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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 17:09

 

Le Régistan est la place principale de Samarcande. Elle est entourée de trois médersas :

 

Médersa d'Ulugh Beg (1417-1420)

 

La médersa d'Ulugh Beg est l'une des plus vastes d'Asie centrale. Ulugh Beg a davantage investi dans l'enseignement que dans la construction de mosquées et de mausolées, à l'inverse de son grand-père Tamerlan. Il y aurait d’ailleurs enseigné l'astronomie, sujet rappelé par les étoiles disposées sur le pishtak du bâtiment. Une inscription calligraphique de style coufique indique que « cette magnifique façade est deux fois plus haute que le ciel, et lourde au point que l'échine de la terre en est écrasée ». De part et d'autre du portail, deux salles d'études à coupole occupent les angles. La cour intérieure, carrée, est percée de quatre iwans dans le prolongement des axes. Les entrées des cellules des élèves sont disposées sur les deux étages dans la cour, de part et d'autre des iwans. Des minarets sont disposés aux angles des façades. Une mosquée occupe l'espace situé entre les deux salles d'études au fond de la cour.

Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan

Médersa Cher-Dor (1619-1635/36)

 

La médersa Cher-Dor (« La porte des Lions ») a été construite pat Yalangtouch, « en miroir » (koch) de la médersa d'Oulough Beg, antérieure. Elle a pris la place d'un khanaqah édifié auparavant par Oulough Beg. Elle est flanquée de minarets d'angle sur un modèle identique à la medersa d'Oulough Beg. Les dômes élancés de part et d'autre du pishtak permettent de supposer qu'il en était de même, à l'époque, pour son vis-à-vis. L’ensemble du bâtiment s'inspire de la disposition générale de son vis-à-vis mais on n'y retrouve ni la mosquée ni les salles disposées à l'arrière. Le pishtak décoré de mosaïques colorées présente un exemple peu fréquent d'art figuratif dans l'islam, avec des fauves chassant des daims, des disques solaires à visage humain.

Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan

La médersa Tilla-Qari (1647-1660)

 

La médersa Tilla-Qari (« Couverte d'or ») est également construite sous Yalangtouch. Elle assure en fait les fonctions de médersa et de mosquée du vendredi pour la ville. La façade extérieure présente la particularité d'offrir, de part et d'autre du pishtak, les deux rangées de cellules avec leurs ouvertures. Tout le côté ouest est occupé par la mosquée, la partie centrale étant formée par une salle à coupole comprenant le mihrab, avec des motifs de kundal (reliefs dorés sur fond bleu, d'où le nom donné à la médersa), des panneaux imitant les tapis, des muqarna.

Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 13:55

La ville de Samarcande est avec Rome une des plus anciennes villes du monde avec plus de 2500 ans d’existence. Après la conquête musulmane de la Perse par les Arabes, les Turcs conquièrent Samarcande et s'y maintiennent jusqu'à ce que le Khanat s'effondre pendant les guerres contre les Chinois de la dynastie Tang. La ville devient un protectorat chinois et paye le tribut aux Tang.

À cette époque, la Sogdiane, dont Samarcande est la principale ville, est l'un des plus importants centres du commerce mondial, idéalement située à la croisée des routes entre la Chine, l'Inde, la Perse et l'empire Byzantin. Les marchands connaissent leur apogée à cette époque et étendent alors un vaste empire commercial qui domine les échanges dans toute l'Asie centrale et pénètre jusque dans les grands empires, en particulier dans la Chine des Tang, où les marchands sogdiens dominent longtemps le commerce chinois du fait de circonstances réglementaires qui les favorisent ; des Sogdiens sont même parfois promus à des postes administratifs importants. La majorité des caravansérails sur la route de la Soie sont des établissements sogdiens.

Samarcande devint en 1369 la capitale de Tamerlan, qui y rapportera de Perse les restes supposés du prophète Daniel. Les monuments édifiés par les Timourides (descendants de Timur Lang ou Tamerlan) font la gloire de la cité. Ulugh Beg, petit-fils de Tamerlan, prince et astronome, y fait construire un observatoire où il mène des travaux de grande qualité avec quelque 70 savants dont Qadi-zadeh Roumi, al-Kachi et Ali Quchtchi. Après sa mort, la vie intellectuelle et artistique des Timourides se concentre à Hérat en Afghanistan, en particulier chez son parent le prince et mécène Husayn Bayqara. .

De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande

L’observatoire astronomique d'Ulugh Beg

 

Le site de l'observatoire astronomique d'Ulugh Beg (1428-1429) fut mis au jour en 1908 par un archéologue russe. On peut voir aujourd'hui la partie souterraine d'un sextant géant, permettant de mesurer la hauteur des étoiles. Celui-ci se prolongeait à l'origine jusqu'au sommet d'un bâtiment de trois étages, mais l'observatoire fut détruit par des religieux après la mort d'Ulugh Beg.

De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande

La Nécropole Chah e Zindeh

 

Chah-e-Zindeh est une nécropole au nord-est de Samarcande constituée de nombreux mausolées ; les plus anciens datent du XIe siècle. On y trouve en particulier les mausolées de Touman Aka (1405) et de Koutloug Aka (1361), deux des épouses de Tamerlan. L'entrée principale de la nécropole fut construite en 1435 sous Ulugh Beg. Notre vidéo s’efforce de montrer les visages des nombreux visiteurs qui se croisent dans ce lieu qui rapproche l’Asie de l’Europe.

De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande

Mosquée Bibi-Khanym

Bibi-Khanym, épouse de Tamerlan, a laissé son nom à deux monuments ou ensembles monumentaux de Samarcande, en vis-à-vis : la « mosquée du vendredi de Tamerlan » (masjid-i jami') dite mosquée Bibi Khanym et l'ensemble mausolée et medersa dit de Saray Mulk Khanum (cette distinction des noms de la même personne est d'autre pratique).

La mosquée fut érigée à partir de 1398 par Tamerlan au retour de sa campagne des Indes, où il avait saccagé Delhi. Là, il avait vu la mosquée Tughluq du XIIe siècle et s'en était inspiré pour ériger sa grande mosquée de Samarcande. L'inspiration indienne est d'autant plus marquée que la mosquée est dite en pierre d'après Babur. En réalité, seuls quelques éléments et les colonnes sont en marbre, mais c'est à l'époque une grande innovation puisque la majorité des bâtiments en Asie centrale est en brique, crue ou cuite. La mosquée fut achevée en 1405. Elle était de dimensions imposantes (167 × 109 m), avec un portail d'entrée présentant une ouverture de 18 mètres, un minaret à chaque angle de la cour et une galerie de 400 coupoles supportées de 400 colonnes en marbre sculpté. Le bâtiment principal de la mosquée, situé au fond de la cour, était couronné d'une coupole et atteignait 44 mètres. Au centre de la cour se trouve un immense lutrin à coran, en pierre. Elle connut vite des dégâts dus à la mauvaise répartition des charges et aux tremblements de terre fréquents dans la région. Les armées russes l'utilisèrent comme écuries et comme entrepôts avant que le régime soviétique ne commence une restauration en 1974.

