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20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 14:14

Depuis très longtemps, j’ai eu envie de faire participer les lecteurs de ce site, à mes découvertes autres que celles des musées. Le domaine de l’Art recouvre en effet un vaste domaine : celui de la musique, de l’opéra et du chant, des ballets, de la littérature… Pourquoi ne parlerait-on pas de nos étonnements ?

 

Alma Deutscher

Aussi je viens vous parler d’une jeune fille née en 2005 et dotée de dons musicaux exceptionnels. A 2 et 3 ans, elle jouait du piano et du violon à la perfection. De nombreuses de ses prestations sont présentes sur Youtube, dont un concerto pour piano de Mozart avec ses propres cadences.  A six ans, elle compose sa première sonate pour piano, à sept son premier opéra. A 9 ans, elle compose un concerto pour violon et orchestre. A 12 ans elle achève son premier concerto pour piano. Son deuxième opéra « Cinderella » est joué à Vienne avec Zubin Mehta. Elle a composé des trios, quatuors, ballets…

En tirant quatre notes d’un chapeau, elle compose une musique solide, après une réflexion d’une seule minute. Elle a composé un lied qu’elle chante sur un poème de Goethe. Anglaise, elle a découvert et assimilé de nombreuses partitions de musique classique (les autres musiques sont trop simples dit-elle).

Jan Fabre

Ma nation : l’imagination

30 juin - 11 novembre 2018

 

Du 30 juin au 11 novembre 2018, la Fondation Maeght accueille l’artiste belge Jan Fabre. L’exposition est consacrée à ses sculptures essentiellement en marbre et à ses dessins traitant de la pensée, du corps, de nos rêves et surtout, de nos imaginaires en dialogue avec les découvertes scientifiques, avec l’esprit et le cerveau qui deviennent une source, une terre, un personnage dont nous vivons les aventures dans cette exposition, grâce à des œuvres notamment créées pour cet événement.

C'est avec les Amis des musées de Nice que notre visite a été accompagnée et expliquée. C'est Martine Pellissier qui a éclairci les aspects les plus complexes d'un travail d'artiste déjà consacré dans de nombreuses expositions internationales. Chaque artiste met en scène ses idées et phantasmes personnels. Alors que le cerveau est à la base de toutes les oeuvres artistiques, c'est la première fois qu'il est mis en valeur et en lumière avec une dimension spectaculaire et onirique.

Grand héritier du surréalisme et du baroque flamand, comme de l’art dramatique et de la danse contemporaine, on ne présente plus Jan Fabre, artiste plasticien créant des sculptures et des installations, grand dessinateur et également artiste de la scène et auteur. Jan Fabre a conçu une exposition « sur-mesure » pour la Fondation Maeght, une exposition qu’il a voulue spirituelle, dans tous les sens du terme, à la fois onirique, grave, mais avec l’ironie des jeux et l’humour à la manière de James Ensor. Il fait dialoguer ses découvertes d’artiste avec celles de la science et de l’histoire des arts.

Jan Fabre se veut à la fois « guerrier et serviteur de la beauté ». Son œuvre répond à la beauté de la Fondation, qu’il considère comme un haut lieu de la création, par sa scénographie, par la beauté de ses sculptures où le marbre, la blancheur, les opalescences, les transparences répondront aux associations libres de ses dessins et de ses collages. C’est une danse de la pensée et du corps avec les éléments, les autres règnes, les fictions les plus surprenantes, qui se déploiera ainsi dans la fondation.

Jan Fabre est né en 1958 à Anvers en Belgique où il vit et travaille. Homme de théâtre et chorégraphe internationalement reconnu, Jan Fabre développe depuis quarante ans une œuvre plastique autour de matériaux divers : crayon, encre Bic, sang, larmes, élytres de scarabées, os, animaux naturalisés, verre de Murano, bronze et marbre. Grand dessinateur, Jan Fabre réalise des sculptures et des installations qui explorent la question de la métamorphose, le dialogue entre art et sciences, le rapport de l’homme à la nature ou encore la question de l’artiste comme « guerrier et serviteur » de la beauté.

Parmi les expositions en cours nous signalons My Queens (20.04-19.08.2018) aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique et Jan Fabre. Stigmata. Actions and Performances 1976-2017 au CAAC de Séville (23.03-02.09.2018). Durant la manifestation Palerme Capitale Culturelle de l’Italie, MondoMostre organisera l’exposition Jan Fabre. Ecstasy & Oracles dans différents lieux en Sicile (juin-octobre 2018).

Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght

Description des pièces exposées   

 

Jan Fabre se définit comme un artiste de la consilience, un terme qu’il emprunte à Edward Osborne Wilson et sa théorie de la complémentarité des savoirs. Ses œuvres s’inspirent de ce dialogue entre l’art et la science. Dans cette exposition intitulée « Ma nation l’imagination », on découvre son travail sur la pensée, les rêves, les imaginaires, on y voit des sculptures, principalement en marbre blanc, représentent des cerveaux, la partie la plus sexy du corps humain selon l’artiste.

 

« The Brain as a Heart »,  deux cerveaux dont un est traversé d’une flèche, représentent un  cœur-cerveau, référence évidente aux cœurs traversés d’une flèche que l’on grave sur les arbres. Ses cerveaux sont tantôt associés à des animaux ou à des éléments de la nature, tantôt à des objets du quotidien ou des symboles religieux. La science est au cœur de sa réflexion et l’on peut voir des vidéos des entretiens qu’il a eu avec des scientifiques et notamment le neurobiologiste italien Giacomo Rizzolati. Jan Fabre raconte que, quand il était enfant, son père l’amenait dessiner au jardin botanique tandis que sa mère, une femme décrite comme plutôt fantasque, l’initiait au catholicisme mais aussi aux poètes Baudelaire et Vian ou lui faisait découvrir les chanteurs comme Piaf, Brel ou Brassens. Ses parents jouent un rôle important dans sa vocation.

Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght

« Merciful dream », donne une interprétation de la Pietà de Michel-Ange installée avec quatre autres œuvres monumentales sur un socle doré dans la cour Giacometti, il se représente en Christ, une main posée sur un cerveau tandis que la Vierge a le visage de la mort. Il est vêtu d’un costume mais a les pieds nus, un clin d’oeil aux Beatles et à la pochette de leur album Abbey Road, raconte-t-il.

 

Les Gisants

 

Avec les œuvres monumentales (les gisants et les piéta) ou les séries thématiques (hommage à Cousteau), Jan Fabre se vit comme un « guerrier de la beauté ». Toutes  sont sculptées avec une précision scientifique faisant parfois penser à de l’art funéraire. Jan Fabre dit, d’ailleurs, que les cimetières sont les plus beaux musées du monde. Interrogé sur son hommage à Cousteau (une série de cerveaux surmontés de différents poissons), il explique que le cerveau est comme une Terra Incognita au même titre que les profondeurs de l’océan. 

Revisitant le registre des vanités, il crée ses deux gisants qui représentent à la fois la neuroanatomiste américaine Elizabeth C. Crosby et le zoologiste et éthologue Konrad Z. Lorenz et son père et sa mère. La femme, jeune et belle, dont le visage est penché vers la droite, est enveloppée d’un linceul translucide. Elle fait penser à une héroïne shakespearienne ou une belle au bois dormant, entourée de papillons et d’insectes. Par opposition, l’homme est présenté dans un cercueil d’un réalisme troublant, même si un papillon est posé sur son front.

