodile, panthère et animaux en tissu d’Anne-Valérie Dupond. Plusieurs univers fantastiques sont situés au fond à gauche de l’exposition : Christophe Pelardy avec ses croquis, l’atelier KKF et ses compositions issues de matériaux de recyclage…DSC02357DSC02368DSC02365DSC02356

Avant de sortir de l’exposition, des transpositions de Taburchi sont déclinées sous forme de coques de téléphones ou de tablettes, avec un très beau chat rose. Une boite de sardines reçoit un baigneur rose ravi de prendre son bain sous la voûte ondulée du couvercle de la boite. Nos lecteurs commencent à avoir l’habitude de ces dérives humoristiques montrées par Fernand Léger avec « Mona Lisa, ses clés et sa boite de sardines ».

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Puisse la vidéo tournée à l’occasion de notre visite vous inciter à voir et à intégrer une vision de l’art plus pratique que celle des musées. Comme quoi, l’art peut descendre de son piédestal en étant incorporé à notre univers quotidien.

 

Guy Muller

 

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 09:39

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Le mois de mai est propice à de longues escapades au sein de notre très belle région. La DIRPA a donc souhaité organiser une visite d’une grande ville de Ligurie placée au débouché de plusieurs très belles vallées.

Notre thème de visite concernait l’huile d’olive dont le commerce est à la base de nombreux ports antiques. Un musée, situé à côté de l’usine Carli, est entièrement consacré à conter l’histoire du développement des plantations d’oliviers en méditerranée.  Plusieurs écrans thématiques sont consacrés à l’histoire de l’huile d’olive : aire géographique, commerce maritime, extraction, qualités différentes d’olives.

 

Le Musée de l’huile d’olive

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 Depuis l’emploi de l’huile pour l’éclairage préhistorique, jusqu’aux saintes huiles, rien n’est oublié dans ce musée, pour donner vie aux utilisations de l’huile avec la représentation des contenants : jarres, lampes, flacons de parfums, coupes et amphores antiques, flacons religieux ou ustensiles de cuisine. L’huile est intégrée aux rites de nombreuses religions sous forme d’onction aux malades, elle est aussi un symbole. Avec le vin et l’eau, l’huile est devenue un symbole de naissance-renaissance, central dans nos existences. L'Église emploie en effet l'huile, lors de la bénédiction des  fonts baptismaux, dans l'administration du baptême, pour la consécration  des autels, pour l'ordination  des prêtres. Le couronnement  des rois et des reines utilisait aussi l’huile censée donner l’onction de nouvelle vie liée à leur représentation divine sur la terre. 

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L’olivier lui-même est placé au centre du musée (en fleurs à cette période de l’année), avec ses restanques permettant une culture sur les pentes de nos contrées. Une salle de projection permet de suivre l’histoire de l’huile d’olive. Tous les écrans dédiés démarrent instantanément après le choix de la langue : bravo pour avoir consacré un écran à l’histoire de l’huile dans la peinture.

La matinée se termine dans un restaurant du port d’Impéria. Il vous importe peu de savoir que le bureau est reconduit, que le programme des visites passées et celui des visites futures sont approuvés par acclamations. Après avoir créé plusieurs sites internet, la DIRPA a décidé d’incorporer des vidéos à son projet initial. Ce nouveau vecteur est déjà un succès de fréquentation. Il offre la possibilité à des personnes immobilisées à domicile et en institution de pouvoir voyager par l’intermédiaire de personnes valides.

 

Dolcedo 

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A 14 heures, nous prenons la route vers la cité de Dolcedo et ses églises baroques. Nous cheminons dans la vieille ville en longeant un moulin à eau. Surprise : nous rencontrons un prêtre à la recherche d’un malade, porteur de l’huile sainte. Autre surprise : l’entrée de la cour où est implantée l’église baroque est barrée par la mairie. Il suffit de quelques pas pour passer de l’univers de Peppone à celui de Don Camillo.

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Valloria

Puis nous prenons la route au sein d’immenses forêts d’oliviers pour rejoindre Valloria la cité des portes peintes. Et là notre groupe se divise afin d’admirer les portes décorées par des artistes venus du monde entier. Chaque porte est accompagnée d’un support explicatif présentant l’artiste, son cursus, ses origines, ses lieux d’expositions.

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Nous nous rendons ensuite au point de vue sur la vallée qui montre nombre de villages disséminés, au loin pointe une partie de la ville d’Imperia, le Porto Maurizio.

