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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 08:04

 

L’ouverture de la pinacothèque "Giuseppe De Nittis" dans le splendide Palais de la Mer est une date historique pour la ville de Barletta, déjà à la tête, depuis 1914, de la collection la plus importante et la plus prestigieuse d’œuvres de De Nittis. Ce célèbre peintre incarne l’une des périodes les plus importantes de l’art au dix-neuvième siècle en Europe. Né à Barletta en 1846, De Nittis s’est d’abord formé à Naples, mais c’est à Londres et à Paris qu’il devint célèbre et reconnu. Il s’est éteint très jeune à 38 ans à Saint-Germain-en-Laye. La Pinacothèque qui présente ses œuvres, données à sa ville natale par son épouse Léontine Gruvelle, n‘est pas un simple musée, mais marque aussi un retour aux sources du grand artiste qui perpétue, depuis les Pouilles, le dialogue avec les acteurs de l’art et de la culture du XIXème siècle.

Le musée propose un parcours thématique qui débute par l’expérience napolitaine du peintre avec les paysages d’après nature, s’arrête sur les pentes du Vésuve, développe le charme de la modernité et la mobilité des villes de Paris et de Londres. La vue brumeuse du Parlement de Westminster est un classique de l’impressionnisme.

Dès l’entrée du musée, la vie du peintre est présentée dans une très grande salle, avec celle de son épouse, dans leurs principaux lieux de vie. Mais c’est à Paris que la vie mondaine prend toute sa place avec l’Opéra, les courses, les réceptions.  Il s’ouvre ensuite aux suggestions du grand monde, dévoile le lyrisme intimiste ressenti pour Léontine et les personnages féminins qui plaisaient tant au peintre de Barletta. Grâce à cette pinacothèque, l’européen De Nittis s’offre de nouveau au monde de l’art et de la culture par le biais d’un programme d’expositions consacrées aux artistes qui, comme lui, firent vibrer Paris pendant la seconde moitié du dix-neuvième siècle.

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris

Giuseppe de Nittis, peintre des élégances à Paris.

A l’examen, ses œuvres sont marquées par l’hédonisme, l’optimisme, une joie de vivre propre à la bourgeoisie aisée. Son impressionnisme s’observe devant l’industrialisation avec ses nuages de fumées. Sa nature est décrite comme resplendissante avec une attention portée à la neige et à ses paysages.  De Nittis est aussi un peintre naturaliste comme le sont en littérature Zola ou Maupassant. Naturalistes, le sont aussi ses amis du mouvement impressionniste. Il connait Turner qui, avant lui, avait voulu en finir avec le « Grand Genre » et inscrire l’Histoire dans le paysage… Et c’est un peu à lui que me fait penser ce « Train qui passe » avec son panache de fumée qui fuit en diagonale jusqu’à l’horizon et va incessamment engloutir les deux paysannes qui travaillent au premier plan du tableau.

Le salon de la Princesse Mathilde décrit un univers luxueux où s’organise la vie mondaine de l’époque. Cette toile fait penser à la description des salons attenants à la salle de bal du film le Guépard par Visconti. Une période surannée et mythique où l’instant est magnifié par une étude savante des poses des personnages. Il s’agit de se montrer aux autres pour faire admirer robes, costumes, bijoux, dans un véritable théâtre, dans lequel les rôles sont méthodiquement distribués.

Un an avant la mort de l’artiste, un « Déjeuner au jardin » montre femme et fils, alanguis dans la mélancolie rêveuse qui sied si bien au bonheur du réveil matinal des classes aisées. Cette peinture est l’un des chefs d’œuvres de De Nittis primée à Paris. La violente lumière d’une matinée d’été sur le vert de la pelouse souligne la douceur de l’ombre dans le contrejour de laquelle est dressée la table. Et la nappe blanche se teinte des roses et violets bleutés, commandés, d’après la « loi du contraste simultané », par la forte présence de leur complémentaire, le vert jaune de la pelouse. Une dernière fois De Nittis se hausse au niveau de son ami Manet. Il faut regarder de près la maîtrise picturale avec laquelle sont traités les objets et les fleurs sur la table et la douceur à contre jour des visages aimés.

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris

 

De Nittis à Paris

Ami de Gustave Caillebotte, Edgar Degas et Édouard Manet, Giuseppe De Nittis reste un peintre encore relativement confidentiel, y compris en Italie où il est classé trop rapidement dans l'école impressionniste italienne, malgré la variété de ses sources d’inspiration.

En 1867, il part pour Paris où il rencontre Meissonier et Gérôme. Deux ans plus tard, il épouse Léontine Gruvelle qui influence considérablement ses choix sociaux et artistiques. Ainsi, il fait son entrée dans le milieu artistique et intellectuel et fait connaissance des collectionneurs passionnés de japonisme tels qu'Edmond de Goncourt et Philippe Burty. En 1874, à l'invitation d'Edgar Degas, il participe à la première exposition des peintres impressionnistes qui se tient dans l'atelier de Nadar.

En 1880, il installe son atelier aux nos 3 et 3 bis rue Viète à Paris. En 1881, il séjourne à Gersau près de Lucerne en compagnie d'Alphonse Daudet et de son épouse. Il est au sommet de sa renommée lors de l'Exposition universelle de 1878 à Paris, où il expose onze de ses toiles.

Frappé d'une embolie cérébrale, De Nittis meurt en 1884 à Saint-Germain-en-Laye; il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise.

 

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 09:06

Le musée Fabre est le principal musée d'art de Montpellier. Il est créé à la suite d'une proposition en 1824 du baron François-Xavier Fabre (1766-1837), peintre et collectionneur, de faire don à la ville de ses collections, à condition qu’elles soient à l'origine d’un musée. Le maire de l'époque, Ange-Jean-Michel-Bonaventure Marquis de Dax d’Axat, premier président de la Société des Beaux-Arts de Montpellier et ami du baron Fabre, est aussi un amateur d’art. Il sera l'initiateur de la création du musée. En janvier 1825 il réunit un conseil municipal extraordinaire au cours duquel la donation est validée par un vote unanime. Après trois ans de travaux financés par la municipalité, le musée ouvre ses portes le 3 décembre 1828

Le musée a été installé dans l'hôtel de Massilian, hôtel particulier situé à l'est de l'Écusson, le centre historique de Montpellier, et donnant sur l'Esplanade, à proximité immédiate de la place de la Comédie. Il a demandé trois années d'importants travaux suivis de près par le maire et le baron Fabre et confiés à deux architectes de la ville de Montpellier, MM. Fovis et Boué. Le musée s'est étendu autour du bâtiment originel grâce à des constructions proches donnant sur l'Esplanade et en absorbant un ancien Collège de jésuites.

 

La rénovation de 2003

Le musée a été fermé de 2003 à 2007 pour permettre un agrandissement et une réorganisation des espaces, par une démolition intérieure et le déménagement de la bibliothèque. La rénovation a été conçue par le cabinet d'architecture de Bordeaux Brochet-Lajus-Peyo associé à Emmanuel Nebout de Montpellier. L'inauguration officielle du musée a eu lieu le 3 février 2007, son ouverture au public le 4 février 2007.

