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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 17:26

Cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre

 

Les éléments les plus notables de cette cathédrale sont le chœur de style gothique lancéolé de la première moitié du XIIIe siècle, les vitraux des XIIIe – XIVe siècles, la chapelle absidiale particulièrement artistique et le déambulatoire, les portails avec une remarquable statuaire, trois grandes rosaces et autres verrières du XVIe siècle, les façades du transept, la crypte, les fresques médiévales. L'ensemble est un remarquable représentant de l'architecture gothique de la moitié nord de la France.

 

Portail central ou portail du Jugement Dernier

 

Le tympan du portail central est consacré au Jugement dernier. Le Christ Juge est assis entre la Vierge Marie et saint Jean-Baptiste agenouillés. Les piédroits, où figurent les vierges sages et les vierges folles, se rattache à ce thème car ces dernières sont présentées montant à l'appel du Jugement Dernier, lequel figure au linteau. Les voussures contiennent des statuettes représentant les apôtres. Elles sont décorées de 66 scènes.

Auxerre
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Abbaye Saint-Germain d'Auxerre

 

L'abbaye Saint-Germain, à Auxerre, est une ancienne abbaye bénédictine fondée au Ve siècle par saint Germain d'Auxerre. Autour d’un cloître sont réparties diverses salles : salle capitulaire, salles du musée qui expose cette année « Femmes et artistes ». L’abbaye donne ses caractéristiques à la ville d’Auxerre depuis les bords de l’Yonne.

 

La crypte

 

La crypte est un exemple particulièrement remarquable de l'architecture carolingienne et une des mieux conservées de France. Elle se présente sous la forme d'une confession centrale entourée d'un couloir de circulation rectangulaire. Elle présente un cycle de fresques absolument uniques et remontant au IXe siècle, ce qui en fait les plus antiques de France. Elles ont été découvertes en 1927. On peut grâce à elles étudier l'art pictural de cette époque,

L'ancienne abbaye est achetée par la ville d'Auxerre en 1968 pour abriter le musée Saint-Germain d'Auxerre. De grandes campagnes de travaux et de restauration ont lieu en 1969-1972. L'ensemble est classé en 1971. L'église est de nouveau restaurée à partir de 2003.

Auxerre
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Femmes et artistes

 

Les Musées d'art et d'histoire consacrent leur exposition d'été à la production des femmes artistes sur une période charnière. De nombreux panneaux explicatifs présentent la situation des femmes qui n’ont pas le droit de participer aux formations officielles à la peinture. En fait elles n’ont pas le droit d’observer des nus dans les ateliers. C’est en 1875, que l’atelier Julian ouvre une classe réservée aux femmes. Les tarifs sont le double de ceux des hommes formés dans le même établissement. Ce n’est qu’en 1897 que les femmes sont admises aux Beaux-Arts. Elles se présenteront au prix de Rome seulement en 1903.

Une place particulière est accordée à Emilie Desjeux, peintre née en 1861 près de Joigny et formidable portraitiste, dont le musée vient d'acquérir un autoportrait. Elle sera récompensée à l’Exposition Universelle de 1900 et ouvrira un atelier à Paris en 1930. Elle fonde avec Hélène Bertaux l’Union des femmes peintres et sculpteurs. Elle lancera un journal qui portera ses idées, dont le gérant sera un homme, car une femme ne peut fonder une société en son nom propre !

Emilie Desjeux cohabitera durant cette exposition avec d’autres grandes artistes de talent: la sculptrice Hélène Bertaux qui s’est battue pour l’entrée des femmes aux Beaux-Arts, Virginie Demont-Breton, Rosa Bonheur ou encore Suzanne Valadon, ...

Les Musées d'Auxerre réunissent également à cette occasion des œuvres issues d'autres collections publiques. Exécutées par des femmes, elles témoignent de la diversité des parcours et des productions, du rôle de leur entourage, de leur accueil dans la société de leur temps.

 

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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 15:47

Exposition à Nice au Musée Matisse

Du 23 juin au 30 septembre 2018

 

C’est à l’initiative d’Axa, que nous avons parcourus l’exposition phare de l’année, accompagnés des guides du musée, le 13 septembre dernier. Le découpage de l’exposition suit l’intitulé des sections de présentation de plus de 140 œuvres présentées dans les pièces du parcours.

 

Matisse et Picasso à l’atelier

 

Photographies

L’exposition s’ouvre sur une sélection de cinquante photographies des deux artistes dans leur environnement par Brassaï, André Ostier, Hélène Adant, Henri Cartier-Bresson, David Douglas Duncan, Lucien Clergue, Dimitri Kessel ou Dora Maar. Cette confrontation révèle des lieux de vie et de création étonnamment proches : au Régina à Nice (Matisse), à La Californie à Cannes (Picasso), même capharnaüm organisé, mêmes vastes espaces éclairés, même gisements d’objets et d’œuvres de toutes époques.

Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle

PROJETER

Dans l’Autoportrait de 1918 (Musée Matisse, Le Cateau) peint lorsqu’il arrive à Nice, Matisse ne se contente pas de peindre son reflet dans la glace, il se peint peignant, et ajoute à cette troublante circularité la représentation de la tranche du tableau qui apparaît avec ses clous discrètement le long du bord droit. Un parapluie et une valise dévoilent l’état psychologique du peintre en attente du soleil qu’il est venu chercher.

Tout au long de sa carrière, Picasso interroge lui aussi ce thème à travers une mise en scène toujours renouvelée du Peintre et son modèle qui frise parfois le registre du burlesque comme dans l’étonnante série de 1970 (Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris) qui le montre en peintre-acteur de son art.

 

TRANSFORMER

 

Matisse et Picasso s’inspirent des arts primitifs afin de se libérer du canon de la représentation du corps et l’extraire de la règle anatomique. Le point d’orgue de cette première séquence est le très fameux Portrait de Marguerite (1907, Musée national Picasso, Paris) que Picasso échange avec Matisse, œuvre fondatrice du rapport d’émulation entre les deux artistes

Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle

CONVOITER

 

Dans cette section, le modèle livré au regard du peintre peut être l’odalisque alanguie de Matisse, figure lascive d’un songe oriental que Picasso s’approprie lorsqu’il pense à son aîné. Il le critique parfois férocement ou bien lui rend hommage. Il peut être aussi la dormeuse, sujet cher aux deux artistes dans les années 1930, période d’affrontement esthétique intense au cours de laquelle Matisse et Picasso rivalisent sur les cimaises de la Galerie Rosenberg.

 

POSSÉDER

 

Un retour à la mythologie est aussi pour Matisse l’occasion de reprendre le duel avec Picasso que la période des odalisques avait mis en sourdine. Picasso lui répond aussitôt sur le même terrain. Les eaux-fortes de la Suite Vollard font directement écho en 1933 aux planches du Mallarmé, série d’étreintes et de luttes d’amour dans lesquelles Picasso déploie une grande violence.

Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
Matisse-Picasso, la comédie du modèle
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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 16:51

Monaco Grimaldi forum

29 aout-9 septembre 2018

L’exposition L'OR DES PHARAONS rassemble plus de 150 chefs-d'œuvre du musée du Caire et présente une série d'ensembles prestigieux découverts dans les tombes royales et princières de l'Egypte pharaonique. Le Grimaldi Forum retrouve ainsi l’expertise de la commissaire d’exposition Christiane ZIEGLER, Directrice honoraire du Département des Antiquités Egyptiennes du Musée du Louvre, Directrice de la publication de la Mission archéologique du Musée du Louvre à Saqqara (Egypte) et Présidente du Centre d'archéologie, Memphite. Au-delà d’une présentation de somptueux ensembles (bijoux, vases, bracelets, pendentifs, ceintures d’orfèvrerie, miroirs à disque d’or, colliers, sarcophages, masques funéraires et meubles plaqués or), illustrés de documents retraçant leur découverte, l'exposition interroge également le statut de ces œuvres qui sont une des formes d'expression artistique les plus anciennes et les plus universelles. 

Chaque été, le Grimaldi Forum Monaco produit une grande exposition thématique, consacrée à un mouvement artistique majeur, à un sujet de patrimoine ou de civilisation, à une collection publique ou privée, à tout sujet où s’exprime le renouvellement de la création. Une occasion de mettre en valeur ses atouts et ses spécificités : offrir un espace de 3 200m² pour créer en toute liberté, mettre au service de la scénographie les outils technologiques les plus performants, s’appuyer sur les meilleurs spécialistes dans chaque domaine afin d’assurer la qualité scientifique de ses expositions.

Des découvertes aussi fabuleuses que celles de la tombe de Toutankhamon ou les trésors de Tanis n'ont pas manqué de renforcer ce mythe. De même que les trésors enfouis dans les tombeaux des pharaons appartiennent à notre imaginaire collectif, ces bijoux d’or souvent rehaussés de pierres de couleurs intenses : lapis-lazuli bleu foncé, feldspath vert, cornaline rouge, et ces vases façonnés dans l’or témoignent du faste de la vie des rois et de leurs courtisans.

Les plus anciens datent de la première dynastie avec les bracelets du roi Djer découverts dans sa tombe d'Abydos. L'orfèvrerie du temps des pyramides est illustrée par les bijoux d'or du roi Sekhemket provenant de sa pyramide de Saqqara et un ensemble ayant appartenu à la reine Hetephérès, mère de Khéops, enterrée au pied de la grande pyramide de Giza; on admirera particulièrement ses bracelets d'argent, le métal le plus prisé, incrustés de papillons. A Dachour et Illahoun, les pyramides des souverains de la XIIème dynastie ont livré des parures appartenant à des princesses de la famille royale : pendentifs "pectoraux" ajourés, ceinture d'orfèvrerie et délicats bracelets témoignant du raffinement de cette époque qui est considérée comme l'apogée de la joaillerie égyptienne

L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS

Un parcours chronologique  

 

Le visiteur parcourt l’histoire de l’Egypte antique, jalonnée par la découverte de trésors mis au jour par des archéologues ou par des pilleurs de tombes. Ici la visite est chronologique. Elle est scandée par des statues de souverains. Les pharaons étaient les maîtres du temps. Au début de chaque règne, le temps recommençait. Cela nous permet d’évoquer l’époque à laquelle les divers bijoux ont été produits et à qui ils appartenaient. Avec l'ensemble de la reine Iah-hotep, mère du pharaon Amosis, découvert dans la nécropole de Dra Abou'l Naga, sur la rive Ouest de Thèbes, s'ouvre le Nouvel Empire : miroir à disque d'or, lourds bracelets, collier "large" illustrent la magnificence de la période. Malheureusement les tombes de ces grands souverains creusées dans les falaises de la  Vallée des Rois ont été pillées sans scrupule dès l'Antiquité. On peine à imaginer les trésors évanouis que recélaient les tombes de grands monarques tels Chéops, Thoutmosis III ou Ramsès II... Une parure ouvragée, diadème et boucles d'oreilles, appartenant à un enfant royal de la XXème dynastie provient d'une cachette du même lieu. Et s'il ne comporte pas de bijoux remarquables, le mobilier funéraire de Youya et Touyou, beaux-parents d'Amenhetep III, qui eurent le privilège d'être inhumés dans la Vallée des Rois est véritablement royal : sarcophage, masques funéraires et meubles plaqués d'or.

Les sépultures royales découvertes en 1939 à Tanis dans le delta ont fourni une masse de bijoux et d'orfèvrerie datant des environs de l'an 1000 avant J.C. En effet, Psousennès Ier et Chéchonq II, Pharaons peu connus, avaient emporté dans leur tombe des trésors qui rivalisent avec celui de Toutankhamon : sarcophage d'argent, masques d'or, bijoux, vases précieux... Ainsi s’achève chronologiquement notre parcours, les tombes des souverains postérieurs n'ayant pas été identifiées à l'exception de celles des pharaons d'origine soudanaise qui se feront enterrer dans leur pays.

Réservés à une élite, et en premier lieu aux dieux (offrandes, matériel liturgique, obélisques, éléments d’architecture des temples plaqués d'or … etc.), l'orfèvrerie et les bijoux portés par les hommes comme par les femmes sont des attributs du pouvoir, parfois un signe d'extrême distinction. Ces bijoux sont dotés d'une grande valeur marchande dans une société qui ignore alors la monnaie (d'où le pillage des tombes dès la plus haute antiquité) et d'une exceptionnelle valeur magique (liée à leur matériau, leur couleur et leur décor).

La production de cette joaillerie met en oeuvre l’emploi de matériaux précieux et la maîtrise de techniques élaborées, une chaîne humaine hiérarchisée qui va du pharaon, seul possesseur des richesses du pays, au modeste "fabricant de colliers" en passant par les escouades de mineurs et les scribes comptables de l'or.

L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS

 

L'Or

 

Dès le 3ème millénaire avant J.-C., les égyptiens savaient travailler l’or, les métaux précieux et les pierres fines. Dans la vie quotidienne, ils se paraient de bijoux dont l’évolution à travers les millénaires a été notable comme l’attestent leurs découvertes successives dans de nombreuses tombes.

Les Egyptiens avaient une conception de l’au-delà plutôt optimiste ; ils souhaitaient prolonger dans l’au-delà leur vie terrestre et tout ce qui faisait son intérêt. Ils étaient enterrés avec des bijoux, symboles de prestige et marqueurs de leur rang social mais aussi chargé d’un pouvoir protecteur

L’or joue un rôle très important dans la civilisation pharaonique. Dotée de nombreux gisements d’or sur son territoire, l'Egypte est l'une des plus anciennes civilisations à avoir mis au point, il y a cinq mille ans, des techniques pour l’extraire et l’isoler.

