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DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 11:10

La Bourse de Commerce a été restaurée et transformée par l’architecte japonais Tadao Ando (TAAA – Tadao Ando Architect & Associates), l’agence NeM / Niney et Marca Architectes, l’agence Pierre-Antoine Gatier et Setec Bâtiment.

Commencé en juin 2017, ce grand chantier s’est achevé en mars 2020 après un peu plus de trois ans de travaux. S’en suit, depuis lors et jusqu’à la fin de l’année 2020, une période de levée des réserves, de finitions, d’aménagements techniques, mobiliers et muséographiques, tandis qu’à l ’extérieur du bâtiment sont conduits les travaux des abords du site, dont la Ville de Paris assure la maîtrise d’ouvrage. L’ouverture au public de la Bourse de Commerce est prévue au printemps 2021.

Le bâtiment de la Bourse de Commerce témoigne de quatre siècles de prouesses architecturales et techniques. Il associe la première colonne isolée de Paris, édifiée au 16e siècle pour l’hôtel de Catherine de Médicis, les vestiges d’une halle au blé à l’impressionnant plan circulaire du 18e siècle, couverte dès 1812 par une spectaculaire coupole de métal puis de verre. Il a été recomposé en 1889 pour devenir la « Bourse de Commerce ».

Situé au centre de Paris, dans le jardin des Halles et s’ouvrant sur la rue du Louvre, ce bâtiment est emblématique de l’histoire de Paris et de son architecture. Après une restauration exemplaire qui en a sauvegardé toutes les beautés, il se tourne désormais vers la création contemporaine.

 

 

La restauration de l’état du bâtiment comme en 1889

« La Bourse de Commerce de Paris est remarquable à plusieurs titres. À travers les différentes strates historiques dont il témoigne, l’édifice constitue une œuvre iconoclaste. Son enveloppe témoigne ainsi de l’apport de chaque période : la colonne de l’ancien hôtel de Soissons (construite par l’architecte Jean Bullant pour Catherine de Médicis au 16e siècle), le plan circulaire et les façades intérieures de la première Halle au blé (édifiée par l’architecte Le Camus de Mézières entre 1763 et 1767), la coupole en fer, conçue par l’architecte François-Joseph Bélanger et l’ingénieur François Brunet entre 1806 et 1813, et enfin les façades extérieures, les couvertures, les aménagements intérieurs et les décors réalisés par l’architecte Henri Blondel, lors de la transformation de l’édifice en Bourse de Commerce, en 1889. 

 

L’édifice ne constitue pas une simple superposition de ces strates historiques, mais plutôt une fusion des époques. Ainsi, lors de la transformation de la Halle au blé en Bourse de Commerce par Blondel en 1889, l’escalier à double révolution du Camus de Mézières est prolongé et intégré à un nouveau système de distribution moderne, tandis que la charpente métallique de Bélanger — une des plus grandes prouesses techniques du début du 19e siècle — est dotée d’une verrière et d’un décor peint. 
De fait, la Bourse de Commerce constitue un manifeste de l’architecture parisienne des 16e, 18e et 19e siècles, reconnu par plusieurs degrés de protection : classement de la colonne de Médicis par liste de 1862, inscription en totalité par arrêté du 15 janvier 1975, la coupole et son décor étant classés par arrêté du 20 juin 1986. […] 

La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection

La Halle au blé, une utopie circulaire

« Le programme de la Halle au blé est élaboré à partir de 1763 sur le terrain. Il s’inscrit dans une nouvelle conscience urbaine, affirmant l’importance de l’intérêt public, qui se développe dans la seconde moitié du 18e siècle. L’édification de la halle et du lotissement attenant est confiée à Nicolas Le Camus de Mézières, architecte expert juré du roi et de son université.
Le bâtiment proposé est inédit, par le plan urbain qu’il propose. […] Premier monument public conçu au centre d’un quartier de maisons locatives et desservi par un réseau de rues en étoile, le projet fonde son originalité sur la volonté de former deux halles en une, grâce à un bâtiment en arcades déployé autour d’une cour centrale. 
Le choix d’un plan annulaire fait référence à la figure du cercle qui s’affirme, à l’époque des Lumières, comme l’un des modèles primordiaux de l’innovation architecturale. Il constitue une rupture avec le schéma traditionnel des halles-nefs rectangulaires. […] 

 

Restauration du panorama du commerce

Le visiteur qui entre dans la Rotonde de la Bourse de Commerce lève d’emblée la tête vers la coupole culminant quarante mètres plus haut. Il découvre alors l’immense décor peint en 1889 qui se déploie à 360 degrés. Retour sur une restauration hors-norme.

