Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 16:06

Tarascon est située près de la rive gauche du Rhône, limitrophe de la ville de Beaucaire dans le Gard avec laquelle elle forme une agglomération d'environ 30 000 habitants. Il est à noter que la commune de Tarascon ne possède aucune rive sur le Rhône. La rive gauche appartenant également à Beaucaire. Tarascon, et notamment sa partie sud-est, a été de tout temps un lieu de passage permettant de traverser le Rhône. Hormis l'agriculture, l'économie la plus facilement identifiable autour du massif des Alpilles est liée au tourisme. Même les producteurs viticoles et oléicoles semblent tenir compte du développement du tourisme et de plus en plus de domaines proposent de la dégustation, voir dans certains cas de véritables cours d'initiation à l'œnologie.

 

 Le Chateau entre Gothique et Renaissance

Édifié dans la première moitié du XVe siècle, le château de Tarascon est l’une des plus belles forteresses de France. Il est l’exemple parfait d’un édifice qui, par son architecture et ses décors, allie le style gothique et Renaissance. Bâti sur un rocher peu élevé, à l’intersection des voies terrestres et fluviales reliant la Provence au Languedoc, le château assume le rôle de sentinelle monumentale. Il contrôle, jusqu’en 1481, la frontière politique du Rhône qui coule à ses pieds. Trait d’union entre les villes d’Avignon et d’Arles, Tarascon est, tout au long du Moyen Âge, la base territoriale d’expansion et de conquête des comtes de Barcelone puis des ducs d’Anjou, devenus comtes de Provence. Afin d’asseoir son pouvoir dans la région, Louis II, duc d’Anjou (1384-1417) et Yolande d’Aragon (1400-1417) lancent à l’automne 1400 le chantier de construction du bâtiment côté Rhône, finalement achevé en 1411. Leur fils Louis III (1417-1434) fait bâtir l’aile côté ville entre 1429 et 1434. Le maître des œuvres du roi, Jean Robert, en est l’architecte.

René Ier (1434-1480), héritier du comté de Provence, prend possession du château dans son état actuel. Il porte les titres prestigieux de roi de Naples, de Sicile et de Jérusalem, duc d’Anjou, de Bar et de Lorraine, comte de Provence et de Forcalquier.

René Ier n’effectue, dans cette demeure, que des aménagements décoratifs et de confort. À chacun de ses nombreux séjours, il en fait un lieu de rencontre, de fête et de prestige.

Le château de Tarascon, du haut de ses 45 mètres, a longtemps dominé le paysage au nord d’Arles. Il est aujourd’hui détrôné par la tour de la Fondation LUMA-Arles, haute de 56 mètres, œuvre de l’architecte Frank Gehry. Il marque ainsi par sa monumentalité le paysage de ce territoire entre Alpilles et Rhône. Sa terrasse offre une vue imprenable sur le fleuve, la plaine, les Alpilles et la Montagnette. L’état de conservation remarquable du château est dû notamment aux travaux de restauration et d’entretien, qui sont conduits par plusieurs architectes des monuments historiques de l’État.

Ouvert à la visite à partir de 1933, le château est, depuis 2008, la propriété de la commune de Tarascon.

Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon

 

Collégiale royale Sainte-Marthe de Tarascon

C'est une église romane provençale élevée aux XIe et XIIe siècles en l'honneur de Marthe de Béthanie, sainte venue de Palestine, qui obtint la soumission de la Tarasque, monstre qui terrorisait la population. La légende raconte qu'elle dompta la bête qui hantait les marécages par la seule force de sa foi chrétienne, la Tarasque qui avait fait tant de mal, fût ensuite tuée par les villageois. Marthe s'installe à Tarascon qu'elle évangélisera et y meurt en l'an 68.

La collégiale est composée de deux églises superposées, la crypte et l'église supérieure, et a subi de agrandissements au cours des XIVe, XVIe et XVIIe siècles.

