Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 15:37

 

 DSC04234 

La visite de ce château est l’occasion d’observer un magnifique ensemble de pièces décorées et aménagées à différentes époques.

DSC04315

C’est aussi l’occasion de se promener dans les jardins dessinés par Le Nôtre et qui révèlent bien des surprises. Une vidéo présente avant la visite, la façon dont le terrain a été utilisé, avec ses deux rivières. Plusieurs plans d’eau réverbèrent la façade du château, jusqu’à la statue d’Hercule, située à l’extrémité du domaine.

DSC04308DSC04309

Le château rappelle aussi le sort du surintendant Nicolas Fouquet, dont la vie fastueuse et la richesse ont indisposé le roi Louis XIV, et Colbert. C’est après une magnifique fête organisée par Vatel auprès de 3000 spectateurs, que d’Artagnan devait arrêter Fouquet. Un procès à charge était destiné à prononcer une peine de mort, mais certains notables ont refuse les pressions royales, condamnant Fouquet au bannissement. Le roi devait y substituer une peine d’emprisonnement à Pignerol en Italie. Ce procès très politique devait durer trois années.

DSC04250DSC04251DSC04249

Notre parcours dans ce château-musée et dans ses jardins est impressionnant par ses découvertes : immense rotonde, pièces décorées avec meubles, tapisseries, tableaux (superbe Bassano).

DSC04310DSC04319DSC04333

L’immensité des jardins que l’on peut parcourir en voiture montre un entretien constant au fil des saisons.

DSC04269DSC04248DSC04275DSC04241DSC04258

 Pendant la guerre de 1914-1918, une partie du château fut transformée en hôpital militaire. Une exposition en présente plusieurs aspects. 

Notre diaporama sur Fontainebleau et Vaux le Vicomte :  Fontainebleau et Vaux le Vicomte Fontainebleau et Vaux le Vicomte

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 17:12

DSC03954 

      Ce magnifique château regroupe une grande partie de l’histoire de France avec ses diverses salles dédiées à nos rois et à l’empereur Napoléon 1er qui y a abdiqué. L’importance en nombre de nos châteaux de la Loire ne doit pas faire oublier ceux de la région parisienne : Versailles, Chantilly, Fontainebleau et Vaux le Vicomte. Un autre château est constitué par le Louvre indétrônable pour son record annuel de visiteurs.

Notre vidéo vous montre l’extérieur du château, puis s’attarde à en montrer les pièces les plus importantes.

Mais Fontainebleau c’est aussi une école réputée pour ses artistes de la Renaissance « importés » par François 1er. Aussi, c’est le rassemblement en un seul lieu d’époques différentes observables selon les pièces, dont l’architecture est confortée par un splendide mobilier. Les décors des pièces sont aussi foisonnants que le mobilier qui y est assemblé.


La galerie François 1er

DSC03985DSC03991DSC03986DSC03988DSC03986

Après avoir porté haut les couleurs et le raffinement dans les cours d’Europe, les artistes tels Vasari, Michel Ange, Vinci, ont semble-t-il conduit la peinture dans une impasse. Peut-on faire mieux dans le domaine de l’ornementation que l’œuvre du plafond de la Chapelle Sixtine où architecture, statues et peinture sont indissolublement unis ? Le maniérisme va apporter une réponse avec de nouveaux artistes : Primatice, Rosso, Salviati. La galerie François 1er démontre dans sa longueur la complexité de plusieurs histoires racontées simultanément par la peinture, par l’emploi du stuc pour essaimer nombre de sculptures dans les angles des ouvertures, des plafonds, des guirlandes d’amours. D’autres guirlandes de fleurs entourent les fresques alors que le blanc des cariatides, leur mouvement va renforcer la force des peintures décrivant des scènes antiques. Le soubassement en bois et en cuir montre la force de la royauté avec nombre de blasons des vassaux, la répétition du F de François 1er, la douceur du bois blond, tout doit épater le visiteur de l’époque. Lorsque son regard monte jusqu’au plafond, lorsqu’il embrasse d’un seul coup d’œil l’espace, la longueur de la salle, le rythme donné aux fresques murales enchâssées dans les sculptures, elles mêmes entourées d’une végétation florissante, il ressent l’abondance devant une multitude de scènes et d’effets de scène.

Aujourd’hui, l’effet désiré par les maniéristes, n’a pas changé. Le visiteur est véritablement impressionné par le mouvement donné par une fresque illimitée dans l’espace. On regarde, on s’arrête, on cherche sans trouver devant tant d’abondance, le silence des visiteurs est aussi impressionnant. Nous sommes loin du tumulte du Louvre devant certains tableaux.


L’escalier du roi

DSC03993DSC03995DSC03996

C’est une ancienne chambre de la duchesse d’Etampes dont la décoration est constituée par de nombreuses scènes érotiques rappelant la vie de François 1er et son univers féminin.  Des tableaux du Primatice sont encadrés par des cariatides, des putti et nombre d’autres sculptures. Louis XV demande la création d’un escalier afin de mieux profiter de cet ensemble colossal d’une grande beauté plastique. Pendant la construction de l’escalier monumental en fer forgé, les statues sont déposées et les sexes sont voilés, par une pudeur royale nouvelle !! Albert de Pujol en peint le plafond en 1834, des améliorations sont apportées par la suite. Des portraits de tous les rois de France et de Napoléon 1er rappellent leur passage. 

DSC03999DSC04006DSC04007

La salle de bal

 DSC04016DSC04033DSC04045DSC03976DSC04055DSC04062

Chambre à coucher d'Anne d'Autriche, salle des cartes, salle du trône, salle de repos de l'empereur, chapelle. 