De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 16:20

La mosquée Bolo Haouz

La mosquée Bolo Haouz, ce qui signifie « près du bassin », (1712) est située sur le Registan, à côté de la citadelle Ark et d’un bassin qui lui a donné son nom. Elle s‘ouvre sur un iwan de 12 mètres de haut, au plafond à caissons finement décoré, soutenu par vingt colonnes de bois peint, avec des ch apiteaux à muqarnas.  

 

 

La mosquée Magok-i-Attari

 

L'ancienne mosquée Magok-i-Attari a été construite sur les vestiges d’un temple zoroastrien. C’est la mosquée la plus ancienne de Boukhara. Une première mosquée avait été édifiée à cet endroit mais elle a été détruite par un incendie en 937. La façade Sud de l’actuelle mosquée date du XIIe siècle ; elle est caractéristique des techniques de décoration utilisées à cette époque : brique polie, carreaux en terre cuite sculptés, bandeau épigraphique émaillé, mosaïque. Située en dénivelé, semi-enterrée, cette façade a été mise au jour en 1935 par un archéologue soviétique. Le portail Est avait, lui, été construit au milieu du XVIe siècle pour permettre l'accès. La mosquée, désaffectée au culte, abrite aujourd’hui un musée du tapis.

Boukhara ses monuments emblématiques...
Boukhara ses monuments emblématiques...
Boukhara ses monuments emblématiques...
Boukhara ses monuments emblématiques...
Boukhara ses monuments emblématiques...

Le complexe Po-i-Kalon

Le complexe Po-i-Kalon (« piedestal du Très-Haut ») est un des hauts-lieux de Boukhara et le principal complexe architectural de la ville. Il comprend la mosquée Kalon (1514), un minaret d’une ancienne mosquée (1127) et la madrasa Mir-i-Arab.

Le minaret Kalon

Le minaret Kalon domine la ville à plus de 48 mètres de hauteur. Un minaret se tenait à cet emplacement dès 919. Il fut détruit en 1068. Un minaret en bois le remplaça, bientôt détruit lui aussi quelques années plus tard. L’actuel minaret fut construit en 1127, voulu comme la plus haute tour d’alors. La tour servit à d’autres fonctions que l’appel à la prière : elle était utilisée comme tour de guet, comme repère pour les caravanes. Sous les Manguits, les criminels étaient menés au sommet, placés dans des sacs et poussés dans le vide après lecture de leurs méfaits.

Le minaret comprend une base octogonale puis une succession de dix anneaux de briques vernissées, et, au sommet, une lanterne percée de 16 fenêtres.

La mosquée Kalon

La mosquée Kalon est l’une des plus anciennes et des plus vastes d’Asie centrale, avec des dimensions imposantes : 180 x 80 m. Sur cet emplacement, la première mosquée fut édifiée en 795, puis agrandie par Ismaïl Samani ; elle subit deux effondrements, fut incendiée en 1608 et détruite par les Mongols en 1219. La structure visible aujourd’hui a été achevée en 1514, son mihrab a été embelli en 1541.

La cour comporte quatre iwans et est entourée d'une galerie de 208 colonnes supportant 288 coupoles. Un grand dôme bleu (Kok Goumbaz) surmonte le mihrab de la mosquée Kalon. L’inscription en coufique, de couleur blanche, qui entoure la coupole, indique « al_baqa ‘liillah » - (« l’immortalité appartient à Dieu »). Le pavillon octogonal qui fait face au mihrab est un ajout tardif.

 

La madrasa Mir-i-Arab

La madrasa Mir-i-Arab (1535-1536) va servir de modèle à la plupart des madrasas ultérieures de la ville. La cour carrée intérieure est entourée de deux niveaux de cellules (cent onze au total). La madrasa Mir-i-Arab (« bien de l'Arabe ») fut la seule, avec celle de Tachkent, à diffuser un enseignement religieux (sous contrôle) à l'époque soviétique. La madrasa est aujourd'hui encore en activité.

Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon
Le complexe Po-i-Kalon

Le complexe Po-i-Kalon

Le complexe Liab-i-Haouz

Le complexe Liab-i-Haouz (« Au bord du bassin ») comprend plusieurs édifices : la madrasa Koukeldach, la madrasa Nadir Divan-Begui, le khanqah Nadir Divan-Begui. Près du bassin se trouve également une statue de Nasr Eddin Hodja sur son âne.

 

La madrasa Nadir Divan-Begui

La madrasa Nadir Divan-Begui (1622) fut construite par Nadir Divan-Begui. Elle était normalement destinée à servir de caravansérail mais elle changea de fonction lorsque l'émir qui l'inaugurait remercia le ministre en le félicitant pour cette « merveilleuse madrasa ». Elle fut donc déclarée « madrasa ». De ce fait, toutes les caractéristiques des madrasas ne se retrouvent pas dans cet édifice. Le portail, orné de mosaïques, présente un tympan où on peut distinguer des oiseaux fabuleux, de type simurgh, et, au centre, un soleil à visage anthropomorphe.

 

Le Tchor Minor

Le Tchor Minor (« quatre minarets ») fut construit en 1807, donc tardivement par rapport à la majorité des autres édifices. Ses quatre tours (toutes différentes, couvertes chacune d'un dôme de couleur turquoise) lui donnent l'allure d'une chaise renversée. Les tours n'ont jamais rempli la fonction de minaret. Cet édifice marquait l'entrée d'une madrasa dont il ne reste que quelques ruines. Cette madrasa fut construite par un riche marchand turkmène, Khalif Niyazkoul. L'ensemble fut rénové en 1967 et en 1997.

Boukhara ses monuments emblématiques...
Boukhara ses monuments emblématiques...
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Boukhara ses monuments emblématiques...
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La nécropole de Tchor Bakr

 

La nécropole de Tchor Bakr (16ème siècle) est située dans le village de Soumitan, à 5 km de Boukhara. Construit par Abdallah Khan, le site comprend principalement deux bâtiments à coupole, une mosquée et un khanqah, reliés par un corps de bâtiment comprenant des cellules. Un minaret, vraisemblablement plus tardif, se dresse dans la cour formée par les bâtiments. Le site tire son nom de l'imam Sayid Abou Bakr qui fut inhumé à cet endroit à la fin du Xe siècle, comme ses trois frères Fazl, Ahmed et Hamed, tous quatre (« Tchor ») descendants du prophète. Au cours des siècles, la nécropole a accueilli de nombreuses autres sépultures.

 

Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi

Le site où se trouve le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi est considéré comme l'endroit le plus sacré de la ville, en réalité à quelques kilomètres de celle-ci. C'est là que fut enterré l'un des fondateurs les plus vénérés de l'islam soufique, Mohamed Bahaouddin Naqshbandi (14ème siècle). Le cœur du site est composé du Mazar (Mausolée) et d'un khanqah construit la même année que la tombe, en 1544. Le site est visité par de nombreux pèlerins musulmans. Certains pèlerins se livrent à des pratiques rituelles autour d’un arbre pétrifié et couché, en en faisant le tour sept fois et en passant dessous, à des fins de guérison ou de fertilité.

