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DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 09:01
Hans Hartung

Hans Hartung est né le 21 septembre 1904 à Leipzig et mort le 7 décembre 1989 à Antibes. Peintre français, photographe et architecte, est l’un des plus grands représentants Hans Hartung de l’art abstrait.

L'astronomie et la photographie l'émerveillent : il construit son propre télescope grâce auquel il observe des « fragments du réel » dont l'apparence abstraite anticipe sur ses futures œuvres. Il fréquente ensuite jusqu'en 1924 le lycée de Dresde. Copiant librement certaines œuvres classiques, il en simplifie la composition pour n'en retenir que les masses colorées. Dès 1922, il atteint l'abstraction dans une série d'aquarelles déterminantes.

Ces œuvres comptent énormément pour Hartung car, dit-il, « la tache y devenait libre, elle s’exprimait par elle-même, par sa forme, par son intensité, par son rythme, par sa violence, par son volume. » Un an plus tard, il exécute dans un même registre d’abstraction pure, des fusains, des craies noires et des sanguines plus structurés dont il explique : « On trouve ici en prémices presque la totalité de mes éléments, de mes signes et rythmes futurs, les taches, les « poutres », les courbes, les lignes. »

Matricielles et pionnières, ces expérimentations ne seront néanmoins véritablement connues et exposées qu’après la deuxième guerre mondiale. Quelques aquarelles de 1922 sont montrées pour la première fois, et de façon relativement confidentielle, galerie Craven en 1956 et elles sont surtout reproduites et présentées dans un ouvrage fondamental de Will Grohmann : Hans Hartung Aquarelle 1922. Cet ouvrage publié en 1966 inscrit la pratique de Hartung du début des années 1920 comme un précédent historique remarquablement précoce de tout l’art informel et gestuel de la seconde partie du XXe siècle.

C’est cette même année 1926, à l’âge de 22 ans, qu’il part s’installer à Paris. Il s’inscrit à la Sorbonne « avec la ferme intention de ne jamais en franchir le seuil. Il s’enthousiasme pour ce qu’il voit de Picasso, et fréquente abondamment le Louvre, y passant des journées entières à regarder les maîtres anciens et à les copier en les adaptant à ses propres visions : il signe ainsi sur papier une version complètement abstractisante d’un tableau du Greco.

Il rencontre Anna-Eva Bergman, jeune peintre norvégienne qu'il épouse en septembre 1929. En 1931, après un séjour sur la Côte d’Azur pendant l'hiver, il expose pour la première fois à Dresde, et avec Anna-Eva Bergman l'année suivante à Oslo, travaillant un moment dans une île du sud de la Norvège.

En 1939, il s'inscrit sur la liste des volontaires contre l'hitlérisme en cas de guerre et épouse Roberta Gonzalès (1909-1976), la fille du sculpteur, elle-même peintre et sculptrice. En septembre 1939, la France est décidée à arrêter et enfermer un certain nombre de ressortissants allemands présents sur le territoire national. Malgré son opposition au régime, Hans Hartung fait partie de ceux qui sont arrêtés. Libéré le 26 décembre, il s'engage dans la Légion étrangère pour la durée de la guerre sous le nom de Jean Gauthier et est envoyé en A.F.N. Présentant peu de goût pour la chose militaire, il est désigné, avec un autre camarade pour repeindre l'intérieur du réfectoire du quartier militaire de Sidi Bel Abbès.

Après une intervention du consul de la France libre, Hartung rejoint l'Afrique du Nord et s'engage à nouveau dans la Légion, sous le nom de Pierre Berton cette fois-ci. Affecté au comme brancardier, blessé durant l'attaque de Belfort en novembre 1944, plus précisément dans le bois de Buc. Comme il n’y a aucune organisation ou presque pour les victimes, il est expédié dans la cour d’une ferme sur son brancard ; Hartung reste deux jours sans secours. La gangrène commence à gagner sa plaie. Il est enfin conduit à Dijon, à 200 kilomètres. Dans l’ambulance, un soldat posté au-dessus de lui fait une hémorragie et le sang dégouline sur Hartung. Mais la voiture n’a pas le temps de s’arrêter. L’homme meurt sur le trajet. Hans arrive enfin à l’hôpital. On lui annonce qu’on va l’opérer. Et quand il se réveille, il explique avoir eu « la sensation bizarre qu’il [lui] manquait quelque chose». Il surprend la conversation des infirmiers à côté de lui et il comprend alors qu’on lui a coupé la jambe au niveau du genou. Malheureusement, le genou ne cicatrice pas et se gonfle de pus : il faut transférer Hartung de Dijon à Toulouse avec cette fois trois jours de trajet dans des conditions de souffrance atroces. Les médecins qui le réceptionnent l’examinent et décident de couper à nouveau, au niveau de la cuisse. Il assiste à la seconde amputation, lucide, car il n’y a pas moyen de l’anesthésier complètement. Il vieillira avec une prothèse et deux béquilles. Il est réformé le 18 mai 1945.

Lors de la 24e édition de la Biennale de Venise, en 1948, Hartung apparaît dans deux espaces : tandis que sa toile T1946-17 est exposée dans le pavillon français, sa toile T1947-27 est quant à elle dans la section consacrée à la collection de Peggy Guggenheim.  Alain Resnais réalise sur lui un film, intitulé Visite à Hans Hartung, qui est présenté en 1948 en Allemagne et en 1950 à Paris. À partir de 1949, il réalise plusieurs expositions personnelles ou collectives.  

Hartung recroise le chemin d’Anna-Eva Bergman en 1952. Ils reprennent leur relation, se remarient. D’abord installés dans leur atelier de la rue Gauguet à Paris, ils font le projet de concevoir sur la Côte d’Azur une villa-atelier où chacun pourrait travailler dans un espace parfaitement adapté à ses besoins. En 1973, après cinq ans de construction, le couple s’installe au « Champ des Oliviers », à Antibes.

Hartung est élu en 1977 à l'Académie des Beaux-Arts et le Centre Pompidou organise une exposition itinérante de ses gravures et lithographies. Un timbre-poste reproduisant l'une de ses peintures est émis en 1980. À cette occasion, le musée de la Poste présente les tapisseries et gravures sur bois de Hartung et d'Anna-Eva Bergman. Hartung est en 1981 le premier peintre à recevoir le prix Kokoschka créé par le gouvernement autrichien. Hartung se voit consacrer en 1982 une salle personnelle permanente à la Staatsgalerie Moderner Kunst de Munich. Le Conseil Régional Provence Côte d’Azur inaugure en 1983 au musée Picasso d'Antibes une exposition de ses photographies.  En 1989, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur. Dans les dernières années de sa vie, Hartung va peindre au pistolet à peinture, ce qui lui permit de faire plus trois cents toiles l'année de sa mort, en 1989.

La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes

L’atelier d’Anna Eva Bergman (1909-1987)

Il réunit plusieurs époques qui montrent l’évolution de l’artiste au cours des ans. “La ligne est le squelette indispensable de la peinture. Mais pourquoi, faut-il donc que la ligne soit utilisée à dessiner des contours ? Le rythme n’est-il pas beaucoup plus important ? Le contour n’existe pas, il n’existe que le passage à autre chose – de la lumière à l’obscurité – de la couleur à la couleur. Le contour est une limitation et une peinture est un monde en soi sans autre limite que l’extérieur de son cadre.”

