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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 12:03

Musée Masséna

Une visite historique

Il y a 160 ans, ces 12 et 13 septembre 1860 à Nice, c’est l’effervescence des grands jours. Toute la ville est fleurie et pavoisée, les murs ont été repeints de frais, les rues sont emplies de la population endimanchée. Depuis les villages du haut pays, des délégations sont descendues par les vallées encaissées. C’est que l’événement est d’importance, exceptionnel même, pour cette cité qui compte alors à peine 40 000 habitants.
En effet, l’empereur Napoléon III et son épouse l’impératrice Eugénie viennent passer deux jours à Nice au cours de leur long voyage dans le midi de la France. Un couple impérial à Nice, c’est une première ! Le bruit de leur venue avait couru dès le mois de juin, après que le vote des Niçois eût entériné le choix de leur nouvelle souveraineté : à savoir que l’ancien comté de Nice jusqu’alors lié à la Maison de Savoie soit réuni à la France et forme le nouveau département des Alpes-Maritimes.

Rappelons qu’en échange de l’aide militaire et diplomatique apportée par l’empire français au royaume de Sardaigne pour unifier l’Italie et chasser les Autrichiens de la péninsule, les provinces de Savoie et de Nice lui furent données.
Bien sûr, ce choix ne fut pas du goût de Niçois qui ont préféré aller vivre de l’autre côté des Alpes, des garibaldiens, des nobles, des juristes, des militaires, mais aussi des ouvriers.

Cependant, un nouveau destin s’ouvrait désormais pour Nice. Un destin international voulu par l’empereur dès sa visite en 1860 puisqu’il veut faire de Nice la capitale d’hiver de l’Europe pour les têtes couronnées et les gens de bien.
Avec l’arrivée du chemin de fer et le développement des infrastructures routières, avec de lourds investissements financiers placés dans l’économie d’accueil et la construction de propriétés luxueuses, Nice va passer en dix ans d’une vie quasiment rurale à celle d’une station balnéaire à la mode. Elle connaît une croissance démographique et économique exceptionnelle, attirant à son tour des milliers de français, d’italiens et de bien d’autres nationalités, venus pour y trouver du travail.

Le Second Empire, c’est un art de vivre, festif, un art de recevoir, mondain, une mode vestimentaire, opulente, c’est un style décoratif, éclectique, c’est encore le siècle de l’industrie et du progrès. Tout s’accélère…
C’est Paris, capitale des Arts et des mondanités, qui donne le ton. Toute l’Europe suit et,en 1860, Nice entre dans ce bal qui va tourbillonner jusqu’en 1914.

Aujourd’hui, Niçoises et Niçois sont fiers d’avoir répondu au vœu de Napoléon III qui voulait faire de Nice la capitale de la villégiature européenne.
Et plus fier encore du destin international de Nice qui est à présent une destination enviée du monde entier méritant d’être inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Présentation de l'exposition

Dans le cadre Empire prestigieux des salons de la Villa Masséna, les visiteurs sont conviés à retrouver les fastes de la visite impériale de 1860 à Nice.
Ici, les documents d’archives, les gravures et les photographies reprennent vie entre crinolines et dolmans, porcelaines et argenteries, papiers peints fleuris et plantes exotiques.
Du cabinet de lecture parviennent des airs de musique, du jardin d’hiver s’échappent des effluves, enivrants.
De cette belle rencontre entre Nice, la ville fleur, et le Second Empire français va s’épanouir une nouvelle manière de vivre, délicieuse, celle de la villégiature.

La donation Ferrero

En 2015, nous avions rédigé un article sur over-blog et réalisé une vidéo sur l’école de Nice. Place Antoine Gautier, à côté du palais Sarde, une donation récente est logée dans une exposition permanente, entièrement dédiée à l’école de Nice. Plus de 800 œuvres ont été léguées à la ville par Jean Ferrero ancien galeriste voué à l’art contemporain. Son legs ne peut être exposé en totalité dans le musée actuel, il tournera donc à l’occasion de cycles d’expositions temporaires.

L'exposition Les années Joyeuses

L’exposition met à l’honneur le parcours exceptionnel de Jean Ferrero, photographe instinctif, collectionneur atypique et marchant d’art avisé qui incarne, à sa manière directe et joviale, la mémoire d’une période glorieuse de l’art contemporain à Nice qui façonne encore aujourd’hui l’identité artistique de la ville.

Témoin privilégié de l’aventure de ce courant artistique dans la région niçoise depuis la fin des années 50, Jean Ferrero l’a vécue au plus près des artistes qu’il a collectionnés et montrés, avec des affinités profondes notamment avec Arman et César, dont il fut non seulement un des marchands mais aussi un ami et un complice actif dans l’élaboration de leur œuvre.

Cette exposition présente ainsi les nombreuses facettes d’un homme et d’une époque, surprenantes, iconoclastes, riches d’une liberté sans frein. Elle compose, à la façon des impressionnistes, le tableau des liens de Jean Ferrero aux événements et aux hommes, autant qu’à l’art.

Actualités des Musées de Nice
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Musée des Arts Asiatiques

Plongée dans le monde des esprits, de l’épouvante et des créatures fantastiques, l’exposition « Enfers et Fantômes d’Asie » présentée en 2018 au musée du quai Branly – Jacques Chirac s’empare des histoires de fantômes en Asie Orientale et du Sud-est du XVIe siècle à nos jours.

Un parcours aux frontières du réel, où se croisent principalement le cinéma, l’art religieux, le théâtre, la création contemporaine, le manga ou le jeu vidéo.

Des estampes d’Hokusai à Pac-Man, des peintures bouddhiques au J-Horror – cinéma d’horreur japonais des années 1990-2000 – avec le film « Ring », du culte des esprits en Thaïlande au manga d’horreur, la figure du fantôme hante l’imaginaire asiatique depuis des siècles.

En Chine, en Thaïlande ou au Japon – terrains d’étude de l’exposition – l’engouement populaire pour l’épouvante est bien réel, imprégnant une grande diversité des productions culturelles.

Esprits errants de la forêt, femmes-chats vengeresses, revenants des enfers affamés (« walking dead »), vampires sauteurs ou yokaïs (créatures fantastiques du folklore japonais), leurs apparitions sont multiples et se jouent des époques et des supports artistiques.

Pour mieux en saisir les codes, l’exposition ENFERS ET FANTÔMES D’ASIE propose d’explorer leur représentation dans les arts du spectacle, le cinéma ou encore la bande dessinée. Car si le bouddhisme a contribué à la construction de cet imaginaire, c’est bien en marge de la religion, dans l’art populaire et profane, que la représentation des spectres s’est surtout développée.

Le parcours suit une approche thématique et géographique. Il mêle les époques pour montrer la continuité des représentations de fantômes. Le dialogue entre art religieux ancien, théâtre, cinéma, jeux vidéos et bande dessinée, illustre l’idée que le fantôme ne meurt jamais et que ses manifestations sont imprévisibles. Les spectres apparaissent par-delà les époques et les supports artistiques.

Une place est aussi donnée à la création contemporaine : installations reproduisant les enfers des temples de Thaïlande, production de mannequins et de décors scénographiques par un studio d’effets spéciaux thaï, création d’œuvres pour l’exposition par des artistes contemporains asiatiques, montages vidéo, apparitions fantomatiques en hologramme, etc.

