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DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 15:21

 

Le 6 mai 2015, Culturespaces a présenté son Centre d’art avec une grande journée Portes Ouvertes, de 10h à minuit. Cette nouvelle institution culturelle, établie dans l’ancien Hôtel de Caumont, fait battre le cœur d’Aix-en-Provence à deux pas du cours Mirabeau. Toute la ville était décorée par des oriflammes siglés « Caumont » ou « Canaletto », les panneaux Decaux présentaient la fête du Buccentaure à Venise.

Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Un nouveau Centre d’Art dans un joyau du XVIIIème  siècle

 

Pour  accueillir  ce  nouveau  Centre  d’Art,  un  vaste  programme  de  travaux  et  d’aménagements  a  été conduit en 18 mois sur la totalité de la surface de l’Hôtel de Caumont, soit 2 500 m 2 . La façade, les décors intérieurs et les jardins ont fait l’objet d’une restauration exemplaire, soutenue par l’Etat et la Ville d’Aix-en-Provence.  300  ans  après  la  pose  de  sa  première  pierre,  ce  remarquable  édifice  classé  Monument Historique, s’apprête ainsi à écrire une nouvelle page de son histoire culturelle.

C’est la première fois que Culturespaces acquiert un lieu pour y créer un centre d’art. Il s’ajoute à une liste de lieux prestigieux confiés en gestion à Culturespaces : 

- la Villa Ephrussi de Rothschild, Saint-Jean-Cap-Ferrat (depuis 1992)

- la Villa Grecque Kérylos, Beaulieu-sur-Mer (depuis 2001) 

- les Carrières de Lumières aux Baux-de-Provence  (depuis 2012)

- le Château des Baux-de-Provence (depuis 1993)

- le Théâtre Antique  et le Musée d’Art et d’Histoire d’Orange (depuis 2002)

- les Arènes de Nîmes, la Maison Carrée, la Tour Magne (depuis 2006)

- la Cité de l’Automobile, Mulhouse (depuis 1999)

- la Cité du Train, Mulhouse (depuis 2005)

- le Musée Jacquemart-André, Paris (depuis 1996)

Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto

Pauline de Caumont

 

Née à Aix-en-Provence en 1767, Pauline est la fille de Jean-Baptiste Jérôme de Bruny, Baron de La Tour d’Aigues. Ce dernier, alors président au mortier du  parlement de Provence, est un grand collectionneur, botaniste,  membre  de  l’académie  de  peinture  de  Marseille.  Il  rassemble  dans  son  hôtel  aixois  de nombreuses  œuvres  d’art mais  aussi  des minéraux et  fossiles.  L’hôtel  des  Bruny  est  alors  le théâtre  de fêtes et soirées mémorables où toute la bonne société aixoise se donne rendez-vous. Cette insouciance trouve une fin brutale avec la Révolution française. Sa chambre a été reonstituée au premier étage du musée.

 

En février 1795, Jean-Baptiste Jérôme de Bruny s’éteint  et  l’hôtel est légué à son fils, Marie-Jean-Joseph (1768-1800). À sa mort, sa sœur, Pauline (1767-1850) hérite de ses biens. Elle épouse l’année suivante Amable de Seytres (1764-1841), marquis de Caumont, qui se vante de «prendre à la Provence sa plus belle fille,  son  plus  bel  hôtel,  son  plus  beau  château,  sa  plus  grosse  fortune  ».  L’hôtel  prend  ainsi  le  nom d’Hôtel de Caumont. Le faste de l’Hôtel de Caumont s’éteint progressivement jusqu’au décès, en 1850, de Pauline de Caumont, partie sans héritier. Son légataire universel, Louis-Charles de Bruny, vend l’Hôtel de Caumont  en  1854  à  Jean-Baptiste  Albert  de  Roux.  Le  dernier  propriétaire  privé  à  habiter  l’hôtel  est  le général Isenbart.

Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto

Canaletto en vedette pour l’exposition inaugurale

 

Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto, (Venise 1697–1768) est connu pour être le peintre de Venise le plus important  du  XVIIIe siècle,  celui  qui  a  magnifié  sa  ville  par  des  vues  rigoureuses  et  empreintes  d’une lumière  précise et chaleureuse. Canaletto  a  donné  ses  titres  de  noblesse  à  la  peinture  de  veduta  à  Venise,  représentant  avec  une admirable exactitude mais aussi avec poésie des vues de sa ville natale. Il a aussi peint dans une démarche semblable des vues de Rome et de Londres.  

Avec plus d’une cinquantaine d’œuvres, dont un choix très original de peintures, le parcours propose une  nouvelle  interprétation  de  différents  moments  de  sa  carrière,  avec  une  attention particulière accordée au processus de création. C’est la première fois que sont aussi clairement exposées les œuvres de l’artiste à ses débuts, celles de sa période anglaise et de la dernière période de sa vie. 

 À cette occasion, une remarquable sélection de chefs-d’œuvre de la peinture vénitienne du XVIIIe siècle, toiles de très grand format et dessins minutieux, sont réunis par la  commissaire  générale  de  l’exposition,  Bożena  Anna  Kowalczyk.  Les  plus  grandes collections  internationales  y participent, parmi lesquelles la  Royal  Collection,  la  Courtauld Gallery et la National Gallery de Londres, le Metropolitan Museum de New-York, la Galerie des Offices de Florence ou encore la Ca’Rezzonico de Venise. 

Avec  cette  exposition  inaugurale,  Culturespaces  expérimente  aussi  un  nouveau  type  d’exposition immersif.  En  complément  des  œuvres  de  Canaletto,  la  part  belle  est  faite  aux  supports  numériques  et multimédia pour enrichir l’expérience du visiteur.

Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto

Avec plus d’une cinquantaine d’œuvres, dont un choix très original de peintures, le parcours propose une  nouvelle  interprétation  de  différents  moments  de  sa  carrière,  avec  une  attention particulière accordée au processus de création. C’est la première fois que sont aussi clairement exposées les œuvres de l’artiste à ses débuts, celles de sa période anglaise et de la dernière période de sa vie. 

