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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 12:17

La Villa Masséna a été édifiée sur la Promenade des Anglais, entre 1898 et 1901 par l’architecte danois Hans-Georg Tersling (1857-1920), l’un des meilleurs architectes de la Côte d’Azur à la Belle Epoque. Le style choisi est néo-classique avec une forte empreinte italianisante. Son intérieur a été restauré et offre un cadre de style Napoléon 1er. Notre vidéo en donne les aperçus principaux : extérieur et intérieur.

La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice

La donation

C’est grâce à la donation de Jean-Pierre Martin, fils du peintre, qu’une exposition d’œuvres de Charles Martin-Sauvaigo (1881-1970) est présentée du 21 octobre au 30 janvier 2017 au Musée Masséna.

Les Niçois ayant fréquenté le Lycée Masséna le connaissent sans toujours savoir ce que fut la vie de ce créateur niçois d’exception. Né à Carras d’une famille de cultivateurs, Charles Martin-Sauvaigo est remarqué très jeune par Ziem qui lui fait réaliser quelques dessins dans son atelier avant de lui dire : « tu es peintre ».

Elève d’Alexis Mossa, il s’inscrit à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris. Il se fait connaître rapidement en remportant de nombreux concours et reçoit ses premières commandes officielles de la Préfecture des Alpes-Maritimes, de la Chambre de Commerce, et du Lycée Masséna. Il expose au Salon des artistes français dès l’âge de 24 ans et obtient de nombreux prix dont un en 1921 avec « Le marché aux fleurs de Nice », puis en 1923 avec « La place Saint-François ».

ll a su capter la lumière de la Côte d’Azur dans ce qu’elle a de tendre plutôt que dans ses excès de soleil. Il réussit un compromis entre la peinture traditionaliste du XIXe, les recherches de l’impressionnisme et l’Art nouveau.

Biographie de Charles Martin Sauvaigo

 

Né à Nice le 7 février 1881, décédé à Paris en 1970 Charles Martin-Sauvaigo est orienté, très jeune vers son art, par le peintre Félix Ziem. Après un passage à l’Ecole des Arts Décoratifs de Nice, il est admis à Paris, à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts (ateliers Bonnat et Merson) où il est boursier de la Ville et du département. Il expose au Salon des Artistes Français et reçoit ses premières commandes importantes en 1910 et 1911 : décoration de la Préfecture des Alpes-Maritimes et du lycée de garçons de Nice. Après la guerre, Martin-Sauvaigo devient peintre officiel de la Marine (1922) et participe activement aux grandes expositions à Paris : Arts Décoratifs (1925), Coloniale (1931), Universelle (1937).

Peintre de chevalet dans la tradition impressionniste, les critiques soulignent sa connaissance profonde de la couleur et de la mer. Médaille d’or du Salon des Artistes Français, il expose en France et dans le monde. Tout en étant professeur de dessin à l’Ecole Polytechnique, il prend part à la décoration de grands paquebots de luxe comme La Marseillaise ou L’Île de France.

La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 17:30

 

Nice rend un hommage à un artiste né ici  en 1942 avec une mise en scène de ses œuvres très réussie. Un parcours complet et varié met en lumière l’immensité d’un travail déployé entièrement au service de l’homme.

 

La Condition Humaine

Toute une époque est ainsi évoquée par des regroupements de thèmes nous restituant nombre d’aspects quelquefois oubliés mais toujours présents. C’est ainsi que la martyrologie de nos vie est restituée dans les salles et alvéoles centrées sur des sujets précis. Sans pouvoir en faire une recension intégrale, voici les aspects principaux de cette exposition telle que nous l’avons ressentie.

Les aspects picturaux et le dessin classique sont largement présents regroupant des esquisses, des carnets de dessin, des études diverses, dont le classicisme est évident. C’est ainsi que la peste à Naples et le Sida à Soweto se font pendant, donnant prétexte à des corps portés ou suspendus. La violence propre à notre époque fait l’objet d’évocations : solitude du prisonnier, violence dans la cité avec scène de bagarre, violence sociale avec la rénovation urbaine et ses expulsions, violence contre les femmes avec l’avortement qui les tue.

Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice

La Commune et la semaine sanglante sont l’objet d’une dénonciation sur les marches même du Sacré Cœur, construit par les Versaillais. Des sérigraphies sont apposées sur les pavés de Paris en 1971, anniversaire de la Commune. Nous apprenons le jumelage de la ville  de Nice et de la ville du Cap lors de la période de la pire ségrégation raciale. Une famille noire sera apposée sur les murs de la ville de Nice. Pignon ira sur  place pour cette raison mais y trouvera l’extension du Sida, qui lui donnera l’occasion de réaliser un rapprochement spatial avec Naples.

