Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 11:27

Ce  beau musée présente nombre de tableaux sur les paysages, les coutumes bretonnes, les foires et marchés, les maisons typiques…

Lors de notre visite, nous avons pu admirer une exposition temporaire consacrée à Odilon Redon, avec de nombreux tableaux exposés. Cette exposition thématique couvre bien l’ensemble des thèmes du peintre : paysages, esquisses, arbres, mythologies…

Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts

Décor pour l'hôtel de l'épée à Quimper de Jean-Julien Lemordant

 

C'est un ensemble de 23 panneaux incorporé dans des salles construites spécialement pour les accueillir à l’identique de l’hôtel de l’épée. Fils de pêcheur, orphelin à 15 ans, Jean-Julien Lemordant (1878-1968) parvient à poursuivre ses études à l’école des Beaux-arts de Rennes. Soutenu par ses professeurs, il obtient en 1892 une bourse de la ville de Rennes qui lui permet d’intégrer l’école des Beaux-arts de Paris en 1895. Il fréquente l’atelier Bonnat où il rencontre Dufy, Braque et Othon Friesz. Talentueux, le jeune artiste trouve très vite un style original. En 1901, à l’occasion de son service militaire, il découvre Quimper et la région de Penmarc’h, où il s’installe dès 1903.

 

En 1905, il reçoit la commande du décor de la salle-à-manger de l’Hôtel de l’épée à Quimper. Le grand décor est réalisé entre 1905 et 1909 et se compose de vingt-trois panneaux d’un total de soixante mètres carrés relatant cinq grands thèmes : le vent, le pardon, le goémon et la mer, ainsi qu’un ensemble représentant le phare d’Eckmühl et la chapelle Notre-Dame-de-la-Joie.  En 1975,  le célèbre Hôtel de l’épée ferme ses portes. Le décor de la salle à manger est acheté  aux enchères par le musée en 1976. Par manque de place, une seule toile, Contre le vent, est présentée au public. Les travaux de restructuration du musée en 1993 ont permis de reconstituer à l’identique ce décor. Lemordant y évoque de manière synthétique la vie quotidienne des Bigoudens. Son œuvre constitue un véritable hymne à ces derniers qui résistent à la force des éléments dans une nature hostile. Le peintre, grâce à l’intensité des couleurs et au dynamisme des lignes, présente une Bretagne vivante et moderne.

 

Contre le vent, lecture d'un tableau

Bigoudens et Bigoudènes dans leurs costumes de fête luttent contre le vent fort d’une fin de journée orageuse. Les pèlerins traversent les marais de Lescorf pour se rendre au pardon de Notre-Dame-de-la-Joie ou pour rentrer chez eux. A l’horizon, on aperçoit la Tour de Penmarc’h. Le ciel rose violacé se reflétant dans les flaques d’eau du marais offre un contraste intense avec les verts et les roux du chemin. Les lignes mouvementées et les couleurs fortes contribuent à créer une atmosphère pesante, à l’image de la marche des personnages ployés par la fatigue de la journée.

Une partie du décor de l'hôtel de l'épée reconstitué
Une partie du décor de l'hôtel de l'épée reconstitué

Une partie du décor de l'hôtel de l'épée reconstitué

Oeuvres d'Odilon Redon
Oeuvres d'Odilon Redon
Oeuvres d'Odilon Redon
Oeuvres d'Odilon Redon
Oeuvres d'Odilon Redon
Oeuvres d'Odilon Redon
Oeuvres d'Odilon Redon
Oeuvres d'Odilon Redon
Oeuvres d'Odilon Redon
Oeuvres d'Odilon Redon

Oeuvres d'Odilon Redon

Focus sur Fernand le Quesne et sa Légende de Kerdeck

Présenté à Paris au Salon de 1890, cet incroyable tableau peut sembler bien déroutant de prime abord. En effet, les ébats de ces naïades dénudées intriguent autant que la présence bien incongrue de ce joueur de bombarde s'avançant dans l'eau. Pour comprendre le sujet, il faut prendre le temps de déchiffrer le long cartel apposé en bas du cadre qui développe un poème, La Légende de Kerdeck, de Jean-Louis Dubut de Laforest. Cet auteur, fort connu pour ses textes licencieux, était au sommet de sa gloire dans les années 1880. Dans ce poème, il adapte le célèbre mythe d'Hylas et les nymphes en lui apportant une coloration contemporaine et surtout bretonne. Voici donc Yvon, roi des binious qui, enivré de sa musique, se laisse attirer par un impressionnant cortège de nudités qui feignent l'amour pour mieux entraîner notre pauvre musicien à sa perte en le noyant. Son appétence à traiter de ces aguichantes chairs blanches éclaboussées d'écume suggère également une forme d'hommage à son maître, Henri Gervex, qui s'était surpassé en modulant la blancheur des étoffes et d'un nu dans son célèbre Rolla.

Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts
Quimper musée des Beaux Arts
Repost 0
23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 16:19

 

Le musée des beaux-arts de Rennes est, comme la plupart des musées de France, une création révolutionnaire.
Constitué en 1794 à partir des œuvres saisies dans les édifices religieux et civils de la ville, le musée des beaux-arts tire cependant la plus grande partie de ses richesses du fabuleux cabinet de curiosités de Christophe-Paul de Robien (1698-1756), président au Parlement de Bretagne.

Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts

Cette collection encyclopédique était l’une des plus riches d’Europe : peintures, sculptures, antiquités égyptiennes, grecques et surtout celtiques, objets d’art provenant de tous les continents, ainsi qu’un exceptionnel ensemble de dessins où se côtoient Léonard de Vinci, Botticelli, Dürer et Rembrandt.

Entre 1801 et 1811, des envois de l’Etat viennent compléter le fonds initial et apportent des œuvres de première importance, issues des confiscations révolutionnaires parisiennes et des conquêtes des armées françaises que le Muséum Central du Louvre ne pouvait plus contenir. Ainsi, de grands chefs-d’œuvre illustrant les différentes écoles de peinture européennes entrent dans la collection : Véronèse, Persée délivrant Andromède, Rubens, La Chasse au tigre ou Le Brun avec la gigantesque Descente de Croix de la chapelle de Versailles.

Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts

Au XIXe siècle, les achats réalisés par l’Etat enrichissent le musée d’œuvres significatives des courants officiels, en particulier l’extravagant tableau d’Edouard Toudouze, Eros et Aphrodite. L’installation en 1855 du musée dans un nouveau bâtiment abritant aussi l’Université suscite des donations et legs importants : Le don d’Eugène Froment (Amaury-Duval, Portrait d’Isaure Chassériau) et le legs de Paul Lucas qui dote le musée d’une collection de Primitifs italiens.

Lors de notre visite, une installation d'Ulla von Brandenburg, était implantée au rez-de-chaussée du musée. Devant un décor de rideaux pourpres, diverses statues du 19ème siècle, étaient disposées. Cette tenture présentait une multitude de carrés reflétant les fenêtres et le dessin de la verrière placée au dessus de la salle d'exposition. L'éclat blanc des sculptures était donc mis théâtralement en valeur par ce décor placé en retrait. Un film vidéo retraçait par ailleurs les idées de cette artiste allemande.

 

Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Rennes : le musée des Beaux Arts
Repost 0
26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 11:28

 

La collection Horvitz centrée sur le 18ème siècle français

 

Le Petit Palais présente un florilège de près de 200 tableaux, sculptures et surtout dessins du XVIIIe siècle français réunis par le grand collectionneur américain, Jeffrey Horvitz. Constituée depuis trois décennies, il s’agit de la plus importante collection privée de dessins français outre-Atlantique.

Riche d'œuvres de tout premier plan de Watteau, Boucher, Fragonard, Greuze et David, elle offre aussi un panorama de tous les artistes notables de la période, d’Oudry à De Troy, de Natoire à Bouchardon, d’Hubert Robert à Vincent, toujours à leur meilleur. Avec l’exposition Le Baroque des Lumière  rassemblant à l’étage, au même moment, les plus belles toiles du XVIIIe siècle des églises de Paris, l’ensemble constitue l’une des plus grandes rétrospectives jamais consacrées à l’art de cette période.

De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais

Autour d’une quinzaine de sections thématiques ou monographiques organisées de manière chronologique, l’exposition permet d’appréhender toute la créativité d’un siècle riche en renouvellements stylistiques : la peinture mythologique et religieuse au début du XVIIIe siècle, le paysage, la fête galante. François Boucher dont le nu sert d’emblème à l’exposition a dessiné un style propre au milieu du siècle. Les représentations de fêtes et cérémonies, l’architecture et le triomphe de l’ornement, les dessins de sculpteurs résument un bel ensemble d’œuvres autour de Fragonard. Nous parcourons le renouveau de la scène de genre dans la seconde moitié XVIIIe siècle avec les ruines et les paysages d’Italie, l’histoire et les débuts du néo-classicisme, et pour finir, l’art de la période révolutionnaire.

De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais

La visite s’ouvre avec les portraits de Rigaud, Largillière et Jean-François de Troy. Puis l’on aborde la peinture mythologique et religieuse avec des œuvres de François Lemoyne et Charles de la Fosse. Nous passons à la fête galante avec Watteau et Lancret, puis à la peinture animalière avec Oudry et Desportes. Des sections entières sont consacrées à François Boucher et à Fragonard. Des évocations de paysages et de ruines sont offertes par Hubert Robert et Joseph Vernet. Greuze domine par son lyrisme…

Notre vidéo présente l’architecture du Petit Palais qui servit en son temps de décor à une présentation de la Traviata. Elle décrit les principales étapes de l’exposition actuellement terminée.

De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
De Watteau à David au Petit Palais
Repost 0
20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 08:00

Comme chaque année, Paris offre à admirer de nombreuses expositions, pendant le mois de juillet. Nous avons ainsi pu voir celles qui acceptent les photographes et visiter des lieux particuliers. Les expositions interdites de photographies étaient celles de Pissaro et celle d’Hockney à Pompidou.

Nous avons pu visiter le Val de Grâce qui enferme une superbe église Baroque ainsi que la nouvelle église Russe.

La suite de notre voyage passera par Rennes, Quimper, Brive la Gaillarde, avec la découverte de nombreuses villes et villages situés à proximité de nos lieux de villégiature. Nous vous invitons à nous suivre pour ce nouveau cycle de découvertes.

Exposition Jardins au Grand Palais Paris
Exposition Jardins au Grand Palais Paris
Exposition Jardins au Grand Palais Paris

 

Les jardins

15 Mars 2017 - 24 Juillet 2017

Ah le jardin ! Ce monument vivant, éphémère et changeant, n’est-il pas l’objet d’une exposition impossible ?

Impossible n’est pas le Grand Palais ! En vérité les liens entre le musée et le jardin sont étroits. Il s’agit de deux lieux oniriques où il fait bon se promener, flâner et apprendre. Nous nous émerveillons dans ce jardin pluridisciplinaire de peintures, sculptures, photographies et dessins ! Laurent Le Bon, commissaire de l’exposition nous propose une visite guidée.  

Les jardins, ces enclos savamment cultivés, miroirs du monde, de ses modes et de ses mythes, inspirèrent de tout temps les artistes, qu'ils soient peintres, sculpteurs, verriers, bijoutiers, céramistes, poètes, photographes, cinéastes...

Des fleurs en joaillerie
Des fleurs en joaillerie

Des fleurs en joaillerie

Sur ce thème, il n’était pas difficile de construire une exposition variée, allant de la botanique et de ses planches, aux peintres et aux représentations de nombreux châteaux abritant des jardins. Plusieurs siècles sont ainsi parcourus à l’aide des artistes souvent éblouis par la richesse de leurs découvertes. Les jardins ordonnés à la française sont exposés par Watteau, Fragonard, Hubert Robert, Monet, Cézanne, Morisot,

Des relevés de terres, de bois d’essences diverses, des bijoux rendent successivement hommage à la diversité des plantes et fleurs, ainsi qu’aux restitutions que l’on peut rendre compréhensibles au grand public. Dans certains cas des mutations sont expliquées pour les agrumes dont l’homme a ajouté à la diversité, augmentant celle de l’évolution naturelle.