« J’ai été impressionnée par l’ampleur du décor : 10 mètres de haut pour 140 mètres de long, soit 1 400 mètres carrés de toiles. Ça n’en finissait plus ! » Alix Laveau

 

Quel thème ce décor illustre-t-il ?

Il traite l’expansion et la modernité de la France à travers le commerce dans le monde entier. Rendant compte de l’inauguration de la Bourse de Commerce, Le Temps, dans son numéro daté du 21 novembre 1889, qualifie ce décor de « panorama du commerce ». N’oublions pas que, cette année-là, Paris accueille une exposition universelle : les deux monuments phares présentés par la France sont la Tour Eiffel et la Bourse de Commerce. La France se drape dans ce qu’elle considère alors comme « ses plus beaux habits » et ce décor en fait partie !

Le panorama est l’œuvre non pas d’un mais de cinq artistes, d’où le manque de cohérence souligné par certains articles de presse. Quatre d’entre eux ont traité du commerce dans une partie du monde. Évariste Vital Luminais a représenté l’Amérique et Désiré François Laugée, la Russie et le Nord. L’Asie et l’Afrique ont été confiées à Georges Clairin et, pour clore le panorama, l’Europe, à Marie-Félix Hippolyte-Lucas. Entre chacune de ces quatre scènes, Alexis-Joseph Mazerolle, qui supervise l’ensemble, a réalisé dans la direction des quatre points cardinaux des allégories des continents et régions peintes par les autres artistes. Ainsi, l’Europe est-elle symbolisée par les arts et l’architecture, l’Afrique par le lion et la chasse, l’Orient et l’Asie par le narguilé et les éléphants ; le Grand Nord, enfin, par l’ours polaire. C’est donc à un voyage au long court qu’invite cette composition riche en détails. 

Depuis la passerelle installée au sommet du cylindre de Tadao Ando, les visiteurs sont bien plus près du décor que ne l’avaient été leurs devanciers de la fin du 19e siècle. Cette vision nouvelle fut une découverte pour nombre d’entre nous. Le « panorama du commerce » s’invite, en quelque sorte, parmi les œuvres de la collection Pinault. L’enjeu de la restauration prend ainsi tout son sens.

Pour conclure, il est amusant de rappeler que Marco Ferreri, réalisateur italien, fait dire, dans son film : Touche pas à la femme blanche ! (1974), à Philippe Noiret, en parlant de la Rotonde de la Bourse de Commerce : « Belle fresque n’est-ce pas ? C’est notre chapelle Sixtine à nous ! ». Difficile de faire mieux comme compliment.

La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
La Bourse de Commerce Pinault Collection
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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 08:15

Le musée Cognacq-Jay est un musée municipal de la Ville de Paris présentant une collection d'œuvres et d'objets d'art du XVIII ème siècle issue du legs d'Ernest Cognacq.

 

L’historique du Musée

Il s'agit d'un des quatorze musées gérés depuis le 1er janvier 2013 par l'établissement public administratif Paris Musées. Le musée Cognacq-Jay est installé dans l'hôtel de Donon situé 8, rue Elzévir, dans le 3ème arrondissement de Paris.

L'hôtel de Donon, autrefois propriété de la famille Donon, est un vieil hôtel du Marais, entièrement restauré pour l'installation du musée, dont le corps de logis (fin du XVIe siècle), à haute toiture. Au dernier étage, le grand comble fait penser à la nef d'un navire renversé

Le musée organise régulièrement des expositions temporaires : « Le siècle de Watteau » (2008), « Tivoli » (2011), « La patine du temps » (2012), « Le siècle d'or de l'éventail » (2014), « Jean-Baptiste Huet, le plaisir de la nature » (2016), « L'enfance des lumières » (2018), « La fabrique du luxe : les marchands merciers parisiens au XVIIIe siècle » (2019), « L'empire des sens. De Boucher à Greuze » (2020-2021). Le 27 juin 1988, le musée ferme ses portes et ses collections sont transférées dans le Marais, à l'hôtel de Donon entièrement restauré pour l'occasion. Le musée rouvre au public le 18 décembre 1990 dans ses nouveaux locaux.

Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris

Les collections permanentes

La collection d'art du XVIIIe siècle européen a été réunie entre 1895 et 1925 par Ernest Cognac et son épouse Mari’ Louise Jay, qui l'ont ensuite léguée à la ville de Paris.

