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DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

6 mars 2022 7 06 /03 /mars /2022 17:20

Aujourd'hui, Dax joue la carte de ses quinze établissements privés à taille humaine avec boue appliquée à la main. Résultat, la fréquentation est à nouveau en très légère hausse depuis deux ans et le chiffre d'affaires du thermalisme sur le Grand Dax atteignait l'an dernier 58 millions d'euros. Son secteur thermal qui emploie quelque 730 personnes dans le Grand Dax génère 6.000 emplois induits. Chaque curiste rapporte en moyenne 2.369 euros, selon le Comité départemental du tourisme.

De l’héritage gallo-romain aux bijoux d’architecture Art Déco, du trou des pauvres aux arènes, petite balade au fil du temps et des immanquables de la ville deux fois millénaire.

 

La crypte archéologique

En 1978, à l’occasion d’un aménagement urbain, des vestiges gallo-romains ont été mis au jour à l’îlot central. Des fouilles ont peu à peu fait apparaître les fondations d’un vaste monument antique qui pourrait dater du Ier ou IIe siècle de notre ère. Longtemps perçu comme un temple érigé sur un podium, ces ruines sont aujourd’hui envisagées par les spécialistes comme les fondations d’une basilique civile, édifice situé sur le forum où se déroulaient alors le marché ou les affaires judiciaires. Un témoignage exceptionnel.

 

Les remparts

Édifiée au IVe siècle ap. J.C., l’enceinte gallo-romaine était encore complète vers 1850, formant le plus vaste ensemble de fortifications de la période antique conservé sur notre territoire. Malgré les protestations d’érudits ou d’archéologues, les démolitions ont fini par se succéder jusqu’à la fin du siècle. Aujourd’hui, il subsiste un cinquième des fortifications d’origine, classées Monument historique en 1889. A voir notamment la belle ouverture tombant dans le vide côté boulevard Saint-Pierre, sans doute une porte secondaire à passerelles à l’époque.

 

La Cathédrale

Cathédrale de style classique « néo-grec » édifiée entre la moitié du XVIIème et la fin du XIXème siècle, classée Monument historique en 1946. La Cathédrale se visite tous les jours de 9h à 12h et de 14h30 à 19h, le dimanche de 8h30 à 12h et de 16h à 19h. Des visites guidées sont proposées gratuitement, certains jeudis à 16h.

Le Portail des Apôtres de la cathédrale

Vestige de la cathédrale gothique effondrée en 1645, ce portail d’entrée monumental daté du XIIIe siècle, a failli être détruit fin XIXe lors de l’agrandissement du lieu de culte. Finalement, ce superbe ensemble de sculptures, classé en 1884, fut remonté à l’intérieur de la nouvelle cathédrale, devenue, elle aussi, Monument historique en 1946 avec son style classique « néo-grec ».

DAX ville Thermale
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A la découverte des richesses patrimoniales

Là, un peu partout, s’affiche le patrimoine dacquois où cohabitent le passé gallo-romain, l’Art déco, les témoignages du XVIIe et XVIIIe siècle ou l’architecture basco-landaise. Des remparts aux arènes, du portail des Apôtres à la Fontaine chaude, du Musée de Borda à la galerie d’art Atrium Culture… se balader dans Dax, c’est faire de sacrés grands écarts historiques et temporels !

 

La ville en pleine nature

Et la nature n’est jamais loin, dans une volonté permanente de mener des projets respectueux de l’environnement et du patrimoine. Ville « 3 fleurs », berges de l’Adour et nombreux parcs… Dax a un autre atout indéniable à faire partager : son bois de Boulogne et ses prairies humides classés Natura 2000, sur des sentiers découverte nature et santé au départ de la Maison de la Barthe.

 

Un Jardin remarquable

En plein cœur de la cité, le parc du Sarrat, classé « Jardin remarquable » par le Ministère de la Culture, vaut aussi largement le détour.

Street Art

En 2020, le Festival MURALIS se déploie de nouveau dans la ville de Dax.

MURALIS est un festival en plusieurs saisons tout au long de l’année qui s’organise autour de plusieurs axes : réalisations artistiques, événements culturels et médiations avec de nombreux partenaires locaux.

Buglose

Notre Dame

A proximité de Dax, entre Mont-de-Marsan et Bayonne, se trouve le haut-lieu marial des Landes, Notre-Dame de Buglose. Le sanctuaire se trouve sur l’ancienne commune de Pouy, devenue Saint-Vincent-de-Paul en raison de la naissance en ce lieu du très grand apôtre de la charité .

Lieu de pèlerinage important dès le XIIe siècle, l’église avait été détruite par les protestants sur ordre de Jeanne d’Albret et seule la statue avait pu être, en hâte, emportée par un fidèle, mais sans que l’on sache ce qu’elle était devenue. Le sanctuaire était ainsi tombé dans l’oubli, lorsqu’un jour de l’an 1620, un berger gardant ses bœufs, vit que l’un d’eux s’était éloigné dans une zone marécageuse et semblait lécher un rocher. S’approchant, il constata qu’en fait de rocher, il s’agissait d’une statue de la Vierge Marie. Les anciens ayant identifié que la statue était celle disparue, de l’ancien sanctuaire marial, la statue fut extraite du marais et conduite par un char de bœufs…qui, obstinément, refusèrent d’avancer au-delà des décombres de l’ancienne église. L’évêque de Dax comprit alors que le souhait de la Vierge Marie était bien d’être honorée en ce lieu.

 

 

 

Historique du carillon

En 1877, arrive sur le siège épiscopal d’Aire un évêque venu du Nord, originaire de Templeuve. Mgr Delannoy, homme du Nord, avait la nostalgie des carillons de sa Flandre natale. En effet, la Belgique et le Nord de la France s’honorent de posséder les plus beaux carillons. Il considérait que l’église de Buglose était le plus beau fleuron de son diocèse. Il fit donc construire deux tours : la tour nord, pas très haute, massive et carrée ; et la tour sud, très haute, à trois étages. Les historiens connaissent l’acharnement que mit cet évêque ainsi que le supérieur des Missionnaires, pour obtenir un carillon. Les longues et fréquentes correspondances avec la fonderie Paccard d’Annecy-le-Vieux en témoignent.
 

Le 8 septembre 1894 eut lieu la bénédiction des 4 premières cloches. Quatre cloches, ce n’est pas encore un carillon. Le 8 septembre 1895, un an plus tard, eut lieu la bénédiction de 19 nouvelles cloches. Ajoutées aux 4 premières de l’année précédente, ce fut donc l’inauguration d’un carillon de 23 cloches, doté dés l’origine d’un clavier singulier, inventé par le chanoine Maisonnave, nommé « la Machine à Carillonner ». Celle-ci a été présentée à l’Exposition Universelle de Paris en 1900.