L’or s’échangeait selon son poids et non selon le travail des orfèvres. Il avait une valeur marchande, religieuse et symbolique.

L’or éclatant comme le soleil était considéré comme la « Chair des Dieux ». Cet « or divin » à la dimension magique, il donnait au Pharaon son pouvoir dans l’éternité lui assurant l’immortalité, raison pour laquelle on retrouve cette abondance de masques funéraires et de parures en or dans leur dernière demeure.

Dans les croyances égyptiennes, l'or possédait des pouvoirs protecteurs. C'est pourquoi les momies étaient parées d'amulettes et de bijoux en or, et de nombreux joyaux étaient déposés parmi l'équipement funéraire. Inaltérable, il était un gage d’éternité

Les techniques de l'orfèvrerie

 

L'exposition s’attache à présenter les étapes et les techniques de fabrication des bijoux utilisées par les Egyptiens, les sources d’approvisionnement, la chaîne de transformation du modeste mineur au Pharaon propriétaire de toutes ces richesses en passant par les bijoutiers, les scribes, les chefs d ‘expédition… toute l’organisation de la filière de production de ces trésors.

Il est intéressant de constater que si ces parures changent à travers les millénaires, leurs formes perdurent à travers les âges, comme le collier large appelé Ousekh qui est souvent terminé aux deux extrémités par des têtes de faucon, typique de la bijouterie égyptienne qu’on trouve depuis le temps des pyramides jusqu’à la fin de la période pharaonique

L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
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L'OR DES PHARAONS
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8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 16:52

La villa Arson est implantée sur la colline Saint Barthélémy sur plus de deux hectares. Elle offre un magnifique panorama sur la ville de Nice. C’est l’architecte Michel Marot qui a réalisé une construction sans façade, qui épouse le relief de la colline. Une promenade s’impose afin de découvrir ses patios, allées, jardins accueillant des plantes de tous pays. La villa est dédiée à l’art contemporain : rassemblant une école, un centre d’art, une résidence d’artistes.

Exposition Judy Chicago

 

L’exposition « Los Angeles, les années cool » revient sur les premières expérimentations méconnues de cette artiste inclassable, au croisement des différents mouvements qui composent les formes émergentes de toute une époque : du pop art au light and space, en passant par le hard-edge ou le minimalisme.

Dès le début des années 60, Judy Chicago produit ainsi une œuvre profondément ancrée dans la Californie où elle vit et où est née une certaine esthétique nommée entre autres cool school, matrice de toutes les expérimentations. Son style est une sorte de pop vernaculaire, de type californien avec un goût affirmé pour certains matériaux liés à la vie et à l’industrie locale : plexiglas, lucite, vinyle ou polyester.

 

Judy Chicago se distingue de ses contemporains par la singularité de ses œuvres, notamment par ses formes suggestives ou par ses rapports d’échelle monumentale liés à son propre corps mis en perspective dans l’espace. C’est ainsi qu’elle crée en 1967, Feather Room —une immense installation de 8 m sur 8 m sur 3,5 m de hauteur, composée de plumes blanches, de bâches légères et d’un système lumineux— digne des plus beaux projets light and space de son temps. Avant la première rétrospective de Judy Chicago prévue au MOCA de Miami au mois de décembre 2018, la Villa Arson réunit pour la première fois une grande partie des œuvres de l'artiste des années 60 et 70 : peintures, sculptures et installations dont Feather Room. Cette installation est visible dans le cadre de l’exposition actuelle : on pénètre sur un immense tapis de plumes qui donne l’impression de marcher dans une neige légère recouvrant nos pieds. 

La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice

Une fixation sur les capots de voiture

 

Judy Chicago, adopte la technique du spray et s’approprie l’usage des couleurs industrielles. Elle utilise la forme bombée du devant de la voiture afin de souligner la flamboyance des formes simples et géométriques, qui s’organisent autour d’un axe de symétrie. L’œuvre  est marquée par un effet optique fort qui permet de relier le travail de Judy Chicago au mouvement de peinture abstraite hard-edge propre à la côte Ouest ainsi qu’au pop art par un recours à un objet de consommation de masse.

Ce sont bien des formes à l’apparence organique voire biomorphique qui surgissent à la lueur du capot de Corvair. Suite à la mort de son mari dans un accident de voiture elle s’approprie les éléments de l’auto et les utilise comme support de peinture.

L’artiste semble passer d’une peinture industrielle et abstraite à une iconographie plus personnelle.

Cette artiste a été violemment critiquée par les enseignants de UCLA en raison de ses formes explicitement sexualisées. Judy Chicago n’est pas la seule à qui l’on reproche une puissance érotique. Plusieurs critiques new-yorkais associent la cool school à sa charge sensualiste. Cette seule lecture constitue un argument majeur pour la distinguer.

La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice

Les Dômes

 

Une série de dômes en acrylique disposés trois par trois sur des tables dont la surface est miroitante. Tourner autour, chercher un indice, une pointe de signification, un écho à la réalité... rien de tout cela.

Ces oeuvres stimulent la perception et font danser les couleurs : « Le violet devient rose, le bleu prend un aspect aqueux, le vert se transforme en chartreuse sur les bords », explique Judy Chicago. Cette dernière ne cherche pas à recouvrir les dômes pour les orner de telle ou telle couleur, elle travaille à l’intégration de la couleur dans la matière elle-même : une sculpture colorée en soi. La couleur n’est plus picturale mais sculpturale.

Tout comme Judy Chicago, Larry Bell ou Craig Kauffman jouent à faire vibrer les teintes à la surface des corps dans leurs sculptures. Celles-ci s’illuminent, s’enflamment ou s’effacent, et subliment le rapport de l’espace à l’infini. Cependant, Judy Chicago s’éloigne des formes rigides, carrées, aux angles vifs de ses collègues pour glorifier les formes douces, la perfection de la sphère et la magie de l’arrondi.

Avant de développer une iconographie explicitement érotique, Judy Chicago s’inscrit dans le courant de l’art minimal. Elle participe notamment à l’une des plus grandes expositions qui lance le mouvement minimaliste en 1966 : « Primary Structures » au Jewish Museum (New York). Lors de cette exposition, elle apparaît aux côtés de deux autres artistes californiens, Larry Bell et John McCracken. Elle y présente Rainbow Pickett, dont Multicolor Rearrangeable Game Board de 1965, est la « petite sœur ».

 

Judy Chicago donne à voir des blocs, des cylindres, des cubes, qui, posés au sol, invitent à la déambulation. Le regardeur n’est plus dans un face à face avec l’œuvre : il en fait partie. Au travers de ces formes multicolores, l’artiste teste les limites de la couleur et s’aventure dans l’expérience perceptive des figures géométriques les plus simples.