Actualités des Musées de Nice
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Nous n’avons pas pu voir les deux expositions suivantes pour cause de Covid

 

Musée d’archéologie de Cimiez

Sosno

Présentation de l'exposition

Artiste reconnu, peintre, photographe, sculpteur et théoricien de son propre cheminement artistique, Sacha SOSNO fait l'objet de cette grande exposition sur le site antique de l'ancienne cité de Cemenelum. Plus de 70 œuvres sont ainsi présentées in situ, exposées parmi les vestiges romains (mis à jour durant les importantes fouilles archéologiques conduites de 1950 à 1969) et dans les salles du musée.

L’exposition présente la liaison entre l’art contemporain, qui symbolise la création esthétique, et l’art antique, source d’inspiration et représentation d'une mémoire collective. Cette exposition d'envergure dévoile notamment les variations et variantes de la technique de l'oblitération, dont Sacha SOSNO a été l'initiateur et dont le principe est de « Cacher pour mieux voir » : silhouettes figurées par le vide dans des panneaux d'acier rectangulaires de couleur, vides rectangulaires ou carrés dans des sculptures classiques, têtes carrées, personnages plats, assemblages... En squattant l’intégralité du musée et du site archéologique, l’exposition s’inscrit dans cette volonté d’oblitération, de cacher pour mieux montrer. Exposer Sosno pour mieux révéler la beauté de notre patrimoine culturel antique… Cette exposition démontre aussi le lien étroit entre Sosno et l'archéologie et surtout, l'intemporalité et l'universalité de son œuvre.

Cette exposition, présentée par le Musée d'Archéologie de la Ville de Nice, est donc l'occasion exceptionnelle de redécouvrir toute l'envergure créative du célèbre artiste, sous différentes formes d'expression, dans une réjouissante confrontation par-delà les siècles.

 

MAMAC

Les Amazones du POP pour les 30 ans du MAMAC

Au début des années 1960, Barbarella, Jodelle, Pravda la Survireuse...sortent des cases pour explorer un monde interdit. Comme des amazones, elles sont libres, puissantes et sensuelles. Issues de la culture de la jeunesse, elles incarnent un nouvel idéal qui inspirera une révolution sans précédent.

Au-delà des œuvres sur papier, d'autres héroïnes ont participé à l'invention d'un nouveau langage artistique - sans doute le langage artistique le plus populaire de la seconde moitié du XXe siècle: le POP. Leurs œuvres, à l'instar des bandes dessinées, abondent d'arcs-en-ciel et de couleurs vives. De diverses manières, elles ont imaginé un autre monde et ont parié sur un monde meilleur au lieu de l'amnésie artificielle des heures sombres du passé. Jusqu'en 1973, le futur progressiste semble possible (émancipation sexuelle, droits sociaux, pacifisme, imagaines extras-terrestres, etc.), et leurs œuvres déclarent : Love is all we need ! Cependant, les artistes sont bien conscients des obstacles autour de cette bulle de 1961 à 1973, en particulier avec les guerres impérialistes, la polarisation géopolitique, la course à la consommation, etc. En ce sens, le Pop des amazones devient complexe, grinçant…et teinté d’un humour rageur.

She-Bam Pow POP Wizz ! recrée, pour la première fois à cette échelle, l'histoire ouverte d'une génération de femmes d'Europe et d'Amérique du Nord qui ont contribué à un autre aspect moins connu du Pop International, dans un esprit audacieux et flamboyant. À l'occasion des 30 ans du MAMAC, l'exposition met en lumière l'axe principal de sa collection - le face à face entre nouveau-réalisme et pop-art - et l'une de ses figures charismatiques : la franco-américaine Niki de Saint Phalle. C'est la contribution importante des femmes à l'histoire de la pop qui est présentée ici.

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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 16:50

 

Dans le cadre du programme événementiel et culturel « Mon été à Nice » lancé par la Ville de Nice, la Villa Masséna nous donne rendez-vous les mercredis d’été dans ses jardins pour revenir en musique, en danse, en théâtre et en costume sur l’histoire singulière de Nice. La Villa Masséna est, à Nice, le site emblématique des Villes Impériales. Napoléon 1er et Napoléon III ont tous les deux marqué l’histoire de notre cité. Ces représentations remémorent les chants et musiques qui ont bercé les deux Empires.

 

Souvenir napoléonien – Démonstration de Danses Impériales

Créé à Nice en 1937, le Souvenir napoléonien est la plus importante association napoléonienne du monde. La délégation du Souvenir napoléonien de Nice-Alpes Maritimes est l’interlocuteur privilégié du musée Masséna. Conférences, visites guidées, accompagnements historiques lors du montage d’expositions, font partie intégrante de ses actions.

La soirée d’hier, 19 aouts a débuté à 20 heures, par une présentation des danses du 1er Empire. Des comédiens ont alors évolué sur des rythmes oubliés mettant en lumière les costumes de style Directoire ou Empire. Ce retour à des musiques du passé semble avoir charmé l’auditoire présent dans les jardins de la villa Masséna.

C’est dire que les uniformes de la garde Impériale et le défilé des grognards n’avaient rien de surprenant. Seuls les cris de vive l’Empereur suscitaient dans les rues proches du Negresco des commentaires surpris. Au lendemain du coup d’état de Bamako, les rites d’adoration de l’Empereur laissaient à croire à la réalité d’un nouveau coup d’Etat à Nice.

Soirées Impériales au Musée Masséna
Soirées Impériales au Musée Masséna
Soirées Impériales au Musée Masséna
Soirées Impériales au Musée Masséna
Soirées Impériales au Musée Masséna
Soirées Impériales au Musée Masséna
Soirées Impériales au Musée Masséna

La nostalgie de temps anciens

A l’étranger, sous l’égide de comités désireux de porter la mémoire de Jane Austin, les danses « Régence » se sont développées d’Angleterre au Commonwealth. En fait, la danse était le seul moyen pour la jeunesse de pouvoir se rencontrer et se fréquenter. L’ensemble de l’œuvre littéraire de Jane Austin est consacré à la recherche d’un mari. Elle fait l’objet d’un véritable culte international croissant grâce à la diffusion des films tirés de ses livres.

A Vienne un bal des débutantes est organisé chaque année au profit d’une jeunesse dorée.

Aux Etats-Unis l’usage de célébrer les anciens affrontements liés à la guerre de sécession conduit les habitants à revêtir d’anciens uniformes, sur les champs de bataille. Une ville Williamsburg vit toujours au temps de la guerre contre l’Angleterre et ses taxes. Chaque jour, le gouverneur anglais est condamné à mort et exécuté, avec accompagnement militaire de fifres et de tambours. Nombre de touristes sont heureux de participer à ces cérémonies…

 

Colonial Williamsburg

 

La capitale coloniale de l'État de Virginie au 18e s. a été minutieusement recréée sur ce site qui comprend des boutiques, des maisons, des bâtiments publics d'origine et des centaines de structures coloniales reconstruites sur leurs fondations originales. Aujourd'hui, le Williamsburg colonial redonne vie à l'histoire grâce à des comédiens ambulants en costumes, qui dépeignent le quotidien des citoyens de Williamsburg au 18e s.

