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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 17:41

 

Une nouvelle fois, les Amis des musées de Nice, nous ont fait découvrir une exposition temporaire de grande qualité. Nous avons été accueillis par la conservatrice du musée, Madame Anne Stilz, qui a donné une conférence itinérante à travers les salles. Elle nous a expliqué la place de l’art naïf dans le domaine des arts en général. Nous avons été charmés par ses connaissances, sa puissance de conviction et l’intérêt de ses propos. Elle est une des rares responsables de musée à nous recevoir personnellement lors de chaque exposition temporaire dans les deux musées qu’elle gère  ceux des Beaux Arts et des Arts Naïfs de Nice.

 

Présentation du musée

 

Le musée installé au château Sainte-Hélène, autrefois résidence d'été du parfumeur François Coty, a été inauguré en 1982 grâce à la donation (plus de 600 oeuvres) consentie par Anatole et Renée Jakovsky. Après avoir visité les jardins et admiré les œuvres qui y sont placées, nous avons exploré les contours de cette superbe bâtisse, qui a appartenu au parfumeur Coty. Cette maison appartient à la série des folies construites à Nice par différents propriétaires. Elle descendait vers la mer avec des cascades qui agrémentaient son environnement. Un peu plus bas dans l’avenue de Fabron, la maison des Archives Municipales développe la même conception : façades architecturées, bassins, cascades et grottes. Malheureusement toutes ces constructions jouxtent la voie rapide et ne permettent plus guère de voir la mer.

Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond

 

Les Collections


Les collections ont été enrichies ces dernières années par d'importantes donations et acquisitions, parmi lesquelles figure une œuvre d'Henri Rousseau retracent avec plus de 1000 peintures ainsi que des œuvres graphiques et des sculptures, l'histoire mondiale de la peinture naïve du XVIIIe siècle à nos jours.
Un important dépôt d'œuvres de Bauchant, Blondel, Jean Eve, Rimbert, Séraphine, Vivancos et Vivin, consenti par le Musée national d'Art moderne-Centre Georges-Pompidou, enrichit encore cet ensemble. Un programme d'expositions annuelles ouvre le champ d’exploration de cet art spontané sur diverses productions d'art brut.

Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond

La Donation Dominique Jacquemond

Il s’agit d’une nouvelle donation qui présente des œuvres de Gaston Chaissac, Anselme Boix-Vives, Barbério et Michel Macréau. Cette exposition regroupe des pièces d’archives, des correspondances, des carnets de dessins. Les enveloppes des lettres adressées à Jacquemond sont de véritables tableaux d’art naïf.

Pour entendre l’exposé de Madame Stilz, il faudra voir notre vidéo, qui ouvre des perspectives intéressantes sur l’art contemporain, l’art moderne et l’art naïf. Certains de ces artistes ont d’ailleurs eu à souffrir du nazisme en tant que porteurs d’un art dit dégénéré. Nombre d’entre eux ont du s’exiler pour sauver leur existence.

Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 12:17

La Villa Masséna a été édifiée sur la Promenade des Anglais, entre 1898 et 1901 par l’architecte danois Hans-Georg Tersling (1857-1920), l’un des meilleurs architectes de la Côte d’Azur à la Belle Epoque. Le style choisi est néo-classique avec une forte empreinte italianisante. Son intérieur a été restauré et offre un cadre de style Napoléon 1er. Notre vidéo en donne les aperçus principaux : extérieur et intérieur.

La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice

La donation

C’est grâce à la donation de Jean-Pierre Martin, fils du peintre, qu’une exposition d’œuvres de Charles Martin-Sauvaigo (1881-1970) est présentée du 21 octobre au 30 janvier 2017 au Musée Masséna.

Les Niçois ayant fréquenté le Lycée Masséna le connaissent sans toujours savoir ce que fut la vie de ce créateur niçois d’exception. Né à Carras d’une famille de cultivateurs, Charles Martin-Sauvaigo est remarqué très jeune par Ziem qui lui fait réaliser quelques dessins dans son atelier avant de lui dire : « tu es peintre ».

Elève d’Alexis Mossa, il s’inscrit à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris. Il se fait connaître rapidement en remportant de nombreux concours et reçoit ses premières commandes officielles de la Préfecture des Alpes-Maritimes, de la Chambre de Commerce, et du Lycée Masséna. Il expose au Salon des artistes français dès l’âge de 24 ans et obtient de nombreux prix dont un en 1921 avec « Le marché aux fleurs de Nice », puis en 1923 avec « La place Saint-François ».

ll a su capter la lumière de la Côte d’Azur dans ce qu’elle a de tendre plutôt que dans ses excès de soleil. Il réussit un compromis entre la peinture traditionaliste du XIXe, les recherches de l’impressionnisme et l’Art nouveau.

Biographie de Charles Martin Sauvaigo

 

Né à Nice le 7 février 1881, décédé à Paris en 1970 Charles Martin-Sauvaigo est orienté, très jeune vers son art, par le peintre Félix Ziem. Après un passage à l’Ecole des Arts Décoratifs de Nice, il est admis à Paris, à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts (ateliers Bonnat et Merson) où il est boursier de la Ville et du département. Il expose au Salon des Artistes Français et reçoit ses premières commandes importantes en 1910 et 1911 : décoration de la Préfecture des Alpes-Maritimes et du lycée de garçons de Nice. Après la guerre, Martin-Sauvaigo devient peintre officiel de la Marine (1922) et participe activement aux grandes expositions à Paris : Arts Décoratifs (1925), Coloniale (1931), Universelle (1937).

Peintre de chevalet dans la tradition impressionniste, les critiques soulignent sa connaissance profonde de la couleur et de la mer. Médaille d’or du Salon des Artistes Français, il expose en France et dans le monde. Tout en étant professeur de dessin à l’Ecole Polytechnique, il prend part à la décoration de grands paquebots de luxe comme La Marseillaise ou L’Île de France.