 

Un style proche de la caricature

Dans la période d’avant-guerre, l’œuvre d’Anna-Eva Bergman est encore exclusivement figurative. Les dessins qu’elle fait à partir de 1929, à la limite de la caricature, donnent une image piquante du milieu bourgeois de son époque. Son style, au début de cette période, est très marqué alors par les artistes de l’école allemande de la « neue Sachlichkeit », comme Georg Gross et Otto Dix, à la différence qu’elle aborde ses personnages sous un angle moins dur, plus humoriste et satyrique. Ensuite, son trait dans ses illustrations sera très différent de celui des dessins du début des années 30 : Elle travaille en un seul trait, légers, simples, parfois rehaussés de couleurs primaires. Elle illustre en 1938 dans ce même style si vif le livre de cuisine Casseroles qu’elle écrit en Espagne sans réussir à le publier. Par la suite, les tableaux de Minorque annoncent les « formes claires » qu’elle peindra : murs, miroirs, falaises. Pour l’instant, elle utilise les murs et les façades comme prétextes à la représentation de surfaces géométriques. La clarté dans ses dessins et ses peintures est le trait commun de son art avant et après-guerre.

Elle quitte Hartung en 1937, ils se remarieront vingt ans plus tard.

Son retour en Norvège en 1939 sera le tournant le plus décisif de toute sa vie créatrice et doit être considérée comme une véritable métamorphose. Elle a maintenant une perception très différente d’elle-même et de son art à la suite d’une période de lectures intenses et approfondies sur l’art et l’architecture, la philosophie et l’histoire des religions. Encouragée par Christian Lange, elle a fait des recherches en mathématiques, en géométrie, sur la section d’or, et elle a appris une nouvelle technique « très ancienne » (la dorure à la feuille). Au cours de l’été 1950, elle fait un voyage en bateau le long de la côte norvégienne, au cours duquel elle visite les îles Lofoten, le Finnmark et les villes principales de la Norvège du Nord.  La structure des rochers se fond dans son abstraction, et son style s’affermit de cette sorte de « retour à la nature ». Les tableaux de la série « Fragments d’une île en Norvège » sont une transition capitale vers l’œuvre de sa maturité. C’est à Paris, en 1952, que la pierre – la première, polie par l’eau – apparaît dans un grand nombre de croquis à l’aquarelle, à la gouache ou au lavis. Au départ, c’est une pierre toute simple qui remplit toute la feuille. Monumentale par la forme, avec une indication de volume dans la modulation de la couleur gris-brun. Par la suite, des combinaisons de plusieurs pierres sont ordonnées sur la feuille ou la toile en groupes rythmiques. Peu à peu, les pierres se transforment, de nouveaux motifs apparaissent entre 1953 et 1955. Certaines pierres prennent la forme d’arbres, de griffes, ou encore de corps célestes. Un trait commun à ces formes est leur lourdeur monolithique, monumentale, et le fait qu’elles sont isolées. On dirait qu’elle a emporté avec elle une sorte d’essence de son pays, sous la forme d’archétypes, surtout des paysages tels que montagnes, fjords, glaciers, lacs, chutes d’eau, falaises. Les feuilles de métal, qu’elle applique sur la toile avec sa technique très particulière, donnent à sa palette lumière et couleur.

La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 09:23

A la découverte de l’un des monuments les plus incroyables de la Côte d’Azur…

Théodore Reinach a choisi la pointe rocheuse de la Baie des Fourmis à Beaulieu-sur-Mer, pour construire sa luxueuse maison de vacances : la Villa Kérylos. Cette villa bâtie entre 1902 et 1908 par l’architecte talentueux Emmanuel Pontremoli, n’est autre que la reconstitution d’un luxueux palais de l’Île de Délos en Grèce. Lors de notre visite, le ton nous est donné dès l’entrée où nous lisons « XAIPE » qui signifie en grec « Réjouis-toi ». Véritable invitation au voyage et hommage à la civilisation grecque, nous sommes séduits par les décors extraordinaires de la Villa : peintures murales, mosaïques, salons raffinés, mobilier en marbre, bronze ou encore en ivoire.

 

La villa « un songe grec »

Pour Théodore Reinach et Emmanuel Pontremoli il s’agissait de créer une œuvre originale en "pensant grec". La demeure allie avec subtilité le luxe antique et le confort moderne propre aux villas de la Belle Epoque. Théodore Reinach a non seulement créé une maison grecque mais il en a aussi restitué les meubles, la vaisselle, les tissus, le décor. La villa Kérylos est l'aboutissement d'une recherche à la fois artistique et intellectuelle. Car, pour lui, la démocratie trouve ses racines en Grèce et son œuvre souhaite la perpétuer. La villa Kérylos est donc non seulement un témoignage de cet art de vivre, mais aussi un hommage à l'invention d'une civilisation dans laquelle l'Homme est au centre du monde.

Sa construction emploie les matériaux les plus précieux : stucs à l'antique, marbres de Carrare et bois exotiques pour le mobilier. La décoration est somptueuse : mosaïques et fresques inspirées de scènes célèbres, illustrant les grandes légendes des dieux et des héros classiques.

La villa s'organise autour du péristyle, vaste cour intérieure entouré de 12 colonnes en marbre de Carrare. Au rez-de-chaussée se trouvent les pièces d'apparat (salons, salle à manger, bibliothèque, thermes) tandis que les chambres et salles de bain privées se situent à l'étage. 

 

La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer

 

Théodore Reinach

Né en 1860 dans une famille de banquiers d'origine allemande, il montre, très jeune, des capacités intellectuelles exceptionnelles, comme ses deux frères, Joseph et Salomon. Dans cette fratrie surnommée les « Je Sais Tout » (des initiales de leurs prénoms), il tient une place particulière tant ses talents sont nombreux. Il sera juriste, archéologue, numismate, historien, musicologue et mathématicien. Il mène également une carrière politique à Paris et en Savoie dont il est élu député en 1906. Sa passion pour l'Antiquité grecque en fera l'un des plus importants hellénistes du siècle. 

De sa rencontre avec l'architecte Emmanuel Pontremoli naît une œuvre totale, un tout architectural, qui plonge le visiteur dans un univers où la quintessence de la civilisation grecque intègre la modernité d'un début de XXème siècle qui glorifiait la technique.

Son petit-fils, Fabrice Reinach, le résuma parfaitement en écrivant :

« Ce fut, plutôt, me semble-t-il la réalisation et l'accomplissement, au-delà de la diversité de ses connaissances, de ses activités et de ses travaux, de ce que représentait pour mon grand-père l'essence même d'une civilisation au visage essentiellement humain comme celui chez les Grecs de leurs dieux et de leur Art, un modèle et une méthode de raisonnement, un ensemble de valeurs littéraires, politiques et philosophiques que la Grèce ancienne nous a transmises. L'Esprit Grec fut à la fois chez lui rêve et réalité, mémoire et présent »

 

La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
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3 avril 2022 7 03 /04 /avril /2022 15:00

Nice, Musée des Beaux-Arts : Gustave-Adolphe Mossa, « Niciensis Pinxit ». Jusqu’au 15 mai 2022

 

Cinquante ans après le décès de l’artiste et conservateur, le musée rend un hommage flamboyant à cet homme aux multiples talents. Cette rétrospective de l’œuvre du célèbre artiste niçois présente ses peintures et aquarelles symbolistes emblématiques, qui préfigurent le surréalisme et l’heroic fantasy, des œuvres d’une virtuosité surprenante, aux sujets parfois licencieux. Mais elle offre aussi une plongée dans les nombreux autres domaines artistiques que Gustave-Adolphe Mossa a exploré au cours de sa vie.

Niçois attaché à son patrimoine, Gustave-Adolphe Mossa endosse tour à tour le rôle d’historien, d’archéologue, d’auteur dramatique en français et en nissart, mais aussi d’illustrateur. Pendant plusieurs décennies, il crée de fantastiques maquettes de chars de Carnaval. Féru de traditions locales, il ressuscite les costumes locaux dans le groupe de danse folklorique Nissa la Bella. Et de 1926 à 1971, il assume avec entrain et passion la fonction de conservateur au musée des Beaux-Arts Jules Chéret.