 

                                 A nos abonnés

 

La reprise de nos publications reprend avec un rythme soutenu d’une publication par semaine, hors période de vacances scolaires. Avec l’actualité des Musées, nous achèverons la visite de Majorque par deux vidéos sur la ville de Palma.

Par la suite, nous visiterons Barcelonnette, Briançon, le Puy en Velay et leurs environs. Les Alpes Maritimes feront l’objet de visites de villes moins connues, comme celle de la ville de Grasse, ou de villages de l’arrière-pays.

Le confinement nous a conduit à arpenter des lieux plus proches. Mais de nombreux voyages à l’étranger sont susceptibles de vous intéresser. L’Islande par ces temps de chaleur, les pays scandinaves, le Japon et l’Ouzbékistan (plus de dix vidéos pour chaque voyage) devraient satisfaire les curieux. Notre banque de données vidéos atteint les 300 avec des curiosités musicales : orgue de barbarie, études sur la voix humaine, musiques au musée Chéret et au musée Lascaris, concert de Corée. Enfin ce jour les danses en vogue sous le premier Empire entament notre nouvelle série de découvertes.

             Merci aux nouveaux abonnés dont 14 pour les derniers 28 jours.

Williamsburg et univers de Jane Austin
Williamsburg et univers de Jane Austin
Williamsburg et univers de Jane Austin
Williamsburg et univers de Jane Austin
Williamsburg et univers de Jane Austin
Williamsburg et univers de Jane Austin
Williamsburg et univers de Jane Austin
Williamsburg et univers de Jane Austin

Williamsburg et univers de Jane Austin

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8 février 2020 6 08 /02 /février /2020 15:37

 

Situé sur les hauteurs du Suquet, le quartier historique de Cannes, dans les vestiges du château médiéval des moines de Lérins classé monument historique, le musée de la Castre domine la Croisette, la baie et les îles de Lérins.

Le musée présente des collections prestigieuses appartenant à la Ville de Cannes : arts premiers d’Himalaya-Tibet, Océanie, Amérique précolombienne et antiquités méditerranéennes, instruments de musique du monde (Afrique, Asie, Océanie et Amérique) et également des peintures et objets orientalistes du 19e siècle. Sa tour médiévale carrée (109 marches) offre un exceptionnel panorama à 360° sur Cannes et sa région.

Dans une suite de petites salles entourées de jardins, sont présentées les collections d’art et d’objets d’Océanie, de l’Himalaya, d’Arctique, un riche fonds d’antiquités méditerranéennes et de céramiques précolombiennes. La Chapelle Sainte-Anne (XIe siècle) rassemble un exceptionnel ensemble d’instruments de musique du monde entier (Asie, Afrique, Amérique, Océanie). Trois salles consacrées à l'Orientalisme et aux arts de l'Iran s’ouvrent sur la cour du musée et la tour médiévale carrée (109 marches) d’où l’on découvre un admirable panorama. Les salles orientalistes laissent la place une partie de l’année à des expositions temporaires mettant en valeur toute la variété des collections cannoises. Musée de la Castre
 

Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes

Exposition Louis Pastour

Du 7 décembre au 4 mai 2020

Lors de notre visite avec les Amis des Musées de Nice, nous avons bénéficié des commentaires de la petite-fille du peintre, qui a commenté ses œuvres et l’évolution de la peinture de l’artiste.

Peintre cannois, Louis Pastour s’inscrit dans le mouvement post-impressionniste au travers de sa propre technique, la peinture au couteau. Peintre de la lumière, c’est avec une égale maîtrise qu’il aborde ses thèmes favoris : marines, fleurs et paysages de Cannes et du Suquet. Dès l’enfance, il exprime sa passion, son désir de peindre et sa vocation à fixer ses émotions face à la beauté de la nature et des paysages, par le jeu de la couleur, de la lumière et de la pâte.

Il commence à travailler dès

1889 comme ouvrier peintre. Il obtient une médaille d’argent aux cours de dessin de l’Association polytechnique de Cannes.

En 1894, il part pour Paris. Ouvrier le jour, il suit les cours du soir à l'Ecole nationale des Arts Décoratifs. Pour économiser ses brosses, il commence à peindre au couteau.

De retour à Cannes, Louis Pastour épouse Magdeleine. De cette union naît un fils, Auguste, qui deviendra musicien. Le 10 mars 1903 a lieu le vernissage du premier Salon cannois. Fort de ses succès, il ouvre à Cannes un commerce de couleurs et matériel pour artiste À la Palette de Rubens. Ce lieu d’échanges culturels devient le centre d’un mouvement artistique régional. Ducs et princesses fréquentent d’illustres artistes. Il peint, chaque jour, dès l’aube, saisissant l’instant, la lumière. D’un caractère gai, chaleureux, il n’en est pas moins timide et discret.

Militaire durant la Première guerre mondiale, il peint dès qu’il le peut.

Il expose pour la première fois à Paris en 1920 dans les salons des galeries Devambez. Sa Voile rouge y est remarquée. Il est baptisé « Le Peintre du soleil » (Lou Pintre dou Soulèu) et enchaîne les expositions en France et à l’étranger. La capitale sera désormais un rendez-vous annuel pour le peintre Cannois. Il apporte au travers de ses toiles la lumière du midi, un flamboiement de couleurs, et tous les ingrédients de sa Provence inspiratrice.

Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
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Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
Le musée de la Castre à Cannes
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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 15:05

Musées de Cannes

 

Le Musée Victor Tuby au Moulin Forville

 

C’est avec les Amis des musées de Nice que nos visites ont été organisées. Rappelons que la ville de Cannes abrite un autre musée : la Chapelle Bellini consacrée aux œuvres du peintre. Elle avait déjà fait l’objet d’une visite avec les Amis des musées.  Le jour de notre visite de nombreuses crèches étaient disposées le long de notre parcours donnant une animation particulière et festive.

Le Boccassien Victor Tuby, sculpteur, biologiste et fondateur de l'Académie provençale, avait réuni une riche collection d'objets provençaux dans cet ancien moulin à huile au cœur du Suquet. Ancien moulin à huile abbatial du XIVe siècle devenu bien national à la Révolution, revendu à des acquéreurs successifs, le moulin Forville est acheté en 1905 par François Tuby, conseiller municipal de La Bocca et avocat. Après son mariage avec Suzanne Clément en 1919, son fils Victor Tuby s'installe dans les murs du moulin, où il vit et travaille et où il fonde l'Académie Provencale de Cannes. Le moulin Forville abrite son atelier de sculpteur et d'artiste peintre mais aussi l'antique Rosengart avec laquelle l'artiste, qui était également un homme de science, parcourait l'arrière-pays à la recherche des simples qu'il étudiait dans son laboratoire-herboristerie, où il procédait aussi à l'étude des effets des radiations telluriques.