La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
La donation Sauvaigo au Musée Masséna de Nice
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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 17:30

 

Nice rend un hommage à un artiste né ici  en 1942 avec une mise en scène de ses œuvres très réussie. Un parcours complet et varié met en lumière l’immensité d’un travail déployé entièrement au service de l’homme.

 

La Condition Humaine

Toute une époque est ainsi évoquée par des regroupements de thèmes nous restituant nombre d’aspects quelquefois oubliés mais toujours présents. C’est ainsi que la martyrologie de nos vie est restituée dans les salles et alvéoles centrées sur des sujets précis. Sans pouvoir en faire une recension intégrale, voici les aspects principaux de cette exposition telle que nous l’avons ressentie.

Les aspects picturaux et le dessin classique sont largement présents regroupant des esquisses, des carnets de dessin, des études diverses, dont le classicisme est évident. C’est ainsi que la peste à Naples et le Sida à Soweto se font pendant, donnant prétexte à des corps portés ou suspendus. La violence propre à notre époque fait l’objet d’évocations : solitude du prisonnier, violence dans la cité avec scène de bagarre, violence sociale avec la rénovation urbaine et ses expulsions, violence contre les femmes avec l’avortement qui les tue.

Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice
Ernest Pignon Ernest au MAMAC de Nice

La Commune et la semaine sanglante sont l’objet d’une dénonciation sur les marches même du Sacré Cœur, construit par les Versaillais. Des sérigraphies sont apposées sur les pavés de Paris en 1971, anniversaire de la Commune. Nous apprenons le jumelage de la ville  de Nice et de la ville du Cap lors de la période de la pire ségrégation raciale. Une famille noire sera apposée sur les murs de la ville de Nice. Pignon ira sur  place pour cette raison mais y trouvera l’extension du Sida, qui lui donnera l’occasion de réaliser un rapprochement spatial avec Naples.

L’assassinat de Pasolini et la mort de Mahmoud Darwich sont l’occasion de placarder nombre de sérigraphies sur les murs des villes, comme autant de manifestes. D’ailleurs l’éparpillement de certaines sur les nouvelles friches industrielles ou du côté de Fos où se développe la pétrochimie, donne une force à ces affiches, relevant la médiocrité des lieux mis ainsi en lumière.

Les aspects psychologiques ne sont pas oubliés avec la mise en scène des cabines téléphoniques où les personnes censées communiquées sont décrites comme des égarés. Les éclairages rendent encore plus triste cette sensation d’isolement, avec la couleur des feux de circulation et des noms d’illustres inconnus dénommant les rues.

La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain
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La Commune, l'avortement, l'apartheid dénoncé à Nice,le sida, l'isolement carcéral font l'objet de sérigraphies multiples incorporées au paysage urbain

Les voyages

 

Ils sont l’occasion de découvrir d’autres lieux et d’autres problèmes. Une commande à Anvers, donne une réflexion sur Rubens, dont des tableaux seront accrochés sur certaines façades. Une visite à Cuba permet d’orner des façades et de trouver dans une église en réfection des éléments de décors qui seront installés à l’extérieur. Une visite à Martigues montre une famille de pêcheurs qui sera l’objet de sérigraphies.

En Afrique du Sud, après de nombreuses rencontres dans les hôpitaux, les dispensaires, les crèches et en liaison avec les associations, Pignon-Ernest a élaboré une image faisant un parallèle entre la lutte contre le sida et celle contre l'apartheid, en se référant à la photographie de Sam Nzima représentant un homme portant le corps d'Hector Pieterson, un écolier tué pendant les émeutes de Soweto. Sérigraphiée sur place à plusieurs centaines d'exemplaires, il l'a collée, accompagné des habitants, sur les murs des quartiers particulièrement touchés

Le voyage spatio-temporel est aussi utilisé pour réaliser des rencontres improbables dans des lieux, telle la ville de Naples, où se superposent des mythologies grecques, romaines, chrétiennes.

De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...
De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...

De Paris à Nice, en passsant par Anvers, Martigues, Naples...

La création de la force de frappe nucléaire au plateau d’Albion sera une occasion de dénoncer la guerre atomique avec la photo d’empreintes de corps soufflés par l’explosion à Hiroshima.

Enfin, une section est consacrée à la proximité de l’artiste avec les poètes : Rimbaud, Neruda, Desnos, Nerval, Genet, Artaud. Avec ces intellectuels irréductibles et non conformistes, Pignon reste en bonne compagnie, pour défendre les martyrs actuels.

 

Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine
Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine

Les martyrs sont nombreux dans nos villes et en Palestine

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 19:37
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice

 

Kokdu, compagnons de l'âme

Jusqu’au 27 avril 2017

En partenariat avec le musée du Kokdu à Séoul


C’est avec les Amis des Musées de Nice, que nous sommes allés visiter le musée des Arts Asiatiques, parcours commenté par Madame Karine Valensi. Cette présentation des rites funéraires coréens commence au sous-sol du musée avec la mise en scène d’un char de funérailles décoré par des figurines, animé par des couleurs vives, d’une dimension impressionnante. Ce corbillard doit être porté par 24 personnes, il comporte des étages habités par 46 Kokdus, dépassant en apparat ce que nous connaissons en Occident, où la mort tend à disparaître de la scène publique. L’incinération progresse avec la volonté d’oublier « les Pompes Funèbres », chères à Brassens.

C’est sous l’ère de la dynastie Choson, que la mort signifie la séparation du corps et de l’âme. Le corbillard transporte le corps, tandis que l’âme voyage avec un palanquin spécial.

D’autres œuvres insolites sont présentées : de petites figurines de bois, autrefois utilisées lors des funérailles traditionnelles, figurant des personnages, des fleurs, des animaux réels ou surnaturels… Loin d’être tristes, ces  statuettes de bois colorées, aux expressions naïves, ludiques ou sérieuses, selon le rôle qui leur était dévolu, étaient chargées de veiller sur les défunts et d’apporter la consolation aux familles. Les kokdu, véritables guides spirituels, accompagnaient l’âme du défunt sur le chemin de la sérénité.