Partager cet article
Repost0
7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 16:38

 

Notre association poursuit ses travaux d’information en visitant des lieux méconnus qui méritent toutefois le détour. La cité médiévale de Seborga se situe à la sortie de l’autoroute conduisant à Bordighera en Italie. Dès la sortie, on prend la première route à gauche, qui nous conduit après huit kilomètres de parcours, aux frontières de la cité.

DSC02505vue-de-Monaco.jpg13804154995_b76d041696_k.jpg

La visite de la Principauté

Juste avant la frontière un immense blason nous informe de notre arrivée. En nous présentant devant la guérite d’accès à Seborga, il n’y a personne pour nous accueillir, ni pour viser nos documents. Pour notre part nous avions renouvelé nos passeports biométriques et rempli l’engagement  de n’attenter en rien aux personnes ni aux biens de la Principauté.

DSC02509

Parvenus au village et après avoir garé notre voiture au milieu d’autres véhicules d’émigrés, nous constatons que la deuxième guérite est vide et que sur l’immense esplanade dominant mer et montagne, les oriflammes de la Principauté sont en charpie. De nombreux chats nous accueillent avec de tristes miaulements. Nous en profitons pour visiter les lieux : l’église Saint Bernard, le monument aux morts à la guerre sur le front russe, la statue d’Umberto 1er.

DSC02460DSC02463DSC02467

 

Puis nous entrons dans le village et sommes étonnés par la puissance des murailles, couloirs et passages divers. Les boutiques sont fermées à l’exception de l’épicerie placée au centre de la place de la liberté.

DSC02477DSC02481DSC02483

Nous arrivons enfin à la place Saint Martin où l’église et le palais sont placés côte à côte, le pouvoir religieux équilibrant sans doute le pouvoir séculier. Là encore les bannières sont effrangées, trouées et fort mal en point. Elles flottent toutefois fièrement comme en témoigne notre vidéo.

DSC02488DSC02486

En descendant plus avant, nous trouvons la maison communale qui affiche hélas le drapeau italien et celui de l’Europe. Devant le tri sélectif très élaboré, une passante nous informe que les troupes berlusconiennes ont déferlé sur le village, nuitamment. Elle déplore que l’alerte ait été confiée aux chats au lieu des oies aux cris plus stridents.

 

DSC0246113800432493_86ec11d284_b.jpg

Mais la résistance s’est organisée avec SAS Marcello Ier : de nouvelles pièces de monnaie ont été frappées. On attend d’un jour à l’autre l’approvisionnement en nouveaux timbres. Les élections européennes ont été l’occasion de prôner la préférence de la population pour son souverain par voie d’affiches apposées clandestinement. Marcello Ier y annonce sa proclamation après quatre années de règne. Un nouveau site internet est chargé de diffuser l’organisation du pouvoir, les éléments de gouvernance, la liste des implantations diplomatiques. De nombreux Seborgais continuent à arborer le fier drapeau souverainiste.

DSC02502.JPG13796014743 0c3f9f4358

Un souverain en recherche d'alliés

Aspects économiques

Le cours du luigino, la monnaie locale est resté fixé à la parité définie en 1995 par le précédent souverain Giorgio Ier. Ce souverain aujourd’hui décédé avait été élu par son peuple avec 304 voix contre 4. Fort de ce soutien imposant il devait créer le Luigino : une monnaie forte. Le SBL (Seborga Luigino) vaut six fois plus que le dollar américain. C’est désormais la plus forte monnaie du monde.  link   

Luiguini.jpg

Les décisions de Mario Draghi, président de la BCE visant à faire monter le dollar contre l’euro dans les prochains mois risquent de multiplier les acquisitions de Luigini. Nombre de touristes viennent ici depuis longtemps pour se défaire de leurs devises faibles. Les gagnants du Casino de Monaco ont l’habitude de venir ici avec leurs bols de gains contenant les pièces de monnaie. Ils sont à la recherche de Luigini d’argent d’une valeur de  sept et demi luigini. Cette très belle pièce pèse le même poids que celui d’une once d’or. Sa rareté en fait le prix !!

Sur la place principale stationnaient des véhicules diplomatiques chinois. La principauté compte en effet sur ses nombreux alliés internationaux pour renforcer son autonomie. Nous les avons trouvés dégustant le vin rouge de Seborga. Et sur la route de notre retour, nous les avons côtoyés, alors qu’ils regardaient avidement le vignoble.

DSC02478

Une importante négociation est en cours avec les Qataris pour implanter un port franc de télécommunications qui ferait concurrence à Monaco Télécom. Enfin la construction d’un téléphérique reliant Monaco à Seborga est envisagée en collaboration avec la ville de Bordighera. Ce serait le plus long téléphérique du monde et les Qataris sont habitués à relever tous les défis.

Un journal local donne des informations sur les relations internationales et locales : link 

 

Aspects politiques

DSC02504boite-aux-lettres.jpgPassaporto-diplomatico-seborghino.jpg14175760195_2f9ff18aea_k.jpg

Conformément à l'article 1 du Statut général (c'est la Constitution de la Principauté), adopté le 23 Avril 1995, "Seborga Principauté est libre et souveraine, régie par des normes démocratiques ". La forme de gouvernement est une monarchie constitutionnelle élective.

Le chef de l'Etat et le gouvernement est le Prince, qui est élu par le peuple de Seborga pour un mandat de sept ans et peut être réélu.

La constitution prévoit une organisation appelée  le Conseil de prieurs,  qui se compose de citoyens nés, les résidents et baptisés à Seborga ayant au moins un parent et un enfant vivant. Le Conseil détient le pouvoir législatif de la Priori, étant appelée à statuer sur les lois, les amendements aux Statuts généraux, les règlements et le budget de la principauté. Il peut également être consulté par le prince dans le domaine des relations internationales.