L’exposition présente également des dessins et études préparatoires. La Fondation Maeght, dont les salles « ont retrouvé la lumière » comme le souligne Adrien Maeght, nous invite à une audacieuse exploration du cerveau, cet organe que Jan Fabre interroge dans sa dimension spirituelle et corporelle.

Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 17:00

Le Musée de la musique rassemble au sein de la Philharmonie de Paris une collection de plus de 7 000 instruments et objets d’art. Près de 1 000 en sont présentés dans l’espace d’exposition permanente, dont des trésors nationaux ou des instruments mythiques comme un piano de Chopin ou une guitare de Brassens, permettant de relater l'histoire de la musique occidentale du XVIe siècle à nos jours et de donner un aperçu des principales cultures musicales de par le monde.

Nous avons apprécié la qualité et la beauté des instruments présentés. Une importante section est consacrée au piano, clavecin, épinettes, avec des décorations et peintures. Une salle est consacrée aux instruments de la musique asiatique. Enfin, la musique devient vivante avec des démonstrations variées, émanant de professeurs doués.

L’originalité du Musée de la musique est de proposer, en plus de la collection permanente, des expositions temporaires sur des thématiques favorisant le croisement des disciplines artistiques des problématiques culturelles et des zones géographiques.

Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique

Al Musiqa

 

Du 6 avril au 19 aout une exposition sur la musique arabe était organisée dans l’enceinte de l’architecture abritant l’orchestre philharmonique de Paris. L’exposition invite à un voyage visuel et sonore et propose de traverser des paysages immersifs comme le désert d’Arabie, un jardin andalou, un cinéma égyptien, une zaouïa africaine, un café de Barbès et la place trépidante d’une grande capitale arabe. Une place importante était accordée aux chanteuses et chanteurs avec des vidéos de leurs prestations. Les écouteurs distribués à l’entrée du musée permettent de s’accorder avec les ambiances visitées grâce à l’installation de nombreux points d’écoute. Le jour de notre visite coïncidait avec une pointe de chaleur à Paris, aussi le défilé à pas lent des dromadaires, s’harmonisait avec nos sensations. 

Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique

 

Nous avons entendu les cultures musicales qui s’épanouissent dans le monde arabe sous l’angle d’un voisinage familier. Le pluriel est donc de mise, ainsi que la nécessité de ne pas qualifier les musiques par une arabité qui n’est pas une donnée incontestable mais une construction progressive. Ce n’est qu’en 1922, lors du Congrès de musique arabe du Caire, que fut pour la première fois employé officiellement le terme de « musique arabe » – auparavant était privilégié celui de « musique orientale ». Cette attention à la diversité rappelle aussi l’existence, au sein du monde arabe, de groupes de populations non arabes, comme les Berbères, les Kabyles ou encore les Kurdes, qui ont leurs propres modes et répertoires musicaux, même s’il existe des circulations et des influences réciproques. D’autre part, les instruments de musique de certains pays voisins – au sein du continent africain, dans le bassin méditerranéen, la Turquie ou l’Iran – sont parfois très proches de ceux du monde arabe. Le présent ouvrage s’attache ainsi à démêler les fils de ces caractéristiques complexes, aussi bien au sein du monde arabe qu’à ses frontières.

Al Musiqa se veut également un manifeste pour la sauvegarde d’un patrimoine culturel aujourd’hui en danger, en même temps qu’un témoignage de l’exceptionnelle vitalité de la création musicale contemporaine dans le monde arabe. Les œuvres rassemblées permettent ainsi de découvrir de riches collections publiques et privées situées en orient et en occident : instruments de musique, calligraphies, miniatures, peintures et photographies. Des installations, bandes dessinées, affiches de cinéma, pochettes de disques, films culte et archives sonores rares viennent également compléter ce corpus exceptionnel.

Une co-production du musée du Louvre et des idoles de la musique commentée

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 14:23

 

L’Arche de la Défense ou Grande Arche est un immeuble de bureaux situé dans le quartier d'affaires de La Défense à l'ouest de Paris, sur le territoire de la commune de Puteaux. Inaugurée en 1989 au moment du bicentenaire de la Révolution sous le nom de Grande Arche de la Fraternité, construite sur l'axe historique parisien, est l'un des grands travaux de François Mitterrand réalisés au cours de son premier mandat de président de la République française.

En 2007, le gouvernement envisage le regroupement des administrations centrales de l'Équipement dans une nouvelle tour dans le cadre du plan de relance du quartier d'affaires de La Défense. Il envisage le financement de l'opération par la vente des locaux accueillant ces administrations dans la Grande Arche. Dans cet objectif, le classement de la Grande Arche au titre des monuments historiques est étudié, afin de préserver l'architecture de l'édifice. Le 16 juin 2017, après des travaux de restauration et de reconfiguration du pilier sud et du toit (les plaques de marbre de Carrare qui se détachaient ont été remplacées par du granit) et huit ans de fermeture au public, l'Arche rouvre, avec un espace d'exposition de 1200 m² dédié au photojournalisme, un auditorium et un restaurant. Deux nouveaux ascenseurs sont ajoutés.

L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières

 « Seulement Humains », l’exposition de Pascal Maitre à l’Arche

L’Arche du Photojournalisme consacre sa nouvelle exposition photo à Pascal Maitre jusqu’au 11 octobre prochain. Baptisé "Seulement Humains", elle dévoile des clichés de sa longue carrière de photographe aux quatre coins du monde.

Voilà quarante ans qu’il arpente les quatre coins du monde pour couvrir  guerres et conflits. Au cours de sa longue carrière le photojournaliste Pascal Maitre a travaillé avec les plus grands magazines comme National Geographic, Geo, L’Express, Paris Match ou encore le Figaro Magazine. Sur son passeport figurent une multitude de pays dont l’Iran, l’Afghanistan, la Colombie, la Russie, Le Honduras mais aussi ceux d’Afrique, un continent cher à son cœur où il a sillonné au cours des dernières décennies la Somalie, le Congo, le Rwanda, Le Sahel ou encore Madagascar.

Sur ces centaines de clichés tous issus de reportages de presse, le photographe en a retenu 154 répartis en dix chapitres, pour l’exposition « Seulement Humains » lui étant actuellement consacrée à l’Arche du Photojournalisme au Toit de la Grande Arche jusqu’au 11 octobre prochain.

« Les choix des photos a été fait pour raconter une histoire, explique le photographe qui dit se sentir profondément journaliste. L’espace est magnifique mais très particulier à habiller avec cette grande salle du milieu ».

« Si je continue à faire ce métier avec autant de passion je pense que c’est parce que la partie journalistique et raconter les histoires c’est mon moteur », confie Pascal Maitre. Au travers de cette exposition, l’homme refuse de parler de rétrospective : « Quand on parle de rétrospective c’est que l’on va fermer la porte mais j’ai encore des histoires que j’ai envie de faire ».

L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières

L’atelier des Lumières

 

Après les carrières de lumières situées aux Baux de Provence, la société CultureEspaces vient de créer à Paris un espace similaire, logé dans une ancienne fonderie. Sa programmation 2018 débute avec Gustav Klimt.