On trouve d'autres tombes sur le site, en particulier celles de descendants de Tamerlan et de personnalités chaybanides

 

Le palais Sitori-i-Mokhi Khossa

 

Le palais Sitori-i-Mokhi Khossa, ce qui signifie « palais comparable à la lune et aux étoiles », est situé à quelques kilomètres de Boukhara. Il servait de résidence d'été aux émirs de Boukhara au XXe siècle, jusqu'en 1920, date de la prise de Boukhara par les Soviétiques. Commencé par l’émir Akhad Khan à la fin du XIXe siècle, il fut terminé par le dernier émir, Alim Khan, qui connaissait Saint-Pétersbourg pour y avoir séjourné, et qui a contribué à faire de ce palais un mélange, qu’il voulait harmonieux, du style russe et du style d’Asie centrale. Le palais comprend les appartements, les salles de réception, un pavillon pour les invités dit pavillon octogonal et le harem. Le palais abrite aujourd'hui le musée des arts décoratifs de Boukhara.

Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa
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Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi et le palais Sitori-i-Mokhi Khossa

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 17:17

Dans la steppe

Au cœur de la Route de la soie et du royaume perse, Boukhara et Samarcande, protectorats russes depuis le milieu du XIXe siècle, ont été rattachées à la Russie bolchévique en 1920 et à la République socialiste soviétique d'Ouzbékistan sous Staline.

L'oasis de Boukhara, active dès l'antiquité, a très tôt attiré la convoitise de ses États voisins : déjà au VIe siècle av. J.-C., les rois de Perse dont, plus tard, Darius, l'avaient envahie ; puis en 329 av. J.-C., après l'invasion de l'Iran par Alexandre le Grand, le territoire de Sogdiane, dont faisait partie Boukhara, devint une possession grecque jusqu'au IIe siècle av. J.-C.. Entre la fin du Ier siècle av. J.-C. et la moitié du IVe siècle, Boukhara fait partie du royaume de Kushan. C'est au début de cette époque que commence à s'établir un commerce avec les pays d'occident et ceux d'orient. Au Ve siècle, Boukhara est intégrée dans l'État des Hephtalites

Les cent-quarante monuments protégés par l'UNESCO témoignent de la richesse historique et culturelle de cette ville. Les lieux historiques de la ville ont bénéficié d'un vaste plan d'urbanisme et de restauration à partir de 1975, notamment sous la houlette de Iossif Notkine du temps de la RSS d'Ouzbékistan.

Le fleuve Amou Daria utilisé pour l'irrigation (notamment pour la culture du coton), ce qui a causé en grande partie l'assèchement de la mer d'Aral.
Le fleuve Amou Daria utilisé pour l'irrigation (notamment pour la culture du coton), ce qui a causé en grande partie l'assèchement de la mer d'Aral.
Le fleuve Amou Daria utilisé pour l'irrigation (notamment pour la culture du coton), ce qui a causé en grande partie l'assèchement de la mer d'Aral.
Le fleuve Amou Daria utilisé pour l'irrigation (notamment pour la culture du coton), ce qui a causé en grande partie l'assèchement de la mer d'Aral.
Le fleuve Amou Daria utilisé pour l'irrigation (notamment pour la culture du coton), ce qui a causé en grande partie l'assèchement de la mer d'Aral.
Le fleuve Amou Daria utilisé pour l'irrigation (notamment pour la culture du coton), ce qui a causé en grande partie l'assèchement de la mer d'Aral.
Le fleuve Amou Daria utilisé pour l'irrigation (notamment pour la culture du coton), ce qui a causé en grande partie l'assèchement de la mer d'Aral.
Le fleuve Amou Daria utilisé pour l'irrigation (notamment pour la culture du coton), ce qui a causé en grande partie l'assèchement de la mer d'Aral.
Le fleuve Amou Daria utilisé pour l'irrigation (notamment pour la culture du coton), ce qui a causé en grande partie l'assèchement de la mer d'Aral.
Le fleuve Amou Daria utilisé pour l'irrigation (notamment pour la culture du coton), ce qui a causé en grande partie l'assèchement de la mer d'Aral.
Le fleuve Amou Daria utilisé pour l'irrigation (notamment pour la culture du coton), ce qui a causé en grande partie l'assèchement de la mer d'Aral.
Le fleuve Amou Daria utilisé pour l'irrigation (notamment pour la culture du coton), ce qui a causé en grande partie l'assèchement de la mer d'Aral.

Le fleuve Amou Daria utilisé pour l'irrigation (notamment pour la culture du coton), ce qui a causé en grande partie l'assèchement de la mer d'Aral.

Le couple présidentiel Turc est à Boukhara le 1er Mai

Le président de la République, Recep Tayyip Erdogan, et son épouse, Emine Erdogan, ont visité avec le président ouzbek, Chavkat Mirzioïev, et son épouse, Ziraat Mirzioïev, le tombeau de Muhammad Bahâ’uddin Shâh Naqshband.

Le couple présidentiel s’est rendu à Boukhara au terme des entretiens à Tachkent, dans le cadre de la visite en Ouzbékistan. Le président turc et son épouse ont visité les lieux historiques et culturels, accompagnés de Chavkat et de Ziraat Mirzioïev.

La première destination de la visite était le tombeau de Muhammad Bahâ’uddin Shâh Naqshband. Les imams de Boukhara accompagnant M. Erdogan, lui ont fourni des informations sur le site. Ils ont également visité les médersas à l’intérieur du site.

M. Erdogan s’est rendu à l’emplacement où se trouvent les artisans inscrivant des prières dans les assiettes en cuivre de la médersa. Il a conversé avec eux et examiné les assiettes.M. Erdogan et la délégation l’accompagnant se sont ensuite rendus à la forteresse d’Ark et au complexe religieux de Poï-Kalan. Nous suivrons ces visites avec vous prochainement....

De Khiva à Boukhara

La citadelle de Boukhara Ark

La citadelle Ark, dans sa configuration globale actuelle, date du XVIe siècle, sous les Chaybanides, mais la première forteresse sur ce site a été construite au VIIe siècle. Les bâtiments visibles aujourd’hui datent des trois derniers siècles. Elle a servi de résidence aux émirs jusque 1920, date de destitution du dernier émir par les forces russes.

De la citadelle, il ne reste que quelques bâtiments ou installations, principalement les remparts, le portail d’entrée, une mosquée et la salle du trône (ou salle de réception) de l'émir. La salle de réception, à ciel ouvert, rectangulaire, comprend un iwan à piliers en bois sur trois des quatre côtés.

L’entrée de la citadelle se fait à partir d’une grande place (Registan) où avaient lieu les châtiments et exécutions publiques. Le portail est flanqué de deux tours entre lesquelles sont placées une terrasse et une galerie couverte. C’est de cette galerie que l’émir assistait aux exécutions publiques qui avaient lieu sur le Registan.