La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice

Marcia Hafif

 

Des cerfs-volants, des roues de bicyclette ou des croix ? A partir de 1960, les oeuvres de Marcia Hafif présentent une symétrie qui organise la surface de la toile ou du papier. Cette régularité marque son travail jusqu’au début des années 70. Qu’importe la matière, laque, pastel, crayon, les motifs géométriques occupent l’espace et s’ouvrent peu à peu pour former des cercles : des œuvres « ouvertes ».

On retrouve dans le travail de Marcia Hafif un même questionnement : comment quitter l’abstraction ? Qu’est-ce que la peinture, le dessin ? Elle travaille à un art nouveau et se concentre sur des rapports simples de fonds et de formes, de lignes et de couleurs, un vocabulaire « concret » dit l’artiste.

Les formes géométriques et colorées placent Marcia Hafif et Judy Chicago dans un langage abstrait aux tendances pop, dans cette première moitié des années 60, qui ne demande à l’avenir qu’à s’émanciper vers un certain sensualisme pictural.

La Villa ARSON à Nice
La Villa ARSON à Nice

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 14:10

Un autre déjeuner sur l'herbe

L’exposition de l’été au Petit Palais rappelle les circonstances qui ont conduit nombre de peintres, sculpteurs et artistes divers à se réfugier à Londres. C’est à la suite de la défaite du Second Empire que les conditions de vie dans la capitale se dégradent jusqu’à provoquer une Révolution avec la Commune. La défaite des communards se solde par 20 000 morts et la destruction de nombreux monuments.

 

Le parcours de l’exposition prend la forme d’un voyage : accompagner le visiteur par la scénographie pour lui faire partager cette expérience particulière de l’exil des artistes.

Des dispositifs décoratifs sobres accompagnés de bornes d’écoute conçues spécialement pour l’exposition, permettent au public de contextualiser la vie des peintres dans le Londres de l’époque. Les volumes des salles garantissent une bonne fluidité de circulation avec des moments forts tels la salle introductive à la géométrie déconstruite évocatrice de « Paris en guerre, Paris en ruine » ou « Le sas du voyage », une immersion poétique dans la traversée de la Manche au travers d’une animation d’après un tableau de Monet. Voir notre vidéo...

Les transitions sont traitées par des agrandissements graphiques et des cartographies. Une enfilade de fenêtres centrales en perspective dans la galerie Seine, permet des jeux de regards avec les salles consacrées à Carpeaux, Tissot et «L’Art club» dont l’atmosphère british sera propice à la présentation de portraits croisés.

Enfin, en clôture d’exposition, une vaste et spectaculaire salle présente notamment les chefs-d’œuvre tardifs de Monet.

Dans une première partie de l’exposition, nous observons la vie quotidienne des habitants de la capitale, queues devant les commerces, incendies…  Gustave Doré, Carpeaux, Henry Dupray, René Gilbert, Meissonnier, Jean-Baptiste Corot, Isidore Pils, Frans Moormans, Claude Monet, illustrent cette époque.

Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
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Une découverte : James Tissot

Les peintures réalisées en Angleterre démontrent l’adaptation du style de Tissot à un public friand de scènes de genre. Ses représentations méticuleuses de la vie contemporaine offrent un point de vue nuancé d’ironie sur les rituels sociaux de l’Angleterre victorienne. Peintre de la vie citadine, Tissot accorde une grande importance à la mode et aux règles complexes de l’étiquette imposée par la haute société. En homme d’affaires avisé, l’artiste sut adapter sa production au marché anglais. Son oeuvre fut largement diffusée par le biais de gravures à l’eau-forte. Ce succès commercial se prolongea après son retour en France, en 1882. Tissot quitta en effet brusquement l’Angleterre après le décès de sa jeune compagne, Kathleen Newton, qui était devenue à Londres sa muse.

Analyse de « Sur le Pont »

 

Sur le pont d’un bateau, dames et demoiselles tirées à quatre épingles discutent avec d’élégants messieurs. James Tissot (1836–1902) nous convie à un événement mondain des plus british, où chapeaux et bonnes manières sont de rigueur. Au centre de l’image, comme une invitation à nous frayer un chemin parmi les invités, un arc de cercle vide part du coin inférieur droit pour rejoindre le fond de la toile. À la fois communard et riche dandy, ami des impressionnistes et coqueluche de la Royal Academy qui pourtant les rejette, Tissot passe aussi facilement de Paris à l’Angleterre que d’un milieu social à l’autre. Pour décoder cette scène, il faut papillonner de détail en détail…

Derrière les cordages, les silhouettes gris pâle du littoral et des bateaux se détachent sur une eau lumineuse, presque blanche sous le soleil scintillant. Tissot rendrait-il hommage aux paysages de ses amis impressionnistes qui, de Whistler à Monet en passant par Sisley, Pissarro et De Nittis, se passionnent pour les effets d’atmosphère sur les eaux de la Tamise ? Dans les années 1870, l’artiste peint toute une série de scènes situées sur des bateaux ou sur la rive, avec le fleuve en toile de fond. Mais celle-ci se déroule ailleurs, bien plus au sud : à la régate annuelle de Cowes sur l’Île de Wight, lieu de villégiature très prisé par la reine Victoria et le gratin londonien.

Seraient-elles en train de juger une tenue ou de repérer un bon parti ? Serait-ce de nous qu’elles parlent tout bas ? Comme sur une gravure de mode, ces deux jeunes femmes en robes identiques, blanches et rehaussées de lignes bleu marine, attirent l’œil. Assorties à l’ambiance navale, ces coquettes affichent leur richesse et leur rang social avec ces jupes à tournure dernier cri gonflées à l’arrière, en contraste avec leur taille corsetée. Fils de drapier, Tissot s’est fait une spécialité des toilettes de la haute société anglaise qu’il reproduit avec virtuosité. Le vieil homme qui se tient debout derrière elles, l’air blasé, les mains dans les poches de son caban mal boutonné, se rapproche des caricatures que Tissot réalise pour le journal satirique britannique Vanity Fair lancé en 1868.

Les robes du groupe de femmes assises en cercle au fond à gauche sont décolletées. Un choix tout à fait inconvenant pour la journée selon les codes stricts de la haute société victorienne, la gorge nue avec simple ruban autour du cou étant réservée aux tenues du soir ou aux courtisanes. Un détail qui scandalisera plus d’un commentateur de l’époque… mais qui semble plaire à l’homme au chapeau. Avec son visage ovale aux traits doux, la jeune femme à l’éventail noir assise au premier plan témoigne de l’influence de Dominique Ingres (dont Tissot fut l’élève aux Beaux-Arts de Paris) et puise aussi parmi les pensives demoiselles du préraphaélisme anglais. Un homme en veste de capitaine (son mari ?) tient le dossier de sa chaise mais la belle semble s’ennuyer ferme… Que regarde-t-elle hors cadre ? Cherche-t-elle son amie qui a laissé un bouquet et une ombrelle sur le fauteuil voisin ? Aimerait-elle s’affranchir des convenances qui la poussent à rester sagement assise ?

