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1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 15:44

Une architecture de Jean Nouvel

 

Pour le promeneur qui arrive dans le jardin de Vésone, le musée est à peine visible entre les arbres. Les parois vitrées permettent une visibilité du site de l’extérieur. Le bâtiment de Jean Nouvel est comme une fenêtre ouverte sur le passé enfoui sous la ville moderne. Un large parapluie plane au-dessus des murs antiques qu’il protège. Depuis les mezzanines, une vue spectaculaire s’ouvre sur les vestiges. Au-delà, les hautes parois de verre révèlent le parc paysager de la Tour de Vésone et les vestiges du rempart du IVème siècle.

Depuis les mezzanines qui abritent les collections, une vue spectaculaire s’ouvre sur les vestiges archéologiques (2 400 m2). Au-delà, les hautes parois de verre révèlent le parc paysager de la Tour de Vésone et les hauts murs du rempart du Ive siècle.
Jean Nouvel est connu pour ses œuvres réalisées dans le monde entier, comme la Tour Agbar à Barcelone. A Paris, on lui doit notamment l’Institut du Monde Arabe et le Musée du Quai Branly.

Vesunna le site gallo-romain de Périgueux
Vesunna le site gallo-romain de Périgueux
Vesunna le site gallo-romain de Périgueux

Un site archéologique

 

La domus de Vésone présente une demeure gallo-romaine exceptionnellement bien conservée. Au cœur de la ville antique de Périgueux, en 1959, des fouilles ont révélé les vestiges d’une vaste maison gallo-romaine, la domus de Vésone, richement décorée de peintures murales. Occupée du Ier au IIIe siècle, cette demeure était contemporaine de l’amphithéâtre et du temple de Vesunna (la Tour de Vésone) dont les imposants vestiges sont encore présents dans le parc du musée. La visite se fait autour du jardin central, où l’on peut voir une magnifique fresque représentant une riche faune marine sur un fond rouge bordeaux, datée du milieu du IIe siècle ap. J.-C.
La demeure était aménagée autour d’un jardin central. Les salles chauffées par hypocauste, une cuisine, des salles de réception, des bains, témoignent de la richesse de ses habitants.

Vesunna le site gallo-romain de Périgueux
Vesunna le site gallo-romain de Périgueux
Vesunna le site gallo-romain de Périgueux
Vesunna le site gallo-romain de Périgueux
Vesunna le site gallo-romain de Périgueux

Un musée et des collections

Vesunna, l’antique Périgueux, est la ville gallo-romaine la mieux connue d’Aquitaine. Sa prospérité est illustrée par des collections regroupées depuis le début du XIXe siècle par des historiens et archéologues locaux : blocs d’architecture, sculptures, stèles funéraires… Des maquettes de la ville et des principaux monuments attestent l’importance de l’ancienne Cité des Petrucores. Sans renier leur culture celte, ils avaient adopté les techniques et le mode de vie des romains : construction en pierre, religion, alimentation, parures.

Vesunna le site gallo-romain de Périgueux
Vesunna le site gallo-romain de Périgueux
Vesunna le site gallo-romain de Périgueux
Vesunna le site gallo-romain de Périgueux

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 11:58

Nous consacrons deux vidéos à la description de la ville de Périgueux et à son musée Vesunna.

Labellisée « 4 fleurs », Périgueux est la capitale culturelle et touristique du Périgord blanc, dans la vallée de l'Isle. La ville offre aux touristes un patrimoine historique gallo-romain, médiéval et de la Renaissance. Reconnue ville d'art et d'histoire, Périgueux possède 44 monuments historiques inscrits ou classés, et trois musées labellisés Musées de France, dont deux municipaux. La ville conserve et met en valeur son riche patrimoine civil, militaire et religieux, dont sa cathédrale Saint-Front, classée au titre des monuments historiques ainsi qu'au patrimoine mondial de l'UNESCO.

La ville de Périgueux est organisée autour de sa Cathédrale Saint Front qui la domine de ses nombreuses coupoles. La cathédrale Saint-Front est bâtie dans le centre-ville de Périgueux, sur le tombeau de saint Front de Périgueux, l'évangélisateur légendaire du Périgord, qui a donné son nom au quartier central de la ville (« Puy-Saint-Front ») au Moyen Âge. Simple église à l'origine (aux débuts du Ve siècle), elle a subi plusieurs destructions et reconstructions, pour devenir, à partir de 1669, la cathédrale du diocèse de Périgueux. Elle est classée monument historique en 1840, érigée aussi en basilique mineure en 1897, et inscrite au patrimoine de l'humanité au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en 1998. Cette cathédrale à coupoles a été presque entièrement reconstruite lors de la restauration entreprise par Paul Abadie au XIXe siècle. Par la suite, cet architecte s'en inspira pour la construction du Sacré-Cœur  à Paris.

Depuis les berges de l’Isle, en les longeant on profite d’une superbe vue sur la Cathédrale, mais aussi sur les maisons qui les bordent à partir du pont des Barris.

Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac

Bergerac

 

Un petit tour dans la ville … Bergerac arbore fièrement depuis quelques années son Label Ville et Pays d’Art et d’Histoire. Et pour cause… Un dédale de rues et de placettes plus charmantes les unes que les autres. On lève le nez pour admirer les colombages, les fenêtres en ogive, les portes travaillées. Surtout perdons pas une miette des anecdotes historiques : « lors de la venue de Catherine de Médicis, les fontaines de la rue des Fontaines crachaient du vin pour réveiller les ardeurs des Catholiques ! ».

Plus loin,  place Pélissière, on salue la statue de Cyrano  ah, quand même, le voilà, puis les photos partent en rafale vers les maisons de bateliers place de la Mirpe. On reste admiratifs devant la machine à sculpter en série les têtes de pipes tout en haut du Musée du Tabac.

Bien sûr, à l’heure de l’apéritif il ne faut pas négliger de flâner le long des quais !  D’ailleurs à propos et les Vins de Bergerac ? Pour tout savoir, passage obligé par la Maison des Vins de Bergerac. Le site à lui seul vaut le détour : une demeure du 17ème siècle, bâtie autour d’un cloître en bois et briques (Le Cloître des Récollets). Tout, nous saurons tout sur les 13 appellations qui constituent ce vignoble, film, salle sensorielle pour s’amuser à deviner les arômes des vins et bien sûr la vinothèque. Là, nous complétons nos connaissances par une dégustation des crus locaux.  

Le lendemain, nous commencerons nos visites des châteaux, dont le plus proche de Bergerac est celui de Monbazillac.

Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac
Périgueux - Bergerac – Monbazillac

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 16:14

Le château de la Verrerie

 

Le château de La Verrerie est situé à Oizon dans le département du Cher, près d'Aubigny-sur-Nère, à la frontière entre le Berry et la Sologne, à proximité d'un étang alimenté par la Nère séparant la forêt de Cleffy  de celle de l'Aumone.
En 1422 le Roi Charles VII donne le Comté d’Aubigny à Jean Stuart, Comte de Darnley, Connétable d’Ecosse en reconnaissance de ses bons et loyaux services durant la Guerre de Cent Ans, dans la bataille contre les Anglais. Une petite fabrique de verre, située alors au bord du lac mais démolie en 1815 inspira le nom de « La Verrerie ».

Mais le château ne fut pas construit avant la fin du XVe siècle, période pendant laquelle Béraud Stuart, petit-fils de Jean Stuart, à son retour de la campagne d’Italie, fait ériger le corps de logis principal dans le prolongement de la Chapelle et qui rejoint la Galerie « Renaissance » construite en 1525 par Robert Stuart, gendre de Béraud Stuart et compagnon d’armes de Bayard.

  En 1965,  le Comte Antoine de Vogüe  ouvre le Château à la visite et rejoint la Route Jacques-Cœur.

  En 1978, la Comtesse Antoine de Vogüé, son épouse, crée le Restaurant « La Maison d’Hélène » .

  En 1982, elle initie les chambres d’hôtes.
Elle réside aujourd’hui dans la grande demeure située à l’arrière du restaurant et dénommée « le Gros Chêne ».

  En 1993, leur fils, le Comte Béraud de Vogüé et sa famille, de retour du Canada et des Etats-Unis, prennent la suite de l’affaire familiale. 
Seul propriétaire de La Verrerie à y avoir vu le jour, il œuvre actuellement en permanence à la promotion de La Verrerie et d’autres châteaux privés, réunis au sein de la
Route Jacques-Cœur dont il est le Président.

Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)
Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)
Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)
Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)
Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)

Dun sur Auron

 

Dun-sur-Auron est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire. En 1101, le dernier vicomte, Eudes de Dun surnommé Arpin, vendit sa vicomté à Philippe 1err pour pouvoir partir en croisade. Dun devint la troisième ville royale du Berry, prit le nom de Dun-le-Roi et PHilippe Auguste la dota d'importantes fortifications. Une vue d'avion de la ville montre que ces structures d'enceinte présentent globalement l'aspect d'un ovale.

Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)
Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)

Le château d’Ainay le Vieil

 Après l'avoir racheté à Jacques Cœur, en 1467 Charles de Bigny fait édifier entre 1500 et 1505 un logis pré-Renaissance de style Louis XII. Le château est situé dans le Sud du Berry et est habité par les descendants de la famille Bigny depuis près de six siècles. Il est construit sur un site occupé autrefois par les gallo-romains. Fortifié dès le Haut Moyen Âge, il est situé sur la frontière qui séparait les domaines francs de ceux d’Aquitaine et plus tard, ceux des rois de France des territoires anglais. Cette position stratégique, particulièrement jusqu’à la fin de la guerre de Cent Ans, explique la dimension de sa double enceinte qui lui a assuré force et pérennité. Il s’agissait d’une place importante pour le royaume, confiée à la garde de personnages proches des rois de France : Bourbon, des Barres, Sully, Culant.

Surnommé « le petit Carcassonne » en raison de son enceinte fortifiée circulaire, le château d'Ainay-le-Vieil fait aujourd'hui partie de la route touristique Jacques Cœur.

Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)
Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)
Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)
Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)
Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)
Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)
Les Châteaux de la Verrerie et d’Ainay le Vieil (Berry)

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 10:57

 

Cet été, nous avons parcouru le Berry, à partir de sa capitale Bourges. Cette région est riche en vignobles avec ceux de Menetou-Salon et de Sancerre. La route de Jacques Cœur permet de visiter 18 châteaux et de nombreux jardins.

 

Le château de Meillant

 

 Ce Château construit au XIème siècle évolua au cours de l’histoire selon la volonté de ses propriétaires successifs avec de nombreux travaux d’agrandissement et d’embellissement. Le château de Meillant, propriété de la famille Rochechouart de Mortemart, l’une des plus anciennes de France, propose deux façades de styles différents. La première, d’inspiration médiévale s’oppose à une seconde richement ornée affichant son appartenance au style gothique flamboyant qui n’est pas sans rappeler le Palais Jacques Cœur de Bourges. De ce côté, on retrouve une fringante tour-escalier, la Tour du Lion, qui elle-même fait face à une charmante petite chapelle indépendante. Cet ensemble harmonieux s’ouvre enfin sur un parc paysager romantique et plein de surprises.

Château de Meillant-Vignobles de Menetou-Salon et Sancerre
Château de Meillant-Vignobles de Menetou-Salon et Sancerre
Château de Meillant-Vignobles de Menetou-Salon et Sancerre
Château de Meillant-Vignobles de Menetou-Salon et Sancerre
Château de Meillant-Vignobles de Menetou-Salon et Sancerre
Château de Meillant-Vignobles de Menetou-Salon et Sancerre
Château de Meillant-Vignobles de Menetou-Salon et Sancerre
Château de Meillant-Vignobles de Menetou-Salon et Sancerre

Remarquable pour son style gothique flamboyant, le Château de Meillant, somptueusement meublé, propose une visite mystérieuse avec des tours de magie. Pour les enfants est proposé le jeu "délivre la fée lutine", dans l'ancien cellier, un monde miniature nous fait rêver. Niché dans un parc à l'anglaise, le château comprend des dépendances où se trouvent des voitures anciennes et un parcours miniature retraçant l'histoire de l'architecture française du Moyen-Âge à nos jours.

 

Une révolte de la population sauve le château

 

C'est à la famille d'Amboise, et notamment à Charles de Chaumont d'Amboise, gouverneur d'Italie, que l'on doit la transformation du château, débutée en 1473. Sur la façade, on retrouve d'ailleurs les armes parlantes de Charles de Chaumont : Deux "C" entrelacés surmontant un mont enflammé pour "Chaud Mont".
Beaucoup de propriétaires se sont par la suite succédés, parmi lesquels le duc de Charost, créateur du canal de Berry. Alors qu'il était emprisonné à Bourges puis transféré à Paris pour y être guillotiné, la population de Meillant et de ses environs a exigé sa libération. Tout le Berry s'était mobilisé pour obtenir son retour au château. Ceci explique pourquoi le château n'a pas été endommagé pendant la révolution.
Le château fut ensuite transmis par héritage à la famille Rochechouart de Mortemart, occupant toujours le château de nos jours. La famille Rochechouart de Mortemart est une des plus anciennes familles de France. Pour l'anecdote, Madame de Montespan, favorite de Louis XIV, était une Mortemart.

L'atelier des miniatures
L'atelier des miniatures
L'atelier des miniatures
L'atelier des miniatures
L'atelier des miniatures

L'atelier des miniatures

En route, nous avons traversé les vignobles de Menetou-Salon et de Sancerre qui couvrent une superficie importante.

Château de Meillant-Vignobles de Menetou-Salon et Sancerre
Château de Meillant-Vignobles de Menetou-Salon et Sancerre
Château de Meillant-Vignobles de Menetou-Salon et Sancerre
Château de Meillant-Vignobles de Menetou-Salon et Sancerre

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 14:23

 

L’Arche de la Défense ou Grande Arche est un immeuble de bureaux situé dans le quartier d'affaires de La Défense à l'ouest de Paris, sur le territoire de la commune de Puteaux. Inaugurée en 1989 au moment du bicentenaire de la Révolution sous le nom de Grande Arche de la Fraternité, construite sur l'axe historique parisien, est l'un des grands travaux de François Mitterrand réalisés au cours de son premier mandat de président de la République française.

En 2007, le gouvernement envisage le regroupement des administrations centrales de l'Équipement dans une nouvelle tour dans le cadre du plan de relance du quartier d'affaires de La Défense. Il envisage le financement de l'opération par la vente des locaux accueillant ces administrations dans la Grande Arche. Dans cet objectif, le classement de la Grande Arche au titre des monuments historiques est étudié, afin de préserver l'architecture de l'édifice. Le 16 juin 2017, après des travaux de restauration et de reconfiguration du pilier sud et du toit (les plaques de marbre de Carrare qui se détachaient ont été remplacées par du granit) et huit ans de fermeture au public, l'Arche rouvre, avec un espace d'exposition de 1200 m² dédié au photojournalisme, un auditorium et un restaurant. Deux nouveaux ascenseurs sont ajoutés.

