Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 15:12

La religion, vieille de plus de mille ans, est sorte de paganisme lamaïsé. Elle est pratiquée par les Naxis (prononcer Nashi), une des nombreuses minorités de la Chine (260 000 personnes). Ils vivent dans le Nord de la province Yunnan, principalement à Lijiang.

La religion traditionnelle Naxi, le Dongba, possède beaucoup de caractéristiques de la religion tibétaine. C'est une forme d'animisme qui tire son nom de ses prêtres, les « Dongba ». Les fidèles sont invités à chanter des textes sacrés lors des fêtes et de diverses cérémonies, comme les mariages et les enterrements.

Les prêtres, également connus sous le nom d'« hommes sages », jouent un rôle important dans la culture Naxi. Ils prêchent l'harmonie entre l'homme et la nature. L'influence tibétaine se fait sentir dans leurs costumes ; ils portent des images des dieux de l'ancienne religion Bonpo sur leur couvre-chef. Des drapeaux tibétains de prière et des offrandes taoïstes peuvent parfois être aperçus dans leurs cérémonies rituelles. Pour les Naxi, ils descendraient d'un même couple formé par un homme et une déesse.

Le culte des ancêtres et des forces de la nature constitue sa caractéristique dominante. Les rituels, préservés grâce à des pictogrammes, des écrits et des tableaux religieux, en sont le mode d'expression principal. Le prêtre est l’héritier naturel de cette culture.

Les oracles dongba utilisent des osselets pour leurs divinations. L’exposition présente des cartes de divination.

La culture dongba utilise des totems notamment pour les tombes. Pour les Naxi, il est irrespectueux de photographier les sculptures des tombes. Dans la culture dongba, il ne faut jamais retourner en arrière sur un chemin emprunté, les bâtiments religieux ont donc généralement 2 portes, une pour l'entrée, une autre pour la sortie.

Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba

 

L'écriture

L’exposition présente des manuscrits de forme allongée de 28 cm de largeur sur 9 cm de hauteur. La lecture se fait de gauche à droite avec une séparation des lignes. Nous sommes impressionnés par la qualité des gravures.

L'écriture Dongba est sans doute la seule écriture majoritairement pictographique utilisée de nos jours ; certains caractères y sont cependant utilisés comme caractères syllabiques. Dans la préfecture de Lijiang notamment, les panneaux sont généralement écrits en chinois, en dongba et parfois en anglais. La calligraphie dongba est toujours pratiquée, ainsi que la fabrication artisanale de papier à partir d'écorce de deux arbustes, Wikstroemia delavayi et Wikstroemia lichiangensis (plantes poussant à 2 000 m d'altitude), et l'imprimerie par estampes. Il existe également de nombreuses représentations murales de cette écriture, en bas-relief ou en peinture. L'écriture naxi est considérée comme la seule écriture pictographique encore en usage dans le monde. Chaque caractère équivaut à un mot, et le dessin représente le mot de façon graphique et non abstraite. La plupart des mots représentés sont en rapport avec le mode de vie ancestral des Naxi et concernent l'agriculture, la nature, la religion ou la guerre. Si l'écriture chinoise a évolué pendant des millénaires, à partir de pictogrammes et d'idéogrammes originels, pour devenir un système d'idéo-phonogrammes complexe, dont il est parfois très difficile de deviner l'origine, l'écriture naxi, qui à environ mille ans, est restée originelle. Elle utilise un système de représentation simple, permettant de deviner le sens de nombre de pictogrammes sans trop d'efforts, car ils sont purement descriptifs : si comme dans le chinois, le caractère « arbre » ressemble à un arbre, le caractère « homme » à un homme, des détails graphiques sont également ajoutés pour préciser l'objet représenté. Cela peut être la forme du chapeau ayant une représentation de la fonction du personnage, des tâches sur un animal le distinguant d'une espèce proche, le nombre de pétales sur une fleur, etc.

L’exposition présente de nombreuses gravures consacrées aux divinités Dongba. Deux parchemins s’étendent au sol du musée présentant un parcours initiatique.

Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba

Société matriarcale et système familial

Les Naxi du nord sont connus pour être une société matriarcale, c'est-à-dire que la filiation se fait par la mère et que tous les enfants - hommes et femmes - vivent dans la maison de la mère, de leur naissance jusqu'à leur mort. Leur système familial est différent de celui que nous connaissons en Occident puisque le mariage - c'est-à-dire la reconnaissance d'une union d'individus par une institution - n'existe pas. La pratique de la vie sexuelle est libre entre adultes non consanguins : la nuit, l'homme se rend chez la femme avec laquelle il voudrait avoir une relation sexuelle, la femme étant libre d'accepter ou non. Les partenaires peuvent être multiples, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes. Par ce fait, les enfants ne connaissent pas toujours leur géniteur (au sens strictement biologique). Les enfants sont donc élevés par les habitants de la maison, les oncles maternels endossant le rôle du « père » comme nous l'envisageons en Occident. Cette conception découle en partie d'une de leurs croyances présentant l'homme comme la pluie sur l'herbe : elle sert à faire pousser ce qui est déjà là. Le rôle reproducteur de l'homme est donc « d'arroser » le fœtus déjà présent chez la femme.  

Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan
Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan
Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan
Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan
Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan
Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan
Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan
Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan

Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan

Une autre exposition, au premier étage du musée, présente une collection de papiers illustrés. Ils servent à Taïwan aux cérémonies funéraires où ils sont brûlés.

Partager cet article

Repost0
1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 15:46

Meilleurs vœux à tous pour l’année 2020 : joie, santé, bonheur

 

Les chutes du lac Victoria sont à sec en ce moment. Pour les voir en activité depuis un hélicoptère :

Histoire.

Alors que la Grande Bretagne s’éloigne de l’Europe, n’oublions pas qu’elle fut un refuge pour les français en 1870 (Commune) et en 1940. Cette vidéo rappelle l’essor de nos peintres réfugiés.

Il est beaucoup question en ce moment des routes de la soie construites avec l'aide la Chine. Mais la Turquie est aussi présente et tisse des liens avec l'Ouzbékistan. Le 1er mai 2018, la ville de Boukhara recevait les deux chefs d'Etat dans la liesse et au milieu des groupes folkloriques rassemblés.

 

La chute d’An sun su kyi

Cette vidéo rappelle l’ambiance et le fort soutien des moines lors d’une manifestation à Mandalay. Portée au pouvoir, la victime de la junte militaire, est désormais appelée à défendre les mêmes militaires pour crimes contre la communauté Rohinga. En deux ans, depuis son arrivée au pouvoir en Birmanie, saluée à l’époque comme une « nouvelle ère pour la démocratie », la Nobel de la paix 1991, Aung San Suu Kyi n’aura cessé de décevoir, jusqu’à trahir la confiance de la communauté internationale. Après avoir nié la semaine dernière les accusations du dernier rapport de l’ONU sur le génocide des Rohingyas, elle est restée silencieuse au lendemain de la condamnation à sept ans de prison de deux journalistes birmans de l’agence Reuters. Ils avaient enquêté l’année dernière sur les massacres perpétrés par les militaires contre les Rohingyas.

Venise actuellement sous les eaux

Après des travaux, le musée des Arts Asiatiques de Nice a rouvert le 14 décembre.

Partager cet article

Repost0
14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 17:30

La nouvelle responsable du musée des Beaux-Arts a organisé le 10 décembre dernier une conférence dédiée aux Amis des Musées de Nice, venus nombreux en cette occasion. Madame Johanne Lindskog a su faire partager sa passion pour Jules Chéret dont de nombreuses œuvres sont détenues par le musée.

La vie de Jules Chéret est ainsi l’occasion de suivre son évolution Picturale. Jules Chéret est né à Paris le 31 mai 1836 dans une famille d'artisans. Son père est ouvrier typographe. A 13 ans, il devient apprenti lithographe, mais il s'intéresse déjà à la peinture en se rendant régulièrement au Musée du Louvre, pour y admirer Rubens Fragonard ou Watteau. Il devient peu après son apprentissage, ouvrier lithographe chez un imprimeur d'images pieuses et s'inscrit aux cours de l'Ecole Nationale de Dessin. Il trouve ensuite une place de dessinateur à Dôle et commence à créer des vignettes lithographiques pour la réalisation de brochures ou de couvertures de livres.