En bas, on danse !

La demoiselle en rose qui monte l’escalier se ferait-elle reluquer par l’homme qui lui emboîte le pas ? Quoiqu’il en soit, tous deux viennent de l’étage inférieur où l’ambiance paraît beaucoup moins guindée. Moins détaillée, plus mouvementée, avec ses couples brossés à la hâte, la scène de danse qu’on aperçoit en contrebas est d’un tout autre style rappelant les tableaux et affiches de Toulouse-Lautrec. Les aplats et cernes noirs évoquent l’influence des estampes japonaises qui fascinent Tissot et de nombreux peintres impressionnistes à cette époque. Cette différence entre les deux étages pourrait bien être une métaphore de la séparation des classes sociales (le fameux Upstairs, Downstairs, titre d’un feuilleton britannique) et d’un constat sans appel : on s’amuse mieux en bas 

Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
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Les leçons de Jules Dalou ou l’art du modelage

 

Après la répression très dure qui s’abattit sur les communards en mai 1871, Dalou (1838-1902) rejoignit Londres pour un exil qui dura huit ans. Legros, son ancien condisciple de l’École impériale et spéciale de dessin à Paris, lui permit de trouver un toit, un travail alimentaire, et des mécènes. Bien accueilli par ses confrères anglais, dans un moment où la sculpture connaissait une certaine désaffection, Dalou exposa dès 1872 à la Royal Academy. Le Jour des rameaux à Boulogne, une statuette en terre cuite acquise par George Howard, fut la première d’une série d’œuvres à succès. Les sujets modelés par Dalou étaient liés à la sphère intime. Ils correspondaient à l’importance qu’il accordait à sa vie familiale et au goût de ses commanditaires, des financiers ou des propriétaires terriens, qui voyaient en lui un artiste dans la tradition des sculpteurs du XVI I Ie siècle français.

 

Pissarro et Sisley, retours à Londres

Pissarro et Sisley ont participé avec Monet à l’exposition parisienne qui a donné son nom au mouvement impressionniste, en mai 1874. L’impressionnisme, qui choquait les partisans d’une peinture lisse prônée par les maîtres académiques français comme par ceux de la Royal Academy, accordait une importance nouvelle à la matérialité de la peinture et aux sujets de la vie moderne.

Durant cette période de maturation du mouvement, les séjours des paysagistes à Londres renforcèrent leur attachement au travail en plein air, malgré un climat changeant et humide. Les lieux qu’ils choisissaient étaient ceux fréquentés par les nouveaux citadins en quête de loisirs que le chemin de fer conduisait hors des brumes du centre de Londres.

Lors de son exil en 1870, Monet était pauvre et méconnu. Son échec commercial lors de la première exposition de ses œuvres par Durand-Ruel avait suscité en lui le désir de revenir peindre à Londres en artiste à présent couronné de succès. De l’automne 1899 à janvier 1901, il séjourna à plusieurs reprises au Savoy Hotel, observant la Tamise de la fenêtre de sa chambre. Conservant le même point de vue d’une toile à l’autre, l’artiste s’attache à capter les infinies variations de la lumière si particulières, à la jonction du fleuve et du ciel.

La série des vues du Parlement s’impose comme le testament artistique de l’exil londonien, et l’archétype des représentations de la Tamise. Elle fut exposée parmi les Vues de la Tamise à la galerie parisienne de Durand-Ruel en 1904, l’année de l’Entente cordiale.

Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro

Dalou, Carpeaux, Pissarro

Giuseppe De Nittis

 

Cet artiste italien se réfugie lui aussi à Londres où il décrira des vues de la ville au quotidien. Un tableau des bords de la Tamise vue d’un pont se rapproche des impressionnistes grâce au brouillard.

Les personnes intéressées par De Nittis peuvent visiter l’essentiel de son activité au musée de la mer de Barletta, ville des Pouilles, qui en rassemble de nombreuses toiles.

De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet

De Nittis, Sisley, Monet

Derain clôture l’exposition

 

Derain rendit effectivement hommage à Monet en choisissant les mêmes motifs sur les bords de la Tamise et dans les parcs. Il défiait ainsi le vieux maître sur son terrain, développant progressivement sa propre expression et proposant à son tour une image radicalement nouvelle de Londres sur pas moins d’une trentaine de toiles. De terre d’exil forcé pour les artistes de la génération de 1870, Londres a conquis en trois décennies le statut de motif artistique majeur dans l’art français.

Les impressionnistes à Londres
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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 18:05

Le monument du Courage commémore le tremblement de terre de 1966

Tachkent, est une métropole d'Asie centrale, capitale de la République d'Ouzbékistan. Située à l'est du pays, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière kazakh, elle compte aujourd'hui plus de 2,7 millions d'habitants (2007). Elle a subi plusieurs tremblements de terre dont celui de 1966 qui a fait des milliers de victimes.

La capitale ouzbèke est la seule ville d’Asie centrale dotée d’un métro dont chaque station est somptueusement décorée selon un thème particulier. La première ligne fut inaugurée en 1977, et on en compte aujourd’hui trois.

Musée des Arts appliqués

Parmi les multiples musées de Tachkent, l'un des plus intéressants est le Musée des arts appliqués qui abrite une collection étendue de céramiques, de bois découpé, de textiles, de tapis, de fonte, et d'autres artisanats. Les salles d’apparat sont décorées magnifiquement ainsi que le montre notre vidéo. Un orchestre traditionnel anime ce musée.Guy

Tashkent
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Médersa Koukeldach

 

Le haut portail (pishtak) à auvent (iwan), de 19,7 mètres mène à une cour intérieure dans laquelle donnent les deux étages de cellules (houdjr) qui sont au nombre de soixante, de deux mètres sur deux mètres. Celles-ci sont constituées d'une chambre et d'une niche à auvent (iwan). Autrefois les cellules étaient occupées par deux ou trois étudiants en théologie coranique. Des tours d'angle (gouldasta) de chaque côté du portail, les muezzins appelaient aux prosternations quotidiennes. La médersa n'était plus en activité au XVIIIe siècle, d'après le témoignage (rédigé en 1795) du marchand de Tachkent, Nour Mohammed, et servait déjà depuis longtemps de simple caravansérail, puis elle servit de forteresse et de prison au XIXe siècle du temps du khanat de Kokand. Le jour de notre visite un jardinier entretenait le jardin intérieur.

La place de l’Indépendance

Après la proclamation de l'indépendance de l'Ouzbékistan en septembre 1991, la place reçoit le nom de « Place de l'Indépendance » en 1992. La statue de Lénine est démontée et remplacée par une nouvelle œuvre symbolisant l'indépendance du pays avec un globe terrestre et la carte dans des proportions magnifiées du pays. Devant le piédestal (de l'ancienne statue de Lénine) est figurée une femme assise tenant un enfant dans les bras, symbolisant la Patrie.