L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières

 « Seulement Humains », l’exposition de Pascal Maitre à l’Arche

L’Arche du Photojournalisme consacre sa nouvelle exposition photo à Pascal Maitre jusqu’au 11 octobre prochain. Baptisé "Seulement Humains", elle dévoile des clichés de sa longue carrière de photographe aux quatre coins du monde.

Voilà quarante ans qu’il arpente les quatre coins du monde pour couvrir  guerres et conflits. Au cours de sa longue carrière le photojournaliste Pascal Maitre a travaillé avec les plus grands magazines comme National Geographic, Geo, L’Express, Paris Match ou encore le Figaro Magazine. Sur son passeport figurent une multitude de pays dont l’Iran, l’Afghanistan, la Colombie, la Russie, Le Honduras mais aussi ceux d’Afrique, un continent cher à son cœur où il a sillonné au cours des dernières décennies la Somalie, le Congo, le Rwanda, Le Sahel ou encore Madagascar.

Sur ces centaines de clichés tous issus de reportages de presse, le photographe en a retenu 154 répartis en dix chapitres, pour l’exposition « Seulement Humains » lui étant actuellement consacrée à l’Arche du Photojournalisme au Toit de la Grande Arche jusqu’au 11 octobre prochain.

« Les choix des photos a été fait pour raconter une histoire, explique le photographe qui dit se sentir profondément journaliste. L’espace est magnifique mais très particulier à habiller avec cette grande salle du milieu ».

« Si je continue à faire ce métier avec autant de passion je pense que c’est parce que la partie journalistique et raconter les histoires c’est mon moteur », confie Pascal Maitre. Au travers de cette exposition, l’homme refuse de parler de rétrospective : « Quand on parle de rétrospective c’est que l’on va fermer la porte mais j’ai encore des histoires que j’ai envie de faire ».

L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières

L’atelier des Lumières

 

Après les carrières de lumières situées aux Baux de Provence, la société CultureEspaces vient de créer à Paris un espace similaire, logé dans une ancienne fonderie. Sa programmation 2018 débute avec Gustav Klimt.

Situé entre Bastille et Nation, dans le XIème arrondissement parisien, L’ATELIER DES LUMIÈRES propose des expositions immersives monumentales. Avec 140 vidéoprojecteurs et une sonorisation spatialisée, cet équipement multimédia épouse 3 300 m2 de surfaces, du sol au plafond, avec des murs s’élevant jusqu’à 10 mètres et fait vivre au visiteur une expérience immersive totale.

« Le rôle d’un centre d’art est de décloisonner, et c’est pourquoi le numérique doit prendre sa place dans les expositions du XXIe siècle. Mis au service de la création, il devient un formidable vecteur de diffusion, capable de créer des passerelles entre les époques, de faire vibrer les pratiques artistiques entre elles, d’amplifier les émotions, de toucher le plus grand nombre », explique Bruno Monnier.

 

Nous avons apprécié cet été ce programme qui couvre la période de la Secession ou de l’art nouveau. C’est une visite au musée qui nous est proposée avec une animation et une musique, un spectacle qui renouvelle complètement la présentation de l’Art. En fonction de sa place et de son regard, chaque spectateur éprouve une vision particulière, en suivant des projections multiples sur l’ensemble des murs. Le fondu-enchaîné permet de rattraper les images ratées projetées d’un mur à l’autre. Le relief tourmenté de la salle offre plusieurs vues simultanées et différentes. Dans une immersion complète le programme nous submerge par sa beauté. On comprend mieux l’impact de cette scénographie sur les visiteurs nombreux à cette période de l’année.

 

Depuis l’ouverture les visiteurs ont fait le plein d’émotions et sont entrés au cœur même de l’œuvre de Klimt. Face à cet enthousiasme, l’Atelier des Lumières prolonge l’exposition numérique jusqu’au 6 janvier 2019.

 

DANS LA HALLE

- Programme long : « Gustav Klimt »

Traversant un siècle de peinture viennoise, l’exposition immersive propose un regard original sur Klimt et ses successeurs à travers la mise en scène des portraits, paysages, nus, couleurs et dorures.

Retour vers les motifs décoratifs, caractéristiques de ses œuvres, symbole de cette révolution artistique à travers sa période dorée, ses portraits et ses paysages.

 

- Programme court : « Hundertwasser, sur les pas de la Sécession viennoise »

Ce deuxième programme invite à découvrir l’oeuvre de Friedensreich Hundertwasser (1928 – 2000), dont nous célébrerions les 90 ans en 2018. Il incarne un renouveau artistique, fortement marqué par la révolution instiguée par Klimt.

Par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi, avec la collaboration musicale de Luca Longobardi.


Klimt

Dans la Vienne impériale de la fin du XIXe siècle, Gustav Klimt figure parmi les grands peintres décoratifs des somptueux monuments de la Ringstrasse. À l’aube du siècle nouveau, il s’impose à la tête de  la Sécession viennoise, un courant qui aspire à régénérer l’art en profondeur. Célébré autant que contesté, Klimt ouvre la voie vers la peinture moderne. L’or et les motifs décoratifs, caractéristiques de ses œuvres, resteront un symbole de cette révolution artistique. L’exposition immersive présente ainsi les œuvres qui ont fait la singularité et le succès de Klimt : sa période dorée, ses portraits et ses paysages.

