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DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 17:00
La danse des formes
La danse des formes

La danse des formes

Samuro Yunoki a offert au musée Guimet soixante et onze de ses œuvres, exposées temporairement à Nice, jusqu’au 6 septembre 2015. Avec les Amis des musées de Nice, nous avons pu renouveler une visite régulière de ce temple de l’Asie, dont le rythme des révélations ne faiblit pas. Comme l’Asie regroupe la moitié de la population mondiale et que ses civilisations et religions sont les plus vieilles de l’humanité, nous ne nous plaindrons pas de ces programmations fréquemment élaborées par les responsables du musée.

Le jour de notre visite, c’était Karine Valensi qui a présenté l’oeuvre de l’artiste japonais né en 1922.

Un film vidéo très intéressant montre Takechi Kitano travaillant un motif, le découpant et l’ornementant, pour pénétrer dans l’univers de Samuro Yunoki.

Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Du motif au Logo

 

Le travail de l'artiste reflète une tendance historique du Japon à porter un regard particulier sur le dessin des tissus. Il s’agit de trouver une infinité de motifs à partir de formes simples ou complexes en les analysant, en les réduisant sous forme symbolique. Il s’agit de trouver des symboles qui représenteront une école, une armée, un commerce et qui seront reconnus par tous. La force du symbole entraîne une adhésion irréfléchie du serviteur, du client, du voyageur, qui y trouve un élément rassurant, un point de repère par la répétition continue du motif.

Si Matisse est devenu un adepte du motif avec bien d’autres, c’est au Japon qu’il faut chercher l’origine du logo, devenu objet incontournable du ralliement et de la dépendance du consommateur.

 

Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques

 

Coca Cola, Nestlé, Renault, Apple, Sony, sont devenus des empires mondiaux, grâce à une simplification extrême de leurs marques devenues reconnaissables partout. Il suffit donc d’un seul symbole, d’un logo bien trouvé pour assurer la progression d’une marque et son pouvoir de conquête. On comprend dès lors l’importance de la quête d’éléments fédérateurs lors de la création des signes distinctifs des partis politiques et syndicats. On cherche tout d’abord des mots qui seront synthétisés par un symbole : pomme, rose, marteau, svastika…

 

Le motif est une parole sans mots

Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
Exposition temporaire du peintre Samuro Yunoki au Musée des Arts Asiatiques
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 18:54

 

Exposition aux archives municipales de Nice

 

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Le palais de Marbre est situé dans le quartier de Fabron, face à la promenade des Anglais, il vaut autant pour son intérieur que pour son parc. Ce parc est une sorte de villa d’Este, un jardin à la française, ceinturé par des immeubles. Un grand bassin permet d’admirer la façade du palais.

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C’est une nouvelle fois avec les amis des musées de Nice, que nous visitons une exposition consacrée à la guerre de 14-18, celle qui avait les préférences de Georges Brassens. Nous sommes accueillis par Madame Nadine Bovis-Aimar qui nous présente l’historique de cette maison « Belle-Epoque », avant de nous la décrire. Nous écoutons ses explications au soleil, face au parc, dans une luminosité éclatante.

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Le Palais de Marbre est devenu le centre des archives municipales en 1963. Il servit de logement pour une Tzarine et pour l’Empereur Napoléon III. Le décor du quartier était constitué par de très grands arbres : palmiers mais aussi, araucarias, eucalyptus et cèdres. Le consul Ernest Gambard achète le domaine à un banquier en faillite, déjà !! Il fait édifier un bâtiment à l’Italienne, en style renaissance tardive, pour servir de lieu d’expositions. La façade est couverte entièrement de marbre de Carrare. De nombreuses adjonctions sont réalisées : jardin anglais, grottes, pavillons, serres…

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De 1925 à la Libération, cet ensemble offre de nombreuses occasions de fêtes à la population huppée locale et étrangère. La découpe interne permet de louer des chambres situées en haut d’un très bel escalier. A l’extérieur, les jardins, les grottes en rocaille offrent des possibilités de frivolités diverses. L’été, la chaleur aidant, des personnages masqués se faufilent dévêtus, dans les ombrages. Ils se rafraîchissent dans les bassins, plongeant dans leurs eaux, éclaboussant leurs fréquentations du moment. Bref, il ne s’agit ni plus ni moins que de suivre le conseil du poète John Keats, figurant au fronton de l’édifice. « A thing of beauty is a joy for ever ».

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C’est en 1956, que l’ensemble fait l’objet d’une restructuration immobilière, sous le nom des « grands cèdres » plusieurs corps de bâtiments défigurent les abords. La construction d’une voie ferrée, d’une voie rapide, le passage de la nationale 7 et de la promenade, isole progressivement parc et habitations. De cette résidence qui finissait en pente douce sur la mer, il ne reste plus qu’un bloc surélevé, difficile d’accès.