Situé entre Bastille et Nation, dans le XIème arrondissement parisien, L’ATELIER DES LUMIÈRES propose des expositions immersives monumentales. Avec 140 vidéoprojecteurs et une sonorisation spatialisée, cet équipement multimédia épouse 3 300 m2 de surfaces, du sol au plafond, avec des murs s’élevant jusqu’à 10 mètres et fait vivre au visiteur une expérience immersive totale.

« Le rôle d’un centre d’art est de décloisonner, et c’est pourquoi le numérique doit prendre sa place dans les expositions du XXIe siècle. Mis au service de la création, il devient un formidable vecteur de diffusion, capable de créer des passerelles entre les époques, de faire vibrer les pratiques artistiques entre elles, d’amplifier les émotions, de toucher le plus grand nombre », explique Bruno Monnier.

 

Nous avons apprécié cet été ce programme qui couvre la période de la Secession ou de l’art nouveau. C’est une visite au musée qui nous est proposée avec une animation et une musique, un spectacle qui renouvelle complètement la présentation de l’Art. En fonction de sa place et de son regard, chaque spectateur éprouve une vision particulière, en suivant des projections multiples sur l’ensemble des murs. Le fondu-enchaîné permet de rattraper les images ratées projetées d’un mur à l’autre. Le relief tourmenté de la salle offre plusieurs vues simultanées et différentes. Dans une immersion complète le programme nous submerge par sa beauté. On comprend mieux l’impact de cette scénographie sur les visiteurs nombreux à cette période de l’année.

 

Depuis l’ouverture les visiteurs ont fait le plein d’émotions et sont entrés au cœur même de l’œuvre de Klimt. Face à cet enthousiasme, l’Atelier des Lumières prolonge l’exposition numérique jusqu’au 6 janvier 2019.

 

DANS LA HALLE

- Programme long : « Gustav Klimt »

Traversant un siècle de peinture viennoise, l’exposition immersive propose un regard original sur Klimt et ses successeurs à travers la mise en scène des portraits, paysages, nus, couleurs et dorures.

Retour vers les motifs décoratifs, caractéristiques de ses œuvres, symbole de cette révolution artistique à travers sa période dorée, ses portraits et ses paysages.

 

- Programme court : « Hundertwasser, sur les pas de la Sécession viennoise »

Ce deuxième programme invite à découvrir l’oeuvre de Friedensreich Hundertwasser (1928 – 2000), dont nous célébrerions les 90 ans en 2018. Il incarne un renouveau artistique, fortement marqué par la révolution instiguée par Klimt.

Par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi, avec la collaboration musicale de Luca Longobardi.


Klimt

Dans la Vienne impériale de la fin du XIXe siècle, Gustav Klimt figure parmi les grands peintres décoratifs des somptueux monuments de la Ringstrasse. À l’aube du siècle nouveau, il s’impose à la tête de  la Sécession viennoise, un courant qui aspire à régénérer l’art en profondeur. Célébré autant que contesté, Klimt ouvre la voie vers la peinture moderne. L’or et les motifs décoratifs, caractéristiques de ses œuvres, resteront un symbole de cette révolution artistique. L’exposition immersive présente ainsi les œuvres qui ont fait la singularité et le succès de Klimt : sa période dorée, ses portraits et ses paysages.

 

L’exposition présente également des œuvres de grands artistes viennois comme Egon Schiele et Friedensreich  Hundertwasser, influencés par le travail de Klimt. Poussé par l’effervescence artistique caractéristique de la fin du XIXe siècle, Schiele s’inscrit dans une nouvelle forme de représentation du paysage et du corps humain. Quant à Hundertwasser, dont nous célébrerions les 90 ans en 2018, il insuffle à ses constructions architecturales autant qu’à ses peintures une dimension toute symbolique.

 

Produite par Culturespaces et réalisée par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi, avec la collaboration musicale de Luca Longobardi, cette programmation artistique inaugurale invite les visiteurs à un voyage au cœur des œuvres colorées et lumineuses de Gustav Klimt, de ses contemporains et de ceux qu’il a inspirés. Traversant un siècle de peinture viennoise, l’exposition immersive propose un regard original sur Klimt et ses successeurs à travers la mise en scène des portraits, paysages, nus, couleurs et dorures qui ont révolutionné la peinture viennoise dès la fin du XIXe siècle et pendant le siècle suivant.

L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 17:26

Cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre

 

Les éléments les plus notables de cette cathédrale sont le chœur de style gothique lancéolé de la première moitié du XIIIe siècle, les vitraux des XIIIe – XIVe siècles, la chapelle absidiale particulièrement artistique et le déambulatoire, les portails avec une remarquable statuaire, trois grandes rosaces et autres verrières du XVIe siècle, les façades du transept, la crypte, les fresques médiévales. L'ensemble est un remarquable représentant de l'architecture gothique de la moitié nord de la France.

 

Portail central ou portail du Jugement Dernier

 

Le tympan du portail central est consacré au Jugement dernier. Le Christ Juge est assis entre la Vierge Marie et saint Jean-Baptiste agenouillés. Les piédroits, où figurent les vierges sages et les vierges folles, se rattache à ce thème car ces dernières sont présentées montant à l'appel du Jugement Dernier, lequel figure au linteau. Les voussures contiennent des statuettes représentant les apôtres. Elles sont décorées de 66 scènes.

Auxerre
Auxerre
Auxerre
Auxerre
Auxerre

Abbaye Saint-Germain d'Auxerre

 

L'abbaye Saint-Germain, à Auxerre, est une ancienne abbaye bénédictine fondée au Ve siècle par saint Germain d'Auxerre. Autour d’un cloître sont réparties diverses salles : salle capitulaire, salles du musée qui expose cette année « Femmes et artistes ». L’abbaye donne ses caractéristiques à la ville d’Auxerre depuis les bords de l’Yonne.

 

La crypte

 

La crypte est un exemple particulièrement remarquable de l'architecture carolingienne et une des mieux conservées de France. Elle se présente sous la forme d'une confession centrale entourée d'un couloir de circulation rectangulaire. Elle présente un cycle de fresques absolument uniques et remontant au IXe siècle, ce qui en fait les plus antiques de France. Elles ont été découvertes en 1927. On peut grâce à elles étudier l'art pictural de cette époque,

L'ancienne abbaye est achetée par la ville d'Auxerre en 1968 pour abriter le musée Saint-Germain d'Auxerre. De grandes campagnes de travaux et de restauration ont lieu en 1969-1972. L'ensemble est classé en 1971. L'église est de nouveau restaurée à partir de 2003.

Auxerre
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Femmes et artistes

 

Les Musées d'art et d'histoire consacrent leur exposition d'été à la production des femmes artistes sur une période charnière. De nombreux panneaux explicatifs présentent la situation des femmes qui n’ont pas le droit de participer aux formations officielles à la peinture. En fait elles n’ont pas le droit d’observer des nus dans les ateliers. C’est en 1875, que l’atelier Julian ouvre une classe réservée aux femmes. Les tarifs sont le double de ceux des hommes formés dans le même établissement. Ce n’est qu’en 1897 que les femmes sont admises aux Beaux-Arts. Elles se présenteront au prix de Rome seulement en 1903.