Un an après sa mort, est créée l'Association des amis de Victor Tuby, qui a pour objet d'« entretenir le souvenir honorer et exalter la mémoire, découvrir à ceux qui l'ignorent l'œuvre féconde, artistique, folklorique et régionaliste comme aussi l'œuvre savante et bienfaisante de Victor Tuby, sculpteur et peintre, président-fondateur de l'académie provençale et biologiste » et dont le siège social est situé au moulin Forville, rue Forville à Cannes

Une nouvelle association composée de félibres cannois proches de Victor Tuby voit le jour en 1993 avec le soutien de l'Académie provençale de Cannes qui œuvre de son côté pour « maintenir les traditions provençales au travers des us et coutumes du terroir : chants, musique, danses, costumes, cuisines ». L'association prend le nom de « Moulin Forville – musée Victor-Tuby » et se donne pour objet de « sauvegarder, restaurer, gérer le Moulin Forville, et également de développer les activités de promotion. Ses autres objectifs sont l'ouverture au public du Musée Victor-Tuby et l'amélioration des collections ». Des imbroglios juridiques l'opposent à la Société scientifique et littéraire de Cannes et elle refuse toute intervention des collectivités territoriales et de l'État mais aussi des muséographes, des conservateurs et des ethnologues extérieurs, soupçonnés de ne pas respecter l'identité de la Provence traditionnelle. Le moulin est ouvert le premier samedi de chaque mois. Sont visibles l'atelier de sculpture avec des œuvres de Victor Tuby, les collections de costumes provençaux et d'objets traditionnels, les pièces du moulin avec la presse reconstituée et la vis en bois, la voiture du sculpteur remise en état de marche

Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville
Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville
Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville
Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville
Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville
Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville
Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville
Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville
Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville
Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville

Victor Tuby

 

Victor Tuby est né le 8 juin 1888 à Cannes la Bocca. Sa famille est installée à Cannes depuis la fin du XVIIIème siècle. Victor étudie le droit et les beaux-arts à Paris. Durant son service militaire à Aix, il découvre le Félibrige et admire Frédéric Mistral. Un Boulevard de Cannes porte son nom

Engagé en 1914 comme sous-officier, il termine la guerre comme capitaine et obtient la Légion d'Honneur et la Croix de Guerre. Il pratique avec talent la sculpture et réalise de nombreux monuments (monuments aux morts du Grand Jas, Square Mistral...). Il s'adonne également à la peinture, à l'écriture.

En 1919, il épouse Suzanne Clément, veuve Révillon. Et la même année fonde l'Académie Provençale. Il devient président de la Fédération folklorique de France.

Il habite le "MOULIN FORVILLE". Il y accumule une importante collection de costumes anciens, objets traditionnels, livres, relatifs au passé de la Provence et il fait de ce lieu un centre d'animation culturelle consacré à la présentation des traditions provençales. Victor Tuby donne des cours de provençal, d'histoire de la Provence. Il engage des professeurs pour le chant et la danse.

Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville
Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville
Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville
Cannes musée Victor Tuby  au Moulin Forville

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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 15:12

La religion, vieille de plus de mille ans, est sorte de paganisme lamaïsé. Elle est pratiquée par les Naxis (prononcer Nashi), une des nombreuses minorités de la Chine (260 000 personnes). Ils vivent dans le Nord de la province Yunnan, principalement à Lijiang.

La religion traditionnelle Naxi, le Dongba, possède beaucoup de caractéristiques de la religion tibétaine. C'est une forme d'animisme qui tire son nom de ses prêtres, les « Dongba ». Les fidèles sont invités à chanter des textes sacrés lors des fêtes et de diverses cérémonies, comme les mariages et les enterrements.

Les prêtres, également connus sous le nom d'« hommes sages », jouent un rôle important dans la culture Naxi. Ils prêchent l'harmonie entre l'homme et la nature. L'influence tibétaine se fait sentir dans leurs costumes ; ils portent des images des dieux de l'ancienne religion Bonpo sur leur couvre-chef. Des drapeaux tibétains de prière et des offrandes taoïstes peuvent parfois être aperçus dans leurs cérémonies rituelles. Pour les Naxi, ils descendraient d'un même couple formé par un homme et une déesse.

Le culte des ancêtres et des forces de la nature constitue sa caractéristique dominante. Les rituels, préservés grâce à des pictogrammes, des écrits et des tableaux religieux, en sont le mode d'expression principal. Le prêtre est l’héritier naturel de cette culture.

Les oracles dongba utilisent des osselets pour leurs divinations. L’exposition présente des cartes de divination.

La culture dongba utilise des totems notamment pour les tombes. Pour les Naxi, il est irrespectueux de photographier les sculptures des tombes. Dans la culture dongba, il ne faut jamais retourner en arrière sur un chemin emprunté, les bâtiments religieux ont donc généralement 2 portes, une pour l'entrée, une autre pour la sortie.

Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba

 

L'écriture

L’exposition présente des manuscrits de forme allongée de 28 cm de largeur sur 9 cm de hauteur. La lecture se fait de gauche à droite avec une séparation des lignes. Nous sommes impressionnés par la qualité des gravures.

L'écriture Dongba est sans doute la seule écriture majoritairement pictographique utilisée de nos jours ; certains caractères y sont cependant utilisés comme caractères syllabiques. Dans la préfecture de Lijiang notamment, les panneaux sont généralement écrits en chinois, en dongba et parfois en anglais. La calligraphie dongba est toujours pratiquée, ainsi que la fabrication artisanale de papier à partir d'écorce de deux arbustes, Wikstroemia delavayi et Wikstroemia lichiangensis (plantes poussant à 2 000 m d'altitude), et l'imprimerie par estampes. Il existe également de nombreuses représentations murales de cette écriture, en bas-relief ou en peinture. L'écriture naxi est considérée comme la seule écriture pictographique encore en usage dans le monde. Chaque caractère équivaut à un mot, et le dessin représente le mot de façon graphique et non abstraite. La plupart des mots représentés sont en rapport avec le mode de vie ancestral des Naxi et concernent l'agriculture, la nature, la religion ou la guerre. Si l'écriture chinoise a évolué pendant des millénaires, à partir de pictogrammes et d'idéogrammes originels, pour devenir un système d'idéo-phonogrammes complexe, dont il est parfois très difficile de deviner l'origine, l'écriture naxi, qui à environ mille ans, est restée originelle. Elle utilise un système de représentation simple, permettant de deviner le sens de nombre de pictogrammes sans trop d'efforts, car ils sont purement descriptifs : si comme dans le chinois, le caractère « arbre » ressemble à un arbre, le caractère « homme » à un homme, des détails graphiques sont également ajoutés pour préciser l'objet représenté. Cela peut être la forme du chapeau ayant une représentation de la fonction du personnage, des tâches sur un animal le distinguant d'une espèce proche, le nombre de pétales sur une fleur, etc.

L’exposition présente de nombreuses gravures consacrées aux divinités Dongba. Deux parchemins s’étendent au sol du musée présentant un parcours initiatique.

Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Exposition Dongba

Société matriarcale et système familial

Les Naxi du nord sont connus pour être une société matriarcale, c'est-à-dire que la filiation se fait par la mère et que tous les enfants - hommes et femmes - vivent dans la maison de la mère, de leur naissance jusqu'à leur mort. Leur système familial est différent de celui que nous connaissons en Occident puisque le mariage - c'est-à-dire la reconnaissance d'une union d'individus par une institution - n'existe pas. La pratique de la vie sexuelle est libre entre adultes non consanguins : la nuit, l'homme se rend chez la femme avec laquelle il voudrait avoir une relation sexuelle, la femme étant libre d'accepter ou non. Les partenaires peuvent être multiples, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes. Par ce fait, les enfants ne connaissent pas toujours leur géniteur (au sens strictement biologique). Les enfants sont donc élevés par les habitants de la maison, les oncles maternels endossant le rôle du « père » comme nous l'envisageons en Occident. Cette conception découle en partie d'une de leurs croyances présentant l'homme comme la pluie sur l'herbe : elle sert à faire pousser ce qui est déjà là. Le rôle reproducteur de l'homme est donc « d'arroser » le fœtus déjà présent chez la femme.  

Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan
Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan
Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan
Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan
Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan
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Les grands couturiers s'inspirent toujours des motifs de vêtements des minorités du Yunnan

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Une autre exposition, au premier étage du musée, présente une collection de papiers illustrés. Ils servent à Taïwan aux cérémonies funéraires où ils sont brûlés.

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 17:30

La nouvelle responsable du musée des Beaux-Arts a organisé le 10 décembre dernier une conférence dédiée aux Amis des Musées de Nice, venus nombreux en cette occasion. Madame Johanne Lindskog a su faire partager sa passion pour Jules Chéret dont de nombreuses œuvres sont détenues par le musée.

La vie de Jules Chéret est ainsi l’occasion de suivre son évolution Picturale. Jules Chéret est né à Paris le 31 mai 1836 dans une famille d'artisans. Son père est ouvrier typographe. A 13 ans, il devient apprenti lithographe, mais il s'intéresse déjà à la peinture en se rendant régulièrement au Musée du Louvre, pour y admirer Rubens Fragonard ou Watteau. Il devient peu après son apprentissage, ouvrier lithographe chez un imprimeur d'images pieuses et s'inscrit aux cours de l'Ecole Nationale de Dessin. Il trouve ensuite une place de dessinateur à Dôle et commence à créer des vignettes lithographiques pour la réalisation de brochures ou de couvertures de livres.

Il quitte la France pour l'Angleterre en 1856, pour apprendre de nouveaux procédés sur les techniques de la lithographie en couleurs. De retour à Paris en 1866, il créé son imprimerie pour réaliser des affiches illustrées en couleurs. Le succès est rapide : Jules Chéret multiplie ses créations d'affiches de réclames publicitaires qui lui assurent sa notoriété. En 1881, il cède son affaire et devient Directeur artistique de l'Imprimerie Chaix, ce qui lui permet de se consacrer davantage à son œuvre artistique : affiches, dessins, gouaches. En 1889, il réalise sa première exposition et reçoit une médaille d'or à l'Exposition Universelle.

A partir de 1895, Jules Chéret s'essaie dans une voie nouvelle qui est celle de la peinture de fresques murales, grâce à la commande de son admirateur le Baron Vitta pour la décoration de sa Villa " La Sapinière " à Evian.

En 1898, Jules Chéret décide de s'installer à Nice avec son épouse. Au cours de l'année 1900, il reçoit une commande pour la réalisation d'un rideau de scène au Musée Grévin, qui restera l'un de ses chefs
d'œuvre
. Il reçoit également une commande pour la décoration d'un salon de l'Hôtel de Ville de Paris, qu'il achève en 1902.

En 1905, il participe à la décoration de la Taverne de Paris et en 1906-1907, il décore la salle des fêtes de la Préfecture de Nice sur le thème du carnaval et de la fête. Jules Chéret fut tout d'abord un pionnier dans le domaine de l’affiche lithographique en couleurs, et il est considéré comme l'inventeur de l'affiche moderne publicitaire. La lithographie a été l’une de ses techniques préférées. A côté de ses fameuses affiches, il a réalisé dans des formats plus modestes un grand nombre de lithographies, proches des dessins, destinés à illustrer par exemple des menus, des programmes de spectacles, des faireparts de naissance, et nombre de travaux intimistes.


 

 

Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts

Le style de Chéret

Ses créations joyeuses, son aisance à aborder différentes techniques, ont naturellement porté Jules Chéret vers l'art de l'affiche dont il fut un pionnier. Les centaines d'affiches qu'il a produites constituent une riche collection, témoignages émouvants des lieux fameux de l'époque : Folies Bergères, musée Grévin, grands magasins, bals.

Admirateur de Watteau, son mot d'ordre semble avoir été la légèreté et le mouvement. Le personnage fétiche de ses affiches est une femme joyeuse, élégante et qui semble toujours en mouvement. On la reconnaît facilement et elle est une des caractéristiques du style de Chéret : c'est la « Chérette ». Cette représentation de femme dont la taille est fortement marquée, qui est toujours quasiment comme en état d'apesanteur et qui dévoile ses charmes dans les extrêmes limites du publiquement acceptable — selon les normes sociales de la Belle Epoque — est un formidable outil publicitaire. On la retrouve sur d'innombrables affiches à une époque où l'offre de produits de grande consommation se développe. En l'érotisant, en l'hypersexualisant, « sans tomber dans le graveleux […] Chéret a su cristalliser une somme de fantasmes en une figure parfaitement conformes aux appétences de la domination masculine », dans un climat ambiant oscillant entre célébration de « la » femme et misogynie : elle incarne un objet de désir, qui se transmet à l'objet à vendre. La publicité actuelle sur les voitures implique toujours la femme pour vanter des courbes, une carrosserie, des phares (farts).  Ses créations joyeuses, son aisance à aborder différentes techniques, ont naturellement porté Jules Chéret vers l'art de l'affiche dont il fut un pionnier. Les centaines d'affiches qu'il a produites constituent une riche collection, témoignages émouvants des lieux fameux de l'époque : salles de spectacles, musée Grévin, grands magasins, bals.


La conférence a été animée par un ancien film de la Gaumont qui donne à voir un spectacle digne d’Offenbach où la légèreté des danseuses et des clowns en fête animent le musée. Des sculptures et des dessins sur des couverts sont des découvertes pour tous. Nous avons pu visiter le nouvel accrochage des salles où des thèmes guident le visiteur. L’art religieux, les scènes d’enfants, s’ajoutent à la salle Chéret, dans une mise en scène attirant le regard.

Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
Conférence Jules Chéret au musée des Beaux-Arts
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9 mars 2019 6 09 /03 /mars /2019 11:00

Le mois de mars est le mois des musées pendant lequel une promotion des expositions en cours est prévue. Nous avons récemment visité plusieurs musées et leurs expositions temporaires.

Il s’agit du Palais Lascaris avec une exposition consacrée à l’école de Nice,

Du musée des Beaux Arts avec une exposition Duffy,

Du musée Chagall, avec une exposition élargie à d’autres travaux du peintre, dont la céramique,

Du Mamac, avec une exposition Bernar Venet.

Mars aux musées de Nice
Mars aux musées de Nice
Mars aux musées de Nice
Mars aux musées de Nice

Au Palais Lascaris « Bouillons de culture »

 

L’exposition en cours met en évidence une période d’effervescence culturelle particulièrement intense qui s’ancre à partir du début des années 60, et jusqu’au milieu des années 80, dans le coeur de ville très populaire que constitue le Vieux-Nice d’alors. La vieille ville est devenue depuis peu le nouveau rendez-vous d’une jeune génération d’artistes, d’écrivains et de poètes qui trouve à s’y loger modestement.

