Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publié par Guy Muller

Le voyage dans les Pyrénées est interrompu afin de traiter de l’actualité locale. Plusieurs expositions se tiennent à Nice. Elles ont été organisées par les Amis du musée Masséna et des musées de Nice. Il s’agit des expositions Dali à l’espace Lympia, de l’exposition Lascaris au musée Lascaris, de l’exposition Univers parallèles au musée d’art Naïf et de l’exposition Maurice Denis au musée des Beaux-Arts.

Pendant les vacances de la Toussaint, j’ai visité la Commanderie de Perassol, ainsi que les musées de la ville d’Avignon : Calvet, Fondation Lambert, puis la Fondation Datris à l’Ile sur la Sorgue. Toutes ces découvertes seront prochainement mises en ligne. 

 

Dali et son bestiaire 

 

L'espace culturel Lympia à Nice accueille actuellement l'exposition temporaire "Salvador Dalí – Divines Créatures". Cette exposition plonge les visiteurs dans l'univers fantastique de l'artiste catalan, marqué par des chimères, des figures mythologiques et des créatures hybrides. Toutefois,  l'accent est mis sur un univers particulier de Dali, celui des animaux et des insectes. 

Dali est une figure charnière du mouvement surréaliste. Ses peintures, énigmatiques et surréalistes, sont empreintes de paysages oniriques rythmés par des objets bizarres et fantastiques, un produit de sa capacité distinctive à peindre le rêve et la réalité sur la même toile.

Un maître de la représentation de ses propres peurs et fantasmes, l’exploration par Dali de thèmes psychologiques et son talent pour l’expression de soi le distinguent de ses contemporains. Ses œuvres nous invitent dans son monde, un royaume où la réalité se penche et se déforme, et rien n’est ce qu’il semble.

Les intérêts de Dali s’étendaient sur un large éventail de domaines, de la psychanalyse et de la physique nucléaire aux illusions d’optique et à l’histoire religieuse, qu’il a tissés dans son art. Cette vision large et cette curiosité intellectuelle insatiable lui ont permis de créer des œuvres non seulement visuellement frappantes, mais aussi profondément symboliques et profondes.

Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice

Un bestiaire à fantasmes 

Fourmis proliférantes, rhinocéros en dentelle, cheval apocalyptique, âne pourri, éléphant arachnéen, ocelot de compagnie et tamanoir en laisse…

Salvador Dalí (1904-1989) a imaginé un bestiaire fantastique revisitant à la fois la mythologie antique, les représentations du Moyen Âge et celles d’artistes comme Brueghel ou Bosch. Transgressant les classifications scientifiques du monde animal, ce bestiaire est singulier parce qu’il est lié à la théorie dalinienne de l’irrationnel et à la psyché des êtres humains, en premier lieu à celle de l’artiste lui-même. Fantasmes, rêves, phobies, métamorphoses, hallucinations et symbolisations en chaîne deviennent des symptômes pour analystes et nourrissent un imaginaire de chimères, de créatures surnaturelles et divines.

Cette exposition propose une immersion dans l’univers dalinien et son extraordinaire bestiaire à travers plus de 90 œuvres rarement montrées au public, dont la diversité (peintures, dessins, gravures, sculptures, photographies, films, etc.) est à l’image du talent polymorphe de Dalí. 

 

L'expo en quelques lignes

Après Giacometti, Soulages, Vasarely et Hergé, une nouvelle production originale à visiter uniquement à Nice.

  • + de 90 œuvres de Dalí
  • 25 prêteurs, dont le Museo National Centro de Arte Reina Sofia et la Salvador Dalí Society
  • Des prêts venant de France et de l'étranger
  • Un croisement du bestiaire et de la psychanalyse
  • Un ensemble exceptionnel de 14 photographies produites par Salvador Dalí et Philippe Halsman
  • Première exposition à Nice depuis les années 1970
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice
Exposition Dalí à l'espace culturel Lympia Nice

L’Espace Lympia

L’ensemble architectural formé par le bagne et le pavillon de l’horloge, précieux témoin de l’histoire de Nice et de son comté, nous livre ses secrets. En 1749, le roi de Sardaigne, Charles-Emmanuel III, choisit l’anse de Lympia pour y établir le port de Nice. Le lieu, marécageux dans sa partie basse et agricole sur les coteaux, doit son nom au ruisseau de Lympia dont l’eau est, à l’époque, reconnue comme excellente. Dès son ouverture en 1752, le port prend naturellement le nom du site. D’importants travaux sont réalisés jusqu’en 1775 pour accueillir les navires de commerce, comprenant la construction de deux môles fermant l’entrée des bassins. L’actuel espace culturel Lympia est un élément du môle intérieur, achevé en 1775.

L’édifice comprend deux parties : une longue galerie en pierres de taille, voûtée et percée d’arcades, baptisée Lou barri lonc par les Niçois, et un élégant pavillon de style néoclassique coiffé d’un clocheton à horloges. 
Son histoire commence en 1750, avec le creusement du port. Un môle fermant l’entrée du port est alors construit, abritant des magasins qui servent à entreposer l’outillage utilisé pour les travaux. Vers 1802, pendant la période française, le bâtiment devient un bagne militaire pour les soldats et une cour est aménagée pour la promenade.
En 1814, les autorités sardes lui conservent cet usage. Ce sera jusqu’en 1850 un bagne maritime, annexé à celui de Villefranche. À partir de 1826, la monarchie sarde y réalise d’importantes améliorations comprenant notamment, pour les gardiens, la construction de deux pavillons à chaque extrémité du bâtiment : au nord le pavillon de l’horloge (1826), au sud le pavillon du bagne (1836, démoli en 1938).

Le rez-de-chaussée voûté est transformé en 1835 pour empêcher les évasions : portes avec serrures extérieures et gonds inversés, grilles à barreaux contrariés, bat-flancs maçonnés sur lesquels les forçats dorment enchaînés. À l’extrémité nord, sous le pavillon de l’horloge, une chapelle et des cellules individuelles viennent compléter cet aménagement.

Les installations étaient prévues pour « accueillir » une centaine de forçats et une dizaine de gardes-chiourmes mais ce chiffre n’a vraisemblablement jamais été atteint. Après l’annexion de Nice à la France en 1860, le bagne sert de prison de 1862 à 1887 pour les détenus condamnés à des peines de courte durée, avec une annexe pour les femmes, logées dans les étages supérieurs du pavillon de l’horloge.
Il connaîtra ensuite différents occupants, dont l’armée. 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article