 

L’exposition présente également des œuvres de grands artistes viennois comme Egon Schiele et Friedensreich  Hundertwasser, influencés par le travail de Klimt. Poussé par l’effervescence artistique caractéristique de la fin du XIXe siècle, Schiele s’inscrit dans une nouvelle forme de représentation du paysage et du corps humain. Quant à Hundertwasser, dont nous célébrerions les 90 ans en 2018, il insuffle à ses constructions architecturales autant qu’à ses peintures une dimension toute symbolique.

 

Produite par Culturespaces et réalisée par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi, avec la collaboration musicale de Luca Longobardi, cette programmation artistique inaugurale invite les visiteurs à un voyage au cœur des œuvres colorées et lumineuses de Gustav Klimt, de ses contemporains et de ceux qu’il a inspirés. Traversant un siècle de peinture viennoise, l’exposition immersive propose un regard original sur Klimt et ses successeurs à travers la mise en scène des portraits, paysages, nus, couleurs et dorures qui ont révolutionné la peinture viennoise dès la fin du XIXe siècle et pendant le siècle suivant.

L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
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L’Arche de la Défense-L'atelier des Lumières
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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 17:26

Cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre

 

Les éléments les plus notables de cette cathédrale sont le chœur de style gothique lancéolé de la première moitié du XIIIe siècle, les vitraux des XIIIe – XIVe siècles, la chapelle absidiale particulièrement artistique et le déambulatoire, les portails avec une remarquable statuaire, trois grandes rosaces et autres verrières du XVIe siècle, les façades du transept, la crypte, les fresques médiévales. L'ensemble est un remarquable représentant de l'architecture gothique de la moitié nord de la France.

 

Portail central ou portail du Jugement Dernier

 

Le tympan du portail central est consacré au Jugement dernier. Le Christ Juge est assis entre la Vierge Marie et saint Jean-Baptiste agenouillés. Les piédroits, où figurent les vierges sages et les vierges folles, se rattache à ce thème car ces dernières sont présentées montant à l'appel du Jugement Dernier, lequel figure au linteau. Les voussures contiennent des statuettes représentant les apôtres. Elles sont décorées de 66 scènes.

Auxerre
Auxerre
Auxerre
Auxerre
Auxerre

Abbaye Saint-Germain d'Auxerre

 

L'abbaye Saint-Germain, à Auxerre, est une ancienne abbaye bénédictine fondée au Ve siècle par saint Germain d'Auxerre. Autour d’un cloître sont réparties diverses salles : salle capitulaire, salles du musée qui expose cette année « Femmes et artistes ». L’abbaye donne ses caractéristiques à la ville d’Auxerre depuis les bords de l’Yonne.

 

La crypte

 

La crypte est un exemple particulièrement remarquable de l'architecture carolingienne et une des mieux conservées de France. Elle se présente sous la forme d'une confession centrale entourée d'un couloir de circulation rectangulaire. Elle présente un cycle de fresques absolument uniques et remontant au IXe siècle, ce qui en fait les plus antiques de France. Elles ont été découvertes en 1927. On peut grâce à elles étudier l'art pictural de cette époque,

L'ancienne abbaye est achetée par la ville d'Auxerre en 1968 pour abriter le musée Saint-Germain d'Auxerre. De grandes campagnes de travaux et de restauration ont lieu en 1969-1972. L'ensemble est classé en 1971. L'église est de nouveau restaurée à partir de 2003.

Auxerre
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Femmes et artistes

 

Les Musées d'art et d'histoire consacrent leur exposition d'été à la production des femmes artistes sur une période charnière. De nombreux panneaux explicatifs présentent la situation des femmes qui n’ont pas le droit de participer aux formations officielles à la peinture. En fait elles n’ont pas le droit d’observer des nus dans les ateliers. C’est en 1875, que l’atelier Julian ouvre une classe réservée aux femmes. Les tarifs sont le double de ceux des hommes formés dans le même établissement. Ce n’est qu’en 1897 que les femmes sont admises aux Beaux-Arts. Elles se présenteront au prix de Rome seulement en 1903.

Une place particulière est accordée à Emilie Desjeux, peintre née en 1861 près de Joigny et formidable portraitiste, dont le musée vient d'acquérir un autoportrait. Elle sera récompensée à l’Exposition Universelle de 1900 et ouvrira un atelier à Paris en 1930. Elle fonde avec Hélène Bertaux l’Union des femmes peintres et sculpteurs. Elle lancera un journal qui portera ses idées, dont le gérant sera un homme, car une femme ne peut fonder une société en son nom propre !

Emilie Desjeux cohabitera durant cette exposition avec d’autres grandes artistes de talent: la sculptrice Hélène Bertaux qui s’est battue pour l’entrée des femmes aux Beaux-Arts, Virginie Demont-Breton, Rosa Bonheur ou encore Suzanne Valadon, ...