De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara

Le complexe Liab-i-Haouz

 

Le complexe Liab-i-Haouz (« Au bord du bassin ») comprend plusieurs édifices : la madrasa Koukeldach, la madrasa Nadir Divan-Begui, le khanqah Nadir Divan-Begui. Près du bassin se trouve également une statue de Nasr Eddin Hodja sur son âne.

 

La madrasa Nadir Divan-Begui

 

La madrasa Nadir Divan-Begui (1622) fut construite par Nadir Divan-Begui8. Elle était normalement destinée à servir de caravansérail mais elle changea de fonction lorsque l'émir qui l'inaugurait remercia le ministre en le félicitant pour cette « merveilleuse madrasa ». Elle fut donc déclarée « madrasa ». De ce fait, toutes les caractéristiques des madrasas ne se retrouvent pas dans cet édifice. Le portail, orné de mosaïques, présente un tympan où on peut distinguer des oiseaux fabuleux, de type simurgh, et, au centre, un soleil à visage anthropomorphe.

 

Le Tchor Minor

 

Le Tchor Minor (« quatre minarets ») fut construit en 1807, donc tardivement par rapport à la majorité des autres édifices. Ses quatre tours (toutes différentes, couvertes chacune d'un dôme de couleur turquoise) lui donnent l'allure d'une chaise renversée. Les tours n'ont jamais rempli la fonction de minaret. Cet édifice marquait l'entrée d'une madrasa dont il ne reste que quelques ruines. Cette madrasa fut construite par un riche marchand turkmène, Khalif Niyazkoul. L'ensemble fut rénové en 1967 et en 1997.

De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
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De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
De Khiva à Boukhara
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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 09:20

La cité de Khiva est une cité médiévale entourée de hautes fortifications. Bien qu'ayant conservé peu de monuments très anciens, Itchan Kala constitue un exemple cohérent et bien préservé d'architecture musulmane d'Asie centrale avec des constructions remarquables, comme la mosquée Djouma, les mausolées et les médersas, ainsi que les deux magnifiques palais édifiés au début du XIXe siècle par le khan Alla-Kouli.

Depuis 1990, le quartier d'Itchan Kala de Khiva fait partie du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

Situation

 

Khiva est placée à 40 km du fleuve Amou-Daria, au bord du canal Palvan-Yap. Au nord-ouest, elle confine à la région de Kouchkoupir, au nord à la région d’Ourguentch, au nord-est à la région de Yanguiarik, au sud-est au Turkménistan. La partie sud de la ville est limitrophe du désert du Karakoum. Les canaux Ak-Yap et Sertchali traversent la ville. La population de Khiva, dont le territoire est de 883 hectares, dépasse 49 200 habitants. Le climat est continental, marqué par la chaleur d'un long été, la rigueur de l’hiver court et la rareté des précipitations. La température moyenne est 4,5 °C au mois de janvier et 27,4 °C en juin, mais elle peut atteindre 44 °C. La quantité de précipitations annuelles s'élève à 90-100 mm.

Médersa et minaret de Mouhammad Amin

 

Dès notre arrivée nous gagnons nos chambres situées à l’intérieur de la Médersa qui a été transformée en hôtel. La médersa Mohammed Amin Khan (1852-1855) a été construite par Mohammed Amin Khan (règne : 1843-1855), l’un des khans les plus célèbres de Khiva. C’était la plus grande médersa (ou madrassa) de Khiva, avec une capacité d’accueil d’environ 250 étudiants dans le cadre de sa fonction initiale. La madrassa est aujourd'hui utilisée comme hôtel de tourisme. La cour intérieure est entourée de deux étages de cellules. À l’extérieur, le portail (pichtaq) est impressionnant et comprend un balcon de bois. La madrassa est bornée à chacun des quatre coins par quatre tours d’angle.

 

La mosquée Djouma

 

La mosquée Djouma ou mosquée du Vendredi (1789) est constituée d’une vaste pièce à toit plat. Elle est éclairée par deux ouvertures rectangulaires au niveau du toit. Le plafond est soutenu par treize rangées de dix-sept colonnes en bois, dont certaines, plus anciennes que le bâtiment lui-même, proviennent d’anciens bâtiments détruits. Les colonnes proviennent d’époques différentes (Xe, XIe, XIVe, XVe siècle pour certaines) et peuvent donc être plus vieilles que le bâtiment lui-même dont la dernière reconstruction date de 1789. Nous retrouverons souvent ces colonnes ne bois au cours de notre voyage plus ou moins ouvragées. Elles reposent sur un socle en tissu qui permet une mobilité de la colonne en cas de tremblement de terre.

Khiva  Ouzbékistan
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La médersa et le minaret Islam Kodja

La médersa Islam Khodja et son minaret datent respectivement de 1908 et 1910. Islam Khodja était le beau-père et le grand vizir du khan Isfandiar Khan. Les deux monuments témoignent des dernières architectures islamiques notables en Asie centrale. Le minaret, haut de 45 mètres, est le plus haut de Khiva. Son diamètre diminue au fur et à mesure qu’il prend de la hauteur. Des bandes de céramiques bleues et blanches alternent avec des briques de couleur ocre.

La médersa comprend 42 cellules. Elle abrite aujourd’hui le Musée des Arts appliqués. Le côté ouest (côté entrée) comprend des arcatures aveugles. Au sud de cette entrée se trouve l'immense coupole de la salle principale.

 

Le mausolée de Pakhlavan Mahmoud

Le mausolée de Pakhlavan Mahmoud est en fait un complexe funéraire qui abrite plusieurs tombes. Pakhlavan Mahmoud (1247-1325) était un poète et guerrier célèbre qui est devenu le saint patron de Khiva. Pakhlavan Mahmoud a souhaité être enterré dans son atelier qui a donc été transformé en mausolée. Plus tard ses disciples ont voulu être enterrés près de lui. Au fur et à mesure, le cimetière s’est agrandi. La construction du complexe funéraire a duré du XIVe siècle au XXe siècle. Entre 1810 et 1835, Mohammed Rahim Khan Ier et son fils Allakouli Khan ont changé radicalement l'ensemble et lui ont donné sa physionomie actuelle.

L’entrée du complexe s’ouvre sur une cour entourée de cellules sur la gauche, d’un khanaqah et de mausolées en face, d’une mosquée d’été et d’un puits sur la droite (où viennent boire les jeunes couples qui souhaitent un enfant). Le bâtiment central comprend une salle carrée surmontée d’une haute coupole couverte de carreaux bleu vernissés. La tombe de Pakhlavan Mahmoud se trouve dans la pièce située à gauche de la grande salle. La décoration intérieure du bâtiment a été réalisée par Abdoullah Djinn.

 

La médersa Alla Kouli Khan

La médersa Alla Kouli Khan (1834) s’ouvre sur un portail décoré de manière classique, de couleurs dominantes bleu et blanc. Il s’agirait du plus haut portail de la ville. À l’intérieur, les cellules se répartissent sur deux étages dans une cour de 30 x 34 mètres, comprenant quatre iwans. Les quatre coins intérieurs sont biseautés et permettent l’accès à trois cellules sur chacun des niveaux.