Il quitte la France pour l'Angleterre en 1856, pour apprendre de nouveaux procédés sur les techniques de la lithographie en couleurs. De retour à Paris en 1866, il créé son imprimerie pour réaliser des affiches illustrées en couleurs. Le succès est rapide : Jules Chéret multiplie ses créations d'affiches de réclames publicitaires qui lui assurent sa notoriété. En 1881, il cède son affaire et devient Directeur artistique de l'Imprimerie Chaix, ce qui lui permet de se consacrer davantage à son œuvre artistique : affiches, dessins, gouaches. En 1889, il réalise sa première exposition et reçoit une médaille d'or à l'Exposition Universelle.

A partir de 1895, Jules Chéret s'essaie dans une voie nouvelle qui est celle de la peinture de fresques murales, grâce à la commande de son admirateur le Baron Vitta pour la décoration de sa Villa " La Sapinière " à Evian.

En 1898, Jules Chéret décide de s'installer à Nice avec son épouse. Au cours de l'année 1900, il reçoit une commande pour la réalisation d'un rideau de scène au Musée Grévin, qui restera l'un de ses chefs
d'œuvre
. Il reçoit également une commande pour la décoration d'un salon de l'Hôtel de Ville de Paris, qu'il achève en 1902.

En 1905, il participe à la décoration de la Taverne de Paris et en 1906-1907, il décore la salle des fêtes de la Préfecture de Nice sur le thème du carnaval et de la fête. Jules Chéret fut tout d'abord un pionnier dans le domaine de l’affiche lithographique en couleurs, et il est considéré comme l'inventeur de l'affiche moderne publicitaire. La lithographie a été l’une de ses techniques préférées. A côté de ses fameuses affiches, il a réalisé dans des formats plus modestes un grand nombre de lithographies, proches des dessins, destinés à illustrer par exemple des menus, des programmes de spectacles, des faireparts de naissance, et nombre de travaux intimistes.


 

 

Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts

Le style de Chéret

Ses créations joyeuses, son aisance à aborder différentes techniques, ont naturellement porté Jules Chéret vers l'art de l'affiche dont il fut un pionnier. Les centaines d'affiches qu'il a produites constituent une riche collection, témoignages émouvants des lieux fameux de l'époque : Folies Bergères, musée Grévin, grands magasins, bals.

Admirateur de Watteau, son mot d'ordre semble avoir été la légèreté et le mouvement. Le personnage fétiche de ses affiches est une femme joyeuse, élégante et qui semble toujours en mouvement. On la reconnaît facilement et elle est une des caractéristiques du style de Chéret : c'est la « Chérette ». Cette représentation de femme dont la taille est fortement marquée, qui est toujours quasiment comme en état d'apesanteur et qui dévoile ses charmes dans les extrêmes limites du publiquement acceptable — selon les normes sociales de la Belle Epoque — est un formidable outil publicitaire. On la retrouve sur d'innombrables affiches à une époque où l'offre de produits de grande consommation se développe. En l'érotisant, en l'hypersexualisant, « sans tomber dans le graveleux […] Chéret a su cristalliser une somme de fantasmes en une figure parfaitement conformes aux appétences de la domination masculine », dans un climat ambiant oscillant entre célébration de « la » femme et misogynie : elle incarne un objet de désir, qui se transmet à l'objet à vendre. La publicité actuelle sur les voitures implique toujours la femme pour vanter des courbes, une carrosserie, des phares (farts).  Ses créations joyeuses, son aisance à aborder différentes techniques, ont naturellement porté Jules Chéret vers l'art de l'affiche dont il fut un pionnier. Les centaines d'affiches qu'il a produites constituent une riche collection, témoignages émouvants des lieux fameux de l'époque : salles de spectacles, musée Grévin, grands magasins, bals.


La conférence a été animée par un ancien film de la Gaumont qui donne à voir un spectacle digne d’Offenbach où la légèreté des danseuses et des clowns en fête animent le musée. Des sculptures et des dessins sur des couverts sont des découvertes pour tous. Nous avons pu visiter le nouvel accrochage des salles où des thèmes guident le visiteur. L’art religieux, les scènes d’enfants, s’ajoutent à la salle Chéret, dans une mise en scène attirant le regard.

Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts

Partager cet article

Repost0
8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 10:07

 

Le musée des Beaux-Arts

La collection, principalement constituée au XIXe siècle grâce à de nombreux donateurs, est particulièrement riche en peintures italiennes.