Dans le Vieux-Nice des artistes de tous ordres évoluent aux côtés de noms déjà consacrés par la jeune Ecole de Nice : Ben, Claude Gilli, Bernar Venet, Jean-Claude Farhi, Serge III, Arman… et César (ill/note) qui inaugure en 1984 son atelier dans la rue Colonna d’Istria. Jean Ferrero est l’ami photographe, le galeriste collectionneur qui les expose dans sa galerie-appartement du Port. Dans le Vieux-Nice on assiste à une éclosion de galeries, parfois éphémères, qui produisent toutes sortes de créations, d’expositions, de gestes artistiques et de publications : galeries Art marginal, le Sténopé, Gal’athée, Ruy Blas II, d’associations d’artistes, l’Atelier Saint Vincent, Calibre 33 et à la constitution du groupe 70… et Martine Doytier, Robert Erébo, Lyonel Kouro, René-Gilles, Ruy Blas...  

Le Palais Lascaris Pour la musique il faut aller au Tube, rue de la Loge, où s’improvisent autour de Sixte Mosca des rencontres inoubliables de jazz et de rock, au Pouce, rue droite, au Hole in the Wall… ;

Dans ce temps fort du Rock’n roll des groupes de très jeunes musiciens se forment dans le Vieux-Nice; les Loups Garous, les Dickens, les Milords. Le plus fameux, Les Chats sauvages et leur chanteur Dick Rivers, né Hervé Forneri, rivalise quelques temps avec Eddy Michell et les Chaussettes noires. Ils sont enfants du quartier, fils de commerçants, ils jouent dans la cave du London, place Garibaldi, sur la scène du Folies Club, au bas de l’avenue de la Victoire, même l’après-midi.  

Précédentes visites :

Pour voir l'architecture intérieure du palais

Cette vidéo présente un quintette de cuivres qui s’attaque à la truite de Schubert

Musée des Beaux Arts-Jules Chéret

Du 6 février au 19 mai:

Exposition Raoul Dufy : du Havre à Nice, avec la mer comme témoin

 

Les loisirs balnéaires évoqués par les baigneuses, les promenades, sont des thèmes prisés par Raoul Dufy tout au long de sa vie. Si le musée de Nice possède des œuvres pittoresques liées à la présence de Dufy à Nice et sur la Côte Méditerranéenne, comme La Baie des Anges, le Casino de la Jetée-Promenade, Le port de Marseille ou les jardins d’Hyères il reste que les ouvres peintes au Havre, à Sainte-Adresse ou en atelier à Perpignan, témoignent d’une inspiration commune avec un langage particulier.

Les loisirs balnéaires ont aussi permis une exposition au musée Picasso d’Antibes sur le thème « des vacances de Monsieur Pablo », tant la mer est devenue importante comme décor familier.

L’architecture du musée vaut la visite, pour la clarté des salles d’exposition, mettant en valeur de belles toiles. Très belles collections de Chéret, Adolf Mossa, Dufy, Van Loo, Brueghel le velours

Le musée abrite aussi de nombreux Adolf Mossa
Le musée abrite aussi de nombreux Adolf Mossa
Le musée abrite aussi de nombreux Adolf Mossa
Le musée abrite aussi de nombreux Adolf Mossa
Le musée abrite aussi de nombreux Adolf Mossa
Le musée abrite aussi de nombreux Adolf Mossa
Le musée abrite aussi de nombreux Adolf Mossa
Le musée abrite aussi de nombreux Adolf Mossa

Le musée abrite aussi de nombreux Adolf Mossa

Le musée National Marc Chagall

Récentes Acquisitions - nouveau parcours dans les collections

du 3 novembre 2018 au 29 avril 2019

 

Le nouvel accrochage de la collection du musée national Marc Chagall met en avant l’œuvre méditerranéenne de l’artiste, qui s’installe à Vence en 1949 puis à Saint-Paul-de-Vence en 1966, où il demeure jusqu’à la fin de sa vie

Les chefs-d’œuvre de la collection dont Le Cirque bleu ou La Danse retrouvent leur place sur les cimaises. Ils côtoient les dernières acquisitions du musée, parmi lesquelles les premières lithographies de Chagall, datant de 1922, et un ensemble inédit de céramiques.

Ces céramiques acquises par le musée en 2017 répondent à des pièces de collections privées montrées pour la première fois au public depuis leur création dans l’atelier Madoura à Vallauris. Une présentation des lumineuses sculptures de Marc Chagall, conservées au musée, complète ce panorama azuréen.   

Ce musée est l’un des rares construit et réalisé du vivant de l’artiste et suivant sa conception de ce lieu d’exposition. L’environnement est déjà propice au lâcher prise pour se plonger dans une partie assez représentative de l’oeuvre de Marc Chagall. Les salles sont grandes, lumineuses et permettent une réelle approche d’oeuvres monumentales denses et regorgeant de références religieuses qui nécessitent une certaine concentration pour les appréhender. Le bassin et sa céramique sont magiques. La collection de poteries mérite également une attention particulière. Et pour ce qui en ont la possibilité il faut compléter la connaissance de l’oeuvre de chagall par l’exposition qui lui est consacrée à l’hôtel de Caumont à Aix en Provence.

Précédentes visites et thèmes :

Mars aux musées de Nice
Mars aux musées de Nice
Mars aux musées de Nice
Mars aux musées de Nice
Mars aux musées de Nice

Au  MAMAC

 

Bernar Venet 1966-1976

Jusqu’au 24mars 2019

 

« En présentant ce que l’on définit habituellement comme « objets mathématiques » : nombres, figures, espaces, fonctions, relations, structures, etc.,… l’oeuvre dart peut alors s’élever à un niveau d’abstraction maximal qui lui était étranger. Le « non-référentiel » est poussé dans ses extrêmes limites. Nous navons plus, comme dans lart abstrait, de symbolique non plus, celle de la forme ou de la couleur par exemple... Je propose un système autoréférentiel  maximal, celui que seule une équation mathématique peut contenir. »

Bernar Venet a entrepris, dès les années 1960, une radicalisation sans précédent de l'expérience artistique et de la production esthétique. Rebuté par les conventions ressassées de l'art français, fasciné par le formalisme américain et, surtout, Marcel Duchamp, il s'est imposé, à partir de 1970, comme l'un des chefs de file de l'art conceptuel.
L
exposition propose pour la toute première fois dexplorer cette période insuffisamment connue de son travail, qui samorce à Nice pour trouver son déploiement aux Etats-Unis.
Conceptuelle, sculpturale et picturale, l'
œuvre de Bernar Venet se développe alors dans le sens d'une réflexion sur l'identité de l'art et les rapports entre expression artistique et savoir scientifique, associant l'incertitude, l'aléatoire et le désordre aux données mathématiques. Des variations des cours de la bourse aux variations des températures : plusieurs graphiques sous-tendent ses démonstrations. Il fait entrer dans le champ de lart, labstraction pure de la recherche scientifique, lobjectivité et rationalité des mathématiques, marque aussi les débuts d’une véritable approche pluridisciplinaire. Au contact des artistes de la Judson school, Bernar Venet entreprend en effet un projet de ballet, organise des performances et conférences, qui offriront autant de prétextes au déploiement dun programme dévénements associés avec différents acteurs du territoire. 

 

Précédentes visites :

Julia Sarmento, donation Karen Joubet, Pistoletto

Mars aux musées de Nice
Mars aux musées de Nice
Mars aux musées de Nice
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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 13:33

La commune de Cap d’Ail est de création récente, avec sa séparation de la commune de La Turbie, en 1907. Sa brève histoire est marquée par un souhait d’autonomie tourné vers l’hivernage des touristes. Les hôtels, pensions, restaurants, accueillent des personnalités venues du monde entier, qui construisent de somptueuses villas.