Notre vidéo attribue les oeuvres et en décrit certaines. Dans le tableau de Brueghel les personnages sont disséminés dans la nature pour montrer que l'homme détermine la forme des paysages
Notre vidéo attribue les oeuvres et en décrit certaines. Dans le tableau de Brueghel les personnages sont disséminés dans la nature pour montrer que l'homme détermine la forme des paysages
Notre vidéo attribue les oeuvres et en décrit certaines. Dans le tableau de Brueghel les personnages sont disséminés dans la nature pour montrer que l'homme détermine la forme des paysages
Notre vidéo attribue les oeuvres et en décrit certaines. Dans le tableau de Brueghel les personnages sont disséminés dans la nature pour montrer que l'homme détermine la forme des paysages
Notre vidéo attribue les oeuvres et en décrit certaines. Dans le tableau de Brueghel les personnages sont disséminés dans la nature pour montrer que l'homme détermine la forme des paysages
Notre vidéo attribue les oeuvres et en décrit certaines. Dans le tableau de Brueghel les personnages sont disséminés dans la nature pour montrer que l'homme détermine la forme des paysages
Notre vidéo attribue les oeuvres et en décrit certaines. Dans le tableau de Brueghel les personnages sont disséminés dans la nature pour montrer que l'homme détermine la forme des paysages
Notre vidéo attribue les oeuvres et en décrit certaines. Dans le tableau de Brueghel les personnages sont disséminés dans la nature pour montrer que l'homme détermine la forme des paysages
Notre vidéo attribue les oeuvres et en décrit certaines. Dans le tableau de Brueghel les personnages sont disséminés dans la nature pour montrer que l'homme détermine la forme des paysages
Notre vidéo attribue les oeuvres et en décrit certaines. Dans le tableau de Brueghel les personnages sont disséminés dans la nature pour montrer que l'homme détermine la forme des paysages
Notre vidéo attribue les oeuvres et en décrit certaines. Dans le tableau de Brueghel les personnages sont disséminés dans la nature pour montrer que l'homme détermine la forme des paysages

Notre vidéo attribue les oeuvres et en décrit certaines. Dans le tableau de Brueghel les personnages sont disséminés dans la nature pour montrer que l'homme détermine la forme des paysages

Depuis la Renaissance, le jardin est, en Occident, une œuvre d'art totale où architecture, sculpture, philosophie se mêlent au végétal. Pour la première fois à Paris, une exposition rassemble sur ce thème chefs-d'œuvre, documents et objets éclectiques sur un chemin long de six siècles. Extrêmement riche et touffu, le parcours, labyrinthique, présente plans, photographies, planches botaniques, curiosités, joyaux… Et des tableaux, surtout des tableaux extraordinaires, de Monet, Cézanne, Picasso, Matisse, Koloman Moser, Gustave Klimt, Gerhard Richter… Lumineux et fleuri comme jour d'été.

Exposition Jardins au Grand Palais Paris
Exposition Jardins au Grand Palais Paris
Exposition Jardins au Grand Palais Paris
Exposition Jardins au Grand Palais Paris
Exposition Jardins au Grand Palais Paris
Repost 0
7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 08:04

 

L’ouverture de la pinacothèque "Giuseppe De Nittis" dans le splendide Palais de la Mer est une date historique pour la ville de Barletta, déjà à la tête, depuis 1914, de la collection la plus importante et la plus prestigieuse d’œuvres de De Nittis. Ce célèbre peintre incarne l’une des périodes les plus importantes de l’art au dix-neuvième siècle en Europe. Né à Barletta en 1846, De Nittis s’est d’abord formé à Naples, mais c’est à Londres et à Paris qu’il devint célèbre et reconnu. Il s’est éteint très jeune à 38 ans à Saint-Germain-en-Laye. La Pinacothèque qui présente ses œuvres, données à sa ville natale par son épouse Léontine Gruvelle, n‘est pas un simple musée, mais marque aussi un retour aux sources du grand artiste qui perpétue, depuis les Pouilles, le dialogue avec les acteurs de l’art et de la culture du XIXème siècle.

Le musée propose un parcours thématique qui débute par l’expérience napolitaine du peintre avec les paysages d’après nature, s’arrête sur les pentes du Vésuve, développe le charme de la modernité et la mobilité des villes de Paris et de Londres. La vue brumeuse du Parlement de Westminster est un classique de l’impressionnisme.

Dès l’entrée du musée, la vie du peintre est présentée dans une très grande salle, avec celle de son épouse, dans leurs principaux lieux de vie. Mais c’est à Paris que la vie mondaine prend toute sa place avec l’Opéra, les courses, les réceptions.  Il s’ouvre ensuite aux suggestions du grand monde, dévoile le lyrisme intimiste ressenti pour Léontine et les personnages féminins qui plaisaient tant au peintre de Barletta. Grâce à cette pinacothèque, l’européen De Nittis s’offre de nouveau au monde de l’art et de la culture par le biais d’un programme d’expositions consacrées aux artistes qui, comme lui, firent vibrer Paris pendant la seconde moitié du dix-neuvième siècle.

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris

Giuseppe de Nittis, peintre des élégances à Paris.

A l’examen, ses œuvres sont marquées par l’hédonisme, l’optimisme, une joie de vivre propre à la bourgeoisie aisée. Son impressionnisme s’observe devant l’industrialisation avec ses nuages de fumées. Sa nature est décrite comme resplendissante avec une attention portée à la neige et à ses paysages.  De Nittis est aussi un peintre naturaliste comme le sont en littérature Zola ou Maupassant. Naturalistes, le sont aussi ses amis du mouvement impressionniste. Il connait Turner qui, avant lui, avait voulu en finir avec le « Grand Genre » et inscrire l’Histoire dans le paysage… Et c’est un peu à lui que me fait penser ce « Train qui passe » avec son panache de fumée qui fuit en diagonale jusqu’à l’horizon et va incessamment engloutir les deux paysannes qui travaillent au premier plan du tableau.

