Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 15:46

 

 Musée National Fernand Léger à Biot

La Société des Amis des Musées de Nice a organisé une visite à Biot du musée Léger, sur le thème de la reconstruction du réel. De nouvelles toiles étaient mises en valeur en provenance de collections particulières ou d’autres musées.

Rcconstruire le réel

Adieu New York

Adieu New-York

Cette exposition temporaire est éclairée par les commentaires avisés de Martine Pellissier. Elle replace l’œuvre de Léger dans son contexte historique : Masson, Tanguy, Matta, Breton, Matisse. La reconstruction du réel emprunte aussi au surréalisme  de Magritte. Plusieurs œuvres présentent des clés dont il convient de préciser l’usage. La mise en place d’objets décontextualisés interpelle l’œil. La boite de sardines au dessus de la Joconde par exemple, l’absence de perspective, l’apesanteur des objets, l’emploi de couleurs franches, sont des expressions artistiques novatrices. Séjournant aux Etats-Unis, Léger est frappé par la modification des couleurs dues aux signaux des carrefours, lorsqu’elle se reflète sur les visages. Il est aussi étonné de voir le nombre des baigneurs s’ébrouant dans une piscine donnant une idée d’accumulation.  En défilant devant les tableaux exposés, notre conférencière, nous donne des explications sur les œuvres. La vidéo de cette journée vous conduira peut-être à rejoindre les Amis des musées de Nice pour mieux comprendre les secrets des créateurs.

 Paysage romantiquePaysage polychromeNature morte au compas

Deux  paysages et nature morte au compas


Vues des collections permanentes

Natif de Normandie, Fernand Léger sera marqué par la guerre de 14-18 où il découvre le front et ses horreurs. Réformé en 1917, il décrira par la suite un univers dominé par les machines, d’où son adhésion à des formes particulières. Le progrès lui fait admirer la forme d’une hélice, la beauté d’une douille de cuivre, l’univers en construction. L’entre deux guerres lui fait aborder la libération des ouvriers par la bicyclette. Alors que les actualités de l’époque montrent  d’énormes transhumances vers la mer, il conseille de voir au plus près les richesses cachées. Ainsi le vélo donne une liberté complète au monde du travail par l’exploration de la proche campagne et de ses chemins creux. Le progrès est un mot dénué de sens et une vache qui nourrit le monde fera toujours trois kilomètres à l’heure.

 CIMG6345CIMG6352CIMG6353

Le grand remorqueur est une œuvre complexe. Outre la masse du bateau qui entre au port, le paysage urbain est organisé. Avec ses barres d’immeubles, il annonce une nouvelle ère, où chaque logement est un élément d’une cité radieuse. Il annonce l’eau courante, la douche, la baignoire, les commodités à tous les étages, alors que de nos jours ces barres recèlent plutôt l’entassement des personnes et des dangers potentiels. Les réflexions de Léger sont datées et il faut se représenter leur symbolique prônant une vision du progrès bénéfique à tous.

Le grand remorqueur

L’emploi de couleurs primaires accentue les effets des tableaux. Ils sont à l’image d’une époque et de la réclame qui deviendra plus tard la « pub ». Pour convaincre, la pub doit être lumineuse avec des couleurs contrastées. L’observation de l’effet des publicités lumineuses et des couleurs des feux de croisement sur les visages le conduisent à retenir les représentations les plus vives, à une accentuation et à une simplification dans le spectre des couleurs utilisées.

 CIMG6357Les deux matelotsDSC02035.JPGCIMG6377CIMG6328

 Les constructeurs témoignent en une série de tableaux de la fringale de construction découverte aux Etats Unis. La verticalité de la construction qui s’élance vers les sommets, la symbolique de la solidarité ouvrière dont les membres sont unis pour manier et élever des charges. La notion de risque pris est aussi présente avec ses personnages en équilibre sur fond de ciel bleu.

 Les constructeurs

Les congés-payés, l’essor du temps des loisirs font l’objet de descriptions redondantes. C’est ainsi que la vue d’une piscine pleine de baigneurs le conduit à décrire un amoncellement de corps imbriqués dans des poses surprenantes.

 CIMG6334

Après un exil de 5 ans aux Etats Unis, Fernand Léger achète une très belle propriété à Biot où il décèdera en 1955. Son œuvre est multiforme avec des aspects poétiques. Cette échelle coupée, à laquelle manque un barreau, laissée en plein champ est traversée par un plan d’artichauts et visitée par les papillons. La vivacité des couleurs utilisées, le style sont une invite au repos après les toiles mécanistes du remorqueur et des constructeurs.

 CIMG6376

Merci à Madame Martine Pellissier pour la qualité de ses commentaires et à Monsieur Bonnemaison organisateur de la visite du musée Fernand Léger

 

Plus d'images ? voir le diaporama  Fernand-Leger Fernand-Leger

 

Partager cet article
Repost0
11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 17:32

DSC01909 

Le rôle des archives départementales est souvent méconnu car on n’en connait que certains aspects :

L'état civil est consultable pour toutes les communes du département avec une recherche possible par communes et périodes.


-  
Les recensements de population.
-  Le cadastre et plan "napoléoniens"
-  Les tables de conscription pour la période allant de 1870 à 1928. Il ne s'agit que des tables, les registres de matricules devront être consultés aux AD.

-  Les registres des Hypothèques pour les communes de Grasse et Nice
-  L'annuaire de 1845 à 1938.

 

Au-delà de ces données, qui intéresseront particulièrement les généalogistes, d'autres documents sont consultables "en ligne" :


-  La presse régionale ancienne comme "Le Petit Niçois", "L'écho des Alpes Maritimes"...etc.
-  La presse politique ou syndicale, la presse sportive, dialectale ou touristique.
-  Les archives des articles du magazine "Recherches Régionales"
-   Les délibérations du Conseil Général de 1861 à 1971.  

 

Une belle histoire du tourisme

DSC01911

Avec les amis des musées de Nice, nous avons découvert une autre facette des Archives Départementales, grâce aux explications de son responsable, Monsieur Alain Bottaro. Il nous explique l’évolution historique du tourisme et de ses particularités en nous invitant à progresser selon les panneaux qui construisent l’histoire du tourisme.