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Guy Muller

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 15:46

 

 Musée National Fernand Léger à Biot

La Société des Amis des Musées de Nice a organisé une visite à Biot du musée Léger, sur le thème de la reconstruction du réel. De nouvelles toiles étaient mises en valeur en provenance de collections particulières ou d’autres musées.

Rcconstruire le réel

Adieu New York

Adieu New-York

Cette exposition temporaire est éclairée par les commentaires avisés de Martine Pellissier. Elle replace l’œuvre de Léger dans son contexte historique : Masson, Tanguy, Matta, Breton, Matisse. La reconstruction du réel emprunte aussi au surréalisme  de Magritte. Plusieurs œuvres présentent des clés dont il convient de préciser l’usage. La mise en place d’objets décontextualisés interpelle l’œil. La boite de sardines au dessus de la Joconde par exemple, l’absence de perspective, l’apesanteur des objets, l’emploi de couleurs franches, sont des expressions artistiques novatrices. Séjournant aux Etats-Unis, Léger est frappé par la modification des couleurs dues aux signaux des carrefours, lorsqu’elle se reflète sur les visages. Il est aussi étonné de voir le nombre des baigneurs s’ébrouant dans une piscine donnant une idée d’accumulation.  En défilant devant les tableaux exposés, notre conférencière, nous donne des explications sur les œuvres. La vidéo de cette journée vous conduira peut-être à rejoindre les Amis des musées de Nice pour mieux comprendre les secrets des créateurs.

 Paysage romantiquePaysage polychromeNature morte au compas

Deux  paysages et nature morte au compas


Vues des collections permanentes

Natif de Normandie, Fernand Léger sera marqué par la guerre de 14-18 où il découvre le front et ses horreurs. Réformé en 1917, il décrira par la suite un univers dominé par les machines, d’où son adhésion à des formes particulières. Le progrès lui fait admirer la forme d’une hélice, la beauté d’une douille de cuivre, l’univers en construction. L’entre deux guerres lui fait aborder la libération des ouvriers par la bicyclette. Alors que les actualités de l’époque montrent  d’énormes transhumances vers la mer, il conseille de voir au plus près les richesses cachées. Ainsi le vélo donne une liberté complète au monde du travail par l’exploration de la proche campagne et de ses chemins creux. Le progrès est un mot dénué de sens et une vache qui nourrit le monde fera toujours trois kilomètres à l’heure.

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Le grand remorqueur est une œuvre complexe. Outre la masse du bateau qui entre au port, le paysage urbain est organisé. Avec ses barres d’immeubles, il annonce une nouvelle ère, où chaque logement est un élément d’une cité radieuse. Il annonce l’eau courante, la douche, la baignoire, les commodités à tous les étages, alors que de nos jours ces barres recèlent plutôt l’entassement des personnes et des dangers potentiels. Les réflexions de Léger sont datées et il faut se représenter leur symbolique prônant une vision du progrès bénéfique à tous.

Le grand remorqueur

L’emploi de couleurs primaires accentue les effets des tableaux. Ils sont à l’image d’une époque et de la réclame qui deviendra plus tard la « pub ». Pour convaincre, la pub doit être lumineuse avec des couleurs contrastées. L’observation de l’effet des publicités lumineuses et des couleurs des feux de croisement sur les visages le conduisent à retenir les représentations les plus vives, à une accentuation et à une simplification dans le spectre des couleurs utilisées.

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 Les constructeurs témoignent en une série de tableaux de la fringale de construction découverte aux Etats Unis. La verticalité de la construction qui s’élance vers les sommets, la symbolique de la solidarité ouvrière dont les membres sont unis pour manier et élever des charges. La notion de risque pris est aussi présente avec ses personnages en équilibre sur fond de ciel bleu.

 Les constructeurs

Les congés-payés, l’essor du temps des loisirs font l’objet de descriptions redondantes. C’est ainsi que la vue d’une piscine pleine de baigneurs le conduit à décrire un amoncellement de corps imbriqués dans des poses surprenantes.

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Après un exil de 5 ans aux Etats Unis, Fernand Léger achète une très belle propriété à Biot où il décèdera en 1955. Son œuvre est multiforme avec des aspects poétiques. Cette échelle coupée, à laquelle manque un barreau, laissée en plein champ est traversée par un plan d’artichauts et visitée par les papillons. La vivacité des couleurs utilisées, le style sont une invite au repos après les toiles mécanistes du remorqueur et des constructeurs.

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Merci à Madame Martine Pellissier pour la qualité de ses commentaires et à Monsieur Bonnemaison organisateur de la visite du musée Fernand Léger

 

Plus d'images ? voir le diaporama  Fernand-Leger Fernand-Leger

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 17:32

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Le rôle des archives départementales est souvent méconnu car on n’en connait que certains aspects :

L'état civil est consultable pour toutes les communes du département avec une recherche possible par communes et périodes.