La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice

L’intérieur Coréen

 

Une présentation de meubles décorés, de tableaux, de vêtements, montre l’évolution de la broderie sur soie. C’est une femme In-Sook Son qui réalise des pièces de tissus intégrés aux meubles, en en remplaçant la marqueterie ordinaire, pour créer de fabuleux tableaux. La peinture sur soie offre des possibilités inouïes en matière de précisions des détails : on en voit l’aboutissement dans les costumes et la robe de mariage. Velouté du tissu, fulgurance des couleurs employées, résument la technique du silgrim au service de la décoration intérieure. On doit s’interroger sur la durée de ces réalisations intemporelles et sur leur coût important final. 

La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice

La vie ne sera jamais plus la même

Oeuvres de Jayashree Chakravarty présentées au 1er étage du musée

 On découvre ici, la facette inversée du lyrisme mortuaire coréen. Dans la mesure où la vie se restreint  de par l’atteinte portée aux milieux naturels et aquatiques. Car leur présence se raréfie face à la constante expansion des villes indiennes. Cette conception écologique est une préoccupation  qui nourrit la réflexion artistique de Jayashree Chakravarty.


L’extinction de certaines espèces végétales, fleurs sauvages et plantes traditionnelles connues pour leur valeur médicinale, la raréfaction de la vie animale  autrefois si abondante, la disparition de certaines catégories d’insectes autour d’elle, ont aiguisé sa sensibilité et fondé son  sentiment intime qu’une atteinte irréparable était portée à la nature. Par référence à l’environnement encombré de la ville, Jayashree Chakravarty peint des toiles monumentales, foisonnantes d’une vie presque excessive, où elle exprime une inspiration venue du plus profond de son être, en attirant  les spectateurs dans le  tourbillon de paysages inachevés et déconcertants, suggérant un désordre spatial et temporel.


Ses récentes installations monumentales, constituées de lés suspendus et aériens, font de la nature aussi bien un sujet qu’un support de création. Comme dans un labyrinthe, les images peintes et tissées se superposent, entrelacées et imbriquées dans une toile naturelle où alternent écheveaux de fils, lambeaux de papier et tissu collé. Un examen plus attentif révèle des pétales, des feuilles sèches, des graines, des tiges, des racines, intégrés dans l’un ou l’autre des feuillets qui composent l’œuvre, et en font un assemblage unique. À une époque où les matériaux industriels et la technologie ouvrent de nouvelles perspectives artistiques et conceptuelles, Jayashree préfère se tourner vers des formes organiques, artisanales, trouvant,  une nouvelle approche de la nature, d’elle-même et du monde qui l’entoure.
Dans l’exposition présentée au musée des Arts asiatiques, ‘’La vie ne sera plus jamais la même", Jayashree mêle intimement émotions et expériences personnelles.

La vidéo suivante vous est proposée présentant l’artiste :

La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
La Corée au Musée des Arts Asiatiques de Nice
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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 18:26

L’Orchestre Symphonique des Médecins de France était réuni à Nice le 10 septembre pour un concert au musée des Beaux-Arts (Chéret)

Outre les concerts, une rencontre était organisée au musée Chéret, sur le thème de l’anatomie de la voix. C’est donc une rencontre improbable entre médecine et chant qui a donné l’occasion d’un débat remarquable sur les qualités de la voix humaine.

L’Anatomie de la voix
L’Anatomie de la voix
L’Anatomie de la voix

Madame Elisabeth Vidal soprano internationale et professeur de chant au conservatoire régional de musique de Nice et le Professeur Patrick Baqué ont tenu en haleine leur auditoire grâce à un échange mettant en valeur la complexité du chant. L’une traitant des caractéristiques vocales (respiration-tessiture-dynamique corporelle), tandis que l’autre décrivait la complexité des organes physiques mis en œuvre. Une vidéo montrait même l’intérieur de la gorge de chanteurs pour en montrer les modifications à l’occasion d’un chant à plusieurs voix.

L’Anatomie de la voix
L’Anatomie de la voix
L’Anatomie de la voix

Première vidéo

 

Cet évènement sera commenté par l’intermédiaire de deux vidéos. La première est consacrée au dialogue entre le Professeur Baqué et Madame Vidal montrant les caractéristiques de la voix humaine et son évolution vers le chant. Il s’agit de montrer comment un instrument de communication a évolué avec ses caractéristiques physiologiques. C’est ainsi que le corps humain avec le diaphragme, la musculature du bassin, les voies aériennes supérieures, ses cavernes, sont montrés de l’intérieur, y compris avec une vidéo consacrée au mouvement des cordes vocales. Le professeur Baqué compare même l’étranglement entre deux cavités à celui d’une guitare. Madame Vidal passe alors à l’éducation de la voix par l’intermédiaire de ses élèves. Elle explique l’ensemble d’une formation centrée sur l’obtention de la meilleure résonnance possible par la création de réflexes. Elle montre notamment comment se préparer au chant par des exercices d’assouplissement du corps. Elle s’attache aussi à préparer l’essor du chant par une expulsion contrôlée par le contrôle des commissures des lèvres. On passe ainsi du tuyau d’arrosage, à la voix flutée exigée par le chant, lui donnant force et longueur.

L’Anatomie de la voix
L’Anatomie de la voix
L’Anatomie de la voix
L’Anatomie de la voix
L’Anatomie de la voix
L’Anatomie de la voix

Deuxième vidéo

 

Elle est entièrement consacrée au chant, avec des extraits d’œuvres célèbres, interprétées par trois jeunes, corrigés de temps en temps par leur professeur. Nous découvrons ainsi les talents d’un contre-ténor, d’une mezzo soprano et d’une soprano. Cette démonstration permet de situer les voix dans leur futur rôle, sans toutefois arrêter définitivement une évolution ultérieure. Les voix sont donc bien calibrées grâce à des conseils donnés par Madame Vidal au fur et à mesure du récital. Nous comprenons alors le degré d’exigence et la souplesse requise des élèves pour parvenir au résultat requis. C’est la meilleure façon de comprendre l’intensité de la formation, son exigence pour intégrer des réflexes permanents.