Les dons et legs du baron Hector Garriod, collectionneur savoyard installé à Florence et le don du roi de Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel II ont largement participé à son enrichissement.

Le musée des beaux-arts de Chambéry présente dans son parcours permanent une collection d’une centaine de peintures allant de la fin du Moyen-âge au début du XXe siècle. Le parcours chronologique permet au visiteur d’évoluer à travers différents mouvements de l’histoire de l’art - Primitifs, Renaissance, Maniérisme, Baroque, Néo-clacissisme - et de découvrir différents genres : peinture religieuse, historique, portraits, paysages.

Les œuvres italiennes des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles sont particulièrement représentées.

Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes

 

La villa Les Charmettes

Notre vidéo organise une visite de l’intérieur des pièces de la villa où résida Jean-Jacques Rousseau, puis elle s’attarde sur le jardin et ses insectes…

"Une maison isolée au penchant d'un vallon fut notre asile, et c'est là que dans l'espace de quatre ou cinq ans j'ai joui d'un siècle de vie et d'un bonheur pur et plein..." Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, 10e promenade.

Jean-Jacques Rousseau (1712-1779), philosophe, écrivain et musicien, souvent présenté comme un des pères de la Révolution Française avec son fameux Contrat Social, décrit Les Charmettes comme là où « commence le court bonheur de [sa] vie ».

C’est à Annecy que Jean-Jacques Rousseau, à peine âgé de 16 ans, rencontre Madame de Warens en 1728. Celle-ci deviendra vite sa protectrice et marquera à jamais la vie du jeune homme en assurant son éducation et en devenant son amante. Sa période aux Charmettes a été pour l’auteur non seulement des années de plaisirs simples et de temps adonné à ses passions, un lieu où il se définit comme « libre » mais aussi là où il a constitué la base indispensable à son œuvre, la phase d’enseignement pure et essentielle qui donnera ensuite lieu à la critique et donc à l’écriture.

C’est donc aux Charmettes que Rousseau, suivant sa propre méthode de travail, créera son « magasin d’idées » pour se révéler quelques années plus tard aux yeux du monde à travers l’Emile, le Contrat Social, ses Confessions ou encore son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.

Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 17:26

La vieille ville

Au fur et à mesure de nos déplacements dans la vieille ville, nous sommes tentés de nous esquiver dans l’un des passages voûtés qui se joignent à la rue un peu partout. Mais la ville a encore beaucoup d’autres places, lieux et rues d’intérêt. De la place Saint-Léger, nous explorons les nombreuses ruelles qui rayonnent dans toutes les directions pour atteindre l’élégante rue Croix d’Or, où nous admirons d’anciennes demeures aristocratiques, dont certaines datent du 16ème siècle. Une autre rue célèbre porte le nom de Boigne et abrite de nombreux magasins chics. Chambéry vieille ville date des 15ème et 16ème siècle. Une des curiosités que nous voyons pendant notre visite est la fontaine des éléphants : construite vers 1838 en l’honneur de Benoit Leborgne, comte de Boigne (1751-1830), à son retour d’Inde, après une vie errante au service d’un prince indien. La fontaine est agencée de telle sorte que les quatre éléphants forment une sorte de croix qui représente le blason de la maison de Savoie. En flânant dans les ruelles du centre historique de Chambéry, nous passons dans la plus ancienne rue de la ville, nommée la rue Basse du Château. Comme la plupart des vieilles artères médiévales, cette rue est incroyablement étroite. Au-dessus de notre tête, il reste encore une passerelle en bois traversant la rue. Il y en avait beaucoup plus dans le passé, mais elles ont toutes été démontées car il y avait des risques d’incendie et elles bloquaient la lumière. Notre vidéo permet d’observer plusieurs ruelles caractéristiques.

 

Le château

Le château de Chambéry adopte la forme d'un quadrilatère irrégulier duquel se détache un donjon carré que flanque une tourelle-guette, une haute tour semi-circulaire et une haute chapelle.

Le château primitif des sires de Chambéry qui occupait l'extrémité d'une butte, protégée naturellement par des marais à l'est et au nord et par un bras de l'Albane, devait se dresser probablement sur une motte, comme la désignation qui en est faite au XIVe siècle de « Mollard de la Poype » le laisse supposer. Il subsiste à l'est de l'enceinte une haute plate-forme qui pourrait être le vestige des anciens terrassements. Cet édifice primitif sera considérablement modifié et agrandi dès la fin du XIIIe siècle. L'essentiel des constructions qui nous est parvenue date des XIVe et XVe siècles. Le logis seigneurial occupait l'aile sud.

Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château

La Sainte-Chapelle

La Sainte-Chapelle abrita le Saint-Suaire. Une nouvelle porte, du début du XIVe siècle, donne accès à la Sainte-Chapelle, élevée au début du XVe siècle pour remplacer la chapelle primitive du château devenue trop exiguë. Elle se présente sous la forme d'une nef unique que prolonge une abside polygonale à cinq pans et elle arbore un décor gothique flamboyant. Sa construction s'étire de 1408 à 1430 et on la doit à Nicolet Robert.

 

La Cathédrale Saint François de Sales

La façade principale édifiée en 1522, en gothique flamboyant d'une simplicité propre à une église franciscaine, laisse apparaître clairement la structure de l'édifice : une nef centrale assez élevée (23 mètres sous voûtes), flanquée de bas-côtés.

Mais ce qui attire surtout l’œil est l’intérieur de la Cathédrale. Elle abrite le plus vaste ensemble de peintures en trompe l'oeil d'Europe (près de 6 000 m2). Après la révolution piémontaise de 1821, le Duc de Savoie fait venir de nombreux artistes. Les peintures en trompe-l'œil sont déjà une des spécialités de Chambéry. Fabrizio Sevesi a réalisé un premier trompe-l'œil dans le chœur de la cathédrale en 1810. Puis entre 1834 et 1835, l'artiste « officiel » Casimir Vicario peint l'ensemble des murs et des voûtes dans le style gothique flamboyant. Sur les voûtes, il fait apparaître le ciel. Enfin, en 1885, Bernard Sciolli peint, dans un style différent, le chœur, le déambulatoire, les chapelles du bas-côté droit et la chapelle canoniale. Les restaurations ultérieures rétabliront les peintures de Sevesi dans le chœur, et de Vicario ailleurs. Seule la chapelle canoniale conserve les décorations de Sciolli.

Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château
Chambery : ville et château

Partager cet article

Repost0
24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 16:10

 

L’Abbaye de Hautecombe

Sur la rive droite du lac du Bourget, se trouve l'Abbaye de Hautecombe. Fondée au XIIème siècle par des moines cisterciens, l’Abbaye est avant tout un lieu de prière où vit au quotidien la Congrégation du Chemin Neuf. De même, elle abrite les sépultures des comtes de Savoie et des derniers rois et reines d’Italie. Une trentaine de princes et princesses y sont inhumés. Cette dernière se visite avec un guide en 30 minutes. A l’entrée, on nous donne des audio-guides pour avoir toutes les explications historiques, architecturales et spirituelles de l’église. Depuis l’Abbaye, la vue est imprenable sur le lac. Mais il faut aller à un belvédère situé au-dessus de Hautecombe pour admirer la vue sur le lac du Bourget.

Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable

 

Du Beaufortain au pont du Diable

 

Le Beaufortain possède une filière laitière composée, en 2015, de 398 producteurs (sur 650 agriculteurs) et environ 13 000 vaches, issue des races tarine et/ou d'Abondance. Le Beaufort est un fromage cuit à pâte dure, labellisé AOC depuis 1968, et AOP depuis 2009. On distingue le Beaufort, le Beaufort d'été (fabriqué avec le lait de l'été) et le Beaufort Chalet d'alpage. Il aurait été qualifié de « Prince des gruyères » par Brillat-Savarin. Notre promenade nous conduit à observer la fabrication de ces fromages (voir la vidéo).

 

Le pont du Diable

On se gare au parking situé avant le pont routier. La visite commence par une balade de 15 à 30 minutes dans une magnifique forêt de hêtres. Tout au long de la descente qui nous conduit à l’entrée des gorges, différents panneaux nous permettent de découvrir cet environnement exceptionnel, notamment l’éboulement à l’origine du fameux Pont du Diable. Peut-être aurez-vous la chance d'apercevoir les chamois.

