Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 08:32

 

Musée des Beaux-Arts de la ville depuis 1982, la Cohue, mot d'origine bretonne (coc'hug signifiant halles) utilisé au Moyen Âge pour désigner les lieux de marché dans les villes, appartient au duc de Bretagne. Sa partie la plus ancienne remonte au 13ème siècle et l'édifice est agrandi aux14ème et 17ème siècles. Situé en plein cœur de la ville face à lacqthédrale Saint Pierre, le lieu fut le siège du palais de la justice ducale. À partir de1675, leparlement de Bretagne exilé à Vannes y tint séances. La Cohue accueille les Etats de Bretagne à dix reprises. En1532, ce fut dans cet édifice que l'acte d'Union de la Bretagne à la France fut signé.

 

L’histoire du paysage

Ce genre longtemps qualifié de mineur au 19e siècle marque un véritable tournant dans la peinture.
Simultanément, chez de multiples artistes paysagistes s’opère une mutation ; entre fervents d’une peinture idéalisée ou défenseurs d’une peinture d’après nature, les courants sont nombreux dans la peinture française. Dès 1830, l’École de Barbizon, sous la conduite de Théodore Rousseau abandonne le paysage académique pour une observation attentive et fidèle de la nature. La pratique en plein air et le travail sur le motif se généralisent avec
les impressionnistes.
La Bretagne, à la faveur d’un développement touristique amplifié par l’arrivée du chemin de fer, devient une destination très prisée des artistes. La célèbre École de Pont-Aven en est l’exemple le plus parfait. La Bretagne des côtes, facile d’accès, fascine davantage que la Bretagne des terres, plus secrète. Landes et forêts, bocages et chemins, fleuves et rivières, deviennent les sujets de prédilection d’artistes de renom ou de petits maîtres parfois oubliés par l’histoire de l’art. Tous nous livrent avec le recul du temps de précieuses informations sur l’évolution du territoire.

La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes

Joseph-Félix Bouchor

Lors de notre visite, c’est le peintre Bouchor qui est mis à l’honneur, avec de nombreuses œuvres. Ses scènes du quotidien sont empreintes de réalisme et mettent en avant la vie des habitants. Les jours de fête au Faouët, les scènes de marché à Auray, le retour de pêche à Concarneau, les paysages de Carnac à la pointe du Raz, ainsi que l’angélisme des personnages au passage de l’île de Freneuse, apportent variété et informations sur les costumes de l’époque.
 

Geneviève Asse

Depuis 2013, à la suite d'une importante donation, un espace permanent est consacré à l’œuvre de cette artiste native de Vannes dans la salle haute du musée. Elle rejoint la vision esthétique de Nicola de Staël, ce qui la conduit à l’abstraction, dont les tableaux à dominante bleu pâle ornent son espace.

La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes
La Cohue musée des Beaux-Arts de Vannes

Partager cet article

Repost0
8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 10:07

 

Le musée des Beaux-Arts

La collection, principalement constituée au XIXe siècle grâce à de nombreux donateurs, est particulièrement riche en peintures italiennes.

Les dons et legs du baron Hector Garriod, collectionneur savoyard installé à Florence et le don du roi de Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel II ont largement participé à son enrichissement.

Le musée des beaux-arts de Chambéry présente dans son parcours permanent une collection d’une centaine de peintures allant de la fin du Moyen-âge au début du XXe siècle. Le parcours chronologique permet au visiteur d’évoluer à travers différents mouvements de l’histoire de l’art - Primitifs, Renaissance, Maniérisme, Baroque, Néo-clacissisme - et de découvrir différents genres : peinture religieuse, historique, portraits, paysages.

Les œuvres italiennes des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles sont particulièrement représentées.

Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes

 

La villa Les Charmettes

Notre vidéo organise une visite de l’intérieur des pièces de la villa où résida Jean-Jacques Rousseau, puis elle s’attarde sur le jardin et ses insectes…

"Une maison isolée au penchant d'un vallon fut notre asile, et c'est là que dans l'espace de quatre ou cinq ans j'ai joui d'un siècle de vie et d'un bonheur pur et plein..." Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, 10e promenade.

Jean-Jacques Rousseau (1712-1779), philosophe, écrivain et musicien, souvent présenté comme un des pères de la Révolution Française avec son fameux Contrat Social, décrit Les Charmettes comme là où « commence le court bonheur de [sa] vie ».

C’est à Annecy que Jean-Jacques Rousseau, à peine âgé de 16 ans, rencontre Madame de Warens en 1728. Celle-ci deviendra vite sa protectrice et marquera à jamais la vie du jeune homme en assurant son éducation et en devenant son amante. Sa période aux Charmettes a été pour l’auteur non seulement des années de plaisirs simples et de temps adonné à ses passions, un lieu où il se définit comme « libre » mais aussi là où il a constitué la base indispensable à son œuvre, la phase d’enseignement pure et essentielle qui donnera ensuite lieu à la critique et donc à l’écriture.

C’est donc aux Charmettes que Rousseau, suivant sa propre méthode de travail, créera son « magasin d’idées » pour se révéler quelques années plus tard aux yeux du monde à travers l’Emile, le Contrat Social, ses Confessions ou encore son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.

Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes
Chambery : Le musée des Beaux-Arts - Les Charmettes

Partager cet article

Repost0
9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 12:34

Le Musée Faure

Le Musée Faure a été fondé en 1949 pour accueillir le legs du Docteur Faure. Il est installé dans une villa de style génois, du début du XXe siècle, nommée les Chimères.