Les espaces d'exposition ont été portés de 3 000 à quelque 9 000 m2 dont une salle d'expositions temporaires de 1 000 m2. Une nouvelle aile a été créée pour la peinture contemporaine. Le circuit de visite a été entièrement repensé tout en mettant en valeur les décors subsistant du 19ème siècle (grand escalier dessiné par Fabre lui-même, salle des Griffons avec sa frise néo-étrusque, ancien appartement de Fabre avec plafonds peints et lustres). L'entrée se fait désormais par l'ancien collège de Jésuites, en retrait par rapport à l'hôtel de Massilian.

Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre

Les collections

Le musée propose une nouvelle configuration pour plus de liberté et afin de répondre aux demandes et aux envies de chaque visiteur.
Nous visitons un ensemble exceptionnel de peintures flamandes et hollandaises du XVIIè siècle. Les œuvres des grands maîtres de la peinture européenne comme Allori, Véronèse, Ribera, Bourdon, Coypel ou Reynolds nous charment aussi.

Un temps du parcours, permet de voir l’œuvre du fondateur du musée, François-Xavier Fabre et de ses contemporains tels David, Ingres... Les collections modernes et contemporaines permettent bien des surprises : de Delacroix à Géricault en passant par Courbet qui séjourna à Montpellier jusqu'au groupe Support-Surface, sans oublier l'Impressionnisme avec Bazille, Staël, Van Dongen, Richier...

 

Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre

Pierre Soulages

Un pavillon est dédié aux œuvres du XXème : Pierre Soulages, Simon Hantaï et le groupe Support-Surface. La fin du parcours réserve une ultime découverte qui se déploie sur plusieurs salles : un ensemble d’œuvres de Pierre Soulages retraçant le parcours de cet exigeant peintre français, le plus connu dans le monde.

À la demande de la Métropole, les architectes ont imaginé un bâtiment neuf pour augmenter la surface d'exposition. Le mur intérieur, intégralement constitué de verres texturés, s'illumine la nuit grâce à plus de 3 000 appareils au néon. Cette façade verrière originale est un élément architectural important du projet.
 

Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre

Expositions en cours : printemps-été 2017

 

Un hommage à François Rouan, compagnon de route des artistes liés au mouvement Support-Surface pour une première rétrospective, imposante et lumineuse, dans la ville natale de l’artiste ; face à face, durant l’été, entre deux monstres sacrés de la modernité du XX-XXIe siècle, Francis Bacon et Bruce Nauman, dans le cadre du 40e anniversaire de la création du Centre Pompidou. Le design et les créations de Constance Guisset investissent pour la première fois les salons feutrés de l’Hotel Sabatier d’Espeyran, département des arts décoratifs du musée Fabre et dans la cour Richier du musée, L’Art et la Matière, galerie de sculptures à toucher, continue de fasciner petits et grands.

Non loin de là, le visiteur pourra redécouvrir, les riches collections du musée à travers un thème fédérateur, omniprésent dans l’art occidental depuis la renaissance : La Poétique des ruines. Ces évènements au fil du parcours font désormais pleinement partie de la vie du musée.

Cette diversité, cette volonté à la fois de délecter et d’instruire, sont la marque distinctive du musée qui compte aujourd’hui parmi les institutions culturelles les plus dynamiques de France.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 17:41

 

Historique

A l’origine, un couvent abritait les ermites de saint Augustin, un ordre mendiant (c'est-à-dire qui vit d'aumônes) fondé dans la première moitié du XIIIe siècle. Les Augustins à Toulouse s'installèrent tout d'abord en dehors des remparts de la ville, vers l'actuelle place Jeanne d'Arc. Cependant, l'endroit était peu propice au développement du couvent qui dépendait de la charité des fidèles pour vivre. En 1309, le pape Clément V donna son accord pour que les moines édifient leur couvent à l'intérieur de l'enceinte protectrice de la ville.

L'église des Augustins, classée au titre des monuments historiques, a été bâtie à partir de 1309. Cette construction a duré jusqu'au début du XVIe siècle.

En 1317, l'architecte Jean de Lobres, qui travaillait sur le chantier de la cathédrale Saint-Etienne, fut chargé de la direction des travaux. On fit alors le choix d'un plan à nef unique, sans transept, terminée par un chevet composé de trois chapelles de plan rectangulaire.
En 1341, l'église n'était pas encore voûtée. Le chevet et les quatre travées orientales de l'église devaient être élevés. Les retombées de la croisée d'ogives des chapelles latérales sont ornées d'élégants culs-de-lampe sculptés et les clefs de voûtes sculptées de personnages. L'église reçut également un décor peint que l'on a pu rapprocher de certaines peintures de l'Espagne du nord.
L'élévation des deux travées occidentales aurait été modifiée après l'incendie de 1463, lors de la réalisation de la voûte définitive.
La couverture définitive de l'église fut attribuée en 1495 aux maçons Martin Pujol et Pierre d'Arroye. Les travaux furent alors rapidement conduits et la nouvelle consécration de l'édifice fut célébrée le 30 juin 1504.
En 1550, la foudre tomba sur le clocher en campanile détruisant la flèche et les étages supérieurs qui ne furent jamais reconstruits.

Le musée des Augustins de Toulouse

 

La création du musée

Le couvent fut reconnu Bien de la nation par décret du 2 novembre 1789. Le grand réfectoire fut vendu à la citoyenne Verdier qui y installa… des écuries.

Un groupe d'amateurs qui comprenait de nombreux professeurs de l'Académie Royale de peinture et de sculpture fit pression pour obtenir l'ouverture d'un musée destiné à mettre les chefs d'œuvre toulousains à l'abri du pillage. En 1793, le conseil départemental décida de la création du Museum provisoire du Midi de la République qui ouvrit ses portes en 1795, dans l'église des Augustins. Toulouse possède ainsi l'un des plus anciens musées de France, ouvert peu après le musée du Louvre à Paris.

En 1804, l'Ecole des arts s'installa dans les ailes sud et est du grand cloître ainsi que dans le petit cloître. De 1805 à 1828, les petites chapelles débordantes des salles gothiques (rue des Arts) furent supprimées (sauf la chapelle Saint-Gabriel utilisée comme latrines par l'Ecole des arts…). Dès 1818, certaines galeries du grand cloître furent aménagées pour exposer des œuvres.

En 1823, l'architecte Virebent réunit en une seule galerie les trois salles gothiques pour accueillir la collection des Antiques (aujourd'hui au musée Saint-Raymond) qui devaient servir de modèles aux élèves de l'Ecole des arts.

Pour donner davantage de lumière aux œuvres exposées dans l'église, les vitraux des fenêtres hautes et de la rosace furent détruits. Des travaux très ambitieux débutèrent en 1831, lorsque le conseil municipal chargea l'architecte Urbain Vitry de la transformation de l'église en un Temple des arts. L'église prit alors l'allure d'une galerie de style néoclassique. Le dallage fut détruit, les chapelles latérales obturées. Une voûte en berceau fut suspendue à la voûte gothique pour faire disparaître, sous un décor de stuc, le caractère religieux de l'édifice.