La visite se poursuit dans les gorges, en toute sécurité, sur des passerelles fixes aménagées au-dessus de la rivière. Un premier escalier traverse un chaos d’énormes blocs encastrés entre les parois et livre un spectacle inattendu : la rivière coule à près de 50m en-dessous au fond d’un véritable gouffre. Les parois se déploient comme d’immenses draperies et de curieuses excavations, « les marmites de géants » creusées par les tourbillons du torrent, renforcent le caractère fantastique du site. Partout, l’érosion a produit de véritables sculptures dans un calcaire dur, « cousin géologique » de celui autrefois exploité à la carrière de La Vernaz. Les eaux de ruissellement l’ont recouvert de dépôts richement colorés : gris, vert, ocre, vert et bleu. L’ensemble forme un décor féérique !

Les gorges sont le résultat d’un lent travail d’érosion qui a débuté il y a des milliers d’années sous un glacier...

Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable
Autour du lac du Bourget : L’Abbaye de Hautecombe- le Beaufortain-le pont du Diable

Partager cet article

Repost0
16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 17:31

Les Palaces

Au pied du Massif des Bauges, dans le département de la Savoie, la ville d'Aix-les-Bains (28 585 habitants en 2011) est située sur la rive orientale du Lac du Bourget. C'est aujourd'hui la principale station thermale de la Région Rhône-Alpes (plus de 25 000 curistes en 2010, environ 46 000 à Dax, première ville thermale de l'Hexagone en termes de fréquentation). L'existence de sources minérales chaudes, aménagées par les Romains pendant la seconde moitié du Ier siècle avant J.-C., est probablement à l'origine du développement de l'actuelle ville haute. Plus ou moins délaissée au Moyen Age, la pratique des thermes renaît au XVIIIe siècle alors que la Savoie appartient au royaume de Sardaigne ; ainsi le roi Victor Amédée III fait-il construire un établissement de bains moderne entre 1779 et 1783, agrandi à plusieurs reprises avant d'être promu « thermes nationaux » en 1860 lors du rattachement de la Savoie à la France, agrandis à nouveau en 1897 et 1934.

Plus de dix palaces accueillent la clientèle aristocratique et bourgeoise qui fréquente sa saison : au Grand-Hôtel (1858) et son annexe Les Ambassadeurs en 1877, aux Beau-site (1883), Splendide (1884) et Bernascon (1897 à 1900) s'ajoutent l'Astoria (1904), l'Excelsior (1906), le Mirabeau (1910), le Royal (1914). L'ampleur des constructions pendant la Belle Epoque témoigne d'une stratégie d'élargissement de la fréquentation.

C’est au passé qu’il convient de parler de ces grands hôtels construits pour les curistes. En effet l’évolution économique a conduit les propriétaires à diviser les superficies pour vendre des appartements. Aussi il est quelquefois difficile de pouvoir pénétrer dans certains anciens hôtels. Les anciens Palaces, au décor somptueux, ont été édifiés au 19e siècle pour accueillir la société cosmopolite en villégiature et en cure thermale dans la ville. La visite des palaces du centre-ville permet de découvrir les hôtels les plus anciens, bâtis sur le modèle de l'atrium sous-verrière, à proximité des thermes et du Casino. Des visites régulières sont organisées par le syndicat d’initiatives de la ville dans des lieux encore ouverts aux visites.

Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard

Le Mont Revard

Le Revard est situé à seulement 10 kilomètres de la ville d’Aix. On profite de ce trajet pour voir les autres anciens Palaces situés sur la colline d’Aix. Le mont Revard est un sommet du département français de la Savoie s'élevant à 1562 mètres d'altitude à la Tour de l'Angle Est, dans les contreforts septentrionaux du massif des Bauges. Il domine la région d'Aix-les-Bains et du lac du Bourget. La partie supérieure de la montagne est un plateau d’où l’on peut admirer à l’Est le massif du Mont Blanc et à l’Ouest la vue sur le lac du Bourget. De 1892 à 1937, une crémaillère, le chemin de fer du Mont-Revard, reliait la ville d'Aix-les-Bains au mont Revard22. La ville thermale avait créé ce train à crémaillère pour emmener les curistes des thermes nationaux d'Aix-les-Bains ainsi que les touristes en haut du mont Revard. Il fonctionnait pendant la saison estivale, c'est-à-dire de mai à octobre. L'arrivée du téléphérique en 1935 a entraîné la fin de la ligne à crémaillère.