Né et mort à Nice, Gustave-Adolphe Mossa (1883-1971) s’est intéressé très tôt à la peinture sous l’influence de son père Alexis Mossa. Peintre également, celui-ci était devenu le premier dessinateur-concepteur du Carnaval. Il était également, aidé de son fils, restaurateur de fresques des chapelles médiévales de l’arrière-pays. Il fonda le Musée des Beaux-Arts de Nice et, à sa mort, en 1926, Gustave-Adolphe reprit sa succession en tant que Conservateur. Toujours sur les traces paternelles, cet artiste prolifique a fourni, chaque année pour le Carnaval, les maquettes de chars et de « grosses têtes », alliant le burlesque du Roi à ses propres fantasmes. Quoique décalé, il fut toujours un peintre reconnu à Nice.

C’est après sa disparition que fut découverte son importante œuvre symboliste exécutée dans sa jeunesse, entre 1903 et 1917, et abandonnée au retour de la Première Guerre Mondiale dont il est revenu blessé. Exposés à Paris et à Nice, ses tableaux - pourtant pas les plus marquants - avaient reçu un accueil hostile. Du coup, il produit des paysages, des illustrations de nombreux ouvrages, des écrits de farces et de songes burlesques, des livrets d’Opéra... La musique était aussi un de ses terrains de prédilection.

En tant que peintre symboliste, Mossa est mal connu, il est totalement à part et ne ressemble à aucun artiste. Pourtant, il impose, après d’autres plus illustres que lui (Gustave Moreau, Klimt, Odilon Redon...), une atmosphère saturée d’une imagination fantastique et d’un univers morbide venu de la poésie baudelairienne. Ses personnages fabuleux ont-ils été empruntés à quelque maître ancien de la Renaissance – il a voyagé en Italie avec son père – ou sont-ils le fruit de son imagination et de son monde intérieur ?

Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice

Suivons la thématique des salles de l’exposition

Le parcours de cette exposition révèle sous un jour nouveau ce créateur à la confluence des mouvements artistiques internationaux et de la culture régionale à laquelle il reste attaché toute sa vie.

Une salle intitulée « Les tristes heures de la Guerre » montre des dessins qu’il fit durant la Première Guerre Mondiale, une période éprouvante dans la vie de cet artiste. Blessé, il aura pourtant passé plus de temps en convalescence que sur le front. Un carnet de croquis montre la vie des chasseurs alpins. Les peintures symbolistes faites à son retour représentent l’essentiel de son œuvre.

Plusieurs vitrines exposent les diverses facettes du travail de l’artiste. On peut voir dès l’entrée les dessins accompagnant la musique de Schumann et illustrant certains chants. Dans le couloir central nous sommes étonnés de voir un travail accompagnant des livrets d’opéra, des livres et des pièces de théâtre. C’est un important pan de la littérature qui a été illustré par Mossa. 

Une autre salle est consacrée à des relevés de fresques anciennes découvertes dans les chapelles de l’arrière-pays niçois. C’est une surprise de découvrir le mysticisme d’un artiste souvent très critique vis-à-vis du clergé. Car souvent d’autres tableaux sont à examiner de près pour y trouver des symboles cachés. Même le Christ sur la croix est entièrement recouvert par Marie Madeleine. Les miniatures figurant sur les vêtements sacerdotaux dévoilent des pensées intimes. Le départ de l’époux à la guerre offre au conseiller un chuchotage à l’épouse explicité par des scènes d’orgie placée sur le vêtement. Dans un autre tableau, un livre saint ouvert montre des scènes torrides. Le Pierrot au couteau sanglant se venge du départ de sa dulcinée au bras d’un rival. Pour chaque tableau ou dessin, il faut prendre le temps de regarder les moindres détails afin de découvrir les multiples intentions qui le composent. L’aspect psychanalytique en étant une composante essentielle chaque tableau explicitant une vérité cachée.  

 

La femme vue par un misogyne

La femme est toujours dangereuse, vénéneuse, porteuse d’une jouissance suprême tout autant que de mort. Les rapaces sont prêts à dévorer tout cadavre. La fleur témoigne de la brièveté de l’existence. L’atmosphère est étrange, étouffante, ouverte sur un imaginaire sans limites et sur des mystères à l’infini. Les mythes servent de prétextes à des chimères maléfiques.

La femme est une sorcière dangereuse, infernale, avec des symboles spécifiques à chacune. Judith, Cléopâtre, Dalila et d’autres sont coiffées à la mode des années 1900, avec des chevelures luxuriantes. Elles ont souvent des expressions perverses ou concupiscentes (Bethsabée, La Sirène repue...). Il a peint plusieurs Salomé aux multiples têtes coupées de Saint-Jean, mais aussi Judith, coupeuse de la tête d’Holopherne. Serait-ce chez le peintre un fantasme obsessionnel ?

La perversité concupiscente et le regard magnétique prouvent la satisfaction voluptueuse de « La Sirène repue » de sang, tel un vampire. Ce démon ailé porte entre ses deux seins un médaillon aux armes de la ville de Nice, dont quelques monuments reconnaissables surnagent autour d’elle. « Salomé » surmontée par une tête de Saint Jean à la fois tragique et amusant. Avec des têtes de mort sur sa tête et des vautours, la femme écrase les hommes dans « Elle », on peut détailler l’expression du vieillard libidineux de « David et Bethsabée », contempler « Sainte Marguerite terrifiant le dragon ».

Cette superbe et passionnante exposition, vraiment très riche, ne dure que 3 mois. Elle est fabuleusement intéressante pour mieux connaître ce peintre resté toute sa vie attaché à la ville de Nice.

Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
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19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 11:57

Biographie

Leonetto Cappiello, né à Livourne le 6 avril 1875 et mort à Cannes le 2 février 1942, est un peintre, illustrateur, caricaturiste et affichiste italien, naturalisé français en 1930. Cappiello est considéré, à la suite de Jules Chéret, comme le rénovateur de l'affiche française.

Le jeune Cappiello fait ses études à Livourne et publie en Italie, à l'âge de vingt ans, un premier album de caricatures.
Installé en 1898 à Paris, où il commence sa carrière comme dessinateur humoriste, il collabore à de nombreux journaux, dont Le Rire, Le Sourire, L'Assiette au beurre, Le Cri de Paris. Un an plus tard, en 1899, il obtient un énorme succès en publiant un album, Nos actrices, portraits synthétiques, édité par La Revue blanche.

Grâce à la mise au point de la lithographie, l’affiche n’a pu vraiment démarrer que vers 1850. Les premiers grands affichistes comme Chéret, Mucha, Toulouse-Lautrec, Steinlen s’adressent aux piétons et à ceux qui circulent en voiture à cheval. Du fait de la lenteur des déplacements les affiches ont le temps d’être regardées. Ce sont de grandes estampes avec un dessin chargé de mille détails.

Avec l’arrivée de l’automobile, les vitesses s’accélèrent. L’affiche n’a plus de temps pour interpeller l’homme de la rue. Il faut qu’elle s’impose à lui rapidement. Cappiello a bien compris ce changement, il va définir dès 1900 les bases de ce qu’on appellera « l’affiche moderne ». Il nous dit : « lorsque je conçois un projet d’affiche, ma première préoccupation est la recherche de la tâche. Cette chose difficile à définir, qui à grande distance, accrochera le regard du passant par l’intensité de sa couleur, le chatouillera par titillement de ses tons et le retiendra assez de temps par l’agrément de son aspect pour le contraindre à lire l’affiche. »

Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse

La naissance d’un style

Il invente la théorie de l’arabesque : « structure essentielle de la composition, son épine dorsale en quelque sorte, le parti décoratif qui reliera entre eux les différents éléments pour lui donner « la forme » ».