 À cette occasion, une remarquable sélection de chefs-d’œuvre de la peinture vénitienne du XVIIIe siècle, toiles de très grand format et dessins minutieux, sont réunis par la  commissaire  générale  de  l’exposition,  Bożena  Anna  Kowalczyk.  Les  plus  grandes collections  internationales  y participent, parmi lesquelles la  Royal  Collection,  la  Courtauld Gallery et la National Gallery de Londres, le Metropolitan Museum de New-York, la Galerie des Offices de Florence ou encore la Ca’Rezzonico de Venise. 

Avec  cette  exposition  inaugurale,  Culturespaces  expérimente  aussi  un  nouveau  type  d’exposition immersif.  En  complément  des  œuvres  de  Canaletto,  la  part  belle  est  faite  aux  supports  numériques  et multimédia pour enrichir l’expérience du visiteur.

Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto
Inauguration de Caumont Centre d’Art : exposition Canaletto

Une installation numérique au cœur de l’exposition

 

À  mi-parcours,  l’installation  multimédia  Capriccio  Veneziano,  réalisée  par  l’artiste  vénitien  Gianfranco Iannuzzi, place le visiteur au centre des vedute de Canaletto. Cette immersion visuelle et sonore offre une façon novatrice de découvrir l’univers  pictural  du  maître,  grâce  au  concept  AMIEX®  développé  par Culturespaces. Projetées à grande  échelle,  les  images  des  tableaux  numérisés  s’animent  et  se reflètent dans l’eau du Grand Canal. La cité des Doges prend vie sous les yeux du spectateur. Le clapotis de l’eau et le son des cloches de Santa Maria della Salute le transportent dans une Venise à la beauté baroque et romantique.  Notre vidéo intègre ce véritable spectacle où les embarcations bougent à l’aide de rameurs animés.

 

Veduta : intérêt passé et actuel

 

La veduta (vedute au pluriel, qui signifie « ce qui se voit » et donc « comment on le voit »), s'apparente à la scénographie (puisque l'artiste met en scène une vue extérieure) et présente des problèmes de recherche spatiale. Les deux genres se développent simultanément et s'influencent réciproquement. Comme la pratique de la perspective est très utilisée dans les vedute, ce mot est aussi un terme d'optique qui désigne autrefois la « perspective naturelle », il est relié au langage de la perspective artificielle ou géométrique : qui varient selon le « point de vue ».

Canaletto, Bernardo Bellotto et Francesco Guardi sont les peintres les plus représentatifs du genre. Ils s'aidaient d'un dispositif optique : la chambre noire, placée à l’intérieur de la scène d’un tableau pour préparer leurs cadrages ouvrant la perception optique de la réalité sur un paysage naturel ou suburbain. L’exposition en cours offre la possibilité au public de regarder l’intérieur d’une chambre obscure et de vérifier son effet sur le respect des perspectives. Ces peintures sont réalisées avec précision et réalisme de détails, et sont en général de grand format. Venise est considérée comme la capitale des peintres védutistes (vedutisti) au XVIIIe siècle. La dernière pièce de l’exposition est donc très logiquement consacrée à Belletto et Guardi, autres grands védutistes.

Francesco Guardi ajoute cependant des touches plus romantiques à ses toiles. Ses vues respectent moins les architectures pour s’attacher à une description idéale et colorée des paysages. Il est difficile d’ailleurs d’attribuer avec certitude certaines œuvres car on travaillait en famille !!

C’est grâce à Bellotto que des reconstructions ont été réalisées à Dresde, après sa destruction, afin de finaliser la perspective de la ville le long de l’Elbe, la cathédrale a été reconstruite. Dresde présente en conséquence un visage identique à celle de son passé.

En Pologne des villes entières ont été détruites entre 75 et 85% de leur patrimoine bâti, telles les villes de Gdansk et surtout de Varsovie. Les plans de Bellotto ont servi à restituer la même atmosphère à l’ensemble de la vieille ville. La place du Château, la  place du Marché, les principales artères, dont la voie royale, ont été copiées directement d’après les cartons de Bellotto. En voyage en Pologne à l’occasion de l’anniversaire de l’Insurrection de Varsovie, j’ai pu voir à côté des reconstructions, un exemplaire affiché des tableaux de ce peintre.

Le dernier tableau est de Francesco Guardi
Le dernier tableau est de Francesco Guardi
Le dernier tableau est de Francesco Guardi
Le dernier tableau est de Francesco Guardi
Le dernier tableau est de Francesco Guardi
Le dernier tableau est de Francesco Guardi

Le dernier tableau est de Francesco Guardi

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 00:00

 

DSC04091Chaque année, le musée Pompidou réalise une rétrospective sur un artiste, formule qui permet d’en mieux connaître les évolutions dans le temps. Cette année, c’est notre concitoyen, membre de l’école de Nice qui a eu les honneurs d’une exposition très bien traitée par les médias et la presse spécialisée.

Pour avoir visité longuement cette exposition, j’avoue avoir été enthousiasmé par l’importance des thèmes traités, car le Mamac de Nice possède peu de d’œuvres de cet artiste. L’exposition Pompidou montre bien l’évolution de Raysse dans ces tableaux, fresques, installations et traite parfaitement de cinquante ans d’activité. 

 

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Pop-art et néon

L’influence du pop art américain, se traduit par des productions très personnelles, bien au-delà du travail de reconstruction d’un visage. L’influence du néon, la décomposition de la couleur, son intensité, avait déjà influencé Fernand Léger. Dès l’année 1962, le néon permet d’accentuer, de souligner certaines formes et des éléments du visage : bouche, yeux. Il s’exprime ainsi « J’ai découvert le néon. C’est la couleur vivante, une couleur par delà la couleur ». Comme Arman, il procède à des inclusions dans du plexiglas, ce qui le conduit à intégrer l’école de Nice avec d’autres comme Klein. Toutefois il restera volontairement en marge des courants artistiques dominants.

Les années soixante commencent à exacerber l’emploi de couleurs dans la publicité. Ces couleurs veulent donner une signification immédiate à une boisson, à une marque, avec un design particulier. Il faut pouvoir se distinguer avec simplicité des autres marques par l’utilisation de couleurs primaires et grossières. La nuance doit disparaître des objets proposés à des millions d’exemplaires dans les linéaires des grands magasins. La publicité de masse est nécessaire pour familiariser le consommateur en en augmentant le nombre. 