DAX ville Thermale
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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 16:02

L’architecture Art Deco

L'Art déco est un mouvement artistique né dans les années 1910 et qui prit son plein épanouissement au cours des années 1920 avant de décliner lentement à partir des années 1930, pour prendre fin avec la Seconde Guerre mondiale (1939). C'est le premier mouvement d'architecture-décoration de portée mondiale.  Art déco  est l'abréviation de « Arts décoratifs », et concerne l'architecture, plus spécialement l'architecture intérieure avec ses tapisseries, vitraux, peintures et sculptures ornementales, son ébénisterie, l'emploi de la céramique, de l'orfèvrerie… Cette architecture est portée par des halls d'entrée ostentatoires et symboliques, des circulations verticales en ascenseur luxueux et des intérieurs en étages tout aussi raffinés, ainsi que des inscriptions et figures statuaires symboliques extérieures.

Dax est l’une des villes landaises qui fait honneur au style Art Déco à travers bien sûr le Splendid Hôtel édifice construit en 1928 sur les vestiges des fondations d’un ancien château fort et totalement rénové en 2017. Véritable chef d’œuvre de l’architecte André Granet avec sa façade d’un blanc immaculé, ses hauts plafonds, ses oriels mais aussi son mur de lumière en verre fumé de diverses couleurs et orné de formes géométriques que l’on retrouve dans le hall d’entrée. Au milieu des années 20, l’homme d’affaires et futur maire, Eugène Milliès-Lacroix, a l’ambition d’encourager la construction de nouveaux hôtels et établissements afin de faire de Dax « une ville thermale moderne et modèle ».

 

L’hôtel Splendid

Ce grand hôtel des années 30 a traversé les époques en s’inscrivant dans l’histoire de la ville de Dax. Ce fleuron de l’art déco, lieu emblématique des années folles, symbole du bouillonnement culturel et artistique de la ville de Dax, ouvrit ses portes aux personnages les plus célèbres de cette période frénétique et créative. Ernest Hemingway, Joseph Kessel, Sacha Guitry…

Son architecture audacieuse en forme de vaisseau amiral faisant face aux berges du fleuve de l’Adour, inspiré du mythique paquebot Normandie, est une invitation à la rêverie et à l’évasion. Son architecte André Granet créa un hôtel d’exception sublimé par sa décoration Art Déco chic et sophistiquée. Son grand hall et son large escalier lumineux, caractéristiques de ce mouvement décoratif, ont gardé de leur superbe, menant aux chambres spacieuses et confortables de ce bel hôtel 4 étoiles. Au rez-de-chaussée, le style Art déco y est très présent, du Hall d’entrée au restaurant.  Pour une parenthèse nature, Le Splendid initie un espace où il fait bon vivre.

Un SPA moderne et innovant offre une parenthèse apaisante et relaxante après une journée de découverte de la ville de Dax. L’édifice a fait l’objet d’une rénovation complète pour ajouter un nouveau chapitre à sa longue histoire.

Après cinq ans de fermeture, le Splendid, est inauguré en 2018, symbole des efforts de la ville landaise pour redorer son titre de premier pôle thermal français et tourner la page de plusieurs années difficiles. Dax fête ainsi en fanfare la fin de plusieurs années sombres afin de promouvoir son eau naturelle à 60°C et sa boue naturelle aux vertus curatives en rhumatologie et problèmes veineux. Jeux de lumière, chanteuse d'opéra, danseuses, magiciens et DJ : le programme est à la hauteur des investissements dans un secteur thermal qui emploie quelque 730 personnes dans le Grand Dax et génère 6.000 emplois induits, chaque curiste rapportant en moyenne 2.369 euros, selon le Comité départemental du tourisme.

Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco

L’Atrium

L’Atrium Casino fut inauguré, le 1er juillet 1928, par une représentation en plein air de l’opéra de Gounod « Mireille » devant près de 1.200 spectateurs. « Ce magnifique monument moderne » – peut-on lire dans le Dax Républicain quelques jours plus tard – « donnera satisfaction tout à la fois à la colonie étrangère et à la population sédentaire de la ville ».  Restaurants, café, dancing, salle de spectacle d’été, salle de baccara et bar américain aux ornements cubistes, tout a été prévu. Dans les années 1990, le bâtiment art-déco, désaffecté et délabré, a failli disparaître. Il est finalement restauré dans les règles de l’art, les stucs, ferronneries et mosaïques reconstitués à l’identique. Rouvert en 1991, l’Atrium offre aujourd’hui, au cœur de la ville, un restaurant et une belle salle de spectacles accueillant la saison culturelle.

 

Les Thermes

 L’hôtel « Les Thermes », voisin du Splendid, est l’œuvre de l’architecte Jean Nouvel édifié dans les années 90 qui avait pour ambition de créer un bâtiment contemporain faisant écho à l’architecture des années folles. Cette infrastructure abrite de nouveaux thermes très modernes.

L'Atrium et les Thermes
L'Atrium et les Thermes
L'Atrium et les Thermes
L'Atrium et les Thermes
L'Atrium et les Thermes
L'Atrium et les Thermes
L'Atrium et les Thermes
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L'Atrium et les Thermes
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L'Atrium et les Thermes

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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 16:41

Espelette, c'est un petit village au cœur du Pays Basque. Espelette est un village des Pyrénées-Atlantiques, à 24 km au sud-est de Biarritz.

La commune qui appartient à la province basque du Labourd est située sur le bassin versant de l'Adour et son territoire vaste de 26 km² s'étire sur les contreforts du massif pyrénéen, en moyenne montagne, son altitude variant de 33 à 750 m, dans un paysage riche en cours d'eau, cultures et pâturages.

 Le charme de l'architecture basque séduit de suite. Espelette tient sa renommée de son fameux Piment d'Espelette. Son séchage est apparent sur les façades des maisons. Le centre du village a été aménagé autour du condiment. La Fête du Piment en Octobre est devenue l'une des grandes Fêtes du Pays Basque. Côté animation, le programme est copieux, force et danses basques, chants basques, pelote basque, art de la rue...

Les Fêtes du village se déroulent début Août. A noter également le Festival de Danses du Monde Gauargi et la course pédestre des Crêtes.

Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
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Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
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Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque

Ainhoa

Classée parmi les plus beaux villages de France, l'ancienne bastide d'Ainhoa, fondée au XIIIe siècle puis en partie reconstruite au XVIIe, est une étape incontournable de tout circuit au Pays basque. Sa longue et unique rue, jalonnée de pittoresques maisons blanches à colombages rouges et verts, et son église du XIIIe siècle au clocher carré à quatre étages, sauront séduire les amateurs d'architecture. L'intérieur de l'église se doit d'être visité, ne serait-ce que pour son magnifique retable doré et ses deux étages de galeries en bois ! Autour de l'édifice, le cimetière paysager abrite des stèles discoïdales et tabulaires datées des XVIe et XVIIe siècles..

Intégré au Pays basque, le village se situe non loin de Bayonne, à la frontière avec l'Espagne. A quelques kilomètres d'Espelette et de ses fameux piments, la commune d'Ainhoa se trouve également sur les chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Entièrement détruit lors de la guerre de Trente ans, au XVIIe siècle, le village d'Ainhoa a entièrement été reconstruit pour dévoiler ses jolies façades blanches et rouges typiquement basques. Autrefois connu pour son activité de tissage du lin, il est aujourd'hui connu pour son tourisme et son patrimoine architectural et culturel. Ainhoa possède en effet de nombreux sites touristiques à découvrir le temps d'un séjour dans ce village authentique et préservé.

Classée aux Monuments Historiques pour son décor intérieur, l'église Notre-Dame-de-l'Assomption date du XIIIe siècle. Non loin, il est possible d'admirer également la chapelle Notre-Dame-d'Aubépine. L'édifice prend place sur l'emplacement de l'apparition de la Sainte Vierge à un jeune berger. On y découvre une grotte de la fin du XIXe siècle, ainsi qu'un très beau calvaire de la même époque. A noter que le cimetière du village possède aussi des stèles discoïdales et tabulaires des XVIe et XVIIe siècles.

En se promenant dans la rue unique du village d'Ainhoa, les visiteurs peuvent admirer des maisons labourdines du XVIIe siècle aux façades rouges et blanches, ainsi qu'un très beau lavoir remarqué par Napoléon III et sa femme l'impératrice Eugénie lors d'un séjour en 1858.

Autour d'Ainhoa se trouve une grande forêt de 400 hectares où l'on peut apprécier une faune et une flore sauvages et particulièrement riches. Plusieurs sentiers de randonnée balisés y sont accessibles, comme dans les alentours du village

 

La fondation du bourg
C’est dans la première moitié du 13° siècle que des moines Prémontrés décidèrent de créer dans cette zone de pâturages, coupée de bois de chênes et peuplée de bergers transhumants, l’un de leurs cinq vicariats prévus sur la route de Compostelle. Propriété de Juan Perez de Baztán, haut personnage de la cour de Navarre, il fut convenu que ce petit vicariat formerait enclave sur la propriété seigneuriale. Ce serait le bourg d’Ainhoa, un village-bastide aux maisons parfaitement alignées de chaque côté d’une large avenue.

 


Aux frontières du Labourd et de la Navarre
Le village connut de nombreux avatars sous la suzeraineté anglaise : disputé entre l’Angleterre et la Navarre au 13° siècle et 14° siècle puis terre indivise entre les deux royaumes, ce n’est qu’en 1451, sous Charles VII, qu’Ainhoa redevient une commune française.

Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
Espelette, Ainhoa, promenade dans le pays Basque
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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 09:41

Bayonne est une commune des Pyrénées Atlantiques et l’une des deux sous-préfectures du Département. Avec plus de 50 000 habitants elle côtoie Anglet et Biarritz et constitue une conurbation devenue le cœur d'une vaste aire basco-landaise.

Le centre de Bayonne se caractérise par son urbanisme médiéval, marqué par le tracé des rues, la subsistance de nombreux vestiges de bâtiments (fortifications, cathédrale, cloître, caves) et par l’importance économique des voies fluviales tout au long de son histoire. La période allant du XVIe au XIXe siècle a vu la construction de nombreuses demeures nobles, souvent fondées par les membres des corporations, très actives à Bayonne, et témoignant de la vitalité de la ville et de son activité commerçante et portuaire.

 

La Cathédrale Sainte Marie

Cette cathédrale ogivale, de style gothique fleuri, commencée en 1213 et achevée au XVe siècle, est surmontée de deux clochers de 85 mètres de haut, ajoutés au XIXe siècle. Elle renferme la châsse de Saint Léon, patron de la ville. Un cloître datant de 1240 lui est attenant au sud. Le cloître a longtemps servi de cimetière ; des niches et des tombeaux y subsistent.

Description par Victor Hugo du monument avant sa restauration

La cathédrale de Bayonne a été visitée par l'écrivain Victor Hugo lors de son voyage dans les Pyrénées en 1843. Voici la description qu'il nous en fait dans son ouvrage Alpes et Pyrénées :

« La cathédrale de Bayonne est une assez belle église du quatorzième siècle couleur amadou et toute rongée par le vent de la mer. Je n'ai vu nulle part les meneaux décrire dans l'intérieur des ogives des fenestrages plus riches et plus capricieux. C'est toute la fermeté du quatorzième siècle qui se mêle sans la refroidir à toute la fantaisie du quinzième. Il reste çà et là quelques belles verrières, presque toutes du seizième siècle. À droite de ce qui a été le grand portail j'ai admiré une petite baie dont le dessin se compose de fleurs et de feuilles merveilleusement roulées en rosace. […] L'église est accostée au sud d'un vaste cloître du même temps, qu'on restaure en ce moment avec assez d'intelligence et qui communiquait jadis avec le chœur par un magnifique portail, aujourd'hui muré et blanchi à la chaux, dont l'ornementation et les statues rappellent par leur grand style Amiens, Reims et Chartres. Il y avait dans l'église et dans le cloître beaucoup de tombes, qu'on a arrachées. Quelques sarcophages mutilés adhèrent encore à la muraille. Ils sont vides. Je ne sais quelle poussière hideuse à voir y remplace la poussière humaine. L'araignée file sa toile dans ces sombres logis de la mort.

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Le cloître

Le cloître est l'un des plus grands de France. Il est de style gothique rayonnant et date du XIVe siècle. Au Moyen Âge, c'était un lieu de réunion et de conversation pour les assemblées de quartiers ou de corporations. Les galeries du cloître ont conservé des tombeaux et des dalles funéraires datant du XIVe au XVIIIe siècles.