Il crée ce que l’on appelle aujourd’hui le logo d’une marque : Maurin Quina s’est fait largement connaître par la représentation qu’il en a fait : « Le diable vert », Klaus par « Le chocolat du cheval rouge », Villiod : par « L’homme à la clé »… La société Thermogène écrit dans ses publicités après la publication de l’affiche Cappiello : « Exigez le Pierrot crachant le feu ». Quant au Chocolat Poulain, le petit cheval de Cappiello gambade toujours sur les emballages. Il existe encore aujourd’hui, 100 ans après, de nombreux exemples où le motif de l’affiche de Cappiello est toujours en vigueur sur les représentations de la marque. Il a été le premier à oser vanter un produit sans le représenter.

Dans les villes, souvent tristes et monotones, les rues deviennent ses galeries de tableaux. Ses affiches sont de magnifiques décorations qui se suffisent à elles-mêmes. Elles apportent par leurs oppositions chromatiques la joie de leurs soleils et de leurs feux d’artifice de couleurs. Elles sont non seulement vivantes, mais elles sont aussi entraînantes, éblouissantes. Les génies de Cappiello, ses diables, ses fées, ses animaux caracolent, piaffent, dansent, jouent, agissent, bougent et nous entraînent dans un tourbillon d’ivresse.

Par opposition et pour frapper, Cappiello dessine quelquefois des affiches statiques. Tellement étonnantes pour le passant dont il a formé l’œil à ses arabesques, qu’elles en sont encore plus remarquées : Villiod, L’Œuvre, Kub, l’Ami du Peuple.

De 1899 à 1903 Cappiello reste avant tout un caricaturiste. Comme Chéret il fait appel à de jolies femmes qui semblent sorties tout droit du music-hall : taille corsetée, joli décolleté, très souriantes voire aguichantes (« Le Frou-Frou », sa première affiche, « Absinthe Gempp Pernod », « Pur Champagne Damery »). Il caricature des artistes en tête d’affiche pour des pièces de théâtre et des revues : Odette Dulac, Réjane, Louise Balthy, Polaire ; mais aussi pour des affiches de biens de consommation : Jeanne Granier pour les vins de « L. Segol Fils » et tout particulièrement de nombreux acteurs et actrices, comme nous l’avons vu dans les caricatures de Cappiello. Tout revient comme si aujourd’hui on utilisait les vedettes les plus en vue du showbiz pour promouvoir des pâtes ! Le succès était assuré. Il commence à mettre ses personnages en mouvement. C’est le début de ce qu’il appellera « l’arabesque » : « E. & A. Mele », « Absinthe Ducros fils ».    

Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
Exposition Cappiello à Grasse
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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 15:04

Grasse et ses industries

L’eau est l’héroïne de Grasse et sa principale richesse depuis des siècles. En surplomb de la ville qui s’est installée sur une source à haut débit (la Foux), le massif de Roquevignon domine comme la roche d’où surgit l’eau. L’eau est partout en sous-sol. Elle court sous les pavés et ressurgit, maîtrisée, dans les fontaines, les lavoirs et les bassins. Sans elle, pas d’activité au XVIIème siècle pour les tanneurs de la Place aux Aires, pas de travail pour les quelques moulins répertoriés dans les vallons, pas de culture de plantes à parfums aux abords de la ville, pas de vie pastorale et agricole. 

La ville de Grasse fut toujours bien alimentée en eau par de nombreuses sources, historiquement la plus importante, La Foux, celle du Riou Blanquet, du Saut, de la Roque, de Font Cinasse…par des ruisseaux, du Riou, de la Courade, de Roquevignon, de la Rivolte, de St Christophe, de Rastigny, par les eaux de ruissellement des vallons, par les canaux de la ville.

Mais, dans les années 1860, les habitants et les industriels de l’arrondissement de Grasse demandent un apport d’eau supplémentaire à la Ville de Grasse ; le débit de la Source de la Foux était insuffisant pour répondre aux besoins des particuliers, des usines de parfumerie, des moulins et des campagnes. Mais cela n'a pas été simple lorsque la ville de Grasse s'est mise en recherche de ce complément ; elle était en concurrence avec la ville de Cannes à propos de l'eau venant de la Siagne et du Loup. Et ces possibilités échappèrent à Grasse au profit de Cannes.

Heureusement, en 1874, la municipalité de Grasse devient propriétaire de la Source Foulon qui émerge sur la commune de Gréolières dans la haute vallée du Loup, au pied du massif du Cheiron.

 

Les moulins

Plus de 60 moulins, héritiers d’une époque où près de 450 000 oliviers couvraient le territoire, ont été répertoriés en centre historique (rue des moulinets) ou à son immédiate périphérie, le long des vallons : Rossignol, Paroirs, Font Laugière. Aujourd’hui, bien peu sont encore en fonctionnement mais il n’est pas rare de trouver au fond d’une cour ou d’une remise, des pressoirs à scourtins ou d’imposantes meules qui constituent des éléments de notre patrimoine industriel.

 

Les fontaines

Si autrefois il y avait beaucoup d’eau « dehors » elle était d’une extrême rareté proche ou dans les maisons et c’est par pétition que les habitants d’un quartier obtenaient du Conseil de Ville la construction d’une fontaine où il était commode de prendre l’eau…d’où ce grand nombre de fontaines que l’on voit dans les rues et de lavoirs dans chaque grand quartier.

Il y eut d’abord de petites fontaines d’utilité publique puis de grandes fontaines construites sur les places dans l’optique d’embellissement et d’ornement et aussi quelques fontaines installées dans des jardins de propriétés privées. Après l’installation de canaux d’eau dans la ville au XVIe et XVIIe siècle il y eut de nombreuses maisons là où étaient des caves, des écuries, des remises pour ânes et mulets l’installation d’un petit lavoir…lavoir pour avoir l’eau « à la maison », pour laver le linge et instruments et donner aisément à boire aux bêtes. Ainsi une maison sur dix avait l’eau, pour les autres un seul recours : la fontaine.

Le Musée international de la parfumerie de Grasse
Le Musée international de la parfumerie de Grasse
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Le Musée international de la parfumerie de Grasse
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Le Musée international de la parfumerie

 

Créé en 1989 ce musée se décline en deux espaces complémentaires. Le Musée international de la parfumerie, situé au centre-ville, s’intéresse au rôle qu’ont joué les parfums dans les civilisations. Les jardins, situés à Mouans-Sartoux, accueillent un conservatoire des plantes qui entrent dans la composition des parfums.

Quel meilleur endroit que Grasse, berceau de la parfumerie de luxe dont la France est l’emblème, pour installer le Musée International de la Parfumerie ? Il offre aux visiteurs, à travers plusieurs parcours muséographiques, de découvrir l’importance du parfum dans de nombreuses cultures à travers les siècles. L’histoire de cette activité est retracée, des prémices à l’industrialisation, des industriels aux grandes Maisons dont le nom impose aujourd’hui encore une certaine idée du luxe.

C’est un savoir-faire complexe, reposant sur le travail de nombreuses générations, qui est mis en avant dans ce qu’il a de noble, de raffiné et d’élégant. Les différents aspects sont abordés, avec une démarche anthropologique qui s’intéresse à tous les aspects : des matières premières aux procédés de distillation et de fabrication, industriels ou plus artisanaux, en passant par le négoce, le travail sur le design et la mise en valeur du produit.

Au Moyen-âge, la ville de Grasse était surtout réputée pour ses activités de tannerie et de ganterie. Les tanneurs et maîtres gantiers sont ainsi réputés dans toute l’Europe. Mais le tannage du cuir repose sur des méthodes malodorantes, et les riches bourgeois et nobles se plaignent de l’odeur désagréable de leurs gants et accessoires en cuir. Jusqu’au jour où un artisan a l’idée de plonger ses articles dans des bains d’essence parfumée. À partir du XVIe siècle, les gants vendus par les artisans grassois sont parfumés, et les fragrances qu’ils exhalent deviennent un véritable argument de vente. La parfumerie se développe fortement dans la région de Grasse, portée par un terroir propice à la culture de plantes odorantes.