DSC02474Giogio-1.jpgDSC02472

Le premier Prince de Seborga crée la monnaie et les timbres : symboles de l'indépendance

Le Conseil privé, qui est le bureau du prince, détient le pouvoir exécutif. Il est dirigé par le prince lui-même, et se compose de 9 ministres, quatre d'entre eux choisis par le prince déjà dans le processus de candidature et cinq élus par le peuple de Seborga. Il propose à l'approbation des Statuts généraux, les lois, les règlements et les conventions internationales. En cas de vacance du prince, il est confié conjointement avec le gouvernement provisoire de la Principauté.

Consiglio-della-Corona13989311588 0e93a7010c c

Les psonnes désirant obtenir plus de détails sont invitées à suivre le lien : link

Partager cet article
Repost0
1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 09:39

DSC02177

Le mois de mai est propice à de longues escapades au sein de notre très belle région. La DIRPA a donc souhaité organiser une visite d’une grande ville de Ligurie placée au débouché de plusieurs très belles vallées.

Notre thème de visite concernait l’huile d’olive dont le commerce est à la base de nombreux ports antiques. Un musée, situé à côté de l’usine Carli, est entièrement consacré à conter l’histoire du développement des plantations d’oliviers en méditerranée.  Plusieurs écrans thématiques sont consacrés à l’histoire de l’huile d’olive : aire géographique, commerce maritime, extraction, qualités différentes d’olives.

 

Le Musée de l’huile d’olive

DSC02170DSC02145

DSC02142DSC02164DSC02166DSC02150

 Depuis l’emploi de l’huile pour l’éclairage préhistorique, jusqu’aux saintes huiles, rien n’est oublié dans ce musée, pour donner vie aux utilisations de l’huile avec la représentation des contenants : jarres, lampes, flacons de parfums, coupes et amphores antiques, flacons religieux ou ustensiles de cuisine. L’huile est intégrée aux rites de nombreuses religions sous forme d’onction aux malades, elle est aussi un symbole. Avec le vin et l’eau, l’huile est devenue un symbole de naissance-renaissance, central dans nos existences. L'Église emploie en effet l'huile, lors de la bénédiction des  fonts baptismaux, dans l'administration du baptême, pour la consécration  des autels, pour l'ordination  des prêtres. Le couronnement  des rois et des reines utilisait aussi l’huile censée donner l’onction de nouvelle vie liée à leur représentation divine sur la terre. 

DSC02130

L’olivier lui-même est placé au centre du musée (en fleurs à cette période de l’année), avec ses restanques permettant une culture sur les pentes de nos contrées. Une salle de projection permet de suivre l’histoire de l’huile d’olive. Tous les écrans dédiés démarrent instantanément après le choix de la langue : bravo pour avoir consacré un écran à l’histoire de l’huile dans la peinture.

La matinée se termine dans un restaurant du port d’Impéria. Il vous importe peu de savoir que le bureau est reconduit, que le programme des visites passées et celui des visites futures sont approuvés par acclamations. Après avoir créé plusieurs sites internet, la DIRPA a décidé d’incorporer des vidéos à son projet initial. Ce nouveau vecteur est déjà un succès de fréquentation. Il offre la possibilité à des personnes immobilisées à domicile et en institution de pouvoir voyager par l’intermédiaire de personnes valides.

 

Dolcedo 

DSC02183DSC02178DSC02193DSC02208DSC02213

!cid CF024DDC-2DA9-492F-B7C6-08D22FA826AD@home

A 14 heures, nous prenons la route vers la cité de Dolcedo et ses églises baroques. Nous cheminons dans la vieille ville en longeant un moulin à eau. Surprise : nous rencontrons un prêtre à la recherche d’un malade, porteur de l’huile sainte. Autre surprise : l’entrée de la cour où est implantée l’église baroque est barrée par la mairie. Il suffit de quelques pas pour passer de l’univers de Peppone à celui de Don Camillo.

DSC02196DSC02214 

Valloria

Puis nous prenons la route au sein d’immenses forêts d’oliviers pour rejoindre Valloria la cité des portes peintes. Et là notre groupe se divise afin d’admirer les portes décorées par des artistes venus du monde entier. Chaque porte est accompagnée d’un support explicatif présentant l’artiste, son cursus, ses origines, ses lieux d’expositions.

DSC02240DSC02238DSC02246DSC02251DSC02264DSC02266

Nous nous rendons ensuite au point de vue sur la vallée qui montre nombre de villages disséminés, au loin pointe une partie de la ville d’Imperia, le Porto Maurizio.

 !cid 5B5DAAB3-2545-49A3-85D1-CF24BB7F89B4@home

 

Guy Muller

 

Partager cet article
Repost0
1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 17:08

 

Des rites séculaires


DSC01885DSC01886

DSC01868

DSC01898

Après avoir voyagé et vu les coutumes des Toraja en Indonésie, les mariages et défilés de novices birmans et indous, les fêtes des rameaux à Bali, on peut dire qu’il n’est pas urgent d’aller voir très loin des coutumes ethnologiques. La tribu des niçois a codifié diverses fêtes traditionnelles dignes de celles des Swatis d’Afrique du Sud.

A Nice deux évènements sont issus de traditions locales dont la fête des mais qui est désormais regroupée dans les jardins de Cimiez. Les vieux ont connu l’accrochage de motifs fleuris sous lesquels la population dansait tous les soirs du mois de mai au dessus de carrefours, terrains de boules, jardins publics. Un orchestre offrait la possibilité aux jeunes de se rencontrer et de danser, sans avoir à recourir aux sites dits de convivialité. L’autre évènement populaire est la fête des Cougourdons.