Les Musées d'Auxerre réunissent également à cette occasion des œuvres issues d'autres collections publiques. Exécutées par des femmes, elles témoignent de la diversité des parcours et des productions, du rôle de leur entourage, de leur accueil dans la société de leur temps.

 

Auxerre
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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 18:05

Le monument du Courage commémore le tremblement de terre de 1966

Tachkent, est une métropole d'Asie centrale, capitale de la République d'Ouzbékistan. Située à l'est du pays, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière kazakh, elle compte aujourd'hui plus de 2,7 millions d'habitants (2007). Elle a subi plusieurs tremblements de terre dont celui de 1966 qui a fait des milliers de victimes.

La capitale ouzbèke est la seule ville d’Asie centrale dotée d’un métro dont chaque station est somptueusement décorée selon un thème particulier. La première ligne fut inaugurée en 1977, et on en compte aujourd’hui trois.

Musée des Arts appliqués

Parmi les multiples musées de Tachkent, l'un des plus intéressants est le Musée des arts appliqués qui abrite une collection étendue de céramiques, de bois découpé, de textiles, de tapis, de fonte, et d'autres artisanats. Les salles d’apparat sont décorées magnifiquement ainsi que le montre notre vidéo. Un orchestre traditionnel anime ce musée.Guy

Tashkent
Tashkent
Tashkent
Tashkent
Tashkent
Tashkent
Tashkent
Tashkent

Médersa Koukeldach

 

Le haut portail (pishtak) à auvent (iwan), de 19,7 mètres mène à une cour intérieure dans laquelle donnent les deux étages de cellules (houdjr) qui sont au nombre de soixante, de deux mètres sur deux mètres. Celles-ci sont constituées d'une chambre et d'une niche à auvent (iwan). Autrefois les cellules étaient occupées par deux ou trois étudiants en théologie coranique. Des tours d'angle (gouldasta) de chaque côté du portail, les muezzins appelaient aux prosternations quotidiennes. La médersa n'était plus en activité au XVIIIe siècle, d'après le témoignage (rédigé en 1795) du marchand de Tachkent, Nour Mohammed, et servait déjà depuis longtemps de simple caravansérail, puis elle servit de forteresse et de prison au XIXe siècle du temps du khanat de Kokand. Le jour de notre visite un jardinier entretenait le jardin intérieur.

La place de l’Indépendance

Après la proclamation de l'indépendance de l'Ouzbékistan en septembre 1991, la place reçoit le nom de « Place de l'Indépendance » en 1992. La statue de Lénine est démontée et remplacée par une nouvelle œuvre symbolisant l'indépendance du pays avec un globe terrestre et la carte dans des proportions magnifiées du pays. Devant le piédestal (de l'ancienne statue de Lénine) est figurée une femme assise tenant un enfant dans les bras, symbolisant la Patrie.

La place de l'Indépendance est aujourd'hui la place de la capitale où se tiennent de grands événements, des parades militaires et toute sorte de manifestations officielles. Elle est ornée aujourd'hui de grands bassins avec des fontaines sur une vaste pelouse.

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Le monument aux morts

 

Une flamme brûle en permanence devant le regard triste d'une mère représentant les mères ayant perdu sa famille au front. La victoire sur l'Allemagne est célébrée le 9 mai on l’appelle la statue "Mère triste" il y a la même sculpture à Samarkand et bientôt dans d'autres villes pour remplacer les monuments de la période russe considérés comme trop agressifs.  Dans des niches situées tout le long à droite sont disposées des plaques dorées où sont inscrits les noms des disparus de la seconde guerre mondiale

 

Un peu plus loin  on trouve un autre monument, symbolisant l'espérance des Ouzbeks, dans l'avenir avec "la mère heureuse".

 

Cet article achève notre voyage en Ouzbékistan. Nous reprendrons prochainement le cours de nos découvertes en Europe cette fois-ci avec des visites des villes de Prague et de Dresde

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 17:42

La ville natale de Tamerlan regroupe de nombreux monuments disposés sur un vaste espace.

Dorout Tilavat

 

La mosquée Kok Gumbaz a été construite en 1437 by Ulugh Beg pour rendre hommage à son père Shah Rukh. Son nom signifie Dôme bleu, en référence au dôme immense, recouvert de carreaux de céramique bleue, qui coiffe le bâtiment.

Le mausolée de Djahangir

 

Le mausolée de Djahangir abrite le tombeau du fils aîné, et fils préféré, de Tamerlan, décédé à 22 ans à la suite d'une chute de cheval. Un dôme conique repose sur un tambour à 16 côtés.

La crypte de Tamerlan

 

La crypte de Tamerlan a été découverte par des archéologues soviétiques en 1943. La salle est constituée d'un sarcophage de marbre sur lequel les inscriptions révèlent l'utilisation prévue du tombeau pour Tamerlan (Timour en langues turques).

Shahrisabz
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La mosquée Hazrat-i Imam

La mosquée Hazrat-i Imam, adjacente au mausolée de Djahanjir, tient son nom d'une personne vénérée ayant vécu au VIIIe siècle, dont le corps aurait été ramené de Bagdad par Timur.

La statue de Tamerlan

La statue de Tamerlan est située derrière Ak Saray. Son édification date de 2003.