Au XVIIe siècle, des plantes issues de tous les continents sont introduites dans la région : le jasmin vient d’Inde, la tubéreuse est originaire d’Italie. Le travail du cuir est abandonné au profit de la parfumerie au XVIIIe siècle, qui devient l’activité principale de la ville au XIXe siècle : les jardins fleuris se multiplient dans la campagne. En difficulté à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle, l’industrie du parfum grassoise a su se transformer et trouver un nouvel équilibre, grâce à l’image de qualité, de savoir-faire et de luxe de la parfumerie française.

 

Plusieurs parcours thématiques

Le musée est organisé en cinq grandes parties, avec une démarche historique et chronologique qui retrace quatre millénaires : Antiquité, Moyen-âge, périodes moderne et contemporaine, chaque période possède son propre rapport aux parfums. Les thématiques contemporaines sont aussi abordées : élégance, classicisme, magie, dynamisme, frivolité, hygiène.

Le Musée International de la Parfumerie s’adresse à tous les sens. De nombreux objets précieux, destinés à accueillir ces fragrances subtiles, sont exposés : l’albâtre, la céramique, la faïence émaillée, les métaux les plus finement ouvragés flattent l’œil et émerveillent.

La muséographie, vivante, s’intéresse au passé sans oublier le présent et le futur. Un travail de prospective est proposé aux visiteurs, avec des réflexions autour de la mondialisation, du marketing, de la communication et des nouveaux marchés.

Le Musée international de la parfumerie de Grasse
Le Musée international de la parfumerie de Grasse
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Le Musée international de la parfumerie de Grasse
Le Musée international de la parfumerie de Grasse

Les Jardins du MiP

Les fragrances les plus subtiles, qui s’invitent dans le sillage des plus grandes célébrités, qui nous aident à nous sentir belles et beaux, séduisantes et séduisants, naissent le plus souvent dans les fleurs.

Les jardins accueillent de nombreuses plantes odorantes, qui s’épanouissent sous le soleil de la Côte d’Azur. Les visiteurs se promènent ici au milieu des roses, des jasmins, des tubéreuses, des genêts, des fleurs d’oranger, des parterres de géraniums et de précieux plants de lavande. Les odeurs, enivrantes, font pleinement partie de l’expérience de la visite.

Les jardins du Musée International de la Parfumerie, situés aux portes de Grasse, s’étendent sur 2 hectares, autour d’un bassin agricole et d’un vieux canal. Ce conservatoire assure la préservation d’espèces traditionnellement cultivées pour les parfumeurs, ainsi que la mise en valeur d’autres collections de plantes aromatiques ou odorantes, et rend ainsi hommage à la diversité de l’agriculture locale.

Une exposition permanente offre une approche scientifique complémentaire, expliquant le rôle joué par l’odeur pour les plantes. Les notions d’écosystème, d’insectes, de senteurs et d’histoire y sont abordées.

Le Musée international de la parfumerie de Grasse
Le Musée international de la parfumerie de Grasse
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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 08:14

Genèse de l’Empire céleste est une exposition inédite en France coproduite par le musée départemental des arts asiatiques (Nice) et la Fondation Baur (Genève), avec le soutien de M. Sam Myers.

La collection Myers comprend un des plus importants ensembles de jades archaïques chinois conservés en Europe. Conservateur général honoraire du patrimoine, Jean-Paul Desroches est le commissaire invité de l’exposition. Il offre au public une vision originale de l’histoire du jade en Chine.

Du fait de sa dureté, le jade est engagé dans la pérennité. Lors de fouilles archéologiques, les précieuses gemmes constituent les vestiges culturels les mieux conservés. Les premiers outils pour couper découverts sur le site de Xiaogushan à Haicheng (province du Liaoning) auraient 12 000 ans. Quant aux jue, anneaux fendus en jade utilisés comme boucles d’oreilles, ils ont été exhumés en nombre dans les cultures de Xinglongwa (env. 6200–5200 av. J.-C.) et Zhaobaogou (env. 5200–4500 av. J.-C.). Dès lors, beaucoup considèrent aujourd’hui que le travail du jade aurait une histoire de quelque 8 000 ans.

Depuis le Néolithique, la Chine entretient un lien fondamental avec le cosmos. Le monde repose alors sur le binôme Ciel-Terre, et l’Homme, impuissant, assiste à leurs échanges incessants. Avec l’émergence des premières dynasties royales (XVIIᵉ–IIIᵉ siècles av. J.-C.), chamanes, sorciers, devins, philosophes, sages s’affairent à mettre le monde en ordre. Procédant par analogie, ils donnent une forme concrète à leurs spéculations en recourant à un bestiaire fantastique. Sous les dynasties impériales (221 av. J.-C.–1911 apr. J.-C.), s’impose la triade Ciel-Terre-Homme. Bien qu’observateur attentif au cœur de cet univers, l’Homme est désormais appelé à l’immortalité. L’exposition est une invitation à parcourir sur plus de quarante siècles cet itinéraire émaillé d’œuvres rares, façonnées dans une pierre d’éternité, le jade.

Révélant et épousant les évolutions de cette vision métaphorique du monde, les objets en jade montrent une profonde évolution plastique : le ciseleur devient sculpteur à part entière, engageant ses créations dans les trois dimensions. Si, au départ, les représentations frôlent l’abstraction, au fur et à mesure se fait jour un langage qui ondule en surface, avant de pénétrer la matière jusqu’à la façonner en la transformant de l’intérieur, pour faire surgir un réalisme puissant fondé sur une observation attentive.

Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade

 

LA COLLECTION MYERS

Un panorama en jade

Les quelque cent-cinquante pièces réunies dans le cadre de cette exposition sont habituellement conservées dans leurs précieux écrins à l’abri du regard. Leur présentation constitue un évènement, invitant le public à découvrir des oeuvres emblématiques mais également des pans méconnus de la civilisation chinoise.

En effet, la grande ancienneté de certaines œuvres, réalisées il y a 4 000 ans, s’explique par la noblesse du matériau utilisé. Les jades présentés dans l’exposition sont en néphrite, ou ruanyu (jade tendre) en chinois. Il s’agit d’un silicate de calcium et de magnésium avec des cristaux prismatiques allongés en fibre caractérisés par des plans de clivage faisant un angle proche de 125°. À la fois fragile et résistant, ce minéral doit être façonné par érosion.

Trait d’union depuis le Néolithique, le jade est un incomparable miroir de la Chine. Sa beauté tout intérieure enchante autant qu’elle interroge : elle recèle et révèle les fondements de sa longue histoire. Chaque objet est comme une fenêtre ouverte sur un monde à découvrir.

Le disque Bi est l’un des objets les plus anciens et les plus emblématiques de la civilisation chinoise. Ces disques étaient placés auprès du défunt afin de le protéger et de détourner le danger. Composé de jade, on attribue à ce matériau le pouvoir de protéger le corps de la décomposition et de le rendre immortel. Les défunts étaient inhumés avec la bouche remplie de jade et les orifices fermés par des bouchons de jade. Les plus beaux disques Bi étaient placés sur la tête, les autres le long du corps. Leur forme ronde pourrait évoquer le ciel.

Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
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Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade
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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 13:43

 

Une exposition-événement pour les 30 ans du MAMAC

 

Au début des années 1960, des héroïnes de papier sortent des cases pour explorer un monde interdit. Elles ont pour noms Barbarella, Jodelle, Pravda la Survireuse… Elles sont libres, puissantes et sensuelles telles des amazones. Nées d’une culture adolescente, elles incarnent un nouvel idéal qui impulsera une révolution des mœurs sans précédent. Elles cherchent à s’évader de la conception classique de la femme passive. Provocantes, elles déploient un nouvel univers condamnant l’ordre ancien, s’appuyant sur le cinéma et les représentations faciles (femmes au foyer livrées au tâches ménagères).