Les salles du rez-de-chaussée sont ornées de boiseries. Le musée rassemble des collections de peintures de Largillière, Chardin, Rembrandt, Ruisdael, Canaletto, Tiepolo (Le Banquet de Cléopâtre, vers 1742-1743), Elisabet Vigée Lebrun, Greuze, François Boucher (Le retour de Diane), des pastels de Maurice Quentin de la Tour et de très beaux dessins de Wateau. Fragonard est également présent avec des figures d'enfants. Des sculptures de Houdon et Clodion sont exposées.

Chaque salle est restituée avec un mobilier d'époque et des objets précieux. Des vitrines montrent des porcelaines de Saxe, des tabatières, drageoirs et nécessaires de toilettes. L'ensemble évoque la vie raffinée du siècle des Lumières.

On y trouve également quelques œuvres plus tardives, notamment deux Canaletto, quelques Guardi, trois toiles d'Hubert Robert et un très beau portrait de la princesse de Metternich attribué à Sir Thomas Lawrence.

Le musée organise régulièrement des expositions temporaires : « Le siècle de Watteau » (2008), « Tivoli » (2011), « La patine du temps » (2012), « Le siècle d'or de l'éventail » (2014), « Jean-Baptiste Huet, le plaisir de la nature » (2016), « L'enfance des lumières » (2018), « La fabrique du luxe : les marchands merciers parisiens au XVIIIe siècle » (2019), « L'empire des sens. De Boucher à Greuze » (2020-2021). Une vidéo explique la dernière exposition sur l’empire des sens actuellement terminée et qui a regroupé de nombreuses œuvres venues de l’étranger.

Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
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Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
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Le Musée Cognacq-Jay Paris
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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 08:38

L'histoire de l’Hôtel de la Marine

Le choix de la place de la Concorde

 

La place Louis XV, actuelle place de la Concorde, doit sa création à la volonté de la Ville de Paris d’édifier une statue à la gloire du roi Louis XV en 1748. Pour mettre en valeur cette statue équestre commandée à Edmé Bouchardon, l’idée d’une place à la gloire du roi, sur le modèle de la place Vendôme et de la place des Vosges, fait son chemin. 

Après de nombreuses hésitations, le roi Louis XV donne un emplacement qui lui appartient à l’ouest de la ville, aux abords du jardin des Tuileries.
Un concours d’architecture est alors lancé pour l’aménagement de cette place. Dix-neuf propositions sont déposées mais aucune ne satisfait le roi. Il en est de même du second concours organisé.
Après cinq ans de débats, c’est Ange-Jacques Gabriel, Premier architecte du Roi, qui effectue une synthèse des différents projets pour créer les plans définitifs de la future place Louis XV.

La statue du roi sera au centre d’une place formée de jardins en fossés secs bordés de balustrades. La sculpture du monarque le représente à la romaine, c’est à dire chevauchant sans selle et sans étriers. Au sud de la place, la Seine, au nord, deux palais jumeaux aux façades classiques monumentales de part et d’autre de la rue Royale, à l’ouest, la place s’ouvre sur les Champs-Elysées et le cours de la reine

À la chute de la monarchie, cette place « Louis XV » réalisée à la gloire du roi changera de nom pour devenir « place de la Révolution » puis « place de la Concorde » à partir de 1795.
 

L’installation du Garde-Meuble de la Couronne

 

Après l’édification des plans et le lancement des travaux d’aménagement de la place, il est temps de trouver une affectation pour les deux palais situés au nord de la place. C’est en 1765 que l’on décide d’installer le Garde-Meuble royal, institution en charge du mobilier du roi, dans le palais le plus à l’est (entre l’actuelle rue Royale et la rue Saint-Florentin), le futur Hôtel de la Marine. Censé, dans un premier temps, n’occuper qu’une partie du bâtiment, le Garde-Meuble finit par investir l’entièreté du lieu en 1767.
Pierre-Elisabeth de Fontanieu, intendant à la tête du Garde-Meuble, en profite pour faire aménager l’Hôtel pour répondre pleinement aux besoins de son administration : lieux de stockage, ateliers, appartements de fonction, galeries d'exposition, lieu de vie également avec sa chapelle…

Durant près de vingt-cinq ans, le Garde-Meuble et son intendant, Pierre-Elisabeth de Fontanieu puis Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, vont occuper le palais.