En 1868, la ville de Toulouse acheta le réfectoire gothique des Augustins. Il fut détruit pour faire place à un nouveau projet d'urbanisme. En effet, un nouveau plan urbain ambitieux était envisagé avec la construction de deux voies se coupant à angle droit juste devant le musée (rue Alsace-Lorraine - rue de Metz).
Il fallut attendre 1941 pour que de véritables travaux de restauration soient entrepris dans les salles d'exposition. Les salles gothiques furent restaurées. A cette occasion, la chapelle Saint-Gabriel fut restituée à son emplacement d'origine ("Nostre Dame de Grasse" y est présentée).

 
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse

 

On ajouta un étage au-dessus de ces salles. Le projet d'une restauration complète de l'église gothique fut adopté : les adjonctions ou modifications du XIXe siècle furent supprimées pour restituer les volumes originels de l'église et des différentes salles. Un jardin sur la rue des Arts fut aménagé, laissant apparaître les fondations des petites chapelles débordantes détruites entre 1805-1828. On rétablit aussi les galeries du grand cloître et la porte médiévale donnant accès au bâtiment Darcy.

Dans les années 1960, on construisit le bâtiment de l'actuelle entrée décoré du portail de la chapelle démolie des Pénitents noirs. Des travaux de réaménagement furent réalisés entre 1975 et 1981, avec la création de mezzanines dans les salons de peinture pour augmenter la surface des salles d'exposition.

En 1981, l'escalier Darcy fut doté de vitraux réalisés par le peintre verrier Henri Guérin. La même année, les orgues de facture allemande classique conçues par Jürgen Ahrend furent placées dans l'église.

En 1995, le jardin a été réaménagé à partir de plans d'inspiration médiévale. Il est le fruit d'une collaboration entre la conservation du musée et les Espaces verts de la Ville de Toulouse.
 

Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse

 

L’art Roman mis en lumière par Jorge Pardo

 

Depuis 2014, Jorge Pardo a eu l’idée d’offrir au visiteur un véritable spectacle mettant en avant les chapiteaux retirés d’églises : Saint Sernin, la Daurade, Saint Etienne. Cet artiste américain a donc groupé des chapiteaux rehaussés sur des colonnes colorées, enluminées par des lumières et un décor unifié du sol au plafond. La beauté de cette mise en scène est rendue par notre vidéo.

Au plan pratique, la lisibilité des œuvres des artistes de l’art roman est renforcée, par un parcours aisé offrant des vues enrobantes, tournoyantes, dynamiques, impossibles à trouver à l’intérieur d’un bâtiment ou cloître ordinaire. C’est une véritable découverte de ce que peut réaliser une collaboration intense entre artiste et gestionnaire de musée. Un grand bravo pour cette construction, sa symbolique et son pouvoir d’émerveillement.

 

Notre voyage dans la région Toulousaine est maintenant achevé. Place à de nouvelles découvertes…

Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 18:27

C’est en 1555-1557 que le plus bel hôtel particulier de Toulouse a été édifié. Nicolas Bachelier a appliqué à cet édifice une structure Renaissance visible dans la cour intérieure qui donne accès au musée Bemberg. La façade située sur la rue a subi des modifications avec des mouvements des divers ordres antiques. Elle est richement décorée de reliefs et d’inscriptions consacrées aux artistes peintres.

 

 

Le mécénat Bemberg

 

Georges Bemberg, élevé en France et imprégné de culture française, appartenait d'abord à la lignée universelle des humanistes.

Dès son plus jeune âge, il manifesta un goût prononcé pour les beaux objets et c'est alors qu'il était étudiant à Harvard qu'il éprouva son premier "coup de coeur" pour une gouache de Pissarro, remarquée chez un marchand new-yorkais et acquise pour 200 dollars. De ce jour, naquit une passion qui devait ne pas s'éteindre.

Sans héritier direct, Georges Bemberg s'était, à la fin des années 1980, inquiété du futur de ce qui était devenu, au fil de sa vie, une collection d'une qualité et d'une variété rares.

C'est alors que lui est venue l'idée de créer une Fondation, seul moyen de préserver sa collection dans son intégrité, tout en permettant au public d'y accéder.

 

A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg

En proposant de mettre l'Hôtel d'Assézat à la disposition de sa Fondation, la municipalité de Toulouse répondait au vœu de Georges Bemberg : disposer d'un lieu hors du commun, où abriter les œuvres et les objets témoignant d'une vie toute entière consacrée à la recherche artistique.

 

La collection

Ce qui distingue la collection Bemberg et en fait tout le charme et la personnalité est qu'elle n'est rien d'autre que le reflet fidèle du goût et du tempérament de son auteur. Celui-ci a choisi chaque tableau, chaque objet, pour sa seule beauté et l'émotion que sa contemplation éveillait en lui.
Parmi les œuvres appartenant désormais à la Fondation, figurent près de cent-cinquante tableaux anciens, près de deux-cent tableaux et dessins modernes, ainsi que cent bronzes, des livres anciens et une très importante collection de meubles et objets d'art des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.


Dans les œuvres représentant les deux principaux courants de peinture de la collection (La période allant du XVIe au XVIIIe siècle d'une part, et l'École Française Moderne de l'autre), se retrouvent un équilibre, une richesse de coloris et une délicatesse qui témoignent du sens esthétique très sûr et de la profonde sensibilité artistique de celui qui les a réunies. Parmi les tableaux les plus anciens, on remarque une Vierge à l'enfant due à l'atelier de Van der Weyden. Le XVIe siècle est présent avec cinq œuvres de Cranach, quatre portraits de Benson, un portrait de Charles IX dû à l'atelier de François Clouet. Les écoles flamande et hollandaise des XVIe et XVIIe siècles sont représentées avec notamment des œuvres de Pourbus, Vermeyen, Floris, Brueghel, Van Goyen, Wouwerman, Van Dyck, Pieter de Hooch et plusieurs autres artistes majeurs. L'école vénitienne est quant à elle particulièrement bien représentée avec plusieurs tableaux du Tintoret, un Bassano, des Véronèse, quatre œuvres de Canaletto, cinq de Guardi, un Tiepolo et un superbe Longhi.

A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg

Résultat des efforts de M. Bemberg dans les années qui ont suivi l'ouverture du musée, le XVIIIe n'est pas en reste avec les principaux maîtres du temps de Louis XV et Louis XVI.
Quant à elle, la collection moderne compte d'abord un ensemble de plus de trente toiles de Bonnard, d'une variété et d'une richesse exceptionnelles : la découverte de ce peintre a en fait marqué une étape importante dans l'évolution de la sensibilité artistique de Georges Bemberg, et fortement influencé ses choix ultérieurs.