 

Nice en 1914 : le basculement dans la guerre

DSC05925DSC05922DSC05924Notre guide nous fait découvrir l’intérieur du bâtiment des archives. Une superbe salle de lecture a remplacé la salle d’apparat. Plusieurs autres salles commémorent l’avant guerre avec de nombreux panneaux d’architecture des principaux palais édifiés pour recevoir dignement les premiers touristes.

 

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En 1913, deux palaces ont vu le jour : le Ruhl et le Negresco, idéalement situés sur la promenade. D’autres suivront à Cimiez, sur le Parc Impérial. La guerre va modifier ce paysage avec l’arrivée des réfugiés Belges, puis des militaires blessés. Tous les palais, villas, hôtels sont réquisitionnés pour abriter les blessés. L’Hermitage, le Royal, le Majestic, le Régina, l’Alhambra, le Negresco, le Ruhl, l’école normale de jeunes filles, le Winter Palace deviennent des hôpitaux militaires.

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Dès le 11 septembre 1914, le premier train de réfugiés arrive en gare avec des lorrains et des belges. Il faudra nourrir tout ce monde… les fêtes du Carnaval sont déjà bien lointaines.

 

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 18:15

 

 

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Place Antoine Gautier, à côté du palais Sarde, une donation récente est logée dans une exposition permanente, entièrement dédiée à l’école de Nice. Plus de 800 œuvres ont été léguées à la ville par Jean Ferrero ancien galeriste voué à l’art contemporain. Son legs ne peut être exposé en totalité dans le musée actuel, il tournera donc à l’occasion de cycles d’expositions temporaires.

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L’Ecole de Nice  

Cette école est déjà représentée au Mamac de Nice. Mais ici dans ce lieu ce qui prévaut, c’est l’unité de présentation dans une architecture moderne, d’un ensemble varié des créations de nombre d’artistes. Ces artistes locaux ont pu connaître une consécration mondiale : César, Arman, Ben, Gilli, Farhi, Moya, Guichou, Klein, Raysse, Bernar Venet.

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Jean Ferrero se décrit comme un brocanteur de l’art. Il a toujours été présent à Nice par l’intermédiaire de ses galeries souvent déplacées : port, rue de France, rue du Congrès. Ses coups de cœur, ses tocades ont servi nombre d’artistes locaux. Car il possède comme d’autres découvreurs de talents une intuition, un gout sur pour dénicher les futurs talents.

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Autodidacte, il a su réaliser à la perfection sa salade niçoise, à l’abri des écoles et des pensées des icones bourgeoises. L’art n’a pas de limites, ni de frontières, il est traditionnel avec Sosno, contemporain avec César et Gilli. Aussi pour comprendre les artistes dans leur évolution, mieux vaut tourner le dos à l’école du Louvre, afin de mieux sentir l’air du temps dans la nouveauté des approches.

DSC05876DSC05883César assemblage de papiers, bidons compressés

Après avoir montré la rétrospective de Martial Raysse au musée Pompidou cet été, il est intéressant de voir représentée la totalité ou presque de l’école de Nice. Un regret toutefois : une fresque au rez-de-chaussée et un large tableau situé au 1er étage montrent les nombreux visages des artistes de l’école de Nice. Serait-il possible d’inscrire leur nom dans un document annexe avant que le temps ne les oublie ?

 

DSC05880La Cène de l'école de nice

Jean Ferrero est aussi un blagueur, une personne simple, qui aime les mots et les détourne comme Ben sait le faire depuis toujours. En en flânant dans le cimetière du père Lachaise, j’ai trouvé sur la tombe d’Arman, ce mot  très descriptif de la philosophie de l’école de Nice « Enfin seul ».

 

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Moya, Bernar Venet, Claude Gilli, Georges Renouf, Sosno


Ne pas se prendre trop au sérieux, savoir donner un clin d’œil, c’est aussi cela l’école de Nice. Elle suit la voie tracée par les ancêtres, Jules Chéret et Adolf-Alexis Mossa, tous deux joyeux chantres des fêtes du Carnaval.

 

DSC05823DSC05821DSC05822DSC05824DSC05830.JPGLes environs du musée : l'Opéra, la confiserire Auer Art nouveau, le cours Saleya

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 00:00

 

 

Le voyage à Nice

Œuvres des XVIIè et XVIIIèmes siècles

 


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 En association avec le musée des Beaux Arts de Besancon,  le Palais Lascaris a organisé une exposition, associant des peintures et des instruments de musique anciens. En ce qui concerne les instruments de musique détenus par le Palais Lascaris, il a bénéficié d’une donation qui lui permet de remonter à l’époque baroque, avec de nombreux instruments exposés sur ses deux étages. Le Palais abrite, en outre, une prestigieuse collection d’instruments de musique savante européenne, à savoir le legs Antoine Gautier qui représente la deuxième collection de France (après celle du musée de la Villette à Paris) et l’une des plus importantes d’Europe.