Cette médersa a été construite dans le cadre d’un vaste plan de reconstruction de cette partie de la ville sous le règne d’Alla Kouli Khan. Elle est située en face de la médersa Koutloug Mourad Inak.

Khiva  Ouzbékistan
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Tach Khavli

Le Tach Khavli, ou palais de pierre (1830-1838), est situé dans la partie Est d'Itchan Kala. Il a été construit par Alla Kouli Khan. Il est resté un lieu de résidence des Khans jusqu'en 1880, quand Mohammed Rahim Khan II revint à Kunya Ark. Il comprend plus de 260 pièces. La décoration a reçu le concours du céramiste Abdoullah Djinn.

Les différentes parties de l’édifice sont construites selon leur fonction et constituent un ensemble compact regroupé autour de trois cours correspondant aux trois fonctions principales : le harem (1830-1832) recouvrant la moitié nord du palais, la salle de réception ou Ichrat Khaouli (1832-1834), située dans le quart sud-est, et la Cour de Justice ou Arz Khaouli (1837-1838) recouvrant approximativement le quart sud-ouest. Ces trois unités sont caractérisées par les principes de la cour à iwan et de l’iwan à une colonne, utilisé isolément ou de manière groupée comme dans la cour du harem.

 

Le harem

Dans la partie sud de la cour du harem sont construits cinq iwans : quatre étaient destinés à chacune des épouses légitimes du khan, le cinquième, à gauche, légèrement plus haut et plus large, plus richement décoré, était celui du khan. Chaque iwan est séparé de celui qui lui est adjacent soit par une paroi pleine, soit par une construction comportant une entrée surmontée d’une fenêtre. Chaque iwan comporte une colonne en bois finement sculpté posée sur un socle en marbre. Un disque de feutre a été placé entre le socle en marbre et la colonne de bois pour préserver des effets des tremblements de terre. La partie nord du harem est réservée aux servantes et aux concubines et présente, en étage, une alternance de loggias et de parties pleines. La décoration de l’ensemble se caractérise essentiellement par des carreaux de faïence à motifs géométriques et floraux de tonalités bleue et blanche. Les parois sont incrustées de petits éléments de couleur vert jade qui rappellent un symbole zoroastrien.

 

La salle de réception (Ichrat Khaouli)

La salle de réception, ou Ichrat Khaouli, autour d’une cour carrée, présente un iwan sur le côté sud, décoré de majoliques. La partie Est de la cour comporte deux plateformes circulaires destinées à installer des tentes pour recevoir les invités qui y séjournent.

 

La Cour de Justice (Arz Khaouli)

La Cour de Justice, ou Arz Khaouli, était le lieu où le khan tranchait les litiges et rendait justice. Les murs sont eux aussi décorés de revêtements de faïence. Deux escaliers latéraux permettent l’accès à la plateforme surélevée de l’iwan au fond duquel se trouvent trois portes. Une plateforme destinée à installer une yourte est disposée dans la cour, dans le prolongement de la colonne de l’iwan, en parfaite symétrie.

 

Kunya Ark

La Kunya Ark, vieille forteresse a été utilisée comme l’une des résidences des khans de Khiva jusqu’en 1919. La construction de Kunya Ark a débuté en 1686 - 1688 sous Arang Khan, fils de Anoucha Khan. Le palais actuel a pris sa structure actuelle à partir du règne d’Altuzar Khan (1804–1806. ). On distingue tout particulièrement :

 

La mosquée d’été

La mosquée d’été (1838) se caractérise par un iwan imposant, avec six colonnes, dont le plafond est très coloré et les parois recouvertes de céramiques bleues et blanches représentant des motifs géométriques ou végétaux réalisées en particulier par Abdoullah Djin. L’iwan étant orienté vers le nord pour favoriser la fraîcheur, le mihrab est orienté vers le sud et non en direction de La Mecque, comme le veut pourtant la règle habituelle. La mosquée est dédiée à Abou Bakr, compagnon de Mahomet.

 

La salle du trône (Kourinich Khana)

La salle du trône (1804-1806) proprement dite est constituée d’une grande salle donnant sur un iwan. Elle servait au khan pour ses audiences publiques. Le trône était disposé dans une niche située à droite en entrant dans la salle. Le plafond est décoré de motifs géométriques colorés.

L’iwan est soutenu par deux colonnes dont les bases sont en marbre gravé. Le plafond est revêtu de panneaux de bois peint, où les teintes jaunes et rouge dominent. Les parois ont décorées de majoliques où les couleurs bleue et blanche sont prédominantes, à l’époque de Alla Kouli Khan. Les portes donnant accès à la salle du trône sont finement travaillées. L’iwan est orienté vers le nord pour préserver la salle du trône d’une chaleur excessive durant l’été.

Les audiences avaient également lieu, durant l’hiver, dans une yourte installée sur la plateforme circulaire au milieu de la cour intérieure. La cour est entourée de bâtiments dont certains présentent une loggia.

Khiva  Ouzbékistan
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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 13:22

L'Ouzbékistan est un pays d'Asie centrale qui a accédé à l'indépendance en 1991. Formé au début de la période soviétique, il a succédé aux khanats de Khiva et de Kokand ainsi qu'à l'émirat de Boukhara. Son territoire est partagé entre des étendues désertiques et steppiques de la dépression aralo-caspienne, des axes montagneux et des oasis qui sont d'anciens foyers de peuplement sédentaire remodelés depuis la fin du XIXe siècle par le développement de la culture du coton. Cette structuration de l'espace national correspond à une compartimentation de l'organisation sociale et politique caractérisée par l'importance des régions (Ferghana, Khorezm, Tachkent, Samarcande...). Une crise économique et sociale a marqué la transformation postsoviétique. Face aux différentes formes de mécontentements et d'opposition, le régime, dirigé par Islam Karimov à partir de 1989, a affirmé son autorité et a tenté par son implication dans la sphère économique de promouvoir une voie spécifique de développement. Toutefois, l'Ouzbékistan, dont la population, composée de plus de 80 p. 100 d'Ouzbeks, atteint 31 millions d'habitants, est devenu un pays d'émigration. 

La principale caractéristique du pays est son appartenance à la route de la soie dont les caravanes alimentaient l’Occident en produits divers. Actuellement, la Chine contribue à développer le transport ferroviaire et routier, avec d’importants investissements. La Turquie s’efforce aussi d’intensifier les échanges avec un pays rendu solvable par ses ressources énergétiques. Pendant notre voyage, nous avons rencontré de nombreux groupes d’origine asiatique, tandis que les européens visitaient aussi ce pays des mille et une nuits.