À côté de ces représentations de papier, d’autres héroïnes, bien réelles, participent à l’invention d’un langage artistique nouveau – sans doute le plus populaire de la seconde moitié du XXème siècle : le POP. Leurs œuvres, à l’image des bandes dessinées, regorgent de couleurs arc-en-ciel et vibrantes. Par des voies plurielles, elles envisagent un monde autre, aux formes rêvées et parient sur la construction d’un monde meilleur plutôt que sur une amnésie artificielle des heures sombres du passé. Jusqu’à 1973, le futur progressiste semble réalisable (émancipation sexuelle, droits sociaux, pacifisme, imaginaires extra-terrestres, etc.), et leurs œuvres le clament.  Pour autant, les artistes sont lucides quant aux obstacles qui jonchent cette bulle temporelle de 1961 à 1973, notamment avec les guerres impérialistes, les polarités géopolitiques, la course effrénée à la consommation, etc. Dans ce sens, le Pop des amazones devient complexe, grinçant…et teinté d’un humour rageur.

Les Amazones du POP  au MAMAC de Nice
Les Amazones du POP  au MAMAC de Nice
Les Amazones du POP  au MAMAC de Nice
Les Amazones du POP  au MAMAC de Nice
Les Amazones du POP  au MAMAC de Nice
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Les Amazones du POP  au MAMAC de Nice
Les Amazones du POP  au MAMAC de Nice
Les Amazones du POP  au MAMAC de Nice

Une leçon sur le Pop Art

L’exposition retrace pour la première fois à cette échelle, l’histoire ouverte d’une génération de femmes européennes et nord-américaines qui ont contribué avec audace et flamboyance, à une autre facette, plus méconnue, du Pop international. Pour les 30 ans du MAMAC, l’exposition met en valeur un axe majeur de sa collection – le face à face entre le Nouveau-réalisme et le pop art – et une de ses figures charismatiques : la franco-américaine Niki de Saint Phalle. Dans son sillage, c’est la contribution essentielle des femmes à l’histoire du pop qui est ici déployé.

 

Artistes et Amazones : Evelyne AXELL, BARBARELLA, Brigitte BARDOT, Marion BARUCH, Pauline BOTY, Martine CANNEEL, Lourdes CASTRO, Judy CHICAGO, CHRYSSA, France CRISTINI, Christa DICHGANS, Rosalyn DREXLER, Giosetta FIORONI, Jane FONDA, Ruth FRANCKEN, Ángela GARCÍA, Jann HAWORTH, Dorothy IANNONE, JODELLE, Jacqueline DE JONG, Sister Corita KENT, Kiki KOGELNIK, Kay KURT, Nicola L., Ketty LA ROCCA, Natalia LL., Milvia MAGLIONE, Lucia MARCUCCI, Marie MENKEN, Marilyn MONROE, Louise NEVELSON, Isabel OLIVER CUEVAS, Yoko ONO, Ulrike OTTINGER, Emma PEEL, PRAVDA la survireuse, Martha ROSLER, Niki de SAINT PHALLE, Carolee SCHNEEMANN, Marjorie STRIDER, STURTEVANT, Hannah WILKE, May WILSON.

Les Amazones du POP  au MAMAC de Nice
Les Amazones du POP  au MAMAC de Nice
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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 15:02

Sosno est né en 1937 à Marseille, sa famille originaire de Riga en Estonie rejoint Nice et s’installe au Regina face au site de Cemenelum. Son intérêt pour l’Antique est sûrement né au contact de ces ruines romaines.

La vue des horreurs guerrières au Biafra le conduira au concept d’oblitération (« cacher pour mieux voir »), un pendant des concepts d’Accumulation d’Arman ou de Compression de César. L’Art depuis Duchamp n’est plus figuratif ou abstrait, les artistes créent désormais des œuvres avec des objets ou des concepts.
Après l’oblitération des photos, il applique son concept à la sculpture. Un champ immense de création s’ouvre. Il revisite tout ce que l’histoire nous a légué : des statues sans têtes, sans bras, sans bustes…
Sosno crée alors un riche vocabulaire de formes oblitérées par la masse, par le vide, par le cadre, par des barres, des signes, des lettres, etc., autant de modes d’oblitération présentées aujourd’hui sur un site archéologique majeur, un des plus vastes et plus beaux ensembles de France concernant la période romaine. 

Situé sur la voie Julia Augusta qui rejoint Rome, la ville de Cemelenum a été créée pour romaniser la région après que les armées d’Auguste aient fini de soumettre une cinquantaine de tribus cisalpines (le Trophée de la Turbie a été bâti pour célébrer l’événement).

La ville a prospéré, elle est devenue une cité importante dont les fouilles archéologiques ont mis au jour qu’une petite partie comprenant trois grands ensembles thermaux, un amphithéâtre pouvant contenir plus de cinq mille spectateurs, et deux rues est-ouest (decumanus) dont une a gardé son revêtement de pierres plates bordé de trottoirs, de seuils de boutiques et de traces d’habitations.

A Nice Sosno squatte les Antiques
A Nice Sosno squatte les Antiques
A Nice Sosno squatte les Antiques
A Nice Sosno squatte les Antiques
A Nice Sosno squatte les Antiques
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A Nice Sosno squatte les Antiques
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A Nice Sosno squatte les Antiques
A Nice Sosno squatte les Antiques
A Nice Sosno squatte les Antiques
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A Nice Sosno squatte les Antiques
A Nice Sosno squatte les Antiques
A Nice Sosno squatte les Antiques
A Nice Sosno squatte les Antiques

Les statues de Sosno dialoguent aujourd’hui avec les vestiges antiques

Une vingtaine de sculptures monumentales sont présentes sur le site : dieux et héros (Vénus, Poseidon, le Discobole, etc.). Elles sont peintes de couleurs franches rappelant que les sculptures et les bâtiments romains étaient polychromés de couleurs vives.
Les sculptures dialoguent aussi avec les bâtiments qui enserrent le site : le Musée Matisse, le Regina à l’architecture Belle Époque, et avec la nature environnante : les majestueux cyprès pointus et les oliviers.

La scénographie imaginée par Mascha Sosno, épouse et muse de l’artiste, et Bertrand Roussel, directeur des musées d’archéologie de Nice, joue avec les formes : les belles courbes des statues confrontées aux arêtes vives des masses oblitérées par le vide ou le plein, et les couleurs : le rouge des « Vénus » contrastant avec la complémentaire verte de la végétation alentours, les argentés (des « Huit manières de filer la soie ») avec le gris blanc des pierres, le jaune d’un beau drapé sur une pelouse d’un vert franc.

A l’intérieur du Musée, plus de cinquante œuvres de toutes dimensions montrent la grande variété des mises en application du concept d’oblitération.

 

Une belle Tête Carrée dorée et souriante à l’entrée nous salue et ouvre la visite

Dans les vitrines, est présenté un mélange savant parfois presque indistinct de petits chefs d’œuvres romains et de représentations en bronze, en aluminium, en acier, en céramique…

La belle Antonia, chef d’œuvre du Musée, a été oblitérée par des barres. Elle fait l’objet d’une présentation sous forme d’hologramme.
Les sculptures de taille plus réduites constituent un rappel des œuvres monumentales habitées conçues par Sosno, comme la Tête Carrée et l’Élysée Palace de Nice, ou le Guetteur de Cagnes.