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En  2013,  le Palais Lascaris a bénéficié du dépôt prestigieux, par l’Institut de France, de la célèbre collection d’instruments de musique réunie par Gisèle Tissier-Grandpierre, célèbre harpiste et amie de Gabriel Fauré.

Cette visite a été organisée par les amis des musées de Nice quelques jours avant la clôture de l’exposition. Nous avons été accueillis par Madame Sylvie Lecat, qui nous a accompagnés dans les salles, en nous donnant nombre d’informations sur les peintures exposées. En fin de visite, un concert baroque était organisé avec des élèves très doués du Conservatoire Régional de musique. Nous complétons la visite avec de nombreuses photos et vidéos sur l’ensemble des pièces du musée, dont certaines sont remarquables : salon de musique, chambre d’apparat, chapelle privée.

 

Orphée charmant les animaux-Anonyme

Orphée charme les animaux

 

JordaensLouis-Jean-François LagrenéeVouetJordaens, Lagrenée, Simon Vouet

Le Palais a été édifié au milieu du XVIIème siècle, pour l’une des premières familles de la noblesse niçoise, les Lascaris-Vintimille. Il perpétue la renommée des Lascaris-Vintimille que Charles Emmanuel II, Duc de Savoie, considérait comme la première des familles de la noblesse niçoise. Il demeura la propriété de cette famille jusqu’à la Révolution. Mis en vente en 1802, il subit d’importantes dégradations. Racheté en 1942 par la ville de Nice, il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques en 1946. De style baroque, et imbriqué dans un tissu urbain ancien, le palais affiche une opulente façade principale avec la mise en valeur appuyée des fenêtres et des balcons à balustres de marbre blanc. Malheureusement, cette façade est enclavée par les immeubles situés en face, et donc difficilement mise en valeur, faute d’un retrait suffisant. Le Palais est entouré des nombreuses églises baroques du Vieux-Nice, dont la cathédrale Sainte Réparate, vient de faire l’objet d’une réhabilitation.

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À l'intérieur, une entrée voûtée d'arêtes, ornée de motifs aux tons vigoureux, participe à un bel effet visuel. Un escalier monumental fermé par des galeries d’arcades et décoré de statues permet d'accéder aux salles du premier étage utilisées pour les expositions temporaires. Au deuxième niveau, l’étage appelé noble avec ses appartements d’apparat présente de très beaux plafonds d'origine, peints au milieu du XVIIe siècle. Les statues et le décor rocaille de la chambre d’apparat sont ajoutés au XVIIIe siècle.

 

Chambre d'apparat

Salon de musiqueDSC05651DSC05714DSC05747

Saqueboutes, violes d’amour, violes de gambe, guitares baroques, clavecin, flutes à bec, clarinettes, harpes, saxophones, sont disséminés dans les nombreuses vitrines du musée. Pour notre part, nous avons admiré la harpe piano, placée dans le salon de musique. Un tel instrument est une merveille de mécanique. Il se joue comme un piano qui agit sur la harpe située du côté opposé. Mais la frappe du piano est remplacée par un effet de frottement des cordes. On se trouve face à une douceur de timbre, rendue possible entre la frappe du piano et le pincement des cordes par une harpiste. Luigi Caldera est le créateur de cette harpe d’une grande beauté esthétique entre 1890-1905. Quelle que soit l’orientation du regard on découvre un meuble de haute ébénisterie : boiserie fermée, angles chantournés, décoration de sculptures, colonne dorée et côté harpe un décor en toile peinte d’anges, en arrière plan des cordes. La multiplication de ce type de harpe a été freinée, par la difficulté d’en assurer la pérennité du son, proche de celui de la harpe. L’exigence de trop fréquents réglages ont condamné cet instrument. Toutefois, on doit en admirer le mécanisme avec attendrissement, tout  comme celui des premiers ordinateurs…

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DSC05678.JPG Pour voir le Diaporama Palais-Lascaris Palais-Lascaris


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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 00:00

Avec les Amis des musées de Nice, nous avons parcouru une nouvelle exposition temporaire dans ce musée, dont l’actualité est fréquemment renouvelée. Placé sur une hauteur de la ville, ce musée présente du côté sud une façade encadrée par deux escaliers, débouchant sur un jardin public. Au dessous de ce jardin une autre volée d’escaliers renforce la mise en valeur du bâtiment. Notre vidéo en présente l’architecture extérieure.

Madame Anne Devroye-Stilz, conservatrice du musée, nous a accompagnés tout au long de l’exposition, nous présentant les particularités du peintre dont les œuvres étaient exposées.

Avertissement : cette exposition est terminée.

