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Publié par Guy Muller

Au Japon, depuis au moins l’époque de Heian (794-1185), les saltimbanques exercent diverses activités de rue comme la musique, la danse, les acrobaties, le jonglage et autres tours de magie en échange de quelques pièces.

Il n’était pas rare de les croiser lors des périodes de festivité tout au long de l’année, notamment au Nouvel An, où ils avaient pour rôle de purifier et d’éloigner les mauvais esprits afin de commencer l’année sous de bons auspices.

Les traditions perdurent encore aujourd’hui, aussi n’est-il pas rare de tomber au détour d’une rue sur une danse du lion et autres numéros d’acrobatie lors d’un voyage sur l’archipel.

Les thématiques abordées au fil de l'exposition

  • Le Monde animé des Saltimbanques
  • La curieuse activité des montreurs de singes
  • Des pompiers acrobates
  • Festivals : faire la fête au fil des saisons
  • Une étrange ménagerie
  • La rencontre avec les cirques occidentaux
Les Saltimbanques au Japon au musée des Arts Asiatiques de Nice
Les Saltimbanques au Japon au musée des Arts Asiatiques de Nice
Les Saltimbanques au Japon au musée des Arts Asiatiques de Nice
Les Saltimbanques au Japon au musée des Arts Asiatiques de Nice
Les Saltimbanques au Japon au musée des Arts Asiatiques de Nice
Les Saltimbanques au Japon au musée des Arts Asiatiques de Nice
Les Saltimbanques au Japon au musée des Arts Asiatiques de Nice
Les Saltimbanques au Japon au musée des Arts Asiatiques de Nice
Les Saltimbanques au Japon au musée des Arts Asiatiques de Nice
Les Saltimbanques au Japon au musée des Arts Asiatiques de Nice
Les Saltimbanques au Japon au musée des Arts Asiatiques de Nice
Les Saltimbanques au Japon au musée des Arts Asiatiques de Nice

PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION

Marginalisés depuis les temps les plus anciens, les saltimbanques occupent une place singulière dans l’histoire culturelle et visuelle du Japon. Jongleurs, acrobates, funambules, dresseurs d’animaux, illusionnistes ou artisans, se produisent sur les places publiques, aux abords des sanctuaires, lors des fêtes saisonnières ou dans les quartiers de spectacle.

À l’époque d’Edo (1603-1868), la société urbaine est en pleine expansion, et le divertissement populaire connaît un essor sans précédent. Le public avide d’images et de récits, se passionne pour les spectacles de rue et les peintres de l’ukiyo-e, « images du monde flottant », s’emparent de ces figures emblèmes d’un univers ludique et transgressif.

Durant l’ère Meiji (1868-1912), l’ouverture du Japon, la modernisation des villes et l’évolution des spectacles transforment les pratiques et les représentations. Certaines estampes perpétuent l’iconographie héritée de l’époque d’Edo, tandis que d’autres intègrent des influences nouvelles. Dans les villes portuaires nouvellement ouvertes, les spectacles des cirques occidentaux émerveillent la population.

 

LA FIGURE DU SALTIMBANQUE À TRAVERS L’ART DE L’ESTAMPE

QU’EST-CE QU’UNE ESTAMPE ?

Une estampe est une image imprimée à partir d’une matrice en bois. Ce processus de reproduction d’images à grande échelle se développe notamment à partir du XVIIe siècle, début d’une période de paix qui voit prospérer une culture urbaine fondée sur les plaisirs, les divertissements et les spectacles. Produites en très grand nombre, les estampes pouvaient être imprimées à faible coût et illustraient la vie citadine du Japon de l’époque d’Edo.

On désigne parfois l’estampe par le terme d’ukiyo-e, qui signifie littéralement « image(s) du monde flottant », ou par mokuhanga, littéralement « image imprimée à partir d’une planche de bois ».

COMMENT EST-ELLE PRODUITE ?

Le processus de production d’une estampe fait intervenir plusieurs artisans spécialisés : il s’agit d’un travail collectif. Dans un premier temps, l’artiste peintre crée le dessin initial puis le soumet à un éditeur qui va coordonner la production. Un graveur sculpte ensuite plusieurs planches de bois (une planche par couleur généralement) en creusant les parties qui ne doivent pas s’imprimer. Enfin, l’imprimeur prépare les couleurs avec différents pigments et les applique sur les planches gravées. Il y pose le papier et le frotte afin que le dessin s’imprime correctement sur la feuille. Il répète le processus pour chaque planche, jusqu’à obtenir l’image finale qui peut ensuite être diffusée. Les estampes polychromes (en plusieurs couleurs) nécessitent 6 à 8 planches différentes au minimum. 

 

QUE REPRÉSENTE-T-ELLE ?

Le domaine des estampes est très large et diversifié. On les subdivise donc par sous-genre, selon ce qu’elles représentent. Par exemple, les yakusha-e sont des estampes illustrant des acteurs, les bijin-ga montrent des « beautés » comme les courtisanes, etc. Les sujets des estampes sont en corrélation avec le goût du public citadin : scènes quotidiennes, fêtes, et figures célèbres, entre autres. Elles permettent ainsi la diffusion de références communes et répondent à une logique de marché en multipliant les représentations les plus populaires. Dans cette exposition, la majorité des estampes sélectionnées prennent pour sujet les misemono ou les spectacles de rue.

 

Exposition photos de Philippe Marinig
Exposition photos de Philippe Marinig
Exposition photos de Philippe Marinig
Exposition photos de Philippe Marinig
Exposition photos de Philippe Marinig
Exposition photos de Philippe Marinig
Exposition photos de Philippe Marinig
Exposition photos de Philippe Marinig

Exposition photos de Philippe Marinig

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