Une place particulière est accordée à Emilie Desjeux, peintre née en 1861 près de Joigny et formidable portraitiste, dont le musée vient d'acquérir un autoportrait. Elle sera récompensée à l’Exposition Universelle de 1900 et ouvrira un atelier à Paris en 1930. Elle fonde avec Hélène Bertaux l’Union des femmes peintres et sculpteurs. Elle lancera un journal qui portera ses idées, dont le gérant sera un homme, car une femme ne peut fonder une société en son nom propre !

Emilie Desjeux cohabitera durant cette exposition avec d’autres grandes artistes de talent: la sculptrice Hélène Bertaux qui s’est battue pour l’entrée des femmes aux Beaux-Arts, Virginie Demont-Breton, Rosa Bonheur ou encore Suzanne Valadon, ...

Les Musées d'Auxerre réunissent également à cette occasion des œuvres issues d'autres collections publiques. Exécutées par des femmes, elles témoignent de la diversité des parcours et des productions, du rôle de leur entourage, de leur accueil dans la société de leur temps.

 

Auxerre
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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 15:47

Exposition à Nice au Musée Matisse

Du 23 juin au 30 septembre 2018

 

C’est à l’initiative d’Axa, que nous avons parcourus l’exposition phare de l’année, accompagnés des guides du musée, le 13 septembre dernier. Le découpage de l’exposition suit l’intitulé des sections de présentation de plus de 140 œuvres présentées dans les pièces du parcours.

 

Matisse et Picasso à l’atelier

 

Photographies

L’exposition s’ouvre sur une sélection de cinquante photographies des deux artistes dans leur environnement par Brassaï, André Ostier, Hélène Adant, Henri Cartier-Bresson, David Douglas Duncan, Lucien Clergue, Dimitri Kessel ou Dora Maar. Cette confrontation révèle des lieux de vie et de création étonnamment proches : au Régina à Nice (Matisse), à La Californie à Cannes (Picasso), même capharnaüm organisé, mêmes vastes espaces éclairés, même gisements d’objets et d’œuvres de toutes époques.

Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle

PROJETER

Dans l’Autoportrait de 1918 (Musée Matisse, Le Cateau) peint lorsqu’il arrive à Nice, Matisse ne se contente pas de peindre son reflet dans la glace, il se peint peignant, et ajoute à cette troublante circularité la représentation de la tranche du tableau qui apparaît avec ses clous discrètement le long du bord droit. Un parapluie et une valise dévoilent l’état psychologique du peintre en attente du soleil qu’il est venu chercher.

Tout au long de sa carrière, Picasso interroge lui aussi ce thème à travers une mise en scène toujours renouvelée du Peintre et son modèle qui frise parfois le registre du burlesque comme dans l’étonnante série de 1970 (Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris) qui le montre en peintre-acteur de son art.

 

TRANSFORMER

 

Matisse et Picasso s’inspirent des arts primitifs afin de se libérer du canon de la représentation du corps et l’extraire de la règle anatomique. Le point d’orgue de cette première séquence est le très fameux Portrait de Marguerite (1907, Musée national Picasso, Paris) que Picasso échange avec Matisse, œuvre fondatrice du rapport d’émulation entre les deux artistes

Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle

CONVOITER

 

Dans cette section, le modèle livré au regard du peintre peut être l’odalisque alanguie de Matisse, figure lascive d’un songe oriental que Picasso s’approprie lorsqu’il pense à son aîné. Il le critique parfois férocement ou bien lui rend hommage. Il peut être aussi la dormeuse, sujet cher aux deux artistes dans les années 1930, période d’affrontement esthétique intense au cours de laquelle Matisse et Picasso rivalisent sur les cimaises de la Galerie Rosenberg.

 

POSSÉDER

 

Un retour à la mythologie est aussi pour Matisse l’occasion de reprendre le duel avec Picasso que la période des odalisques avait mis en sourdine. Picasso lui répond aussitôt sur le même terrain. Les eaux-fortes de la Suite Vollard font directement écho en 1933 aux planches du Mallarmé, série d’étreintes et de luttes d’amour dans lesquelles Picasso déploie une grande violence.

Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 16:51

Monaco Grimaldi forum

29 aout-9 septembre 2018

L’exposition L'OR DES PHARAONS rassemble plus de 150 chefs-d'œuvre du musée du Caire et présente une série d'ensembles prestigieux découverts dans les tombes royales et princières de l'Egypte pharaonique. Le Grimaldi Forum retrouve ainsi l’expertise de la commissaire d’exposition Christiane ZIEGLER, Directrice honoraire du Département des Antiquités Egyptiennes du Musée du Louvre, Directrice de la publication de la Mission archéologique du Musée du Louvre à Saqqara (Egypte) et Présidente du Centre d'archéologie, Memphite. Au-delà d’une présentation de somptueux ensembles (bijoux, vases, bracelets, pendentifs, ceintures d’orfèvrerie, miroirs à disque d’or, colliers, sarcophages, masques funéraires et meubles plaqués or), illustrés de documents retraçant leur découverte, l'exposition interroge également le statut de ces œuvres qui sont une des formes d'expression artistique les plus anciennes et les plus universelles. 

Chaque été, le Grimaldi Forum Monaco produit une grande exposition thématique, consacrée à un mouvement artistique majeur, à un sujet de patrimoine ou de civilisation, à une collection publique ou privée, à tout sujet où s’exprime le renouvellement de la création. Une occasion de mettre en valeur ses atouts et ses spécificités : offrir un espace de 3 200m² pour créer en toute liberté, mettre au service de la scénographie les outils technologiques les plus performants, s’appuyer sur les meilleurs spécialistes dans chaque domaine afin d’assurer la qualité scientifique de ses expositions.

Des découvertes aussi fabuleuses que celles de la tombe de Toutankhamon ou les trésors de Tanis n'ont pas manqué de renforcer ce mythe. De même que les trésors enfouis dans les tombeaux des pharaons appartiennent à notre imaginaire collectif, ces bijoux d’or souvent rehaussés de pierres de couleurs intenses : lapis-lazuli bleu foncé, feldspath vert, cornaline rouge, et ces vases façonnés dans l’or témoignent du faste de la vie des rois et de leurs courtisans.

Les plus anciens datent de la première dynastie avec les bracelets du roi Djer découverts dans sa tombe d'Abydos. L'orfèvrerie du temps des pyramides est illustrée par les bijoux d'or du roi Sekhemket provenant de sa pyramide de Saqqara et un ensemble ayant appartenu à la reine Hetephérès, mère de Khéops, enterrée au pied de la grande pyramide de Giza; on admirera particulièrement ses bracelets d'argent, le métal le plus prisé, incrustés de papillons. A Dachour et Illahoun, les pyramides des souverains de la XIIème dynastie ont livré des parures appartenant à des princesses de la famille royale : pendentifs "pectoraux" ajourés, ceinture d'orfèvrerie et délicats bracelets témoignant du raffinement de cette époque qui est considérée comme l'apogée de la joaillerie égyptienne

L'OR DES PHARAONS
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Un parcours chronologique  

 

Le visiteur parcourt l’histoire de l’Egypte antique, jalonnée par la découverte de trésors mis au jour par des archéologues ou par des pilleurs de tombes. Ici la visite est chronologique. Elle est scandée par des statues de souverains. Les pharaons étaient les maîtres du temps. Au début de chaque règne, le temps recommençait. Cela nous permet d’évoquer l’époque à laquelle les divers bijoux ont été produits et à qui ils appartenaient. Avec l'ensemble de la reine Iah-hotep, mère du pharaon Amosis, découvert dans la nécropole de Dra Abou'l Naga, sur la rive Ouest de Thèbes, s'ouvre le Nouvel Empire : miroir à disque d'or, lourds bracelets, collier "large" illustrent la magnificence de la période. Malheureusement les tombes de ces grands souverains creusées dans les falaises de la  Vallée des Rois ont été pillées sans scrupule dès l'Antiquité. On peine à imaginer les trésors évanouis que recélaient les tombes de grands monarques tels Chéops, Thoutmosis III ou Ramsès II... Une parure ouvragée, diadème et boucles d'oreilles, appartenant à un enfant royal de la XXème dynastie provient d'une cachette du même lieu. Et s'il ne comporte pas de bijoux remarquables, le mobilier funéraire de Youya et Touyou, beaux-parents d'Amenhetep III, qui eurent le privilège d'être inhumés dans la Vallée des Rois est véritablement royal : sarcophage, masques funéraires et meubles plaqués d'or.