L’assassinat de Pasolini et la mort de Mahmoud Darwich sont l’occasion de placarder nombre de sérigraphies sur les murs des villes, comme autant de manifestes. D’ailleurs l’éparpillement de certaines sur les nouvelles friches industrielles ou du côté de Fos où se développe la pétrochimie, donne une force à ces affiches, relevant la médiocrité des lieux mis ainsi en lumière.

Les aspects psychologiques ne sont pas oubliés avec la mise en scène des cabines téléphoniques où les personnes censées communiquées sont décrites comme des égarés. Les éclairages rendent encore plus triste cette sensation d’isolement, avec la couleur des feux de circulation et des noms d’illustres inconnus dénommant les rues.

La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain
La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain
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La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain
La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain
La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain
La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain
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La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain

La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain

Les voyages

 

Ils sont l’occasion de découvrir d’autres lieux et d’autres problèmes. Une commande à Anvers, donne une réflexion sur Rubens, dont des tableaux seront accrochés sur certaines façades. Une visite à Cuba permet d’orner des façades et de trouver dans une église en réfection des éléments de décors qui seront installés à l’extérieur. Une visite à Martigues montre une famille de pêcheurs qui sera l’objet de sérigraphies.

En Afrique du Sud, après de nombreuses rencontres dans les hôpitaux, les dispensaires, les crèches et en liaison avec les associations, Pignon-Ernest a élaboré une image faisant un parallèle entre la lutte contre le sida et celle contre l'apartheid, en se référant à la photographie de Sam Nzima représentant un homme portant le corps d'Hector Pieterson, un écolier tué pendant les émeutes de Soweto. Sérigraphiée sur place à plusieurs centaines d'exemplaires, il l'a collée, accompagné des habitants, sur les murs des quartiers particulièrement touchés

Le voyage spatio-temporel est aussi utilisé pour réaliser des rencontres improbables dans des lieux, telle la ville de Naples, où se superposent des mythologies grecques, romaines, chrétiennes.

De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...

De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...

La création de la force de frappe nucléaire au plateau d’Albion sera une occasion de dénoncer la guerre atomique avec la photo d’empreintes de corps soufflés par l’explosion à Hiroshima.

Enfin, une section est consacrée à la proximité de l’artiste avec les poètes : Rimbaud, Neruda, Desnos, Nerval, Genet, Artaud. Avec ces intellectuels irréductibles et non conformistes, Pignon reste en bonne compagnie, pour défendre les martyrs actuels.

 

Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine

Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:30

 

L’hôtel de ville et sa place présentent un ensemble magnifique au cœur de l’identité de la ville de Toulouse. Siège du pouvoir municipal depuis le XIIème siècle, ce chef d’œuvre néoclassique déploie sa majestueuse façade de briques et de pierres sur l’incontournable place du Capitole. Agrandi, transformé, embelli à chaque époque, les décors inscrits sur ses murs racontent les grands moments de l’histoire toulousaine : de l’épisode cathare à la création des Jeux floraux, des comtes de Toulouse au siège de la ville. Célèbre pour ses salles d’apparat,  dont la Salle des Illustres : Henri Martin, Jean-Paul Laurens, Paul Gervais et bien d’autres artistes ont peints ou sculptés le décor de ces salles.

L'emplacement n'est pas choisi au hasard. Il est situé loin du château comtal à la limite de la cité et du bourg de Saint-Sernin contre une tour désaffectée de l'ancien rempart gallo-romain. Les capitouls font l'acquisition de nombreux bâtiments et terrains autour de la maison commune afin de regrouper les services administratifs, les archives, la prison, les salles de réunion et de réception. Au XIVe siècle, la maison commune forme un ensemble fortifié percé de portes correspondant à la superficie de l'actuelle Capitole et de l'actuel square Charles-De-Gaulle.

Au XVIIe siècle, les capitouls veulent construire un palais municipal unique en France. Sa construction va durer près de deux cents ans. La façade du Capitolium a été bâtie en 1750 pendant dix ans sur les plans de Guillaume Cammas. La façade était à l'origine couverte d'un badigeon blanc. Il fut retiré en 1883 par grattage. En 1974 puis en 1987 et 1994, les façades sont rénovées par sablage ainsi que les blasons. Les huit colonnes de la façade en marbre symbolisent les huit premiers capitouls.

Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole

L’intérieur du Capitole

 

La cour Henri IV

On y accède par le portail de l'hôtel de ville qui perce la façade principale. Elle est entourée de deux galeries construites entre 1602 et 1607 sur les plans de Pierre Souffron. Elles ont remplacé deux tours et un poste de garde trop encombrants pour les conserver lors de la construction de la façade. Après la porte de Bachelier du XVIe siècle, les galeries sont les parties les plus anciennes du Capitole.

L’escalier d'honneur

Cet escalier a été reconstruit en 1674 par Rivals et est orné d'une peinture de Jean-Paul Laurens du XIXe siècle. Il représente la première distribution des fleurs aux Jeux floraux de Toulouse le 3 mai 1324 dans le verger des Augustines.

Salle Henri Martin

Elle est décorée de dix toiles géantes de Henri Martin. La plus connue est Les rêveurs et représente Jean Jaurès au milieu de célébrités dont le peintre lui-même au bord de la Garonne. Elle est aussi ornée de trois bustes de figures toulousaines : le sculpteur et architecte Nicolas Bachelier, le mathématicien Pierre de Fermat et le juriste Jacques Cujas.

Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole

 

Salle du Conseil municipal

Elle est décorée de peintures de Paul J. Gervais représentant des monuments de la ville et de sa région et des scènes champêtres

 

Donjon du Capitole

Après 60 ans de travaux sur les ruines du grand incendie du Capitole, les Capitouls décident, en 1525, de construire le Donjon, aussi appelé tour des Consistoires afin de protéger les archives et la poudre à canon en prévision d'une invasion du Languedoc par les espagnols lors de la guerre entre François Ier et Charles Quint.

Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
Toulouse : Le Capitole
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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 10:32

Le couvent des Jacobins est un édifice majestueux, connu pour ses colonnes surmontées d'un décor en feuilles de palmier, qui sont les principaux ornements de son architecture. Le décor intérieur est sobre, de couleur uniforme, baigné d’une belle luminosité. Une impression de légèreté se dégage au premier abord. C’est après quatre remaniements successifs, que le couvent parvient à offrir son aspect actuel. Les travaux commencent en 1230, avec deux nefs, divisées par cinq piliers qui dégagent un vaste espace au sol. La deuxième campagne a duré de 1245 à 1252 et a permis d'allonger l'église vers l'Est et un nouveau chœur est aménagé avec des chapelles funéraires. La troisième a été particulièrement importante, dotant l'église d'une abside dont le plafond est formé d'un « palmier », un pilier de 22 mètres flanqué d'une voûte étoilée à onze branches coupées de bissectrices.  Cette construction du 13ème siècle a connu les déboires liés à la Révolution.  Le couvent des Jacobins, abandonné par les dominicains avec l'interdiction de leur ordre, est confisqué comme bien national et utilisé comme caserne et comme dépôt. Une partie des locaux est aussi transformée en haras par la ville de Toulouse.

Toulouse : le couvent des Jacobins
Toulouse : le couvent des Jacobins
Toulouse : le couvent des Jacobins
Toulouse : le couvent des Jacobins
Toulouse : le couvent des Jacobins
Toulouse : le couvent des Jacobins
Toulouse : le couvent des Jacobins

Nous avons déambulé pour visiter les autres salles desservies par les allées du cloître. Un réfectoire, une salle capitulaire et une chapelle complètent un décor organisé autour d’un déploiement de voûtes superbes et grandioses. Des clairs obscurs, des vues sur le jardin du cloître, tout invite au repos ou à la méditation. A l'occasion des 800 ans des dominicains, la Chapelle Saint Antonin du Couvent des Jacobins accueille l'exposition «Trajectoires Dominicaines" afin de renouer avec les racines médiévales de cet Ordre. Un clocher octogonal animé d’arcs apporte ses couleurs brique et ses ornements blancs sur un ciel uniformément bleu. Cette tour surplombe un  jardin verdoyant.

Toulouse : le couvent des Jacobins
Toulouse : le couvent des Jacobins
Toulouse : le couvent des Jacobins
Toulouse : le couvent des Jacobins
Toulouse : le couvent des Jacobins
Toulouse : le couvent des Jacobins

Nous avons eu la chance de pouvoir profiter d’une amélioration des conditions de notre visite cette année. En effet le cloître de ce couvent était aménagé pour accueillir  les  pèlerins dans des fauteuils transatlantiques. Initiative intéressante pour des personnes fatiguées par la marche. La ville de Toulouse est en effet largement piétonnière…

Toulouse : le couvent des Jacobins
Toulouse : le couvent des Jacobins
Toulouse : le couvent des Jacobins
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 18:36
Cordes sur Ciel

 

Notre approche de la cité se fait par l’intermédiaire d’un petit train qui nous offre une découverte circulaire. Arrivés au sommet de la ville on découvre un immense panorama depuis les remparts. Puis nous flânons dans les rues au milieu d’un décor de maisons gothiques. Cordes se déploie sur un plan en losange, dont l’expansion a exigé des extensions des remparts, avec une barbacane en avancée.

Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel

La rue principale Raymond VII est bordée de façades en grès gris et rose, avec un souci de rappeler les métiers du passé, une décoration de bannières orne places et circulations. Attention à l’escarpement de cette rue et aux dénivellations de la chaussée lorsque l’on lève les yeux !!  Les maisons ont conservé leurs sculptures et leurs barres de fer médiévales.

De nombreux artisans animent la ville, très accueillante avec ses nombreux bars et restaurants. Notre vidéo montre la maison du Grand Fauconnier, celle du Grand Veneur ornée de scènes de chasse.

Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel

Decazeville-Carmaux-Vallée du Lot

A Decazeville, visite de la Découverte, ancienne mine, devenue un cirque accueillant divers spectacles. L’ascenseur de descente de la mine a été restauré pour devenir un rappel de l’ancienne et principale activité de la ville. Comme notre voyage avait commencé par Lens, nous sommes en présence de la deuxième friche industrielle minière, avec les problèmes liés à la reconversion de ces sites.

 

LE CHEMIN DE CROIX DE GUSTAVE MOREAU EN L'EGLISE NOTRE DAME DE DECAZEVILLE

L'église Notre-Dame de Decazeville du XIXème siècle abrite un trésor inestimable : une série de 14 toiles peintes par Gustave Moreau en 1863 et représentant le chemin de croix. Il s'agit du seul chemin de croix symboliste qui existe au monde. Œuvre classée Monument Historique. Nous n’oublions pas que ce peintre a formé Adolf Mossa qui a produit nombre de tableaux symbolistes.

Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel

Nous montons vers le château de Gironde qui domine le Lot et où la vue est impressionnante de beauté.

 

Carmaux

Rapide visite de la ville avec un stop sur la place où se trouve la statue de Jean-Jaurès.

 

Albi

En fin d’après-midi, nous montons voir les jardins situés sous la cathédrale, pour les admirer. Leur entretien doit être difficile par cette chaleur, mais les fleurs ont des couleurs éclatantes, tandis que la vue générale sur la ville rose se détache avec ses ponts, sur le bleu de la rivière.

 

Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
Cordes sur Ciel
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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 16:14

Pour marquer la fin de la guerre contre les albigeois, une immense Cathédrale a été construite par les catholiques, la Cathédrale Sainte Cécile. Elle est remarquable par son impressionnante cathédrale fortifiée Sainte-Cécile et son palais de la Berbie, ancien palais des archevêques d'Albi, qui dominent le centre-ville historique et la rivière.

Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale

La ville natale d'Henri de Toulouse-Lautrec, abrite un musée regroupant la plus importante collection au monde d'œuvres du peintre postimpressionniste (photos interdites). Enfin, Albi est surtout un haut-lieu historique dont le nom a été donné aux adeptes du catharisme, les Albigeois, qui subirent une répression violente au XIIème siècle de la part de l'Église catholique romaine connue sous le nom de Croisade des Albigeois.

La rivière du Tarn traverse la ville d'Albi. C'est le troisième affluent de la Garonne après la Dordogne et le Lot. Il prend sa source au mont Lozère, traverse les gorges du Tarn puis atteint Albi par l'est. Le Tarn forme une grande boucle séparant en deux la ville.

Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale

Le centre historique se situe sur la rive gauche de la rivière. Elle traverse la ville aux pieds des remparts et continue sa course vers le sud-ouest pour se jeter dans la Garonne. La rivière est navigable depuis la Garonne. Elle permettait d'assurer le commerce du vin de Gaillac, du chanvre, du pastel et du charbon de Carmaux grâce à des gabarres à fond plat. Le Tarn a longtemps été un élément important de l'industrie albigeoise grâce à la puissance et à la régularité de son débit. Albi est aussi traversé par de petits affluents et sous-affluent du Tarn que sont le ruisseau du Séoux, le ruisseau de Caussels et son affluent le ruisseau de Jauzou.

Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale

Le visiteur est impressionné par ce site désormais classé par l’UNESCO. Le Tarn, ses rives, ses ponts et les fortifications de la Cathédrale découvrent des paysages superbes quel que soit l’endroit de la visite : vieille ville et rives. A partir d’Albi, on peut découvrir Gaillac, Carmaux, Cordes, les gorges du Tarn.

Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
Albi et sa Cathédrale
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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 17:50

La ferme du Dolmen – Le Pouget

 

Les vacances scolaires sont l’occasion de nombreuses découvertes avec les petits-enfants. C’est donc un programme spécial qui a été composé cette année, à partir de la ville de Montpellier. Nous avons visité la vieille ville de Montpellier, les villes de Sète, Pézenas, Saint Guilhem le désert. Mais une grande place a été occupée par un programme enfants.

C’est ainsi, que nous sommes allés à la ferme du Dolmen, voir les animaux de ce lieu pédagogique destiné à émerveiller les petits et pas seulement. Equipés d’un seau de pop-corn, nos déambulations nous ont menées vers les ânes, chevaux, moutons, chèvres, lamas, canards, cygnes, cochon, et hôtes du poulailler. Avec un beau soleil, les visiteurs étaient à la fête, dans un face à face amical avec des animaux habitués à ces visites et cherchant les câlins des plus jeunes.

Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants

Le parcours des Dinosaures

 

C’est à Mèze, que des nids d’œufs de dinosaures ont été découverts et y sont exposés. Un parc a été implanté sur ce site laissant observer en grandeur nature de nombreux spécimens de ces créatures carnivores et herbivores. De nombreux panneaux explicatifs accompagnent un parcours décrivant les différentes espèces et les hypothèses liées à la disparition rapide des Dinosaures. Des empreintes de pas et des fouilles donnent aux enfants l’idée de la dimension spectaculaire de ces animaux d’apparence peu sympathique.

Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants

L’Aquarium de Montpellier

 

 Les poissons sont répartis en univers, selon leur continent d’habitation. Là aussi un parcours est imposé, qui montre une faune en déplacement permanent, au travers de plusieurs aquariums. Nous avons été secoués dans une cabine située à l’avant d’un bateau affrontant les quarantièmes rugissants. D’impressionnantes vagues montaient à l’assaut de notre proue, avec le bruit et la fureur du vent, accentuant l’effet d’un mouvement permanent. Il fallait s’accrocher ferme aux rampes du bastingage  pour ne pas tomber…

 

Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
Montpellier avec les enfants
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:10
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris

Le jardin des sculptures

Le jardin des sculptures, d'une superficie de trois hectares, se partage entre une roseraie, au nord de l’hôtel Biron, et un grand parterre, au sud, tandis qu'au fond du jardin, terminant la perspective, une terrasse et une charmille adossée à un treillage dissimulent un espace de repos. Le treillage percé de trois ouvertures fait écho au rythme ternaire et aux proportions des baies de l'avant corps de la façade sud de l'hôtel Biron. À l'occasion de la rénovation du jardin en 1993, deux parcours thématiques ont été conçus à l'est et à l'ouest : le "Jardin d'Orphée" où végétation et rocaille s'entremêlent comme prélude à la découverte de l'œuvre de Rodin Orphée implorant les dieux, et le "Jardin des Sources", dont les sentiers sinueux, jalonnés de points d'eau, forment autant d'entités autonomes et singulières.

De nombreuses œuvres de Rodin, parmi lesquelles Les Bourgeois de Calais, La Porte de l'Enfer, ou encore Le Penseur prennent aujourd'hui place dans le jardin de sculptures. Cette utilisation des espaces naturels comme écrin à la sculpture renoue avec les pratiques du maître, qui, dès 1908, avait fait installer dans ce jardin sauvage certaines de ses œuvres, mais aussi des antiques appartenant à sa collection. 

Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris

 

La galerie des marbres

La galerie des marbres a été conçue en 1971 comme une réserve ouverte, afin de présenter un plus grand nombre d’œuvres sur le site du musée. Elle est située sur un des côtés du jardin. Ces sculptures ne sont pas achevées, d’autres présentent les traces du non finito cher à l’artiste. Elles ont été taillées, d’après les modèles de Rodin et sous sa direction, par des sculpteurs plus jeunes ou moins talentueux, appelés praticiens, dans la tradition des grands ateliers de sculpture, et offrent une grande diversité de sujets : portraits, monuments ou thèmes mythologiques.

 

Rodin  et Van Gogh

"Si nous aimons ces peintres, malgré leur maladresse évidente, c’est parce qu’ils regardèrent la nature avec des yeux absolument neufs dont aucune règle d’école, aucun idéal de convention, aucune forme apprise n’avaient encore adultéré la vision. C’est le même mérite que nous trouvons chez Van Gogh. Il néglige toutes les recettes académiques, il ignore la manière de confectionner un tableau comme un plat ou comme une sauce suivant les indications d’un livre de cuisine. Il se place naïvement devant la nature et cherche à la traduire. Auguste Rodin

Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris

Rodin et les écrivains de son temps

Rodin était un admirateur de nombreux écrivains, il a réalisé le portrait de bon nombre d’entre eux : Victor Hugo, Octave Mirbeau, Henry Becque, Anna de Noailles, George Bernard Shaw, Gustave Geffroy, Balzac... Le Musée Rodin conserve près de 2000 ouvrages reçus par Rodin et dédicacés par leurs auteurs (Robert de Montesquiou, Rainer Maria Rilke...), qui constituent, en retour, autant de témoignages de l’admiration que nombre d’écrivains et de poètes contemporains de Rodin portent à son œuvre.