Ancêtre du Mobilier National, cette institution était en charge de l’aménagement des résidences royales et de l’entretien de leur mobilier : Versailles, mais également Compiègne, Fontainebleau, Marly, Choisy, Trianon, Saint-Germain-en-Laye et Montreuil.
L’institution est chargée du choix, de l’achat et de l’entretien du mobilier du roi, allant du lit à la simple chaise. Elle est également en charge de la conservation des collections royales d’armes et d’armures, d’étoffes et de tentures, de vases de pierres dures, de bronzes et enfin des diamants de la Couronne, mais aussi des batteries de cuisine et du linge de maison !

L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture

Le siège du ministère de la Marine pendant 226 ans 

Dès le début de la Révolution, le roi Louis XVI quitte Versailles pour Paris.
Toutes les administrations de l’État présentes à Versailles doivent donc regagner la capitale.
Mais un obstacle de taille se dresse : où les installer à Paris ? Le ministère de la Marine, avec à sa tête le comte de La Luzerne et Jean-Baptiste Berthier, s’installe dans le palais abritant le Garde-Meuble en 1789.

Dans un premier temps, la Marine occupe des espaces au deuxième étage et à l’ouest du premier étage. Il lui faudra moins de 10 ans avant de pouvoir occuper le bâtiment dans son ensemble. C’est le début de deux siècles de présence de cette administration dans ce palais qui portera désormais le nom d’Hôtel de la Marine. Ce n’est qu’en 2015 que le ministère de la Marine quitte le bâtiment.

Un parti-pris : restituer l’atmosphère du XVIIIe siècle

Après plus de 200 ans d’occupation de l’Hôtel de la Marine par le ministère et l’état-major de la Marine, l’organisation interne du bâtiment ainsi que les décors avaient beaucoup évolué.
Le
Centre des monuments nationaux, à qui a été confiée la gestion du monument et son ouverture au public, a fait le choix, chaque fois que cela était possible, de restituer les décors d’origine : ceux du Garde-Meuble de la Couronne au XVIIIe siècle, témoignage exceptionnel de l’excellence de l’architecture et du décor à la française.

“Restitution”, car il s’agit bien ici de remettre les lieux dans leur état premier, celui de la construction des bâtiments au XVIIIe siècle. Le CMN et les équipes de conservateurs-restaurateurs ont, en effet, eu l’heureuse surprise de découvrir les décors muraux, plafonds ou planchers d’origine sous les ajouts successifs des XIXe et XXe siècles !
Une chance pour les visiteurs qui pourront ainsi replonger dans l’atmosphère unique et exceptionnelle d’un appartement du siècle des Lumières. Les salons d’apparat qui bordent la loggia ont quant à eux été maintenus dans le décor voulu par le Ministère de la Marine au milieu du XIXe siècle.
 

Grâce aux inventaires du mobilier du Garde-Meuble, il a été possible d’identifier la plupart des meubles et tissus présents dans l’Hôtel de la Marine au XVIIIe siècle.

Marc-Antoine Thierry de Ville-d’Avray, intendant du Garde-Meuble, a effectué un inventaire général des collections de l’institution en 1774, toujours considéré aujourd’hui comme une référence

Quoi de plus important que le mobilier pour rendre au lieu son atmosphère d’antan ? Le Centre des monuments nationaux a acquis récemment deux meubles uniques de l’ébéniste Jean-Henri Riesener : une commode et un secrétaire en armoire.
Le premier est représentatif du style de l’ébéniste du roi ; le second, classé trésor national, résulte d’une commande de l’intendant Pierre-Elisabeth de Fontanieu pour l’ameublement de ses appartements privés.

La restauration des décors, voulue par le Centre des monuments nationaux et ses experts, met également en valeur les rideaux, les tissus d’ameublement et papiers peints afin de rendre aux pièces des appartements de l’intendant, comme aux pièces de réception, leur atmosphère d’origine.

L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
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L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture

Un lieu Habité

La volonté de faire de ce palais un lieu “habité” explique les livres, partitions de musique, salle à manger avec des huitres à terre et des serviettes dépliées, abandonnés sur les meubles.  Nous déambulons dans des pièces théâtralisées, dont les locataires ont pris congé récemment.  L’objectif est vraiment de montrer au visiteur ce que cela signifie de vivre au XVIIIe siècle dans des appartements mettant en valeur l’excellence des arts décoratifs du XVIIIe siècle.

Ces espaces sont d’ailleurs très atypiques et sans équivalent. Les deux intendants du Garde-Meuble royal se sont très largement servis dans les collections royales, dont ils avaient la charge, pour meubler leurs appartements. Nous ne sommes ni vraiment chez le roi, ni chez la grande noblesse de l’époque !