A Nice Sosno squatte les Antiques
A Nice Sosno squatte les Antiques
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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 12:03

Musée Masséna

Une visite historique

Il y a 160 ans, ces 12 et 13 septembre 1860 à Nice, c’est l’effervescence des grands jours. Toute la ville est fleurie et pavoisée, les murs ont été repeints de frais, les rues sont emplies de la population endimanchée. Depuis les villages du haut pays, des délégations sont descendues par les vallées encaissées. C’est que l’événement est d’importance, exceptionnel même, pour cette cité qui compte alors à peine 40 000 habitants.
En effet, l’empereur Napoléon III et son épouse l’impératrice Eugénie viennent passer deux jours à Nice au cours de leur long voyage dans le midi de la France. Un couple impérial à Nice, c’est une première ! Le bruit de leur venue avait couru dès le mois de juin, après que le vote des Niçois eût entériné le choix de leur nouvelle souveraineté : à savoir que l’ancien comté de Nice jusqu’alors lié à la Maison de Savoie soit réuni à la France et forme le nouveau département des Alpes-Maritimes.

Rappelons qu’en échange de l’aide militaire et diplomatique apportée par l’empire français au royaume de Sardaigne pour unifier l’Italie et chasser les Autrichiens de la péninsule, les provinces de Savoie et de Nice lui furent données.
Bien sûr, ce choix ne fut pas du goût de Niçois qui ont préféré aller vivre de l’autre côté des Alpes, des garibaldiens, des nobles, des juristes, des militaires, mais aussi des ouvriers.

Cependant, un nouveau destin s’ouvrait désormais pour Nice. Un destin international voulu par l’empereur dès sa visite en 1860 puisqu’il veut faire de Nice la capitale d’hiver de l’Europe pour les têtes couronnées et les gens de bien.
Avec l’arrivée du chemin de fer et le développement des infrastructures routières, avec de lourds investissements financiers placés dans l’économie d’accueil et la construction de propriétés luxueuses, Nice va passer en dix ans d’une vie quasiment rurale à celle d’une station balnéaire à la mode. Elle connaît une croissance démographique et économique exceptionnelle, attirant à son tour des milliers de français, d’italiens et de bien d’autres nationalités, venus pour y trouver du travail.

Le Second Empire, c’est un art de vivre, festif, un art de recevoir, mondain, une mode vestimentaire, opulente, c’est un style décoratif, éclectique, c’est encore le siècle de l’industrie et du progrès. Tout s’accélère…
C’est Paris, capitale des Arts et des mondanités, qui donne le ton. Toute l’Europe suit et,en 1860, Nice entre dans ce bal qui va tourbillonner jusqu’en 1914.

Aujourd’hui, Niçoises et Niçois sont fiers d’avoir répondu au vœu de Napoléon III qui voulait faire de Nice la capitale de la villégiature européenne.
Et plus fier encore du destin international de Nice qui est à présent une destination enviée du monde entier méritant d’être inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Présentation de l'exposition

Dans le cadre Empire prestigieux des salons de la Villa Masséna, les visiteurs sont conviés à retrouver les fastes de la visite impériale de 1860 à Nice.
Ici, les documents d’archives, les gravures et les photographies reprennent vie entre crinolines et dolmans, porcelaines et argenteries, papiers peints fleuris et plantes exotiques.
Du cabinet de lecture parviennent des airs de musique, du jardin d’hiver s’échappent des effluves, enivrants.
De cette belle rencontre entre Nice, la ville fleur, et le Second Empire français va s’épanouir une nouvelle manière de vivre, délicieuse, celle de la villégiature.

La donation Ferrero

En 2015, nous avions rédigé un article sur over-blog et réalisé une vidéo sur l’école de Nice. Place Antoine Gautier, à côté du palais Sarde, une donation récente est logée dans une exposition permanente, entièrement dédiée à l’école de Nice. Plus de 800 œuvres ont été léguées à la ville par Jean Ferrero ancien galeriste voué à l’art contemporain. Son legs ne peut être exposé en totalité dans le musée actuel, il tournera donc à l’occasion de cycles d’expositions temporaires.

L'exposition Les années Joyeuses

L’exposition met à l’honneur le parcours exceptionnel de Jean Ferrero, photographe instinctif, collectionneur atypique et marchant d’art avisé qui incarne, à sa manière directe et joviale, la mémoire d’une période glorieuse de l’art contemporain à Nice qui façonne encore aujourd’hui l’identité artistique de la ville.

Témoin privilégié de l’aventure de ce courant artistique dans la région niçoise depuis la fin des années 50, Jean Ferrero l’a vécue au plus près des artistes qu’il a collectionnés et montrés, avec des affinités profondes notamment avec Arman et César, dont il fut non seulement un des marchands mais aussi un ami et un complice actif dans l’élaboration de leur œuvre.

Cette exposition présente ainsi les nombreuses facettes d’un homme et d’une époque, surprenantes, iconoclastes, riches d’une liberté sans frein. Elle compose, à la façon des impressionnistes, le tableau des liens de Jean Ferrero aux événements et aux hommes, autant qu’à l’art.

Actualités des Musées de Nice
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Musée des Arts Asiatiques

Plongée dans le monde des esprits, de l’épouvante et des créatures fantastiques, l’exposition « Enfers et Fantômes d’Asie » présentée en 2018 au musée du quai Branly – Jacques Chirac s’empare des histoires de fantômes en Asie Orientale et du Sud-est du XVIe siècle à nos jours.

Un parcours aux frontières du réel, où se croisent principalement le cinéma, l’art religieux, le théâtre, la création contemporaine, le manga ou le jeu vidéo.

Des estampes d’Hokusai à Pac-Man, des peintures bouddhiques au J-Horror – cinéma d’horreur japonais des années 1990-2000 – avec le film « Ring », du culte des esprits en Thaïlande au manga d’horreur, la figure du fantôme hante l’imaginaire asiatique depuis des siècles.

En Chine, en Thaïlande ou au Japon – terrains d’étude de l’exposition – l’engouement populaire pour l’épouvante est bien réel, imprégnant une grande diversité des productions culturelles.

Esprits errants de la forêt, femmes-chats vengeresses, revenants des enfers affamés (« walking dead »), vampires sauteurs ou yokaïs (créatures fantastiques du folklore japonais), leurs apparitions sont multiples et se jouent des époques et des supports artistiques.

Pour mieux en saisir les codes, l’exposition ENFERS ET FANTÔMES D’ASIE propose d’explorer leur représentation dans les arts du spectacle, le cinéma ou encore la bande dessinée. Car si le bouddhisme a contribué à la construction de cet imaginaire, c’est bien en marge de la religion, dans l’art populaire et profane, que la représentation des spectres s’est surtout développée.

Le parcours suit une approche thématique et géographique. Il mêle les époques pour montrer la continuité des représentations de fantômes. Le dialogue entre art religieux ancien, théâtre, cinéma, jeux vidéos et bande dessinée, illustre l’idée que le fantôme ne meurt jamais et que ses manifestations sont imprévisibles. Les spectres apparaissent par-delà les époques et les supports artistiques.

Une place est aussi donnée à la création contemporaine : installations reproduisant les enfers des temples de Thaïlande, production de mannequins et de décors scénographiques par un studio d’effets spéciaux thaï, création d’œuvres pour l’exposition par des artistes contemporains asiatiques, montages vidéo, apparitions fantomatiques en hologramme, etc.

Actualités des Musées de Nice
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Nous n’avons pas pu voir les deux expositions suivantes pour cause de Covid

 

Musée d’archéologie de Cimiez

Sosno

Présentation de l'exposition

Artiste reconnu, peintre, photographe, sculpteur et théoricien de son propre cheminement artistique, Sacha SOSNO fait l'objet de cette grande exposition sur le site antique de l'ancienne cité de Cemenelum. Plus de 70 œuvres sont ainsi présentées in situ, exposées parmi les vestiges romains (mis à jour durant les importantes fouilles archéologiques conduites de 1950 à 1969) et dans les salles du musée.