La place de l'Indépendance est aujourd'hui la place de la capitale où se tiennent de grands événements, des parades militaires et toute sorte de manifestations officielles. Elle est ornée aujourd'hui de grands bassins avec des fontaines sur une vaste pelouse.

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Le monument aux morts

 

Une flamme brûle en permanence devant le regard triste d'une mère représentant les mères ayant perdu sa famille au front. La victoire sur l'Allemagne est célébrée le 9 mai on l’appelle la statue "Mère triste" il y a la même sculpture à Samarkand et bientôt dans d'autres villes pour remplacer les monuments de la période russe considérés comme trop agressifs.  Dans des niches situées tout le long à droite sont disposées des plaques dorées où sont inscrits les noms des disparus de la seconde guerre mondiale

 

Un peu plus loin  on trouve un autre monument, symbolisant l'espérance des Ouzbeks, dans l'avenir avec "la mère heureuse".

 

Cet article achève notre voyage en Ouzbékistan. Nous reprendrons prochainement le cours de nos découvertes en Europe cette fois-ci avec des visites des villes de Prague et de Dresde

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 17:42

La ville natale de Tamerlan regroupe de nombreux monuments disposés sur un vaste espace.

Dorout Tilavat

 

La mosquée Kok Gumbaz a été construite en 1437 by Ulugh Beg pour rendre hommage à son père Shah Rukh. Son nom signifie Dôme bleu, en référence au dôme immense, recouvert de carreaux de céramique bleue, qui coiffe le bâtiment.

Le mausolée de Djahangir

 

Le mausolée de Djahangir abrite le tombeau du fils aîné, et fils préféré, de Tamerlan, décédé à 22 ans à la suite d'une chute de cheval. Un dôme conique repose sur un tambour à 16 côtés.

La crypte de Tamerlan

 

La crypte de Tamerlan a été découverte par des archéologues soviétiques en 1943. La salle est constituée d'un sarcophage de marbre sur lequel les inscriptions révèlent l'utilisation prévue du tombeau pour Tamerlan (Timour en langues turques).

Shahrisabz
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La mosquée Hazrat-i Imam

La mosquée Hazrat-i Imam, adjacente au mausolée de Djahanjir, tient son nom d'une personne vénérée ayant vécu au VIIIe siècle, dont le corps aurait été ramené de Bagdad par Timur.

La statue de Tamerlan

La statue de Tamerlan est située derrière Ak Saray. Son édification date de 2003.

Le palais blanc

L'Ak Saray, ou "Palais Blanc"  de Timour se situe au nord de la ville historique de Shahrisabz. Le palais a été bâti entre 1380 et 1404 ap. J.C. par des "artisans" venus de divers pays de l'empire (Iran actuel, Ouzbékistan, etc.) dont le Khorezm que Timour venait tout juste de soumettre. Le bâtiment, achevé quelques mois avant la mort du conquérant, continua d'être utilisé durant les générations timourides, comme le confirme les carnets de Babur de la fin du XVème - début XVIème s ap. J.C.

A la différence de palais construits à Samarcande par le souverain et dont rien d'aérien ne subsiste, l’Ak Saray est situé intra-muros (dans la ville entourée d'une enceinte) et adossé au rempart dans l’angle Nord-Est de la cité. Timour à voulu faire de l’Ak-Saray une création unique à mi chemin entre les palais-jardins de Samarcande construits hors les murs mais ceints de hautes murailles (Kehren, 1991) et les palais-forteresses (Kok Saray ou « Palais Bleu » de Samarcande) construits intra-muros pour assurer des fonctions de "trésor de l'Etat" ou de prison. L’édifice servit de résidence occasionnelle à la cour lors de ses séjours dans la ville. Ruy Gonzalez de Clavijo, Ambassadeur du roi d'Espagne auprès de Timour ainsi que Babur, dernier souverain timouride, donnent une description succincte de ce qu’à dû être l'Ak Saray.

Shahrisabz
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Les pylônes d'entrée

 Il ne reste aujourd’hui du palais blanc que les deux pylônes qui supportaient les voûtes de la porte monumentale située au nord de l’édifice et donnant sur la route de Samarcande. Les deux structures ont à l’heure actuelle une hauteur qui atteint 44 m pour le pylone Est. D’après l'estimation de l'expertise architecturale (Billard et Schvoerer-Ney, 2008) la plus grande des voûtes du portail devait atteindre 70 m de haut, surpassant largement tout ce qui avait été construit auparavant. Ces pylônes et leurs soubassements ont été construits en briques de terre cuite. Plusieurs escaliers les percent pour accéder aux différents niveaux de l’édifice. Ils sont ornés sur les trois-quart des faces Nord, Ouest et Est, de parements de carreaux de céramique glaçurée réalisés selon plusieurs techniques.

Sur les faces « externes » des pylônes les carreaux sont principalement de couleur bleu foncé, bleu clair à bleu turquoise et blanc. Entre les pylônes, subsistent deux iwans, qui dégagent des pièces en retrait, peu profondes et dépourvues de porte. La partie « interne » des pylônes porte une décoration plus riche qu'à l’extérieur, tant au niveau de la diversité des couleurs (violet,  bleu, vert, or -sous forme de feuilles-, orange, rouge) que des motifs complexes parfois géométriques (calligraphie, végétaux, géométrie)

Shahrisabz
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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 17:09

 

Le Régistan est la place principale de Samarcande. Elle est entourée de trois médersas :

 

Médersa d'Ulugh Beg (1417-1420)

 

La médersa d'Ulugh Beg est l'une des plus vastes d'Asie centrale. Ulugh Beg a davantage investi dans l'enseignement que dans la construction de mosquées et de mausolées, à l'inverse de son grand-père Tamerlan. Il y aurait d’ailleurs enseigné l'astronomie, sujet rappelé par les étoiles disposées sur le pishtak du bâtiment. Une inscription calligraphique de style coufique indique que « cette magnifique façade est deux fois plus haute que le ciel, et lourde au point que l'échine de la terre en est écrasée ». De part et d'autre du portail, deux salles d'études à coupole occupent les angles. La cour intérieure, carrée, est percée de quatre iwans dans le prolongement des axes. Les entrées des cellules des élèves sont disposées sur les deux étages dans la cour, de part et d'autre des iwans. Des minarets sont disposés aux angles des façades. Une mosquée occupe l'espace situé entre les deux salles d'études au fond de la cour.

Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan

Médersa Cher-Dor (1619-1635/36)

 

La médersa Cher-Dor (« La porte des Lions ») a été construite pat Yalangtouch, « en miroir » (koch) de la médersa d'Oulough Beg, antérieure. Elle a pris la place d'un khanaqah édifié auparavant par Oulough Beg. Elle est flanquée de minarets d'angle sur un modèle identique à la medersa d'Oulough Beg. Les dômes élancés de part et d'autre du pishtak permettent de supposer qu'il en était de même, à l'époque, pour son vis-à-vis. L’ensemble du bâtiment s'inspire de la disposition générale de son vis-à-vis mais on n'y retrouve ni la mosquée ni les salles disposées à l'arrière. Le pishtak décoré de mosaïques colorées présente un exemple peu fréquent d'art figuratif dans l'islam, avec des fauves chassant des daims, des disques solaires à visage humain.

Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan

La médersa Tilla-Qari (1647-1660)

 

La médersa Tilla-Qari (« Couverte d'or ») est également construite sous Yalangtouch. Elle assure en fait les fonctions de médersa et de mosquée du vendredi pour la ville. La façade extérieure présente la particularité d'offrir, de part et d'autre du pishtak, les deux rangées de cellules avec leurs ouvertures. Tout le côté ouest est occupé par la mosquée, la partie centrale étant formée par une salle à coupole comprenant le mihrab, avec des motifs de kundal (reliefs dorés sur fond bleu, d'où le nom donné à la médersa), des panneaux imitant les tapis, des muqarna.

Samarcande : le Registan
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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 13:55

La ville de Samarcande est avec Rome une des plus anciennes villes du monde avec plus de 2500 ans d’existence. Après la conquête musulmane de la Perse par les Arabes, les Turcs conquièrent Samarcande et s'y maintiennent jusqu'à ce que le Khanat s'effondre pendant les guerres contre les Chinois de la dynastie Tang. La ville devient un protectorat chinois et paye le tribut aux Tang.

À cette époque, la Sogdiane, dont Samarcande est la principale ville, est l'un des plus importants centres du commerce mondial, idéalement située à la croisée des routes entre la Chine, l'Inde, la Perse et l'empire Byzantin. Les marchands connaissent leur apogée à cette époque et étendent alors un vaste empire commercial qui domine les échanges dans toute l'Asie centrale et pénètre jusque dans les grands empires, en particulier dans la Chine des Tang, où les marchands sogdiens dominent longtemps le commerce chinois du fait de circonstances réglementaires qui les favorisent ; des Sogdiens sont même parfois promus à des postes administratifs importants. La majorité des caravansérails sur la route de la Soie sont des établissements sogdiens.

Samarcande devint en 1369 la capitale de Tamerlan, qui y rapportera de Perse les restes supposés du prophète Daniel. Les monuments édifiés par les Timourides (descendants de Timur Lang ou Tamerlan) font la gloire de la cité. Ulugh Beg, petit-fils de Tamerlan, prince et astronome, y fait construire un observatoire où il mène des travaux de grande qualité avec quelque 70 savants dont Qadi-zadeh Roumi, al-Kachi et Ali Quchtchi. Après sa mort, la vie intellectuelle et artistique des Timourides se concentre à Hérat en Afghanistan, en particulier chez son parent le prince et mécène Husayn Bayqara. .

De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande

L’observatoire astronomique d'Ulugh Beg

 

Le site de l'observatoire astronomique d'Ulugh Beg (1428-1429) fut mis au jour en 1908 par un archéologue russe. On peut voir aujourd'hui la partie souterraine d'un sextant géant, permettant de mesurer la hauteur des étoiles. Celui-ci se prolongeait à l'origine jusqu'au sommet d'un bâtiment de trois étages, mais l'observatoire fut détruit par des religieux après la mort d'Ulugh Beg.

De Boukhara à Samarcande
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De Boukhara à Samarcande
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La Nécropole Chah e Zindeh

 

Chah-e-Zindeh est une nécropole au nord-est de Samarcande constituée de nombreux mausolées ; les plus anciens datent du XIe siècle. On y trouve en particulier les mausolées de Touman Aka (1405) et de Koutloug Aka (1361), deux des épouses de Tamerlan. L'entrée principale de la nécropole fut construite en 1435 sous Ulugh Beg. Notre vidéo s’efforce de montrer les visages des nombreux visiteurs qui se croisent dans ce lieu qui rapproche l’Asie de l’Europe.

De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
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Mosquée Bibi-Khanym

Bibi-Khanym, épouse de Tamerlan, a laissé son nom à deux monuments ou ensembles monumentaux de Samarcande, en vis-à-vis : la « mosquée du vendredi de Tamerlan » (masjid-i jami') dite mosquée Bibi Khanym et l'ensemble mausolée et medersa dit de Saray Mulk Khanum (cette distinction des noms de la même personne est d'autre pratique).

La mosquée fut érigée à partir de 1398 par Tamerlan au retour de sa campagne des Indes, où il avait saccagé Delhi. Là, il avait vu la mosquée Tughluq du XIIe siècle et s'en était inspiré pour ériger sa grande mosquée de Samarcande. L'inspiration indienne est d'autant plus marquée que la mosquée est dite en pierre d'après Babur. En réalité, seuls quelques éléments et les colonnes sont en marbre, mais c'est à l'époque une grande innovation puisque la majorité des bâtiments en Asie centrale est en brique, crue ou cuite. La mosquée fut achevée en 1405. Elle était de dimensions imposantes (167 × 109 m), avec un portail d'entrée présentant une ouverture de 18 mètres, un minaret à chaque angle de la cour et une galerie de 400 coupoles supportées de 400 colonnes en marbre sculpté. Le bâtiment principal de la mosquée, situé au fond de la cour, était couronné d'une coupole et atteignait 44 mètres. Au centre de la cour se trouve un immense lutrin à coran, en pierre. Elle connut vite des dégâts dus à la mauvaise répartition des charges et aux tremblements de terre fréquents dans la région. Les armées russes l'utilisèrent comme écuries et comme entrepôts avant que le régime soviétique ne commence une restauration en 1974.

De Boukhara à Samarcande
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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 16:20

La mosquée Bolo Haouz

La mosquée Bolo Haouz, ce qui signifie « près du bassin », (1712) est située sur le Registan, à côté de la citadelle Ark et d’un bassin qui lui a donné son nom. Elle s‘ouvre sur un iwan de 12 mètres de haut, au plafond à caissons finement décoré, soutenu par vingt colonnes de bois peint, avec des ch apiteaux à muqarnas.  

 

 

La mosquée Magok-i-Attari

 

L'ancienne mosquée Magok-i-Attari a été construite sur les vestiges d’un temple zoroastrien. C’est la mosquée la plus ancienne de Boukhara. Une première mosquée avait été édifiée à cet endroit mais elle a été détruite par un incendie en 937. La façade Sud de l’actuelle mosquée date du XIIe siècle ; elle est caractéristique des techniques de décoration utilisées à cette époque : brique polie, carreaux en terre cuite sculptés, bandeau épigraphique émaillé, mosaïque. Située en dénivelé, semi-enterrée, cette façade a été mise au jour en 1935 par un archéologue soviétique. Le portail Est avait, lui, été construit au milieu du XVIe siècle pour permettre l'accès. La mosquée, désaffectée au culte, abrite aujourd’hui un musée du tapis.