Sa galerie nord, le long de la cathédrale a disparu lors de la restauration de la cathédrale au XIXe siècle par Émile Boeswillwald afin de créer la chapelle paroissiale (également appelé chapelle Saint-Léon) et la sacristie. Cette modification a eu pour effet de cacher le seul portail non détruit lors de la révolution française et dont parle Victor Hugo.

Le cloître est toujours le lieu de manifestations culturelles telles que les artisans du cloître ou des concerts. Il a été entièrement restauré ces dernières années.

 

Église Saint-André

Situé dans le Petit Bayonne, l'Eglise Saint-André fût construite entre 1856 et 1869 par les architectes Durand et Guichenné, dans un style néo-gothique. Le portail principal de la façade occidentale est surmonté d'une imposante rosace.

A l'intérieur de l'église, vous pourrez admirer deux peintures des bayonnais Léon Bonnat (1833-1922) représentant l’Assomption et Joseph Pascau (1875-1944) représentant La Sainte Famille. L'orgue offert à l'église par Napoléon III en 1862 a été fabriqué par Georges Wenner et Jean-Jacob Götty de Bordeaux. Il est classé Monument Historique depuis 2002.

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23 janvier 2022 7 23 /01 /janvier /2022 10:07

Place à notre programme de découvertes dans le Sud-Ouest de la France.

Dans un parc arboré, nous avons visité fin octobre 2021 le Conservatoire des poules de Puyobrau à Magesc (Landes). Il propose de retrouver tout ce qui faisait le charme et la richesse de nos fermes d’antan en rassemblant plus de 120 espèces de gallinacées en voie de disparition pour la plupart, canards, pigeons, dindons, pintades, coqs et poules, vaches marines landaises.  C’est une découverte de l’élevage de toutes ces espèces en en dénombrant les variétés et les couleurs qui vous est proposée en vidéo.

Il est impossible de décrire toutes les espèces de poules qui sont nombreuses. Leurs différences de comportement sont aussi très variées entre les poules affectueuses et couveuses et d’autres dont les œufs sont abandonnés à leur sort et doivent être mis en incubation.

 

La poule Brahma

Elle est sans aucun doute la race de poules la plus grande de toute la basse-cour. Elle nous vient d’Inde et est arrivée en France au XIXe siècle. C’est avant tout une poule d’ornement, ses nombreux coloris de plumage (fauve, blanc, noir, bleu, gris) sont mis en valeur dans de jolis dessins (herminé, maillé, camaillé). Son caractère docile et sociable en fait également une très bonne poule de compagnie. Elle reste une bonne pondeuse (170 œufs par an), et elle a la particularité de pondre aussi en hiver ! C’est une bonne couveuse et une bonne mère.

Description

La grande particularité de la Brahma est sa taille. Le coq est bien évidemment le plus impressionnant du couple, avec une hauteur pouvant dépasser les 60 cm.
Très élégante, la Brahma possède un plumage très fourni, jusque sur ses pattes. C’est d’ailleurs pour ses nombreuses plumes larges qu’elle était élevée autrefois, ses plumes garnissant oreillers et couettes. Cette grosse et grande poule, à la belle stature, est très appréciée comme poule d’ornement. Son corps imposant et ses petites ailes ne lui permettront pas de fuguer, inutile avec elle de prévoir un enclos haut.
A cause de sa grande taille, la Brahma met plus de temps que les autres races à devenir adulte. Elle terminera sa lente croissance à 18-24 mois. Âge à laquelle vous pourrez envisager de la consommer pour sa chair.

Son caractère

La Brahma est réputée une poule calme et docile. Très sociable, elle pourra côtoyer d’autres races dans le poulailler sans souci. Elle est facile à apprivoiser, se laissant rapidement approcher et caresser.
C’est une bonne pondeuse, une bonne couveuse et une bonne mère. Sa taille imposante lui permet de couver les œufs d’autres oiseaux de la basse-cour comme ceux des oies, des paons, des canards ou encore des dindes...

Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
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La Gauloise Dorée

La gauloise dorée est de taille modeste. La poule pond régulièrement au printemps et durant l'été des œufs blancs d'au moins soixante grammes.

En dépit de sa domestication, cette race a conservé une partie de son caractère sauvage. En particulier la poule peut voler sur plusieurs dizaines de mètres à 5-6 mètres au-dessus du sol sans difficulté.

La gauloise dorée a bien failli disparaître à la sortie de la Seconde guerre mondiale, mais connaît un nouvel essor grâce aux élevages amateurs et professionnels très nombreux.

 

Le coucou de Malines

Le coucou de Malines est connu des aviculteurs sous plusieurs noms similaires : il s'appelle Meklin, Malines. Malin est également un nom commun. Le poulet à la viande de Malines a été élevé au 19ème siècle et en 1979 un club de fans de la race a été créé. Pour créer le poulet, ils ont croisé la race Shanghai et le Brahma, ajoutant une part du matériel génétique des races de coucous Flanders et Mechel. L'oiseau est d'origine belge, il a été nommé d'après la ville de Malines. Plusieurs variations du nom de la race coucou peuvent être dues aux changements constants et répétés du nom de la ville.

L'apparence des poulets malins

Le coucou de Malines, comme déjà noté, appartient à la direction de la viande, il est donc trapu et grand, ce qui peut être vu sur n'importe quelle photo de la race. La femelle malgache peut peser environ 4 kg, tandis que le mâle atteint plus de 5 kg.

Sa description externe est très particulière, car la couleur principale des oiseaux est la couleur rayée en noir et blanc, et parfois des individus noirs, blancs et bleus purs se trouvent comme sur la photo. Les pattes des poulets sont assez solides, décorées de "culottes en plumes". Le coucou de Malines se distingue par sa crête et ses boucles d'oreilles rouge vif, qui semblent être créées pour décorer la race. La crête a une forme de feuille, mais on trouve également des poulets avec une crête en forme de gousse. Le bec est coloré dans une teinte beige clair et est également assez fort.

 Bien qu'il puisse sembler ridicule d'utiliser le nom de «coucou», il est en fait tout à fait justifié. La framboise a une couleur mouchetée et un instinct maternel peu développé, ce qui la rapproche d'un coucou, en même temps un trait négatif d'une poule pondeuse qui hésite à faire éclore ses œufs. Par conséquent, pour sauver la population, il faut utiliser du matériel d'incubation ou une mère nourricière qui peut s'occuper des poussins

 

La poule Appenzelloise huppée

Elle est reconnaissable à sa huppe très caractéristique dressée sur la tête telle une coiffe du costume de fête traditionnel des femmes d’Appenzell (canton de Suisse). Elle possède de petits barbillons, des oreillons blancs, les tarses bleus et deux petites cornes tenant lieu de crête.