Le Docteur Jean Faure (1862-1942), d’origine gasconne, reçoit une éducation bourgeoise. Il effectue de brillantes études et devient docteur en pharmacie. Il exerce très tôt des responsabilités au sein d’importants organismes professionnels. En 1885, il est membre du Comité Français des Expositions. Il se frotte au monde des Beaux-Arts.

Le Docteur collectionne des boîtes à médecine, des Netsuke, des ouvrages aux illustrations licencieuses et constitue une rare collection de peintures et de sculptures impressionnistes, et proches de l’Impressionnisme, qui constitue aujourd’hui l’essentiel de la collection du Musée. Ces œuvres, d’une grande qualité et souvent exceptionnelles, témoignent de la sensibilité du Docteur Faure.
L’homogénéité de la collection, d’ailleurs plus intuitive que réfléchie, laisse à penser que le Docteur Faure a toujours eu en tête un projet muséal, sans doute à l’instigation du sénateur chambérien Borrel.

La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces

La chambre de Lamartine

La chambre que Lamartine occupa lors de ses séjours aixois de 1816 à 1830 est une simple suggestion. Les meubles proviennent tous de la Pension Perrier où descendit le poète et qui se trouvait à l’emplacement des Thermes actuels. Elle fut démolie vers 1930, à l’occasion de la construction de ceux-ci.

Le lit de Lamartine ainsi qu’une bonne partie du mobilier sont de style Empire Savoyard. Ils sont en bon état de conservation. Tous les objets et documents se trouvant sous vitrine évoquent le souvenir de Lamartine. Cette collection a été constituée par des achats, dons et apports assez disparates.

A remarquer essentiellement : deux petites gravures encadrées de noir, l’une représentant Lamartine, l’autre Julie Charles, c’est à dire Elvire, dont c’est là un des rares portraits.

La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces
La ville d’Aix : musée Faure et Palaces

Partager cet article

Repost0
29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 14:11

A la Découverte de la Région Auvergne Rhône Alpes

Après notre dernier voyage au Japon, nous proposons la découverte d’une nouvelle Région, pendant les prochaines semaines.

Un festival d’orgues de Barbarie a débute notre voyage. A partir de Valence, nous découvrirons la ville et son musée centré sur le ruiniste Hubert Robert, puis nous découvrirons la corniche du Rhône, Tain l’Hermitage, Romans.  Ensuite, nous irons à Aix les bains pour découvrir son musée Faure et ses palaces, son lac, l’abbaye de Hautecombe, visite de la ville de Chambéry, ses traboules et de son château, la ville d’Annecy, Promenade dans le Beaufortain, le Mont Revard…

A partir de Saint Nectaire, nous visiterons la chaîne des puys, Vulcania, le château de Murol, des fermes…

Le Musée de Valence, art et archéologie, se situe dans le centre historique du vieux Valence, jouxtant la cathédrale Saint-Apollinaire, au bord de la première terrasse de la ville. Il propose une large vue panoramique sur le paysage valentinois, du Vercors jusqu'aux montagnes de l'Ardèche. Créé officiellement en 1850, il est installé depuis 1911 dans l’ancien palais épiscopal, vaste hôtel particulier entre cour d’honneur et jardin privé qui garde de nombreuses traces de son histoire séculaire : tour épiscopale fortifiée du 12e siècle, galerie ogivale, plafonds peints des 15e et 17e siècles...

Ses collections, riches de plus de 20 000 œuvres, offrent dans un parcours réinventé un large panorama de l’histoire de l'Homme et des arts, de la préhistoire régionale à l’art contemporain.

La section Archéologie retrace l’histoire des civilisations ayant occupé la Drôme et la moyenne vallée du Rhône, des périodes modernes en remontant jusqu’à la préhistoire.

Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts

La section Art, qui réunit peintures, dessins, sculptures et arts décoratifs, propose en particulier de nombreuses œuvres sur le thème du paysage, depuis sa relecture par les artistes contemporains jusqu’à son "invention" au 16e siècle comme genre autonome.

Le paysage de ruines domine dans les collections de peinture du 18e siècle avec Giovanni-Paolo Pannini, Jean-Nicolas Servandoni, et surtout Hubert Robert. Précédées d’un espace consacré au donateur Julien-Victor Veyrenc qui présente d’autres dessins de sa donation (François-André Vincent, Joseph-Benoît Suvée, Charles Meynier, Le Parmesan…), deux salles sont dédiées à l’exceptionnel ensemble de près de cent vingt œuvres d’Hubert Robert. Cet ensemble constitue la collection consacrée à l’artiste la plus importante conservée dans un musée, avec celles des musées du Louvre à Paris et de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, et propose une vision du ‟sentiment de la nature” et du goût pour l’antique qui se sont développés au 18siècle.

Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts
Valence Le musée des Beaux-Arts

Partager cet article

Repost0
28 avril 2019 7 28 /04 /avril /2019 09:00

Nous prenons le bateau pour rejoindre le village de Porquerolles. La traversée depuis Hyères permet de mettre une distance avec cette petite île.  C’est un joli lieu avec de belles maisons fleuries. En mai, juin, et même jusqu’à la Toussaint, les îliens -environ 300- disent que c’est le paradis. Pendant les vacances scolaires, quand passent des milliers de touristes pour la journée, gare aux vélos : on circule à deux roues dans cette île aux allures de forêt en pleine mer, interdite aux voitures -à part pour les locaux et artisans- et les cyclistes se sentent des ailes. On ne les entend pas toujours venir, piétons, restez sur les côtés de la route. Au petit port d’arrivée, nous dégustons sans mesure ses glaces locales : Coco Frio, on leur fait de la pub sans gêne. Les cornets de sorbets ou autres -du Nutella au yoghourt- sont irrésistibles et très généreuses. Une double fraise vanille ici, ça équivaut à six boules dans certaines enseignes chics de Deauville. Rassasié après un long bain de mer, on continue jusqu’à la vieille église du village, sa place à l’ancienne.