Madame Vidal achève cette représentation en regroupant ses conseils successifs dans un final qui subjugue ses élèves et l’assistance. Elle abandonne son micro, pour compter ses roucoulades, bouger sur scène en tournant la tête, lever la tête pour projeter ses accents de colorature, le corps toujours bien droit, achevant une  belle démonstration de grande comédienne.  

L’Anatomie de la voix
L’Anatomie de la voix
L’Anatomie de la voix

Les acteurs des journées

 

L’OSMF

L’Orchestre Symphonique des Médecins de France est une association qui rassemble des médecins venus de toutes les régions. Il est composé exclusivement de médecins de tout âge, toutes spécialités et toutes régions de France métropolitaine TOM-DOM ayant un niveau musical suffisant : troisième cycle ou équivalent minimum.  Cet orchestre, à but philanthropique, organise des concerts dont les bénéfices sont reversés à des associations caritatives dont la liste est validée par le bureau de l’association sur proposition du comité d’organisation de la ville sélectionnée pour le concert. Pour sa prestation niçoise, il rassemblait soixante-quinze musiciens venus de l’hexagone, sur le magnifique plateau du jardin du musée Chéret.

Avec la chute progressive de la lumière, la façade du musée resplendissait, propulsée par ses escaliers de facture Palladienne, enjolivée par sa couleur ocre.

 

Le Professeur Patrick Baqué

 

Docteur en médecine en 1998, il a effectué la quasi-totalité de son cursus médical à la faculté de médecine et au CHU de Nice, occupant successivement les fonctions d’Étudiant  Hospitalier, d’Interne des Hôpitaux, d’Assistant Hospitalo-universitaire, de Praticien Hospitalier, de Maître de Conférence des Universités et de Professeur des Universités - Praticien Hospitalier depuis 2006.

Formé à la chirurgie viscérale et générale dans le service du Professeur Henri Richelme puis du Professeur André Bourgeon, il est actuellement responsable chirurgical au sein du pôle Urgence Adulte-SAMU-SMUR du CHU de Nice (hôpital Saint-Roch, responsable de pôle, Professeur Jacques Levraut). Ses domaines de compétence sont la chirurgie générale d’urgence, la chirurgie digestive et la cancérologie digestive.

 

Elizabeth Vidal

Une voix extraordinaire, une carrière mondiale

Elizabeth Vidal est issue de l’Ecole de Chant de l’Opéra de Paris qu’elle intègre à l’âge de 17 ans. Interprète parmi les plus précoces de sa génération, sa carrière s’épanouit très vite dans le monde entier depuis les années 90. Elle se positionne à l’international comme une des meilleures spécialistes des rôles de soprano colorature.
Les scènes mondiales l’accueillent dans ce répertoire : Covent garden, Lincoln Center de New-York, Arènes de Vérone, Théâtre de la Monnaie de Bruxelles…
Elle est actuellement une des plus hautes voix au monde.

Une pédagogue de renommée mondiale

Elizabeth, engagée comme professeur au Bolchoï de Moscou ainsi qu’au C.R.R de Nice, se consacre largement à la transmission de son art part des Masterclass en france et à l’international. Elle crée avec son mari André Cognet une structure pédagogique pour le perfectionnement et l’insertion des chanteurs lyriques (C.A.L.M : Centre d’Art Lyrique de La Méditerranée).

Anne Devroye-Stilz  Conservateur du   Musée des Beaux-Arts - Statues et tableau de Jules Chéret
Anne Devroye-Stilz  Conservateur du   Musée des Beaux-Arts - Statues et tableau de Jules Chéret
Anne Devroye-Stilz  Conservateur du   Musée des Beaux-Arts - Statues et tableau de Jules Chéret
Anne Devroye-Stilz  Conservateur du   Musée des Beaux-Arts - Statues et tableau de Jules Chéret
Anne Devroye-Stilz  Conservateur du   Musée des Beaux-Arts - Statues et tableau de Jules Chéret
Anne Devroye-Stilz  Conservateur du   Musée des Beaux-Arts - Statues et tableau de Jules Chéret

Anne Devroye-Stilz Conservateur du Musée des Beaux-Arts - Statues et tableau de Jules Chéret

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 09:00

Une nouvelle fois, le musée national Marc Chagall nous comble en présentant 147 toiles dédiées à la musique. Avec les amis des musées de Nice, Madame Pélissier, était notre guide-conférencière, pour commenter par ses très riches explications et narrations les œuvres exposées.

La musique est omniprésente dans l’univers du peintre. Elle accompagne le théâtre, le cirque, les mariages, tous les évènements marquants d’une vie. L’exposition montre les liens unissant les réminiscences du passé avec la musique et la danse juive avant la période de son exil. A Nice il a réalisé une enceinte dédiée à la musique, parée de vitraux, servant aussi de salle de concerts. Nous découvrons progressivement ses joueurs de violon, de flute, de cymbales, ainsi que son univers particulier de couleurs et d’emblèmes : ânes, poissons, danseurs, clowns, mariées.

Le musée au milieu des oliviers
Le musée au milieu des oliviers
Le musée au milieu des oliviers
Le musée au milieu des oliviers

Le musée au milieu des oliviers

Les grands tableaux

 

Au contraire de ce que nous observons dans d’autres musées, la fréquentation du musée Chagall entraîne une foule d’élèves, comme on peut le voir dans notre vidéo. C’est un juste retour des choses que l’appréciation d’une œuvre fasse l’objet d’une telle unanimité. La création d’un tiers temps disponible pour les élèves serait très bien employée, par des visites organisées des autres musées de la ville, souvent déserts. Il y aurait une inversion salutaire de fréquentation entre celle des seniors et des jeunes ! Ces jeunes ont tout intérêt à participer à la connaissance de l’art et de son histoire compte tenu de leur plus grande espérance de vie.