Fière et élégante, sa silhouette est très reconnaissable. Plusieurs variétés existent dont l’Appenzelloise fauve cailloutée ou argentée.

Elle a été élevée dans les couvents des régions alpines dès le 15e siècle. Elle s’adapte très bien aux conditions en montagne et ne craint pas le gel. C’est une poule vive qui grimpe facilement les côtes et aime se percher le soir. Elle aimera les grands espaces.

L’Appenzelloise huppée pond environ 150 œufs de couleur blanche d’environ 55g.

Un conservatoire de poules à Magesc (Landes)
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16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 12:27

La ville de Vienne est profondément marquée dans ses murs et à l’extérieur par la civilisation gallo-romaine. En l'an 121 avant notre ère, la ville de Vienne est intégrée à l'Empire Romain. En subsistent encore aujourd'hui de nombreux témoignages et vestiges... Situé entre le Rhône et les collines iséroises, Vienne devient naturellement un lieu privilégié pour bâtir une cité protégée des attaques et accessible au commerce par l’eau.

À l’époque gallo-romaine, la cité rayonne de part et d’autre du fleuve, et des vignobles se développent déjà sur les deux rives du Rhône.

 

Temple d'Auguste et de Livie

Construit à partir de -20 et -10 avant notre ère, le temple du forum de Vienne est dédié au culte de Rome et plus particulièrement à Auguste et sa femme Livie. Sa transformation en église catholique lui a permis de subsister.

C'est un exemple de la transposition dans une cité provinciale gallo-romaine du modèle de temple élevé sur un podium, avec un décor d'ordre corinthien romain. Seule la construction de la partie postérieure est en général attribuée au début du règne de l'empereur Auguste, vers 20-10 av. J.-C. L'observation de variantes architecturales ou décoratives, sur la corniche et les chapiteaux par exemple, fait pressentir une autre campagne de travaux, plus tardive pour le reste du monument, vers 40 de notre ère.

Côté est, la frise et l'architrave portaient des lettres mobiles appartenant à des inscriptions successives ; la plus ancienne était une dédicace à "Rome et à Auguste César, fils du Divin (Jules César)". Ces deux cultes associés (Rome et l'empereur Auguste), auxquels fut adjoint ici celui de Livie divinisée (épouse d'Auguste), ont été un élément politique et religieux essentiel pour l'intégration des populations urbaines locales.

Le monument a été érigé sur une plate-forme aménagée, dominant le littoral du Rhône (à l'ouest), et à proximité d'un pointement rocheux (sous le Palais de Justice actuel). Des portiques à colonnades délimitaient autour du temple une aire sacrée reconnue au cours de fouilles anciennes. Vers l'est s'étendait l'esplanade du forum, fermée par un bâtiment public auquel appartiennent les deux arcades visibles dans le jardin de Cybèle. Le tout formait un vaste ensemble monumental public clos qui exprimait, dans de majestueuses architectures à colonnades, les valeurs civiques ou les fonctions administratives de la ville gallo-romaine.

Le théâtre Antique de Vienne

Considéré comme l'un des plus importants de l'Antiquité, le théâtre antique de Vienne est classé aux Monuments historiques depuis 1840. Son architecture épouse la colline de Pipet sur laquelle il est adossé et accueillait jusqu'à 13 000 spectateurs au temps de l'Empire Romain. S'il était utilisé pour des spectacles (comédies, drames, sport...) il pouvait aussi rassembler la cité autour d'événements civiques ou officiels.

Le jardin archéologique de Cybèlee Cybèle

À l'emplacement du Forum de la ville gallo-romaine, le jardin de Cybèle présente les vestiges de cette place institutionnelle forte : les arcades d'un ancien portique, le mur d'une salle d'assemblée pouvant accueillir jusqu'à 800 magistrats et une maison citadine certainement très luxueuse.

La pyramide

Comme son nom ne le laisse pas présager, le cirque romain de Vienne est plus communément appelé « La Pyramide ». Cependant, au IIème siècle avant notre ère, cet obélisque de 25 m de haut trônait au centre d'un cirque où se déroulaient les célèbres coursent de chars ! La légende raconte qu'elle serait le tombeau de Ponce Pilate, qui vécut son exil à Vienne...

Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal

Le site archéologique de Saint Romain en Gal 

Le site archéologique situé en face de Vienne est l'un des plus grands ensembles consacrés à la civilisation gallo-romaine avec près de 4 000 pièces exposées et une immersion totale dans la cité romaine. Il a été découvert lors des fondations réalisées pour construire un lycée en 1965. Les vestiges restaurés de la Vienna antique font apparaître un quartier de villas dont les restaurations successives en montrent l’étendue. Cette Vienna était la capitale d'un territoire couvrant le Dauphiné et la Savoie. Ses maisons, ses thermes, son artisanat se visitent dans l’enceinte d’un grand site archéologique. Un saut dans l'Antiquité inoubliable.

Le musée gallo-romain

Le site archéologique de Saint-Romain-en-Gal déploie, sur sept hectares, les vestiges du riche quartier résidentiel de Vienna, alors « colonie romaine ». Situé au bord du Rhône, axe majeur pour le transit des marchandises entre Méditerranée et provinces du Nord, ce quartier, comme la ville de Vienna, connait un fort développement dans les années 50 après J.-C. La richesse des habitants s’exprime par le luxe de maisons qui voisinent avec des thermes, des boutiques, des échoppes d’artisans, des ateliers : un des quartiers résidentiels romains les plus étendus découvert en France !

 

1967, la découverte et l’ouverture d’un chantier archéologique exceptionnel

Depuis très longtemps, on savait que la rive droite du Rhône, en face de Vienne, avait été occupée dans l’Antiquité. Mais on imaginait seulement quelques grandes villas dispersées dans la campagne.
Dès le XVIe siècle, érudits et chercheurs se passionnent pour les antiquités qui apparaissent partout sur le territoire de l’ancienne cité. Sur la rive droite, les vestiges des grands thermes publics restés en élévation, et connus sous le nom de Palais du Miroir, attestent de la splendeur passée de la ville romaine. Nicolas Chorier, avocat au Parlement de Grenoble, les décrit dans son ouvrage, Antiquités de la ville de Vienne, paru en 1658.
À la fin du XVIIIe siècle, Pierre Schneyder, fondateur du musée de Vienne, réalise des fouilles dans le secteur du site, aujourd’hui classé. Il met au jour plusieurs pavements. Jusqu’au début du XXe siècle, les découvertes de mosaïques, le plus souvent fortuites, seront nombreuses sur tout le territoire de Sainte-Colombe et de Saint-Romain-en-Gal.
Cependant ce n’est qu’en 1967, en préalable à la construction d’un lycée, que les archéologues commencent une grande fouille au lieu-dit la Plaine. Ils découvrent les vestiges d’une véritable ville ! Les grandes domus aux aménagements luxueux, les voies dallées, les thermes publics, les entrepôts et les ateliers permettent peu à peu de recomposer un paysage urbain dont l’organisation et le souci de confort étonnent par leur modernité.
Depuis, le site a été acquis par le Département du Rhône et classé au titre des monuments historiques en 1983.