DSC01922

Inventé par les Britanniques, le tourisme a amené depuis trois siècles, d’abord de rares voyageurs puis des migrations saisonnières massives de vacanciers en quête de santé, de repos, d’air, de paysages enchanteurs, de soleil, et de divertissements. Telles des diasporas de la villégiature, ces communautés anglaises, russes, européennes, parisiennes ont façonné la Côte d’Azur l’hiver, puis à partir des années 1920, l’été : constructions prestigieuses, aménagements de la côte pour les plaisirs culturels, sportifs ou nautiques, création de jardins édéniques par l’acclimatation d’une luxuriante végétation exotique en provenance de tous les continents. Réputée pour son climat, pour ses cercles de la haute société, la Côte d’Azur sait continuer à attirer et faire rêver, hiver comme été au rythme de grands événements.

DSC01907

Les premiers voyageurs étaient des défricheurs à la recherche de l’éternité accordée grâce au climat. Si l’éternité n’était pas acquise, la longévité pouvait être atteinte avec des séjours thérapeutiques. L’hôtelerie avec le Régina, pour les anglais et l’hôtel Impérial pour les russes donnait un confort inouï pour l’époque avec les premières salles de bains, l’eau courante, les distractions offertes par les jardins et les jeux.

DSC01913DSC01914

DSC01917

DSC01916DSC01918

La pratique des bains de mer à ses débuts témoigne d’usages désuets : l’emploi des lames de mer, pour une personne attachée à un piquet, permet de maigrir. Plus sophistiqué est le chariot intégré qui offre la possibilité de descendre vers le mer sur une voie ferrée, puis de se baigner à l’intérieur d’une salle de bain immergée progressivement…

DSC01940DSC01941

Puis la saison hivernale commence à attirer les touristes. La résence des touristes de plus en plus nombreux est accompagnée par les villes d’accueil : aménagement du rivage, plantation d’arbres (palmiers), implantation d’hôtels. La ligne du PLM est une importante infrastructure de transport qui doit devenir rentable. Aussi les affichistes de renom sont conviés à décrire les nouvelles localités sous des aspects rieurs. C’est une longue tradition d’affiches publicitaires qui commence à peine avec Chéret et bien d’autres puisque Picasso, Chagall, Léger, Cocteau, Peynet, Folon, viendront s’ajouter à la liste des adorateurs de la Côte d’Azur.

DSC01912DSC01919

La venue des peintres, accompagnés de leur suite, permet d’étoffer encore l’offre de distractions : carnavals, batailles de fleurs, fêtes diverses, suivies par de plus en plus de monde. On passe avec les intellectuels à un tourisme culturel dont les conséquences sont importantes sur l’ensemble des arts : musique et opéras, festival du jazz, création de musées, de casinos avec les distractions obligatoires qui les accompagnent : théâtres, salles de cinéma. Le festival de cinéma de Cannes vient en quelque sorte couronner ces avancées culturelles.


Un tourisme des plus en plus populaire

Les congés-payés répondent aux invites des chemins de fer, ils arrivent en masse et reviennent pour s’installer définitivement. La construction bénéficie à plein de cet essor qui s’étend des rivages à la montagne avec l’extension de la pratique des sports d’hiver. On peut parler de mitage du paysage avec une construction qui change radicalement les rivages avec des monstruosités : marinas, rivages construits de façon interrompue de Gênes à Marseille.

Les derniers avatars de cette folle expansion sont l’extension du nombre de croisiéristes et la mode des ports de plaisance privés. Comme il faut toujours attirer plus de monde pour suivre la construction hôtelière et celle des résidences secondaires, un tourisme d’affaires vient inviter d’autres personnes à venir dans des palais de congrès toujours trop petits : Cannes, Nice, Menton, Monaco, augmentent sans cesse leur offre.

DSC01935DSC01932DSC01933DSC01934

C’est en suivant une chronologie très détaillée, que les Amis des Musées ont participé nombreux (en trois visites espacées), à la mise en valeur des richesses documentaires amassées par les Archives Départementales, en parcourant les panneaux décrivant la diversité des vagues touristiques venues recouvrir nos rivages.

 

Guy Muller

Partager cet article
Repost0
23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 11:27

Nomade ou l'homme de lettres de Jaume Plensa

 

Lors de la visite de la ville organisée par les Amis des Musées, nous avons eu un temps déplorable, ce qui m’a conduit à n’en retenir que la visite de la Fondation Hans Hartung.

DSC00101

DSC00108

Les couleurs de l'hiver font penser aux tableaux de Nicolas de Staël qui séjourna sur ces remparts

DSC01815

Le Fort Carré

Avec une visite plus tardive en avril, la luminosité de la ville a été retrouvée, offrant de belles occasions de la mettre en valeur. Antibes souffre souvent de comparaisons dévalorisantes avec la ville de Cannes, alors qu’elle déploie des atouts multiples. Etant la deuxième ville la plus peuplée des Alpes Maritimes, elle a conservé une vieille ville attractive. Le nombre de ses retraités est important avec 31% de plus de 60 ans contre 21,5% en moyenne nationale et 27% en moyenne départementale.

DSC01801DSC01803

De nombreux artistes y ont séjourné souvent vers la fin de leur vie. L’Azur du ciel, les vues sur ses richesses naturelles de ses rivages colorés expliquent son attractivité. Son port tout d’abord rappelle ses origines phocéennes, ses échanges avec la Grèce, puis la venue des romains qui ont marqué la ville de nombreux ouvrages. Aqueducs, théâtre, amphithéâtre, maisons romaines ont marqué cette terre.

DSC01806

DSC00100

DSC00179

DSC00065

Cathédrale, chapelle, un rétable de Bréa en réfection

De nos jours, un marché provençal ajoute à l’animation de la ville qui dispose de tous les équipements d’une ville moderne : théâtre, palais des congrès, plages, port de plaisance. D’autres extensions de la ville sont à noter : Juan les Pins pour son festival de jazz, Marineland pour ses spectacles marins, Sophia-Antipolis pour son univers technologique et ses emplois d’actifs.

Le musée d’archéologie

Il rassemble nombre de pièces rappelant l’intensité commerciale avec ses jarres remontées du port. On y admire des lits en bronze dont les garnitures sont un témoignage du raffinement des riches romains, des stèles, des photos prises lors de la découverte d’un bateau antique. Une belle vidéo permet de voir comment le nouvel Antibes a surmonté les constructions romaines tout en épousant leur tracé.