Le salon de la Princesse Mathilde décrit un univers luxueux où s’organise la vie mondaine de l’époque. Cette toile fait penser à la description des salons attenants à la salle de bal du film le Guépard par Visconti. Une période surannée et mythique où l’instant est magnifié par une étude savante des poses des personnages. Il s’agit de se montrer aux autres pour faire admirer robes, costumes, bijoux, dans un véritable théâtre, dans lequel les rôles sont méthodiquement distribués.

Un an avant la mort de l’artiste, un « Déjeuner au jardin » montre femme et fils, alanguis dans la mélancolie rêveuse qui sied si bien au bonheur du réveil matinal des classes aisées. Cette peinture est l’un des chefs d’œuvres de De Nittis primée à Paris. La violente lumière d’une matinée d’été sur le vert de la pelouse souligne la douceur de l’ombre dans le contrejour de laquelle est dressée la table. Et la nappe blanche se teinte des roses et violets bleutés, commandés, d’après la « loi du contraste simultané », par la forte présence de leur complémentaire, le vert jaune de la pelouse. Une dernière fois De Nittis se hausse au niveau de son ami Manet. Il faut regarder de près la maîtrise picturale avec laquelle sont traités les objets et les fleurs sur la table et la douceur à contre jour des visages aimés.

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris

 

De Nittis à Paris

Ami de Gustave Caillebotte, Edgar Degas et Édouard Manet, Giuseppe De Nittis reste un peintre encore relativement confidentiel, y compris en Italie où il est classé trop rapidement dans l'école impressionniste italienne, malgré la variété de ses sources d’inspiration.

En 1867, il part pour Paris où il rencontre Meissonier et Gérôme. Deux ans plus tard, il épouse Léontine Gruvelle qui influence considérablement ses choix sociaux et artistiques. Ainsi, il fait son entrée dans le milieu artistique et intellectuel et fait connaissance des collectionneurs passionnés de japonisme tels qu'Edmond de Goncourt et Philippe Burty. En 1874, à l'invitation d'Edgar Degas, il participe à la première exposition des peintres impressionnistes qui se tient dans l'atelier de Nadar.

En 1880, il installe son atelier aux nos 3 et 3 bis rue Viète à Paris. En 1881, il séjourne à Gersau près de Lucerne en compagnie d'Alphonse Daudet et de son épouse. Il est au sommet de sa renommée lors de l'Exposition universelle de 1878 à Paris, où il expose onze de ses toiles.

Frappé d'une embolie cérébrale, De Nittis meurt en 1884 à Saint-Germain-en-Laye; il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise.

 

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
Repost 0
2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 09:06

Le musée Fabre est le principal musée d'art de Montpellier. Il est créé à la suite d'une proposition en 1824 du baron François-Xavier Fabre (1766-1837), peintre et collectionneur, de faire don à la ville de ses collections, à condition qu’elles soient à l'origine d’un musée. Le maire de l'époque, Ange-Jean-Michel-Bonaventure Marquis de Dax d’Axat, premier président de la Société des Beaux-Arts de Montpellier et ami du baron Fabre, est aussi un amateur d’art. Il sera l'initiateur de la création du musée. En janvier 1825 il réunit un conseil municipal extraordinaire au cours duquel la donation est validée par un vote unanime. Après trois ans de travaux financés par la municipalité, le musée ouvre ses portes le 3 décembre 1828

Le musée a été installé dans l'hôtel de Massilian, hôtel particulier situé à l'est de l'Écusson, le centre historique de Montpellier, et donnant sur l'Esplanade, à proximité immédiate de la place de la Comédie. Il a demandé trois années d'importants travaux suivis de près par le maire et le baron Fabre et confiés à deux architectes de la ville de Montpellier, MM. Fovis et Boué. Le musée s'est étendu autour du bâtiment originel grâce à des constructions proches donnant sur l'Esplanade et en absorbant un ancien Collège de jésuites.

 

La rénovation de 2003

Le musée a été fermé de 2003 à 2007 pour permettre un agrandissement et une réorganisation des espaces, par une démolition intérieure et le déménagement de la bibliothèque. La rénovation a été conçue par le cabinet d'architecture de Bordeaux Brochet-Lajus-Peyo associé à Emmanuel Nebout de Montpellier. L'inauguration officielle du musée a eu lieu le 3 février 2007, son ouverture au public le 4 février 2007.

Les espaces d'exposition ont été portés de 3 000 à quelque 9 000 m2 dont une salle d'expositions temporaires de 1 000 m2. Une nouvelle aile a été créée pour la peinture contemporaine. Le circuit de visite a été entièrement repensé tout en mettant en valeur les décors subsistant du 19ème siècle (grand escalier dessiné par Fabre lui-même, salle des Griffons avec sa frise néo-étrusque, ancien appartement de Fabre avec plafonds peints et lustres). L'entrée se fait désormais par l'ancien collège de Jésuites, en retrait par rapport à l'hôtel de Massilian.

Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre

Les collections

Le musée propose une nouvelle configuration pour plus de liberté et afin de répondre aux demandes et aux envies de chaque visiteur.
Nous visitons un ensemble exceptionnel de peintures flamandes et hollandaises du XVIIè siècle. Les œuvres des grands maîtres de la peinture européenne comme Allori, Véronèse, Ribera, Bourdon, Coypel ou Reynolds nous charment aussi.

Un temps du parcours, permet de voir l’œuvre du fondateur du musée, François-Xavier Fabre et de ses contemporains tels David, Ingres... Les collections modernes et contemporaines permettent bien des surprises : de Delacroix à Géricault en passant par Courbet qui séjourna à Montpellier jusqu'au groupe Support-Surface, sans oublier l'Impressionnisme avec Bazille, Staël, Van Dongen, Richier...

 

Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre

Pierre Soulages

Un pavillon est dédié aux œuvres du XXème : Pierre Soulages, Simon Hantaï et le groupe Support-Surface. La fin du parcours réserve une ultime découverte qui se déploie sur plusieurs salles : un ensemble d’œuvres de Pierre Soulages retraçant le parcours de cet exigeant peintre français, le plus connu dans le monde.

À la demande de la Métropole, les architectes ont imaginé un bâtiment neuf pour augmenter la surface d'exposition. Le mur intérieur, intégralement constitué de verres texturés, s'illumine la nuit grâce à plus de 3 000 appareils au néon. Cette façade verrière originale est un élément architectural important du projet.
 

Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre

Expositions en cours : printemps-été 2017

 

Un hommage à François Rouan, compagnon de route des artistes liés au mouvement Support-Surface pour une première rétrospective, imposante et lumineuse, dans la ville natale de l’artiste ; face à face, durant l’été, entre deux monstres sacrés de la modernité du XX-XXIe siècle, Francis Bacon et Bruce Nauman, dans le cadre du 40e anniversaire de la création du Centre Pompidou. Le design et les créations de Constance Guisset investissent pour la première fois les salons feutrés de l’Hotel Sabatier d’Espeyran, département des arts décoratifs du musée Fabre et dans la cour Richier du musée, L’Art et la Matière, galerie de sculptures à toucher, continue de fasciner petits et grands.

Non loin de là, le visiteur pourra redécouvrir, les riches collections du musée à travers un thème fédérateur, omniprésent dans l’art occidental depuis la renaissance : La Poétique des ruines. Ces évènements au fil du parcours font désormais pleinement partie de la vie du musée.

Cette diversité, cette volonté à la fois de délecter et d’instruire, sont la marque distinctive du musée qui compte aujourd’hui parmi les institutions culturelles les plus dynamiques de France.

Repost 0
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 17:41

 

Historique

A l’origine, un couvent abritait les ermites de saint Augustin, un ordre mendiant (c'est-à-dire qui vit d'aumônes) fondé dans la première moitié du XIIIe siècle. Les Augustins à Toulouse s'installèrent tout d'abord en dehors des remparts de la ville, vers l'actuelle place Jeanne d'Arc. Cependant, l'endroit était peu propice au développement du couvent qui dépendait de la charité des fidèles pour vivre. En 1309, le pape Clément V donna son accord pour que les moines édifient leur couvent à l'intérieur de l'enceinte protectrice de la ville.

L'église des Augustins, classée au titre des monuments historiques, a été bâtie à partir de 1309. Cette construction a duré jusqu'au début du XVIe siècle.

En 1317, l'architecte Jean de Lobres, qui travaillait sur le chantier de la cathédrale Saint-Etienne, fut chargé de la direction des travaux. On fit alors le choix d'un plan à nef unique, sans transept, terminée par un chevet composé de trois chapelles de plan rectangulaire.
En 1341, l'église n'était pas encore voûtée. Le chevet et les quatre travées orientales de l'église devaient être élevés. Les retombées de la croisée d'ogives des chapelles latérales sont ornées d'élégants culs-de-lampe sculptés et les clefs de voûtes sculptées de personnages. L'église reçut également un décor peint que l'on a pu rapprocher de certaines peintures de l'Espagne du nord.
L'élévation des deux travées occidentales aurait été modifiée après l'incendie de 1463, lors de la réalisation de la voûte définitive.
La couverture définitive de l'église fut attribuée en 1495 aux maçons Martin Pujol et Pierre d'Arroye. Les travaux furent alors rapidement conduits et la nouvelle consécration de l'édifice fut célébrée le 30 juin 1504.
En 1550, la foudre tomba sur le clocher en campanile détruisant la flèche et les étages supérieurs qui ne furent jamais reconstruits.

Le musée des Augustins de Toulouse

 

La création du musée

Le couvent fut reconnu Bien de la nation par décret du 2 novembre 1789. Le grand réfectoire fut vendu à la citoyenne Verdier qui y installa… des écuries.

Un groupe d'amateurs qui comprenait de nombreux professeurs de l'Académie Royale de peinture et de sculpture fit pression pour obtenir l'ouverture d'un musée destiné à mettre les chefs d'œuvre toulousains à l'abri du pillage. En 1793, le conseil départemental décida de la création du Museum provisoire du Midi de la République qui ouvrit ses portes en 1795, dans l'église des Augustins. Toulouse possède ainsi l'un des plus anciens musées de France, ouvert peu après le musée du Louvre à Paris.

En 1804, l'Ecole des arts s'installa dans les ailes sud et est du grand cloître ainsi que dans le petit cloître. De 1805 à 1828, les petites chapelles débordantes des salles gothiques (rue des Arts) furent supprimées (sauf la chapelle Saint-Gabriel utilisée comme latrines par l'Ecole des arts…). Dès 1818, certaines galeries du grand cloître furent aménagées pour exposer des œuvres.

En 1823, l'architecte Virebent réunit en une seule galerie les trois salles gothiques pour accueillir la collection des Antiques (aujourd'hui au musée Saint-Raymond) qui devaient servir de modèles aux élèves de l'Ecole des arts.

Pour donner davantage de lumière aux œuvres exposées dans l'église, les vitraux des fenêtres hautes et de la rosace furent détruits. Des travaux très ambitieux débutèrent en 1831, lorsque le conseil municipal chargea l'architecte Urbain Vitry de la transformation de l'église en un Temple des arts. L'église prit alors l'allure d'une galerie de style néoclassique. Le dallage fut détruit, les chapelles latérales obturées. Une voûte en berceau fut suspendue à la voûte gothique pour faire disparaître, sous un décor de stuc, le caractère religieux de l'édifice.

En 1868, la ville de Toulouse acheta le réfectoire gothique des Augustins. Il fut détruit pour faire place à un nouveau projet d'urbanisme. En effet, un nouveau plan urbain ambitieux était envisagé avec la construction de deux voies se coupant à angle droit juste devant le musée (rue Alsace-Lorraine - rue de Metz).
Il fallut attendre 1941 pour que de véritables travaux de restauration soient entrepris dans les salles d'exposition. Les salles gothiques furent restaurées. A cette occasion, la chapelle Saint-Gabriel fut restituée à son emplacement d'origine ("Nostre Dame de Grasse" y est présentée).

 
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse

 

On ajouta un étage au-dessus de ces salles. Le projet d'une restauration complète de l'église gothique fut adopté : les adjonctions ou modifications du XIXe siècle furent supprimées pour restituer les volumes originels de l'église et des différentes salles. Un jardin sur la rue des Arts fut aménagé, laissant apparaître les fondations des petites chapelles débordantes détruites entre 1805-1828. On rétablit aussi les galeries du grand cloître et la porte médiévale donnant accès au bâtiment Darcy.