 

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 La dénonciation d’une publicité omniprésente

Aussi il utilise l’ironie pour se démarquer des affiches publicitaires et le la culture pop en développement accéléré. Il réalise une série de tableaux « made in Japan » dont l’objet sera de confisquer de nombreux tableaux célèbres pour n’en retenir que les éléments les plus marquants. Les tableaux d’Ingres ou d’autres artistes, sont immédiatement reconnaissables, mais ils intègrent une vision véritablement novatrice. La publicité fait son entrée, tonitruante, joyeuse, avec ses couleurs éclatantes, qui délivrent et libèrent les anciens codes artistiques.

 

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Dans les années 1990, les fresques arrivent avec le carnaval de Périgueux, et l’apparition d’œuvres géantes, dont la dernière rejoint une description de la plage qui reste depuis longtemps son univers favori. « Sea, sex and sun », c’est une des caractéristiques de certaines installations qui présentent outre des fresques géantes, mais aussi des adjonctions de bouées, jouets, placés en contrebas des installations.

 

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Une vision  et une prescience écologique

De nombreuses accumulations ont été réalisées par l’artiste sur des portiques ou des porte-manteaux présentant les déchets des Monoprix et autres Galeries Lafayette. Ces présentoirs utilisent toutes les boites, balayettes, tubes, bouteilles dont le plastic et les coloris seraient notre nouvel univers de consommation.  

 

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Le dernier tableau qui daterait de 2012 est d’une dimension exceptionnelle de trois mètres sur douze. Acquis par la fondation Pinault, cette fresque rassemble à elle seule une bonne partie de la pensée de l’artiste. Elle montre un univers essentiellement féminin assemblé le long du rivage. Mais au-delà on retrouve d’autres scènes, d’autres ouvertures avec des personnages aux franges de la société, une scène d’émeute, une pluie acide, des détritus de toute nature bordent le rivage. C’est une description, un résume de notre société, de notre désorganisation sociale.

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Ceux qui ont eu la chance de parcourir cette exposition, ont eu la révélation d’un très grand artiste, par sa créativité, son imagination et par l’insertion prolongée de ses schémas dans la mémoire des visiteurs. L’art c’est une manière de faire, variable selon l’artiste, mais c’est au-delà, un poids, une présence mémorielle, imprimée dans le cerveau des visiteurs. Tout ce qui reste après une visite-rencontre. Cette rétrospective atteint son objectif de troubler, interroger et rester durablement en mémoire. Pour ma part, il me faut remonter à l’exposition Dali, pour retrouver cette fraicheur, ces innovations créatives et son impact continu après avoir pleinement vécu cette rétrospective.


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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 12:47

 

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L’été était une excellente occasion de visiter Marseille pour observer la rénovation continue de ses quartiers. Logé à l’hôtel Beauvau, au Nord du Vieux-Port, il était possible d’avoir une vue panoramique allant de l’Est à l’Ouest de la ville. Placés en face de l’ombrière, les reflets inversés des passants, donnaient un aspect particulier à un axe de circulation important : sortie de métro, embarcadère, arrêts de bus et de trams.

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La mairie

La Cannebière et l’Opéra étaient proches, et nous pouvions participer à l’animation des restaurants et bars situés le long des quais. Nombre de ces commerces affichant un rattachement marqué aux pubs britanniques, irlandais.

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Au lendemain de notre arrivée nous avons parcouru les quais menant au Mucem et au nouveau quartier situé au-delà de La Major. La cathédrale de La Major a vu son intérieur entièrement rénové. A son entrée on contemple une statue de Monseigneur de Belsunce qui s’illustra à l’occasion de l’épidémie de peste de 1720. Les alternances de couleur des marbres font penser à nombre d’églises italiennes. Le porche situé en haut de la porte d’entrée, est constitué d’une superbe mosaïque de couleur bleue et or, annonçant par sa hauteur l’importance de l’édifice où l’on pénètre. La nef est imposante, constituée de trois travées, surmontées d’énormes coupoles. Au centre, l’autel en marbre de carrare est décoré de mosaïques, entouré de colonnes en onyx tunisien. Un déambulatoire débouche sur des chapelles adjacentes. L’ensemble est baigné de lumière grâce aux nombreuses ouvertures offertes par les coupoles. Ces cercles multiples imbriqués et dominés par des coupoles au centre et sur le transept répandent une lumière accentuée par les rosaces situées des deux côtés de la cathédrale.

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C’est la vidéo qui permet de mieux mettre en valeur cette architecture majestueuse. Vue de l’extérieur on comprend mieux les caractéristiques byzantines d’une cathédrale construite au 19ème siècle. Face à la mer, Marseille revendiquait pleinement sa vocation portuaire tournée vers la méditerranée et ses nombreux échanges. En ce moment un centre commercial est ouvert sous La Major. Mais il permet de créer une plate-forme accessible par trois entrées via des escaliers monumentaux actuellement en construction. Nous verrons ultérieurement les résultats de cette alliance avec les marchands du temple…

Dans l’enceinte du Mucem nous nous promenons à l’extérieur avant de visiter l’exposition Volubilis. Marbres, bronzes, mosaïques, alternent la présentation avec plusieurs vidéos montrant une forge en activité.

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L’après-midi nous visitons l’exposition Paul Delvaux au musée Cantini. Ce musée est placé au cœur d’une artère regroupant les grands noms du commerce de luxe. L’exposition Delvaux apparait singulièrement importante par le nombre de tableaux présentés. C’est une rétrospective de toutes les périodes d’activité de l’artiste. On y découvre son intérêt pour les aspects techniques des  gares, chemins de fer, pylônes, poteaux électriques. Mais les œuvres majeures d’un univers fantastique finalisent la présentation : le bleu et le blanc s’affrontent au sein d’univers changeants. Les photos de cette exposition sont interdites.

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Plusieurs promenades autour de Marseille ont jalonné notre séjour. A Aix, un nouveau musée logé à l'hôtel de Caumont, ouvrira ses portes en mai 2015 avec une exposition consacrée à Canaletto. 