Les sépultures royales découvertes en 1939 à Tanis dans le delta ont fourni une masse de bijoux et d'orfèvrerie datant des environs de l'an 1000 avant J.C. En effet, Psousennès Ier et Chéchonq II, Pharaons peu connus, avaient emporté dans leur tombe des trésors qui rivalisent avec celui de Toutankhamon : sarcophage d'argent, masques d'or, bijoux, vases précieux... Ainsi s’achève chronologiquement notre parcours, les tombes des souverains postérieurs n'ayant pas été identifiées à l'exception de celles des pharaons d'origine soudanaise qui se feront enterrer dans leur pays.

Réservés à une élite, et en premier lieu aux dieux (offrandes, matériel liturgique, obélisques, éléments d’architecture des temples plaqués d'or … etc.), l'orfèvrerie et les bijoux portés par les hommes comme par les femmes sont des attributs du pouvoir, parfois un signe d'extrême distinction. Ces bijoux sont dotés d'une grande valeur marchande dans une société qui ignore alors la monnaie (d'où le pillage des tombes dès la plus haute antiquité) et d'une exceptionnelle valeur magique (liée à leur matériau, leur couleur et leur décor).

La production de cette joaillerie met en oeuvre l’emploi de matériaux précieux et la maîtrise de techniques élaborées, une chaîne humaine hiérarchisée qui va du pharaon, seul possesseur des richesses du pays, au modeste "fabricant de colliers" en passant par les escouades de mineurs et les scribes comptables de l'or.

L'OR DES PHARAONS
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L'Or

 

Dès le 3ème millénaire avant J.-C., les égyptiens savaient travailler l’or, les métaux précieux et les pierres fines. Dans la vie quotidienne, ils se paraient de bijoux dont l’évolution à travers les millénaires a été notable comme l’attestent leurs découvertes successives dans de nombreuses tombes.

Les Egyptiens avaient une conception de l’au-delà plutôt optimiste ; ils souhaitaient prolonger dans l’au-delà leur vie terrestre et tout ce qui faisait son intérêt. Ils étaient enterrés avec des bijoux, symboles de prestige et marqueurs de leur rang social mais aussi chargé d’un pouvoir protecteur

L’or joue un rôle très important dans la civilisation pharaonique. Dotée de nombreux gisements d’or sur son territoire, l'Egypte est l'une des plus anciennes civilisations à avoir mis au point, il y a cinq mille ans, des techniques pour l’extraire et l’isoler.

L’or s’échangeait selon son poids et non selon le travail des orfèvres. Il avait une valeur marchande, religieuse et symbolique.

L’or éclatant comme le soleil était considéré comme la « Chair des Dieux ». Cet « or divin » à la dimension magique, il donnait au Pharaon son pouvoir dans l’éternité lui assurant l’immortalité, raison pour laquelle on retrouve cette abondance de masques funéraires et de parures en or dans leur dernière demeure.

Dans les croyances égyptiennes, l'or possédait des pouvoirs protecteurs. C'est pourquoi les momies étaient parées d'amulettes et de bijoux en or, et de nombreux joyaux étaient déposés parmi l'équipement funéraire. Inaltérable, il était un gage d’éternité

Les techniques de l'orfèvrerie

 

L'exposition s’attache à présenter les étapes et les techniques de fabrication des bijoux utilisées par les Egyptiens, les sources d’approvisionnement, la chaîne de transformation du modeste mineur au Pharaon propriétaire de toutes ces richesses en passant par les bijoutiers, les scribes, les chefs d ‘expédition… toute l’organisation de la filière de production de ces trésors.

Il est intéressant de constater que si ces parures changent à travers les millénaires, leurs formes perdurent à travers les âges, comme le collier large appelé Ousekh qui est souvent terminé aux deux extrémités par des têtes de faucon, typique de la bijouterie égyptienne qu’on trouve depuis le temps des pyramides jusqu’à la fin de la période pharaonique

L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
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8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 16:52

La villa Arson est implantée sur la colline Saint Barthélémy sur plus de deux hectares. Elle offre un magnifique panorama sur la ville de Nice. C’est l’architecte Michel Marot qui a réalisé une construction sans façade, qui épouse le relief de la colline. Une promenade s’impose afin de découvrir ses patios, allées, jardins accueillant des plantes de tous pays. La villa est dédiée à l’art contemporain : rassemblant une école, un centre d’art, une résidence d’artistes.

Exposition Judy Chicago

 

L’exposition « Los Angeles, les années cool » revient sur les premières expérimentations méconnues de cette artiste inclassable, au croisement des différents mouvements qui composent les formes émergentes de toute une époque : du pop art au light and space, en passant par le hard-edge ou le minimalisme.

Dès le début des années 60, Judy Chicago produit ainsi une œuvre profondément ancrée dans la Californie où elle vit et où est née une certaine esthétique nommée entre autres cool school, matrice de toutes les expérimentations. Son style est une sorte de pop vernaculaire, de type californien avec un goût affirmé pour certains matériaux liés à la vie et à l’industrie locale : plexiglas, lucite, vinyle ou polyester.

 

Judy Chicago se distingue de ses contemporains par la singularité de ses œuvres, notamment par ses formes suggestives ou par ses rapports d’échelle monumentale liés à son propre corps mis en perspective dans l’espace. C’est ainsi qu’elle crée en 1967, Feather Room —une immense installation de 8 m sur 8 m sur 3,5 m de hauteur, composée de plumes blanches, de bâches légères et d’un système lumineux— digne des plus beaux projets light and space de son temps. Avant la première rétrospective de Judy Chicago prévue au MOCA de Miami au mois de décembre 2018, la Villa Arson réunit pour la première fois une grande partie des œuvres de l'artiste des années 60 et 70 : peintures, sculptures et installations dont Feather Room. Cette installation est visible dans le cadre de l’exposition actuelle : on pénètre sur un immense tapis de plumes qui donne l’impression de marcher dans une neige légère recouvrant nos pieds. 

La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
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Une fixation sur les capots de voiture

 

Judy Chicago, adopte la technique du spray et s’approprie l’usage des couleurs industrielles. Elle utilise la forme bombée du devant de la voiture afin de souligner la flamboyance des formes simples et géométriques, qui s’organisent autour d’un axe de symétrie. L’œuvre  est marquée par un effet optique fort qui permet de relier le travail de Judy Chicago au mouvement de peinture abstraite hard-edge propre à la côte Ouest ainsi qu’au pop art par un recours à un objet de consommation de masse.