DSC00168DSC00166DSC00170

J’ai admiré le réservoir de sur verse de l’eau embarquée par un bateau et son ingénieux système de rejet en mer grâce au gîte de l’embarcation. Chacun pourra trouver matière à noter les spécificités de ce musée en situation d’enrichissement continu.

Le Musée Picasso

DSC01811DSC01807

Les photos sont interdites car Picasso n’est pas encore tombé dans le domaine public, bien que les héritiers vous permettent de voyager à bord d’une « Picasso ». Mais ce qui est intéressant, dans ce musée ce sont ses façades et son ouverture sur les remparts. Ces remparts sont emblématiques de la ville d’Antibes, tout comme le fort Carré, devenu la résidence d’été des Présidents de la République.

Le musée Peynet

DSC01794DSC01797.JPG

Situé sur une place de la ville propose régulièrement des expositions temporaires autour du thème de l’humour, de la bande dessinée. Peynet était le peintre des amoureux dont il caricaturait les travers.

Jaume Plensa

DSC01819DSC01828DSC01831

Ce sculpteur catalan a commencé ses études à Barcelone. Il a travaillé l’abstraction et le figuratif. Ses œuvres sont connues mondialement et la place Masséna y loge ses personnages colorés au dessus de mats porteurs. Certains niçois trouvent que ces penseurs sont accablés après avoir reçu leurs avis d’imposition pour les impôts locaux. A Roure, un penseur fixe plonge vers la vallée et regarde en direction du littoral…

A Antibes, Plensa a édifié une statue dénommée Nomade. Ce monument est exceptionnel par son exposition à l’extrémité de la digue du port. Il devient progressivement un emblème inséparable de la ville d’Antibes, situé exactement entre le fort Carré et les remparts de la ville.

La signification de l’œuvre serait que telles des briques, les lettres ont une potentialité de construction elles nous permettent de construire une pensée. Mais ici, face à la mer, les lettres de l’alphabet formant ce corps assis, donnent une nouvelle signification qui échappe à son auteur. Ces lettres occidentales forment les mots de la pensée des idées de découvertes qui président à la création des villes de la Méditerranée. La pensée est nomade, elle est aussi importante que la structure du corps en dépit de son invisibilité. La mer permet des échanges commerciaux mais elle offre aussi la transparence, la fluidité, les moyens nécessaires à la circulation des idées. La mer est aussi fluctuante que les idées car elle varie rapidement du calme à la fureur.

DSC01824

CIMG1431.JPG

L’omniprésence de cette statue, sa dimension, ses vides et ses courbes, méritent une approche lente un jour de soleil. Le bleu du ciel, les bleus de la mer, en détachent le blanc des lettres, la légèreté de la forme s’oppose à la vigueur de la structure. On en fait le tour pour l’admirer de près, puis on entre dans le corps pour s’y asseoir, on regarde enfin l’intérieur de la tête dont le blanc s’oppose au bleu du ciel. En s’en éloignant en descendant vers le port de plaisance la sculpture bouge avec nos pas, multipliant ses effets. C’est bien une âme, qui nous suit et marque, vue de la mer la ligne des montagnes enneigées. 


Guy Muller

Partager cet article
Repost0
8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 15:35

 

DSC00153DSC00114

Avec les Amis des musées de Nice, nous avons passé la journée du 7 février à visiter la ville d’Antibes. Au programme de cette visite il y avait celle du musée Picasso (photos interdites), du musée archéologique de la ville, enfin la visite guidée de la Fondation de Hans Hartung. Cet article sera entièrement consacré à la Fondation qui mérite amplement une visite. Outre les tableaux exposés, on découvre deux ateliers d’artistes, calibrés pour pouvoir y travailler dans des espaces lumineux. On y observe une grandeur, une luminosité, une architecture intérieure qui laisse loin derrière les ateliers des peintres maudits de Montparnasse. Ici, c’est la rigueur d’une organisation tournée vers la lumière, l’hédonisme de lieux magiques, mis au service de l’art.

Comme toujours, sur la Côte nous sommes émerveillés par le choix de l’emplacement du musée. L’architecture tout d’abord est peu invasive et respectueuse de l’environnement constitué d’une magnifique oliveraie. A l’entrée, un immense patio de bâtiments blancs est centré sur une piscine. Hans Hartung en faisait un intense usage, réclamant une température de 35° afin de pouvoir s’y baigner toute l’année.

DSC00117

En descendant vers les ateliers d’artistes, on traverse une vaste oliveraie, qui donne une tonalité particulière à l’intérieur même des ateliers. Ils sont baignés d’une belle lumière, grâce à d’immenses baies vitrées.

DSC00119

Les espaces intérieurs sont immenses et peuvent ainsi abriter des tableaux de grande dimension. Hans Hartung a conçu les plans d’Antibes, dont la construction s’étale sur six années. Il définit ainsi son travail d’architecte.

« La maison pour moi, c’est un cube. Des cubes blancs aux lignes simples comme la maison des pêcheurs espagnols de l’île de Minorque, ou du sud de l’Espagne. La nôtre, celle d’Antibes, leur ressemble. Les jeux du soleil et de l’ombre, la lumière reflétée sur les murs et les plafonds par la blancheur des lames savamment inclinées des persiennes valent, pour un peintre, bien des toiles. Et puis les fenêtres me servent de tableaux. A travers elles s’inscrit le paysage immuable mais pourtant toujours différent d’un ciel frémissant à travers les feuilles argentées des oliviers. »

 

L’atelier d’Anna Eva Bergman

Il réunit plusieurs époques qui montrent l’évolution de l’artiste au cours des ans. “La ligne est le squelette indispensable de la peinture. Mais pourquoi, faut-il donc que la ligne soit utilisée à dessiner des contours ? Le rythme n’est-il pas beaucoup plus important ? Le contour n’existe pas, il n’existe que le passage à autre chose – de la lumière à l’obscurité – de la couleur à la couleur. Le contour est une limitation et une peinture est un monde en soi sans autre limite que l’extérieur de son cadre.”