 

A l’arrivée à la Fondation nous admirons une forêt d’oliviers. La Fondation Carmignac s'implante au printemps 2018 sur l’île de Porquerolles au sein du parc national de Port Cros. Le site est ouvert au grand public et présente une exposition permanente ainsi que des sculptures réalisées in-situ par des artistes internationaux. La réhabilitation du bâtiment existant, un mas provençal caractéristique et le prolongement du projet avec création d'un espace muséographique en sous-sol.

Le paysagiste Louis Benech est chargé de l'aménagement du jardin. L’intéressant tient à l’originalité du moment passé sur l’île. Des peintures en pleine nature, c’est rare, avec des baies vitrées qui donnent sur la mer d’un bleu incandescent. D’autant que le jardin de sculptures, qui oscille parmi les vignes, avec une douzaine d’œuvres monumentales créées spécialement, plaira aux enfants quand on vient randonner sur l’île ou flâner pour la journée. Comme ce labyrinthe de verre où l’on se perd pour se voir au cœur du vert, du bleu, de l’ocre de la terre, du soleil. Une façade du musée la situe dans une carte de la Méditerranée avec une glace réfléchissante.

La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles

 

Les collections

A la collection permanente, s’ajoute une présentation temporaire de soixante-dix œuvres. Pour la deuxième année d’ouverture de la Villa Carmignac, la Fondation Carmignac a invité la commissaire Chiara Parisi qui a imaginé une exposition, « La Source », puisant son inspiration dans l’architecture de la Villa et l’île de Porquerolles.

Lors de notre visite en octobre 2018, la programmation était différente : sur le thème de « sea of desire ». SEA OF DESIRE : cette phrase, dont les mots se déploient sur la surface d’une grande peinture d’Ed Ruscha, attend les visiteurs en fin de parcours, dans la forêt. « Les mots ont une température » déclare l’artiste, « quand ils atteignent un certain degré et deviennent brûlants, ils m’attirent… ». La température des mots de SEA OF DESIRE est chaude, elle bouillonne de sens et d’ambiguïtés. D’un côté, cette phrase exprime notre Eros et notre désir de beauté ; de l’autre, elle contient notre irrésistible attirance pour le drame, voire la destruction. Deux penchants contraires et indissociables qui sont à l’œuvre dans un magistral roman d’anticipation, écrit non loin de Porquerolles, à Sanary sur Mer, en 1931 : Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley. Ce monument de la littérature pressentait les profonds changements de société dus aux nouvelles technologies, à la propagande et la manipulation des esprits.

Une salle entière a été spécialement conçue pour accueillir une impressionnante fontaine, constituée de cent sculptures de poissons de Bruce Nauman.

 

Après la traversée d’un bois, le visiteur est invité à se déchausser avant de plonger sous la surface d’un mas provençal et découvrir une soixantaine d’œuvres issues de la collection, d’importants prêts mais aussi de nouvelles productions. Circuler en chaussettes, oui, c’est normal au Japon, sur l’épaisse moquette d’un temple de Kyoto. Sur l’île de Porquerolles aussi, on reste zen. On enlève les chaussettes -même si l’été, les vacanciers arrivent plutôt en tongs ou sandales- à l’entrée de la Fondation.

Lewis Carroll’s Wunderhorn de Max Ernst – première œuvre acquise par Edouard Carmignac – est le point de départ d’une grande fresque immersive de Fabrice Hyber, porte d’entrée de l’exposition. Un cheminement vers l’élan vital, régénérateur, de la source se déploie dans les espaces souterrains inondés de soleil. En se plaçant sous le plafond d’eau, puits de lumière et point d’équilibre du parcours, le visiteur découvre le plan des espaces en croix romaine, libéré de ses cimaises. Son regard embrasse toutes les œuvres, des plus méditatives aux plus engagées.

Deux axes majeurs de la collection sont ainsi explorés dans un jeu de vis-à-vis : le corps féminin (Egon Schiele, Roy Lichtenstein, Thomas Ruff …) et l’abstraction parfois expressionniste (Gerhard Richter, Theaster Gates, Susan Rothenberg…).

 

Roy Lichtenstein, né en 1923 à Manhattan, est un des artistes les plus importants du mouvement pop art américain. Ses œuvres s'inspirent fortement de la publicité et de l'imagerie populaire de son époque, ainsi que des « comics ». Il décrira lui-même son style comme étant « aussi artificiel que possible ». Ses œuvres sont largement représentées sur les cimaises de la Fondation qui en comprend une quinzaine, la plus importante collection privée.

La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles
La Fondation Carmignac à Porquerolles

Partager cet article

Repost0
25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 11:24

 

Découverte notamment des œuvres d'art des impressionnistes (Monet, Degas, Liebermann) aux expressionnistes comme Kirchner et surtout Otto Dix (La Guerre) e Hans Grundig. Ces peintres, dont les oeuvres sont qualifiées d’art dégénéré par les nazis, sont des évocations de la guerre. Otto Dix a connu la guerre de 1914-1918, mais ses peintures décrivent les conséquences des guerres. Elles sont une anticipation de ce que nous vivrons pendant la deuxième guerre mondiale. On comprend que la simple vue de ces panneaux peut avoir de dérangeant pour ceux qui ont la solution finale en tête.