Ce sont bien des formes à l’apparence organique voire biomorphique qui surgissent à la lueur du capot de Corvair. Suite à la mort de son mari dans un accident de voiture elle s’approprie les éléments de l’auto et les utilise comme support de peinture.

L’artiste semble passer d’une peinture industrielle et abstraite à une iconographie plus personnelle.

Cette artiste a été violemment critiquée par les enseignants de UCLA en raison de ses formes explicitement sexualisées. Judy Chicago n’est pas la seule à qui l’on reproche une puissance érotique. Plusieurs critiques new-yorkais associent la cool school à sa charge sensualiste. Cette seule lecture constitue un argument majeur pour la distinguer.

La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
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Les Dômes

 

Une série de dômes en acrylique disposés trois par trois sur des tables dont la surface est miroitante. Tourner autour, chercher un indice, une pointe de signification, un écho à la réalité... rien de tout cela.

Ces oeuvres stimulent la perception et font danser les couleurs : « Le violet devient rose, le bleu prend un aspect aqueux, le vert se transforme en chartreuse sur les bords », explique Judy Chicago. Cette dernière ne cherche pas à recouvrir les dômes pour les orner de telle ou telle couleur, elle travaille à l’intégration de la couleur dans la matière elle-même : une sculpture colorée en soi. La couleur n’est plus picturale mais sculpturale.

Tout comme Judy Chicago, Larry Bell ou Craig Kauffman jouent à faire vibrer les teintes à la surface des corps dans leurs sculptures. Celles-ci s’illuminent, s’enflamment ou s’effacent, et subliment le rapport de l’espace à l’infini. Cependant, Judy Chicago s’éloigne des formes rigides, carrées, aux angles vifs de ses collègues pour glorifier les formes douces, la perfection de la sphère et la magie de l’arrondi.

Avant de développer une iconographie explicitement érotique, Judy Chicago s’inscrit dans le courant de l’art minimal. Elle participe notamment à l’une des plus grandes expositions qui lance le mouvement minimaliste en 1966 : « Primary Structures » au Jewish Museum (New York). Lors de cette exposition, elle apparaît aux côtés de deux autres artistes californiens, Larry Bell et John McCracken. Elle y présente Rainbow Pickett, dont Multicolor Rearrangeable Game Board de 1965, est la « petite sœur ».

 

Judy Chicago donne à voir des blocs, des cylindres, des cubes, qui, posés au sol, invitent à la déambulation. Le regardeur n’est plus dans un face à face avec l’œuvre : il en fait partie. Au travers de ces formes multicolores, l’artiste teste les limites de la couleur et s’aventure dans l’expérience perceptive des figures géométriques les plus simples.

La Villa ARSON à Nice
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Marcia Hafif

 

Des cerfs-volants, des roues de bicyclette ou des croix ? A partir de 1960, les oeuvres de Marcia Hafif présentent une symétrie qui organise la surface de la toile ou du papier. Cette régularité marque son travail jusqu’au début des années 70. Qu’importe la matière, laque, pastel, crayon, les motifs géométriques occupent l’espace et s’ouvrent peu à peu pour former des cercles : des œuvres « ouvertes ».

On retrouve dans le travail de Marcia Hafif un même questionnement : comment quitter l’abstraction ? Qu’est-ce que la peinture, le dessin ? Elle travaille à un art nouveau et se concentre sur des rapports simples de fonds et de formes, de lignes et de couleurs, un vocabulaire « concret » dit l’artiste.

Les formes géométriques et colorées placent Marcia Hafif et Judy Chicago dans un langage abstrait aux tendances pop, dans cette première moitié des années 60, qui ne demande à l’avenir qu’à s’émanciper vers un certain sensualisme pictural.

La Villa ARSON à Nice
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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 14:10

Un autre déjeuner sur l'herbe

L’exposition de l’été au Petit Palais rappelle les circonstances qui ont conduit nombre de peintres, sculpteurs et artistes divers à se réfugier à Londres. C’est à la suite de la défaite du Second Empire que les conditions de vie dans la capitale se dégradent jusqu’à provoquer une Révolution avec la Commune. La défaite des communards se solde par 20 000 morts et la destruction de nombreux monuments.

 

Le parcours de l’exposition prend la forme d’un voyage : accompagner le visiteur par la scénographie pour lui faire partager cette expérience particulière de l’exil des artistes.

Des dispositifs décoratifs sobres accompagnés de bornes d’écoute conçues spécialement pour l’exposition, permettent au public de contextualiser la vie des peintres dans le Londres de l’époque. Les volumes des salles garantissent une bonne fluidité de circulation avec des moments forts tels la salle introductive à la géométrie déconstruite évocatrice de « Paris en guerre, Paris en ruine » ou « Le sas du voyage », une immersion poétique dans la traversée de la Manche au travers d’une animation d’après un tableau de Monet. Voir notre vidéo...

Les transitions sont traitées par des agrandissements graphiques et des cartographies. Une enfilade de fenêtres centrales en perspective dans la galerie Seine, permet des jeux de regards avec les salles consacrées à Carpeaux, Tissot et «L’Art club» dont l’atmosphère british sera propice à la présentation de portraits croisés.

Enfin, en clôture d’exposition, une vaste et spectaculaire salle présente notamment les chefs-d’œuvre tardifs de Monet.

Dans une première partie de l’exposition, nous observons la vie quotidienne des habitants de la capitale, queues devant les commerces, incendies…  Gustave Doré, Carpeaux, Henry Dupray, René Gilbert, Meissonnier, Jean-Baptiste Corot, Isidore Pils, Frans Moormans, Claude Monet, illustrent cette époque.

Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
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Une découverte : James Tissot

Les peintures réalisées en Angleterre démontrent l’adaptation du style de Tissot à un public friand de scènes de genre. Ses représentations méticuleuses de la vie contemporaine offrent un point de vue nuancé d’ironie sur les rituels sociaux de l’Angleterre victorienne. Peintre de la vie citadine, Tissot accorde une grande importance à la mode et aux règles complexes de l’étiquette imposée par la haute société. En homme d’affaires avisé, l’artiste sut adapter sa production au marché anglais. Son oeuvre fut largement diffusée par le biais de gravures à l’eau-forte. Ce succès commercial se prolongea après son retour en France, en 1882. Tissot quitta en effet brusquement l’Angleterre après le décès de sa jeune compagne, Kathleen Newton, qui était devenue à Londres sa muse.

Analyse de « Sur le Pont »

 

Sur le pont d’un bateau, dames et demoiselles tirées à quatre épingles discutent avec d’élégants messieurs. James Tissot (1836–1902) nous convie à un événement mondain des plus british, où chapeaux et bonnes manières sont de rigueur. Au centre de l’image, comme une invitation à nous frayer un chemin parmi les invités, un arc de cercle vide part du coin inférieur droit pour rejoindre le fond de la toile. À la fois communard et riche dandy, ami des impressionnistes et coqueluche de la Royal Academy qui pourtant les rejette, Tissot passe aussi facilement de Paris à l’Angleterre que d’un milieu social à l’autre. Pour décoder cette scène, il faut papillonner de détail en détail…

Derrière les cordages, les silhouettes gris pâle du littoral et des bateaux se détachent sur une eau lumineuse, presque blanche sous le soleil scintillant. Tissot rendrait-il hommage aux paysages de ses amis impressionnistes qui, de Whistler à Monet en passant par Sisley, Pissarro et De Nittis, se passionnent pour les effets d’atmosphère sur les eaux de la Tamise ? Dans les années 1870, l’artiste peint toute une série de scènes situées sur des bateaux ou sur la rive, avec le fleuve en toile de fond. Mais celle-ci se déroule ailleurs, bien plus au sud : à la régate annuelle de Cowes sur l’Île de Wight, lieu de villégiature très prisé par la reine Victoria et le gratin londonien.