DSC01867DSC01866DSC01876

Le nom du festin des cougourdons  lui vient du marché qui s’établit à cette occasion sur la place devant le Monastère. Ce marché proposait aux pèlerins des "courgourdons", c’est à dire des cucurbitacées non comestibles, de formes curieuses et de tailles diverses, séchées durant l’hiver puis vidées de leur chair et de leurs graines. Ces cougourdons devenaient alors des récipients tous usages appréciés des Niçois dans la vie quotidienne: louches, gourdes, mesures, etc...

Les stands permettent de voir comment la courge séchée devient un objet décoratif. En ce jour de fête des enfants apprennent à décorer les courges. Leurs formes bizarres, ont encouragé leur décoration, de plus en plus raffinée, par gravure ou peinture.

De même, leurs qualités de résonance, aménagées par diverses techniques de sculpture et d’harmonisation les ont fait utiliser comme des instruments à vent ou à percussion par des orchestres improvisés. Ces orchestres étaient dénommés "la vespa" (l’abeille), car le son d’ensemble s’apparente facilement à un bourdonnement grave.


 Des superstitions tenaces


Le festin des Cougourdons était aussi l’occasion de rendre publics les griefs que les couples, ayant vécu, reclus au foyer, la longue cohabitation de l’hiver, voulaient vider. Il porte donc encore le surnom de festin des Reproches. Une fois ces griefs exposés, sans violence autre que verbale, devant tout le monde, le public invitait le couple à la réconciliation, les différends étant purgés, à l’occasion des festins des Mais. Les cougourdons font l’objet d’achats et gagnent les maisons de la ville où ils concurrencent de plus en plus les rameaux. Les maisons les installent avec d’autres cucurbitacées achetées à l’automne sur des autels de telle manière que les habitants sont surveillés. Ils doivent éviter d’employer un langage grossier pour éviter de devoir annoncer leur inconduite le jour des Reproches de l’année suivante. Certaines familles font brûler de l’encens à côté des cucurbitacées pour chasser les démons.

 DSC01887DSC01888DSC01889

De nos jours, c’est la fête populaire par excellence du début du printemps, avec le déplacement de nombreuses familles qui ripaillent à l’abri du soleil sous les rangées d’oliviers.

DSC01879

DSC01878

Face au parvis du Monastère des groupes folkloriques dansent toute la journée devant l’assistance. Il est impossible de trouver des touristes venus en visiteurs car la fête est aussi un symbole de la nissartitude, comme en témoigne la présence du Sourgentin, publication chef de file de l’apprentissage du niçois.

La musique  entendue et jouée par un groupe folklorique rappelle la chanson "Calan de Villafranca". Là encore il faut connaître la traduction d'une chanson salace et très populaire auprès des niçois. Dans les jardins du monastère qui dominent la ville de Nice les mariés se font traditionnellement photographier. Il faut dire que ce jardin est magnifié par de nombreux parterres fleuris et que les boutons de rose commencent à s’accrocher aux tonnelles. C’est l’occasion de montrer le savoir faire des groupes folkloriques venus du Département comme le montre la vidéo. 

DSC01877DSC01870DSC01873

Partager cet article
Repost0
15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 14:20

DSC00264 

La ville de Nice continue à modifier son visage en développant une politique de piétonisation de ses quartiers. Après les modifications apportées par le tram à plusieurs places : Masséna, Garibaldi, De Gaulle, c’est le tour de la Promenade du Paillon, de proposer un nouveau parcours.

Cette promenade est placée entièrement sur le lit du Paillon, le fleuve local, qui a longtemps connu l’activité des lavandières au long de ses méandres. La couverture du Paillon a commencé il y a longtemps avec la construction du palais des expositions, d’une gare routière, avec des jardins suspendus, avant d’arriver aux jardins Albert 1er, à son embouchure.

Après l’inauguration de la promenade du Paillon dont la principale caractéristique est d’intégrer un miroir d’eau comme à Bordeaux, nous avons voulu voir de près cette réalisation. Tout au long de la promenade des essences de végétation des divers continents rythment notre marche. De la Promenade des Anglais à l’Ouest au Mamac situé à l’Est, des espaces sont prévus pour le repos avec des bancs, quelquefois protégés par un toit, d’autres espaces sont dédiés aux enfants. Mais cette coulée verte devra attendre l’essor d’une végétation actuellement  plutôt chétive. Certains endroits ont perdu de leur ancienne densité végétale, notamment autour de la statue de Masséna, dont l’attitude n’est pas équivoque.

Le coup du lapin

Le Maréchal Masséna né à Nice fait partie des gloires locales. Il est à l’origine du dicton qui dit que tout soldat emporte son bâton de maréchal dans sa gibecière. En effet, issu du peuple, il passera rapidement du grade d’adjudant à celui de Général, puis de Maréchal. Héros des guerres napoléoniennes Masséna fait partie d’une élite de militaires sans aucune formation qui infligeront des défaites à nombre de professionnels. Il donna ainsi raison à ceux qui disent que le Titanic était l’œuvre de spécialistes, alors que Noé en tant qu’amateur a sauvé le genre humain. 

Toutefois, Masséna préfère la terre ferme, car lors de la bataille d’Essling, son cheval le désarçonne, ayant mis malencontreusement le pied dans un terrier de lapins. Il doit terminer la bataille à bord d’une berline, il récidive à Wagram où il dirige les combats depuis une calèche. Aussi Masséna nous  indique par sa main  les dangers de l’instabilité du terrain et tourne ses regards vers un ciel protecteur.