Le quartier des Alternatifs
Le quartier des Alternatifs
Le quartier des Alternatifs
Le quartier des Alternatifs
Le quartier des Alternatifs
Le quartier des Alternatifs

Le quartier des Alternatifs

La galerie des Maîtres Anciens
La galerie des Maîtres Anciens
La galerie des Maîtres Anciens
La galerie des Maîtres Anciens
La galerie des Maîtres Anciens
La galerie des Maîtres Anciens
La galerie des Maîtres Anciens
La galerie des Maîtres Anciens
La galerie des Maîtres Anciens
La galerie des Maîtres Anciens
La galerie des Maîtres Anciens
La galerie des Maîtres Anciens
La galerie des Maîtres Anciens

La galerie des Maîtres Anciens

L'Albertinum
L'Albertinum
L'Albertinum
L'Albertinum
L'Albertinum
L'Albertinum
L'Albertinum
L'Albertinum
L'Albertinum
L'Albertinum
L'Albertinum

L'Albertinum

Partager cet article

Repost0
10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 17:09

Matinée : visite de la Galerie Nationale d'art moderne. Installée dans l'ancien palais des Expositions, la collection est consacrée à l'art français du XIXe s. et à l'art moderne tchèque mais également à Munch, Picasso, Miro, Klimt... Dans le même bâtiment, découverte de l'ensemble baptisé « L'épopée slave » de Mucha, cycle d'une vingtaine de toiles monumentales retraçant l'histoire du peuple slave.

Déjeuner à la brasserie de la Maison Municipale.

Après-midi : consacrée à l'Art nouveau. A l’instar du reste de l’Europe, Prague a bénéficié de l’influence de ce mouvement né à la fin du XIXe s. Dans les visites : Maison municipale ; tour de la galerie Koruna ; maison Praha (extérieurs) ; musée Mucha, abritant la majeure partie de l’œuvre du peintre tchèque.                                                                                                
Dîner.

9h00 : Départ. Tram à la station toute proche de l'hôtel.  

9h10 - 10h30 : Promenade à pied dans la ville nouvelle. Observation des façades le long de l'avenue Vodickova. Passage à proximité de l'ancien hôtel de Ville où eut lieu la première défenestration de Prague. Traversée du parc Charles (statue d'Ignace de Loyola). Passage à côté de l'école Polytechnique. Lieu de mémoire des victimes de Heydrich pendant la 2e Guerre mondiale. Passage à côté de la "maison dansante". Suite de la promenade le long du quai Smetana (observation des façades) jusqu'à l'opéra national et le nouvel opéra. Passage devant le couvent des Ursulines, et observation de deux magnifiques façades Art Déco.

Tram. 

10h30 - 11h45 : Visite de la galerie nationale. Malheureusement deux étages sur quatre sont fermés, notamment celui consacré aux impressionnistes.

Tram.

 

 Prague - Galerie nationale d'art moderne et art nouveau, maison municipale
 Prague - Galerie nationale d'art moderne et art nouveau, maison municipale
 Prague - Galerie nationale d'art moderne et art nouveau, maison municipale
 Prague - Galerie nationale d'art moderne et art nouveau, maison municipale
 Prague - Galerie nationale d'art moderne et art nouveau, maison municipale
 Prague - Galerie nationale d'art moderne et art nouveau, maison municipale
 Prague - Galerie nationale d'art moderne et art nouveau, maison municipale
 Prague - Galerie nationale d'art moderne et art nouveau, maison municipale

14h00 - 14h55 : Visite de la Maison municipale. Succession de pièces magnifiques (salle "pâtisserie", salon "aquarium", salon oriental, salles de spectacles, de musique et de danse...

15h05 - 16h00 : Visite du musée Mucha. Vidéo sur la vie du peintre.

16h00 - 17h30 : Suite de la promenade. Passage par la grande poste décorée Arts Nouveau. Découverte de l'église baroque Saint-Gilles. Remontée de la place Venceslas vers le musée national : plaque commémorant l'endroit où l'étudiant Jan Palach s'immola par le feu pour protester contre l'occupation des troupes du pacte de Varsovie, et où démarra la "révolution de velours". Découverte de la statue équestre de Saint Venceslas. En revenant sur nos pas, passage par la galerie Lucerna (statue de cheval pendu au plafond!), traversée du jardin franciscain. Découverte de la statue de Kafka constituée de fines strates métalliques pivotant sur elles-mêmes pour former, à terme, la tête de l'écrivain. Arrivée à la place de la Vieille Ville.

Musée d'art moderne et musée Mucha
Musée d'art moderne et musée Mucha
Musée d'art moderne et musée Mucha
Musée d'art moderne et musée Mucha
Musée d'art moderne et musée Mucha
Musée d'art moderne et musée Mucha
Musée d'art moderne et musée Mucha
Musée d'art moderne et musée Mucha
Musée d'art moderne et musée Mucha
Musée d'art moderne et musée Mucha
Musée d'art moderne et musée Mucha
Musée d'art moderne et musée Mucha

Musée d'art moderne et musée Mucha

La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale
La maison municipale

La maison municipale

Partager cet article

Repost0
13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 17:00

Le Musée de la musique rassemble au sein de la Philharmonie de Paris une collection de plus de 7 000 instruments et objets d’art. Près de 1 000 en sont présentés dans l’espace d’exposition permanente, dont des trésors nationaux ou des instruments mythiques comme un piano de Chopin ou une guitare de Brassens, permettant de relater l'histoire de la musique occidentale du XVIe siècle à nos jours et de donner un aperçu des principales cultures musicales de par le monde.