 

 

Façade sud-depuis la Rue de FranceChéret-Façade Sud

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Jules-Henri Lengrand


Né en 1907 à Marly-les-Valenciennes, il est prix de Rome en 1930, et devient professeur de peinture et de dessin à l’école nationale supérieure d’art décoratif. Dès 1937, il devient le peintre officiel de la ville de Nice, avec quatre grandes toiles destinées à la salle des pas-perdus de l’Hôtel de ville de la ville. Par la suite, il répondra à de nombreuses commandes de la ville : un jugement de Salomon au centre d’études juridiques de Nice, des décorations murales pour le centre de protection civile de Magnan, la façade de l’école de St Pierre de Féric, des peinture murales pour le groupe scolaire Rancher, pour un collège à Bon Voyage, pour un autre collège à Pasteur, pour une école au Bois de Boulogne. Il réalisera d’autres fresques à Vienne, Digne, Valenciennes et St. Etienne de Tinée.

DSC05573Il travaille d’autres matières : faïence émaillée, vitrail (St Jean l’Evangéliste-Couvent des Carmélites). En 1980, il réalise une coupole de 8 mètres de diamètre pour l’ossuaire du cimetière de Caucade.

En dépit de ses nombreuses réalisations, Jules-Henri Lengrand n’a jamais exposé ses créations. Pris par son enseignement et ses projets il est resté un simple modeste artisan. L’exposition que lui consacre aujourd’hui la ville de Nice lui rend un hommage largement mérité.

 

Les Quatre tableaux de l’Hôtel de ville

Ce sont d’immenses toiles de 3 mètres sur 3 consacrées à détailler l’histoire de la ville. C’est ainsi que la première toile, montre l’affrontement des Grecs, victorieux, imposant leur présence. Il s’agit d’une ronde parfaite où les musculatures en mouvement énoncent une symphonie glorifiant une victoire.

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 La deuxième toile est consacrée à la dédition savoyarde de 1388, dans un style médiéval, des tons de gris s’étoffant de lumière lorsque l’on regarde vers le haut du tableau.

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 La troisième toile représente l’entrée des troupes de la République française en 1792. Les sabres des soldats et les montures sont traités sur le même front. Ces lignes parallèles donnent le ton d’une annexion par la force.

DSC05556La quatrième toile décrit l’ouverture de la ville de Nice à ses nombreux visiteurs étrangers. Les chapeaux, crinolines, l’ombrelle annoncent un temps nouveau. Celui du rattachement de Nice à la France avec une propulsion du cosmopolitisme de sa société.

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 Mais il aborde aussi des œuvres abstraites comme le démontre une série de tableaux de même dimension consacrée à la Genèse, l’Apocalypse, la Création.

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Ces toiles commencent avec un Big Bang éclatant de couleurs, suivi de nombreuses transformations avec des nébuleuses, des étoiles, des comètes. L’aboutissement de cette création est l’arrivée de la vie et de l’homme. Les couleurs et la lumière des quinze tableaux donnent une idée avant-gardiste et visionnaire de notre émergence. Une très grande force, une invincible puissance, émanent de cette œuvre protéique tracée dans les années 1980.


Les expositions permanentes


Après la visite, nos pas nous conduisent vers la salle des Chéret, puis vers celle des Mossa (Gustav-Adolf). Leur style s’oppose violemment à quelques mètres de distance. Autant Jules Chéret parait être le maître de ces lieux de fête (salle de bal immense au rez-de-chaussée débouchant sur un jardin) avec ses toiles couleur pastel. Il nous montre un univers enchanteur, avec des scènes de carnaval ou dans des jardins fleuris à la Boucher où les soucis du quotidien sont bannis.

Jules Chéret-Le déjeuner sur l'herbe CIMG0713

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Autant Gustav-Adolf Mossa, dans les tableaux présentés montre un univers tourmenté : Nice après le déluge laisse à voir les rares monuments émergés. Des personnages pervers dont la psychologie est abondamment décrite, même un autoportrait du peintre décrit ses angoisses… On pense aux rêves et à leur interprétation par Freud.  Beaucoup d’érotisme aussi dans les présentations des personnages, mais aussi un érotisme très souvent caché dans les vêtements, les coiffures. La description d’une Comédie Humaine pleine de verve attend dans cette pièce ceux qui aiment  lentement observer.

Gustav-Adolf Mossa

Gustav-Adolf Mossa

Gustav-Adolf Mossa - Le déluge

Nous avons le privilège, en fin de visite, de connaître le thème de la prochaine exposition sur le paysage. Comme entrée en matière un rouleau japonais montre une petite partie d’une bande dessinée protégée par un caisson hyperbare. Nous passons d’un port à la montagne avec de nombreuses scènes de la vie quotidienne de l’époque.