Seraient-elles en train de juger une tenue ou de repérer un bon parti ? Serait-ce de nous qu’elles parlent tout bas ? Comme sur une gravure de mode, ces deux jeunes femmes en robes identiques, blanches et rehaussées de lignes bleu marine, attirent l’œil. Assorties à l’ambiance navale, ces coquettes affichent leur richesse et leur rang social avec ces jupes à tournure dernier cri gonflées à l’arrière, en contraste avec leur taille corsetée. Fils de drapier, Tissot s’est fait une spécialité des toilettes de la haute société anglaise qu’il reproduit avec virtuosité. Le vieil homme qui se tient debout derrière elles, l’air blasé, les mains dans les poches de son caban mal boutonné, se rapproche des caricatures que Tissot réalise pour le journal satirique britannique Vanity Fair lancé en 1868.

Les robes du groupe de femmes assises en cercle au fond à gauche sont décolletées. Un choix tout à fait inconvenant pour la journée selon les codes stricts de la haute société victorienne, la gorge nue avec simple ruban autour du cou étant réservée aux tenues du soir ou aux courtisanes. Un détail qui scandalisera plus d’un commentateur de l’époque… mais qui semble plaire à l’homme au chapeau. Avec son visage ovale aux traits doux, la jeune femme à l’éventail noir assise au premier plan témoigne de l’influence de Dominique Ingres (dont Tissot fut l’élève aux Beaux-Arts de Paris) et puise aussi parmi les pensives demoiselles du préraphaélisme anglais. Un homme en veste de capitaine (son mari ?) tient le dossier de sa chaise mais la belle semble s’ennuyer ferme… Que regarde-t-elle hors cadre ? Cherche-t-elle son amie qui a laissé un bouquet et une ombrelle sur le fauteuil voisin ? Aimerait-elle s’affranchir des convenances qui la poussent à rester sagement assise ?

En bas, on danse !

La demoiselle en rose qui monte l’escalier se ferait-elle reluquer par l’homme qui lui emboîte le pas ? Quoiqu’il en soit, tous deux viennent de l’étage inférieur où l’ambiance paraît beaucoup moins guindée. Moins détaillée, plus mouvementée, avec ses couples brossés à la hâte, la scène de danse qu’on aperçoit en contrebas est d’un tout autre style rappelant les tableaux et affiches de Toulouse-Lautrec. Les aplats et cernes noirs évoquent l’influence des estampes japonaises qui fascinent Tissot et de nombreux peintres impressionnistes à cette époque. Cette différence entre les deux étages pourrait bien être une métaphore de la séparation des classes sociales (le fameux Upstairs, Downstairs, titre d’un feuilleton britannique) et d’un constat sans appel : on s’amuse mieux en bas 

Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres

Les leçons de Jules Dalou ou l’art du modelage

 

Après la répression très dure qui s’abattit sur les communards en mai 1871, Dalou (1838-1902) rejoignit Londres pour un exil qui dura huit ans. Legros, son ancien condisciple de l’École impériale et spéciale de dessin à Paris, lui permit de trouver un toit, un travail alimentaire, et des mécènes. Bien accueilli par ses confrères anglais, dans un moment où la sculpture connaissait une certaine désaffection, Dalou exposa dès 1872 à la Royal Academy. Le Jour des rameaux à Boulogne, une statuette en terre cuite acquise par George Howard, fut la première d’une série d’œuvres à succès. Les sujets modelés par Dalou étaient liés à la sphère intime. Ils correspondaient à l’importance qu’il accordait à sa vie familiale et au goût de ses commanditaires, des financiers ou des propriétaires terriens, qui voyaient en lui un artiste dans la tradition des sculpteurs du XVI I Ie siècle français.

 

Pissarro et Sisley, retours à Londres

Pissarro et Sisley ont participé avec Monet à l’exposition parisienne qui a donné son nom au mouvement impressionniste, en mai 1874. L’impressionnisme, qui choquait les partisans d’une peinture lisse prônée par les maîtres académiques français comme par ceux de la Royal Academy, accordait une importance nouvelle à la matérialité de la peinture et aux sujets de la vie moderne.

Durant cette période de maturation du mouvement, les séjours des paysagistes à Londres renforcèrent leur attachement au travail en plein air, malgré un climat changeant et humide. Les lieux qu’ils choisissaient étaient ceux fréquentés par les nouveaux citadins en quête de loisirs que le chemin de fer conduisait hors des brumes du centre de Londres.

Lors de son exil en 1870, Monet était pauvre et méconnu. Son échec commercial lors de la première exposition de ses œuvres par Durand-Ruel avait suscité en lui le désir de revenir peindre à Londres en artiste à présent couronné de succès. De l’automne 1899 à janvier 1901, il séjourna à plusieurs reprises au Savoy Hotel, observant la Tamise de la fenêtre de sa chambre. Conservant le même point de vue d’une toile à l’autre, l’artiste s’attache à capter les infinies variations de la lumière si particulières, à la jonction du fleuve et du ciel.

La série des vues du Parlement s’impose comme le testament artistique de l’exil londonien, et l’archétype des représentations de la Tamise. Elle fut exposée parmi les Vues de la Tamise à la galerie parisienne de Durand-Ruel en 1904, l’année de l’Entente cordiale.

Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro

Dalou, Carpeaux, Pissarro

Giuseppe De Nittis

 

Cet artiste italien se réfugie lui aussi à Londres où il décrira des vues de la ville au quotidien. Un tableau des bords de la Tamise vue d’un pont se rapproche des impressionnistes grâce au brouillard.

Les personnes intéressées par De Nittis peuvent visiter l’essentiel de son activité au musée de la mer de Barletta, ville des Pouilles, qui en rassemble de nombreuses toiles.

De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet

De Nittis, Sisley, Monet

Derain clôture l’exposition

 

Derain rendit effectivement hommage à Monet en choisissant les mêmes motifs sur les bords de la Tamise et dans les parcs. Il défiait ainsi le vieux maître sur son terrain, développant progressivement sa propre expression et proposant à son tour une image radicalement nouvelle de Londres sur pas moins d’une trentaine de toiles. De terre d’exil forcé pour les artistes de la génération de 1870, Londres a conquis en trois décennies le statut de motif artistique majeur dans l’art français.

Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 18:05

Le monument du Courage commémore le tremblement de terre de 1966

Tachkent, est une métropole d'Asie centrale, capitale de la République d'Ouzbékistan. Située à l'est du pays, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière kazakh, elle compte aujourd'hui plus de 2,7 millions d'habitants (2007). Elle a subi plusieurs tremblements de terre dont celui de 1966 qui a fait des milliers de victimes.