 

DSC00137

Un style proche de la caricature

Dans la période d’avant-guerre, l’œuvre d’Anna-Eva Bergman est encore exclusivement figurative. Les dessins qu’elle fait à partir de 1929, à la limite de la caricature, donnent une image piquante du milieu bourgeois de son époque. Son style, au début de cette période, est très marqué alors par les artistes de l’école allemande de la « neue Sachlichkeit », comme Georg Gross et Otto Dix, à la différence qu’elle aborde ses personnages sous un angle moins dur, plus humoriste et satyrique. Ensuite, son trait dans ses illustrations sera très différent de celui des dessins du début des années 30 : Elle travaille en un seul trait, légers, simples, parfois rehaussés de couleurs primaires. Elle illustre en 1938 dans ce même style si vif le livre de cuisine Casseroles qu’elle écrit en Espagne sans réussir à le publier. Par la suite, les tableaux de Minorque annoncent les « formes claires » qu’elle peindra : murs, miroirs, falaises. Pour l’instant, elle utilise les murs et les façades comme prétextes à la représentation de surfaces géométriques. La clarté dans ses dessins et ses peintures est le trait commun de son art avant et après-guerre.

 DSC00130

La svastika utilisé comme un emblème totémique

DSC00129

 DSC00131DSC00125

 DSC00128

Son retour en Norvège en 1939 sera le tournant le plus décisif de toute sa vie créatrice et doit être considérée comme une véritable métamorphose. Elle a maintenant une perception très différente d’elle-même et de son art à la suite d’une période de lectures intenses et approfondies sur l’art et l’architecture, la philosophie et l’histoire des religions. Encouragée par Christian Lange, elle a fait des recherches en mathématiques, en géométrie, sur la section d’or, et elle a appris une nouvelle technique « très ancienne » (la dorure à la feuille). Au cours de l’été 1950, elle fait un voyage en bateau le long de la côte norvégienne, au cours duquel elle visite les îles Lofoten, le Finnmark et les villes principales de la Norvège du Nord.  La structure des rochers se fond dans son abstraction, et son style s’affermit de cette sorte de « retour à la nature ». Les tableaux de la série « Fragments d’une île en Norvège » sont une transition capitale vers l’œuvre de sa maturité. C’est à Paris, en 1952, que la pierre – la première, polie par l’eau – apparaît dans un grand nombre de croquis à l’aquarelle, à la gouache ou au lavis. Au départ, c’est une pierre toute simple qui remplit toute la feuille. Monumentale par la forme, avec une indication de volume dans la modulation de la couleur gris-brun. Par la suite, des combinaisons de plusieurs pierres sont ordonnées sur la feuille ou la toile en groupes rythmiques. Peu à peu, les pierres se transforment, de nouveaux motifs apparaissent entre 1953 et 1955. Certaines pierres prennent la forme d’arbres, de griffes, ou encore de corps célestes. Un trait commun à ces formes est leur lourdeur monolithique, monumentale, et le fait qu’elles sont isolées. On dirait qu’elle a emporté avec elle une sorte d’essence de son pays, sous la forme d’archétypes, surtout des paysages tels que montagnes, fjords, glaciers, lacs, chutes d’eau, falaises. Les feuilles de métal, qu’elle applique sur la toile avec sa technique très particulière, donnent à sa palette lumière et couleur.

 DSC00139

DSC00133

Espace argent

DSC00145

Montagne 

Le nouvel accrochage de l’atelier d’Anna-Eva Bergman présente une sélection d’œuvres autour du thème de l’horizon : multi-horizons, horizons de mer ou de montagne, ce motif est récurrent dans l’œuvre de l’artiste, des années 60 à la fin de sa vie. Or l’horizon est d’abord ligne d’horizon, et la ligne est une des clés de compréhension de l’œuvre de Bergman dans son ensemble. La ligne permet de mettre au jour une évidente continuité dans son travail, de ses débuts comme illustratrice, à son tournant vers la peinture abstraite à la fin des années quarante : avant d’être ligne d’horizon, la ligne est une ligne de force.

DSC00134

 

L’atelier d’Hans Hartung

L’état d’esprit de l’artiste tient dans cette description : « Il s’agit d’un état émotionnel qui me pousse à tracer, à créer certaines formes afin d’essayer de transmettre et de provoquer une émotion semblable chez le spectateur. Et puis, ajoutai-je, cela me fait plaisir d’agir sur la toile. C’est cette envie qui me pousse : l’envie de laisser la trace de mon geste sur la toile, sur le papier. Il s’agit de l’acte de peindre, de dessiner, de griffer, de gratter. »

Bergman et Hartung

Villégiature dans le sud de la France, à Barcarès et sur la plage de Leucate près de Perpignan ; il en profite pour étudier plus intensément l’art de Cézanne, de Van Gogh, et plus tard des cubistes dont l’influence se fera sentir dans son œuvre jusqu’en 1932. Par la suite il entreprend des recherches approfondies sur les rapports entre l’esthétique et les mathématiques. Je vivais au bord de la plage, dans une cabane de pêcheurs. Je la dessinai inlassablement sous tous ses angles. Dans « mon » cubisme, j’introduisais des lignes, des sections, des rythmes. Peu à peu je me rapprochais de nouveau de l’art abstrait bien que nourri d’expériences contraires. Mais il me fallait des preuves, des certitudes. Je les trouvai dans la Section d’Or dont je m’acharnais à percer les mystères, elle est une recherche de l’harmonie, d’une juste balance (…) En cela, j’avais le sentiment de participer aux forces qui régissent la nature. En septembre 1929 il épouse la jeune peintre norvégienne Anna-Eva Bergman dont il avait fait la connaissance au mois de mai lors d’une fête à Paris.

DSC00156DSC00164DSC00163

 Montée du nazisme et guerre

Retour à Berlin avec l’espoir  de clarifier sa situation matérielle, il entre fortement en conflit avec le régime nazi. Il est surveillé et interrogé par la police, entre autres à cause de ses contacts avec des camarades d’études juifs et communistes. En octobre, grâce à l’aide de Will Grohmann et de Christian Zervos, il parvient à partir pour la France. Il quitte cette fois définitivement l’Allemagne pour s’installer à Paris. Il se lie d’amitié avec Jean Hélion et Henri Goetz, il rencontre Kandinsky, Mondrian, Magnelli, Domela, Miró et Calder. Aux côtés de ces derniers, Hartung expose également une de ses œuvres à la Galerie Pierre Loeb en 1936. Son premier atelier parisien était situé au 19 de la rue Daguerre. De 1935 jusqu’à la guerre il participera chaque année au salon des « Surindépendants ». En peinture, j’étais devenu résolument tachiste. Mes taches s’étalaient, envahissant toute la surface de la toile. 