Les ouzbeks sont accueillants et leur population est métissée après des transferts de population imposés par les soviétiques. L’Etat est laïc et permet aux diverses religions de prospérer. Ce qui est le plus visible dès l’arrivée, c’est l’aspect vestimentaire de la population, avec les enfants habillés de façon uniforme selon la couleur de leur école. Les femmes ont des tenues très colorées, auxquelles il faut ajouter des additions de verroterie, qui ajoutent à la luminosité des robes. Le voile est peu porté, au profit de turbans, les dents sont souvent couronnées d’or. Les jeunes sont vêtus à l’occidentale et utilisent les moyens modernes de communication (dont les SMS).

Vues de Boukhara en fête
Vues de Boukhara en fête
Vues de Boukhara en fête
Vues de Boukhara en fête
Vues de Boukhara en fête
Vues de Boukhara en fête
Vues de Boukhara en fête
Vues de Boukhara en fête
Vues de Boukhara en fête
Vues de Boukhara en fête

Vues de Boukhara en fête

La grande référence nationale, est Timur, Tamerlan qui a repoussé loin les frontières du pays. Son petit-fils Uloug begh apporte une caution scientifique en ayant positionné plus d’un millier d’étoiles à l’aide d’un sextant monumental visible à Samarcande.

Les touristes viennent ici pour admirer les nombreux monuments classés par l’Unesco au nombre de plusieurs centaines dans les villes de Khiva, Boukhara, Samarcande et Tashkent. Nous pouvons voir ainsi les vestiges de 2000 ans de civilisation à travers les citadelles, fortifications, mausolées, médersas, mosquées, minarets, nécropoles. La présence russe est aussi marquée par des bâtiments disséminés dans le pays. Mais les sièges des villes de Boukhara et de Samarcande, du temps des tsars ont été consignées dans nombre de tableaux, qui montrent des ruines fumantes, dont la trace a disparu après d’importants travaux de restauration.

Le 1er mai 2018, les présidents Ouzbek et Turc ont participé à un défilé à Boukhara, avant de signer un accord commercial visant à augmenter les échanges commerciaux entre les deux pays. La ville a donc été embellie pour préparer  cette journée. Nous avons pu voir les orchestres d’enfants, les groupes folkloriques, les lutteurs, rassemblés tout au long du parcours. Notre vidéo en témoigne, d’autres suivront, afin de profiter d’une mise en lumière nouvelle, des principaux sites de la ville.

Sur le parcours du 1er mai 2018
Sur le parcours du 1er mai 2018
Sur le parcours du 1er mai 2018
Sur le parcours du 1er mai 2018
Sur le parcours du 1er mai 2018
Sur le parcours du 1er mai 2018
Sur le parcours du 1er mai 2018
Sur le parcours du 1er mai 2018
Sur le parcours du 1er mai 2018
Sur le parcours du 1er mai 2018
Sur le parcours du 1er mai 2018
Sur le parcours du 1er mai 2018
Sur le parcours du 1er mai 2018

Sur le parcours du 1er mai 2018

L'Ouzbékistan sera donc notre grand voyage de l'année 2018. Vous êtes invités à parcourir les richesses de ce pays tout au long de nos prochains articles et vidéos.

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 10:35

La Fête des Mai ouvre à Nice la saison des beaux jours

 

 Le 19 mai, dans le quartier Notre Dame , un essai de reconstitution de la traditionnelle fête des mais a été réalisé, à l’ombre de la Cathédrale.

Il y a a une soixantaine d’années, chaque quartier de la ville organisait un bal au dessous d’un motif floral suspendu près des carrefours, pendant la durée du mois de mai. Je me souviens que dans le quartier de la Libération, au passage à Niveau, impasse Parmentier, place Cyrille Besset, place Saint Maurice, une très grande animation régnait presque toutes les soirées du mois de Mai. Des nuées de lucioles venaient éclairer un ciel encore vierge de pollutions diverses. Ce renouveau se célébrait en plantant un Mai, un pin abattu dans la forêt, (puis plus tard à Nice un aulne : Lou festin dei Verna) dans un temple et en le décorant de guirlandes de fleurs et de lauriers. La tradition évolue et dans tout Nice, on vira lou mai : on se tient par la main et on tourne en chantant autour d’une guirlande de fleurs hissée au bout d’une haute bigue.

C’était l’occasion pour les voisins de danser, mais aussi de jouer à divers jeux populaires, et de dîner en famille. La socca, la pissaladière et le rosé constituaient l’alimentation festive traditionnelle. Des jeux accompagnaient la soirée et les danseurs.

 

La Mourre

La mourre est un jeu de hasard dans lequel deux joueurs se montrent simultanément un certain nombre de doigts, tout en annonçant chacun la somme présumée des doigts dressés par les deux joueurs. Gagne qui devine cette somme. Provence-Alpes-Côte d'Azur, les nombres sont criés en occitan : un, dus, très, quatre, cinc, sièis, sèt, uèit, nau o more, soit un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf ou mourre pour dix.

Le nom « mourre » vient de l'italien dialectal morra (retard). Il est encore pratiqué en Corse et dans le Sud de la France. Les nombres sont accompagnés d'expressions plus ou moins colorées et les participants crient pour intimider l'adversaire.  Ce jeu est très ancien, il est notamment évoqué dans le Satyricon de Pétrone. Les Romains l'appelaient micatio. Dans son opéra Rita ou le mari battu, Gaetano Donizetti met en scène deux hommes qui jouent une femme à la mourre et trichent pour perdre, aucun des deux ne voulant se retrouver marié à une mégère. Le jeu de la mourre est inscrit à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.

Notre vidéo montre un exemple de ce jeu…

La fête des mais à Nice
La fête des mais à Nice
La fête des mais à Nice
La fête des mais à Nice
La fête des mais à Nice
La fête des mais à Nice
La fête des mais à Nice
La fête des mais à Nice

Le jeu du Pilou

Le pilou est un jeu de jonglage pratiqué avec un volant. Ce jeu est pratiqué à Nice et dans l’arrière-pays. Le pilou est un jeu de jonglage typique de la région niçoise. Il se pratique avec un "pilo" c’est-à-dire une pièce de monnaie trouée utilisée comme un volant. Ce jeu, qui était très populaire après-guerre connaît aujourd’hui un renouveau.

 

Le pilou désigne à la fois le jeu de rue et la pièce de monnaie que l’on utilise comme un volant pour jongler.
Ce volant est très différent d’un volant de badminton : il est composé d'une ancienne pièce de monnaie trouée et d'un bout de papier qui sert d’aile volante. Les pièces françaises trouées ont été utilisées comme monnaie de 1914 à 1946. La pièce de monnaie la plus employée pour ce jeu était traditionnellement la pièce de 25 centimes car elle était la plus lourde et volait mieux. De nos jours, on utilise plutôt la pièce de 10 centimes, qui est plus légère.

A Nice le volant est toujours réalisé avec du papier : dans les années 1950 on utilisait du papier toilette ordinaire plié en quatre et passé dans le trou la pièce.
Le jeu de pilou, qui fait partie des symboles de l'identité niçoise, consiste tout simplement à jongler, à la manière d'un footballeur, avec ce volant. Les joueurs peuvent jongler avec le genou, le pied, la poitrine ou la tête. Il est interdit de toucher le volant du bras et de la main.