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DSC05578Diaporama sur le musée : Musee-CHERET Musee-CHERET

 

Guy Muller


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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 13:10

 

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façade sud- promenade des anglais

Villa Masséna

C’est très souvent que nous prenons avec plaisir le chemin de ce musée remis à neuf pour son intérieur, et qui sert aussi à des réceptions de prestige, pour sa belle architecture extérieure, ses magnifiques jardins, sa roseraie…

Autour des œuvres des peintres régionalistes, des expositions temporaires viennent scander la vie du musée, sur la période Napoléon III, sur la présence russe à Nice, sur le mobilier Napoléon Ier, etc.

entrée-réception

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Le salon du côté ouestEn ce moment, une exposition présente le thème de la marqueterie niçoise, avec la présentation de nombreux objets enrichis d’incrustations et de décors très intéressants. Cette exposition est d’autant plus à voir, qu’elle rassemble plusieurs machines (sortes de machines à coudre) dont le ruban permet de donner forme et profondeur aux décors. Un film offre la possibilité de comprendre le travail effectué par les artisans à l’aide des machines qui sont utilisées devant nous. Les essences des bois employés pour la marqueterie sont présentées afin de montrer le choix des couleurs mis à la disposition des artistes.  C’est donc un ensemble très didactique qui est montré aux visiteurs puisqu’ils sont invités à comprendre comment ces œuvres d’art sont fabriquées.

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DSC04767Les Amis des Musées de Nice organisent une visite les 9 et 12 janvier 2015 à 14 h 30 et à 16 heures sur le thème de la marqueterie.

Il se trouve que nous avons visité cette exposition à l’occasion d’un film réalisé sur place et portant sur l’architecture extérieure et intérieure de ce musée comme nous l’avons fait précédemment pour le musée des arts asiatiques de Nice.


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Charte Tous Photographes

Issue d'une coopération entre le ministère de la Culture et de la Communication, les musées et les monuments nationaux, et différentes associations représentant les publics, la charte Tous photographes! vise à encadrer l'usage de la photographie dans un établissement patrimonial. Elle repose sur 5 engagements réciproques entre les établissements et les visiteurs-photographes.

— 1. Dés son arrivée, le visiteur désactive son flash et fait en sorte de ne pas gêner les autres visiteurs lorsqu'il photographie ou filme.
— 2. Lorsqu'il photographie ou filme, le visiteur veille à ne pas porter atteinte à l'intégrité des œuvres.
— 3. Le visiteur peut partager et diffuser ses photos et ses vidéos, spécialement sur Internet et les réseaux sociaux, dans le cadre de la législation en vigueur.
— 4. Le visiteur évite de prendre une photographie d'un membre du personnel de l'établissement en tant que sujet principal identifiable sans son autorisation formelle.
— 5. Pour une prise de vue nécessitant un matériel supplémentaire, le visiteur doit faire une demande d'autorisation spécifique.

Cette charte vise à concilier les nouvelles formes de visite, les règles de civilité dans l'espace public et de bonnes conditions de prise de vue. Elle s'inscrit dans une démarche de partage et de diffusion des expériences culturelles.

Elle sera appliquée dans les musées et monuments nationaux et pourra inspirer les autres établissements culturels.
 

 

L’objectif des sites DIRPA est de diffuser une large information sur les expositions en cours des musées auprès de personnes handicapées, ou confinées dans un établissement ou dans leur logement. Il s’agit d’aider à sortir des retraités et personnes âgées de leur isolement, tout en leur donnant à voir ce qu’il leur est impossible de réaliser, du fait de la diminution de leur mobilité. La diffusion croissante de vidéos sur des voyages et expositions diverses contribue à diminuer leur isolement.

En conséquence, nous ne pouvons qu’approuver la nouvelle démarche de tolérance des musées, dont les œuvres ont été données, afin qu’elles soient vues par le plus grand nombre.

 

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Au cas où nos publications écrites ou vidéos ne conviendraient pas à toute personne, dont les droits seraient atteints par inadvertance, le retrait de l’article, photo ou vidéo sera effectué à sa demande.


Diaporama sur le musée : Musee-Massena Musee-Massena

Guy Muller, Directeur de publications et webmaster 

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 23:00

 

Exposition Juliao Sarmento

Donation Karen Joubert

 

DSC04668Arna Quinze

Deux évènements nous ont poussés à revenir visiter le MAMAC dont de précédentes expositions montraient au public l’importance et la notoriété des œuvres nombreux artistes. Depuis lors certains d’entre-eux ont reçu une consécration au Musée du Louvre pour Michelangelo Pistoletto et pour Martial Raysse dont une rétrospective est visible au musée Pompidou.

Juliao Sarmento

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L’exposition en cours est une rétrospective sur la démarche de l’artiste depuis les années 1970 jusqu’à nos jours. Elle en montre les facettes variées : peinture, sculpture, performance et vidéos. Comme pour de nombreux autres artistes, la femme, l’idéal féminin, sont l’objet essentiel voire unique des projections issues d’un univers mental influencé par la psychanalyse. La femme est souvent présente chez les artistes sous la forme d’une muse, d’une inspiratrice, censée accélérer leur idéation.