Nous avons apprécié la qualité et la beauté des instruments présentés. Une importante section est consacrée au piano, clavecin, épinettes, avec des décorations et peintures. Une salle est consacrée aux instruments de la musique asiatique. Enfin, la musique devient vivante avec des démonstrations variées, émanant de professeurs doués.

L’originalité du Musée de la musique est de proposer, en plus de la collection permanente, des expositions temporaires sur des thématiques favorisant le croisement des disciplines artistiques des problématiques culturelles et des zones géographiques.

Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique

Al Musiqa

 

Du 6 avril au 19 aout une exposition sur la musique arabe était organisée dans l’enceinte de l’architecture abritant l’orchestre philharmonique de Paris. L’exposition invite à un voyage visuel et sonore et propose de traverser des paysages immersifs comme le désert d’Arabie, un jardin andalou, un cinéma égyptien, une zaouïa africaine, un café de Barbès et la place trépidante d’une grande capitale arabe. Une place importante était accordée aux chanteuses et chanteurs avec des vidéos de leurs prestations. Les écouteurs distribués à l’entrée du musée permettent de s’accorder avec les ambiances visitées grâce à l’installation de nombreux points d’écoute. Le jour de notre visite coïncidait avec une pointe de chaleur à Paris, aussi le défilé à pas lent des dromadaires, s’harmonisait avec nos sensations. 

Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique
Le Musée de la Musique

 

Nous avons entendu les cultures musicales qui s’épanouissent dans le monde arabe sous l’angle d’un voisinage familier. Le pluriel est donc de mise, ainsi que la nécessité de ne pas qualifier les musiques par une arabité qui n’est pas une donnée incontestable mais une construction progressive. Ce n’est qu’en 1922, lors du Congrès de musique arabe du Caire, que fut pour la première fois employé officiellement le terme de « musique arabe » – auparavant était privilégié celui de « musique orientale ». Cette attention à la diversité rappelle aussi l’existence, au sein du monde arabe, de groupes de populations non arabes, comme les Berbères, les Kabyles ou encore les Kurdes, qui ont leurs propres modes et répertoires musicaux, même s’il existe des circulations et des influences réciproques. D’autre part, les instruments de musique de certains pays voisins – au sein du continent africain, dans le bassin méditerranéen, la Turquie ou l’Iran – sont parfois très proches de ceux du monde arabe. Le présent ouvrage s’attache ainsi à démêler les fils de ces caractéristiques complexes, aussi bien au sein du monde arabe qu’à ses frontières.

Al Musiqa se veut également un manifeste pour la sauvegarde d’un patrimoine culturel aujourd’hui en danger, en même temps qu’un témoignage de l’exceptionnelle vitalité de la création musicale contemporaine dans le monde arabe. Les œuvres rassemblées permettent ainsi de découvrir de riches collections publiques et privées situées en orient et en occident : instruments de musique, calligraphies, miniatures, peintures et photographies. Des installations, bandes dessinées, affiches de cinéma, pochettes de disques, films culte et archives sonores rares viennent également compléter ce corpus exceptionnel.

Une co-production du musée du Louvre et des idoles de la musique commentée

Partager cet article

Repost0
15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 16:51

Monaco Grimaldi forum

29 aout-9 septembre 2018

L’exposition L'OR DES PHARAONS rassemble plus de 150 chefs-d'œuvre du musée du Caire et présente une série d'ensembles prestigieux découverts dans les tombes royales et princières de l'Egypte pharaonique. Le Grimaldi Forum retrouve ainsi l’expertise de la commissaire d’exposition Christiane ZIEGLER, Directrice honoraire du Département des Antiquités Egyptiennes du Musée du Louvre, Directrice de la publication de la Mission archéologique du Musée du Louvre à Saqqara (Egypte) et Présidente du Centre d'archéologie, Memphite. Au-delà d’une présentation de somptueux ensembles (bijoux, vases, bracelets, pendentifs, ceintures d’orfèvrerie, miroirs à disque d’or, colliers, sarcophages, masques funéraires et meubles plaqués or), illustrés de documents retraçant leur découverte, l'exposition interroge également le statut de ces œuvres qui sont une des formes d'expression artistique les plus anciennes et les plus universelles. 

Chaque été, le Grimaldi Forum Monaco produit une grande exposition thématique, consacrée à un mouvement artistique majeur, à un sujet de patrimoine ou de civilisation, à une collection publique ou privée, à tout sujet où s’exprime le renouvellement de la création. Une occasion de mettre en valeur ses atouts et ses spécificités : offrir un espace de 3 200m² pour créer en toute liberté, mettre au service de la scénographie les outils technologiques les plus performants, s’appuyer sur les meilleurs spécialistes dans chaque domaine afin d’assurer la qualité scientifique de ses expositions.

Des découvertes aussi fabuleuses que celles de la tombe de Toutankhamon ou les trésors de Tanis n'ont pas manqué de renforcer ce mythe. De même que les trésors enfouis dans les tombeaux des pharaons appartiennent à notre imaginaire collectif, ces bijoux d’or souvent rehaussés de pierres de couleurs intenses : lapis-lazuli bleu foncé, feldspath vert, cornaline rouge, et ces vases façonnés dans l’or témoignent du faste de la vie des rois et de leurs courtisans.