Enfin, pratiquement tous les grands noms de l'École Française Moderne figurent dans la collection abritée au second étage qui, de Boudin à Matisse, comprend aussi Degas, Dufy, Gauguin, Monet, Marquet, Signac, Vlaminck, La collection Bonnard est particulièrement importante. Ce qui offre un véritable panorama de la plupart des courants de la peinture moderne : impressionniste, pointilliste, fauve.

A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
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A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
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A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:10
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
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Le jardin des sculptures

Le jardin des sculptures, d'une superficie de trois hectares, se partage entre une roseraie, au nord de l’hôtel Biron, et un grand parterre, au sud, tandis qu'au fond du jardin, terminant la perspective, une terrasse et une charmille adossée à un treillage dissimulent un espace de repos. Le treillage percé de trois ouvertures fait écho au rythme ternaire et aux proportions des baies de l'avant corps de la façade sud de l'hôtel Biron. À l'occasion de la rénovation du jardin en 1993, deux parcours thématiques ont été conçus à l'est et à l'ouest : le "Jardin d'Orphée" où végétation et rocaille s'entremêlent comme prélude à la découverte de l'œuvre de Rodin Orphée implorant les dieux, et le "Jardin des Sources", dont les sentiers sinueux, jalonnés de points d'eau, forment autant d'entités autonomes et singulières.

De nombreuses œuvres de Rodin, parmi lesquelles Les Bourgeois de Calais, La Porte de l'Enfer, ou encore Le Penseur prennent aujourd'hui place dans le jardin de sculptures. Cette utilisation des espaces naturels comme écrin à la sculpture renoue avec les pratiques du maître, qui, dès 1908, avait fait installer dans ce jardin sauvage certaines de ses œuvres, mais aussi des antiques appartenant à sa collection. 

Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris

 

La galerie des marbres

La galerie des marbres a été conçue en 1971 comme une réserve ouverte, afin de présenter un plus grand nombre d’œuvres sur le site du musée. Elle est située sur un des côtés du jardin. Ces sculptures ne sont pas achevées, d’autres présentent les traces du non finito cher à l’artiste. Elles ont été taillées, d’après les modèles de Rodin et sous sa direction, par des sculpteurs plus jeunes ou moins talentueux, appelés praticiens, dans la tradition des grands ateliers de sculpture, et offrent une grande diversité de sujets : portraits, monuments ou thèmes mythologiques.

 

Rodin  et Van Gogh

"Si nous aimons ces peintres, malgré leur maladresse évidente, c’est parce qu’ils regardèrent la nature avec des yeux absolument neufs dont aucune règle d’école, aucun idéal de convention, aucune forme apprise n’avaient encore adultéré la vision. C’est le même mérite que nous trouvons chez Van Gogh. Il néglige toutes les recettes académiques, il ignore la manière de confectionner un tableau comme un plat ou comme une sauce suivant les indications d’un livre de cuisine. Il se place naïvement devant la nature et cherche à la traduire. Auguste Rodin

Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris

Rodin et les écrivains de son temps

Rodin était un admirateur de nombreux écrivains, il a réalisé le portrait de bon nombre d’entre eux : Victor Hugo, Octave Mirbeau, Henry Becque, Anna de Noailles, George Bernard Shaw, Gustave Geffroy, Balzac... Le Musée Rodin conserve près de 2000 ouvrages reçus par Rodin et dédicacés par leurs auteurs (Robert de Montesquiou, Rainer Maria Rilke...), qui constituent, en retour, autant de témoignages de l’admiration que nombre d’écrivains et de poètes contemporains de Rodin portent à son œuvre.

Ainsi, Alphonse Daudet, ami de Rodin depuis la fin des années 1880, le présente à Jules Renard en 1891, en l’emmenant rue de l’Université. Après avoir vu les sculptures qui y sont rassemblée, l’auteur des Histoires naturelles et des Bucoliques note ces remarques enthousiastes : "Seigneur, faites que j’ai la force d’admirer toutes ces choses ! Chez Rodin, il m’a semblé que mes yeux tout d’un coup éclataient. Jusqu’ici la sculpture m’avait intéressé comme un travail dans du navet. Écrire à la manière dont Rodin sculpte." (Jules Renard, Journal, 1887-1910 (1925)

 

Les sculptures marquantes

Le premier monument d’envergure nationale achevé et inauguré par Rodin — en 1895 seulement — sera installé hors de Paris. Il s’agit du Monument aux Bourgeois de Calais, commandé par la municipalité en 1884 (lien vers notice de l’œuvre). Rodin opte rapidement pour une structure cubique, et non pyramidale, comme il est d’usage pour les monuments aux morts — et organise ses figures en une procession en spirale. Il réfléchit sur le type de socle et sur sa hauteur, et retient en 1893 une base presque plate. Le groupe de six figures rompt avec le modèle « héroïque », et s’attache, à travers les attitudes du corps et les expressions des visages, à retranscrire les états émotionnels et psychologiques de chacun des protagonistes, offrant une vision pathétique et humaine d’une absolue nouveauté. Tous les choix de Rodin font l’objet de discussions nourries avec la Municipalité de Calais, dont les représentants sont déstabilisés par le caractère non conventionnel du monument. Rodin parvient à faire respecter l’ensemble de ses décisions plastiques concernant le groupe lui-même, tout en concédant son installation sur un socle de hauteur moyenne, ainsi qu’il l’écrit à Omer Dewavrin, maire de Calais, en 1893 :
« J’avais pensé que placé très bas le groupe devenait plus familier et faisait entrer le public mieux dans l’aspect de la misère et du sacrifice, du drame, dis-je. Il peut se faire que je me trompe car je ne juge jamais que lorsque mon œil a vu les choses en place. Dans l’incertitude je me rapporte à la commission dont vous êtes président. Tel que votre croquis me montre le monument, il me semble qu’il se découpera sur le ciel ayant à sa droite l’hôtel des postes, et à sa gauche le square, ce serait bien ; beaucoup mieux que s’il se trouvait devant les arbres du jardin ; dans ce cas il ne se profilerait pas, et je retournerai à mon idée de l’avoir très bas pour laisser au public pénétrer au cœur du sujet, comme dans les mises au tombeau d’églises ou le groupe est presque par terre. »

Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris

La Porte de l’enfer, demeure inachevée à la mort de Rodin. C’est Léonce Bénédite, premier conservateur du Musée Rodin, qui est à l’origine de la fonte du premier bronze en 1928. Sur la base des sources photographiques, et avec l’accord de Rodin obtenu en 1917, il reconstitue l’état le plus abouti de La Porte avec ses figures et remonte les reliefs. Le plâtre est, depuis lors, entré dans collections du Musée d’Orsay, tandis qu’un tirage en bronze se dresse à l’est de la cour d’honneur de l’Hôtel Biron, et que le plâtre « nu » de 1900 demeure à Meudon, dans le « musée » construit en 1930.
La Porte de Rodin — impossible à ouvrir, orpheline de son bâtiment de destination, et inachevée — occupe pourtant une place centrale dans la carrière artistique de Rodin, tant pour les moyens matériels et la reconnaissance publique qu’elle lui a apportés, que sur le plan de son processus de création.