DSC00220 (1)

La coulée verte est entièrement clôturée et découpée en plusieurs tronçons où passent les voitures. L’endroit le plus agréable est situé devant l’église du vœu avec une esplanade couverte d’orangers dont les fruits illuminent le décor.

L’ennui nait de l’uniformité

Pour les vieux niçois, ce parcours avait déjà été modifié par un précédent maire, qui avait permis d’en relever le profil par des jardins suspendus couverts de végétation. Un ancien forum se terminait par une terrasse relevée à l’Est. Ces divers points permettaient de prendre des photos sur le Vieux Nice, ses clochers et ses façades colorées. Les touristes, sauf s’ils logent à l’hôtel Aston, ne pourront prendre aucune vue rehaussée de la ville ancienne. Les articles publiés sur la coulée verte la montrent à partir d’un hélicoptère qui seul permet d’en voir les ondulations.

Aussi nous sommes nombreux à espérer la construction d’une passerelle qui offrirait de sublimes ouvertures. Son aspect léger et sa forme en ruban la ferait traverser la promenade longitudinalement. Il serait possible de l’habiller de végétation.

DSC00217 (1)DSC00199 (1)

Après l’inauguration : un vrai chantier

Deux mois après l’inauguration de la Promenade du Paillon,  il faut bien reconnaître qu’il y a loin entre ce jour lointain et le visage actuel de cette Promenade. C’est une promenade au milieu d’une exposition de matériel de travaux publics où les engins cheminent au milieu des promeneurs. La Baleine déjà hors d’eau n’accueille plus personne, les manèges sont entourés de grillages qui s’ajoutent aux sempiternelles grilles de clôture.

DSC00205 (1)DSC00201 (1)-copie-1DSC00206 (1)-copie-1DSC00216 (1)DSC00202DSC00292

DSC00222

La circulation automobile perpendiculaire coupe le chemin des passants. Les auvents destinés à abriter les promeneurs sont en réfection. De plus, les sièges qui permettent de changer d’orientation ont un périmètre trop large, et 8 personnes seulement peuvent y trouver refuge les jours de pluie. Plus de gazouillis d’oiseaux pour charmer nos oreilles, des jets d’eau à l’arrêt, des pelouses spongieuses… Cet état annonce-t-il des années de travaux, de palissades protectrices, comme hier au Mamac-TDN ?

DSC00214 (1)DSC00204 (2)-copie-1

La coulée verte est rompue depuis plusieurs mois par les baraques foraines ou les tribunes destinées à accueillir les spectateurs sur la place Masséna. Il faut donc acquitter un péage de 7 euros pour pouvoir admirer le panorama grâce à la grande roue.

DSC00290DSC00232

Mais cette montée fait encore plus apparaître l’emprise des jeux au jardin Albert 1er, l’important espace envahi par les tribunes, une place Masséna encombrée, comme à l’occasion des fêtes de fin d’année par des cabanes provisoires. La priorité accordée aux marchands du Temple n’étanche jamais leur soif d’espace au détriment des véritables intérêts de la population. On le voit partout avec des terrasses à l’emprise exponentielle dans nombre de lieux publics : Avenue, Masséna, Garibaldi, Cours Saleya.


Guy Muller

 

Partager cet article
Repost0
15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 16:30

 

Vue sur Mougins

C’est avec les Amis des Musées de Nice, que nous sommes allés visiter à Mougins la Chapelle Notre Dame de Vie, puis la Chapelle Bellini à Cannes. A l’occasion de la mi-temps consacrée à une restauration au Méditerranée, nous nous sommes baladés dans les rues de la ville et avons visité son église. Plusieurs cars ont été mobilisés à cette occasion sur des jours différents ce qui a varié les expériences selon la nature du temps.

Notre Dame de Vie
Chapelle Notre Dame de VieCIMG1366Tour Lombarde de Notre Dame de Vie

C’est au sein d’un large paysage arboré de cyprès que l’église a été construite. Les Anciens avaient coutume de choisir des lieux en hauteur pour simuler une élévation spirituelle au cours d’un cheminement pentu encadré par des arbres. Depuis l’Antiquité, notre Méditerranée a connu nombre de sites élevés : Delphes, Sélinonte, Taormine, Ephèse, propres à favoriser la méditation. L’élévation spirituelle s’épanouissant dans ces cheminements pentus.

La Chapelle est un site classé dont des améliorations récentes accentue la beauté extérieure et intérieure. Parmi les participants, il y avait une unanimité, pour reconnaitre l’importance des transformations intervenues sur 10-15 ans. Ce site a été occupé par les gallo-romains comme en témoignent les inscriptions sur des stèles funéraires très bien mises en valeur.

La Chapelle est semblable aux églises romanes du 16ème  siècle dont l’aspect a été respecté.  Reconstruite au 17ème siècle elle possède de très belles proportions avec son porche à trois arcatures.

Un petit clocher attenant attire nos regards : il s’agit d’un édifice lombard du 11ème siècle. Un ermitage a été construit au 17ème siècle. Cet ermitage abrite un petit musée qui retrace l’histoire de la Chapelle. Deux autres étages étaient consacrés à une collection de photos de Picasso.

CIMG1372CIMG1345CIMG1361

Un vaste enclos extérieur a été aménagé par la famille Guiness, d’où une esplanade surmontée par une croix gaélique. L’intérieur de l’église comprend nombre d’ex-votos dont le classement est en cours. Ils sont très caractéristiques de témoignages de dévotion et de ferveur religieuse.