Dans les années 1960, on construisit le bâtiment de l'actuelle entrée décoré du portail de la chapelle démolie des Pénitents noirs. Des travaux de réaménagement furent réalisés entre 1975 et 1981, avec la création de mezzanines dans les salons de peinture pour augmenter la surface des salles d'exposition.

En 1981, l'escalier Darcy fut doté de vitraux réalisés par le peintre verrier Henri Guérin. La même année, les orgues de facture allemande classique conçues par Jürgen Ahrend furent placées dans l'église.

En 1995, le jardin a été réaménagé à partir de plans d'inspiration médiévale. Il est le fruit d'une collaboration entre la conservation du musée et les Espaces verts de la Ville de Toulouse.
 

Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse

 

L’art Roman mis en lumière par Jorge Pardo

 

Depuis 2014, Jorge Pardo a eu l’idée d’offrir au visiteur un véritable spectacle mettant en avant les chapiteaux retirés d’églises : Saint Sernin, la Daurade, Saint Etienne. Cet artiste américain a donc groupé des chapiteaux rehaussés sur des colonnes colorées, enluminées par des lumières et un décor unifié du sol au plafond. La beauté de cette mise en scène est rendue par notre vidéo.

Au plan pratique, la lisibilité des œuvres des artistes de l’art roman est renforcée, par un parcours aisé offrant des vues enrobantes, tournoyantes, dynamiques, impossibles à trouver à l’intérieur d’un bâtiment ou cloître ordinaire. C’est une véritable découverte de ce que peut réaliser une collaboration intense entre artiste et gestionnaire de musée. Un grand bravo pour cette construction, sa symbolique et son pouvoir d’émerveillement.

 

Notre voyage dans la région Toulousaine est maintenant achevé. Place à de nouvelles découvertes…

Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Le musée des Augustins de Toulouse
Repost 0
21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 18:27

C’est en 1555-1557 que le plus bel hôtel particulier de Toulouse a été édifié. Nicolas Bachelier a appliqué à cet édifice une structure Renaissance visible dans la cour intérieure qui donne accès au musée Bemberg. La façade située sur la rue a subi des modifications avec des mouvements des divers ordres antiques. Elle est richement décorée de reliefs et d’inscriptions consacrées aux artistes peintres.

 

 

Le mécénat Bemberg

 

Georges Bemberg, élevé en France et imprégné de culture française, appartenait d'abord à la lignée universelle des humanistes.

Dès son plus jeune âge, il manifesta un goût prononcé pour les beaux objets et c'est alors qu'il était étudiant à Harvard qu'il éprouva son premier "coup de coeur" pour une gouache de Pissarro, remarquée chez un marchand new-yorkais et acquise pour 200 dollars. De ce jour, naquit une passion qui devait ne pas s'éteindre.

Sans héritier direct, Georges Bemberg s'était, à la fin des années 1980, inquiété du futur de ce qui était devenu, au fil de sa vie, une collection d'une qualité et d'une variété rares.

C'est alors que lui est venue l'idée de créer une Fondation, seul moyen de préserver sa collection dans son intégrité, tout en permettant au public d'y accéder.

 

A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg

En proposant de mettre l'Hôtel d'Assézat à la disposition de sa Fondation, la municipalité de Toulouse répondait au vœu de Georges Bemberg : disposer d'un lieu hors du commun, où abriter les œuvres et les objets témoignant d'une vie toute entière consacrée à la recherche artistique.

 

La collection

Ce qui distingue la collection Bemberg et en fait tout le charme et la personnalité est qu'elle n'est rien d'autre que le reflet fidèle du goût et du tempérament de son auteur. Celui-ci a choisi chaque tableau, chaque objet, pour sa seule beauté et l'émotion que sa contemplation éveillait en lui.
Parmi les œuvres appartenant désormais à la Fondation, figurent près de cent-cinquante tableaux anciens, près de deux-cent tableaux et dessins modernes, ainsi que cent bronzes, des livres anciens et une très importante collection de meubles et objets d'art des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.


Dans les œuvres représentant les deux principaux courants de peinture de la collection (La période allant du XVIe au XVIIIe siècle d'une part, et l'École Française Moderne de l'autre), se retrouvent un équilibre, une richesse de coloris et une délicatesse qui témoignent du sens esthétique très sûr et de la profonde sensibilité artistique de celui qui les a réunies. Parmi les tableaux les plus anciens, on remarque une Vierge à l'enfant due à l'atelier de Van der Weyden. Le XVIe siècle est présent avec cinq œuvres de Cranach, quatre portraits de Benson, un portrait de Charles IX dû à l'atelier de François Clouet. Les écoles flamande et hollandaise des XVIe et XVIIe siècles sont représentées avec notamment des œuvres de Pourbus, Vermeyen, Floris, Brueghel, Van Goyen, Wouwerman, Van Dyck, Pieter de Hooch et plusieurs autres artistes majeurs. L'école vénitienne est quant à elle particulièrement bien représentée avec plusieurs tableaux du Tintoret, un Bassano, des Véronèse, quatre œuvres de Canaletto, cinq de Guardi, un Tiepolo et un superbe Longhi.

A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg

Résultat des efforts de M. Bemberg dans les années qui ont suivi l'ouverture du musée, le XVIIIe n'est pas en reste avec les principaux maîtres du temps de Louis XV et Louis XVI.
Quant à elle, la collection moderne compte d'abord un ensemble de plus de trente toiles de Bonnard, d'une variété et d'une richesse exceptionnelles : la découverte de ce peintre a en fait marqué une étape importante dans l'évolution de la sensibilité artistique de Georges Bemberg, et fortement influencé ses choix ultérieurs.


Enfin, pratiquement tous les grands noms de l'École Française Moderne figurent dans la collection abritée au second étage qui, de Boudin à Matisse, comprend aussi Degas, Dufy, Gauguin, Monet, Marquet, Signac, Vlaminck, La collection Bonnard est particulièrement importante. Ce qui offre un véritable panorama de la plupart des courants de la peinture moderne : impressionniste, pointilliste, fauve.