DSC00162

À la suite de l’occupation du sud de la France Hartung prend la fuite en Espagne où il est emprisonné dans les geôles de Figueras, Gerona et au camp de Mirando de Ebro. Il refuse un visa pour les USA que lui propose un ami américain. Après sept mois de captivité il s’engage par sentiment du devoir dans l’armée régulière française pour combattre le fascisme, mais il est renvoyé de force dans la légion étrangère en raison de sa nationalité allemande. En novembre 1944, lors d’une attaque à Belfort, il est gravement blessé ; il devra par la suite être amputé de sa jambe droite. « J’avais été mis dans la salle des cas désespérés où, tous les jours, on mettait plusieurs paravents autour de ceux qui étaient en train de mourir. On m’avait coupé la jambe juste au-dessous du genou. Je priai, suppliai qu’on ôte mon pansement, qu’on examine ma jambe. Enfin, une infirmière se décida. Il coula de ma jambe une quantité inouïe de pus. « J’ai bien peur que votre genou aussi soit foutu », m’expliqua-t-elle. Ce qu’ils firent, sans anesthésie totale – avec tout ce que cela comporte d’horreur -, manquant ostensiblement de médicaments ». 

Hartung obtient le Grand Prix de Peinture à la Biennale de Venise, où une pièce du pavillon français est entièrement consacrée à son œuvre. Lors de cet hommage il rencontre la confirmation de son parcours artistique : en 1960 une distinction le comble plus encore que tous les honneurs militaires (…) « J’étais enfin sorti de l’obscurité des années noires ». Hartung est fait officier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

 !cid image7592F3AC-B03D-4F3E-9995-527E24C02AD8!cid image25C426F3-9419-4190-9047-14D084C2BBDA

DSC00160

Un changement fondamental intervient dans sa technique de création. Il utilise à présent pour sa peinture des couleurs vinylique séchant rapidement et que l’on peut diluer : elles lui permettent de parvenir également directement et spontanément à la forme recherchée, sans passer par le report d’esquisses, le tout étant réalisé sur des toiles grand format. Dès 1960, je me mis à improviser directement, même sur les grandes toiles, sans passer par des esquisses préalables. Souvent je ne touche pas à certains accidents, certaines ratures ou contradictions qui ont influé sur la création du tableau et qui lui ont donné plus de vie.

DSC00165DSC00157

 

Après 1961

Début d’une nouvelle phase dans l’œuvre de Hartung caractérisée par le tracé par grattage de lignes graphiques dans la peinture encore fraîche. Dans ma jeunesse (entre 1928 et 1938), j’avais exécuté quelques eaux-fortes et j’en ai fait d’autres en 1953. Ce travail de gratter le cuivre ou le zinc est vraiment fait pour moi et cette passion m’a poursuivi jusqu’à avoir encore – vingt ou trente années après – une nette influence sur ma peinture, spécialement dans les années 1961 à 1965, où j’ai pris l’habitude de gratter, avec différents instruments, dans la pâte fraîche des couleurs, couleurs souvent sombres. Hartung pratique depuis cette période l’expérimentation systématique d’un grand nombre d’outils, pour certains très surprenants, servant à peindre et à abraser. 

 !cid image65E7AA51-26B9-4534-9B8B-A6CEAD13F434

DSC00159DSC00155DSC00116  

 Un grand merci à notre guide pour la clarté de ses explications et de ses commentaires

      Pour en savoir plus suivez le lien avec la Fondation : link

 

Notre Diaporama  Fondation-Hartung-Bergman Fondation-Hartung-Bergman

Et toujours sur notre chaîne vidéo :

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 18:41

 

L’exposition de l’été était consacrée à fêter les quarante ans du musée inauguré en 1973 par André Malraux et Chagall. A cette occasion de nombreux autoportraits de Chagall ont fait l’objet d’une présentation. Des prêts ont donc été rendus visibles en provenance de divers musées dont celui du Centre Georges  Pompidou et du Grand Palais.

On pouvait y découvrir l’imaginaire et les personnages issus de la créativité de l’artiste. Interrogations de l’artiste sur sa vie, sur son style sur les rémanences ou sur ses obsessions.

 CIMG1080CIMG1077CIMG1084

Chagall devant le miroir déroule de nombreux autoportraits, des portraits dédoublés, puis des ensembles plus vastes où isbas, animaux composent une magnifique symphonie de structures et de couleurs. 


.CIMG1110

CIMG0773CIMG1104CIMG1107

      Les doubles

CIMG1086CIMG1093CIMG1102CIMG1112

Obsessions, rémanences, bestiaire

Comme à chaque visite on pouvait voir ou revoir les tableaux du fabuleux Message Biblique et du Cantique des Cantiques. Les vitraux de la salle de concert offrent leur munificence d’harmonies de couleurs où le bleu domine.

CIMG1090CIMG1091Le Plafond de l'Opéra de Paris

Le plafond de l'Opéra de Paris


Le Diaporama Musee-CHAGALL-de-NICE Musee-CHAGALL-de-NICE

 

Guy Muller 

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:29

Vues depuis le Mamac

Le musée d’art moderne et d’art contemporain de Nice a fait l’excellent choix de présenter les artistes qui se sont inspirés de l’œuvre d’Henri Matisse. Il ne pouvait y avoir un plus bel hommage rendu à l’artiste charmé par la ville de Nice, que de voir et admirer un tel regroupement d’inspirations diverses, provenant du monde entier.

L’exposition a été sublimée par la réfection de l’extérieur du musée, ainsi que par l’imposante déco d’Arne Quinze, visible de l’extérieur comme de l’intérieur du musée. Le sommet du musée mérite aussi un détour si l’on désire voir la ville de Nice sur 360 degrés.

Vues depuis le MamacArna Quinze

Une présentation didactique des artistes

Les organisateurs de l’exposition présentent chaque peintre sous la forme d’une affichette qui les présente : origine, cursus et genre, description de l’œuvre présentée. L’exposition est elle-même subdivisée selon les catégories crées par Matisse : Nus, portraits, natures mortes, fenêtres, découpages, danse.

L’ensemble de cette présentation est digne de tous les éloges car en présentant un par un les artistes un important travail d’information du public est réalisé dans le domaine de l’art moderne. Aussi il fallait bien deux visites pour lire la totalité des notices, revenir sur un tableau, en comprendre le sens, admirer l’impact de Matisse sur ses successeurs. Alors que Matisse est un inconnu pour les grands musées (absent du Google art project), il a su devenir populaire auprès de nombre d’artistes qui le citent abondamment.