Il est possible de jouer presque n'importe où, seul ou à plusieurs. Toutefois, la principale pratique du pilou est le match à deux (ou à quatre).

On commence par tracer au sol à la craie une ou deux lignes médianes de 2 à 3 mètres, ainsi que deux ou quatre cercles d’un mètre de diamètre de part et d’autre de ces lignes (selon le nombre de joueurs). Le but du jeu est de faire tomber le pilou dans le cercle de l’adversaire. Après chaque but, on change de camp. Les parties se jouent au temps ou en un nombre de points définis (en 10 points par exemple).

 

Le jeu du Paillassou

 

Il s’agissait de projeter en l’air, le plus haut possible un pantin, à l’aide d’un drap tenu et tendu par les côtés, avec la participation d’enfants.

La fête des mais à Nice
La fête des mais à Nice
La fête des mais à Nice
La fête des mais à Nice
La fête des mais à Nice
La fête des mais à Nice
Expressions typiques
Expressions typiques
Expressions typiques
Expressions typiques
Expressions typiques

Expressions typiques

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 17:44

Sur les pas de Salvador Dali

Nous avons souhaité terminer notre voyage en allant visiter Figueras, Cadaquès et Port LLigat  ces sites englobant le souvenir de Dali.

 

Le Théâtre-musée Dalí

Commençons notre visite de Figueras (Figueres en catalan) par la visite par excellence : le Théâtre-musée Dalí. Un espace unique, onirique et aussi surréaliste que l’imagination et le génie de son auteur. Sa façade rouge, entourée de cyprès et couronnée d’énormes œufs blancs nous donnent la bienvenue. Le Théâtre-musée Dalí a été construit sur ce qui était auparavant le Théâtre de Figueras et dessiné par le célèbre artiste catalan lui-même qui l’a conçu dans le but d’offrir une expérience unique aux visiteurs. C’est pourquoi, le bâtiment est considéré comme une autre de ses œuvres.

L’intérieur du musée contient quelques-unes des œuvres les plus remarquables de Salvador Dalí, depuis ses premières créations jusqu’à celles de sa dernière étape. De plus, des bijoux dessinés par Dalí, magiques et surréalistes, sont exposés dans le bâtiment connexe. Bref, le Théâtre-musée Dalí est une visite obligatoire.

Figueras, Cadaguès…
Figueras, Cadaguès…
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Figueras, Cadaguès…
Figueras, Cadaguès…
Figueras, Cadaguès…
Figueras, Cadaguès…
Figueras, Cadaguès…
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La vieille ville de Cadaqués

Cadaqués est un magnifique village de pêcheurs, avec une histoire fascinante qui se ressent encore dans son architecture. Sa vieille ville historique est un labyrinthe de ruelles pavées, de bâtiments blancs et de décorations bleues, avec des boutiques, des restaurants et des ateliers d’artisanat. Dans l’architecture de Cadaqués, on peut aussi remarquer les bâtiments modernes qui bordent la promenade de front de mer. La plupart d’entre eux appartenaient aux Indianos, les habitants de Cadaqués qui sont allés faire fortune en Amérique et se sont inspirés du design et de la décoration des constructions de Cuba lorsqu’ils ont bâti leur maison à leur retour. Vous imaginez vivre dans l’une de ces maisons ?

Le Cap de Creus, fait la fierté des Catalans fiers de leur région. Ses rochers cachent un paradis naturel digne de mention où le temps semble s’être arrêté et où l’unique chose importante est de s'abandonner face au calme et à la tranquillité de l’environnement. Les criques du Cap de Creus sont les plus belles de toute la Costa Brava et nous invitent à plonger dans ses eaux cristallines. De plus, la forte érosion de la mer a sculpté des formations rocheuses aux formes les plus curieuses les unes que les autres qui rappellent un lion, un chameau et, même, un dragon.

Figueras, Cadaguès…
Figueras, Cadaguès…
Figueras, Cadaguès…
Figueras, Cadaguès…

Casa-Museo de Salvador Dalí

 

La Casa-Museo de Salvador Dalí se trouve à Portlligat, un petit village de pêcheurs situé dans la baie qui fait partie de la commune de Cadaqués. Les vues sur la mer, les champs d’oliviers et de vigne et les falaises qui l’entourent valent la peine d’être admirées tranquillement

Dès que nous passons le hall de la Maison-Musée de Salvador Dalí, nous entrons dans l’univers d’imagination et de fantaisie de cet exceptionnel artiste catalan. Dalí voyait sa maison comme un être vivant qui grandissait en même temps que sa vie se développait. C’est pourquoi, pendant 40 ans, il a agrandi et remodelé le bâtiment, en ajoutant des pièces et des éléments surréalistes qui font de cette maison une autre de ses œuvres.

Notre voyage a été marqué ce jour par la déclaration d’indépendance de la Catalogne. C’est sous un grand soleil et avec une population à l’écoute des dernières informations en provenance des radios et télévisions que nous avons découvert cette très belle région.

 

Le voyage en Catalogne est terminé. Notre prochain grand voyage vous conduira à découvrir la Route de la Soie.

Figueras, Cadaguès…
Figueras, Cadaguès…
Figueras, Cadaguès…
Figueras, Cadaguès…

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28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 16:10

Le Castillet

Le Castillet est un monument de la ville de Perpignan qui fut tour à tour porte de la ville et prison d'État. Aujourd'hui il abrite le Musée Catalan des Arts et Traditions Populaires. Il fut également appelé à certaines époques Baluard ou Bastilla.

 

  • le Castillet proprement dit ou Grand Castillet, construit vers 1368 pour défendre la porte neuve ouverte à ce moment dans l’enceinte de la ville ;
  • la porte Notre-Dame ou Petit Castillet, accolée au flanc Est de la construction précédente et qui date de 1481-1485 ;
  • le bastion polygonal, établi en 1542 en avant du Grand Castillet pour en couvrir les approches.

Il est considéré comme un monument archéologique de la plus grande importance pour l’histoire de la ville, et constitue un type d’architecture militaire unique en son genre. Il est de plus décoratif avec son couronnement de crénelages, de consoles et de tourelles de style mauresque.

L’hôtel de ville

 

L'Hôtel de Ville, édifié au XIIIe, puis aux XVIe et XVIIe siècles, est typique de l'architecture roussillonnaise. Le patio accueille un des chefs d'oeuvre d'Aristide Maillol : la Méditerranée.

L’ancienne salle des consuls (actuellement salle des mariages) montre un plafond de style hispano-mauresque et un décor foisonnant du XIXe siècle.