1996, la construction du musée

Pour répondre aux exigences d’assurer la présentation, l’étude et la conservation des collections, Philippe Chaix et Jean-Paul Morel, lauréats du concours d’architectes, ont réalisé deux bâtiments très différents dans leur conception. L’ensemble, achevé en 1996, représente une surface de plus de 12 000 m2. Le long du fleuve, le bâtiment d’exposition permanente édifié au-dessus d’une maison romaine est implanté sur pilotis.
Perpendiculaire au Rhône, le bâtiment d’accueil aux structures de béton apparaît fortement ancré au sol.

Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
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Vienne et Saint Romain en Gal
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9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 12:09

Chalon-sur-Saône est une commune située dans le département de Saône et Loire en région Bourgogne Franche-Comté.

Avec ses 45 056 habitants au dernier recensement de 2019, il s'agit de la ville la plus peuplée du département (devant Mâcon, le chef-lieu), 4e ville la plus peuplée de la région (après Dijon, Besançon et Belfort, devant Auxerre et Nevers) et deuxième plus grande ville de Bourgogne. Le centre-ville est parcouru par des rues piétonnes desservant les places du Marché et de l’Hôtel de ville.  Notre vidéo vous fera déambuler dans la vieille ville.

 

La Cathédrale Saint Vincent

La cathédrale Saint-Vincent, siège de l'ancien diocèse de Chalon-sur-Saône, est constituée de l'ancien évêché, de la cathédrale, du cloître et de maisons de chanoines. Edifiée à partir de 1090 dans un style roman, la cathédrale se caractérise aujourd'hui par une élévation gothique et une façade "néo-gothique". Son plan simple est composé de trois vaisseaux, d'un chevet sans déambulatoire et de chapelles latérales. Les tours contiennent deux cloches qui pèsent environ 500 kg et 1 000 kg, ainsi qu'un bourdon de 4,3 tonnes, qui actuellement ne peut plus sonner à la volée, mais seulement en tintements (notamment pour des obsèques).

Aujourd’hui, le cloître de la cathédrale Saint-Vincent est le seul cloître canonial (de chanoines) conservé de Bourgogne et de Franche-Comté. Ses murs périphériques ont pu être datés des environs de l’an mil, ce qui le rend encore plus exceptionnel. Trois ailes avec baies à arcatures trilobées datent du XIVe siècle et ont été voûtées d’ogives au XVe siècle. L’aile nord est une restitution contemporaine d’une galerie disparue au XIXe siècle. Dans l’esprit des chapiteaux médiévaux et du XIXe siècle, elle est ornée de sculptures sur chapiteaux en pierre de Saint-Marc (calcaire de Bourgogne) réalisées par la sculptrice Laetitia de Bazelaire évoquant les animaux, les vertus ou encore les 5 sens.

 

 

L’église Saint Pierre

L'imposante église baroque Saint Pierre, est située place de l'Hôtel-de-Ville. Elle possède sept cloches : trois petites tintant les heures, et quatre grosses sonnant à la volée pour les messes, suivant le motif du Salve-Regina. L'église Saint-Pierre de Chalon-sur-Saône, construite de 1698 à 1713 par des Italiens, est une ancienne chapelle bénédictine. Elle relève de l’art baroque, style qui sera en vogue à la Régence. Consacrée en 1713, l'édifice devient église paroissiale en 1802. Elle est agrandie en 1898 et sa façade refaite en 1900. Elle est ornée de vitraux du maître-verrier chalonnais Besnard, de sculptures des Pères de l'Eglise et des fondateurs des grands ordres religieux, et d'un bel orgue de chœur (1700).

Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
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Chalon sur Saône
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Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
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Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
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Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
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Le musée Vivant Denon

Faisant partie du contingent de savants qui accompagnent Bonaparte lors de l’Expédition d’Egypte, Dominique-Vivant Denon publie dès son retour le récit de son Voyage dans la Basse et la Haute Égypte pendant les campagnes du général Bonaparte. Illustré de planches gravées, l’ouvrage connait aussitôt un très grand succès.

Le fonds Denon du musée comprend plus de six cent dessins, estampes, tableaux ou imprimés en relation directe avec la vie et l’œuvre de Dominique-Vivant Denon, né à Chalon-sur-Saône en 1747 et mort à Paris en 1825. Régulièrement exposées dans la salle permanente qui lui est consacrée ces œuvres permettent d’appréhender les différentes facettes de cet illustre chalonnais qui fut à la fois diplomate, auteur libertin, divulgateur de l’art égyptien, ministre des Arts sous l’Empire, premier directeur du Louvre, mais aussi dessinateur, graveur et grand collectionneur. Le cabinet d’art graphique du musée comprend, en plus des six cents œuvres dessinées et gravées du fonds Dominique-Vivant Denon, plus de deux mille dessins, gravures ou lithographies. On y retrouve la production d’auteurs locaux tels que Jules Chevrier ou Antonin Richard, ainsi qu’un remarquable ensemble de 77 dessins anciens qui fut présenté au public en 2008 lors de l’exposition « Question de style ».

 

L’œuvre dessinée et gravée

N’ayant jamais cessé, tout au long de sa vie, de pratiquer le dessin et la gravure, l’artiste Dominique Vivant Denon se définissait lui-même comme un « amateur professionnel ». Son œuvre montre une grande liberté d’interprétation, établie en marge des courants artistiques contemporains et qui reste intrinsèquement lié à sa personne, à son érudition et à sa curiosité

Le fonds conservé au musée comporte plus de cent dessins, portraits des membres de la société que Denon fréquente (intimes, diplomates, savants, domestiques ou souverains), croquis ramenés de ses voyages en Italie ou en Egypte, dessins réalisés sous sa direction pendant les campagnes napoléoniennes, ainsi que plusieurs centaines d’estampes réparties entre gravures originales, gravures à connotation érotique tirées de l’œuvre priapique, lithographies, ou gravures de reproduction des tableaux de peintres du XVIIe et XVIIIe siècle que Denon affectionne.