Un sanctuaire à répit

 « Les croyances religieuses jusqu'au XIXe siècle, permettent de donner une signification positive à la perte d'un enfant. Si Dieu choisit parfois de reprendre l'enfant, dès l’âge le plus tendre, c’est paradoxalement pour son bien, parce qu’il veut en faire un saint » explique l'historienne Marie-France Morel. Car, expliquait-on, tout enfant baptisé avant sept ans n'avait pas péché et son âme allait directement au ciel. Devenu un ange proche de Dieu, il pouvait alors assurer le salut de ses parents. L'Église avalisait cette croyance. La mort d'un enfant était un gage d’espérance célébré par des chants d'action de grâces. Dans le rituel pas de noir, mais du blanc, pas de glas, mais un carillon joyeux. Il en va tout autrement lorsque la mort surprenait le petit qui n'avait pas reçu le baptême.

« Si la sérénité finit par gagner peu à peu les familles qui ont perdu un tout-petit après le baptême, il n’en est pas de même pour celles qui n’ont pas pu le baptiser. Sans baptême, les petits morts qui n’ont pas reçu de nom, ni de parents spirituels, ne sont intégrés ni à la communauté des morts ni à celle des vivants. Leur corps ne peut être enterré dans le cimetière paroissial en terre consacrée. Ils sont inhumés n'importe où, comme des animaux, au pire dans un champ où leur corps servira à « engraisser les choux », au mieux dans le jardin familial ou dans un coin non consacré du cimetière. Comme celles des disparus en mer, des suicidés et des assassinés, leurs âmes, insatisfaites, ne peuvent trouver de repos : elles errent autour des vivants qu'elles reviennent sans cesse tourmenter ».

AutelCIMG1357Grille de la Chapelle

L'enfant mort-né était souvent apporté dans les heures suivant l’accouchement, généralement par le père accompagné d’un ou plusieurs voisins. Arrivé au sanctuaire, son corps était déposé devant l'autel de la Vierge, priée avec ferveur par tous les assistants, auxquels se joignent généralement un ou plusieurs prêtres attachés au sanctuaire.

On guette le moindre signe pouvant faire croire à un retour temporaire à la vie : coloration du visage, émission d’un souffle, bruit en provenance du petit corps, apparition de quelques gouttes de sang aux narines, etc. Si l'un de ces événements survient, l’enfant est immédiatement baptisé par un des prêtres présents.  La création plus tardive du Purgatoire permettait de mieux trier parmi les défunts selon leurs mérites comme dans le bouddhisme et donc de ne pas envoyer directement en enfer les enfants innocents non-baptisés.

Les ossements des mort-nés sont regroupés sous une stèle extérieure qui rappelle d’ailleurs leur innocence par sa suscription. Mais l’importance de certains dogmes religieux avait poussé à juger des animaux coupables de délits au Moyen Age.

CIMG1368Pénitents en processionCroix époque propriété Guiness

Espérons que le mariage pour tous ne renouvelle pas ces coutumes à l’égard des enfants issus d’unions réprouvées par l’Eglise. Les enfants peuvent-ils être responsables de la conduite de leurs parents ? On voit que la question est posée et reposée sans cesse…

La Chapelle Bellini de Cannes
Chapelle Bellini

Cette Chapelle, n’en est plus une, car transformée en atelier d’artiste. Nous avons été très cordialement accueillis par la fille du peintre au milieu des nombreuses œuvres de son père. L’ancienne Chapelle a été conservée dans son jus. Mais sa décoration ne dénote pas, on observe en cheminant, les tableaux exposés dans un silence attentionné.

CIMG1389CIMG1408CIMG1403

Madame Bellini nous brosse la vie de son père et les lieux qu’il a décrit avec sa palette. Cannes,Nice, Venise, Paris, Monaco ; ainsi que ses préférences pour le Cirque, les Gitanes, la description des monuments : casinos, palaces avec le mouvement des cabriolets. Emmanuel Bellini qui était architecte de formation présente une société sans problèmes avec des toiles mouvementées sur les stations de la Côte d’Azur. On y voit des promenades et des promeneurs venus sur la Côte pour s’y distraire.

 

CIMG1404CIMG1386

 Nous apprenons que la Chapelle fait l’objet d’une donation à la ville de Cannes. Cinq tableaux sur la ville de Nice sont proposés au musée de Nice qui souhaiterait les accueillir pour les accrocher.

Deux livres des tableaux sont à la vente ainsi qu’un DVD qui contient outre des explications sur les pérégrinations d’Emmanuel Bellini, un recensement d’œuvres, classées par thématique.

Les participants repartent tous avec une affiche offerte gracieusement. Et le car reprend sa route en direction de Nice.

Guy Muller

 

 

Partager cet article
Repost0
15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 17:36

 CIMG2251.JPGCIMG2245

Une nouvelle fois, nous nous sommes déplacés avec les Amis des Musées de Nice pour une journée consacrée à la ville de Saint Tropez, à l’occasion d’une exposition temporaire dédiée à l’école Marseillaise, au musée de l’Annonciade. C’est Martine Pellissier qui nous a fait découvrir l’évolution de la peinture de l’école marseillaise, dans le car avec un exposé savant, accompagné de planches de dessins. Elle a par la suite décrit les œuvres exposées au musée de l’Annonciade dans l’après-midi.