Nous pouvons cette fois observer de près le plafond de l’Opéra de Paris. Une mise en scène particulière allie une présentation sous forme de film à plusieurs tableaux préparatoires. Le problème avec le plafond de l’opéra, c’est qu’il est difficilement observable depuis la salle pour des raisons de courbe et d’éloignement. Ici, nous voyons de près les décors de la Traviata, de Roméo et Juliette, Fidélio, Carmen, Péléas… C’est André Malraux, ami et admirateur de l’artiste, qui commande un nouveau plafond pour l’Opéra Garnier. Dans une composition tournoyante, le peintre rend hommage à 14 compositeurs, évoquant directement ou de manière plus allusive leurs créations musicales. Inauguré en 1964, le plafond trouve une réception contrastée auprès du public.

Un autre grand panneau figure la vie d’un théâtre, avec placé au début, Chagall porté par un critique d’art. Lui succèdent deux autres cercles présentant des musiciens, puis des acrobates, le tout étant relié par diverses caricatures.

 

Un autre très grand panneau montre un repas de noces avec une représentation sous forme de quatre tableaux de la musique, la danse, le théâtre et la littérature. Au dessus de ces tableaux, une véritable bande dessinée montre la frugalité des plats du repas de noces.

Plafonds de l'Opéra, Détails de Carmen et de Roméo et Juliette
Plafonds de l'Opéra, Détails de Carmen et de Roméo et Juliette
Plafonds de l'Opéra, Détails de Carmen et de Roméo et Juliette
Plafonds de l'Opéra, Détails de Carmen et de Roméo et Juliette
Plafonds de l'Opéra, Détails de Carmen et de Roméo et Juliette

Plafonds de l'Opéra, Détails de Carmen et de Roméo et Juliette

L'introduction au théâtre d'art juif,  le repas de noce, le cirque, acrobates
L'introduction au théâtre d'art juif,  le repas de noce, le cirque, acrobates
L'introduction au théâtre d'art juif,  le repas de noce, le cirque, acrobates
L'introduction au théâtre d'art juif,  le repas de noce, le cirque, acrobates

L'introduction au théâtre d'art juif, le repas de noce, le cirque, acrobates

L’exil : réminiscences

 

De nombreuses toiles font référence à la judéité de Chagall mais notre accompagnatrice met l’accent sur cet aspect en commentant le mur des lamentations de Jérusalem. La synagogue de Vilna, l’orchestre klezmer, le rouleau de la Tora, les noces avec leur folklore montrent tout l’intérêt des profondes racines du peintre, utilisées dans diverses redondances.

Elle décrit aussi le tableau sur la famille de Chagall où le peintre est placé à la gauche du tableau, avec ses parents situés à droite, son fils David au centre, ses épouses à l’extrême droite, en bas est représenté le village de Vitebsk. Ce village se retrouve souvent dans d’autres œuvres.

David à la mandoline, l'apparition de la famille de l'artiste, mosaÏque, vitraux
David à la mandoline, l'apparition de la famille de l'artiste, mosaÏque, vitraux
David à la mandoline, l'apparition de la famille de l'artiste, mosaÏque, vitraux
David à la mandoline, l'apparition de la famille de l'artiste, mosaÏque, vitraux
David à la mandoline, l'apparition de la famille de l'artiste, mosaÏque, vitraux

David à la mandoline, l'apparition de la famille de l'artiste, mosaÏque, vitraux

A propos du film sur le plafond de l’Opéra de Paris

 

En partenariat avec l’Opéra de Paris, l’Institut Culturel de Google à Paris a numérisé en ultra haute définition le plafond peint par Marc Chagall. Véritable défi technologique, ces images permettent de redécouvrir la splendeur de la matière et la minutie des détails jusqu’alors invisibles à l’oeil nu. Elles sont accompagnées d’une bande sonore réalisée par le pianiste Mikhaïl Rudy qui a su identifier à l’aide des esquisses de Chagall chaque pièce musicale. Le visiteur de l’exposition pénètre ainsi au cœur de cette œuvre à la fois personnelle, moderne et monumentale.

Rappelons que Googleartproject figure en lien permanent sur notre site et offre la possibilité de visiter de nombreux musées du monde.

 

 

L’exposition temporaire se termine le 13 juin : à voir absolument

 

Nous suivons régulièrement l’actualité des musées  :

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 18:45

C’est à l’occasion de la prochaine fête de la Rose et des Plantes les 7 et 8 mai, qui se tiendra dans cette villa, que nous vous en montrons les divers aspects. L’augmentation de la température dans les Alpes Maritimes sera une puissante incitation à une promenade dans des jardins organisés par plusieurs architectes paysagistes.

L’implantation de la villa au sommet de la presqu’île de Saint Jean Cap Ferrat, entre les baies de Villefranche sur mer et de Beaulieu, ajoute la majesté d’un superbe paysage.

 

A propos de Culturespaces

Culturespaces anime et gère, avec éthique et professionnalisme, des monuments, musées et sites historiques prestigieux qui lui sont confiés par des institutions publiques et des collectivités. 

Avec plus de 25 ans d’expérience et plus de 2,5 millions de visiteurs par an, Culturespaces est le premier opérateur privé dans la gestion et la mise en valeur des monuments et musées français, et l’un des premiers acteurs européens du tourisme culturel.

Sont gérés par Culturespaces :

• le Musée Jacquemart-André, Paris (depuis 1996) • le Musée Maillol (depuis 2016) • L’Hôtel de Caumont Centre d’Art, Aix-en-Provence (depuis 2015) • la Villa Ephrussi de Rothschild, Saint-Jean-Cap-Ferrat (depuis 1992) • les Carrières de Lumières aux Baux-de-Provence  (depuis 2012) • le Château des Baux-de-Provence (depuis 1993) • le Théâtre Antique et le Musée d’Art et d’Histoire d’Orange (depuis 2002) • les Arènes de Nîmes, la Maison Carrée, la Tour Magne (depuis 2006) • la Cité de l’Automobile, Mulhouse (depuis 1999)

 

Nous suivons de près les expositions de Cultureespaces en ayant déjà publié articles et vidéos sur les Carrières de Lumières et les Expositions du musée de Caumont....