 

Les raisons d'une visite

Depuis 1919, ce musée n'avait pas été restauré. Après trois ans de travaux, la splendeur de l'hôtel Biron, met en valeur et rend pleinement hommage au sculpteur. Les statues mettent en vue leur volume sur un fond vert céladon. Ce musée s'autofinance à 50% par la vente de tirages de bronze, de location d'espaces privatisés, les ventes du magasin. Le parc est un havre de paix, avec sa verdure et ses bassins.

Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 09:07
Le Musée d’Orsay

La France n'a jusqu'à présent jamais consacré d'exposition à Charles Gleyre. Pourtant, celui-ci occupe une place majeure dans la peinture académique à Paris au milieu du XIXe siècle.
La perfection lisse de sa facture et ses sujets majoritairement mythologiques ont pu longtemps faire croire à un esthète froid, conventionnel et aveugle aux révolutions de son temps. Les recherches en histoire de l'art ont toutefois fait prendre conscience du rôle important de son atelier, dont sortirent Jean-Léon Gérôme que Claude Monet ou Fréderic Bazille.

En outre, les relectures de son œuvre, au premier rang desquelles figure l'analyse psychanalytique de Michel Thevoz publiée en 1980, ont fait réapparaitre les contradictions passionnantes de l'artiste comme de son œuvre. Placée sous le signe du spleen et de l'idéal, l'exposition offre l'occasion, à travers les prêts majeurs du Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne, de se replonger avec bonheur dans les illusions de l'académisme.

 

Confessions d'un grand romantique

 

Dans l'épopée qu'est l'histoire de la peinture française au XIXe siècle, le rôle de Charles Gleyre est trop souvent oublié. Ce Parisien d'adoption ne s'est guère préoccupé de sa postérité française. Né en 1806 dans le canton de Vaud, Gleyre est resté toute sa vie un citoyen de la Confédération helvétique et un farouche républicain.
Après le coup d'Etat exécré de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851, il reçoit peu, n'expose plus et dédaigne les commandes publiques ; la maladie et la guerre de 1870 le contraignent à cesser son enseignement. Taiseux et solitaire, humble et cynique, Gleyre est déjà menacé d'oubli quand il meurt, en mai 1874. C'est en vain que son ami Charles Clément s'empresse de recueillir les derniers témoignages et de recenser maints chefs-d’œuvre déjà dispersés à l'étranger : bientôt, seules les Illusions perdues, toile mélancolique du musée du Louvre, restent dans les mémoires. On se souvient qu'il fut le premier maître de Sisley, Bazille, Renoir et – plus brièvement – Monet, élèves rebelles plus que disciples.

Pourquoi faut-il, le temps d'une exposition, faire revenir Charles Gleyre devant nos yeux ? Parce qu'il fut un romantique frénétique et un voyageur intrépide avant de devenir l'apôtre du Beau ? Parce que la passion du passé l'a mené à imaginer des mondes Antiques ? Parce que cet incurable misogyne a sublimé la puissance créatrice féminine ? Fut-il un ultime épigone du néoclassicisme, un romantique repenti ou un précurseur du symbolisme ? Miroir du XIXe siècle, l'oeuvre paradoxal et inventif de Charles Gleyre s'offre aujourd'hui, dans toute sa richesse, aux nouveaux regards du XXIe.

Elèves de l'atelier de Charles Gleyre
Elèves de l'atelier de Charles Gleyre
Elèves de l'atelier de Charles Gleyre

Elèves de l'atelier de Charles Gleyre

Une exposition chronologique

Les premiers tableaux sont ceux de la découverte d’autres cieux : après Rome, la Sicile, la Grèce, l’Egypte, le Soudan, le Moyen Orient, donnent des représentations orientalistes. Toutefois, la mise en scène de ses observations et empreinte d’une vision entièrement tournée vers l’Antiquité.

Il travaillera plus tard à embellir des demeures, contraint de suivre les désirs de ses mécènes. Ses œuvres traduisent une recherche du beau à travers le symbolisme alors en forte progression. Les couleurs utilisées et le lissage des corps atteignent une dimension onirique.

Gleyre ne voulait pas que ses œuvres soient exposées de son vivant, ni même après sa mort. Républicain convaincu, il se retire dans son atelier, refusant de vendre et d’exposer, en signe de désapprobation avec le régime du Second Empire. La rancœur tenace, Gleyre avait pris des dispositions testamentaires pour que ce refus de visibilité perdure après son décès. 142 ans plus tard, il y a  heureusement prescription puisqu’Orsay l’expose !

Enterré à Paris, la Suisse a demandé le rapatriement de son corps, la majeure partie de ses tableaux sont conservés en Suisse (Lausanne).

Le Musée d’Orsay
Le Musée d’Orsay
Le Musée d’Orsay

Visite du musée d’Orsay

L’immensité de ce musée, le nombre de pièces exposées, les apports nouveaux dans les collections, défient tout horaire normal de visite. Notre vidéo s’attache à montrer quelques moments tels que le visiteur peut y trouver au gré de ses pas.

De nombreuses peintures, sculptures, dessins, sont commentés si vous suivez le lien :

Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin

Vincent Van Gogh et Gauguin

Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...

Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 19:34

 

La  grande nouveauté de l’année est la transformation des façades de la Fondation, effectuée par Daniel Buren, grâce à l’adjonction de panneaux colorés posés sur la totalité des voiles du bâtiment. Une exposition temporaire présente les œuvres d’artistes contemporains chinois (exposition terminée fin août).

 

L’observatoire de la Lumière


Depuis le 11 mai et ce jusqu'à la fin de l'année, la Fondation Louis Vuitton change de couleurs. L’Observatoire de la Lumière, œuvre in-situ temporaire, est signée Daniel Buren. En appliquant ses filtres colorés, leitmotiv de son œuvre, l'artiste français complète la prouesse architecturale de Frank Gehry. Les douze voiles de verre de ce navire de l'art contemporain sont embellies par une composition de treize nuances de couleurs (vert, bleu, orange...), alternés de bandes blanches et transparentes. La lumière du jour traversant la robe colorée de l'édifice, la perception de celui-ci évoluera au fil des heures.

Les douze voiles du bâtiment, constituées de 3600 verres, sont recouvertes en quinconce de filtres colorés qui sont à leur tour ponctués à distances égales les uns des autres par des bandes alternativement blanches et vides, axées perpendiculairement au sol. Ce motif, outil visuel – selon l’expression consacrée par l’artiste – est omniprésent depuis le milieu des années 1960, tout comme la couleur, autre élément fondamental de son vocabulaire. Les treize couleurs réunies ici ont été sélectionnées en fonction de la palette du fabricant et de leur disponibilité en usine, une manière pour l’artiste d’évacuer la question du choix.