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 Guy Muller

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 17:04

L’été a été propice à de nombreuses découvertes d’expositions qui offriront la possibilité de vous en faire découvrir les œuvres. Mais il m’apparait intéressant de traiter de la qualité de nombreux écrins que nous risquons de visiter sans les voir.

Ainsi, j’ai souvent attiré votre attention sur la qualité de la villa Masséna, du musée Chéret, du Mamac, du musée des arts asiatiques, du musée Chagall pour la seule ville de Nice. Nous reviendrons sur les expositions qui s’y sont tenues à l’occasion de l’année Matisse, ou à l’occasion d’expositions particulières telle celle sur les autoportraits de Chagall.  

Mais cette année a aussi été très riche avec Marseille : le Mucem et la rénovation du palais Longchamp, avec une redécouverte de la Fondation Maeght à l’occasion de l’exposition de BHL. Dans ce cas l’écrin, constitué par le jardin et les sculptures exposées, s’enrichit d’année en année par des apports successifs.

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Le Louvre

Le palais du Louvre constitue l’ensemble le plus vaste et le plus décoré au plan de sa statuaire extérieure. Bien que souvent visité, on en oublie souvent les collections permanentes, qui bénéficient d’une magnifique mise en lumière au fil des abandons de surface par le ministère des Finances. Cette année, nous avons visité les deux cours, dont les excavations ont permis de présenter une importante statuaire, répartie sur plusieurs niveaux.

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Michelangelo Pistoletto a réussi de parer la mise en scène de la cour Richelieu en y posant une structure particulière. Il s’agit d’une pyramide recouverte de miroirs, coiffée par trois cercles recouverts de tissus multicolores. Cette œuvre symbolise le Paradis à trouver, coincé entre le cercle de la religion et celui de la société de consommation. Seul l’art est créateur comme la vie l’est elle-même : une suggestion sexuelle s’observe par le positionnement de l’obélisque dans le cercle central. En définitive, une très belle confrontation entre la vision de l’artiste et celle d’un palais historique, devenu un musée gigantesque.

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Le musée Pompidou de Metz

Nous sommes en présence d’une structure de verre et de bois qui enserre la totalité du musée. Cet édifice surprend par son silence et la beauté de son architecture. Une collaboration avec Buren lui a fait gagner quelques galons noirs et blancs visibles du deuxième étage. Deux expositions se tenaient simultanément : vues d’en haut et Lewitt pour son art conceptuel. Nous y reviendrons.

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Nancy

Cette ville offre plusieurs musées à visiter.

Le musée des Beaux-Arts.

Situé en pleine place Stanislas, il bénéficie d’une vue amplifiée par la dimension de la place et par l’absence de toute circulation automobile.

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Le musée des Ducs de Lorraine

Derrière une magnifique porte, le musée permet de voir une collection d’œuvres. Nous avons admiré plusieurs tableaux du peintre La Tour, spécialisé dans le traitement de la luminescence issue des bougies et lampes à huile.

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Le Musée de l’Art Nouveau

Situé dans une magnifique maison entourée d’un grand parc, cet écrin est entièrement consacré aux meubles, luminaires en fer et pates de verre, vitraux.

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La villa Majorelle et les villas de la rue Félix Faure

L’architecture de la villa Majorelle et de nombreuses maisons mettent l’accent sur la vision d’un art qui s’attaquait à un ensemble : mobilier, portes, cheminées, balcons, verrières, papier peint.

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La Fondation Maeght

Miro, Giacometti, Calder, César, combien de talents agrémentent un parc aux essences méditerranéenes. Il faudra revenir sur l’exposition Bernard Henri Levy, entièrement conçue comme une promenade philosophique, de Platon aux œuvres de nombreux contemporains. 

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Guy Muller

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 10:27
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Le musée Regards de Provence

Avertissement : la prise de photos est interdite dans toutes les expositions décrites ci-après.

L’ancienne station sanitaire du port de Marseille accueille depuis mars 2013 un nouveau musée qui s’insère dans la plate-forme du Mucem. Situé au bas de la descente de la Major, ce musée présente deux expositions. Un café-restaurant est situé dans l’enceinte du musée.

Bernard Venet

C’est la première fois que l’œuvre de Venet est présentée avec ses origines datant de son service militaire en Algérie et de sa vie en Provence (1961-1966). L’exposition chemine donc à travers diverses époques de la vie de l’artiste. Au début on peut parler d’une période noire avec des créations parfaitement mise en évidence. L’emploi du goudron en larges taches commence sur des cartons d’emballage et se poursuit sur des dalles. Le noir se développe avec un tas de charbon dont le volume, les sinuosités et l’épaisseur sont déterminés par le poids de la masse déposée.

Puis nous passons à l’univers connu sous le nom d’art conceptuel. En vertu de cette forme, les artistes conceptuels prennent une distance à l'égard de l'objet dans l'œuvre d'art. Cela aboutit à une activité artistique utilisant d'autres langages : graphiques mathématiques, mesures de distances, répertoriage d'années..., pour être la condition nécessaire et souvent suffisante à l'existence d'une œuvre. Le rez-de-chaussée de l’exposition rappelle les calculs géométriques qui servent de base aux diverses torsion d’un métal volontairement rouillé. Sol Lewitt, autre peintre conceptuel, explique  que « Dans l'art conceptuel, l'idée ou le concept est l'aspect le plus important du travail. » Il expose en ce moment au Centre Pompidou de Metz. La confrontation de Lewitt et de Venet montre l’importance prise par la dimension géométrique de leurs propositionses.

A l'étage sont présentés des sculptures sous forme de maquettes. On avance à travers diverses présentations de rails courbés et torturés à souhait. Arcs, angles et lignes droites montrent la globalité et l’universalité d’une œuvre désormais présente dans de nombreux pays. Certaines œuvres sont le fruit de calculs géométriques, tandis que d’autres sont de la déconstruction savante. Une vingtaine d’œuvres sont proposées comme le monument des vallées de Nice placé sur la promenade des anglais.

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Cassis, port de la peinture

Pierre et Michèle Dumon ont voulu doter ce musée d’un ensemble d’œuvres via une fondation. De nombreuses expositions ont déjà été organisées en divers lieux de la ville. Mais cette importante donation pourra mieux vivre dans ce nouveau musée. La constitution de cette importante collection témoigne d’une prescience extraordinaire quant à la qualité et à la quantité des peintures achetées.