-  
Les recensements de population.
-  Le cadastre et plan "napoléoniens"
-  Les tables de conscription pour la période allant de 1870 à 1928. Il ne s'agit que des tables, les registres de matricules devront être consultés aux AD.

-  Les registres des Hypothèques pour les communes de Grasse et Nice
-  L'annuaire de 1845 à 1938.

 

Au-delà de ces données, qui intéresseront particulièrement les généalogistes, d'autres documents sont consultables "en ligne" :


-  La presse régionale ancienne comme "Le Petit Niçois", "L'écho des Alpes Maritimes"...etc.
-  La presse politique ou syndicale, la presse sportive, dialectale ou touristique.
-  Les archives des articles du magazine "Recherches Régionales"
-   Les délibérations du Conseil Général de 1861 à 1971.  

 

Une belle histoire du tourisme

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Avec les amis des musées de Nice, nous avons découvert une autre facette des Archives Départementales, grâce aux explications de son responsable, Monsieur Alain Bottaro. Il nous explique l’évolution historique du tourisme et de ses particularités en nous invitant à progresser selon les panneaux qui construisent l’histoire du tourisme.

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Inventé par les Britanniques, le tourisme a amené depuis trois siècles, d’abord de rares voyageurs puis des migrations saisonnières massives de vacanciers en quête de santé, de repos, d’air, de paysages enchanteurs, de soleil, et de divertissements. Telles des diasporas de la villégiature, ces communautés anglaises, russes, européennes, parisiennes ont façonné la Côte d’Azur l’hiver, puis à partir des années 1920, l’été : constructions prestigieuses, aménagements de la côte pour les plaisirs culturels, sportifs ou nautiques, création de jardins édéniques par l’acclimatation d’une luxuriante végétation exotique en provenance de tous les continents. Réputée pour son climat, pour ses cercles de la haute société, la Côte d’Azur sait continuer à attirer et faire rêver, hiver comme été au rythme de grands événements.

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Les premiers voyageurs étaient des défricheurs à la recherche de l’éternité accordée grâce au climat. Si l’éternité n’était pas acquise, la longévité pouvait être atteinte avec des séjours thérapeutiques. L’hôtelerie avec le Régina, pour les anglais et l’hôtel Impérial pour les russes donnait un confort inouï pour l’époque avec les premières salles de bains, l’eau courante, les distractions offertes par les jardins et les jeux.

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La pratique des bains de mer à ses débuts témoigne d’usages désuets : l’emploi des lames de mer, pour une personne attachée à un piquet, permet de maigrir. Plus sophistiqué est le chariot intégré qui offre la possibilité de descendre vers le mer sur une voie ferrée, puis de se baigner à l’intérieur d’une salle de bain immergée progressivement…

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Puis la saison hivernale commence à attirer les touristes. La résence des touristes de plus en plus nombreux est accompagnée par les villes d’accueil : aménagement du rivage, plantation d’arbres (palmiers), implantation d’hôtels. La ligne du PLM est une importante infrastructure de transport qui doit devenir rentable. Aussi les affichistes de renom sont conviés à décrire les nouvelles localités sous des aspects rieurs. C’est une longue tradition d’affiches publicitaires qui commence à peine avec Chéret et bien d’autres puisque Picasso, Chagall, Léger, Cocteau, Peynet, Folon, viendront s’ajouter à la liste des adorateurs de la Côte d’Azur.

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La venue des peintres, accompagnés de leur suite, permet d’étoffer encore l’offre de distractions : carnavals, batailles de fleurs, fêtes diverses, suivies par de plus en plus de monde. On passe avec les intellectuels à un tourisme culturel dont les conséquences sont importantes sur l’ensemble des arts : musique et opéras, festival du jazz, création de musées, de casinos avec les distractions obligatoires qui les accompagnent : théâtres, salles de cinéma. Le festival de cinéma de Cannes vient en quelque sorte couronner ces avancées culturelles.


Un tourisme des plus en plus populaire

Les congés-payés répondent aux invites des chemins de fer, ils arrivent en masse et reviennent pour s’installer définitivement. La construction bénéficie à plein de cet essor qui s’étend des rivages à la montagne avec l’extension de la pratique des sports d’hiver. On peut parler de mitage du paysage avec une construction qui change radicalement les rivages avec des monstruosités : marinas, rivages construits de façon interrompue de Gênes à Marseille.