Perpignan
Perpignan
Perpignan
Perpignan
Perpignan
Perpignan

La Cathédrale Saint Jean Baptiste

 

C’est en 1324 que le deuxième roi de Majorque, Sanche entame sa construction. Elle a été consacrée seulement en 1509. Sa façade est en galets et briques et, à sa droite, se trouve une tour carrée surmontée d'un beau campanile en fer forgé, qui date du XVIIIe siècle, et son bourdon, qui lui est antérieur (XVe siècle). La nef repose sur de robustes contreforts intérieurs. Plusieurs retables dorés datant du XVIe ou du XVIIe siècle se trouvent dans des chapelles latérales. Le maître-autel porte une statue de saint Jean Baptiste, patron de Perpignan, qui porte les armes de la cité (armes de l'Aragon et de la Catalogne royale). La cathédrale actuelle est de style gothique méridional avec une large nef unique (80 mètres de longueur, 18 de large, 26 de hauteur) de sept travées s'ouvrant sur un transept et une vaste abside à sept pans.

Attenant au côté sud de l'édifice, le «Campo Santo» (ou cloître Saint-Jean) était le cloître funéraire de la cathédrale. Il est d'ailleurs la plus ancienne construction de ce type subsistant en France. Sa construction débuta selon toute vraisemblance au tout début du XIVe siècle (voire à la fin du XIIIe), et s'étala durant toute la première moitié du XIVe.

Perpignan
Perpignan
Perpignan

Le Palais des Rois de Majorque

 

Situé en plein cœur de Perpignan qu'il domine d'un haut promontoire, ce superbe palais du XIIIe siècle a été pendant près d'un siècle le centre de l'éphémère royaume de Majorque.  Ce palais est né de la volonté de Jacques II qui désirait une demeure dans la capitale continentale de son royaume.

Le château est commencé avant 1274 dans un style roman tardif puis achevé après 1300 dans le style gothique. Les chapelles fastueuses indiquent tout le raffinement de cette époque et le statut de Perpignan comme centre économique, politique et culturel de la Méditerranée médiévale.

Perpignan
Perpignan
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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 17:20

Quéribus

 

Le château de Quéribus émerge à plus de 700 mètres d’altitude sur une crête rocheuse des Corbières. Il projette son élégante silhouette au dessus d’un superbe panorama. Dernier bastion de la résistance cathare, puis citadelle frontière de la France, sa situation stratégique lui permettait d’exercer une remarquable surveillance sur la plaine roussillonnaise. Du château, la vue est absolument splendide : on domine la plaine du Roussillon, les Corbières, les Pyrénées barrent l’horizon au sud, la mer Méditerranée et les étangs qui scintillent à l’est… ca grimpe un peu, mais la vue vaut bien un petit effort !

Cucugnan

Tout le monde (ou presque) connaît le nom de Cucugnan, grâce au célèbre curé qui tenta de ramener ses ouailles dans le bon chemin. Le Sermon du Curé de Cucugnan est un conte traditionnel languedocien, repris par Alphonse Daudet dans « Les Lettres de Mon Moulin », qui le rendit célèbre.

Or Cucugnan n’est pas un village imaginaire, mais un véritable village, qui se dresse fièrement sur un petit promontoire entouré de vignes, au pied du château de Quéribus, une des plus spectaculaires « Citadelles du Vertige ».

Le vieux village, ses ruelles, son église
Les vestiges de ses anciennes fortifications marquent le territoire de ce village resserré sur sa butte, où il fait bon se promener dans les petits ruelles ombragées. L’église St Julien et Ste Basilisse avec son original clocher à campanile mérite une visite, du fait d’une curiosité qui s’y trouve : une statue en bois doré du 17e siècle représentant… la Vierge enceinte ! Pas courant n’est-ce pas ?

Le moulin de Cucugnan, a bien heureusement, échappé à la ruine totale et a été récemment restauré et remis en activité.  Le mécanisme a été remis en place, les ailes tournent à nouveau, pivotent selon le sens du vent, la meule en granit écrase à nouveau les grains de céréales. Les « Maîtres de mon Moulin » font visiter le moulin, et le boulanger artisan propose à nouveau à la vente ses productions.

Des Cathares aux éoliennes
Des Cathares aux éoliennes
Des Cathares aux éoliennes
Des Cathares aux éoliennes
Des Cathares aux éoliennes
Des Cathares aux éoliennes
Des Cathares aux éoliennes

Peyrepertuse

 

Poser un pied sur le Sentier Cathare (GR 367), c’est « faire un bond de huit siècles dans le passé », comme disent les brochures touristiques ! Et ce n’est pas faux, tant on prend un grand bol d’Histoire, sans machine à remonter le temps, simplement à la force du mollet. Conçu dans la tradition des sentiers de grande randonnée avec une gare au départ et à l’arrivée, le Sentier Cathare propose également des variantes équestres ou VTT afin de ménager montures et cavaliers. Cucugnan qui se trouve sur le tracé de la 3e étape, constitue une petite pause entre  les citadelles de Quéribus et Peyrepertuse, qui offrent un spectacle à couper le souffle.

La fin de la fortification de l’enceinte médiane et les réaménagements du donjon San Jordi sont effectués aux XVIe et XVIIe siècles.

Depuis sa construction, la forteresse a la fonction d'assurer le contrôle du territoire qui était hérétique et dissident par rapport au roi de France, et de faire face au roi d'Aragon, qui est une puissance ennemie. En 1659 après le traité des Pyrénées qui déterminera la frontière entre l'Espagne et la France, Peyrepertuse perd son intérêt stratégique. Une petite garnison occupera la forteresse jusqu'à la Révolution.

Les gorges de Galamus

 

Les gorges de Galamus s'étendent sur deux kilomètres, à cheval entre les départements de l'Aude et des Pyrénées Orientales. La rivière Agly, issue des Hautes-Corbières, a incisé verticalement le chainon calcaire de Galamus sur plus de 500 mètres de profondeur pour se frayer un passage vers la Méditerrannée. Les creusements naturels sont vertigineux. La rivière coule quelques 100 mètres sous la route.

Des Cathares aux éoliennes
Des Cathares aux éoliennes
Des Cathares aux éoliennes

Les éoliennes

Elles sont présentes sur l’ensemble des collines : car l’Aude, terre de vents, a été pendant des siècles couverte de centaines de moulins. Beaucoup ont disparu, ou ont été abandonnés. Mais l’insistance du vent, sa présence permanente tout au long de notre séjour avec des pointes à 80 et 100  kilomètres heure, a permis d’utiliser toutes les collines. Ces nouveaux moulins tournent d’abondance partout avec de nouvelles implantations que nous avons pu découvrir à pied.

Le moulin de Cucugnan a échappé à la ruine totale et a été récemment restauré et remis en activité ! Le mécanisme a été remis en place, les ailes tournent à nouveau, pivotent selon le sens du vent, la meule en granit écrase à nouveau les grains de céréales. Les « Maîtres de mon Moulin » font visiter le moulin, et le boulanger artisan propose à nouveau à la vente ses productions. On peut y acheter pains, biscuits et gâteaux, de quoi prolonger le souvenir de la visite, et se régaler !

Des Cathares aux éoliennes
Des Cathares aux éoliennes
Des Cathares aux éoliennes
Des Cathares aux éoliennes
Des Cathares aux éoliennes
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Table des matières

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Inde : le Rajasthan diaporama
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Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
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