A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
A Toulouse : l’hôtel d’Assézat et la Fondation Bemberg
Repost 0
12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:10
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris

Le jardin des sculptures

Le jardin des sculptures, d'une superficie de trois hectares, se partage entre une roseraie, au nord de l’hôtel Biron, et un grand parterre, au sud, tandis qu'au fond du jardin, terminant la perspective, une terrasse et une charmille adossée à un treillage dissimulent un espace de repos. Le treillage percé de trois ouvertures fait écho au rythme ternaire et aux proportions des baies de l'avant corps de la façade sud de l'hôtel Biron. À l'occasion de la rénovation du jardin en 1993, deux parcours thématiques ont été conçus à l'est et à l'ouest : le "Jardin d'Orphée" où végétation et rocaille s'entremêlent comme prélude à la découverte de l'œuvre de Rodin Orphée implorant les dieux, et le "Jardin des Sources", dont les sentiers sinueux, jalonnés de points d'eau, forment autant d'entités autonomes et singulières.

De nombreuses œuvres de Rodin, parmi lesquelles Les Bourgeois de Calais, La Porte de l'Enfer, ou encore Le Penseur prennent aujourd'hui place dans le jardin de sculptures. Cette utilisation des espaces naturels comme écrin à la sculpture renoue avec les pratiques du maître, qui, dès 1908, avait fait installer dans ce jardin sauvage certaines de ses œuvres, mais aussi des antiques appartenant à sa collection. 

Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris

 

La galerie des marbres

La galerie des marbres a été conçue en 1971 comme une réserve ouverte, afin de présenter un plus grand nombre d’œuvres sur le site du musée. Elle est située sur un des côtés du jardin. Ces sculptures ne sont pas achevées, d’autres présentent les traces du non finito cher à l’artiste. Elles ont été taillées, d’après les modèles de Rodin et sous sa direction, par des sculpteurs plus jeunes ou moins talentueux, appelés praticiens, dans la tradition des grands ateliers de sculpture, et offrent une grande diversité de sujets : portraits, monuments ou thèmes mythologiques.

 

Rodin  et Van Gogh

"Si nous aimons ces peintres, malgré leur maladresse évidente, c’est parce qu’ils regardèrent la nature avec des yeux absolument neufs dont aucune règle d’école, aucun idéal de convention, aucune forme apprise n’avaient encore adultéré la vision. C’est le même mérite que nous trouvons chez Van Gogh. Il néglige toutes les recettes académiques, il ignore la manière de confectionner un tableau comme un plat ou comme une sauce suivant les indications d’un livre de cuisine. Il se place naïvement devant la nature et cherche à la traduire. Auguste Rodin

Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris

Rodin et les écrivains de son temps

Rodin était un admirateur de nombreux écrivains, il a réalisé le portrait de bon nombre d’entre eux : Victor Hugo, Octave Mirbeau, Henry Becque, Anna de Noailles, George Bernard Shaw, Gustave Geffroy, Balzac... Le Musée Rodin conserve près de 2000 ouvrages reçus par Rodin et dédicacés par leurs auteurs (Robert de Montesquiou, Rainer Maria Rilke...), qui constituent, en retour, autant de témoignages de l’admiration que nombre d’écrivains et de poètes contemporains de Rodin portent à son œuvre.

Ainsi, Alphonse Daudet, ami de Rodin depuis la fin des années 1880, le présente à Jules Renard en 1891, en l’emmenant rue de l’Université. Après avoir vu les sculptures qui y sont rassemblée, l’auteur des Histoires naturelles et des Bucoliques note ces remarques enthousiastes : "Seigneur, faites que j’ai la force d’admirer toutes ces choses ! Chez Rodin, il m’a semblé que mes yeux tout d’un coup éclataient. Jusqu’ici la sculpture m’avait intéressé comme un travail dans du navet. Écrire à la manière dont Rodin sculpte." (Jules Renard, Journal, 1887-1910 (1925)

 

Les sculptures marquantes

Le premier monument d’envergure nationale achevé et inauguré par Rodin — en 1895 seulement — sera installé hors de Paris. Il s’agit du Monument aux Bourgeois de Calais, commandé par la municipalité en 1884 (lien vers notice de l’œuvre). Rodin opte rapidement pour une structure cubique, et non pyramidale, comme il est d’usage pour les monuments aux morts — et organise ses figures en une procession en spirale. Il réfléchit sur le type de socle et sur sa hauteur, et retient en 1893 une base presque plate. Le groupe de six figures rompt avec le modèle « héroïque », et s’attache, à travers les attitudes du corps et les expressions des visages, à retranscrire les états émotionnels et psychologiques de chacun des protagonistes, offrant une vision pathétique et humaine d’une absolue nouveauté. Tous les choix de Rodin font l’objet de discussions nourries avec la Municipalité de Calais, dont les représentants sont déstabilisés par le caractère non conventionnel du monument. Rodin parvient à faire respecter l’ensemble de ses décisions plastiques concernant le groupe lui-même, tout en concédant son installation sur un socle de hauteur moyenne, ainsi qu’il l’écrit à Omer Dewavrin, maire de Calais, en 1893 :
« J’avais pensé que placé très bas le groupe devenait plus familier et faisait entrer le public mieux dans l’aspect de la misère et du sacrifice, du drame, dis-je. Il peut se faire que je me trompe car je ne juge jamais que lorsque mon œil a vu les choses en place. Dans l’incertitude je me rapporte à la commission dont vous êtes président. Tel que votre croquis me montre le monument, il me semble qu’il se découpera sur le ciel ayant à sa droite l’hôtel des postes, et à sa gauche le square, ce serait bien ; beaucoup mieux que s’il se trouvait devant les arbres du jardin ; dans ce cas il ne se profilerait pas, et je retournerai à mon idée de l’avoir très bas pour laisser au public pénétrer au cœur du sujet, comme dans les mises au tombeau d’églises ou le groupe est presque par terre. »

Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris

La Porte de l’enfer, demeure inachevée à la mort de Rodin. C’est Léonce Bénédite, premier conservateur du Musée Rodin, qui est à l’origine de la fonte du premier bronze en 1928. Sur la base des sources photographiques, et avec l’accord de Rodin obtenu en 1917, il reconstitue l’état le plus abouti de La Porte avec ses figures et remonte les reliefs. Le plâtre est, depuis lors, entré dans collections du Musée d’Orsay, tandis qu’un tirage en bronze se dresse à l’est de la cour d’honneur de l’Hôtel Biron, et que le plâtre « nu » de 1900 demeure à Meudon, dans le « musée » construit en 1930.
La Porte de Rodin — impossible à ouvrir, orpheline de son bâtiment de destination, et inachevée — occupe pourtant une place centrale dans la carrière artistique de Rodin, tant pour les moyens matériels et la reconnaissance publique qu’elle lui a apportés, que sur le plan de son processus de création.