La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur MerLa Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur MerLa Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer

Les 9 jardins thématiques

 

Neuf jardins entourent la villa sur sept hectares. Ils sont attribués aux architectes-paysagistes Achille Duchêne et Harold Peto. L'entrée des jardins offre une vue magnifique sur la rade de Villefranche-sur-Mer. Aux jardins « à la française », lapidaire, japonais et roseraie initiaux, s'ajoutent les jardins espagnol,  italien, exotique, provençal, réminiscences des voyages de la baronne. Après son décès, d'autres jardins à thème seront rajoutés par le paysagiste Louis Marchand.

 

  • Le jardin à la française, visible depuis les salons, occupe la partie centrale des jardins. Il est composé d'une pièce d'eau centrale et est entouré de bassins latéraux et de plantations disposées symétriquement. Les bassins sont agrémentés de jacinthes d'eau. Il est dominé par un temple de l'Amour et une cascade à degrés. Ce cadre bucolique est agrémenté de jeux d'eau qui se déclenchent au son de différents extraits de musique classique.

 

 

La villa encadrée des baies de Villefranche et de Beaulieu
La villa encadrée des baies de Villefranche et de Beaulieu
La villa encadrée des baies de Villefranche et de Beaulieu
La villa encadrée des baies de Villefranche et de Beaulieu
La villa encadrée des baies de Villefranche et de Beaulieu
La villa encadrée des baies de Villefranche et de Beaulieu
La villa encadrée des baies de Villefranche et de Beaulieu
La villa encadrée des baies de Villefranche et de Beaulieu

La villa encadrée des baies de Villefranche et de Beaulieu

  • Le jardin japonais, restauré au printemps 2003, comprend son jardin sec, bordé d'azalées, de cicas revolutas et de gardénias. Alentours la cascade se déversant dans un bassin peuplé de carpes Koï sont entourés de différentes variétés d'acer palmatum. Plus haut, on observe le jardin du thé et son abri.

 

  • La roseraie, située à l'extrémité du jardin, pousse au pied d'un petit temple de forme hexagonale avec ses roses Baronne E. de Rothschild, Princesse de Monaco, Dynastie de Mepitac et ses rosiers grimpants Pierre de Ronsard.
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer

L’intérieur de la villa

 

Pas moins de cinq années de travaux (1907-1912) gigantesques seront nécessaires pour construire cette demeure rappelant les grandes maisons de la Renaissance italienne. Plusieurs architectes sont pressentis dont Jacques Marcel Auburtin (1872-1926), dont le projet séduit Béatrice Ephrussi. Ce dernier confie à Aaron Messiah la construction de la villa « Île-de-France » ainsi nommée en raison de la forme du jardin principal en forme de pont de navire. Béatrice pouvait ainsi s'imaginer, voyant la mer de chaque côté, être au bord du vapeur Île de France, en souvenir d'un merveilleux voyage. Elle imposait à ses jardiniers le port du béret de marine, se donnant ainsi l'illusion de vivre entourée d'hommes d'équipage sur un paquebot faisant le tour du monde. Le terrain est dynamité et arasé. La construction peut alors commencer. La commanditaire n'hésite pas à faire réaliser les projets grandeur nature pour s'assurer du résultat final. En 1912, la villa est habitable.

La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
La Villa Ephrussi de Rothschild à Beaulieu sur Mer
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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 19:02

C’est toujours avec un immense plaisir que nous explorons les expositions présentées par cette Fondation. Les Amis des Musées de Nice organisent une visite les 19 et 20 novembre, peu avant la clôture de l’exposition consacrée à Gérard Garouste, prévue pour la fin de ce mois. Nous avions précédemment adoré l’exposition organisée par Bernard Henri Lévy avec son musée imaginaire, qui comportait deux toiles de Gérard Garouste. Il s’agissait des Libraires Aveugles et de Véronique.

 

L’architecture et les jardins

Le 28 juillet 1964, jour de l’inauguration du musée, André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, déclarait : « Ici est tenté quelque chose qui n'a jamais été tenté : créer l'univers dans lequel l'art moderne pourrait trouver à la fois sa place et cet arrière-monde qui s'est appelé autrefois le surnaturel. »

Peintres et sculpteurs ont collaboré avec l'architecte catalan Josep Lluís Sert en créant des œuvres intégrées au bâtiment et à la nature : la cour Giacometti, le labyrinthe Miró peuplé de sculptures et de céramiques, les mosaïques murales de Chagall et de Tal Coat, le bassin et le vitrail de Braque, la fontaine de Bury.

La Fondation Maeght à Saint Paul de Vence
La Fondation Maeght à Saint Paul de Vence
La Fondation Maeght à Saint Paul de Vence
La Fondation Maeght à Saint Paul de Vence

Un parcours apaisé des jardins magnifie l'emplacement de la Fondation  au pied de la ville de Saint Paul de Vence. Une vue unique sur la mer et les collines des Alpes Maritimes et du Var est dominée par un ensemble de sculptures organisées en un savant cheminement.

A l’entrée du musée à l’Est de nombreuses œuvres relèvent de leurs structures et de leurs couleurs la verdure du gazon. Une fontaine animée d’actifs pisseurs, nous accueille gentiment et avec humour. Selon l’orientation du visiteur, des perspectives différentes sont offertes avec la cour Giacometti, le labyrinthe de Miro. A l’Ouest. face à l'horizon, une imposante "Fourche" en fer et en bronze se dresse et vient rappeler la révolte des paysans durant la guerre d'Espagne Les œuvres d'extérieur, nombreuses, appartiennent au "Labyrinthe", un parcours créé à partir des années 1960 par Miro.