Le belvédère a été rénové en 2011 et de nouvelles installations ont vu le jour. Ce site panoramique fut apprécié dès les XVIIIe et XIXe siècles. Désormais, une plateforme en verre surplombe le vide et deux autres passerelles en bois ont été aménagées pour admirer le paysage. La presse locale relata alors : « Car le précipice, sous ce balcon au sol de verre, intimide. Sur cette nouvelle installation, rajeunie depuis l’été 2011, à la suite de travaux de près de 2,5 millions d’euros, les réactions s’enchaînent face à la peur du vide ». Des panneaux d'informations et des tables d'orientations ont par ailleurs été installés. Depuis la création de trois pontons au-dessus du vide, le belvédère du Mont Revard offre une vue imprenable à 360°.

Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard
Aix les Bains : anciens palaces et le mont Revard

Partager cet article

Repost0
9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 12:34

Le Musée Faure

Le Musée Faure a été fondé en 1949 pour accueillir le legs du Docteur Faure. Il est installé dans une villa de style génois, du début du XXe siècle, nommée les Chimères.

Le Docteur Jean Faure (1862-1942), d’origine gasconne, reçoit une éducation bourgeoise. Il effectue de brillantes études et devient docteur en pharmacie. Il exerce très tôt des responsabilités au sein d’importants organismes professionnels. En 1885, il est membre du Comité Français des Expositions. Il se frotte au monde des Beaux-Arts.

Le Docteur collectionne des boîtes à médecine, des Netsuke, des ouvrages aux illustrations licencieuses et constitue une rare collection de peintures et de sculptures impressionnistes, et proches de l’Impressionnisme, qui constitue aujourd’hui l’essentiel de la collection du Musée. Ces œuvres, d’une grande qualité et souvent exceptionnelles, témoignent de la sensibilité du Docteur Faure.
L’homogénéité de la collection, d’ailleurs plus intuitive que réfléchie, laisse à penser que le Docteur Faure a toujours eu en tête un projet muséal, sans doute à l’instigation du sénateur chambérien Borrel.

La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces

La chambre de Lamartine

La chambre que Lamartine occupa lors de ses séjours aixois de 1816 à 1830 est une simple suggestion. Les meubles proviennent tous de la Pension Perrier où descendit le poète et qui se trouvait à l’emplacement des Thermes actuels. Elle fut démolie vers 1930, à l’occasion de la construction de ceux-ci.

Le lit de Lamartine ainsi qu’une bonne partie du mobilier sont de style Empire Savoyard. Ils sont en bon état de conservation. Tous les objets et documents se trouvant sous vitrine évoquent le souvenir de Lamartine. Cette collection a été constituée par des achats, dons et apports assez disparates.

A remarquer essentiellement : deux petites gravures encadrées de noir, l’une représentant Lamartine, l’autre Julie Charles, c’est à dire Elvire, dont c’est là un des rares portraits.

La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces

Partager cet article

Repost0
20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 16:39

 

Après 1850, l’économie et la société romanaises subissent leur mutation majeure avec le développement de l’industrie de la chaussure pour laquelle travaillent, en 1914, 5 000 ouvriers et ouvrières, à l’origine d’un mouvement syndical puissant. Dès la fin du 19ème siècle s'impose la première marque de chaussure, « UNIC ». Mais à partir de 1974, la crise désorganise profondément l'industrie de la chaussure : la concurrence étrangère lui est fatale. De nombreuses entreprises ferment, entraînant des centaines de licenciements : en 25 ans, les effectifs passent de 4 000 à 1 000 salariés.

 

La Collégiale Saint-Barnard

Parfaitement symétrique, elle permet de bien apprécier le matériau et la disposition roman/gothique en hauteur. Un auvent repose sur le départ d’un porche disparu. À l’angle nord de la façade, la base du clocher est romane. Le portail roman a été fortement dégradé par les Protestants pendant les Guerres de Religion : toutes les têtes sont brisées. L’église présente aujourd’hui une nef unique de quatre travées, un transept saillant et un chœur profond à abside polygonale. Les parties occidentales de l’église, notamment les parties basses de la nef, sont romanes. Le chœur, le transept et les voûtes de la nef sont gothiques. Le chœur et l’abside sont richement décorés de peintures du XIVe siècle, géométriquement mais sans symétrie (chevrons, cloches, spirales, damiers…), représentant la Jérusalem céleste : créneaux gardés par des anges (ailes), des saints (auréoles) ou des rois (couronnes).

Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère

La tour Jacquemart

C’est une ancienne porte du second rempart choisie pour accueillir un automate marteleur qui donne l’heure : le Jacquemart.  La tour mesure 37 mètres de haut. Le Jacquemart de Romans-sur-Isère est un des plus grands de ceux qui subsistent aujourd’hui dans près d’une cinquantaine de villes françaises.

Au XIVè siècle, les romanais, à l’instar des grandes villes de France, voulurent avoir une horloge publique et les consuls résolurent de faire élever la tour de la forteresse pour y placer un mécanisme d’horlogerie avec cadran et sonnerie. En conséquence, ils s’adressèrent à un habile artisan de Fribourg, en Suisse, Pierre Cudrifin, qui vint à Romans-sur-Isère pour s’entendre avec les autorités et qui se chargea du travail. L’oeuvre fut rapidement menée à bonne fin ; le mécanisme fut placé sur la tour et, pour sonner les heures, on plaça un automate en bois armé d’un marteau de fer. A cette époque, on appelait par dérision Jacques Bonhomme le paysan qui supportait les corvées sans se plaindre. L’automate fidèle à la mission qui lui était confiée fut baptisé Jacques et on ajouta Marteau à cause de l’instrument dont il était muni. Jacques-Marteau est devenu depuis par corruption Jacquemart.

Le jour de notre visite la place située à coté de la tour était noire de monde. La chef de cuisine Madame Pic assurait l’animation depuis un podium avec l’équipe de la télévision locale.

Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère
Romans sur Isère

Partager cet article

Repost0
6 octobre 2019 7 06 /10 /octobre /2019 14:22

C’est à partir de la ville de Tain l’Hermitage que nous avons eu une très belle vue de Tournon. Une passerelle relie les deux villes et permet d’avoir de belles perspectives de la géographie de la ville et de son vignoble « crus de Saint Joseph ». Un château et un grand lycée bordent la ville le long du Rhône. Une fois la traversée effectuée, on peut voir le vignoble de Tain. Après une halte pour visiter le château, nous avons pris la route de la Corniche du Rhône, sur une vingtaine de kilomètres.

Tournon sur Rhône -Tain l’Hermitage
Tournon sur Rhône -Tain l’Hermitage
Tournon sur Rhône -Tain l’Hermitage
Tournon sur Rhône -Tain l’Hermitage

Nous nous sommes arrêtés à Vernon en Vivarais pour visiter une église ne figurant pas sur les guides. Au loin nous avions eu les yeux attirés par une immense flèche qui dominait les toits du village. D’où l’idée de s’y arrêter. Nous n’avons pas été déçus : vitraux magnifiques, élévation de la nef, nombreux chapiteaux décorant les travées.

Puis nous avons retraversé le Rhône pour visiter les celliers de Tain. Nous avons dégusté quelques crus locaux, avant de monter sur le haut de la colline, pour avoir une vue de la vallée du Rhône

Tournon sur Rhône -Tain l’Hermitage
Tournon sur Rhône -Tain l’Hermitage
Tournon sur Rhône -Tain l’Hermitage
Tournon sur Rhône -Tain l’Hermitage

En allant plus haut nous avons découvert le panorama de Saint Romain de Lerps où une petite chapelle domine un tertre aménagé en observatoire. De l’Est à l’Ouest le paysage court du Mont Blanc aux collines de l’Ardèche. Deux balcons avec relevé géographiques offrent un repère sur 12 départements. C’est un magnifique panorama, le plus beau de toute la vallée du Rhône, permettant de voir le Vercors, le Mont Ventoux, le Pilat. Cette vue dégagée est plus puissante que celle de la Corniche du Rhône peu aménagée, au contraire des gorges de l’Ardèche où de nombreux promontoires ont été construits pour le plus grand bénéfice des touristes.

Tournon sur Rhône -Tain l’Hermitage
Tournon sur Rhône -Tain l’Hermitage
Tournon sur Rhône -Tain l’Hermitage
Tournon sur Rhône -Tain l’Hermitage
Tournon sur Rhône -Tain l’Hermitage

Partager cet article

Repost0

Nice au soleil

Rechercher

Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation-Boussole