CIMG2296

L’intérêt de cette exposition étant de présenter une évolution de la peinture de 1850 à 1920 consacrée au paysage. Alors que l’école impressionniste développe de nombreuses vues de paysages normands ou d’île de France, les peintres qui opèrent en Provence s’adaptent à un soleil omniprésent qui modifie leur perception. Théophile Gautier décrit bien l’amour de la couleur de ces peintres dont les blancs sont lumineux, la mer bleue, le ciel d’azur. C’est Monsieur Loubon, le directeur du conservatoire de Marseille qui devient le chef de file d’une école originale. Elle  décrit une Provence poudreuse, torride, dont la blancheur et la lumière sont accentuées par l’orientalisme des déserts. Une Provence aride s’oppose progressivement aux peintres de Barbizon à la peinture plus tempérée. Cézanne en deviendra le peintre emblématique avec ses descriptions de la Sainte Victoire et de son environnement désolé, asséché, submergeant un vaste panorama.

Mais avant lui, il y aura bien d’autres peintres : Guigou, Simon François, Ziem, Ponson, Olive, Garibaldi, Monticelli, Camoin, Chabaud, Lombard, Seyssaud, Verdilhan. Comme il est interdit de prendre des photos de cette exposition le lien suivant vous permettra d’en savoir plus sur l’exposition temporaire :link

CIMG2295

Parmi les œuvres de l’exposition permanente, Signac fait l’objet de la vidéo suivante :

Saint Tropez

 CIMG2263CIMG2227CIMG2272CIMG2270

Notre matinée est consacrée à visiter la vieille ville de Saint Tropez, dont vous trouverez des vues ci-après. Le port avec ses commerces est dominé par d’importants bateaux qui en masquent les quais. Un envahissant commerce uniformise cette cité avec bien d’autres lieux : Portofino, Capri, Amalfi. Ce sont les marques qui imposent un nivellement quasi-universel de modes successives, organisant la vie de touristes tournant en boucle de Shanghai à Singapour, en passant par Monaco…

CIMG2286CIMG2287!cid imageA90E58DB-9358-4C73-BE9F-840D02B9C90B!cid image9F44CF2E-F321-471A-A337-4A59BB5033D6

Il vaut mieux voir la ville depuis ses fortifications ou en cheminant dans ses ruelles colorées.

 CIMG2291CIMG2224CIMG2241

Plus de Photos ?  Voir le diaporama suivant : Saint-Tropez Saint-Tropez

 Guy Muller

 

Partager cet article
Repost0
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 16:47

Le vieux Nice et ses confréries de Pénitents

La vieille ville de Nice a été revisitée récemment avec les Amis des Musées qui ont organisé une visite sur le thème des Pénitents. La dispersion des Confréries dans la vieille ville a été l’occasion de se promener du cours Saleya à la place Garibaldi.

Vieux NiceVieux Nice vue du Chateau

La vieille ville est nichée au pied de l’ancien château de la ville. Elle est délimitée au sud par le Quai des Etats-Unis, la rue Ségurane à l’Est, le Paillon au Nord. Elle est devenue le centre touristique de la ville de Nice car elle renferme outre la mairie, la cathédrale, l’opéra, la mairie, le palais Sarde et le palais Lascaris, le palais de justice, maintes églises et chapelles. Si l’extension progressive de la ville s’est étendue très loin de ses origines, la vieille ville en est restée le cœur, comme en témoignent des découvertes récentes.

Ouest du Vieux NiceCours Saleya

Le diaporama suivant montre les principaux aspects de la vieille ville, progressivement envahie par des restaurants, bars, boutiques de mode et de galeries de peintures.  Nice Nice

Porte fausseCIMG3101

Une entrée du vieux-nice : la porte fausse

Les Confréries de Pénitents

Les Confréries de Pénitents ont toutes les mêmes caractéristiques quels que soient les lieux où elles ont surgi. Depuis sept siècles, elles possèdent deux caractéristiques essentielles, maintenir une vocation spirituelle et donner un lien social. Leurs membres sont des laïcs au service de la communauté lors d’épreuves subies par la population. Les Confréries ont géré des orphelinats, dispensé des distributions de nourritures, géré des hôpitaux. Elles participaient aux funérailles des défunts. L’habit des Pénitents « le sac » est destiné à organiser leur anonymat, renforcé par une capuche, afin de maquer les inégalités sociales. Comme les chaussures permettent au Moyen Age de désigner les professions ou les classes sociales, elles sont masquées par des babouches unificatrices. La disette, les famines, les épidémies, sont des catastrophes fréquentes. Des villages entiers de l’arrière pays sont rayés de la carte et deviennent inhabités. A Nice en 1340 les deux tiers de la population disparaissent et le nombre d’habitants passe de 14 500 à 5 500 personnes.

Le PortPlace Masséna

Les Pénitents Noirs de la Miséricorde

La Chapelle de la Miséricorde est un joyau situé au centre du cours Saleya. Elle se trouve placée à côté du Palais Sarde sui a longtemps servi de préfecture au département avant de devenir propriété de la ville. Aujourd’hui le Cours Saleya est devenu un marché des fruits et légumes et un marché aux fleurs.

La Chapelle de la Miséricorde abrite la Confrérie des Pénitents noirs dont le but est rappelé par leur maître François Dunan. « Tout membre de l’Archiconfrérie doit avoir constamment à cœur de lier ces deux actions : dévotion et vie caritative, en d’autres termes, se nourrir d’une vie communautaire ouverte sur le monde. Notre engagement de Pénitent na vaut que s’il est éprouvé sans cesse à l’aune de la charité, laquelle ne connait aucune limite ». C’est en 1328-1329 que la famine était telle à Nice qu’une distribution de blé venant de Sicile et de Grèce fut organisée par les notables de la ville. Les confrères de l’Aumônerie sont donc à l’origine de la création d’une Confrérie qui acquit progressivement ses lettres de Reconnaissance, dont le secours aux indigents en 1458. Parmi les privilèges accordés à la confrérie : le 29 aout de chaque année la peine de mort ou celle des travaux forcés était accompagnée par la libération d’un condamné. La liste des œuvres de Miséricorde est la suivante :

- Nourrir, vêtir, secourir les indigents,

- Venir en aide aux veuves, aux orphelins, aux voyageurs,

- Visiter les malades, les prisonniers, les affligés,

- Assister les pauvres honteux,

- Conforter les suppliciés,

- Pourvoir à la sépulture des défunts.

