Nice son passé a de l’avenir au musée Masséna
Présentation
Avec les Amis du musée Masséna et des musées de Nice, nous avons parcouru l’exposition avec l’initiateur de l’exposition en cours. Monsieur Barbero nous a commenté avec truculence les traditions niçoises mises en scène dans les pièces du musée. On peut dire que chaque pièce est consacrée à un thème différent : la cuisine niçoise, le carnaval et les batailles de fleurs, la fête des mai, le théâtre de Francis Gag, le folklore avec le groupe de la Ciamada nissarda, le foot, le cyclisme… Notre vidéo en fait l’inventaire, mettant en avant l’origine des traditions Alphonse Karr pour les batailles de fleurs et Francis Gag pour le théâtre et le groupe folklorique.
Nice est une ville de contrastes où traditions ancestrales et modernité coexistent dans un équilibre unique. De la langue à la gastronomie, des fêtes populaires aux arts de la scène, elle a su forger une identité forte, nourrie par son histoire et enrichie par ses habitants. Plus qu’un simple témoignage du passé, ces traditions constituent un véritable pont vers l’avenir où modernité et identité continuent de s’entrelacer. En mettant en perspective le passé et le présent, cette exposition invite le visiteur à réfléchir : comment ces traditions se projettent-elles dans le futur ?
- Rue Alphonse Karr : située dans le quartier des Musiciens, elle porte le nom de l’auteur, botaniste français.
- Palais Alphonse Karr : immeuble art‑déco construit en 1936, situé au 24 de la rue.
Vie de l’écrivain à Nice
Alphonse Karr s’y installa en 1853 après le coup d’État de 1851. Il y développa une activité de floriculture (1853‑1867) et ouvrit un magasin de bouquets à 8 place du jardin Public. Son affection pour les jardins donna naissance à des variétés nommées en son honneur, comme la Poire Alphonse Karr et le Bambusa multiplex Alphonse Karr.
Sa passion pour l’horticulture lui donna l’envie de créer des chars ornés de fleurs coupées, à l’origine des batailles de fleurs, et de défilés sur la promenade des Anglais.
Héritage littéraire et botanique
- Découvreur de Saint‑Raphaël : après son séjour à Nice, il s’installa à Saint‑Raphaël où il fut considéré comme le découvreur de la ville, grâce à ses écrits et son jardin botanique
- Nom de rue : la rue à Nice porte son nom en hommage à son influence locale et à son travail de botaniste.
Francis Gag et le Théâtre Francis Gag à Nice
Francis Gag (François Gagliolo) est né en 1900 à Nice et a fait de la scène niçoise son terrain de jeu. Artiste complet – comédien, mime, chanteur, auteur, metteur‑en‑scène, poète, conteur – il a consacré sa vie à la langue niçoise (nissart) et à la culture locale. Il a fondé en 1936 le Théâtre Niçois de Francis Gag, qui est devenu un pilier du théâtre dialectal de la région
Vie et œuvre
- Origines : teinturier de profession, il se fait connaître sous le nom de scène Francis Gag
- Engagement : il s’adresse directement au peuple, mettant en scène la sagesse et la sincérité de la population niçoise avec verve, poésie, ironie et affection
- Théâtre dialectal : il écrit et met en scène des pièces reconnues comme des chefs‑d’œuvre de la littérature d’Oc, telles que Ensin va la vida, Calena, Lou vin dei padre, La pignata d’or, Les deux vieux, La marche à la crèche, Segne Blai e Guilhaumeta
- Groupe folklorique : en 1956, il crée Nice la Belle, un groupe folklorique qui perpétue les traditions musicales, danses et costumes niçois,
- Humanisme : en 1962, il fonde l’Œuvre des Petites Vieilles, qui évoluera en Les amis de Tante Victorine puis en Solidarité Francis Gag pour soutenir les personnes âgées démunies
- Décès : il meurt à Nice en 1988, laissant un héritage vivant que son fils Pierre‑Louis Gag poursuit en renouvelant le répertoire et en maintenant la tradition
La Ciamada Nissarda a 100 ans
Dès ses débuts, La Ciamada Nissarda rythme les fêtes niçoises avec ses danses, ses chants et sa musique : le Festin des Cougourdons, la Fête des Mai, la Saint-Jean, la Saint-Pierre, la Fête du Malonat, l’hommage à Catherine Ségurane, l’Assomption au port, et bien d’autres. Ces événements rassemblent tous les Niçois et Niçoises ainsi que les visiteurs venus découvrir nos traditions.
La Ciamada Nissarda représente aussi le folklore niçois aux quatre coins du monde en participant à de nombreux festivals. Elle contribue à faire de Nice un haut lieu de ces rassemblements avec « La Farandole », l’un des festivals folkloriques les plus anciens d’Europe, qui rassemble sur la scène niçoise, une grande variété de danses, de musiques, de costumes et de traditions représentant différentes cultures du monde.
L’influence et le savoir-faire de La Ciamada Nissarda lui ont permis d’obtenir le prestigieux label du Conseil international des organisations de festivals de folklore (CIOFF), un partenaire de l’UNESCO qui défend une culture ancrée, fière de ses traditions et ouverte au monde et aux nouveaux venus – une culture qui donne des racines.
Aujourd’hui, La Ciamada Nissarda rassemble près de 80 membres autour de 4 disciplines : la danse (pour adultes et pour enfants), la musique, le théâtre et le chant. Tous ces passionnés défendent notre identité, en faisant vivre ces traditions, de génération en génération. La transmission est d’ailleurs au cœur de leur engagement : chaque année, ils font découvrir à des milliers d’écoliers nos danses traditionnelles.
En 2025, la Ville de Nice soutient La Ciamada Nissarda pour la célébration de ses 100 ans.
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