L'ensemble architectural unit les espaces intérieurs et extérieurs avec le jardin de sculptures, les cours, terrasses et patios. La Fondation Maeght est ainsi célèbre pour ses espaces arborés et habités, autant que pour sa collection d’œuvres modernes et contemporaines, parmi les plus riches d’Europe. Véritable musée dans la nature, la Fondation Maeght est un lieu exceptionnel qui possède une des plus importantes collections en Europe de peintures, sculptures, dessins et œuvres graphiques d’art moderne du XXe siècle (Bonnard, Braque, Calder, Chagall, Chillida, Giacometti, Léger, Miró, Ubac) mais également d’autres artistes contemporains.

De nombreux artistes ont vu leurs créations propulsées dans notre région dans de nombreux  espaces inspirés : Léger à Biot, Matisse et Chagall à Nice, Bonnard au Cannet, Hartung à Antibes, Renoir aux Collettes, Picasso à Vallauris et Antibes…

Parcours Miro.
Parcours Miro.
Parcours Miro.
Parcours Miro.
Parcours Miro.
Parcours Miro.

Parcours Miro.

Gérard Garouste

 

L’exposition « En chemin » proposée par la Fondation Maeght est l’occasion de découvrir un ensemble de près de 80 peintures, sculptures et dessins avec des œuvres inédites, spécialement réalisées en 2015 pour cette exposition.

L’accrochage proposé se lit comme un parcours « provocateur » d’interprétations et d’associations libres. L’exposition présente des figures qui nous sont familières au fil des découvertes, ou, au contraire, gagnent en étrangeté. Les scènes d’inspiration littéraire dialoguent avec les portraits de famille et d’amis, comme dans un jeu de miroirs déformants. Les relations entre les œuvres suivent le fil de la pensée vive et intranquille du nom d’un livre du créateur.

L’amateur de découvertes est informé des conditions de la création des œuvres à l’aide de nombreux panneaux explicatifs. Ces commentaires, et la projection d’un film, aident à mieux appréhender la vie du créateur. Alors que nombre de peintres contemporains prétendent que la peinture figurative serait démodée, Gérard Garouste  en apporte une démonstration contraire. Ses toiles interpellent en contant des histoires particulières. La redondance des sujets : religion, ânes, oiseaux, mythologie, allégories variées et celle des formes nous montrent un auteur majeur possédant une large palette : sculpture, peinture et gravure. Les contorsions des corps des sujets, la dimension inusitée des mains, la prégnance de son propre personnage, tout conduit à une production unique et très personnelle.

La Fondation Maeght à Saint Paul de Vence
La Fondation Maeght à Saint Paul de Vence
La Fondation Maeght à Saint Paul de Vence
La Fondation Maeght à Saint Paul de Vence
La Fondation Maeght à Saint Paul de Vence

Alors que son père était un antisémite convaincu, Gérard Garouste se marie avec une juive, et épouse sa religion. Un tel acte de repentance assumé produit des conséquences psychiques avec plusieurs séjours en hôpital. Son hérédité le pousse à devenir un compositeur de fresques à forte dominante symboliste dominées par l’étrangeté.

Car il s’agit bien d’un travail particulier d’évacuation du fatum, d’une fatalité dont il n’est pas responsable, d’où naissent  certains épisodes issus de transes. L’internement n’est pas loin lorsqu’à Chartres une cérémonie de mariage est interrompue avec casse et lancer de chandelles… Les cigares du Pharon sont conservés dans des sarcophages dont l’utilité n’est pas à démontrer comme cave protectrice pour la qualité du tabac. Duchamp, Delvaux, Magritte, ne sont pas loin, autres créateurs d'univers.

La popularité de Gérard Garouste n'a d'égal que sa singularité "Ne demande jamais ton chemin à celui qui le connaît, tu risquerais de t'égarer" : qui choisit la figuration et l'étude des mythes comme avec les aventures de Tintin ou de Don Quichotte, pour décrire l'identité humaine.

La Fondation Maeght lui consacre son exposition d’été. Elle rend ainsi hommage à ce peintre énigmatique, exposé dès les années 1980 dans les plus grandes galeries et musées nationaux et internationaux. Cette exposition invite ainsi à cheminer avec l’artiste, à découvrir ou mieux comprendre le mouvement dont il a fait son principe.

 

La Fondation Maeght à Saint Paul de Vence
La Fondation Maeght à Saint Paul de Vence
La Fondation Maeght à Saint Paul de Vence
La Fondation Maeght à Saint Paul de Vence
Giacometti, Léger, Calder, Chagall, dans les jardins de la Fondation
Giacometti, Léger, Calder, Chagall, dans les jardins de la Fondation
Giacometti, Léger, Calder, Chagall, dans les jardins de la Fondation
Giacometti, Léger, Calder, Chagall, dans les jardins de la Fondation
Giacometti, Léger, Calder, Chagall, dans les jardins de la Fondation
Giacometti, Léger, Calder, Chagall, dans les jardins de la Fondation

Giacometti, Léger, Calder, Chagall, dans les jardins de la Fondation

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 08:40

L’année Nice 2015 est dédiée à célébrer la Promenades des Anglais candidate à l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Jean-Jacques Aillagon, en tant que Président de la Mission pour l’inscription, a fédéré l’ensemble des musées de la ville pour programmer des expositions centrées sur le tourisme. Or la promenade des Anglais symbolise bien le passage de la ville hors les murs de la vieille ville. Son tourisme hivernal et d’été a offert la possibilité de modifier profondément la façade de la baie des Anges grâce à la construction ininterrompue de bâtiments architecturés au fil du temps.