Le palais blanc

L'Ak Saray, ou "Palais Blanc"  de Timour se situe au nord de la ville historique de Shahrisabz. Le palais a été bâti entre 1380 et 1404 ap. J.C. par des "artisans" venus de divers pays de l'empire (Iran actuel, Ouzbékistan, etc.) dont le Khorezm que Timour venait tout juste de soumettre. Le bâtiment, achevé quelques mois avant la mort du conquérant, continua d'être utilisé durant les générations timourides, comme le confirme les carnets de Babur de la fin du XVème - début XVIème s ap. J.C.

A la différence de palais construits à Samarcande par le souverain et dont rien d'aérien ne subsiste, l’Ak Saray est situé intra-muros (dans la ville entourée d'une enceinte) et adossé au rempart dans l’angle Nord-Est de la cité. Timour à voulu faire de l’Ak-Saray une création unique à mi chemin entre les palais-jardins de Samarcande construits hors les murs mais ceints de hautes murailles (Kehren, 1991) et les palais-forteresses (Kok Saray ou « Palais Bleu » de Samarcande) construits intra-muros pour assurer des fonctions de "trésor de l'Etat" ou de prison. L’édifice servit de résidence occasionnelle à la cour lors de ses séjours dans la ville. Ruy Gonzalez de Clavijo, Ambassadeur du roi d'Espagne auprès de Timour ainsi que Babur, dernier souverain timouride, donnent une description succincte de ce qu’à dû être l'Ak Saray.

Shahrisabz
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Les pylônes d'entrée

 Il ne reste aujourd’hui du palais blanc que les deux pylônes qui supportaient les voûtes de la porte monumentale située au nord de l’édifice et donnant sur la route de Samarcande. Les deux structures ont à l’heure actuelle une hauteur qui atteint 44 m pour le pylone Est. D’après l'estimation de l'expertise architecturale (Billard et Schvoerer-Ney, 2008) la plus grande des voûtes du portail devait atteindre 70 m de haut, surpassant largement tout ce qui avait été construit auparavant. Ces pylônes et leurs soubassements ont été construits en briques de terre cuite. Plusieurs escaliers les percent pour accéder aux différents niveaux de l’édifice. Ils sont ornés sur les trois-quart des faces Nord, Ouest et Est, de parements de carreaux de céramique glaçurée réalisés selon plusieurs techniques.

Sur les faces « externes » des pylônes les carreaux sont principalement de couleur bleu foncé, bleu clair à bleu turquoise et blanc. Entre les pylônes, subsistent deux iwans, qui dégagent des pièces en retrait, peu profondes et dépourvues de porte. La partie « interne » des pylônes porte une décoration plus riche qu'à l’extérieur, tant au niveau de la diversité des couleurs (violet,  bleu, vert, or -sous forme de feuilles-, orange, rouge) que des motifs complexes parfois géométriques (calligraphie, végétaux, géométrie)

Shahrisabz
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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 17:09

 

Le Régistan est la place principale de Samarcande. Elle est entourée de trois médersas :

 

Médersa d'Ulugh Beg (1417-1420)

 

La médersa d'Ulugh Beg est l'une des plus vastes d'Asie centrale. Ulugh Beg a davantage investi dans l'enseignement que dans la construction de mosquées et de mausolées, à l'inverse de son grand-père Tamerlan. Il y aurait d’ailleurs enseigné l'astronomie, sujet rappelé par les étoiles disposées sur le pishtak du bâtiment. Une inscription calligraphique de style coufique indique que « cette magnifique façade est deux fois plus haute que le ciel, et lourde au point que l'échine de la terre en est écrasée ». De part et d'autre du portail, deux salles d'études à coupole occupent les angles. La cour intérieure, carrée, est percée de quatre iwans dans le prolongement des axes. Les entrées des cellules des élèves sont disposées sur les deux étages dans la cour, de part et d'autre des iwans. Des minarets sont disposés aux angles des façades. Une mosquée occupe l'espace situé entre les deux salles d'études au fond de la cour.

Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
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Médersa Cher-Dor (1619-1635/36)

 

La médersa Cher-Dor (« La porte des Lions ») a été construite pat Yalangtouch, « en miroir » (koch) de la médersa d'Oulough Beg, antérieure. Elle a pris la place d'un khanaqah édifié auparavant par Oulough Beg. Elle est flanquée de minarets d'angle sur un modèle identique à la medersa d'Oulough Beg. Les dômes élancés de part et d'autre du pishtak permettent de supposer qu'il en était de même, à l'époque, pour son vis-à-vis. L’ensemble du bâtiment s'inspire de la disposition générale de son vis-à-vis mais on n'y retrouve ni la mosquée ni les salles disposées à l'arrière. Le pishtak décoré de mosaïques colorées présente un exemple peu fréquent d'art figuratif dans l'islam, avec des fauves chassant des daims, des disques solaires à visage humain.

Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan
Samarcande : le Registan

La médersa Tilla-Qari (1647-1660)

 

La médersa Tilla-Qari (« Couverte d'or ») est également construite sous Yalangtouch. Elle assure en fait les fonctions de médersa et de mosquée du vendredi pour la ville. La façade extérieure présente la particularité d'offrir, de part et d'autre du pishtak, les deux rangées de cellules avec leurs ouvertures. Tout le côté ouest est occupé par la mosquée, la partie centrale étant formée par une salle à coupole comprenant le mihrab, avec des motifs de kundal (reliefs dorés sur fond bleu, d'où le nom donné à la médersa), des panneaux imitant les tapis, des muqarna.

Samarcande : le Registan
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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 13:55

La ville de Samarcande est avec Rome une des plus anciennes villes du monde avec plus de 2500 ans d’existence. Après la conquête musulmane de la Perse par les Arabes, les Turcs conquièrent Samarcande et s'y maintiennent jusqu'à ce que le Khanat s'effondre pendant les guerres contre les Chinois de la dynastie Tang. La ville devient un protectorat chinois et paye le tribut aux Tang.

À cette époque, la Sogdiane, dont Samarcande est la principale ville, est l'un des plus importants centres du commerce mondial, idéalement située à la croisée des routes entre la Chine, l'Inde, la Perse et l'empire Byzantin. Les marchands connaissent leur apogée à cette époque et étendent alors un vaste empire commercial qui domine les échanges dans toute l'Asie centrale et pénètre jusque dans les grands empires, en particulier dans la Chine des Tang, où les marchands sogdiens dominent longtemps le commerce chinois du fait de circonstances réglementaires qui les favorisent ; des Sogdiens sont même parfois promus à des postes administratifs importants. La majorité des caravansérails sur la route de la Soie sont des établissements sogdiens.

Samarcande devint en 1369 la capitale de Tamerlan, qui y rapportera de Perse les restes supposés du prophète Daniel. Les monuments édifiés par les Timourides (descendants de Timur Lang ou Tamerlan) font la gloire de la cité. Ulugh Beg, petit-fils de Tamerlan, prince et astronome, y fait construire un observatoire où il mène des travaux de grande qualité avec quelque 70 savants dont Qadi-zadeh Roumi, al-Kachi et Ali Quchtchi. Après sa mort, la vie intellectuelle et artistique des Timourides se concentre à Hérat en Afghanistan, en particulier chez son parent le prince et mécène Husayn Bayqara. .

De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande

L’observatoire astronomique d'Ulugh Beg

 

Le site de l'observatoire astronomique d'Ulugh Beg (1428-1429) fut mis au jour en 1908 par un archéologue russe. On peut voir aujourd'hui la partie souterraine d'un sextant géant, permettant de mesurer la hauteur des étoiles. Celui-ci se prolongeait à l'origine jusqu'au sommet d'un bâtiment de trois étages, mais l'observatoire fut détruit par des religieux après la mort d'Ulugh Beg.

De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande

La Nécropole Chah e Zindeh

 

Chah-e-Zindeh est une nécropole au nord-est de Samarcande constituée de nombreux mausolées ; les plus anciens datent du XIe siècle. On y trouve en particulier les mausolées de Touman Aka (1405) et de Koutloug Aka (1361), deux des épouses de Tamerlan. L'entrée principale de la nécropole fut construite en 1435 sous Ulugh Beg. Notre vidéo s’efforce de montrer les visages des nombreux visiteurs qui se croisent dans ce lieu qui rapproche l’Asie de l’Europe.

De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
De Boukhara à Samarcande
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Mosquée Bibi-Khanym

Bibi-Khanym, épouse de Tamerlan, a laissé son nom à deux monuments ou ensembles monumentaux de Samarcande, en vis-à-vis : la « mosquée du vendredi de Tamerlan » (masjid-i jami') dite mosquée Bibi Khanym et l'ensemble mausolée et medersa dit de Saray Mulk Khanum (cette distinction des noms de la même personne est d'autre pratique).

La mosquée fut érigée à partir de 1398 par Tamerlan au retour de sa campagne des Indes, où il avait saccagé Delhi. Là, il avait vu la mosquée Tughluq du XIIe siècle et s'en était inspiré pour ériger sa grande mosquée de Samarcande. L'inspiration indienne est d'autant plus marquée que la mosquée est dite en pierre d'après Babur. En réalité, seuls quelques éléments et les colonnes sont en marbre, mais c'est à l'époque une grande innovation puisque la majorité des bâtiments en Asie centrale est en brique, crue ou cuite. La mosquée fut achevée en 1405. Elle était de dimensions imposantes (167 × 109 m), avec un portail d'entrée présentant une ouverture de 18 mètres, un minaret à chaque angle de la cour et une galerie de 400 coupoles supportées de 400 colonnes en marbre sculpté. Le bâtiment principal de la mosquée, situé au fond de la cour, était couronné d'une coupole et atteignait 44 mètres. Au centre de la cour se trouve un immense lutrin à coran, en pierre. Elle connut vite des dégâts dus à la mauvaise répartition des charges et aux tremblements de terre fréquents dans la région. Les armées russes l'utilisèrent comme écuries et comme entrepôts avant que le régime soviétique ne commence une restauration en 1974.

De Boukhara à Samarcande
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Nice au soleil

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
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Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
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ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
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Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
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LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
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