Ainsi, Alphonse Daudet, ami de Rodin depuis la fin des années 1880, le présente à Jules Renard en 1891, en l’emmenant rue de l’Université. Après avoir vu les sculptures qui y sont rassemblée, l’auteur des Histoires naturelles et des Bucoliques note ces remarques enthousiastes : "Seigneur, faites que j’ai la force d’admirer toutes ces choses ! Chez Rodin, il m’a semblé que mes yeux tout d’un coup éclataient. Jusqu’ici la sculpture m’avait intéressé comme un travail dans du navet. Écrire à la manière dont Rodin sculpte." (Jules Renard, Journal, 1887-1910 (1925)

 

Les sculptures marquantes

Le premier monument d’envergure nationale achevé et inauguré par Rodin — en 1895 seulement — sera installé hors de Paris. Il s’agit du Monument aux Bourgeois de Calais, commandé par la municipalité en 1884 (lien vers notice de l’œuvre). Rodin opte rapidement pour une structure cubique, et non pyramidale, comme il est d’usage pour les monuments aux morts — et organise ses figures en une procession en spirale. Il réfléchit sur le type de socle et sur sa hauteur, et retient en 1893 une base presque plate. Le groupe de six figures rompt avec le modèle « héroïque », et s’attache, à travers les attitudes du corps et les expressions des visages, à retranscrire les états émotionnels et psychologiques de chacun des protagonistes, offrant une vision pathétique et humaine d’une absolue nouveauté. Tous les choix de Rodin font l’objet de discussions nourries avec la Municipalité de Calais, dont les représentants sont déstabilisés par le caractère non conventionnel du monument. Rodin parvient à faire respecter l’ensemble de ses décisions plastiques concernant le groupe lui-même, tout en concédant son installation sur un socle de hauteur moyenne, ainsi qu’il l’écrit à Omer Dewavrin, maire de Calais, en 1893 :
« J’avais pensé que placé très bas le groupe devenait plus familier et faisait entrer le public mieux dans l’aspect de la misère et du sacrifice, du drame, dis-je. Il peut se faire que je me trompe car je ne juge jamais que lorsque mon œil a vu les choses en place. Dans l’incertitude je me rapporte à la commission dont vous êtes président. Tel que votre croquis me montre le monument, il me semble qu’il se découpera sur le ciel ayant à sa droite l’hôtel des postes, et à sa gauche le square, ce serait bien ; beaucoup mieux que s’il se trouvait devant les arbres du jardin ; dans ce cas il ne se profilerait pas, et je retournerai à mon idée de l’avoir très bas pour laisser au public pénétrer au cœur du sujet, comme dans les mises au tombeau d’églises ou le groupe est presque par terre. »

Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
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Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris

La Porte de l’enfer, demeure inachevée à la mort de Rodin. C’est Léonce Bénédite, premier conservateur du Musée Rodin, qui est à l’origine de la fonte du premier bronze en 1928. Sur la base des sources photographiques, et avec l’accord de Rodin obtenu en 1917, il reconstitue l’état le plus abouti de La Porte avec ses figures et remonte les reliefs. Le plâtre est, depuis lors, entré dans collections du Musée d’Orsay, tandis qu’un tirage en bronze se dresse à l’est de la cour d’honneur de l’Hôtel Biron, et que le plâtre « nu » de 1900 demeure à Meudon, dans le « musée » construit en 1930.
La Porte de Rodin — impossible à ouvrir, orpheline de son bâtiment de destination, et inachevée — occupe pourtant une place centrale dans la carrière artistique de Rodin, tant pour les moyens matériels et la reconnaissance publique qu’elle lui a apportés, que sur le plan de son processus de création.

 

Les raisons d'une visite

Depuis 1919, ce musée n'avait pas été restauré. Après trois ans de travaux, la splendeur de l'hôtel Biron, met en valeur et rend pleinement hommage au sculpteur. Les statues mettent en vue leur volume sur un fond vert céladon. Ce musée s'autofinance à 50% par la vente de tirages de bronze, de location d'espaces privatisés, les ventes du magasin. Le parc est un havre de paix, avec sa verdure et ses bassins.

Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 19:37
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice

 

Kokdu, compagnons de l'âme

Jusqu’au 27 avril 2017

En partenariat avec le musée du Kokdu à Séoul


C’est avec les Amis des Musées de Nice, que nous sommes allés visiter le musée des Arts Asiatiques, parcours commenté par Madame Karine Valensi. Cette présentation des rites funéraires coréens commence au sous-sol du musée avec la mise en scène d’un char de funérailles décoré par des figurines, animé par des couleurs vives, d’une dimension impressionnante. Ce corbillard doit être porté par 24 personnes, il comporte des étages habités par 46 Kokdus, dépassant en apparat ce que nous connaissons en Occident, où la mort tend à disparaître de la scène publique. L’incinération progresse avec la volonté d’oublier « les Pompes Funèbres », chères à Brassens.

C’est sous l’ère de la dynastie Choson, que la mort signifie la séparation du corps et de l’âme. Le corbillard transporte le corps, tandis que l’âme voyage avec un palanquin spécial.

D’autres œuvres insolites sont présentées : de petites figurines de bois, autrefois utilisées lors des funérailles traditionnelles, figurant des personnages, des fleurs, des animaux réels ou surnaturels… Loin d’être tristes, ces  statuettes de bois colorées, aux expressions naïves, ludiques ou sérieuses, selon le rôle qui leur était dévolu, étaient chargées de veiller sur les défunts et d’apporter la consolation aux familles. Les kokdu, véritables guides spirituels, accompagnaient l’âme du défunt sur le chemin de la sérénité.

La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice

L’intérieur Coréen

 

Une présentation de meubles décorés, de tableaux, de vêtements, montre l’évolution de la broderie sur soie. C’est une femme In-Sook Son qui réalise des pièces de tissus intégrés aux meubles, en en remplaçant la marqueterie ordinaire, pour créer de fabuleux tableaux. La peinture sur soie offre des possibilités inouïes en matière de précisions des détails : on en voit l’aboutissement dans les costumes et la robe de mariage. Velouté du tissu, fulgurance des couleurs employées, résument la technique du silgrim au service de la décoration intérieure. On doit s’interroger sur la durée de ces réalisations intemporelles et sur leur coût important final. 

La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice

La vie ne sera jamais plus la même

Oeuvres de Jayashree Chakravarty présentées au 1er étage du musée

 On découvre ici, la facette inversée du lyrisme mortuaire coréen. Dans la mesure où la vie se restreint  de par l’atteinte portée aux milieux naturels et aquatiques. Car leur présence se raréfie face à la constante expansion des villes indiennes. Cette conception écologique est une préoccupation  qui nourrit la réflexion artistique de Jayashree Chakravarty.


L’extinction de certaines espèces végétales, fleurs sauvages et plantes traditionnelles connues pour leur valeur médicinale, la raréfaction de la vie animale  autrefois si abondante, la disparition de certaines catégories d’insectes autour d’elle, ont aiguisé sa sensibilité et fondé son  sentiment intime qu’une atteinte irréparable était portée à la nature. Par référence à l’environnement encombré de la ville, Jayashree Chakravarty peint des toiles monumentales, foisonnantes d’une vie presque excessive, où elle exprime une inspiration venue du plus profond de son être, en attirant  les spectateurs dans le  tourbillon de paysages inachevés et déconcertants, suggérant un désordre spatial et temporel.


Ses récentes installations monumentales, constituées de lés suspendus et aériens, font de la nature aussi bien un sujet qu’un support de création. Comme dans un labyrinthe, les images peintes et tissées se superposent, entrelacées et imbriquées dans une toile naturelle où alternent écheveaux de fils, lambeaux de papier et tissu collé. Un examen plus attentif révèle des pétales, des feuilles sèches, des graines, des tiges, des racines, intégrés dans l’un ou l’autre des feuillets qui composent l’œuvre, et en font un assemblage unique. À une époque où les matériaux industriels et la technologie ouvrent de nouvelles perspectives artistiques et conceptuelles, Jayashree préfère se tourner vers des formes organiques, artisanales, trouvant,  une nouvelle approche de la nature, d’elle-même et du monde qui l’entoure.
Dans l’exposition présentée au musée des Arts asiatiques, ‘’La vie ne sera plus jamais la même", Jayashree mêle intimement émotions et expériences personnelles.

