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Publié par Guy Muller

Présence Russe à Nice 1860-1914
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Photos prises en février 2013  : une lumière azurée

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Le mausolée du Tzarevitch

Les russes sont venus à Nice pour profiter de la douceur de son climat. Le fils du tsar était atteint de tuberculose, venu à Nice avec sa cour, il constitue une importante colonie. C’est sur la colline dite du Parc Impérial qu’un hôtel sera érigé pour loger les premiers touristes. A la mort du tsarévitch, un imposant tombeau est construit en sa mémoire en 1865. C’est à côté de sa sépulture que l’église orthodoxe sera édifiée.

Avec les amis des musées de Nice et avec son Président, nous avons visité l’exposition qui rappelle plusieurs des étapes de l’implantation russe à Nice. Cette exposition animera quelque temps le musée Masséna. Monsieur Martin, nous a conté la destination des pièces consacrées à cette commémoration. Mais auparavant vous êtes priés de participer à l’inauguration de cette exposition :

Bien sûr, la construction successive de deux églises orthodoxes, montre l’importance de l’implantation Russe sur la Côte d’azur. La première église construite rue Longchamp s’avère rapidement être trop petite. La cathédrale Saint Nicolas va lui succéder avec ses superbes coupoles vernissées. Son architecte vient de Saint Petersburg : Mikhail Préobranjeski. Elle est présentée avec ses plans préparatoires, son inauguration, ses vues intérieures, ses tenues liturgiques. On note l’apparat qui orne de la tête aux pieds les prêtres orthodoxes si l’on compare avec les prêtres catholiques. Pour les religieux catholiques, l’apparat du costume est une donnée hiérarchique, qui commence au niveau de l’évêque. 

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 Il faut bien dire qu’un contentieux entre l’association de gestion et la Russie actuelle a animé l’actualité de la cathédrale pendant plusieurs années. L’enjeu du procès était de savoir de quelle obédience l’église devait dépendre : Constantinople ou Moscou. La décision judiciaire récente a penché la balance en faveur de Moscou, dont l’ambassadeur vint en 2012 chercher les clés à Nice, pour établir l’autorité de la Fédération Russe.

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L'autre église russe de la rue Longchamp

La cathédrale Saint Nicolas est le bâtiment niçois le plus visité par les touristes qui se moquent bien évidemment de la nature de son propriétaire. D’ailleurs pendant de nombreux mois, la cathédrale fut interdite d’accès à tout visiteur. Vous la voyez ici rutilante, en dépit d’importants travaux nécessités par un délabrement important.

La pièce qui sert de salle d’exposition est bordée en ses deux extrémités par un décor de bouleaux, œuvre des décorateurs de l’Opéra de Nice. Cette belle mise en scène sert donc d’écrin à l’exposition tout en rappelant l’étendue plate de contrées froides.

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Pour en revenir à l’exposition une salle est entièrement consacrée aux peintres russes installés à Nice. C’est Marie Baskirtseff qui nous accueille avec son autoportrait. Elle est connue pour ses écrits sur la ville de Nice., d’autres toiles sont consacrées à la mer, à ses tumultes du côté de Roba Capeu… Des photos rappellent les visiteurs de marque : Anton Tchékhov écrit à Nice, «Les trois sœurs ». A Villefranche sur Mer Alexis Korotneff établit une station zoologique et rassemble une collection de peintures dont les auteurs sont aussi russes.

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Une autre salle est consacrée aux Ballets Russes de Monte Carlo car dès 1911, la compagnie se filialise à Paris, Londres et Monte-Carlo, sous la bannière du Directeur du théâtre Marinsky de Saint Pétersbourg : Diaghilev. C’est dans une ambiance de fête que le train bleu est créé pour unir Paris à la Côte d’Azur.

Après avoir construit des lignes de chemin de fer en Russie, le baron Paul Von Derwies, fait élever un château imposant à Valrose. Riche et amateur de peintures, il accumule de nombreuses œuvres d’art. Ce lieu est devenu depuis une faculté célèbre d’où sont sorties les mathématiques modernes. C’est sous le nom de Nicolas Bourbaki que plusieurs mathématiciens ont publié leurs travaux dont la théorie des ensembles. En dépit de son caractère dadaïste (avec une date de naissance et une date de mort), cette association qui a rassemblé de nombreux membres, a obtenu cinq médailles Field (le prix Nobel des mathématiques).

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Guy Muller

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