Larry Rivers-Matisse à NiceExemple de descritif d'artiste

CIMG1169

Dougla Huebler-Peaceable KingdomFrancesco Vezzoli-Olga PicassoCIMG1167.JPGHerman Braun-Vega-Lumière tahitienne

CIMG1194.JPG

Exemples de présentation des artistes

Un art populaire

L’art de Matisse serait-il trop populaire ? Donc trop peuple, trop rapidement compréhensible, par opposition aux élites ? Pourtant il ne semble pas si éloigné des lignes du dessin épuré des grands : Picasso, Cocteau, Chagall. L’appropriation de Matisse par les américains dès les années 40, la reprise de plusieurs de ses thèmes favoris ont créé un vivier thématique incontournable. Matisse est populaire, pire il devient un objet de consommation avec la période du pop’art. Warhol, Lichtenstein, Niki de Saint Phalle, Larry Rivers, s’inspirent tour à tour de la Danse dans leurs œuvres. Mais ce qui se produit, avec ce courant d’artistes, c’est la mise à plat de nombreuses conventions hiérarchisées. Le poisson rouge, le fauteuil sont les égaux du portrait. Les découpages de papier, l’utilisation de nombreuses palmatures, des oiseaux ou des plantes stylisés, forment une abondante jungle colorée. La vivacité des couleurs utilisées renforce le caractère populaire et consumériste de celles employées par Coca-Cola ou Mac Do.

Cynthia Lemesle-DétailCythia Lemesle-Oiseaus-coreaux-papier peint

Patrice Carré-La perruche et la sirèneMarco Del RE-Palette d'objets

Oeuvres très graphiques de Cynthia Lemesle, Patrice Carré et Marco Del RE

De l’icône au totem

La force ornementale, l’attention apportée au décor sont présentes dans l’exposition avec un immense papier-peint intégrant les motifs de Matisse (Cynthia Lemesle). Matisse devient un support de posters au fur à mesure que son influence progresse. La transmission de l’image est de plus en plus virtuelle ce qui en multiplie les usages. Une simplicité d’écriture propulse ses nombreuses créations dans de nombreuses reprises par d’autres artistes. Un ressassement permanent de certains motifs ou œuvres donne une impression de déjà vu bien au-delà du créateur. C’est la grande force de Matisse que d’avoir compris l’essence de la société de consommation. La reproduction d’une chanson, d’un objet de consommation courante, vise à l’encrer dans le subconscient : chaque ressassement supplémentaire s’ancre dans la mémoire.

Henri Matisse perpétue sa présence par le rassemblement de ses thèmes repris par sa postérité, avec sérieux, amour et humour.

Niki de Saint Phalle-La danseNiki de Saint Phalle-La danse éclatée

La Danse de Niki de Saint Phalle

ERRO-Matisse MotorGilles Miquelis-Nu étendu

Nus d'ERRO et de Gilles Miquelis

Expositions permanentes

Le magnifique écrin constitué par le MAMAC accorde une grande place à l'école de Nice : Arman, Ben, Klein, Sosno, et bien d'autres.

ArmanBenCIMG1215.JPG

En liaison avec les structuresd'Arne Quinze une présentation de l'artiste est réalisée avec une autre structure monumentale. Nous avons aimé le chemin romain de Pistoletto, un des rares "architectes", apte à embellir des dimensions importantes comme au Louvre cet été.

Arne Quinze

Michelangelo Pistoletto

CIMG0332CIMG0320

Plus de peintures ? voir notre diaporama  MAMAC MAMAC

Guy Muller

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 12:03

 CIMG0832CIMG0830

En 2013, la ville de Nice a rendu un hommage à Matisse, durant tout l’été. Cet hommage était amplifié par la participation des huit musées de la ville à cette célébration. Une importante campagne d’affiches, la participation des édiles municipaux, le renfort de la presse locale ont accompagné cette manifestation.

CIMG0834

Le futur roi David déride le roi Saül avec sa musique

Le musée Matisse implanté sur la colline de Cimiez était au centre de la fête, mais il était interdit de prendre la moindre photo, ce qui m’a conduit à mettre en avant deux musées qui ont traité de Matisse sous des angles différents et sans interdire les photos.

Il s’agit du Musée des Beaux Arts, dit musée Chéret, qui a voulu mettre en lumière Auguste Moreau, le père spirituel de Matisse. Un autre musée, Le Mamac, a lui aussi traité de la descendance de Matisse. Il a donc organisé une présentation des artistes se réclamant de Matisse selon un organigramme placé au début de l’exposition. Ce diagramme commence à la mort de Matisse et indique la date de naissance de chaque artiste avec une décroissance du trait au fur et à mesure de son rapprochement de l’année 2013.
 

Ces deux expositions mettent donc en avant l’avant et l’après Matisse en obligeant les musées à ordonner et en élargissant  leur propos.

 

Gustave Moreau au Musée des Beaux Arts

 Auguste Moreau-Salomé

C’est toujours avec un grand plaisir que nous venons admirer l’extérieur et l’intérieur de ce magnifique palais dont les escaliers sud permettent de voir la ville. On imagine ces escaliers ouvrant sur une terrasse, elle-même ouvrant sur une salle de bals. Un superbe escalier intérieur se subdivise en deux escaliers à mi-hauteur entre le rez de chaussée et le premier étage. L’exposition Gustave Moreau est accompagnée par une réorganisation de deux salles. Les œuvres de Gustav-Adolf Mossa et de Dufy y trouvent une nouvelle respiration.

Façade Sud-Aspect monumentalDouble escalier symétrique

Notre visite du jour est accompagnée par Madame Devroye-Stilz, la commissaire de l’exposition, qui accueille chaleureusement, les Amis des Musées de Nice. Elle nous donne des explications sur la répartition des œuvres dans l’espace de son musée.

Auguste Moreau-LicorneAuguste Moreau-SaintAuguste MoreauAuguste MoreauAuguste Moreau-Salomé

Gustave Moreau est un peintre symboliste, créateur d’une école des Beaux Arts en 1893. Deux voyages en Italie le confrontent aux artistes de la Renaissance : Titien, Léonard de Vinci, Michel Ange. Son enseignement était peu directif. Bien sûr, il donnait à étudier les classiques, Poussin, Raphaël, Ingres.  Mais ses enseignements portaient sur la lumière et sur l’inspiration, les éclairs intérieurs, la vision magique, voire onirique. 