Juliao SarmentoJuliao Sarmento

C’est donc une présentation du désir et de la femme fantasmée qui nous est montrée avec l’emblème d’une robe noire présentée sous divers angles. Avec les toiles, on se croirait venu au centre d’une exposition de mode avec les nombreux croquis montrant une robe mettant en valeur un corps sans tête. Ce corps épouse toutes les positions et la robe en suit les mouvements. D’autres tableaux présentent des parties érotisées du corps féminin : sein, jambes, fesses. Mais des pantins en robe noire parsèment le parcours en diverses attitudes pour l’architecturer en trois dimensions. L’artiste nous dévoile progressivement un univers mental tourmenté et obsédé. Le rassemblement d’une centaine de portraits de famille est entièrement tourné vers la femme, sa beauté, sa malfaisance, son dénudement étudié, sa fonction de fleur du mal. Dans cette collection de portraits, il ne faut pas s’attendre à y voir des bébés, des enfants, des hommes, des parents, des mariés : non !! Cette abondance obsédante de présences féminines dévoile un univers mental qui nous transforme en voyeurs. Ce n’est plus tout à fait l’artiste qui se dévoile, mais à chaque nouveau pas, nous découvrons nos fantasmes, nos frustrations. Le recours à plusieurs vidéos accentue nos envies : une femme nous sourit interminablement sur un écran, une autre lit son texte en portugais en plongeant son regard vers nous fréquemment, regard accentué par l’abaissement de belles paupières lourdes sur les pupilles. Une porte s’ouvre tandis qu’une jambe dépasse de la porte tandis qu’un verre de lait évoque le sein maternel. Nous suivons l’invite pour en finir sur une prestation filmée où une femme se dévêt complètement de ses vêtements et sous-vêtement noirs sur fond blanc. Lorsque l’actrice se rhabille lentement, la petite salle se vide, se désintéressant complètement de la suite.

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L'obsession de la femme...

 

La donation Karen Joubert

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Cette artiste native de Roquefort les pins vient de donner ses premières œuvres au musée. Cet ensemble est remarquable au plan pictural, par l’emploi de couleurs vives et par un trait véritablement anatomique. Nous sommes en face de tableaux-fresques dont la dimension offre la possibilité d’exacerber les détails de végétaux. Pour ma part, j’ai plutôt vu une fête aux légumes, aux cosses, choux fleurs, brocolis, épinards, betteraves, beaucoup de fruits exotiques… Un véritable foisonnement végétal sans perspective, centré sur son seul objet, ce qui exclut toute autre présence humaine, animale, sans horizon : ni ciel, ni soleil, ni ombre. On se croirait au marché à observer de près les éventaires des producteurs locaux. On retrouve la même étrangeté  qu'avec dessinateurs de « Fantasy » dans la vraie description de ce qui n’existe pas ou pas encore. Ici, l’univers paradisiaque ainsi montré, affirme la créativité d’une artiste de grand talent. Chaque artiste nous montre à voir son "nouveau" monde, ce que l’esprit est capable d’inventer et la forme nouvelle de sa présentation personnelle.

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 La dimension de ces présentations, l'harmonie de leurs couleurs nous donne envie de croquer dans cet univers très ludique. Plastiquement c’est magnifique ces légumes sont à consommer d’urgence.


Guy Muller

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 18:09

 

 Au Musée des Arts Asiatiques de Nice

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L’exposition en cours met l’accent sur la passion de Georges Clémenceau pour l’Extrême-Orient. Président du Conseil à la fin de la guerre de 1914-1918, la célébration de ce centenaire est l’occasion de montrer un aspect méconnu de l’homme politique. Clémenceau a été, docteur,  journaliste et créateur d’un journal, parlementaire (député et sénateur), Ministre de l’Intérieur, Président du Conseil, membre de l’Académie française. Il s’illustre par son talent d’orateur en s’opposant à la politique coloniale de Jules Ferry, dénonçant les scandales de Panama et  Dreyfus. Il participe à l’armistice de Rethondes et au Traté de Versailles.

En collaboration avec le musée Guimet, spécialisé dans les arts asiatiques, un parcours est organisé pour montrer les multiples facettes du grand intérêt de Clémenceau pour l’Asie. Une carte montre d’ailleurs ses parcours : Indonésie avec l’île de Java et ses temples bouddhiques, la Malaisie, la Birmanie, l’Inde et la découverte du Gange, Ceylan. A 79 ans ces épuisants voyages montrent sa volonté d'aller à la source des objets de collection accumulés durant toute sa vie. Il a aussi aidé à créer l’ancêtre du musée Guimet, lui donnant des objets personnels, lors de la création du musée d’Ennery.