 

Les raisons d'une visite

Depuis 1919, ce musée n'avait pas été restauré. Après trois ans de travaux, la splendeur de l'hôtel Biron, met en valeur et rend pleinement hommage au sculpteur. Les statues mettent en vue leur volume sur un fond vert céladon. Ce musée s'autofinance à 50% par la vente de tirages de bronze, de location d'espaces privatisés, les ventes du magasin. Le parc est un havre de paix, avec sa verdure et ses bassins.

Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Le musée Rodin à Paris
Repost 0
30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 09:07
Le Musée d’Orsay

La France n'a jusqu'à présent jamais consacré d'exposition à Charles Gleyre. Pourtant, celui-ci occupe une place majeure dans la peinture académique à Paris au milieu du XIXe siècle.
La perfection lisse de sa facture et ses sujets majoritairement mythologiques ont pu longtemps faire croire à un esthète froid, conventionnel et aveugle aux révolutions de son temps. Les recherches en histoire de l'art ont toutefois fait prendre conscience du rôle important de son atelier, dont sortirent Jean-Léon Gérôme que Claude Monet ou Fréderic Bazille.

En outre, les relectures de son œuvre, au premier rang desquelles figure l'analyse psychanalytique de Michel Thevoz publiée en 1980, ont fait réapparaitre les contradictions passionnantes de l'artiste comme de son œuvre. Placée sous le signe du spleen et de l'idéal, l'exposition offre l'occasion, à travers les prêts majeurs du Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne, de se replonger avec bonheur dans les illusions de l'académisme.

 

Confessions d'un grand romantique

 

Dans l'épopée qu'est l'histoire de la peinture française au XIXe siècle, le rôle de Charles Gleyre est trop souvent oublié. Ce Parisien d'adoption ne s'est guère préoccupé de sa postérité française. Né en 1806 dans le canton de Vaud, Gleyre est resté toute sa vie un citoyen de la Confédération helvétique et un farouche républicain.
Après le coup d'Etat exécré de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851, il reçoit peu, n'expose plus et dédaigne les commandes publiques ; la maladie et la guerre de 1870 le contraignent à cesser son enseignement. Taiseux et solitaire, humble et cynique, Gleyre est déjà menacé d'oubli quand il meurt, en mai 1874. C'est en vain que son ami Charles Clément s'empresse de recueillir les derniers témoignages et de recenser maints chefs-d’œuvre déjà dispersés à l'étranger : bientôt, seules les Illusions perdues, toile mélancolique du musée du Louvre, restent dans les mémoires. On se souvient qu'il fut le premier maître de Sisley, Bazille, Renoir et – plus brièvement – Monet, élèves rebelles plus que disciples.

Pourquoi faut-il, le temps d'une exposition, faire revenir Charles Gleyre devant nos yeux ? Parce qu'il fut un romantique frénétique et un voyageur intrépide avant de devenir l'apôtre du Beau ? Parce que la passion du passé l'a mené à imaginer des mondes Antiques ? Parce que cet incurable misogyne a sublimé la puissance créatrice féminine ? Fut-il un ultime épigone du néoclassicisme, un romantique repenti ou un précurseur du symbolisme ? Miroir du XIXe siècle, l'oeuvre paradoxal et inventif de Charles Gleyre s'offre aujourd'hui, dans toute sa richesse, aux nouveaux regards du XXIe.

Elèves de l'atelier de Charles Gleyre
Elèves de l'atelier de Charles Gleyre
Elèves de l'atelier de Charles Gleyre

Elèves de l'atelier de Charles Gleyre

Une exposition chronologique

Les premiers tableaux sont ceux de la découverte d’autres cieux : après Rome, la Sicile, la Grèce, l’Egypte, le Soudan, le Moyen Orient, donnent des représentations orientalistes. Toutefois, la mise en scène de ses observations et empreinte d’une vision entièrement tournée vers l’Antiquité.

Il travaillera plus tard à embellir des demeures, contraint de suivre les désirs de ses mécènes. Ses œuvres traduisent une recherche du beau à travers le symbolisme alors en forte progression. Les couleurs utilisées et le lissage des corps atteignent une dimension onirique.

Gleyre ne voulait pas que ses œuvres soient exposées de son vivant, ni même après sa mort. Républicain convaincu, il se retire dans son atelier, refusant de vendre et d’exposer, en signe de désapprobation avec le régime du Second Empire. La rancœur tenace, Gleyre avait pris des dispositions testamentaires pour que ce refus de visibilité perdure après son décès. 142 ans plus tard, il y a  heureusement prescription puisqu’Orsay l’expose !

Enterré à Paris, la Suisse a demandé le rapatriement de son corps, la majeure partie de ses tableaux sont conservés en Suisse (Lausanne).

Le Musée d’Orsay
Le Musée d’Orsay
Le Musée d’Orsay

Visite du musée d’Orsay

L’immensité de ce musée, le nombre de pièces exposées, les apports nouveaux dans les collections, défient tout horaire normal de visite. Notre vidéo s’attache à montrer quelques moments tels que le visiteur peut y trouver au gré de ses pas.

De nombreuses peintures, sculptures, dessins, sont commentés si vous suivez le lien :

Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin
Vincent Van Gogh et Gauguin

Vincent Van Gogh et Gauguin

Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...
Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...

Boudin, Jongking, Corot, Couture, Cabanel, Millet et de nombreuses sculptures...

Repost 0

Nice au soleil

Rechercher

Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation-Boussole