 

L’Art, le musée, la diffusion

Ministre des arts sous l’Empire, Denon fut associé à l’élaboration progressive de programmes artistiques à la gloire de Napoléon. Durant tout le Premier Empire il exerça un contrôle sur la production artistique française et fit illustrer l’histoire de Napoléon par de nombreux dessins, gravures, médailles ou peintures.

Directeur du musée Napoléon, actuel musée du Louvre, il parcourut l’Europe à la suite des armées napoléoniennes victorieuses pour sélectionner dans les villes conquises les chefs d’œuvres destinés à être déposés au musée parisien.

Bien qu’il ait commencé ses études de droit sous la surveillance de son précepteur à Paris, il fréquente divers milieux artistiques. On le voit chez Boucher et il s’inscrit finalement chez Noël Hallé pour apprendre le dessin, la peinture et la gravure. Il se montre très rapidement habile au maniement du burin, technique très délicate qui ne souffre pas l’erreur. La technique de l’eau forte, qui permet de partir plus simplement du dessin n’aura pas de secret pour lui, et il l’utilisera dans tous ses voyages, comme sa correspondance en porte témoignage.

Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
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Chalon sur Saône
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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 11:42

La commune de Saint-Rémy est fortement touristique. On peut considérer trois principales sortes de tourisme dans les Alpilles. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche (les Baux en Provence, Glanum, etc.) ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme de résidence et de détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante résidences secondaires avec piscines. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le massif et ses environs.

Saint-Rémy connaît une vocation intellectuelle qui ne fit que se développer et ne se démentira jamais jusqu'à nos jours. Le souvenir de Nostradamus, la richesse de son patrimoine et la beauté de ses paysages attirent aussi de manière précoce artistes et intellectuels. Nostradamus, le célèbre astrologue auteur des prédictions en forme quatrains obscurs est né à Saint-Rémy de Provence. Il était très connu de son vivant et encore aujourd’hui. Autre célébrité, le peintre Vincent Van Gogh fit un long séjour de près d’un an à Saint-Rémy de Provence, au monastère Saint Paul de Mausole, un établissement psychiatrique où il demeura de sa propre volonté. Cette période à Saint Rémy fut très productive pour le peintre, avec plus d’une centaine de toiles et quelques-uns de ses plus célèbres chefs-d’œuvre dont la nuit étoilée. Ouvert à la visite, le monastère Saint Paul de Mausole est toujours une maison de santé. A Saint-Rémy de Provence la une tradition taurine est solidement bien établie, une abrivado a lieu le 15 août lors de la Feria annuelle : les taureaux sont lâchés dans le centre de la ville. Lors de la Fête de la transhumance à la Pentecôte, les moutons traversent la ville en routes vers leurs pâturages d'été.

Voir notre article et notre vidéo sur Glanum et Mausole :

Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
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Collégiale Saint Martin 

La collégiale domine la place de la République. D'origine médiévale mais formée de deux nefs composites, l'église primitive s'effondra dans la nuit du 29 au 30 août 1818. Elle fut alors reconstruite dans le contexte de la Restauration monarchique triomphante, sur les plans de Michel-Robert Penchaud (1772-1833), architecte du département. De style néo-classique très marqué par l'Antiquité, elle possède un monumental péristyle à colonnes surmonté d'un fronton et une vaste nef. Mais elle a conservé son clocher gothique du 14ème siècle. À l'intérieur on peut voir, de chaque côté du chœur, deux volets d'un retable datant de 1503. Le maître autel et les fonts baptismaux en marbre sont contemporains de la construction de l'église - début du XIXe siècle -, tout comme l'ensemble du mobilier, à de rares exceptions. Elle possède un orgue (3 claviers, pédaliers, 62 jeux), sur lequel sont donnés chaque année de nombreux concerts (festival ORGANA). Un vaste projet de restauration de l'église est en cours, sous l'égide de la municipalité.

 

La Dame de Saint-Rémy

Jeanne de Laval fut la seconde épouse du Roi René (1409-1480), duc d’Anjou, de Bar et de Lorraine, comte de Provence, roi de Naples et de Sicile. Elle reçut les Seigneuries de Saint-Rémy et des Baux et porta ainsi le double titre de Dame de Saint-Rémy et Dame des Baux.

En 1482, elle fit un triple geste important envers a Seigneurie de Saint-Rémy et son peuple :

  • Jeanne accorda aux habitants de Saint-Rémy l’autorisation de tenir, une fois par semaine, un marché où l’on pouvait aller et venir librement, acheter et vendre en toute liberté, grâce à des franchises de péage accordées à tous ;
  • Elle donna aux habitants de Saint-Rémy la liberté d’aménager, dans la partie basse du territoire de leur commune, anciennement marécageuse, un étang afin d’y tenir des poissons ;
  • Elle ordonna de mettre à nouveau en état de labour tout l’ancien palud royal. L’aménagement des paluds, le creusement des roubines, l’entreprise des labours furent décrétés. L’entretien des paluds devint général et les pauvres durent y contribuer, mais moins fortement que les riches dont ce fut un premier devoir.

Puis en 1487, Jeanne, Dame de Saint-Rémy, autorisa la construction de nouveaux fours dans sa ville afin que le prix du pain y fût moins cher.

 

Glanum

En se promenant à pied, nous découvrons les ruines de la ville antique de Glanum, un site impressionnant par son étendue. Ce site archéologique celto-ligure a été fondé cinq siècles avant Jésus-Christ. Installée au cœur du massif des Alpilles, au carrefour de grandes voies de circulation, la cité gauloise fut baignée d'influences grecques puis romaines et connaît son plein développement à partir du IIe siècle avant notre ère. Après la défaite des Salyens face aux Romains, la ville, désormais appelée Glanum, s'intègre dans un empire romain en construction. La ville intègre peu à peu des éléments essentiels de l'urbanisme romain : un réseau important d'adduction d’eau avec des canalisations en plomb ainsi qu'un vaste réseau d'assainissement avec des égouts. On y érigea des temples en l'honneur de l'empereur et de la famille impériale, des thermes, une basilique, une curie, un forum.

Les notables locaux purent accéder à la citoyenneté romaine grâce à la concession du droit latin dans les dernières décennies avant notre ère6. La ville est ainsi la capitale d'une civitas, petite circonscription territoriale jouissant d'une autonomie face à l'Empire. Ce statut de capitale prend fin vers 200, lorsque la civitas de Glanum est rattachée à une de ses voisines, probablement celle d'Avignon.