Toutes les époques sont représentées dans la collection complète. Parmi les peintures acquises en salle des ventes, on trouve Lacroix de Marseille, Garibaldi, Monticelli, Guigou, Ziem, Camoin, Crémieux, Marquet, Olive, Loubon, etc. D’autres achats ultérieurs ont complété la collection avec Buffet, Picabia, Pignon, Chabaud, Ben.

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L’exposition en cours est centrée sur la ville de Cassis et sur ses peintres pour la période 1845-1945. Elle est relatée par un numéro spécial de la revue "Connaisance des Arts". Avec plus de 800 œuvres en réserve, la Fondation en prête 100 à 150 à d’autres musées, elle peut animer ses murs avec quatre expositions différentes par an. Chaque exposition donne lieu à l’édition d’un catalogue.

Le grand atelier du Midi

C’est l’exposition de prestige destinée à accompagner la célébration de Marseille capitale européenne de la culture. Elle est répartie sur deux espaces : le palais Longchamp à Marseille et le musée Granet à Aix en Provence. L'exposition est présentée en deux volets.  A Aix en Provence, la priorité est mise sur les formes, à Marseille c'est la couleur qui est au centre des attentions. Le Musée Granet, habitué désormais aux grandes expositions, poursuit cette année encore son hommage à Cézanne. Le peintre aixois est bien présent avec 8 toiles présentées, mais Picasso, Matisse ou encore Dali y tiennent aussi une place de choix. 

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      Superbe pêche au Thon de Dali et Sainte Victoire "route Cézanne"

A Marseille, le Musée des Beaux Arts ouvre ses portes au public après avoir été entièrement rénové. C'est dans ce lieu somptueux au cœur de Marseille que les peintres sont réunis autour d'une thématique le Midi, tous inspirés par sa lumière exceptionnelle. Trois grandes salles aux murs colorés subliment la centaine d’œuvres exposées. La scénographie a été particulièrement bien travaillée. On se laisse facilement porter d'un artiste à l'autre grâce aux citations inscrites sur les murs. Le premier étage est consacré au paysage. Le rez-de-chaussée intègre les personnages qui vivent dans un univers idyllique. C’est le mariage entre le paysage souvent maritime et la joie de vivre d’hommes et de femmes présentés comme vivant dans un Paradis-Eden permanent. 

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      Palais Longchamp et fresques de Puvis de Chavanne

Saluons la rénovation du Palais Longchamp qui redeviendra seulement l’an prochain le musée des Beaux Arts de la ville. Le musée historique de la ville étant lui-même en retard, avec une ouverture en septembre, ce manque de coordination aura été préjudiciable à l’année européenne. Même le Mucem a été seulement inauguré au mois de juin.

A voir le Diaporama :  marseille marseille

 

Guy Muller

 

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 19:02
CIMG0809CIMG0799CIMG0687La Rénovation urbaine de la ville se poursuit, après celle du quartier de la République, le quartier du Port termine son aménagement entre le fort du roi René et l’église de la Major. Au-delà de la Major un nouveau quartier émerge avec des hôtels, des commerces, dont le débouché sur le Panier est facilité par des escaliers. Une vaste esplanade a permis de construire le Mucem et un autre bâtiment la villa méditerranée. Le Mucem est lui-même relié à la Tour par une passerelle qui permet de visiter une vaste étendue. Cette nouvelle configuration offre la possibilité de visiter le quartier du Panier et son musée de la Charité, en traversant une deuxième passerelle qui relie le fort Saint Jean au Panier.

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Si l’on désire flâner dans la ville, visiter Martigues, Cassis ou suivre la route de la Sainte Victoire dite « route de Cézanne » une semaine de séjour est indispensable pour espacer visites des musées et promenades. La visite en une seule journée du Grand Atelier du Midi est déconseillée, car la ville d’Aix mérite une demi-journée.

Nous avons pu voir la totalité des expositions en cours au Mucem, au musée Regards de Provence, à la Villa Méditerranée, situés sur la même esplanade. Puis nous avons admiré les deux expositions du Grand Atelier du Midi présentées au Palais Longchamp de Marseille et au musée Granet d’Aix en Provence.

Le Mucem

Autour d’un rectangle, une résille en béton enserre le musée, œuvre de l’architecte Rudy Ricciotti associé à Jean Carta. Ce bâtiment est entièrement parcouru par des passerelles qui permettent d’admirer le paysage alentour. Outre les salles d’exposition un forum-auditorium, un restaurant et une terrasse sont inclus dans le musée. On y accède par trois entrées : Panier, vieux port et esplanade donnant sur le rez-de chaussée. L’accès est libre pendant les heures d’ouverture du Musée seules les expositions sont payantes. En ce moment trois expositions sont présentées entièrement consacrées à la Méditerranée.

 

 

La galerie de la Méditerranée

Située au rez-de-chaussée, elle présente les arts classiques d’Egypte, de Rome et de Grèce, sous forme de statues. Puis plusieurs univers se découvrent avec l’agriculture, les Dieux, la citoyenneté et les droits de l’homme, la naissance du monothéisme centré sur Jérusalem et le mur des lamentations. Enfin, la Méditerranée est à l’origine des découvertes d’autres continents grâce au développement d’instruments de navigation.

Ces présentations sont réalisées dans un espace déterminé par des voiles qui séparent les allées de présentation. On peut donc penser que cet espace permanent sera appelé à évoluer ultérieurement.

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Le noir et le bleu

Il s’agit d’une exposition temporaire destinée à montrer que l’évolution des pays entourant la méditerranée a connu bien des tourmentes. La tension entre les deux couleurs de Miro et Goya rappelle toutes les guerres et les dominations successives de capitales en expansion. Venise, Istanbul, Beyrouth, Athènes, Carthage, et plus récemment l’arrivée du fascisme. En fin de parcours, des vidéos montrent des turbulences en cours dans des capitales en 2011 : en Grèce, en Italie, en Espagne, en Libye, en Egypte, en Tunisie. Un jeu de déconstruction permet de démolir des immeubles à Beyrouth, tandis que la guerre dans l’ex-Yougoslavie est figurée par des photos montrant de nombreux immeubles détruits.