Chapelle de la MiséricordeP2090427

Palais Sarde

La Chapelle de la Miséricorde a subi des dommages liés à la construction d’un parking souterrain. Sur un espace restreint, l’architecte Bernard Antonio Vittone, a accompli un miracle, donnant hauteur et lumière à l’édifice. La façade extérieure et l’inclusion de la Chapelle dans un couvent limitent l’espace intérieur. Or en entrant, on est écrasé par la hauteur des voutes enrichies par des colonnes de faux marbre. Pendant que l’on admire les fresques, le dôme, les six chapelles elliptiques, on ressent une augmentation du volume. Car il y a bien trois niveaux en hauteur, divisés par les six chapelles. Ces 18 ensembles conjugués avec le chœur et le parterre elliptique, lui aussi, donnent une idée de profusion. En y ajoutant l’élégance des fresques et tableaux, l’or qui recouvre le sommet des colonnes et entoure les chapelles, le mariage des couleurs, on approche d’une extase. Les sensations ressenties par le visiteur résultent bien sûr d’un baroque accompli qui joue des roses, des verts, du noir et du bleu. En dépit de dégâts importants, elle reste un joyau de l’art baroque, ouverte le dimanche matin et le mardi après-midi. La sacristie renferme de très belles œuvres d’art : le retable de Miralhet et un Bréa.

Les Pénitents rouges du Saint Suaire

La Chapelle de la Sainte Trinité et du Saint Suaire est située au fond du cours Saleya à côté de l’ancien Sénat. Elle doit son nom au Saint Suaire repris par la ville de Turin. L’archiconfrérie des pénitents rouge rassemble les traditions de trois autres confréries depuis 1824.

Chapelle du St SuaireCIMG3080

Les Pénitents blancs de l’archiconfrérie de la Sainte Croix

La chapelle vient d’être restaurée pour son aspect extérieur elle est située au 2 rue St. Joseph. Elle est en travaux pour une importante restauration intérieure. Sa décoration est orientée en totalité vers la Croix dont la croix d’autel figure un arbre de vie terminé par du feuillage.

 Intérieur de la Chapelle de la Sainte CroixCIMG2117-copie-1.JPG

Les Pénitents bleus du Saint Sépulcre

Elle présente la particularité d’être située au 1er étage d’un immeuble situé place Garibaldi. Elle est rendue visible depuis la place par un décrochage des piliers en saillie par rapport à l’alignement des façades de la place. Cette place vient d’ailleurs de faire l’objet d’une décoration royale par le déplacement de la statue de Garibaldi et par l’organisation mouvementée des façades. L’objectif étant de donner une dimension royale à la place comme on peut en admirer des exemples à Turin.

En avancée de la Chapelle, un balcon en pierres protégé par une rambarde en fer forgé, porte la couronne royale des ducs de Savoie, souverains de Nice jusqu’en 1860. Cette avancée leur servait de tribune publique lors de leurs visites. Mais la Chapelle est couronnée par un toit triangulaire et des arcatures qui donnent l’impression que la Chapelle est beaucoup plus grande que la réalité.

CIMG2166.JPGCIMG2167.JPGCIMG2169.JPG

Chapelle de la Sainte Croix

L’intérieur de la Chapelle reprend le rythme tertiaire de la façade : loge municipale, travée composée de deux autels, puis le chœur surmonté par un tableau de Van Loo.

Le Vieux Nice enferme de nombreuses églises dont la Cathédrale Sainte Réparate, l’église du Gésu, l’église Saint François de Paule, l’église St. Martin, St. Augustin qui rappellent son histoire.

Cathédrale Sainte RéparateEglise du GésuPlace du palais de justiceLes clochers du vieux Nice

Guy Muller

Partager cet article
Repost0
2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 18:11


Bussana Vecchia

Le tremblement de terre du 23 février 1887 a détruit ce très joli village médiéval situé à côté de la ville de San Remo.

Bussana a connu au XIXème siècle une série de quatre événements sismiques destructeurs, avec un premier événement le 23 février 1818 , d'une intensité maximale de VIII sur l'échelle de Mercalli, puis un second, les 26 et 28 mai 1831 un peu plus fort que le précédant, d'une intensité maximale de VIII à IX (VIII sur Bussana), et où 24 maisons s'écroulèrent. Puis encore un troisième, le  29 décembre 1854 d'une intensité maximale de VIII qui a provoqué l'effondrement d'une maison et a fait quelques blessés légers.  Et enfin, 33 ans plus tard, le village est à nouveau frappé par le terrible séisme Ligure du  23 février 1887encore plus fort que les précédents, d'une intensité maximale de X à l'épicentre (VIII à IX à Bussana), qui a provoqué la mort de 53 personnes et a fait 27 blessés à Bussana. 

De loin ce village apparait intact dans la mesure où ce sont les toitures qui se sont effondrées. Il est habité par des artistes.




La nouvelle Bussana

Pour se venger du destin les habitants de Bussana ont construit une église magnifique à quelques kilomètres de l'ancien village



Partager cet article
Repost0

Le Musée Lascaris

https://youtu.be/l23HXor58bY

Rechercher

Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation-Boussole