                                           La mythique Baie des Anges
                                           La mythique Baie des Anges
                                           La mythique Baie des Anges

La mythique Baie des Anges

Décédé à Nice en 1953, Raoul Dufy a légué une centaine d’œuvres à sa ville de prédilection. Ses tableaux, sa facture sont marqués par la liberté de création permise par l’éloignement vis-à-vis d’une simple reproduction de la réalité. Entre la réalité observée, il y a le croquis, puis la création sur la toile d’un univers très personnel. Les couleurs tout d’abord dont une salle montre l’intensité des bleus de la mer, leur variation plus l’on s’éloigne du rivage, de nouvelles tonalités entre bleu et vert…

Les principaux lieux ou manifestations de la ville sont décrits : jardin Albert 1er (roi des Belges), jetée promenade, casinos, fête des mais, carnavals. Avec les calèches, les palmiers, la déambulation des passants, c’est un univers de joie qui est décrit. Un autre peintre Bellini, a d’ailleurs mis en scène les mêmes décors de villes tournées vers la distraction et le tourisme. On retrouve aussi certains thèmes favoris d’autres peintres dans les fenêtres, la présentation de pièces sans mise en scène pour centrer un sujet. Bonnard n’est pas le seul à déporter le regard sur des cloisons et à décentrer les pièces d’habitation.

                    Le motif à l'origine du dessin de Dufy pour une soierie lyonnaise
                    Le motif à l'origine du dessin de Dufy pour une soierie lyonnaise
                    Le motif à l'origine du dessin de Dufy pour une soierie lyonnaise
                    Le motif à l'origine du dessin de Dufy pour une soierie lyonnaise

Le motif à l'origine du dessin de Dufy pour une soierie lyonnaise

                            Portes et fenêtres : inspirent les études sur la lumière
                            Portes et fenêtres : inspirent les études sur la lumière
                            Portes et fenêtres : inspirent les études sur la lumière
                            Portes et fenêtres : inspirent les études sur la lumière

Portes et fenêtres : inspirent les études sur la lumière

 

Raoul Dufy

Jusqu’au 4 octobre

Le musée des Beaux Arts-Chéret participe à la fête de la Promenade par l’intermédiaire de Raoul Dufy, dont de nombreux tableaux appartiennent à la collection du musée. Raoul Dufy séjourne à Nice à plusieurs reprises à partir de 1925. Natif du Havre il découvre les couleurs de la mer, des maisons, de la végétation, ainsi que les baigneurs qui hantent la plage.

L’exposition présente l’ensemble d’une œuvre avec ses points forts : carnets d’esquisses, promenade, jardins, motifs maritimes. Une salle est d’ailleurs consacrée aux motifs répétitifs des vagues, coquillages, pour rappeler que Dufy a travaillé en premier sur l’ornementation des soieries à Lyon. Après l’exposition sur l’art du motif au musée des Arts Asiatiques, l’exposition Noailles à Hyères, les expositions Matisse de 2013, la reproduction massive du motif sur les tissus propulse en Art des dessins destinés à être portés par le public. Les motifs sont simples : palmes, moutons de la mer, coquilles Saint Jacques, baigneuses sur les céramiques… L’art nouveau apporte aussi de nouveaux motifs liés à l’école de Nancy, motifs supportés par des meubles, des lustres, des décors de bâtiments : voir l’intérieur du hall de l’hôtel Negresco.

Raoul Dufy au musée des Beaux Arts
Raoul Dufy au musée des Beaux Arts
Raoul Dufy au musée des Beaux Arts
Raoul Dufy au musée des Beaux Arts
Raoul Dufy au musée des Beaux Arts
Raoul Dufy au musée des Beaux Arts

L’art du dessin en noir et blanc est aussi présenté comme étant à l’origine de l’œuvre du peintre. Les dessins de la place Saint François montrent l’animation des étals à poissons. La vie de tous les jours avec l’animation propre à la vente, avec la gestuelle des poissonnières, dont on peut presque entendre les cris et leurs appels pour la promotion des meilleures pièces.

                                          Carnets de croquis et céramiques exposées
                                          Carnets de croquis et céramiques exposées
                                          Carnets de croquis et céramiques exposées
                                          Carnets de croquis et céramiques exposées
                                          Carnets de croquis et céramiques exposées
                                          Carnets de croquis et céramiques exposées

Carnets de croquis et céramiques exposées

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 17:00
La danse des formes
La danse des formes

La danse des formes

Samuro Yunoki a offert au musée Guimet soixante et onze de ses œuvres, exposées temporairement à Nice, jusqu’au 6 septembre 2015. Avec les Amis des musées de Nice, nous avons pu renouveler une visite régulière de ce temple de l’Asie, dont le rythme des révélations ne faiblit pas. Comme l’Asie regroupe la moitié de la population mondiale et que ses civilisations et religions sont les plus vieilles de l’humanité, nous ne nous plaindrons pas de ces programmations fréquemment élaborées par les responsables du musée.

Le jour de notre visite, c’était Karine Valensi qui a présenté l’oeuvre de l’artiste japonais né en 1922.

Un film vidéo très intéressant montre Takechi Kitano travaillant un motif, le découpant et l’ornementant, pour pénétrer dans l’univers de Samuro Yunoki.

Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques

Du motif au Logo

 

Le travail de l'artiste reflète une tendance historique du Japon à porter un regard particulier sur le dessin des tissus. Il s’agit de trouver une infinité de motifs à partir de formes simples ou complexes en les analysant, en les réduisant sous forme symbolique. Il s’agit de trouver des symboles qui représenteront une école, une armée, un commerce et qui seront reconnus par tous. La force du symbole entraîne une adhésion irréfléchie du serviteur, du client, du voyageur, qui y trouve un élément rassurant, un point de repère par la répétition continue du motif.

Si Matisse est devenu un adepte du motif avec bien d’autres, c’est au Japon qu’il faut chercher l’origine du logo, devenu objet incontournable du ralliement et de la dépendance du consommateur.

 

Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques

 

Coca Cola, Nestlé, Renault, Apple, Sony, sont devenus des empires mondiaux, grâce à une simplification extrême de leurs marques devenues reconnaissables partout. Il suffit donc d’un seul symbole, d’un logo bien trouvé pour assurer la progression d’une marque et son pouvoir de conquête. On comprend dès lors l’importance de la quête d’éléments fédérateurs lors de la création des signes distinctifs des partis politiques et syndicats. On cherche tout d’abord des mots qui seront synthétisés par un symbole : pomme, rose, marteau, svastika…

 

Le motif est une parole sans mots

Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
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Nice au soleil

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
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