La capitale ouzbèke est la seule ville d’Asie centrale dotée d’un métro dont chaque station est somptueusement décorée selon un thème particulier. La première ligne fut inaugurée en 1977, et on en compte aujourd’hui trois.

Musée des Arts appliqués

Parmi les multiples musées de Tachkent, l'un des plus intéressants est le Musée des arts appliqués qui abrite une collection étendue de céramiques, de bois découpé, de textiles, de tapis, de fonte, et d'autres artisanats. Les salles d’apparat sont décorées magnifiquement ainsi que le montre notre vidéo. Un orchestre traditionnel anime ce musée.Guy

Tashkent
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Médersa Koukeldach

 

Le haut portail (pishtak) à auvent (iwan), de 19,7 mètres mène à une cour intérieure dans laquelle donnent les deux étages de cellules (houdjr) qui sont au nombre de soixante, de deux mètres sur deux mètres. Celles-ci sont constituées d'une chambre et d'une niche à auvent (iwan). Autrefois les cellules étaient occupées par deux ou trois étudiants en théologie coranique. Des tours d'angle (gouldasta) de chaque côté du portail, les muezzins appelaient aux prosternations quotidiennes. La médersa n'était plus en activité au XVIIIe siècle, d'après le témoignage (rédigé en 1795) du marchand de Tachkent, Nour Mohammed, et servait déjà depuis longtemps de simple caravansérail, puis elle servit de forteresse et de prison au XIXe siècle du temps du khanat de Kokand. Le jour de notre visite un jardinier entretenait le jardin intérieur.

La place de l’Indépendance

Après la proclamation de l'indépendance de l'Ouzbékistan en septembre 1991, la place reçoit le nom de « Place de l'Indépendance » en 1992. La statue de Lénine est démontée et remplacée par une nouvelle œuvre symbolisant l'indépendance du pays avec un globe terrestre et la carte dans des proportions magnifiées du pays. Devant le piédestal (de l'ancienne statue de Lénine) est figurée une femme assise tenant un enfant dans les bras, symbolisant la Patrie.

La place de l'Indépendance est aujourd'hui la place de la capitale où se tiennent de grands événements, des parades militaires et toute sorte de manifestations officielles. Elle est ornée aujourd'hui de grands bassins avec des fontaines sur une vaste pelouse.

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Le monument aux morts

 

Une flamme brûle en permanence devant le regard triste d'une mère représentant les mères ayant perdu sa famille au front. La victoire sur l'Allemagne est célébrée le 9 mai on l’appelle la statue "Mère triste" il y a la même sculpture à Samarkand et bientôt dans d'autres villes pour remplacer les monuments de la période russe considérés comme trop agressifs.  Dans des niches situées tout le long à droite sont disposées des plaques dorées où sont inscrits les noms des disparus de la seconde guerre mondiale

 

Un peu plus loin  on trouve un autre monument, symbolisant l'espérance des Ouzbeks, dans l'avenir avec "la mère heureuse".

 

Cet article achève notre voyage en Ouzbékistan. Nous reprendrons prochainement le cours de nos découvertes en Europe cette fois-ci avec des visites des villes de Prague et de Dresde

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 17:42

La ville natale de Tamerlan regroupe de nombreux monuments disposés sur un vaste espace.

Dorout Tilavat

 

La mosquée Kok Gumbaz a été construite en 1437 by Ulugh Beg pour rendre hommage à son père Shah Rukh. Son nom signifie Dôme bleu, en référence au dôme immense, recouvert de carreaux de céramique bleue, qui coiffe le bâtiment.

Le mausolée de Djahangir

 

Le mausolée de Djahangir abrite le tombeau du fils aîné, et fils préféré, de Tamerlan, décédé à 22 ans à la suite d'une chute de cheval. Un dôme conique repose sur un tambour à 16 côtés.

La crypte de Tamerlan

 

La crypte de Tamerlan a été découverte par des archéologues soviétiques en 1943. La salle est constituée d'un sarcophage de marbre sur lequel les inscriptions révèlent l'utilisation prévue du tombeau pour Tamerlan (Timour en langues turques).

Shahrisabz
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La mosquée Hazrat-i Imam

La mosquée Hazrat-i Imam, adjacente au mausolée de Djahanjir, tient son nom d'une personne vénérée ayant vécu au VIIIe siècle, dont le corps aurait été ramené de Bagdad par Timur.

La statue de Tamerlan

La statue de Tamerlan est située derrière Ak Saray. Son édification date de 2003.

Le palais blanc

L'Ak Saray, ou "Palais Blanc"  de Timour se situe au nord de la ville historique de Shahrisabz. Le palais a été bâti entre 1380 et 1404 ap. J.C. par des "artisans" venus de divers pays de l'empire (Iran actuel, Ouzbékistan, etc.) dont le Khorezm que Timour venait tout juste de soumettre. Le bâtiment, achevé quelques mois avant la mort du conquérant, continua d'être utilisé durant les générations timourides, comme le confirme les carnets de Babur de la fin du XVème - début XVIème s ap. J.C.

A la différence de palais construits à Samarcande par le souverain et dont rien d'aérien ne subsiste, l’Ak Saray est situé intra-muros (dans la ville entourée d'une enceinte) et adossé au rempart dans l’angle Nord-Est de la cité. Timour à voulu faire de l’Ak-Saray une création unique à mi chemin entre les palais-jardins de Samarcande construits hors les murs mais ceints de hautes murailles (Kehren, 1991) et les palais-forteresses (Kok Saray ou « Palais Bleu » de Samarcande) construits intra-muros pour assurer des fonctions de "trésor de l'Etat" ou de prison. L’édifice servit de résidence occasionnelle à la cour lors de ses séjours dans la ville. Ruy Gonzalez de Clavijo, Ambassadeur du roi d'Espagne auprès de Timour ainsi que Babur, dernier souverain timouride, donnent une description succincte de ce qu’à dû être l'Ak Saray.

Shahrisabz
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Les pylônes d'entrée

 Il ne reste aujourd’hui du palais blanc que les deux pylônes qui supportaient les voûtes de la porte monumentale située au nord de l’édifice et donnant sur la route de Samarcande. Les deux structures ont à l’heure actuelle une hauteur qui atteint 44 m pour le pylone Est. D’après l'estimation de l'expertise architecturale (Billard et Schvoerer-Ney, 2008) la plus grande des voûtes du portail devait atteindre 70 m de haut, surpassant largement tout ce qui avait été construit auparavant. Ces pylônes et leurs soubassements ont été construits en briques de terre cuite. Plusieurs escaliers les percent pour accéder aux différents niveaux de l’édifice. Ils sont ornés sur les trois-quart des faces Nord, Ouest et Est, de parements de carreaux de céramique glaçurée réalisés selon plusieurs techniques.

Sur les faces « externes » des pylônes les carreaux sont principalement de couleur bleu foncé, bleu clair à bleu turquoise et blanc. Entre les pylônes, subsistent deux iwans, qui dégagent des pièces en retrait, peu profondes et dépourvues de porte. La partie « interne » des pylônes porte une décoration plus riche qu'à l’extérieur, tant au niveau de la diversité des couleurs (violet,  bleu, vert, or -sous forme de feuilles-, orange, rouge) que des motifs complexes parfois géométriques (calligraphie, végétaux, géométrie)

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