Lorsque le soleil est au zénith, l'oeuvre prend toute son ampleur et les terrasses en offrent un point de vue privilégié. À l’intérieur ou à l’extérieur, depuis les terrasses ou dans les espaces, par un jeu de transparences, de contrastes, de projections et de reflets, des formes colorées apparaissent et disparaissent, toujours changeantes, sans cesse mouvantes, selon la météo, les heures et les saisons.

 

La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren

 

 L'artiste transforme de manière radicale le bâtiment, il renouvelle le regard sur l’architecture et en impulse une nouvelle approche. Sans début, ni fin, « L’Observatoire de la lumière » s’expérimente librement, au gré de l’intensité vibratoire des couleurs.Avec un geste minimal, l’artiste transforme

« Il y a quantité d’effets de miroirs ici (à la Fondation Louis Vuitton) qui ne viennent pas de miroirs mais des vitres. Presque partout, quelque chose se reflète (…) en colorant les voiles, tous ces reflets vont devenir beaucoup plus présents et rendront actives ces glaces « dormantes » qui se profilent un peu partout. (…) Je pense que cela va permettre de se rendre davantage compte de la singularité de cette architecture et de l’apprécier plus encore. » Daniel Buren

Bernard Arnault, Président de la Fondation Louis Vuitton confirme dans le communiqué officiel que l'artiste et l'architecte ont échangé ensemble sur le projet :

« Daniel Buren a conçu un projet grandiose, pertinent et enchanteur, fruit d’un dialogue véritable avec Frank Gehry et son bâtiment. Son œuvre répond magnifiquement à l’architecture dans la continuité d’un travail, initié dès les années 1970, où se croisent couleurs, transparence et lumière. »


La proximité du jardin d’acclimatation permet de retrouver chez les oiseaux une palette de couleurs sublimes, que nous mettons en parallèle avec les vitraux de Buren.

La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren

 La collection « un choix d’œuvres chinoises »

Dédié à la Chine, l’accrochage de la collection de la Fondation Louis Vuitton s’enrichit :

Giant n°3 (Géante n°3), est une sculpture monumentale de Zhang Huan, artiste décisif dans l’importance prise par la Chine sur la scène internationale. La seconde est le cycle complet des Seven intellectuals in a bamboo forest (Sept intellectuels dans la forêt de bambous) de Yang Fudong. Remarqués en 2007 lors la Biennale de Venise, les cinq films qui le composent sont ici diffusés.

Les travaux de douze artistes – Ai Weiwei, Huang Yong Ping, Zhang Huan, Yan Pei-Ming, Xu Zhen, Yang Fudong, Cao Fei, Zhang Xiaogang, Tao Hui, Zhou Tao et Isaac Julien, sont proposées au public jusqu'à la fin août 2016

Giant n°3 : une sculpture monumentale de Zhang Huan

A l’image de ses grandes peintures d’encens également présentées à la Fondation, la sculpture Giant n°3 (Géante n°3) de Zhang Huan est le résultat d’une transformation. Ici, ce sont les animaux qui s’agglomèrent pour figurer l’humain ou l’humain qui se pare de fourrures pour se protéger. La métamorphose de cette immense maternité est suspendue, tout comme l’identité de cette géante.

Chaman vêtu de peaux de bête ou clocharde vêtue de haillons rapiécés, elle est la représentation d’un être entre deux mondes. Le personnage qui la surmonte renforce encore son étrangeté. Niché au creux de sa tête il est un autoportrait de Zhang Huan lui-même. Imprégné de philosophie bouddhique, Zhang Huan explore des thèmes relatifs aux relations corps-esprit et aux cycles de la vie. Dès 1993, il se fait connaître par des performances provocantes engageant directement son corps.

Zhang Huan est né en 1965 à Anyang (Chine), il vit et travaille à Shanghai et New York.

 

 

Syncrétisme universel

Nous avons admiré une sculpture imposante placée au centre d’une salle. Cette statue multiple réunit une Victoire de Samothrace inversée sur un Bodhisattva. Xu Zhen a intitulé cet empilement du nom d’Eternity en unissant la Grèce et la Chine, la guerre et la paix.

 

De nombreuses autres installations et un recours important au cinéma animent les autres salles.

Notre vidéo rend compte des aspects les plus dynamiques et vivants du renouvellement de la Fondation Vuitton.

  

La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren

 

De nombreuses autres installations et un recours important au cinéma animent les autres salles.

Notre vidéo rend compte des aspects les plus dynamiques et vivants du renouvellement de la Fondation Vuitton.

 

 

Olafur Eliasson à Versailles

 

Une cascade « incroyablement haute », un bosquet plongé dans le brouillard et des résidus de glaciers : l’artiste d’origine islandaise Olafur Eliasson a imaginé un triptyque sur le thème de l’eau pour le château de Versailles. 

 

Une très belle installation est intégrée dans les sous-sols de la Fondation Vuitton poursuivant la pente humide de l’univers d’Eliasson. Elle réunit 43 piliers triangulaires dont l’orientation donne des couleurs changeantes où le jaune or domine, alternant avec le blanc des glaciers. Avec l’immersion et les réverbérations dans l’eau d’un bassin, jusqu’à l’écoulement d’une rivière placée en sortie de bâtiment. Nous avons apprécié cet imposant ensemble implanté sur toute la longueur du bâtiment. D’autant plus que sur la galerie dominant l’installation une mariée essayait sa robe blanche sur fond bleu…

 

La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
La Fondation Louis Vuitton magnifiée par Buren
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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 16:44
Le  Louvre-Lens

 

Notre circuit d’été se poursuit, après la ville de Troyes et ses colombages, nous avons découvert la ville de Lens. Cette ville a été victime de la fermeture des mines de charbon et l’implantation d’un musée du Louvre à côté des anciens corons, témoigne d’une volonté de reconstruction d’un univers laissé en friches. En dépit de l’implantation du musée, les hôtels les plus proches sont situés à une vingtaine de kilomètres de distance, et l’intendance suit de très loin la visite du musée.

 

Charles Le Brun

 

Le peintre du roi soleil constitue la grande exposition temporaire de l’année. L’exposition que nous avons parcourue rend justice à ce peintre, hagiographe du règne de Louis XIV, mais plus encore témoin de son temps. Il servira tous les arts en dirigeant la manufacture des Gobelins, ce qui le rapproche de la sculpture, de l’orfèvrerie, des marbres, du mobilier et des tapisseries. Formé par des grands peintres dont Simon Vouet, il devient le protégé du chancelier Séguier, et travaille pour le cardinal de Richelieu (Hercule terrassant Diomède).

Pendant un séjour romain de trois années, il s’inspire de l’Antique et des savoirs faire de la ville, en compagnie de Nicolas Poussin. Sa carrière va se développer auprès de Fouquet, Colbert, dont il décore les palais. Devenu premier peintre du roi, il dirigera tous les grands chantiers du règne. A Versailles, il est le maître d’œuvre des décors peints des Grands appartements, de l’escalier des Ambassadeurs, de la galerie des Glaces. Il coordonne le travail des sculpteurs au plan des façades et des jardins.