 

Ailleurs, Moreau synthétise, épure à l’extrême et déjà il surprend. On comprend ce que Matisse a retenu pour s’approprier peu à peu tout un registre décoratif issu de l’Orient auquel il fera sans doute subir l’épreuve de la concision et de la purification à son tour. Une autre salle est consacrée au traitement de la couleur. Un grand nombre de tableaux inédits, généreusement prêtés par le Musée National Gustave Moreau permet de parcourir tout un cheminement, depuis le traitement d’une couleur épaisse, riche, capiteuse jusqu’à la libération totale de la teinte et de la nuance au point de les dissocier de son sujet. La couleur crée une ouverture, une fenêtre de lumière.  Moreau chante les louanges de la couleur et du dessin comme un dévot exprime sa foi !

 

Gustav-Adolf Mossa 

 

Gustav-Adolf MossaGustav-Adolf MossaGustav-Adolf Mossa - le dépit amoureuxGustav Adolf Mossa-Salomé

Le musée des Beaux Arts profite de l’exposition Moreau pour étendre l’espace consacré à Mossa. Or si une filiation est réelle, c’est celle qui relie Auguste Moreau à Mossa,  au plan du symbolisme. On passe de l’onirisme à une vision psychanalytique des mêmes symboles. Mossa annonce Dali avec ses compositions tourmentées. Gustav Adolf Mossa projette dans ses peintures une avalanche de visions et de personnages. Chaque dessin porte une énigme à découvrir par un regard attentif. Architecte des chars du carnaval de Nice, Mossa délivre nombre de caricatures subtiles à qui sait observer.

Gustav-Adolf Mossa

Comme le musée des Beaux Arts détient nombre d’œuvres de Mossa, il nous faut espérer une prochaine exposition, de ce peintre encore méconnu.  

 

 

Plus de peintures ? voir le Diaporama du musée :  Musee-CHERET Musee-CHERET

Guy Muller

Partager cet article
Repost0
30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 09:22

CIMG0001

C’est un nouveau musée qui est venu enrichir le Département des Alpes Maritimes en 2008. Nouveau musée surtout par une conception unique associant l’art classique à l’évolution de l’Art. La réunion en un seul lieu de l’art classique égyptien, grec et romain avec l’art pictural permet un survol immédiat des influences ressenties par des peintres éloignés dans le temps, mais formés à l’école classique. Les Amis des Musées de Nice ont aussi programmé cette visite avec comme guide-conférencière Martine Pellissier.

La vidéo suivante présente les diverses collections du musée

C’est un homme d’affaires, Christian Levett qui eut l’idée de doter le musée de Mougins d’une collection patiemment assemblée, fruit d’une vie de recherches et d’accumulations variées. On peut ainsi distinguer une partie égyptienne située dans une crypte du musée, une statuaire grecque et romaine logée au rez-de-chaussée, des collections d’armes, de casques, de monnaies antiques présentées au dernier étage et dans les escaliers.

Mais ce qui caractérise cet ensemble est l’adjonction de peintures qui montrent l’influence de l’art classique sur la peinture de ses origines à nos jours. C’est ainsi que des oeuvres d'Hubert Robert et de Panini spécialistes des paysages en ruines très architecturées, voisinent avec des sculptures plus anciennes. Deux Rubens présentent une transposition picturale de sculptures d’empereurs romains (Vespasien, Vitellius).   Un tableau d’Andy Warhol dessine un visage féminin inspiré du tableau de Botticelli la « Vénus sortant de l’onde ». Klein, Chirico, Chagall, Calder, Dufy, Picasso, Matisse, Dali,  Maillol, apportent non leur contraste, mais leur tribut aux influences classiques. L’addition, la concentration d’œuvres souvent compartimentées, séparées, dans des musées spécialisés, divisés selon les époques de création, apparait ici détruite. 

La présentation des oeuvres du musée bénéficie d'une véritable scénographie dont la qualité contribue pleinement à la démonstration recherchée. L'unité du projet originel est renforcée par nombre de panneaux explicatifs et par plusieurs écrans interactifs.

CIMG0166 - Copie

Un résumé de la visite : sculpture classique, sculpture d'Arman, village de Mougins

Pour l’amateur qui a rassemblé autant de chefs d’œuvre, l’art est unificateur, comme dans une course de relai. La génération spontanée n’existe pas : une source, une racine, une origine, servent de levier et de levain. Aussi l’expression la plus parfaite d’une telle symbiose unificatrice est née de la Grèce : la philanthropie du partage du bien commun. L’art classique dans une civilisation plusieurs fois millénaire est bien à la racine de toute création ultérieure. D’ailleurs, que seraient nos villes sans l’intégration d’une architecture égypto-greco-romaine, dans les monuments, églises, places, avenues. Souvent le retour au classicisme a permis une renaissance politique imprimant une signature dans nombre de capitales. Saint Petersburg, Londres, Paris sont profondément marqués par des arcs de triomphe, des églises, des colonnades… Le recours à la lumière grecque par Napoléon, la Reine Victoria, Pierre le Grand, montre la recherche du grandiose pour s’installer dans le temps. Même s’il ne s’agit que de mettre en scène un décor pour y déployer fastes divers et défilés.

Le musée de Mougins s’attaque donc à la destruction savante de l’ordre chronologique. La culture véritable de Christian Levett est une intégration, une osmose, d’influences dirigées par la force de l’art antique. Quelle relation peut-on faire entre les superbes sarcophages peints du sous-sol du musée et le crane de la tête heureuse de William Hirst ? Certainement celle d’une mort apaisée, couverte par une généreuse polychromie. La mort est aussi très présente avec les casques, armures, boucliers, destinées à protéger les guerriers. Toutefois, une citation de Platon est affichée au même étage, « Seuls les morts ont vu la fin de la guerre ». Oui, ces millénaires parcourus dans ce musée, ont été sanglants, avec les deux records de guerres mondiales. La civilisation est fragile comme le rappelle Picasso dans ses fresques sur la guerre et la paix à Vallauris.

CIMG0004CIMG0006CIMG0003CIMG0010CIMG0171CIMG0170CIMG0009CIMG0167.JPG

Vues du village de Mougins

Il y a tout juste un an, une exposition « Exils » rappelait outre l’attraction exercée par la Côte d’Azur sur les peintres, le refuge qu’ils y ont trouvé dans leur fuite, pour échapper aux barbaries de l’époque. Mougins, Biot, Saint Paul de Vence, Nice et Cannes ont abrité nombre d’exilés enchantés par les couleurs d’un midi azuré. Leur palette en a été transfigurée.