L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 16:07

L’empreinte gallo-romaine

Nous sommes impressionnés par la richesse des collections et la mise en scène de plusieurs salles. Notamment par la présentation de pièces gallo-romaines, issues des fouilles réalisées dans le Sénonais. Les sculptures gallo-romaines évoquent la monumentalité des édifices publics qui constituaient la ville de Sens (Agedincum) entre le Ier et le IIIe siècle. L'impressionnante collection de stèles funéraires, installée sous terre, ne nous laisse pas indifférente, grâce à la beauté de la statuaire. Elle permet une réflexion sur la fragilité de la vie et la volonté d’en surmonter sa disparition. Des familles, des enfants et les vieux époux ont eu la chance de pouvoir témoigner d’une présence éternelle en dépit de l’écoulement des siècles.

Des mosaïques, des blocs d'architecture (corniches, chapiteaux, colonnes) et la reconstitution de la façade monumentale d'un édifice thermal complètent notre visite. Une vue de cette façade à partir d’un balcon surplombant met en lumière son importance, ainsi d’ailleurs que la dimension des sols couverts de décors en mosaïque. De plus la présentation du système de chauffage situé en dessous des salles réservées aux utilisateurs des thermes accroit l’intérêt à la visite.

Au rez-de-chaussée, les collections pré- et protohistoriques sont enrichies régulièrement par des fouilles de sauvetage. Les découvertes restent majeures, depuis la maison danubienne de Charmoy reconstituée, jusqu’aux structures funéraires monumentales de Passy. Le trésor de Villethierry, composé de 847 bijoux de l’âge du Bronze, est à signaler.

Le Musée de Sens
Le Musée de Sens
Le Musée de Sens
Le Musée de Sens
Le Musée de Sens
Le Musée de Sens
Le Musée de Sens
Le Musée de Sens
Le Musée de Sens
Le Musée de Sens
Le Musée de Sens

Beaux-Arts et Trésor de la Cathédrale

La section des Beaux-Arts a bénéficié de donations. Les œuvres issues de la donation Marrey, qui comprend des peintures de (entre autres) Brueghel, Boudin, Watteau de Lille, des sculptures (dont deux bronzes de Rodin), et un ensemble unique de meubles conçus par le ferronnier d'art Raymond Subes et de céramiques de J. Mayodon.
Une grande toile de Louis Watteau dit de Lille La Visite à la ferme (1782) est entourée de peintures des XIXe et XXe siècles : Eugène Boudin (1824-1898), Albert Lebourg (1849-1928), Albert Marquet (1875-1947).  La salle des peintures abrite également des tableaux du XVe au XIXe siècle (Guido Reni, Delorme, Rochegrosse), ainsi que des œuvres contemporaines d'artistes travaillant dans le Sénonais, ou ayant un lien avec la région.

Accolés à la Cathédrale, les bâtiments de l’ancien archevêché (XVIe et XVIIIe siècles) accueillent les riches collections appartenant à la Ville de Sens, à la Société archéologique de Sens, et à l’État (Trésor de la cathédrale, Palais synodal).

Le Trésor de la cathédrale de Sens est considéré, par son importance, comme l’un des premiers de France et d’Europe. Il renferme des collections célèbres, dont les tissus anciens constituent le fonds le plus original : la majorité est constituée d’étoffes persanes, byzantines et de vêtements liturgiques. Deux remarquables tapisseries du XVe siècle représentent l’Adoration des Mages et le Couronnement de la Vierge. Des œuvres d’orfèvrerie, des émaux et des ivoires complètent cette collection : Sainte-Châsse (XIIe siècle), peigne liturgique de saint Loup (VIIe siècle).

 

Cette publication clôture notre voyage de juillet-aout 2020 en France. Après les vacances de février, nous reprendrons la route des Alpes Maritimes, la Covid restreignant toujours notre champ d’exploration.

A ceux qui désirent étendre leurs découvertes, sachez qu’over-blog contient plus de 500 articles et Youtube plus de 300 vidéos. Pour rechercher un pays il suffit d’interroger la banque de données pour y trouver nombre de destinations.