 

Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens

Entièrement au service du Roi, il exacerbe la dynamique du roi soleil, grâce à des scènes de mythologie orientées. Décoration, peinture, meubles, concourent à créer une vie de cour agréable, pour des courtisans invités à dépenser des sommes importantes. Ainsi une vie totalement factice prend le pas sur la vie quotidienne des gens du peuple. Un fossé se crée qui conduira fatalement à la Révolution…

Mais les qualités de Le Brun se retrouvent dans l’estampe et ses confrontations entre les visages et les physionomies changeantes de ses personnages. Une dimension psychologique nait alors à l’occasion des modifications du tempérament des personnes. Ce sont les passions qui inondent les hommes, comme celles des animaux. Nous trouvons donc maintes descriptions des altérations des visages lorsque des émotions surviennent.

Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens

La galerie du Temps

 

L’entrée dans cette immense halle étonne par ses dimensions imposantes. Aurons-nous le temps de tout voir, d’autant plus que la collection augmente tous les ans ? En réalité, trois âges découpent cette exposition permanente. Un tiers de période Antique, un tiers de Moyen Âge, un tiers des Temps Modernes.

C’est une présentation chronologique de l’histoire de l’humanité qui se présente aux yeux des visiteurs. On peut penser que cette conception devrait gouverner le musée du Louvre d’Abou-Dhabi qui sera ouvert très prochainement. Ainsi présentée l’histoire de l’Humanité ne manque pas de grandeur. Statuaire, fresques, écritures, scandent l’Antiquité et ses civilisations. La beauté des statues égyptiennes, côtoie celle des grecques et des romaines. De nombreux pays sont présents : Syrie, Iran, Afrique du Nord via des symboles funéraires ou décors de pièces. A l’intersection du Moyen-Âge et des Temps Modernes une Suzanne au bain de Tintoret vient intercaler ses rondeurs grâce à un récent transfert du Grand Palais.

Les riches collections du Louvre, dont de nombreuses pièces sont gardées dans ses sous-sols, méritent une mise à jour au profit de visiteurs lointains qui peuvent ainsi les connaître pour les admirer de plus près.

Le musée incorpore plusieurs animations dont un exemple de réfection d’un tableau et des animations prévues en faveur des enfants. Une maquette rappelle le fonctionnement d’une mine de charbon avec ses divers bâtiments et son ascenseur.

Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
Le  Louvre-Lens
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 19:23

 

Le Palais Longchamp

 

Le musée des Beaux Arts est intégré au Palais Longchamp. Il faudra attendre sa réalisation pour commémorer avec faste l'arrivée des eaux de la Durance à Marseille qui mettait un terme à la sécheresse de ville et à ses néfastes conséquences sur la santé de la population avec en particulier des épidémies de choléra. Cette adduction d'eau fut possible grâce à la réalisation du canal de Marseille confiée à l'ingénieur français Franz Mayor de Montricher. L'ensemble du projet du palais Longchamp comprenait la réalisation d'un château d'eau avec cascades, relié de part et d'autre par une colonnade à deux bâtiments destinés à accueillir, l'un le Muséum d'histoire naturelle, l'autre le musée des beaux-arts.

 

Le musée est installé dans l'aile droite du palais Longchamp construit par l'architecte Henry Espérandieu de 1862 à 1869. Une colonnade relie le musée et le muséum à la fontaine monumentale du château-d'eau central. Le bâtiment possède une très riche décoration sculptée, dont le groupe de la Durance par Jules Cavelier et quatre fauves de Barye aux entrées. Dans l'escalier du musée se trouvent deux toiles de Puvis de Chavanne : Marseille, porte de l'Orient et Marseille, colonie grecque

Le musée des Beaux Arts de Marseille
Le musée des Beaux Arts de Marseille
Le musée des Beaux Arts de Marseille
Le musée des Beaux Arts de Marseille
Le musée des Beaux Arts de Marseille

 

Les Collections

 

Le musée des beaux-arts de Marseille a été créé en 1802, à la suite de l'arrêté du 13 Fructidor an IX (31 août 1801) dit arrêté Chaptal du nom du ministre de l'Intérieur de l'époque Jean-Antoine Chaptal qui prévoyait d'envoyer dans plusieurs villes de province (dont des cités maintenant à l'étranger) des tableaux, sculptures et objets d'art. Les premières collections proviennent des saisies révolutionnaires des biens des émigrés. Afin d'inventorier les biens saisis, une commission des arts présidée par Claude-François Achard est créée à Marseille en novembre 1794

Elles rassemblent un exceptionnel ensemble de peintures, sculptures et dessins du plus grand artiste baroque français, Pierre Puget né à Marseille en 1620, Louis Finson, Jean Daret, Nicolas Mignard, Michel Serre, Pérugin, du Guerchi, de Lanfranco, Panini, Courbet, Corot, Daubigny, Millet, Daumier, Puvis de Chavannes, Guigou, Loubon, Monticelli, Ziem, Rodin, Rubens, Jordaens, Snyders…

Rubens, Puget, Hubac, Carli, Barbieri, témoignent de la diversité des oeuvres exposées
Rubens, Puget, Hubac, Carli, Barbieri, témoignent de la diversité des oeuvres exposées
Rubens, Puget, Hubac, Carli, Barbieri, témoignent de la diversité des oeuvres exposées
Rubens, Puget, Hubac, Carli, Barbieri, témoignent de la diversité des oeuvres exposées
Rubens, Puget, Hubac, Carli, Barbieri, témoignent de la diversité des oeuvres exposées

Rubens, Puget, Hubac, Carli, Barbieri, témoignent de la diversité des oeuvres exposées

Toutefois, le jour de notre visite, seul le rez-de-chaussée était accessible, afin de préparer  une nouvelle exposition. En conséquence, nous avons mis l’accent sur la force et le chromatisme de Rubens et de Philippe de Champaigne. Notre vidéo s’attarde sur les cinq œuvres citées ci-après :

 

·  Pierre Paul Rubens : La chasse au sanglier , La résurrection du Christ , L'adoration des bergers

 

·  Philippe de Champaigne : L'assomption de la Vierge, Apothéose de Madeleine

 

Le musée des Beaux Arts de Marseille
Le musée des Beaux Arts de Marseille
Le musée des Beaux Arts de Marseille
Le musée des Beaux Arts de Marseille
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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 09:33

Le musée d'histoire de Marseille est un musée consacré à l'histoire de la ville de Marseille. Fondé en 1983, il a été entièrement rénové et a rouvert en septembre 2013 à l'occasion de Marseille-Provence 2013. Installé à deux pas du Vieux-Port, c'est un musée à ciel ouvert qui nous attend en plein cœur du centre commercial Bourse de Marseille. Entièrement rénové, le musée d’Histoire de Marseille s’étend sur plus de 15 500 m2, ce qui en fait l’un des plus grands musées d’Histoire en France et en Europe. Avec sa façade en verre il projette le site dans une nouvelle dimension, avec une vue exceptionnelle sur le Port Antique, là où tout a commencé.