Cette réussite doit beaucoup au développement de nombreux services publics : électricité, gaz, trams, gare, laiterie, employant une main d’œuvre nombreuse. La plus grande entreprise locale était la blanchisserie qui entretenait le linge des hôtels de Monaco et de Cap d’Ail. En 1910 on note la construction de l’église et de la première école.

La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail

La villa les Camélias

 

C’est avec les Amis des musées de Nice et sa conférencière, Madame Pellissier, que cette visite fut organisée le 1er mars 2019.

La Villa les Camélias est un édifice Belle Epoque qui témoigne du passé prestigieux de Cap d'Ail. La villa est un musée qui rappelle la création de la commune avec nombre de photos d’époque. Nous avons tout d’abord cheminé à pied pour admirer quelques villas. En cette journée de printemps la végétation était magnifique avec le mimosa se reflétant dans le bleu de la mer. Il faut dire que de Villefranche, à Menton, de nombreux arbres exotiques ont été plantés dans le sol de demeures abritées dans des anses protégées des vents. A Cap d’Ail d’ailleurs, nous avons l’impression d’un espace entouré par les rochers d’une énorme montagne, dont des tunnels ont creusé la roche pour ouvrir la route et désenclaver la commune. Gabrielle Réval, auteure d’un guide sur la Côte d’Azur, décrit Cap d’Ail comme un Fjord patiné d’or et d’argent.

Au cours de notre visite, nous avons pu voir des instruments de reproduction du son nécessaires aux bals et fêtes organisées sur place. Une démonstration de fonctionnement d’un piano pneumatique nous a permis de voir la complexité mécanique d’un piano qui joue à l’aide de pédales qui soufflent l’air pour animer des rouleaux dignes des débuts de l’informatique. C’est avec Berlioz que le concert commence, chacun étant invité à actionner les pédales.

Un mur placé au dessus du piano, rassemble les portraits des résidents illustres de Cap d’Ail : Colette, Jean Cocteau, Sacha Guitry, Greta Garbo, le Tzaréwitch, Churchill, Salvador Dali, la famille royale anglaise, Joséphine Baker, Malraux, André Gide, Appolinaire..

La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail

La collection Ramiro Arrue

 

Ce peintre a côtoyé les avant-gardes de la peinture en 1910. On découvre une peinture de femme  proche de celle de Modigliani. Toutefois, nous sommes surpris par une référence continue au pays basque décrits dans de nombreux paysages et personnages. L’exposition est thématique : paysages d’abord, puis personnages mis en scène dans leurs activités quotidiennes, pêcheurs et joueurs de pelote basque. Une pièce est entièrement consacrée au travail de la céramique.

La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail
La villa les Camélias à Cap d’Ail

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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 17:55

 

Le château Grimaldi devient « musée Picasso » le 27 décembre 1966. Picasso y séjourne de la mi-septembre à la mi-novembre 1946, y réalise de nombreuses oeuvres et laisse 23 peintures et 44 dessins en dépôt à la ville d'Antibes. Différents dons et achats de 1952 à nos jours, des dépôts issus de la dation de Jacqueline Picasso en 1991, enrichiront de manière significative la collection Picasso du musée. Des œuvres de Nicolas de Staël, de Hans Hartung, d'Anna-Eva Bergman et d'artistes importants du XXe siècle sont présentées.

 

http://www.antibes-juanlespins.com/images/pdf/Presse/M-Picasso/Vacances-M-Picasso.png

 

Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo

Picasso-Méditerranée, une Initiative du Musée national Picasso-Paris. « Picasso-Méditerranée» est une manifestation culturelle Internationale qui se tient de 2017 à 2019, Plus de soixante-dix Institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l'œuvre « obstinément méditerranéenne»• de Pablo Picasso. À l'initiative du Musée national Picasso-Paris, ce parcours dans la création de l'artiste et dans les lieux qui l'ont Inspiré offre une expérience culturelle Inédite, souhaitant resserrer les liens entre toutes les rives.

 

Les vacances de M. Pablo

                                                

La référence aux vacances de Monsieur Hulot s’impose pour découvrir une nouvelle facette du travail de l’artiste. Comme il est bon d’imaginer des vacances heureuses et joyeuses au soleil alors que les températures politiques se rafraichissent.  Sur les traces de Pablo Picasso, partons à notre tour nous réchauffer à Antibes, où le peintre catalan avait pour habitude de prendre ses quartiers avec sa famille, lorsque l’été battait son plein. S’il découvre cette jolie ville en 1920, il y retourne presque tous les ans, à chaque belle saison. Un rituel ou un besoin qui se renforce après la guerre : ses séjours se font désormais productifs et particulièrement créatifs. Dessins de nus sur la plage, formes cubistes sur la côte ou figure mythologique en lien avec le passé de cette cité historique… la collection du Musée d’Antibes se voit créée à l’été 1946, période où l’artiste a fait preuve d’une extraordinaire inspiration, sans aucun doute stimulée par le soleil méditerranéen.

Aussi les toiles présentées sont très colorées et donnent une vision d’un Eden retrouvé avec la joie de baigneurs en train de bronzer. Le parcours détaille la vie de Picasso année par année et évoque ses résidences successives.

Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo

Picasso et son musée d’Antibes


Picasso, enthousiaste, travaille au château et réalise de nombreuses œuvres, dessins et peintures. À la suite de son séjour en 1946, Pablo Picasso laisse en dépôt à la ville d'Antibes 23 peintures et 44 dessins. Parmi les peintures les plus célèbres : La Joie de vivre, Satyre, Faune et centaure au trident, Le Gobeur d'oursins, La Femme aux oursins, Nature morte à la chouette et aux trois oursins, La Chèvre...

Le 22 septembre 1947 voit l'inauguration officielle de la salle Picasso au premier étage, accompagnée d'un premier accrochage des œuvres d'Antibes.

Le 7 septembre 1948, une exposition confirme l'enrichissement significatif de 78 céramiques réalisées à l'atelier Madoura de Vallauris.

Le 13 septembre 1949, à l'occasion de l'inauguration de l'exposition "Tapisseries françaises", de nouvelles salles consacrées aux peintures, céramiques et dessins de Picasso sont ouvertes au public. Et le 27 décembre 1966, la ville d'Antibes rend de nouveau hommage à Pablo Picasso et le château Grimaldi devient officiellement musée Picasso, premier musée consacré à l'artiste. Enfin, en 1991, la dation Jacqueline Picasso autorise un nouvel enrichissement des collections Picasso.

En raison de l’importance de l’exposition temporaire nous n’avons pas détaillé les collections permanentes du musée.

Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo
Musée Picasso Antibes : les vacances de M. Pablo

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20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 14:14

Depuis très longtemps, j’ai eu envie de faire participer les lecteurs de ce site, à mes découvertes autres que celles des musées. Le domaine de l’Art recouvre en effet un vaste domaine : celui de la musique, de l’opéra et du chant, des ballets, de la littérature… Pourquoi ne parlerait-on pas de nos étonnements ?