Le Musée de Sens
Le Musée de Sens
Le Musée de Sens
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Le Musée de Sens
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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 16:42

Après une première tentative résultant d’une initiative préfectorale du 26 germinal an IX qui n’eut pas de suite, le musée est créé en 1820. En 1819, le préfet identifie un nombre suffisant d'objets pour justifier la recherche d’un local. Le choix se porte sur une église désaffectée qui avait fait partie du couvent des religieuses de Sainte-Marie (aujourd'hui Centre Pierre-Cardinal). Le musée, qui s’appelle alors musée Caroline, accroît rapidement ses collections. À cette époque, le musée comprend trois sections : antiquités, médailles, statues, tableaux, dessins et gravures pour la première, minéralogie pour la deuxième et zoologie pour la troisième. En raison de l'augmentation des collections, la construction d’un nouveau bâtiment est envisagée et décidée par le conseil municipal en 1848. Le projet de l’architecte départemental Achille Normand est accepté en 1850. L’inauguration a lieu en 1851. Cette construction est rapidement trop petite et il est décidé de l'agrandir. Le fondeur Charles Crozatier, lègue 100 000 francs à la ville pour permettre l'édification d'un nouveau bâtiment. C’est en 1862 que les plans d'Antoine Martin, architecte de la ville, sont adoptés. Le musée est inauguré en 1868 et il prend le nom de Charles Crozatier.

Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay

La diversité des collections du musée (peinture, sculpture, arts graphiques, objets d'art, archéologie, histoire naturelle, mécanique, artisanat, dentelle) permet une découverte de l'histoire du Velay et une vue d'ensemble sur l'art et les sciences, à travers 4 galeries : historique, beaux-arts, scientifique et d'artisanat local.

 

La galerie historique

Elle déploie ses collections de la préhistoire en passant par l’Antiquité. Nous pouvons voir des sarcophages égyptiens, des cratères grecs, des statues et sarcophages romains. La Renaissance est présente avec des coffres, des pilastres, des majoliques…

 

La galerie des Beaux-Arts

Elle présente des œuvres statuaire et peintures allant du XVème siècle au XXème. Vercingétorix y est représenté par deux tableaux. C’est une honnête collection pour une ville moyenne.

 

La galerie scientifique

Elle offre des entrées sur la paléontologie et sur l’histoire naturelle. Une galerie est entièrement consacrée à la zoologie. Le jour de notre visite une exposition était consacrée à la photographie.

 

La galerie du Velay

On y trouve des objets représentatifs de la culture locale : dentelle, vierge noire…

Des vidéos montrent la formation des volcans pour accompagner les rochers symptomatiques de la ville.

Au total on découvre une ambition encyclopédique dans ce musée touche à tout. Sa présentation très moderne permet de nombreuses découvertes inattendues.

Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 18:00

 

Ce musée a été conçu comme une représentation tournante d’œuvres de peintres locaux. Le Musée Regards de Provence, installé dans l'ancienne Station Sanitaire construite par l'architecte Fernand Pouillon en 1948 et réhabilitée pour 2013, a été créé à l'occasion de l'année Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture en 2013. Le Musée organise des expositions temporaires collectives ou individuelles sur Marseille, la Provence et la Méditerranée du XVIII° siècle à nos jours. Il présente également un documentaire artistique permanent sur la mémoire de la Station Sanitaire.

Du 5 octobre 2019 au 3 mai 2020, le Musée Regards de Provence met à l'honneur le peintre Henri Person par une rétrospective regroupant près de 90 œuvres.

 Grand ami de Paul Signac et navigateur, Person (1876-1926) fut également le fondateur du Musée Tropelen, aujourd’hui Musée de l’Annonciade à Saint Tropez. Cette initiative s’inscrit dans une programmation qui valorise les artistes de renom qui ont marqué le territoire du Sud et l’histoire de l’Art. La Méditerranée fût une source inépuisable d’inspiration pour cet artiste, enthousiasmé par le pointillisme et la quiétude des eaux du port de Saint-Tropez.

Le Musée Regards de Provence met à l’honneur l’oeuvre d’Henri Person qui, tout au long de sa vie, a construit son œuvre sur les thèmes qui lui sont chers comme les bateaux, la mer, les arbres qui la bordent et les petits villages du littoral méditerranéen. Dans cette grande première rétrospective, près de soixante-dix peintures et aquarelles sont réunies issues des collections de la famille, de prêts de musées, de galeries et de collectionneurs privés.

 

Le Restaurant

 

Le restaurant est situé au premier étage du musée. C’est est un lieu prestigieux de restauration, de réunion et de réception moderne et raffiné, privatisable pour des entreprises ou des privés en journée ou en soirée.