Chaque séquence historique du parcours muséographique se déploie autour d’un objet phare et emblématique de la ville, chaque étape est enrichie par de nombreux films et séquences multimédia interactives qui donnent vie aux objets et commentent les collections. Au Musée d'Histoire de Marseille, les choses ne sont pas expliquées, elles sont contées. Des documents sont adaptés aux âges des enfants et mis à leur disposition. Le public a droit à un journal de visite de 24 pages aidant à suivre la chronologie des salles.

Une partie des découvertes, lors de la construction du centre commercial de La Bourse est conservée sur place, le port antique est aménagé en jardin. Le musée comprend une salle d’exposition temporaire pour des manifestations sur divers thèmes relatifs à l’histoire de Marseille et une salle d’exposition permanente qui met en valeur les différents vestiges découverts.

Fermé pendant plusieurs années, le musée d'histoire est entièrement rénové par l'architecte Roland Carta et rouvert pendant l'année Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture. La nouvelle architecture veut recréer « un lien intime entre la ville, son musée et le site archéologique » du Port antique. Une nouvelle muséographie créée par l'architecte scénographe Adeline Rispal tisse des liens entre l'histoire portuaire et commerciale du site et l'architecture du centre commercial de la Bourse.

Le Musée d’Histoire de Marseille
Le Musée d’Histoire de Marseille

Vingt six siècles d’histoire

Le musée présente l'histoire de Marseille en treize volets ou séquences recouvrant une période plus ou moins longue. Un parcours numérique assiste le visiteur tout au long de la découverte de l’histoire de la ville.

Au rez-de-chaussée sont regroupés les témoignages de l’antiquité. Statues, vases, sépultures, encadrent des bateaux découverts sur la place Jules Verne. Sept bateaux antiques ont été mis au jour dont cinq sont exposés : deux épaves grecques et trois romaines. Une embarcation d'environ 9,80 m de long et 1,80 m de large repose sur un lit de galets. L'intérêt essentiel de cette épave réside dans son mode de construction qui fait appel à la technique d'assemblage par ligatures. L'étanchéité est assurée par des rouleaux de tissus de lin disposés sur les joints d'assemblage. L'étanchéité de l'ensemble de la coque est renforcée par un enduit composé de cire et de poix passé à l'intérieur et à l'extérieur de la coque. La dimension de la salle met en valeur ces découvertes avec une orientation donnant directement sur le jardin des Vestiges de l’ancien port.

Epaves et ancre de la place Jules Verne
Epaves et ancre de la place Jules Verne
Epaves et ancre de la place Jules Verne
Epaves et ancre de la place Jules Verne

Epaves et ancre de la place Jules Verne

Les seuls objets de culte relativement fréquents pour cette période sont les stèles votives en pierre représentant une déesse assise dans un édifice en forme de temple. Une cinquantaine de ces stèles appelées aussi Naïskoï ont été découvertes sous l'ancienne rue Négrel lors du percement en 1863 de la rue Impériale, actuelle rue de la République. La tenue des femmes en vêtement long, la tête voilée, les mains posées sur les genoux est traditionnelle de l'art grec archaïque. Ces figurines tiennent parfois sur les genoux un animal.

Une maquette explique le choix de l’emplacement du port par les Phéniciens mis à l’abri des vents dominants.

Le Musée d’Histoire de Marseille
Le Musée d’Histoire de Marseille
Le Musée d’Histoire de Marseille
Le Musée d’Histoire de Marseille
Le Musée d’Histoire de Marseille
Le Musée d’Histoire de Marseille
Le Musée d’Histoire de Marseille
Le Musée d’Histoire de Marseille

 

Le site archéologique de la Bourse

 

Une partie des découvertes, lors de la construction du centre commercial de La Bourse est conservée sur place, le port antique est aménagé en un jardin des Vestiges. Notre vidéo présente une vue aérienne du site archéologique. Le musée donne accès au jardin des vestiges et au port antique qui correspondent à la partie centrale des fouilles réalisées sur le chantier de la Bourse entre 1967 et 1977 complétées par d'autres plus récentes mais plus ponctuelles (1978-1983, 1985, 1992-1994, 2000).

Une promenade s’impose au milieu de ce vaste espace vert coupé par des tours, des quais, des dallages, des citernes. Des écriteaux explicatifs décrivent les lieux où des bancs de repos sont disposés. Le jour de notre visite alors que nous étions arrêtés pour lire de la documentation, nous avons observé le vol des oiseaux. Une mouette s’était abattue sur un pigeon et le dévorait tout cru…

Pour l'article détaillé : Jardin des Vestiges.

Sculpture de proue
Sculpture de proue
Sculpture de proue

Sculpture de proue

Le monde des morts

 

Une partie du musée est réservée aux découvertes anciennes ou récentes des sépultures qui révèlent une attitude devant la mort. Les Grecs sont venus avec leurs dieux, puis les Romains, enfin les Chrétiens, marquant les nécropoles de leurs empreintes et croyances.

Les très nombreux sites funéraires se répartissent autour de la cité antique, formant un cercle funéraire. Un des sites les plus importants est la nécropole de Sainte Barbe découverte lors des fouilles de sauvetage effectuées en 1991 avant la construction d’un parking. Cette zone se situe entre la porte d’Aix et le Centre Bourse, à l’ouest de la rue d’Aix et au nord de la Faculté des sciences économiques Pierre Puget. Ce site se trouvait primitivement dans un talweg qui a été progressivement comblé et se situait entre la butte des Carmes et la colline Saint-Charles. Les fouilles ont permis de découvrir 548 tombes antiques dont 532 ont pu être identifiées dont 96 pour la période grecque et 436 pour la période romaine. Quelques tombes sont reconstituées avec des moulages en mousse et plâtre mais avec l'intérieur en mobiliers (urne, vase) et squelettes originaux, dont :

Un sarcophage à strigile d’époque romaine découvert aux abords de la cathédrale de la Major réemployé comme fonts baptismaux à la vieille Major. Ce sarcophage en marbre blanc est décoré seulement sur la face principale : au centre est représenté un couple qui pourrait être les défunts. L'homme est assis sur un tabouret luxueux et tenant des rouleaux. À gauche la femme drapée et s'appuyant sur un pilier est tournée vers l'homme. Entre les deux figures se dégage le visage d'un homme barbu.

 

Aux  autres étages du musée

 

L’histoire de la ville de Marseille est décrite de la féodalité à la royauté, la Révolution et l’hymne de la Marseillaise, l’occupation, les grèves des dockers. Rien ne manque : allez y pour compléter cet article qui traite seulement de la période antique mise à jour à l’occasion des travaux de rénovation de la ville.

Sarcophage romain, divers types de sépultures
Sarcophage romain, divers types de sépultures
Sarcophage romain, divers types de sépultures

Sarcophage romain, divers types de sépultures

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Table des matières

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La Principauté de Seborga
 
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Inde : le Rajasthan diaporama
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Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
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Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
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Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
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Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
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