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Proche des artistes impressionnistes, il soutiendra Manet et son Olympia dans son entrée au  Louvre. Il est aussi proche de Monet grâce à un amour commun de la nature et des jardins. Il soutient le projet des Nymphéas de Monet et son achat pour le musée de l’Orangerie. A la retraite, il écrit « Claude Monet et les Nyphéas ». Mais ces rapprochements doivent beaucoup à la mode en faveur des grands maîtres de l’estampe japonaise : Hokusai, Harunobu. Plusieurs carnets de croquis sont présentés dans l’exposition. Nous pouvons admirer une collection de boites à encens (les kôgôs)  provenant d’une importante collection du musée des Beaux Arts de Montréal. Des masques du théâtre No sont aussi exposés.

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Plusieurs tableaux de Claude Monet présentent la maison de Clémenceau en Vendée. De nombreuses photos présentent l’homme politique surnommé « le père la Victoire ». L’une d’elle montre le « Tigre » Clémenceau surplombant  les dépouilles de deux tigres du Bengale.

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Cette exposition est ouverte jusqu’au 6 octobre 2014.

Nous suivons toujours avec plaisir les expositions temporaires du musée des Arts Asiatiques souvent renouvelées. Toutefois notre vidéo met l’accent sur l’architecture intérieure et extérieure de ce musée exceptionnel.


 

Guy Muller

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 13:17

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Tous les moyens sont bons pour parvenir au Musée

Une nouvelle fois, les Amis des musées de Nice, nous ont fait découvrir une exposition temporaire de grande qualité. Nous avons été accueillis par la conservatrice du musée, Madame Anne Stilz et son collaborateur Pascal Albertini.

Frédéric LanovskyFrédéric Lanovsky

Après avoir visité les jardins et admiré les œuvres qui y sont placées, nous avons exploré les contours de cette superbe bâtisse, qui a appartenu au parfumeur Coty. Cette maison appartient à la série des folies construites à Nice par différents propriétaires. Elle descendait vers la mer avec des cascades qui agrémentaient son environnement. Un peu plus bas dans l’avenue de Fabron, la maison des Archives Municipales développe la même conception : façade architecturées, bassins, cascades et grottes. Malheureusement toutes ces constructions jouxtent la voie rapide et ne permettent plus guère de voir la mer.

Hélène Rozenberg (1908-1975)

Née en Pologne d’une mère aveugle, elle s’établit en Belgique en 1927, puis en France. Devenue veuve en 1957, elle se remémore les paysages de son enfance. Anatole Jakovsy la repère et l’inscrit dans son lexique des peintres naïfs. Il décrit ainsi ses toiles «  elle ne peint pas l’objet, ni les choses, mais le rayonnement de l’objet. En 1969, elle est présente à la Mostra Internationale des peintres naïfs de Lugano.

Hélène Rozenberg - carnet de dessinDSC02553

Ses toiles sont marquées par l’optimisme avec une palette de couleurs constante : jaune, vert, rouge. Un cahier de dessins déposé au rez-de-chaussée reste dans les mêmes tons. Toutes ces œuvres montrent une grande vitalité qui témoigne de l’optimisme de leur auteur. « Je sais que le monde est merveilleux, plein de beauté, mais malheureusement quelques êtres mauvais s’efforcent de le dénaturer ».

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Paul Bégué

Né aux Etats-Unis, il vit actuellement à Gilette, entouré par un jardin de sculptures. Ses œuvres se fondent dans la nature, pour achever le travail de la géologie millénaire. Elles peuvent ainsi voir leur couleur être modifiée au cours de la journée. Paul Bégué a travaillé diverses matières : acier, bois, pierre. C’est à cette dernière qu’il donne un essor, une finalité, par un intense travail de la matière. En examinant les veines des pierres, leur coloration, leur trame et en orientant son geste, il opère comme un chirurgien, pour faire ressortir les défauts. Ses défauts sont alors orientés de telle manière que la pierre montre enfin ses qualités jusqu’alors cachées.

DSC02578DSC02584Paul Bégué

De nombreuses pièces présentées ont suscité notre admiration : visages, sculptures dignes de l’île de Pâques, ours. Certaines sculptures montrent leur transparence, leur légèreté en dépit de leur poids. Elles sont d’ailleurs mises en valeur devant des fenêtres du musée pour présenter leur opalescence.

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Notre vidéo et notre diaporama sont à votre disposition pour améliorer votre information sur le musée :  http://www.mullerdirpa.com/album-2070791.html

http://www.mullerdirpa.com/article-musee-international-d-art-naif-de-nice-105739564.html

La maison des Archives Municipales

A quelques pas du musée des Arts Naïfs, est située une autre « folie » de la ville. C’est une villa d’Este inconnue et placée de telle manière qu’elle dominait la mer. Mais une autre folie des promoteurs a véritablement enchâssé cette merveille de telle sorte qu’elle disparait complètement au milieu des immeubles qui la cernent de toute part. Même l’accès y est difficile : il faut se garer aux alentours car seuls les riverains ont un droit de passage. Ici barrières, interdits de stationner, montrent la domination des promoteurs sur l’histoire de la ville. La maison des archives municipales est devenue absolument invisible, ainsi que son parc depuis les rues environnantes.  Et sur une courte période on constate le désastre causé par le non respect des traces du passé au profit de constructions de type HLM.