Son style de décoration nous plonge dans l’esprit des années 50, avec une ambiance méditerranéenne et contemporaine évoquée par la fresque en mosaïque d’émaux et de verres créé spécialement sur mesure, se déployant sous le comptoir du bar. Les tables, les chaises Ant « fourmi » du designer Arne Jacobsen, les fauteuils 403 d’Alvar Alto, les banquettes en velours, les lustres Palmonds en cristaux de bohême confèrent une atmosphère feutrée et douce.

Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille
Le musée Regards de Provence de Marseille

 

Les Tours de Marseille
Pour Jean Nouvel : Une tour Bleu Blanc Rouge

 

La Marseillaise a été imaginée par les Ateliers Jean Nouvel Le célèbre architecte a entre autre signé le spectaculaire "One New Change" de Londres et le chantier pharaonique du Louvre d'Abu Dahbi.

Légère et toute en transparence, la tour de Jean Nouvel joue avec le soleil pour se fondre dans le paysage et l'horizon grâce ses 30 nuances de couleurs : 
► Bleu azur comme la mer et le ciel
► Blanc comme les nuages et les roches des calanques
► Rouge brique comme les toits en tuile

Ces reflets changeant au gré des points de vue sont produits par 3 850 brise-soleils multicolores en Béton Fibré à Ultra Haute Performance qui habillent les 16 000 m² de la façade vitrée.  Ces brise-soleils ne se limitent pas à filtrer les rayons lumineux pour protéger le bâtiment des coups de chaleur, ils permettent également d'abolir la sensation de trop grande hauteur pour les futurs occupants de la tour", indique le constructeur.

Face à la mer, La Marseillaise pointe à 135 mètres de haut, ce qui en fait le deuxième immeuble le plus haut de la ville après celui de la CMA-CGM voisin. Elle s'élève sur 31 niveaux, dont 27 étages de bureaux. 95 % des postes de travail auront une vue sur la mer.  "Magistral", un hall de 12 mètres de haut accueille le visiteur avec des terrasses végétalisées, cinq commerces en pied et ses 15 ascenseurs pour desservir les étages. 

 

La tour CMA-CGN

 

La Tour CMA CGM est le plus grand immeuble de grande hauteur de Marseille (IGH) à usage de bureau de la ville. Située dans lequartier d'affaires Euroméditerranée. Cette tour est conçue par l'architecte Zaha Hadid dans un style déconstructiviste. Elle abrite le siège social de la Compagnie Générale Maritime, le 4e armateur mondial de transport maritime en conteneurs.

Haute de 147 m, il s'agit de la plus haute tour marseillaise et de la troisième plus haute tour de province. Elle regroupe 2 700 employés de CMA-CGM répartis auparavant sur sept sites différents.

À la tour s'ajoute un bâtiment annexe qui contiendra des locaux techniques, cinq niveaux de parking souterrain, un restaurant d'entreprise et les salles informatiques.

Une troisième tour devrait s’intercaler entre les deux tours précédemment décrites à l’horizon 2022.

 

Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales
Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales
Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales
Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales
Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales
Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales
Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales
Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales
Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales
Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales
Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales
Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales
Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales

Photos du restaurant, des tours et d'autres oeuvres régionales

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7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 15:57

 

Le palais Longchamp est un palais-château d'eau de style néo-classique situé au quartier des Cinq-Avenues du 4ème arrondissement de Marseille. Le site est inscrit aux monuments historiques depuis le 1er octobre 1974 et classé en 1997 et1999

Inauguré en 1869, le palais est composé de plusieurs entités  :

  • le pavillon château d'eau central, réservoir d'eau  de la Durance arrivée par le anal de Marseille long de 85 km, à titre de principale source historique d'eau potable de la ville de Marseille.
  • le musée des Beaux-Arts de la ville de Marseille (dans l'aile gauche du palais)
  • le muséum d'histoire naturelle de Marseille (dans l'aile droite du palais)
  • un jardin public (devant) avec des bassins e cascades et des statues allégoriques à la gloire de l'eau .
  • le parc Longchamp (à l'arrière du palais) avec l'observatoire de Marseille , jardin botanique et parc zoologique. 

 

La rénovation du musée Longchamp

Notre visite organisée par les Amis des musées de Nice ne concernait que le musée des Beaux-Arts rénové. Elle a permis d’admirer de nombreuses œuvres inaccessibles, alors qu’auparavant seules les salles du rez-de-chaussée, étaient restées ouvertes.  

Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp

 

Notre visite du musée des Beaux-Arts

Rubens, ouvre notre parcours avec une superbe chasse au sanglier. Notre vidéo en décrit la scène.  Puis suivent Courbet, Ziem, David. Enfin une salle est entièrement consacrée à la sculpture avec Puget. C’est un panorama de quatre siècles d'histoire de l'art que nous parcourons avec les commentaires avisés de Madame Pellissier.

On peut aussi voir au musée un bel ensemble des plus grands maîtres italiens et français des XVIe et XVIIe siècles, avec des œuvres de Pérugin, du Guerchin, de Pannini pour l'Italie ou de Champaigne, Vouet, Greuze,­ Vernet , Hubert Robert ou David pour la France.­

Les écoles du Nord sont représentées par des tableaux de Rubens, Jordaens ou Snyders.

La présentation de l'art en Provence aux XVIIe et XVIIIe siècles est l'une des particularités du musée. Les œuvres de Louis Finson, Jean Daret, Nicolas Mignard ou Michel Serre rappellent le dynamisme de ce foyer artistique qui durant deux siècles attira les artistes de l'Europe du Nord et du Sud.

L'École française du XIXe siècle est l'un des temps forts de la collection. Aux côtés des plus grands maîtres, Courbet, Corot, Daubigny, Millet et Puvis de Chavanne, figurent les représentants de l'école de Marseille comme Loubon, Guigou ou Ziem qui vont imposer leur vision originale des paysages lumineux du Midi. "La Voix intérieure", chef-d'œuvre de Rodin, donné par le sculpteur au musée, les bustes des célébrités du Juste Milieu ou le Ratapoil de Daumier sont les œuvres les plus célèbres de la galerie de sculpture du XIXeme siècle. ­­

 

Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp
Marseille : Le musée des Beaux-Arts du Palais Longchamp

La peste de 1720 à Marseille

La monumentale restauration de Michel Serre, La peste à Marseille attire tous les regards. Inévitablement, nous pensons à la diffusion actuelle du Covid 19. De grands tableaux reconstituent cet épisode en le montrant dans un esprit de reportage digne des photos d’actualité de Paris-Match. Les immeubles modernes encadrent des entassements de morts, ainsi que les va et vient des secours, des familles, en présence des notables. Un corps est descendu les pieds tenus par une corde dans une charrette située au bas de l’immeuble.

Cette situation m’a évoqué les propos du blog de Fang Fang, une écrivaine chinoise, qui habite à Wuhan.  Elle préside depuis 2007 l’Association des écrivains du Hubei. (Le monde du 3 mars 2020)

 

A Wuhan, on transporte les cadavres dans des sacs, emportés sur des charrettes.

Wuhan vit aujourd’hui une catastrophe. Il ne s’agit pas de l’obligation de porter des masques ou de rester cloîtré chez soi. Il s’agit de la liste des décès qui ne cesse de s’allonger. Jusqu’à présent, lorsqu’une personne mourait, son corps était mis en bière et emporté au crématorium. Maintenant, on transporte les cadavres dans des sacs, emportés sur des charrettes.

 Ce qui est catastrophique, c’est d’affronter le vent, le froid et la pluie pour tenter de trouver un lit dans un hôpital, mais sans résultat. Ce qui est catastrophique, ce sont ces queues interminables qu’il faut faire dans les hôpitaux pour s’inscrire, des queues qui peuvent durer deux jours, et, parfois sans même avoir réussi, vous vous écroulez à terre. Ce qui est catastrophique, c’est d’attendre chez soi une notification pour une place dans un hôpital, et, lorsqu’elle arrive enfin, il est déjà trop tard. Le pire, ce sont ces patients gravement malades hospitalisés, qui, lorsqu’ils entrent, disent adieu à leurs proches, car ils ne les reverront jamais.

Peintures de Michel Serre.  Marseille la peste en 1720
Peintures de Michel Serre.  Marseille la peste en 1720
Peintures de Michel Serre.  Marseille la peste en 1720
Peintures de Michel Serre.  Marseille la peste en 1720

Peintures de Michel Serre. Marseille la peste en 1720

Dernier souvenir des disparus : les téléphones portables

Des dispositions ont été prises pour garder les affaires des morts, en particulier les téléphones portables. Ces derniers seront stockés, puis désinfectés, et le service des télécommunications essayera de trouver des proches grâce aux informations contenues dans les téléphones. Ces portables représenteront un mémorial pour les proches. Ceux qui n’auront pas de propriétaire seront conservés et serviront de preuve dans l’histoire.

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Le Musée Lascaris

https://youtu.be/l23HXor58bY

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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