Une volonté de domination s’exerce en permanence dans ce lieu d’échanges commerciaux. La violence y est donc perpétuelle comme en témoignent nombre de vestiges antiques ou contemporains.

 

 Au bazar du Genre

C’est une autre exposition sur les disparités existantes entre les sexes entre le nord et le sud de la méditerranée. D’autant que ce débat se poursuit en continu avec le mariage pour tous, avec la réforme du droit des femmes en Tunisie, celle du code de la famille au Maroc. Plus encore avec les codes corporels et vestimentaires imposés par les sociétés à ses membres.

Une photo met en scène une femme matador qui tient une cocotte minute à la place d’une cape.

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Le fort Saint Jean et la Tour du roi René

Ce lieu a toujours été fermé au public. Il est situé à l’entrée du port de Marseille dont la Tour du roi René est une figure emblématique pour nombre de peintres. Nous pouvons admirer l’ensemble du Port et la « Bonne mère » depuis la terrasse supérieure de la Tour.

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Le fort montre ses fortifications, ses chemins de ronde, sa place d’armes, sa chapelle, qui s’étagent sur plusieurs étages. Deux passerelles d’accès permettent de profiter des jardins du fort Saint-Jean. Ces jardins présentent une cour d’orangers, un jardin des myrtes, des figuiers, des plantes aromatiques, un parcours des plantes emblématiques de la méditerranée, une aire de pique-nique. L’ensemble de ces jardins est intitulé « le jardin des migrations », il fera l’objet d’animations et de visites toute l’année. En face du Mucem, sont placés des oliviers et de la vigne, face au débouché de sa passerelle.

La villa Méditerranée

C’est un autre bâtiment placé devant le Mucem qui surplombe une piscine. Son objet   consiste à proposer une autre vision de la méditerranée. Le terme de « villa »  décrit bien un projet de coexistence entre les 22 pays qui bordent notre mer. Mais l’avenir c’est plutôt la densification explosive et continue de son littoral, la pollution, les confrontations politiques.

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Aussi le sous-sol de la villa décrit la mécanique commerciale et les migrations de populations. Avec 7% de la superficie des mers, la méditerranée supporte 30% du commerce mondial ! Les points de départ et d’arrivée des migrants sont décrits avec des vidéos et des cartes géographiques. Un espace de témoignages demande aux visiteurs de s’exprimer sur leur vision du futur. Il en résulte un affichage de billets jaunes sur une partie de salle.

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Le dernier étage de la villa offre un parcours sur de nombreux thèmes sous l’appellation « 2031 en méditerranée, nos futurs ». On y accède par un immense escalator. Nous avons une vue imprenable sur la cathédrale de la Major ou sur l’entrée du port par un balcon. Des plaques de verre nous soutiennent lorsque nous regardons vers le bas les personnes et la piscine. 

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A voir le Diaporama : marseille marseille

Guy Muller

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 07:27
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Nous avons eu la très grande chance de pouvoir voir et comparer les deux expositions en cours à Paris. Quelle découverte que de voir à deux jours d’intervalle ces deux peintres du paysage pour trouver une palette de couleurs extraordinairement étendue. 

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Félix Ziem est exposé au Petit Palais à nouveau pourrait-on dire, après une autre magnifique exposition à Marseille, il ya trois ans. Le Petit Palais était mis en lumière par le papetier Canson qui en tramait les colonnes extérieures.

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Ziem c’est la méditerranée, l’orientalisme, des vues éblouissantes d’un midi gorgé de soleil, paré d’un technicolor avant la lettre. Il savait rendre au centuple les effets de la chaleur lors du pèlerinage à la Mecque, sur les quais de Venise ou les rives du Bosphore.

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Eugène Boudin, est exposé au musée Jacquemart-André, musée facilement abordable grâce à un parking situé à moins de cent mètres. La palette de Boudin est plus mesurée, plus pastel et mieux appropriée au ton du rivage normand, proche des impressionnistes. Les tableaux présentés viennent de très loin et sont parmi les plus beaux données à voir. On constate que les étrangers : américains, anglais, mexicains, espagnols, ont eu la main heureuse lorsqu’ils ont choisi les tableaux.CIMG4913CIMG4932

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Eugène Boudin

Boudin c’est la mer, le rivage et les personnages qui commencent à vivre un farniente doré. On dit que Boudin est un peintre de la météorologie, avec des toiles inscrites dans l’azur du ciel. Deux tiers de ciel pour un seul tiers de terre semble la proportion idéale, inscrite dans un œuvre importante. Nous avons d’ailleurs pu visiter il y a deux ans sa plus importante collection au musée André Malraux du Havre. Boudin a été considéré comme un peintre trivial obsédé par les vaches, leurs coloris, leur diversité (disparue depuis au profit d’une productivité uniformisante). Il fallait du courage pour mettre en scène des bovidés seuls sur une toile.

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Georges Bizet, dans le domaine musical, avait aussi étonné en faisant de Carmen son héroïne, heurtant le bon goût bourgeois, avec une ouvrière tête d’affiche. Un autre peintre Degas devait connaître un plus grand succès aux Etat-Unis, pensez Madame, il peignait des lavandières et des blanchisseuses. Eugène Boudin, s’éloigne des portraits empesés de la période précédente, en étalant les mœurs des nouveaux venus sur la plage. « Car il lui faut du génie pour tirer parti de cette bande de fainéants poseurs ». Le concert à Trouville (musée de Washington) met en scène les reines de la mode en crinolines. Mais il ne faut pas s’attendre à une description précise des personnages montrés de loin en assemblée. Ce sont des vues qui mettent surtout en lumière des postures et des couleurs. Ce sont les premiers loisirs d’une caste, une chronique de l’élégance et des ses outrances : la crinoline tombant sur le sable de la plage, les cabines payantes, le kiosque à musique. Une irruption en contradiction avec la vie des normands : élevage, pêche, traditions religieuses.