 

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La maison des archives municipales est située au nord d’un vaste parc, dont les escaliers débouchent sur des grottes situés au sud au dessus de la mer. Elle est architecturés avec des statues sur la façade, et surplombant le bâtiment. A l’entrée, deux superbes lions protègent les lieux. Une voie rapide a complètement modifié l’aspect du parc, côté sud. Ce parc est placé face à la maison des archives selon un axe nord-sud. Il est traversé par une très belle pièce d’eau  habitée par des sculptures.

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On comprend que les riverains puissent profiter de ce trésor de tranquillité sans être trop importunés par les touristes, fussent-ils niçois.

 

Guy Muller

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 09:00

 

 

Les Galeries Lafayette de Nice accueillent jusqu’à la fin du mois de juillet une exposition peu ordinaire. Il s’agit de transposer dans notre quotidien des œuvres artistiques. Ces œuvres ont des caractéristiques communes, outre leurs couleurs, elles sont destinées à embellir nos intérieurs. C’est donc la recherche d’innovations graphiques reproductibles qui offre au regard la matière même d’une manifestation artistique organisée par Art Goodies. Sous le couvert de l’art animalier nous observons nombre de produits dérivés d’artistes classiques, contemporains, désigners divers.

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Il faut donc circuler dans cette exposition avec le regard d’un photographe de safari pour en démêler les approches tour à tour amusantes, inquiétantes ou  oniriques. Il est difficile de retracer l’ensemble de ce que nous avons pu découvrir, chaque artiste ayant créé un univers propre. Aussi, seul un voyage au rez-de-chaussée des Galeries Lafayette, vous donnera une idée de cet espace à la fois poétique, singulier et coloré.

Dès l’entrée, l’univers de Patrick Moya impose ses personnages dont sa Doly rose, à travers trois panneaux, placés immédiatement à la droite de l’entrée de l’exposition. Puis on observe nombre de déclinaisons de cet univers enchanté et coloré, destiné aux chambres d’enfants. Des chaises, un bureau, un hamac, un sac, un tableau, déclinent immédiatement la construction des panneaux.

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Au centre de l’exposition, les goodies animent deux étagères placées en face l’une de l’autre. Ce sont des « ours amusants » de Ouri Amar qui offrent une grande variété de couleurs. Au dessous, nous admirons les couleurs vives et gaies de Romero Britto, artiste brésilien, dont les goodies sont une évasion vers les oiseaux d’Amérique Centrale.

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Plus loin sur la droite, un classeur nous invite à regarder des « tableaux » de Lydie Dassonville. Elle est experte dans le maniement de l’ironie avec ses nombreux moutons. Car ces moutons peuplent littéralement toutes ses constructions. Mais la critique de notre consommation de médicaments et de vitamines de toute nature s’impose face à la vue de ce totem sociétal. La poupée-totem surplombe des cachets, pastilles, reconstituants numérotés, pendant que les moutons se rassasient d’euphorisants, médications diverses, pour parvenir à la vie éternelle. Ce tableau devrait servir d’outil de campagne « marketing » à notre sécurité sociale à la dérive. Nul doute que l’appel de Lydie soit désapprouvé par les laboratoires pharmaceutiques !!

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Au fond une jungle abrite crocodile, panthère et animaux en tissu d’Anne-Valérie Dupond. Plusieurs univers fantastiques sont situés au fond à gauche de l’exposition : Christophe Pelardy avec ses croquis, l’atelier KKF et ses compositions issues de matériaux de recyclage…DSC02357DSC02368DSC02365DSC02356

Avant de sortir de l’exposition, des transpositions de Taburchi sont déclinées sous forme de coques de téléphones ou de tablettes, avec un très beau chat rose. Une boite de sardines reçoit un baigneur rose ravi de prendre son bain sous la voûte ondulée du couvercle de la boite. Nos lecteurs commencent à avoir l’habitude de ces dérives humoristiques montrées par Fernand Léger avec « Mona Lisa, ses clés et sa boite de sardines ».

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Puisse la vidéo tournée à l’occasion de notre visite vous inciter à voir et à intégrer une vision de l’art plus pratique que celle des musées. Comme quoi, l’art peut descendre de son piédestal en étant incorporé à notre univers quotidien.

 

Guy Muller

 

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Le Musée Lascaris

https://youtu.be/l23HXor58bY

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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