Boukhara ses monuments emblématiques...
Boukhara ses monuments emblématiques...
Boukhara ses monuments emblématiques...
Boukhara ses monuments emblématiques...
Boukhara ses monuments emblématiques...

Le complexe Po-i-Kalon

Le complexe Po-i-Kalon (« piedestal du Très-Haut ») est un des hauts-lieux de Boukhara et le principal complexe architectural de la ville. Il comprend la mosquée Kalon (1514), un minaret d’une ancienne mosquée (1127) et la madrasa Mir-i-Arab.

Le minaret Kalon

Le minaret Kalon domine la ville à plus de 48 mètres de hauteur. Un minaret se tenait à cet emplacement dès 919. Il fut détruit en 1068. Un minaret en bois le remplaça, bientôt détruit lui aussi quelques années plus tard. L’actuel minaret fut construit en 1127, voulu comme la plus haute tour d’alors. La tour servit à d’autres fonctions que l’appel à la prière : elle était utilisée comme tour de guet, comme repère pour les caravanes. Sous les Manguits, les criminels étaient menés au sommet, placés dans des sacs et poussés dans le vide après lecture de leurs méfaits.

Le minaret comprend une base octogonale puis une succession de dix anneaux de briques vernissées, et, au sommet, une lanterne percée de 16 fenêtres.

La mosquée Kalon

La mosquée Kalon est l’une des plus anciennes et des plus vastes d’Asie centrale, avec des dimensions imposantes : 180 x 80 m. Sur cet emplacement, la première mosquée fut édifiée en 795, puis agrandie par Ismaïl Samani ; elle subit deux effondrements, fut incendiée en 1608 et détruite par les Mongols en 1219. La structure visible aujourd’hui a été achevée en 1514, son mihrab a été embelli en 1541.

La cour comporte quatre iwans et est entourée d'une galerie de 208 colonnes supportant 288 coupoles. Un grand dôme bleu (Kok Goumbaz) surmonte le mihrab de la mosquée Kalon. L’inscription en coufique, de couleur blanche, qui entoure la coupole, indique « al_baqa ‘liillah » - (« l’immortalité appartient à Dieu »). Le pavillon octogonal qui fait face au mihrab est un ajout tardif.

 

La madrasa Mir-i-Arab

La madrasa Mir-i-Arab (1535-1536) va servir de modèle à la plupart des madrasas ultérieures de la ville. La cour carrée intérieure est entourée de deux niveaux de cellules (cent onze au total). La madrasa Mir-i-Arab (« bien de l'Arabe ») fut la seule, avec celle de Tachkent, à diffuser un enseignement religieux (sous contrôle) à l'époque soviétique. La madrasa est aujourd'hui encore en activité.

Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
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Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon

Le complexe Po-i-Kalon

Le complexe Liab-i-Haouz

Le complexe Liab-i-Haouz (« Au bord du bassin ») comprend plusieurs édifices : la madrasa Koukeldach, la madrasa Nadir Divan-Begui, le khanqah Nadir Divan-Begui. Près du bassin se trouve également une statue de Nasr Eddin Hodja sur son âne.

 

La madrasa Nadir Divan-Begui

La madrasa Nadir Divan-Begui (1622) fut construite par Nadir Divan-Begui. Elle était normalement destinée à servir de caravansérail mais elle changea de fonction lorsque l'émir qui l'inaugurait remercia le ministre en le félicitant pour cette « merveilleuse madrasa ». Elle fut donc déclarée « madrasa ». De ce fait, toutes les caractéristiques des madrasas ne se retrouvent pas dans cet édifice. Le portail, orné de mosaïques, présente un tympan où on peut distinguer des oiseaux fabuleux, de type simurgh, et, au centre, un soleil à visage anthropomorphe.

 

Le Tchor Minor

Le Tchor Minor (« quatre minarets ») fut construit en 1807, donc tardivement par rapport à la majorité des autres édifices. Ses quatre tours (toutes différentes, couvertes chacune d'un dôme de couleur turquoise) lui donnent l'allure d'une chaise renversée. Les tours n'ont jamais rempli la fonction de minaret. Cet édifice marquait l'entrée d'une madrasa dont il ne reste que quelques ruines. Cette madrasa fut construite par un riche marchand turkmène, Khalif Niyazkoul. L'ensemble fut rénové en 1967 et en 1997.

Boukhara ses monuments emblématiques...
Boukhara ses monuments emblématiques...
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La nécropole de Tchor Bakr

 

La nécropole de Tchor Bakr (16ème siècle) est située dans le village de Soumitan, à 5 km de Boukhara. Construit par Abdallah Khan, le site comprend principalement deux bâtiments à coupole, une mosquée et un khanqah, reliés par un corps de bâtiment comprenant des cellules. Un minaret, vraisemblablement plus tardif, se dresse dans la cour formée par les bâtiments. Le site tire son nom de l'imam Sayid Abou Bakr qui fut inhumé à cet endroit à la fin du Xe siècle, comme ses trois frères Fazl, Ahmed et Hamed, tous quatre (« Tchor ») descendants du prophète. Au cours des siècles, la nécropole a accueilli de nombreuses autres sépultures.

 

Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi

Le site où se trouve le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi est considéré comme l'endroit le plus sacré de la ville, en réalité à quelques kilomètres de celle-ci. C'est là que fut enterré l'un des fondateurs les plus vénérés de l'islam soufique, Mohamed Bahaouddin Naqshbandi (14ème siècle). Le cœur du site est composé du Mazar (Mausolée) et d'un khanqah construit la même année que la tombe, en 1544. Le site est visité par de nombreux pèlerins musulmans. Certains pèlerins se livrent à des pratiques rituelles autour d’un arbre pétrifié et couché, en en faisant le tour sept fois et en passant dessous, à des fins de guérison ou de fertilité.

On trouve d'autres tombes sur le site, en particulier celles de descendants de Tamerlan et de personnalités chaybanides

 

Le palais Sitori-i-Mokhi Khossa

 

Le palais Sitori-i-Mokhi Khossa, ce qui signifie « palais comparable à la lune et aux étoiles », est situé à quelques kilomètres de Boukhara. Il servait de résidence d'été aux émirs de Boukhara au XXe siècle, jusqu'en 1920, date de la prise de Boukhara par les Soviétiques. Commencé par l’émir Akhad Khan à la fin du XIXe siècle, il fut terminé par le dernier émir, Alim Khan, qui connaissait Saint-Pétersbourg pour y avoir séjourné, et qui a contribué à faire de ce palais un mélange, qu’il voulait harmonieux, du style russe et du style d’Asie centrale. Le palais comprend les appartements, les salles de réception, un pavillon pour les invités dit pavillon octogonal et le harem. Le palais abrite aujourd'hui le musée des arts décoratifs de Boukhara.

Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa

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Nice au soleil

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
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