 

Voir le diaporama des expositions : Felix-Ziem-Eugène Boudin Felix-Ziem-Eugène Boudin


Guy Muller

 

 

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 17:27
Une exposition de 1813 a été reconstituée pour restituer l’univers de Jane Austen. Une universitaire du Texas, Janine Barchas,  a eu l’idée de refaire entièrement une exposition telle qu'elle était présentée  en mai 1813, cette année. Cette expérience virtuelle a exigé un effort intense pour retrouver et positionner les œuvres de Joshua Reynolds, artiste spécialisé dans le traitement des portraits. Il est à l’origine de la création de la Royal Academy.
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La reconstitution de la Galerie
C’est en s’aidant du catalogue de l’exposition que la situation des tableaux sur les cimaises a pu être reconstruite. Ce catalogue répartit chaque tableau dans les salles d’exposition. D’autres tableaux ultérieurs décrivent la galerie et montrent comment l’accrochage était effectué à l’époque. Les dimensions des tableaux étant connues, un immense puzzle a permis de retrouver 141 tableaux sur les 170 de l’exposition d’origine, pour les placer exactement sur les murs de la Galerie. Aujourd'hui, les peintures qui ont participé à cette exposition sont dispersées à travers le monde, et le bâtiment d'origine dans Pall Mall qui abritait autrefois la British Institution est  méconnaissable. La réalité virtuelle, ainsi créée, replace l’ensemble de la collection présentée au public en 1813 dans son jus unique. Il est désormais possible de revoir tableaux et musée dans une configuration désormais détruite.
Parmi les toiles de la galerie rétrospective, les nombreux portraits de célébrités de politiciens du 18e siècle, d’acteurs, d’auteurs et d’aristocrates offrent des exemples concrets de l’univers connu par Jane Austen. Comment quelqu'un comme Jane Austen, qui ne circule pas personnellement parmi l'élite sociale, a néanmoins été plongée dans la vie de la société ? L’exposition donnait à voir ce que Gala donne à voir aujourd’hui au peuple. N’oublions pas que Joshua Reynolds était devenu pair d’Angleterre. Il avait à son actif deux grands portraits du roi et de la reine, portraits placés dans la salle d’entrée de l’exposition. Joshua Reynolds est un contemporain de Thomas Gainsborough, autre très grand spécialiste de l’art du portrait.
Avant l’ère de la photographie, les portraits des gens riches étaient reproduits, par la suite, par des graveurs. Ces portraits constituaient une véritable mise en scène de personnes toujours embellies. Ils ornaient les pages des journaux mais aussi les pages de livres. Jane Austen a certainement utilisé des œuvres de Reynolds pour enrichir et aérer ses romans.
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Ces deux tableaux postérieurs à l’exposition Reynolds contiennent des informations sur la salle d’exposition du premier étage. Ils montrent le foisonnement des toiles accrochées au contraire des expositions actuelles.

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Les deux Waldegrave - Musée de Chantilly

De Sir Reynolds à Jane Austen

Jane Austen est considérée comme la plus grande auteure de langue anglaise. Ses œuvres ont atteint une notoriété mondiale, attestée par de nombreuses mises en scènes filmées, des tirages énormes pour l’ensemble de ses livres. Raison et sentiment, Northanger Abbey, Emma, Orgueil et préjugés, Persuasion, forment un ensemble décrivant une bonne société sous un angle ironique. Jane a d’ailleurs donné d’excellents conseils à ses héroïnes afin qu’elles trouvent le mari idéal. Ce mari là est surtout celui issu d’une caste de riches propriétaires ou d’aristocrates. Aussi certains ont-ils méprisé  une littérature proche de celle d’Harlequin. C’est si vrai que plusieurs romans ont donné lieu à la confection de miniséries favorisées par le label  qualité de la BBC avec des d’actrices remarquables.

Si l’on se rapproche de l’époque, la circulation entre les villes était lente et les relations entre les gens restreintes. On connaissait les habitants résidants à quelques lieues de sa résidence. Tous au plus une dizaine de personnes. Pour vivre la vraie vie, il fallait résider à Londres, d’où l’intérêt de cultiver des amitiés, des relations, pour permettre des rencontres entre les jeunes. D’où un investissement important des mères dans l’occupation de l’espace public : cafés, restaurants, bals, concerts, expositions, circulations interminables dans les parcs et jardins. Ainsi que dans la préparation des rencontres, aidées par la lecture de la presse qui annonçait telle ou telle présence d’un mari potentiel.

 

Jane sait conter une histoire car elle en est la principale intrigante. Ses conseils sont très autobiographiques et souvent marqués par l’erreur. Ce sont ces erreurs qui donnent continuité et suspense à ces histoires qui ne concernaient pas plus d’un pour cent de la population. Jane Austen n’a jamais été mariée en dépit des conseils avisés qu’elle dispensait à ses sœurs. Nous devons lui en être reconnaissants pour la liberté ainsi acquise de parler d’une condition féminine inexistante. Son célibat offre l’opportunité d’admirer ou de plaindre nombre de visages gravés pour l’éternité dans une très belle langue. Car le nombre de chaires consacrées à Jane n’a cessé d’augmenter en fonction inverse de la destruction complète des conditions de vie de l’époque. Joshua Reynolds a lui aussi gravé les personnages de l’époque comme le font les grands photographes actuels.

En unissant ces deux personnages d’il y a deux siècles, la galerie virtuelle suivante, mérite votre visite : link

Guy Muller

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 19:18
Bonne et Heureuse Année 2013

 

Amis des expositions et des découvertes, vous recevez depuis longtemps déjà cette revue de l’actualité. Sa parution régulière entraîne une forte augmentation de sa fréquentation. Comme il m’est impossible de répondre à tous individuellement : trouvez ici même ma carte de vœux.