Le cénotaphe des Iulii, appelé communément le mausolée, qui se trouve à côté de l'arc de triomphe, exprime l'importance de la romanisation d'une partie de l'élite locale à l'époque augustéenne.

Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
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Saint Remy en Provence
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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 15:52

 

Gap est le chef-lieu du département des Hautes Alpes. La ville comprend 40 000 habitants.

 

Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Arnoux

À l'initiative de l'évêque de Gap, Mg rBernadou, elle est construite entre 1866 et 1904 dans le style néo-gothique en vogue à cette période, par l'architecte Charles Laisné en remplacement d'une ancienne cathédrale médiévale qui tombait en ruine. L'église présente une façade polychrome due à l'emploi de pierres de couleurs différentes. Contrairement à d’autres églises construites à la même époque qui utilisent le ciment, la cathédrale de Gap est édifiée en pierres. L’architecte reprend les formes romanes, qu’il associe avec des voûtes en ogives byzantines et des éléments byzantins, comme la mosaïque dorée du transept sud, et lombards, telle la bichromie inspirée de Notre-Dame du Réal à Embrun. Nous avons été charmés par la beauté de l’intérieur de la Cathédrale et par des couleurs mettant en valeur son architecture

La polychromie des murs extérieurs provient de diverses pierres de couleur blanche, grise ou rose. Le clocher s'élève à 70 mètres, ce qui en fait le bâtiment le plus élevé de la ville de Gap. La cathédrale de Gap est la dernière de France dont les travaux sont commencés avant la séparation des Églises et de l’État, ce qui lui a valu d’être classée Monument historique avant même d’être achevée.

Plusieurs mois de travaux ont été nécessaire pour nettoyer la façade de l'édifice et pour la création d'un nouveau parvis. L'inauguration du parvis a eu lieu le 14 novembre 2019.

 

Un regroupement des administrations à l’Adret

L’Adret deviendra, d’ici la fin de l’année, un campus inter-administration. C’est la volonté de la mairie de Gap qui a racheté ce bâtiment au centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud. Tous les fonctionnaires de la ville, de l’agglomération, du CCAS et probablement ceux de la région « en accord avec Christian Estrosi, lors de la fermeture de l’antenne régionale », explique le maire de Gap et vice-président de la Région Roger Didier, rejoindront ce pôle. 300.000 euros de travaux seront menés.

GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)

 

Sur la route

Lors de nos voyages pour joindre les villes et villages, nous traversons d’immenses paysages, qui révèlent les richesses rurales. Sur de dizaines de kilomètres nous trouvons des exploitations de pommiers dominées par une nature luxuriante. Au mois de juin la nature est belle. Les élevages se succèdent, ainsi que des champs de coquelicots, un important champ photovoltaïque surgit… Notre vidéo montre ainsi ce qui unit urbanisme et ruralité.

 

GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 12:23

Ce village est entouré par d’immenses blocs de rochers ce qui lui a permis de devenir un centre d’escalade. Les grimpeurs qui pratiquent ce sport sur les neuf falaises de calcaire qui surplombent le village effectuent environ 50 000 passages par an. La mairie est propriétaire de la plupart des falaises et l'un de ses employés est chargé de l'équipement des rochers. Les premières voies ont été ouvertes au cours des années 1980. En 2012, leur nombre avoisine les 450. Le vieux centre d'Orpierre est un village médiéval du XIVe siècle, autrefois siège du prince d'Orange, plus couramment appelé « le vieux ». La légende veut qu'à cette époque il était possible de traverser la ville à cheval par les souterrains. Dans ce fond de vallon, les falaises sont une bénédiction économique, mais elles ne laissent filtrer le soleil qu'entre 11 heures et 15 heures en décembre. "C'est dur", dit Timéa Martinet, 23 ans, qui entame son deuxième hiver au village. Notre vidéo en traverse quelques-uns.

Le nom de la localité apparaît sous la forme occitane Orpeira en 1177 et sous la forme latine Auripetra en 1241 dans les archives des chevaliers de l'ordre des Hospitaliers Saint Jean de Jérusalem, Aureapetra en 1309, Orpiarre en 1516.  Peut-être de l’adjectif féminin occitan àrro « laide, affreuse » et pèiro « pierre, rocher », horrida petra en latin, « Le rocher effrayant » ; réinterprété au XIIIe siècle en auri petra « le rocher de l’or », beaucoup plus valorisant.  

Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)

Que faire, lorsque l'on est maire d'une commune de deux cent cinquante habitants, dont cinquante à peine vivent dans le village, tous ou presque retraités ? Comment fait-on pour apparaître sur la carte touristique, amener un peu de vie, faire réparer ces maisons vides qui tombent en ruine au milieu de la grande rue ?

"C'était la catastrophe. On ne voulait pas se laisser crever", dit Raymond Chauvet, ancien maire d'Orpierre (Hautes-Alpes). C'était au début des années 1980, à l'époque où La Vie au bout des doigts, film documentaire de Jean-Paul Janssen, rendait célèbre le pionnier de l'escalade libre, Patrick Edlinger. Chauvet, enseignant en Algérie à la retraite, voit depuis quelques années d'étranges chevelus, de plus en plus nombreux, escalader les dents de pierre qui surplombent le village : neuf superbes falaises de calcaire, dont la plus haute culmine autour de 200 mètres.

50 000 GRIMPEURS PAR AN

L'un de ces grimpeurs s'était établi au village. Le maire passe un accord de financement avec le conseil général et engage le jeune homme, Pierre-Yves Bochaton. Voilà Bochaton qui taille des routes dans les falaises, plante des lignes de goujons, fait crouler des pans de roche trop friables, taille dans les buis qui obstruent les prises. Jeudi 6 décembre, veille des premières neiges, il y était encore.

Son lent travail d'"épluchage" du rocher, dit Bochaton, 54 ans, a payé. En trente ans, l'escalade s'est démocratisée : la Fédération française de la montagne et de l'escalade (FFME) compte aujourd'hui 65 000 adhérents. Elle estime le nombre de praticiens sans carte à un million. Désormais, la falaise d'Orpierre, l'une des mieux équipées de France, enregistre environ 50 000 passages par an, certains grimpeurs pouvant revenir plusieurs fois. Cet afflux touristique inespéré a fait revivre le village. Les fermes et les hameaux alentours se sont vidés, mais Orpierre compte désormais 370 habitants.

Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
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Le Musée Lascaris

https://youtu.be/l23HXor58bY

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
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