Les plus anciens datent de la première dynastie avec les bracelets du roi Djer découverts dans sa tombe d'Abydos. L'orfèvrerie du temps des pyramides est illustrée par les bijoux d'or du roi Sekhemket provenant de sa pyramide de Saqqara et un ensemble ayant appartenu à la reine Hetephérès, mère de Khéops, enterrée au pied de la grande pyramide de Giza; on admirera particulièrement ses bracelets d'argent, le métal le plus prisé, incrustés de papillons. A Dachour et Illahoun, les pyramides des souverains de la XIIème dynastie ont livré des parures appartenant à des princesses de la famille royale : pendentifs "pectoraux" ajourés, ceinture d'orfèvrerie et délicats bracelets témoignant du raffinement de cette époque qui est considérée comme l'apogée de la joaillerie égyptienne

L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS

Un parcours chronologique  

 

Le visiteur parcourt l’histoire de l’Egypte antique, jalonnée par la découverte de trésors mis au jour par des archéologues ou par des pilleurs de tombes. Ici la visite est chronologique. Elle est scandée par des statues de souverains. Les pharaons étaient les maîtres du temps. Au début de chaque règne, le temps recommençait. Cela nous permet d’évoquer l’époque à laquelle les divers bijoux ont été produits et à qui ils appartenaient. Avec l'ensemble de la reine Iah-hotep, mère du pharaon Amosis, découvert dans la nécropole de Dra Abou'l Naga, sur la rive Ouest de Thèbes, s'ouvre le Nouvel Empire : miroir à disque d'or, lourds bracelets, collier "large" illustrent la magnificence de la période. Malheureusement les tombes de ces grands souverains creusées dans les falaises de la  Vallée des Rois ont été pillées sans scrupule dès l'Antiquité. On peine à imaginer les trésors évanouis que recélaient les tombes de grands monarques tels Chéops, Thoutmosis III ou Ramsès II... Une parure ouvragée, diadème et boucles d'oreilles, appartenant à un enfant royal de la XXème dynastie provient d'une cachette du même lieu. Et s'il ne comporte pas de bijoux remarquables, le mobilier funéraire de Youya et Touyou, beaux-parents d'Amenhetep III, qui eurent le privilège d'être inhumés dans la Vallée des Rois est véritablement royal : sarcophage, masques funéraires et meubles plaqués d'or.

Les sépultures royales découvertes en 1939 à Tanis dans le delta ont fourni une masse de bijoux et d'orfèvrerie datant des environs de l'an 1000 avant J.C. En effet, Psousennès Ier et Chéchonq II, Pharaons peu connus, avaient emporté dans leur tombe des trésors qui rivalisent avec celui de Toutankhamon : sarcophage d'argent, masques d'or, bijoux, vases précieux... Ainsi s’achève chronologiquement notre parcours, les tombes des souverains postérieurs n'ayant pas été identifiées à l'exception de celles des pharaons d'origine soudanaise qui se feront enterrer dans leur pays.

Réservés à une élite, et en premier lieu aux dieux (offrandes, matériel liturgique, obélisques, éléments d’architecture des temples plaqués d'or … etc.), l'orfèvrerie et les bijoux portés par les hommes comme par les femmes sont des attributs du pouvoir, parfois un signe d'extrême distinction. Ces bijoux sont dotés d'une grande valeur marchande dans une société qui ignore alors la monnaie (d'où le pillage des tombes dès la plus haute antiquité) et d'une exceptionnelle valeur magique (liée à leur matériau, leur couleur et leur décor).

La production de cette joaillerie met en oeuvre l’emploi de matériaux précieux et la maîtrise de techniques élaborées, une chaîne humaine hiérarchisée qui va du pharaon, seul possesseur des richesses du pays, au modeste "fabricant de colliers" en passant par les escouades de mineurs et les scribes comptables de l'or.

L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS

 

L'Or

 

Dès le 3ème millénaire avant J.-C., les égyptiens savaient travailler l’or, les métaux précieux et les pierres fines. Dans la vie quotidienne, ils se paraient de bijoux dont l’évolution à travers les millénaires a été notable comme l’attestent leurs découvertes successives dans de nombreuses tombes.

Les Egyptiens avaient une conception de l’au-delà plutôt optimiste ; ils souhaitaient prolonger dans l’au-delà leur vie terrestre et tout ce qui faisait son intérêt. Ils étaient enterrés avec des bijoux, symboles de prestige et marqueurs de leur rang social mais aussi chargé d’un pouvoir protecteur

L’or joue un rôle très important dans la civilisation pharaonique. Dotée de nombreux gisements d’or sur son territoire, l'Egypte est l'une des plus anciennes civilisations à avoir mis au point, il y a cinq mille ans, des techniques pour l’extraire et l’isoler.

L’or s’échangeait selon son poids et non selon le travail des orfèvres. Il avait une valeur marchande, religieuse et symbolique.

L’or éclatant comme le soleil était considéré comme la « Chair des Dieux ». Cet « or divin » à la dimension magique, il donnait au Pharaon son pouvoir dans l’éternité lui assurant l’immortalité, raison pour laquelle on retrouve cette abondance de masques funéraires et de parures en or dans leur dernière demeure.

Dans les croyances égyptiennes, l'or possédait des pouvoirs protecteurs. C'est pourquoi les momies étaient parées d'amulettes et de bijoux en or, et de nombreux joyaux étaient déposés parmi l'équipement funéraire. Inaltérable, il était un gage d’éternité

Les techniques de l'orfèvrerie

 

L'exposition s’attache à présenter les étapes et les techniques de fabrication des bijoux utilisées par les Egyptiens, les sources d’approvisionnement, la chaîne de transformation du modeste mineur au Pharaon propriétaire de toutes ces richesses en passant par les bijoutiers, les scribes, les chefs d ‘expédition… toute l’organisation de la filière de production de ces trésors.