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Meilleurs vœux de bonheur, de bonne santé et de joies pour 2013
 
Un important programme de visites et de découvertes vous accompagnera toute l'année
 

En ce début d’année, il est bon de constater que les musées des Alpes Maritimes, poursuivent leurs expositions temporaires. C’est une façon d’animer leur patrimoine en nous invitant à effectuer des visites régulières. Tour à tour, l’exposition « Exils », le musée Masséna, le musée des Beaux Arts ont étendu le champ de leurs activités. En mutualisant leur surface avec Exils, sur les musées nationaux de Fernand Léger, Chagall, Picasso. En vivifiant le musée Masséna grâce à des thèmes spécifiques : mobilier Napoléon, présentation des anciens Présidents de la République et en ce moment l’histoire de la venue des Russes à Nice. Le musée Chéret lui aussi a su trouver des occasions de se revitaliser avec la mise en exergue tout à tour de Bruegel le velours, de Bronzino et de Chéret. Au Cannet, c’est le nouveau musée Bonnard, qui après son inauguration, a consacré une exposition aux amis de Bonnard : Matisse, Vuillard, Monet. Ce musée présente jusqu’au 6 janvier l’exposition sur Misia, reine de Paris, que certains d’entre vous ont pu voir cet été au musée d’Orsay.

L’actualité des musées nationaux n’est pas oubliée pour autant puisque toutes les expositions de renom font l’objet d’une mention et d’un accompagnement vidéo. Cela a été le cas pour les expositions Monet, Modigliani, Canaletto, Guardi, Dali, l’impressionnisme et la mode, la Renaissance italienne au nouveau Louvre de Lens. Ces informations se retrouvent en tête de rubrique, incorporées à un article ou à la fin d’une page du site. En tête de rubrique vous trouverez toujours des accès directs aux plus grandes bases de données.

 

Google Projectart vient d’ajouter 19 nouveaux musées aux 150 déjà présents sur son site, dont l’intérieur du Palazzo Vechio de Florence.La Grande Bretagne vient de créer un musée virtuel qui rassemble 200 000 toiles en collaboration avec la BBC. Le Ryjksmuseum d’Amsterdam vient de rouvrir après de longs travaux d’embellissement. Il en profite pour créer une galerie virtuelle présentant ses collections. Dans tous ces cas, les musées qui s’engagent dans la numérisation de leurs tableaux, ont bien compris le pouvoir d’attraction de leurs collections. Ils permettent aux amateurs, de créer leur propre univers, de connaître leurs préférences et d’intégrer une invitation au voyage pour parfaire sur place la vérité d’une toile dans sa dimension exacte. : link

En ce qui concerne la section voyages, elle est appelée encore à s’enrichir, après la Chine du Sud, l’Inde du Sud, le Myanmar ; l’Europe n’est pas délaissée après la Pologne, la Belgique, nous redécouvrons méthodiquement l’Italie. Prochainement nous visiterons Florence et Sienne pour boucler nos connaissances sur la Renaissance italienne et son influence sur la France. Je rappelle que cet été vous avez pu visiter à Ecouen le musée national de la Renaissance, puis voir à Bourges, la demeure de Jacques Cœur, premier édifice de ce nouveau style. Les lecteurs pourront lire avec profit le livre de Monsieur Ruffin «Le grand Cœur » biographie du grand argentier, admirateur-importateur de la Renaissance italienne.

Et pour commencer en beauté cette nouvelle année, regardez les plus belles vidéos : 

 

A bientôt, pour de nouvelles découvertes,

 

Guy Muller

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 15:31
Canaletto – Guardi : vues de VENISE

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Exposition au musée Maillol jusqu’au 10 février 2013

Exposition au musée Jacquemart-André jusqu’au 14 janvier 2013

L’exposition Canaletto – Guardi au musée Jacquemart-André est l’occasion de revenir en beauté sur l’art particulier de la Veduta. Relever l’architecture d’un port,  d’une ville a toujours été une activité spéciale des militaires. Ce sont souvent des dessinateurs embarqués sur des navires qui effectuent des relevés précis sur le tracé des côtes.

0821005916-Canaletto-Grand Canal-173109-Canaletto-Riva Degli Schiavoni-1728Canaletto :  le Grand Canal, Le Môle

Mais la progression du paysage dans l’art pictural a été très lente. Il débute avec les peintures religieuses qui s’ouvrent souvent sur des fonds paysagés. Ce sont les peintres flamands qui imposent le paysage, souvent des vues de villes, comme le sujet principal de leurs œuvres. Les peintres qui se livraient à cette activité produisent  les premières cartes postales d’époque destinées à représenter à l’extérieur  la précision de leurs vues. Les voyageurs achetaient des vues des paysages qu’ils avaient visités.

Avec la grande précision de ces relevés architecturaux de nombreuses villes ont pu réparer les dégâts infligés par la guerre. C’est ainsi que les vues de Dresde, de Gdansk, Varsovie, réalisées par Bellotto, ont permis la reconstruction à l’identique de quartiers entiers. Ces tableaux souvent accrochés aux murs des musées ont été le premier recours permettant une reconstruction soignée d’églises, cathédrales, maisons, places, artères principales.

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En quelques minutes la luminosité change

Les vues de Canaletto et de Guardi ont été souvent exportées en Angleterre friande de ces paysages ensoleillés. Toutefois, l’art de la Veduta, s’est rapidement éloigné d’une description précise des lieux représentés. Canaletto y a ajouté une vie en y plaçant des personnages et des animaux destinés à animer les lieux ainsi décrits. Son traitement du ciel et de la mer, les couleurs utilisées, donnent immédiatement une tonalité particulière, une vibration unique, à ses productions.

 Explications sur l'emploi de la chambre obscur :

Guardi développe sur les traces de Canaletto une œuvre où les ciels annoncent beaucoup plus de fluidité, plus de grâce et d’élégance. C’est ainsi que le tableau de Santa Maria della Salute est rempli de gondoles au premier plan, gondoles toutes en circulation, avec les mouvements des rameurs. Les voiles des esquifs, les directions différentes empruntées par les voiliers attirent le regard, par l’empreinte des rames sur l’eau. L’impression d’activité est accentuée par les remous laissés dans l’eau. Puis au second plan, nous découvrons la Salute avec les personnages des visiteurs.

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Les liens suivants vous permettent d’aller visiter quelques tableaux rassemblés par Google Artproject :

 Bellotto : link

Canaletto : link

Bonnes visites,

Guy Muller


Nous poursuivrons bientôt par une série dédiée à l'Italie. Les prochains articles seront consacrés à Venise (descente du Grand Canal), Lucques, Naples, Capri, Herculanum et Pompéi, Amalfi, Caserte, Florence et Sienne.

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Le Musée Lascaris

https://youtu.be/l23HXor58bY

Rechercher

Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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