 

Guy Muller

Partager cet article
Repost0
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 16:24

Les expositions en cours dans les Alpes Maritimes

Nous revenons en France après notre séjour en Indonésie. L’actualité des expositions se renforce à l’approche de l’été car plusieurs manifestations démarrent tardivement : à Marseille comme à Nice. A Nice l’été sera consacré à Matisse avec une mobilisation de huit musées.

Nous en profiterons pour parler plus abondamment de la ville de Nice qui sort mal classée d’un classement national où elle figure au huitième rang. Pour ceux qui ont l’habitude de voyager, la France ne manque pas de très belles villes, dont sa capitale. De nombreuses villes ont modifié leur aspect de façon notable : Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes, alors que pour Strasbourg la partie était déjà jouée grâce à son centre historique. Toutefois la mauvaise place de Nice tient surtout à un plan d’urbanisme qui n’a pas résisté à sa croissance démographique : d’où une conséquence difficilement niable avec des embouteillages permanents. Encore accentués par la venue de touristes qui voient le nombre de places de parkings diminuer au fur et à mesure de l’extension des travaux pour le trams, la diminution du nombre de voies sur le quai des Etats-Unis, enfin l’énorme latitude donnée aux restaurateurs de vivre au détriment de l’espace public.

Nous reviendrons donc sur ce qui donne son identité à la ville : en premier une vieille ville abritant d’importantes richesses. Notons les extensions à l’extérieur du premier périmètre de la ville avec des villas devenues musées, puis la construction d’immeubles « art nouveau » dans le quartier des Musiciens. Enfin une compétition entre l’Angleterre et la Russie offre à nos collines deux demeures gigantesques pour l’époque. Avec le Régina à Cimiez, le Parc Impérial, le Négresco, de nouveaux hôtels offrent toutes les commodités dès 1900. Eau chaude, électricité, gaz, salles de restaurant, salles de jeu, bibliothèques, fumoirs, espaces verts ou ouverture sur la mer annoncent le « Club Med » un siècle et demi avant sa création.

Ce sera l’occasion de parler de la ville de Nice au-delà de ses musées…

Musée des Arts Asiatiques

CIMG2062.JPG

Il offre la possibilité de retrouver le site d’Angkor sur la base d’une documentation photographique qui retrace les premiers travaux menés sur le site principal et sur des découvertes de monuments dispersés détruits par la végétation. Ces photographies ont permis de donner une nouvelle dynamique aux travaux de restauration après l’épisode des khmers rouges. L’abondance des pluies a conduit à l’éboulement d’importantes parties du Baphuon en 1943. Un marquage de 300 000 pierres a permis une reconstitution de ce puzzle, respectant les figures principales du monument.

CIMG2075.JPGCIMG2094.JPGCIMG2063.JPGCIMG2110.JPG

L’exposition présente une vidéo qui montre l’intérêt manifesté par la France dès la découverte du site et les phases de reconstruction. C’est l’école française d’Extrême-Orient qui a effectué le recensement des sites Cambodgiens et qui conserve les archives des dépôts de la conservation d’Angkor. 

 CIMG2083.JPGCIMG20656597721811_4c590d85aa.jpg2011238640_5d0145ce3e.jpg

A bientôt, pour une découverte de la vieille-ville de Nice,

Guy Muller

Partager cet article
Repost0
10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 12:33

L'actualité des expositions

L’actualité régionale est dominée par les expositions présentées à l’occasion de l’année européenne de Marseille « capitale de la culture ». Toutefois, ces expositions ouvrent progressivement tout au long de l’année, nous y reviendrons donc ultérieurement.  link

Pour le moment quelques expositions locales s'avèrent être intéressantes. C’est ainsi qu’à Menton le palais Carnolès, musée des beaux-arts de la ville présente jusqu’au 6 mai une exposition sur le peintre Albert Mathieu.

Au musée des Arts asiatiques de Nice une exposition présente sous forme de photographies les efforts de restauration du site d’Angkor menés depuis 1907. Ce sont des archéologues français qui ont découvert ce site mythique à la fin du 19ème siècle. Ils ont dégagé les temples de la végétation luxuriante qui les emprisonnait. Depuis lors des emprunts ont endommagé des statues et une vague touristique imposante rend la visite des temples assez pénible. Il est possible de se familiariser avec la culture khmère grâce à un parcours pédagogique et à la projection d’un film documentaire de 50 minutes. Pour ceux qui n’ont pas les moyens d’aller sur place au Cambodge la visite est gratuite. La date de clôture de l’exposition est fixée au 16 septembre.

Toujours à Nice, le musée Chagall fête ses quarante ans avec une exposition en coopération avec celle du Grand Palais jusqu’au 7 octobre. C’est entre la première guerre mondiale et la deuxième que Chagall est confronté aux tragédies humaines de cette époque marquées par l’essor de nombreuses idéologies antagonistes. Son œuvre est donc marquée par des évènements qu’il va subir, le contraignant à l’exil. De nombreux dessins préparatoires sont exposés qui seront inclus dans de plus grandes œuvres ultérieures. Elles présentent un Chagall intime marqué par la Russie et par les références religieuses. Cette exposition poursuit le travail de mémoire déjà entamé l’été dernier par l’exposition « Exils »  présentation  de nombreux autres artistes de sa génération. 

Enfin, au musée Bonnard au Cannet une exposition présente des œuvres des peintres graveurs destinées à orner affiches, livres ou journaux. Des estampes d’Odilon Redon, de Maurice Denis, d’Edouard Vuillard, accompagnent celles de Pierre Bonnard. Une centaine d’œuvres sont présentées jusqu’au 28 avril.

Bientôt, vous pourrez suivre un voyage en Indonésie, publié sous la forme d’un carnet de voyages. L’archipel Indonésien est très étendu avec 17 000 îles. Nous nous contenterons des îles de Java, de Bali et des Célèbes, avec un stop à Singapour. Ce voyage nous conduira de l’extrême modernisme de la cité-état de Singapour à la culture ancestrale des Toraja et à ses manifestations funéraires.   

Guy Muller

Partager cet article
Repost0

Le Musée Lascaris

https://youtu.be/l23HXor58bY

Rechercher

Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation-Boussole