Il est intéressant de constater que si ces parures changent à travers les millénaires, leurs formes perdurent à travers les âges, comme le collier large appelé Ousekh qui est souvent terminé aux deux extrémités par des têtes de faucon, typique de la bijouterie égyptienne qu’on trouve depuis le temps des pyramides jusqu’à la fin de la période pharaonique

L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS
L'OR DES PHARAONS

Partager cet article

Repost0
1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 14:10

Un autre déjeuner sur l'herbe

L’exposition de l’été au Petit Palais rappelle les circonstances qui ont conduit nombre de peintres, sculpteurs et artistes divers à se réfugier à Londres. C’est à la suite de la défaite du Second Empire que les conditions de vie dans la capitale se dégradent jusqu’à provoquer une Révolution avec la Commune. La défaite des communards se solde par 20 000 morts et la destruction de nombreux monuments.

 

Le parcours de l’exposition prend la forme d’un voyage : accompagner le visiteur par la scénographie pour lui faire partager cette expérience particulière de l’exil des artistes.

Des dispositifs décoratifs sobres accompagnés de bornes d’écoute conçues spécialement pour l’exposition, permettent au public de contextualiser la vie des peintres dans le Londres de l’époque. Les volumes des salles garantissent une bonne fluidité de circulation avec des moments forts tels la salle introductive à la géométrie déconstruite évocatrice de « Paris en guerre, Paris en ruine » ou « Le sas du voyage », une immersion poétique dans la traversée de la Manche au travers d’une animation d’après un tableau de Monet. Voir notre vidéo...

Les transitions sont traitées par des agrandissements graphiques et des cartographies. Une enfilade de fenêtres centrales en perspective dans la galerie Seine, permet des jeux de regards avec les salles consacrées à Carpeaux, Tissot et «L’Art club» dont l’atmosphère british sera propice à la présentation de portraits croisés.

Enfin, en clôture d’exposition, une vaste et spectaculaire salle présente notamment les chefs-d’œuvre tardifs de Monet.

Dans une première partie de l’exposition, nous observons la vie quotidienne des habitants de la capitale, queues devant les commerces, incendies…  Gustave Doré, Carpeaux, Henry Dupray, René Gilbert, Meissonnier, Jean-Baptiste Corot, Isidore Pils, Frans Moormans, Claude Monet, illustrent cette époque.

Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres

Une découverte : James Tissot

Les peintures réalisées en Angleterre démontrent l’adaptation du style de Tissot à un public friand de scènes de genre. Ses représentations méticuleuses de la vie contemporaine offrent un point de vue nuancé d’ironie sur les rituels sociaux de l’Angleterre victorienne. Peintre de la vie citadine, Tissot accorde une grande importance à la mode et aux règles complexes de l’étiquette imposée par la haute société. En homme d’affaires avisé, l’artiste sut adapter sa production au marché anglais. Son oeuvre fut largement diffusée par le biais de gravures à l’eau-forte. Ce succès commercial se prolongea après son retour en France, en 1882. Tissot quitta en effet brusquement l’Angleterre après le décès de sa jeune compagne, Kathleen Newton, qui était devenue à Londres sa muse.

Analyse de « Sur le Pont »

 

Sur le pont d’un bateau, dames et demoiselles tirées à quatre épingles discutent avec d’élégants messieurs. James Tissot (1836–1902) nous convie à un événement mondain des plus british, où chapeaux et bonnes manières sont de rigueur. Au centre de l’image, comme une invitation à nous frayer un chemin parmi les invités, un arc de cercle vide part du coin inférieur droit pour rejoindre le fond de la toile. À la fois communard et riche dandy, ami des impressionnistes et coqueluche de la Royal Academy qui pourtant les rejette, Tissot passe aussi facilement de Paris à l’Angleterre que d’un milieu social à l’autre. Pour décoder cette scène, il faut papillonner de détail en détail…

Derrière les cordages, les silhouettes gris pâle du littoral et des bateaux se détachent sur une eau lumineuse, presque blanche sous le soleil scintillant. Tissot rendrait-il hommage aux paysages de ses amis impressionnistes qui, de Whistler à Monet en passant par Sisley, Pissarro et De Nittis, se passionnent pour les effets d’atmosphère sur les eaux de la Tamise ? Dans les années 1870, l’artiste peint toute une série de scènes situées sur des bateaux ou sur la rive, avec le fleuve en toile de fond. Mais celle-ci se déroule ailleurs, bien plus au sud : à la régate annuelle de Cowes sur l’Île de Wight, lieu de villégiature très prisé par la reine Victoria et le gratin londonien.

Seraient-elles en train de juger une tenue ou de repérer un bon parti ? Serait-ce de nous qu’elles parlent tout bas ? Comme sur une gravure de mode, ces deux jeunes femmes en robes identiques, blanches et rehaussées de lignes bleu marine, attirent l’œil. Assorties à l’ambiance navale, ces coquettes affichent leur richesse et leur rang social avec ces jupes à tournure dernier cri gonflées à l’arrière, en contraste avec leur taille corsetée. Fils de drapier, Tissot s’est fait une spécialité des toilettes de la haute société anglaise qu’il reproduit avec virtuosité. Le vieil homme qui se tient debout derrière elles, l’air blasé, les mains dans les poches de son caban mal boutonné, se rapproche des caricatures que Tissot réalise pour le journal satirique britannique Vanity Fair lancé en 1868.