Les derniers avatars de cette folle expansion sont l’extension du nombre de croisiéristes et la mode des ports de plaisance privés. Comme il faut toujours attirer plus de monde pour suivre la construction hôtelière et celle des résidences secondaires, un tourisme d’affaires vient inviter d’autres personnes à venir dans des palais de congrès toujours trop petits : Cannes, Nice, Menton, Monaco, augmentent sans cesse leur offre.

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C’est en suivant une chronologie très détaillée, que les Amis des Musées ont participé nombreux (en trois visites espacées), à la mise en valeur des richesses documentaires amassées par les Archives Départementales, en parcourant les panneaux décrivant la diversité des vagues touristiques venues recouvrir nos rivages.

 

Guy Muller

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 17:08

 

Des rites séculaires


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Après avoir voyagé et vu les coutumes des Toraja en Indonésie, les mariages et défilés de novices birmans et indous, les fêtes des rameaux à Bali, on peut dire qu’il n’est pas urgent d’aller voir très loin des coutumes ethnologiques. La tribu des niçois a codifié diverses fêtes traditionnelles dignes de celles des Swatis d’Afrique du Sud.

A Nice deux évènements sont issus de traditions locales dont la fête des mais qui est désormais regroupée dans les jardins de Cimiez. Les vieux ont connu l’accrochage de motifs fleuris sous lesquels la population dansait tous les soirs du mois de mai au dessus de carrefours, terrains de boules, jardins publics. Un orchestre offrait la possibilité aux jeunes de se rencontrer et de danser, sans avoir à recourir aux sites dits de convivialité. L’autre évènement populaire est la fête des Cougourdons.

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Le nom du festin des cougourdons  lui vient du marché qui s’établit à cette occasion sur la place devant le Monastère. Ce marché proposait aux pèlerins des "courgourdons", c’est à dire des cucurbitacées non comestibles, de formes curieuses et de tailles diverses, séchées durant l’hiver puis vidées de leur chair et de leurs graines. Ces cougourdons devenaient alors des récipients tous usages appréciés des Niçois dans la vie quotidienne: louches, gourdes, mesures, etc...

Les stands permettent de voir comment la courge séchée devient un objet décoratif. En ce jour de fête des enfants apprennent à décorer les courges. Leurs formes bizarres, ont encouragé leur décoration, de plus en plus raffinée, par gravure ou peinture.

De même, leurs qualités de résonance, aménagées par diverses techniques de sculpture et d’harmonisation les ont fait utiliser comme des instruments à vent ou à percussion par des orchestres improvisés. Ces orchestres étaient dénommés "la vespa" (l’abeille), car le son d’ensemble s’apparente facilement à un bourdonnement grave.


 Des superstitions tenaces


Le festin des Cougourdons était aussi l’occasion de rendre publics les griefs que les couples, ayant vécu, reclus au foyer, la longue cohabitation de l’hiver, voulaient vider. Il porte donc encore le surnom de festin des Reproches. Une fois ces griefs exposés, sans violence autre que verbale, devant tout le monde, le public invitait le couple à la réconciliation, les différends étant purgés, à l’occasion des festins des Mais. Les cougourdons font l’objet d’achats et gagnent les maisons de la ville où ils concurrencent de plus en plus les rameaux. Les maisons les installent avec d’autres cucurbitacées achetées à l’automne sur des autels de telle manière que les habitants sont surveillés. Ils doivent éviter d’employer un langage grossier pour éviter de devoir annoncer leur inconduite le jour des Reproches de l’année suivante. Certaines familles font brûler de l’encens à côté des cucurbitacées pour chasser les démons.

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De nos jours, c’est la fête populaire par excellence du début du printemps, avec le déplacement de nombreuses familles qui ripaillent à l’abri du soleil sous les rangées d’oliviers.

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Face au parvis du Monastère des groupes folkloriques dansent toute la journée devant l’assistance. Il est impossible de trouver des touristes venus en visiteurs car la fête est aussi un symbole de la nissartitude, comme en témoigne la présence du Sourgentin, publication chef de file de l’apprentissage du niçois.

La musique  entendue et jouée par un groupe folklorique rappelle la chanson "Calan de Villafranca". Là encore il faut connaître la traduction d'une chanson salace et très populaire auprès des niçois. Dans les jardins du monastère qui dominent la ville de Nice les mariés se font traditionnellement photographier. Il faut dire que ce jardin est magnifié par de nombreux parterres fleuris et que les boutons de rose commencent à s’accrocher aux tonnelles. C’est l’occasion de montrer le savoir faire des groupes folkloriques venus du Département comme le montre la vidéo. 

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Le Musée Lascaris

https://youtu.be/l23HXor58bY

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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