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Publié par Muller

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L’architecture de cette ville a été fortement marquée par les guerres et le désir de l’Allemagne de l’intégrer à son Empire. Un quartier entier est marqué par une architecture allemande.

 

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Mais le vieux Metz entièrement piétonnier conserve une architecture française.

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C’est la cathédrale qui se trouve au sommet de la ville qui la couronne et d’où les rues de la vieille ville desservent une importante butte. De nombreux commerces sont répartis sur les rues entièrement piétonnes. Nous avons visité une exposition d’art moderne et l’église Sainte Ségolène, avant de redescendre vers la ville basse.

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En contrebas un autre quartier, baigné par la Moselle contient l’opéra-théâtre, dont les cours étaient devenues un immense jardin cet été. Un temple Neuf est situé sur la Moselle à l’entrée de l’esplanade ouvrant sur l’opéra.

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Le musée d’art moderne Pompidou se trouve situé à l’extérieur de la ville. Il présentait deux expositions très intéressantes.

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Vues d’en haut explique comment une emprise aérienne croissante au plan des techniques a été accompagnée par les artistes. Petit à petit avec la conquête du ciel, les peintres ont rendu compte de cette évolution, bien avant les reportages et les films documentaires d’Arthus Bertrand. Ces vues aériennes montrent un univers progressivement dominé par l’homme. Aux Etats Unis, en Australie on peut constater l’immensité des surfaces impactées par l’agriculture, les réseaux d’eau, l’uniformisation de l’habitat. L’espionnage réalisé avec des drones et les outils de surveillance des individus sont placés en fin d’exposition. Du satellite d’observation aux caméras de surveillance qui jalonnent notre quotidien l’espace de liberté a complètement disparu. En un siècle seulement l’homme passe de la maîtrise à l’emprise. De la maîtrise du sol on passe à la domination de l’espace aérien… Une exposition qui donne du sens et dont les pièces constituent un cheminement didactique.

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Oeuvres de Caillebotte, Félix Valloton, André Devambez, Georges Braque, David Goldblatt, Alex MacLean

Sol Levitt. La deuxième exposition est entièrement consacrée à Sol Levitt et à son école. L’art conceptuel est issu de calculs ou d’observations géométriques dont les résultats s’imposent tout naturellement. La réflexion est basée sur des courbes, logarithmes, avant que l’action artistique passe à la réalisation.  Bernar Venet explique ainsi ses constructions métalliques : arcs, cercles, demi-cercles sont les conséquences de calculs algébriques.

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Les œuvres de Sol Levitt sont gigantesques et démesurées, couvrant la totalité de l’espace. Entre le sol et le plafond, il n’y a aucun espace libre. Par cette démesure, nous nous trouvons dominés, écrasés, au fil des salles par des géométries variées. Leur observation peut nous déséquilibrer et leur importation dans notre habitat parait hasardeuse de par leurs conséquences. Toutefois il y a une adéquation complète entre cette exposition et l’architecture même du musée. L’enveloppe de ce musée entièrement constituée de traverses en bois et en verre lui donne une apparence de légèreté. A l’intérieur c’est le silence et le confort, les odeurs de bois dominent, avec l’élégance des portées. Buren renforce certains points d’appui pour en accentuer la symétrie.  L’emplacement même du musée offre de superbes vues sur la cathédrale depuis les salles d’exposition.

      Pour le diaporama :  Metz-ville-et-musee-Pompidou Metz-ville-et-musee-Pompidou

Guy Muller

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