L’exposition présente la liaison entre l’art contemporain, qui symbolise la création esthétique, et l’art antique, source d’inspiration et représentation d'une mémoire collective. Cette exposition d'envergure dévoile notamment les variations et variantes de la technique de l'oblitération, dont Sacha SOSNO a été l'initiateur et dont le principe est de « Cacher pour mieux voir » : silhouettes figurées par le vide dans des panneaux d'acier rectangulaires de couleur, vides rectangulaires ou carrés dans des sculptures classiques, têtes carrées, personnages plats, assemblages... En squattant l’intégralité du musée et du site archéologique, l’exposition s’inscrit dans cette volonté d’oblitération, de cacher pour mieux montrer. Exposer Sosno pour mieux révéler la beauté de notre patrimoine culturel antique… Cette exposition démontre aussi le lien étroit entre Sosno et l'archéologie et surtout, l'intemporalité et l'universalité de son œuvre.

Cette exposition, présentée par le Musée d'Archéologie de la Ville de Nice, est donc l'occasion exceptionnelle de redécouvrir toute l'envergure créative du célèbre artiste, sous différentes formes d'expression, dans une réjouissante confrontation par-delà les siècles.

 

MAMAC

Les Amazones du POP pour les 30 ans du MAMAC

Au début des années 1960, Barbarella, Jodelle, Pravda la Survireuse...sortent des cases pour explorer un monde interdit. Comme des amazones, elles sont libres, puissantes et sensuelles. Issues de la culture de la jeunesse, elles incarnent un nouvel idéal qui inspirera une révolution sans précédent.

Au-delà des œuvres sur papier, d'autres héroïnes ont participé à l'invention d'un nouveau langage artistique - sans doute le langage artistique le plus populaire de la seconde moitié du XXe siècle: le POP. Leurs œuvres, à l'instar des bandes dessinées, abondent d'arcs-en-ciel et de couleurs vives. De diverses manières, elles ont imaginé un autre monde et ont parié sur un monde meilleur au lieu de l'amnésie artificielle des heures sombres du passé. Jusqu'en 1973, le futur progressiste semble possible (émancipation sexuelle, droits sociaux, pacifisme, imagaines extras-terrestres, etc.), et leurs œuvres déclarent : Love is all we need ! Cependant, les artistes sont bien conscients des obstacles autour de cette bulle de 1961 à 1973, en particulier avec les guerres impérialistes, la polarisation géopolitique, la course à la consommation, etc. En ce sens, le Pop des amazones devient complexe, grinçant…et teinté d’un humour rageur.

She-Bam Pow POP Wizz ! recrée, pour la première fois à cette échelle, l'histoire ouverte d'une génération de femmes d'Europe et d'Amérique du Nord qui ont contribué à un autre aspect moins connu du Pop International, dans un esprit audacieux et flamboyant. À l'occasion des 30 ans du MAMAC, l'exposition met en lumière l'axe principal de sa collection - le face à face entre nouveau-réalisme et pop-art - et l'une de ses figures charismatiques : la franco-américaine Niki de Saint Phalle. C'est la contribution importante des femmes à l'histoire de la pop qui est présentée ici.

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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 16:50

 

Dans le cadre du programme événementiel et culturel « Mon été à Nice » lancé par la Ville de Nice, la Villa Masséna nous donne rendez-vous les mercredis d’été dans ses jardins pour revenir en musique, en danse, en théâtre et en costume sur l’histoire singulière de Nice. La Villa Masséna est, à Nice, le site emblématique des Villes Impériales. Napoléon 1er et Napoléon III ont tous les deux marqué l’histoire de notre cité. Ces représentations remémorent les chants et musiques qui ont bercé les deux Empires.

 

Souvenir napoléonien – Démonstration de Danses Impériales

Créé à Nice en 1937, le Souvenir napoléonien est la plus importante association napoléonienne du monde. La délégation du Souvenir napoléonien de Nice-Alpes Maritimes est l’interlocuteur privilégié du musée Masséna. Conférences, visites guidées, accompagnements historiques lors du montage d’expositions, font partie intégrante de ses actions.

La soirée d’hier, 19 aouts a débuté à 20 heures, par une présentation des danses du 1er Empire. Des comédiens ont alors évolué sur des rythmes oubliés mettant en lumière les costumes de style Directoire ou Empire. Ce retour à des musiques du passé semble avoir charmé l’auditoire présent dans les jardins de la villa Masséna.

C’est dire que les uniformes de la garde Impériale et le défilé des grognards n’avaient rien de surprenant. Seuls les cris de vive l’Empereur suscitaient dans les rues proches du Negresco des commentaires surpris. Au lendemain du coup d’état de Bamako, les rites d’adoration de l’Empereur laissaient à croire à la réalité d’un nouveau coup d’Etat à Nice.

Soirées Impériales au Musée Masséna
Soirées Impériales au Musée Masséna
Soirées Impériales au Musée Masséna
Soirées Impériales au Musée Masséna
Soirées Impériales au Musée Masséna
Soirées Impériales au Musée Masséna
Soirées Impériales au Musée Masséna

La nostalgie de temps anciens

A l’étranger, sous l’égide de comités désireux de porter la mémoire de Jane Austin, les danses « Régence » se sont développées d’Angleterre au Commonwealth. En fait, la danse était le seul moyen pour la jeunesse de pouvoir se rencontrer et se fréquenter. L’ensemble de l’œuvre littéraire de Jane Austin est consacré à la recherche d’un mari. Elle fait l’objet d’un véritable culte international croissant grâce à la diffusion des films tirés de ses livres.

A Vienne un bal des débutantes est organisé chaque année au profit d’une jeunesse dorée.

Aux Etats-Unis l’usage de célébrer les anciens affrontements liés à la guerre de sécession conduit les habitants à revêtir d’anciens uniformes, sur les champs de bataille. Une ville Williamsburg vit toujours au temps de la guerre contre l’Angleterre et ses taxes. Chaque jour, le gouverneur anglais est condamné à mort et exécuté, avec accompagnement militaire de fifres et de tambours. Nombre de touristes sont heureux de participer à ces cérémonies…

 

Colonial Williamsburg

 

La capitale coloniale de l'État de Virginie au 18e s. a été minutieusement recréée sur ce site qui comprend des boutiques, des maisons, des bâtiments publics d'origine et des centaines de structures coloniales reconstruites sur leurs fondations originales. Aujourd'hui, le Williamsburg colonial redonne vie à l'histoire grâce à des comédiens ambulants en costumes, qui dépeignent le quotidien des citoyens de Williamsburg au 18e s.

 

                                 A nos abonnés

 

La reprise de nos publications reprend avec un rythme soutenu d’une publication par semaine, hors période de vacances scolaires. Avec l’actualité des Musées, nous achèverons la visite de Majorque par deux vidéos sur la ville de Palma.

Par la suite, nous visiterons Barcelonnette, Briançon, le Puy en Velay et leurs environs. Les Alpes Maritimes feront l’objet de visites de villes moins connues, comme celle de la ville de Grasse, ou de villages de l’arrière-pays.

Le confinement nous a conduit à arpenter des lieux plus proches. Mais de nombreux voyages à l’étranger sont susceptibles de vous intéresser. L’Islande par ces temps de chaleur, les pays scandinaves, le Japon et l’Ouzbékistan (plus de dix vidéos pour chaque voyage) devraient satisfaire les curieux. Notre banque de données vidéos atteint les 300 avec des curiosités musicales : orgue de barbarie, études sur la voix humaine, musiques au musée Chéret et au musée Lascaris, concert de Corée. Enfin ce jour les danses en vogue sous le premier Empire entament notre nouvelle série de découvertes.

             Merci aux nouveaux abonnés dont 14 pour les derniers 28 jours.

Williamsburg et univers de Jane Austin
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Le Musée Lascaris

https://youtu.be/l23HXor58bY

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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