La vidéo suivante vous est proposée présentant l’artiste :

La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 09:07
Le Musée d’Orsay

La France n'a jusqu'à présent jamais consacré d'exposition à Charles Gleyre. Pourtant, celui-ci occupe une place majeure dans la peinture académique à Paris au milieu du XIXe siècle.
La perfection lisse de sa facture et ses sujets majoritairement mythologiques ont pu longtemps faire croire à un esthète froid, conventionnel et aveugle aux révolutions de son temps. Les recherches en histoire de l'art ont toutefois fait prendre conscience du rôle important de son atelier, dont sortirent Jean-Léon Gérôme que Claude Monet ou Fréderic Bazille.

En outre, les relectures de son œuvre, au premier rang desquelles figure l'analyse psychanalytique de Michel Thevoz publiée en 1980, ont fait réapparaitre les contradictions passionnantes de l'artiste comme de son œuvre. Placée sous le signe du spleen et de l'idéal, l'exposition offre l'occasion, à travers les prêts majeurs du Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne, de se replonger avec bonheur dans les illusions de l'académisme.

 

Confessions d'un grand romantique

 

Dans l'épopée qu'est l'histoire de la peinture française au XIXe siècle, le rôle de Charles Gleyre est trop souvent oublié. Ce Parisien d'adoption ne s'est guère préoccupé de sa postérité française. Né en 1806 dans le canton de Vaud, Gleyre est resté toute sa vie un citoyen de la Confédération helvétique et un farouche républicain.
Après le coup d'Etat exécré de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851, il reçoit peu, n'expose plus et dédaigne les commandes publiques ; la maladie et la guerre de 1870 le contraignent à cesser son enseignement. Taiseux et solitaire, humble et cynique, Gleyre est déjà menacé d'oubli quand il meurt, en mai 1874. C'est en vain que son ami Charles Clément s'empresse de recueillir les derniers témoignages et de recenser maints chefs-d’œuvre déjà dispersés à l'étranger : bientôt, seules les Illusions perdues, toile mélancolique du musée du Louvre, restent dans les mémoires. On se souvient qu'il fut le premier maître de Sisley, Bazille, Renoir et – plus brièvement – Monet, élèves rebelles plus que disciples.

Pourquoi faut-il, le temps d'une exposition, faire revenir Charles Gleyre devant nos yeux ? Parce qu'il fut un romantique frénétique et un voyageur intrépide avant de devenir l'apôtre du Beau ? Parce que la passion du passé l'a mené à imaginer des mondes Antiques ? Parce que cet incurable misogyne a sublimé la puissance créatrice féminine ? Fut-il un ultime épigone du néoclassicisme, un romantique repenti ou un précurseur du symbolisme ? Miroir du XIXe siècle, l'oeuvre paradoxal et inventif de Charles Gleyre s'offre aujourd'hui, dans toute sa richesse, aux nouveaux regards du XXIe.

Elèves de l'atelier de Charles Gleyre
Elèves de l'atelier de Charles Gleyre
Elèves de l'atelier de Charles Gleyre

Elèves de l'atelier de Charles Gleyre

Une exposition chronologique

Les premiers tableaux sont ceux de la découverte d’autres cieux : après Rome, la Sicile, la Grèce, l’Egypte, le Soudan, le Moyen Orient, donnent des représentations orientalistes. Toutefois, la mise en scène de ses observations et empreinte d’une vision entièrement tournée vers l’Antiquité.

Il travaillera plus tard à embellir des demeures, contraint de suivre les désirs de ses mécènes. Ses œuvres traduisent une recherche du beau à travers le symbolisme alors en forte progression. Les couleurs utilisées et le lissage des corps atteignent une dimension onirique.

Gleyre ne voulait pas que ses œuvres soient exposées de son vivant, ni même après sa mort. Républicain convaincu, il se retire dans son atelier, refusant de vendre et d’exposer, en signe de désapprobation avec le régime du Second Empire. La rancœur tenace, Gleyre avait pris des dispositions testamentaires pour que ce refus de visibilité perdure après son décès. 142 ans plus tard, il y a  heureusement prescription puisqu’Orsay l’expose !

Enterré à Paris, la Suisse a demandé le rapatriement de son corps, la majeure partie de ses tableaux sont conservés en Suisse (Lausanne).

Le Musée d’Orsay
Le Musée d’Orsay
Le Musée d’Orsay

Visite du musée d’Orsay

L’immensité de ce musée, le nombre de pièces exposées, les apports nouveaux dans les collections, défient tout horaire normal de visite. Notre vidéo s’attache à montrer quelques moments tels que le visiteur peut y trouver au gré de ses pas.

De nombreuses peintures, sculptures, dessins, sont commentés si vous suivez le lien :

Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin

Vincent Van Gogh et Gauguin

Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
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Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...

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Nice au soleil

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
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Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
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Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
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LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
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