Les robes du groupe de femmes assises en cercle au fond à gauche sont décolletées. Un choix tout à fait inconvenant pour la journée selon les codes stricts de la haute société victorienne, la gorge nue avec simple ruban autour du cou étant réservée aux tenues du soir ou aux courtisanes. Un détail qui scandalisera plus d’un commentateur de l’époque… mais qui semble plaire à l’homme au chapeau. Avec son visage ovale aux traits doux, la jeune femme à l’éventail noir assise au premier plan témoigne de l’influence de Dominique Ingres (dont Tissot fut l’élève aux Beaux-Arts de Paris) et puise aussi parmi les pensives demoiselles du préraphaélisme anglais. Un homme en veste de capitaine (son mari ?) tient le dossier de sa chaise mais la belle semble s’ennuyer ferme… Que regarde-t-elle hors cadre ? Cherche-t-elle son amie qui a laissé un bouquet et une ombrelle sur le fauteuil voisin ? Aimerait-elle s’affranchir des convenances qui la poussent à rester sagement assise ?

En bas, on danse !

La demoiselle en rose qui monte l’escalier se ferait-elle reluquer par l’homme qui lui emboîte le pas ? Quoiqu’il en soit, tous deux viennent de l’étage inférieur où l’ambiance paraît beaucoup moins guindée. Moins détaillée, plus mouvementée, avec ses couples brossés à la hâte, la scène de danse qu’on aperçoit en contrebas est d’un tout autre style rappelant les tableaux et affiches de Toulouse-Lautrec. Les aplats et cernes noirs évoquent l’influence des estampes japonaises qui fascinent Tissot et de nombreux peintres impressionnistes à cette époque. Cette différence entre les deux étages pourrait bien être une métaphore de la séparation des classes sociales (le fameux Upstairs, Downstairs, titre d’un feuilleton britannique) et d’un constat sans appel : on s’amuse mieux en bas 

Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres

Les leçons de Jules Dalou ou l’art du modelage

 

Après la répression très dure qui s’abattit sur les communards en mai 1871, Dalou (1838-1902) rejoignit Londres pour un exil qui dura huit ans. Legros, son ancien condisciple de l’École impériale et spéciale de dessin à Paris, lui permit de trouver un toit, un travail alimentaire, et des mécènes. Bien accueilli par ses confrères anglais, dans un moment où la sculpture connaissait une certaine désaffection, Dalou exposa dès 1872 à la Royal Academy. Le Jour des rameaux à Boulogne, une statuette en terre cuite acquise par George Howard, fut la première d’une série d’œuvres à succès. Les sujets modelés par Dalou étaient liés à la sphère intime. Ils correspondaient à l’importance qu’il accordait à sa vie familiale et au goût de ses commanditaires, des financiers ou des propriétaires terriens, qui voyaient en lui un artiste dans la tradition des sculpteurs du XVI I Ie siècle français.

 

Pissarro et Sisley, retours à Londres

Pissarro et Sisley ont participé avec Monet à l’exposition parisienne qui a donné son nom au mouvement impressionniste, en mai 1874. L’impressionnisme, qui choquait les partisans d’une peinture lisse prônée par les maîtres académiques français comme par ceux de la Royal Academy, accordait une importance nouvelle à la matérialité de la peinture et aux sujets de la vie moderne.

Durant cette période de maturation du mouvement, les séjours des paysagistes à Londres renforcèrent leur attachement au travail en plein air, malgré un climat changeant et humide. Les lieux qu’ils choisissaient étaient ceux fréquentés par les nouveaux citadins en quête de loisirs que le chemin de fer conduisait hors des brumes du centre de Londres.

Lors de son exil en 1870, Monet était pauvre et méconnu. Son échec commercial lors de la première exposition de ses œuvres par Durand-Ruel avait suscité en lui le désir de revenir peindre à Londres en artiste à présent couronné de succès. De l’automne 1899 à janvier 1901, il séjourna à plusieurs reprises au Savoy Hotel, observant la Tamise de la fenêtre de sa chambre. Conservant le même point de vue d’une toile à l’autre, l’artiste s’attache à capter les infinies variations de la lumière si particulières, à la jonction du fleuve et du ciel.

La série des vues du Parlement s’impose comme le testament artistique de l’exil londonien, et l’archétype des représentations de la Tamise. Elle fut exposée parmi les Vues de la Tamise à la galerie parisienne de Durand-Ruel en 1904, l’année de l’Entente cordiale.

Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro
Dalou, Carpeaux, Pissarro

Dalou, Carpeaux, Pissarro

Giuseppe De Nittis

 

Cet artiste italien se réfugie lui aussi à Londres où il décrira des vues de la ville au quotidien. Un tableau des bords de la Tamise vue d’un pont se rapproche des impressionnistes grâce au brouillard.

Les personnes intéressées par De Nittis peuvent visiter l’essentiel de son activité au musée de la mer de Barletta, ville des Pouilles, qui en rassemble de nombreuses toiles.

De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet
De Nittis, Sisley, Monet

De Nittis, Sisley, Monet

Derain clôture l’exposition

 

Derain rendit effectivement hommage à Monet en choisissant les mêmes motifs sur les bords de la Tamise et dans les parcs. Il défiait ainsi le vieux maître sur son terrain, développant progressivement sa propre expression et proposant à son tour une image radicalement nouvelle de Londres sur pas moins d’une trentaine de toiles. De terre d’exil forcé pour les artistes de la génération de 1870, Londres a conquis en trois décennies le statut de motif artistique majeur dans l’art français.

Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres
Les impressionnistes à Londres

Partager cet article

Repost0

Nice au soleil

Rechercher

Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation-Boussole