 

Alma Deutscher

Aussi je viens vous parler d’une jeune fille née en 2005 et dotée de dons musicaux exceptionnels. A 2 et 3 ans, elle jouait du piano et du violon à la perfection. De nombreuses de ses prestations sont présentes sur Youtube, dont un concerto pour piano de Mozart avec ses propres cadences.  A six ans, elle compose sa première sonate pour piano, à sept son premier opéra. A 9 ans, elle compose un concerto pour violon et orchestre. A 12 ans elle achève son premier concerto pour piano. Son deuxième opéra « Cinderella » est joué à Vienne avec Zubin Mehta. Elle a composé des trios, quatuors, ballets…

En tirant quatre notes d’un chapeau, elle compose une musique solide, après une réflexion d’une seule minute. Elle a composé un lied qu’elle chante sur un poème de Goethe. Anglaise, elle a découvert et assimilé de nombreuses partitions de musique classique (les autres musiques sont trop simples dit-elle).

Jan Fabre

Ma nation : l’imagination

30 juin - 11 novembre 2018

 

Du 30 juin au 11 novembre 2018, la Fondation Maeght accueille l’artiste belge Jan Fabre. L’exposition est consacrée à ses sculptures essentiellement en marbre et à ses dessins traitant de la pensée, du corps, de nos rêves et surtout, de nos imaginaires en dialogue avec les découvertes scientifiques, avec l’esprit et le cerveau qui deviennent une source, une terre, un personnage dont nous vivons les aventures dans cette exposition, grâce à des œuvres notamment créées pour cet événement.

C'est avec les Amis des musées de Nice que notre visite a été accompagnée et expliquée. C'est Martine Pellissier qui a éclairci les aspects les plus complexes d'un travail d'artiste déjà consacré dans de nombreuses expositions internationales. Chaque artiste met en scène ses idées et phantasmes personnels. Alors que le cerveau est à la base de toutes les oeuvres artistiques, c'est la première fois qu'il est mis en valeur et en lumière avec une dimension spectaculaire et onirique.

Grand héritier du surréalisme et du baroque flamand, comme de l’art dramatique et de la danse contemporaine, on ne présente plus Jan Fabre, artiste plasticien créant des sculptures et des installations, grand dessinateur et également artiste de la scène et auteur. Jan Fabre a conçu une exposition « sur-mesure » pour la Fondation Maeght, une exposition qu’il a voulue spirituelle, dans tous les sens du terme, à la fois onirique, grave, mais avec l’ironie des jeux et l’humour à la manière de James Ensor. Il fait dialoguer ses découvertes d’artiste avec celles de la science et de l’histoire des arts.

Jan Fabre se veut à la fois « guerrier et serviteur de la beauté ». Son œuvre répond à la beauté de la Fondation, qu’il considère comme un haut lieu de la création, par sa scénographie, par la beauté de ses sculptures où le marbre, la blancheur, les opalescences, les transparences répondront aux associations libres de ses dessins et de ses collages. C’est une danse de la pensée et du corps avec les éléments, les autres règnes, les fictions les plus surprenantes, qui se déploiera ainsi dans la fondation.

Jan Fabre est né en 1958 à Anvers en Belgique où il vit et travaille. Homme de théâtre et chorégraphe internationalement reconnu, Jan Fabre développe depuis quarante ans une œuvre plastique autour de matériaux divers : crayon, encre Bic, sang, larmes, élytres de scarabées, os, animaux naturalisés, verre de Murano, bronze et marbre. Grand dessinateur, Jan Fabre réalise des sculptures et des installations qui explorent la question de la métamorphose, le dialogue entre art et sciences, le rapport de l’homme à la nature ou encore la question de l’artiste comme « guerrier et serviteur » de la beauté.

Parmi les expositions en cours nous signalons My Queens (20.04-19.08.2018) aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique et Jan Fabre. Stigmata. Actions and Performances 1976-2017 au CAAC de Séville (23.03-02.09.2018). Durant la manifestation Palerme Capitale Culturelle de l’Italie, MondoMostre organisera l’exposition Jan Fabre. Ecstasy & Oracles dans différents lieux en Sicile (juin-octobre 2018).

Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght

Description des pièces exposées   

 

Jan Fabre se définit comme un artiste de la consilience, un terme qu’il emprunte à Edward Osborne Wilson et sa théorie de la complémentarité des savoirs. Ses œuvres s’inspirent de ce dialogue entre l’art et la science. Dans cette exposition intitulée « Ma nation l’imagination », on découvre son travail sur la pensée, les rêves, les imaginaires, on y voit des sculptures, principalement en marbre blanc, représentent des cerveaux, la partie la plus sexy du corps humain selon l’artiste.

 

« The Brain as a Heart »,  deux cerveaux dont un est traversé d’une flèche, représentent un  cœur-cerveau, référence évidente aux cœurs traversés d’une flèche que l’on grave sur les arbres. Ses cerveaux sont tantôt associés à des animaux ou à des éléments de la nature, tantôt à des objets du quotidien ou des symboles religieux. La science est au cœur de sa réflexion et l’on peut voir des vidéos des entretiens qu’il a eu avec des scientifiques et notamment le neurobiologiste italien Giacomo Rizzolati. Jan Fabre raconte que, quand il était enfant, son père l’amenait dessiner au jardin botanique tandis que sa mère, une femme décrite comme plutôt fantasque, l’initiait au catholicisme mais aussi aux poètes Baudelaire et Vian ou lui faisait découvrir les chanteurs comme Piaf, Brel ou Brassens. Ses parents jouent un rôle important dans sa vocation.

Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght

« Merciful dream », donne une interprétation de la Pietà de Michel-Ange installée avec quatre autres œuvres monumentales sur un socle doré dans la cour Giacometti, il se représente en Christ, une main posée sur un cerveau tandis que la Vierge a le visage de la mort. Il est vêtu d’un costume mais a les pieds nus, un clin d’oeil aux Beatles et à la pochette de leur album Abbey Road, raconte-t-il.

 

Les Gisants

 

Avec les œuvres monumentales (les gisants et les piéta) ou les séries thématiques (hommage à Cousteau), Jan Fabre se vit comme un « guerrier de la beauté ». Toutes  sont sculptées avec une précision scientifique faisant parfois penser à de l’art funéraire. Jan Fabre dit, d’ailleurs, que les cimetières sont les plus beaux musées du monde. Interrogé sur son hommage à Cousteau (une série de cerveaux surmontés de différents poissons), il explique que le cerveau est comme une Terra Incognita au même titre que les profondeurs de l’océan. 

Revisitant le registre des vanités, il crée ses deux gisants qui représentent à la fois la neuroanatomiste américaine Elizabeth C. Crosby et le zoologiste et éthologue Konrad Z. Lorenz et son père et sa mère. La femme, jeune et belle, dont le visage est penché vers la droite, est enveloppée d’un linceul translucide. Elle fait penser à une héroïne shakespearienne ou une belle au bois dormant, entourée de papillons et d’insectes. Par opposition, l’homme est présenté dans un cercueil d’un réalisme troublant, même si un papillon est posé sur son front.

L’exposition présente également des dessins et études préparatoires. La Fondation Maeght, dont les salles « ont retrouvé la lumière » comme le souligne Adrien Maeght, nous invite à une audacieuse exploration du cerveau, cet organe que Jan Fabre interroge dans sa dimension spirituelle et corporelle.

Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght
Jan Fabre à la Fondation Maeght

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