De l'époque romane ne subsistent en plus de la crypte, que quelques murs d'enceintes et le portail (dont les bas-reliefs et les statues qui le décoraient ont été détruits en 1793 par les révolutionnaires).

Les fêtes de la Tarasque, qui ont lieu le dernier week-end de juin à Tarascon, ont été proclamées par l'UNESCO, comme faisant partie du patrimoine oral et immatériel de l'humanité. Quatre jours de liesse pendant lesquels est célébré ce rite antique remis au goût du jour par le Roy René en 1474.

Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Tarascon
Partager cet article
Repost0
10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 15:13
La chartreuse

Innocent VI, né au village des Monts sur le territoire de la commune de Beyssac, était très attaché à cet ordre religieux.  Il ne pouvait qu'inciter le pape à créer une nouvelle chartreuse. Dès 1353, il fait venir à Avignon deux religieux de la Grande Chartreuse manifestement pour un projet de création d'une maison à Villeneuve-lès-Avignon. De décembre 1352 à septembre 1356, le pape fait procéder par l'intermédiaire de son neveu le cardinal Ardouin Aubert à l'acquisition de terres situées à l'est de sa résidence villeneuvoise, et à des travaux d'embellissements, comme la réalisation des peintures de son ancienne salle d'apparat vers 1354-55.

Il faudra quelques années pour construire le grand cloître dit du cimetière entouré de treize cellules de moines, le petit cloître dit du colloque, la salle capitulaire et l'église. La chartreuse paraît terminée quant au gros œuvre lorsque le pape officialise la fondation de la chartreuse et porte création d'une communauté comprenant douze prêtres, un prieur, quatorze convers et neuf domestiques. Au cours d'une grandiose cérémonie, l'église et le cloître sont consacrés le 19 aout 1358 par le cardinal Guy de Boulogne en présence du souverain pontife, de douze cardinaux, de nombreux prélats et chapelains qu'accompagnait une foule de barons et de nobles. Le pape voulut être inhumé dans le monastère qu'il venait de fonder. Innocent VI charge le prieur Pierre de la Porte de construire une chapelle pour abriter son tombeau. Celle-ci dédiée à la Sainte Trinité est élevée au sud de l'église ; elle forme une abside pentagonale prolongée d'une travée de nef. La fondation s'accompagne de nombreux cadeaux ; livres, peintures, orfèvrerie. La présence de ces objets précieux en chartreuse contrevenait à l'austérité de l'ordre, mais il n'était pas possible de refuser la volonté pontificale. Ce geste du pape ouvrit la voie à d'autres patronages prestigieux, parfois jugés intrusifs, dans le décor des chartreuses, comme à Champmol.  

Dès les premières décennies de sa fondation, la chartreuse reçoit des domaines étendus et rémunérateurs situés à proximité sur la rive droite du Rhône (Les Angles, Aramon), dans les îles du fleuve, sur la rive gauche (Carpentras, Bédarrides) mais aussi dans des régions plus éloignées relevant par exemple du diocèse d’Uzès. Ce patrimoine foncier s'agrandit au XVIe siècle par l'acquisition des étangs asséchés de Pujaut. Cette dernière opération ne sera réalisée qu'après de grandes difficultés techniques et financières. De 1611 à 1712, les chartreux consolidèrent les travaux d'assèchement et cultivèrent la moitié de l'étang asséché ; ils produisirent du blé, de l'orge, de l'avoine, du raisin et des feuilles de mûrier pour l'élevage du ver à soie. Ces revenus confortables permirent aux chartreux d'embellir leur monastère et de distribuer régulièrement de la nourriture aux pauvres. En 1633, la chartreuse de Villeneuve fonde la chartreuse de Marseille.

Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon

Le cloître Saint-Jean

Le cloître Saint-Jean est situé à l'emplacement de l'ancienne cour du palais du cardinal Aubert. Après qu'il eut été détruit par un incendie, le petit neveu d'Aubert y installe douze cellules de moines. Le centre du cloître est occupé par une fontaine qui distribuait en eau l'ensemble de la chartreuse. Depuis le bassin de la fontaine, une canalisation alimentait, en sous-sol, le cloître des morts, la cour du sacristain et le quartier des convers. Le bassin, couvert d'un édicule de la fin du XVIIIe siècle, date du XVIIe siècle.

 

Collégiale Notre-Dame de Villeneuve-lès-Avignon

En 1293, Philippe le Bel fonde la « Villa Nova » en face d'Avignon : « Villeneuve Saint André ».  « Tout à coup l'un des faits les plus considérables de l'histoire de l'Église vint assurer l'avenir de cette ville. Le pape Clément V s'était fixé à Avignon à la fin du mois de mars 1309 et ses successeurs у demeurèrent pendant de longues années. Ce séjour de la Cour pontificale donna une impulsion nouvelle à l'agrandissement de Villeneuve ; les nombreux cardinaux français préférant vivre sur les terres du royaume furent les vrais fondateurs de cette ville où ils se procurèrent de somptueux logements et où quelques-uns se construisirent de superbes palais ; plusieurs des papes d’Avignon fixèrent même à Villeneuve leur résidence principale et ce fut entre eux et leurs cardinaux comme une pieuse rivalité de fondation de couvents d'églises et d'oeuvres de tous genres ; la Cour de France vint souvent y visiter la Cour des papes ; aussi la population grandissait chaque jour et s'enrichissait des dépenses de tant de hauts personnages »

Le fort Saint André

Le fort Saint-André est constitué d'une enceinte fortifiée, flanquée de tours et d'une porte monumentale encadrée par deux tours jumelles, du haut desquelles on a une vue panoramique sur Avignon, la vallée du Rhône, le mont Ventoux, les Alpilles.

Le châtelet d'entrée, appelé château royal ou tours jumelles, porte une couronne de mâchicoulis et fait la jonction avec le chemin de ronde. Il abritait les locaux de fonction du châtelain et du viguier. L'entrée était fermée de deux herses. La salle des herses, au-dessus de l'entrée, contenait les treuils qui permettaient de les manœuvrer. La salle du viguier, à droite de l'entrée, porte les armes royales sur une clé de voute. L'enceinte fortifiée est longue de 750 mètres. Elle comprend une tour à son point le plus élevé, la tour des Masques (« tour des sorcières » de l'occitan mascas), qui renferme une seule salle, très haute, marquée de nombreux graffitis de soldats et de prisonniers. Dans l'enceinte, se trouve encore une chapelle du XIIe siècle, la chapelle de Belvézet.

 

Les jardins de l'abbaye Saint-André

Un palais abbatial XVIIIe, entouré de ses jardins remarquables, en terrasses, sur un promontoire face au palais des Papes Sur les hauteurs de Villeneuve-lez-Avignon (Gard), caché dans l’enceinte du fort Saint-André, le « Jardin Remarquable » de l’abbaye Saint-André se déploie en balcon, offrant une vue imprenable sur le palais des Papes et les Alpilles d’un côté, le mont Ventoux et les dentelles de Montmirail de l’autre. Classés aux Monuments Historiques, ces jardins romantiques qui entourent un palais abbatial du XVIIIe, multiplient les ambiances : parterres de style toscan du XVIIe, ornés de bassins et d’une pergola couverte de glycines et de roses, bosquets à la française, rocailles méditerranéennes, oliveraie centenaire, terrasses panoramiques... Un site rare qui mêle, avec harmonie, l’art des jardins et une mosaïque de patrimoines religieux invitant à une balade dans l’histoire du Languedoc et de la Provence depuis le VIe siècle. Une visite dans un lieu inspirant, plein de poésie qui convie très souvent les arts dans ses jardins.

Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon

Le Musée Pierre-de-Luxembourg

Y sont regroupées les peintures des principaux monastères de la bourgade (abbaye Saint-André et chartreuse du Val de Bénédiction). Œuvres de la fin du Moyen-Age et du XVIIe siècle.
Le musée est installé dans un hôtel particulier où le cardinal Pierre de Luxembourg serait décédé en 1387. Cet hôtel a été modifié au XVIIe siècle. Il englobe les vestiges d'une livrée cardinalice du XIVe siècle.

 

 

La Tour Philippe-le-Bel

En 1185, les Avignonnais élèvent une première tour. Cette première tour fut démolie par les Avignonnais eux-mêmes en 1226 lors du siège de leur ville par Louis VIII.

Le traité de pariage entre le roi de France Philippe le Bel et l'abbé de Saint-André ordonne en 1292 la construction d'une forteresse autour du bourg et d'une seconde près du vieux port à l'emplacement de la première tour.

L'architecte du roi, Randolphe de Mornel termine le premier étage de la tour en 1303. Une fortification nommée châtelet du pont fut également élevée au pied de la tour à l'extrémité du pont Saint-Bénézet, aujourd'hui démolie.

Vers 1360, au cours d'une réparation nécessitée par le besoin de tenir en respect les routiers, la tour est rehaussée d'un étage dans le style gothique.

Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Partager cet article
Repost0
4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 09:39

Vaison-la-Romaine est une commune située dans le département de Vaucluse. Ses habitants sont appelés les Vaisonnais. Elle est connue pour ses vestiges romains particulièrement riches dont un pont à arche unique, ainsi que pour sa cité médiévale et sa cathédrale. Ce qui caractérise particulièrement Vaison, c'est la possibilité de voir dans le même site les villes antique, médiévale et moderne, comme si on pouvait embrasser 2 000 ans d'histoire d'un seul coup d'œil, quitte à oublier les discontinuités qui n'ont pas manqué de troubler le passé vaisonnais.

Avec la conquête romaine, Vasio devient « cité fédérée » (et non une colonie). Les Voconces descendent sur la rive droite où se structure progressivement une ville. L’urbanisme commence à partir de noyaux agricoles qui se métamorphosent en habitations de ville, lors de la création des voies de circulation et l’édification des grands monuments publics dans la seconde moitié du Ier siècle : théâtre, pont, aqueduc, thermes… La paix romaine est propice à l’extension de la cité, qui connaît sa splendeur au IIe siècle. Elle couvre alors 70 à 75 hectares. Elle est l’une des villes les plus riches de la Narbonnaise. 

 

La Cathédrale Notre Dame de Nazareth

De la ville antique à la ville médiévale, quelques siècles se sont écoulés. L’organisation urbaine s’est alors en partie superposée aux vestiges gallo-romains, souvent réutilisés pour l’édification des nouveaux bâtiments comme on le voit dans les fondations de la cathédrale. Avec l’expansion du christianisme, la ville s’est d’abord établie autour de son monument religieux, sur la rive droite de l’Ouvèze.

La cathédrale Notre-dame de Nazareth, église-mère du diocèse de Vaison (une quarantaine de paroisses dans l’Etat pontifical et le Dauphiné), se trouvait au centre d’une cité médiévale aujourd’hui disparue. L’évêque résidait dans le palais épiscopal proche et les chanoines dans le cloître et ses bâtiments annexes. Construite au XIème siècle à l’emplacement d’édifices paléo-chrétiens, selon un plan basilical, puis remaniée au siècle suivant, son architecture est un très bel exemple de l’art roman provençal. L’une de ses caractéristiques est la présence de vestiges antiques réemployés lors de sa construction. Accolé à la cathédrale, le cloître comporte quatre galeries entourant le jardin, ajourées de petites arcades groupées par trois sous des arcs de décharge. Les colonnettes sont surmontées de chapiteaux à feuilles d’eau pour la plupart, mais certains sont figuratifs. Les pièces réservées aux chanoines (réfectoire, dortoir, salle capitulaire…), desservies par la galerie du cloître, ont aujourd’hui disparu. La cathédrale ainsi transformée se compose d’une nef centrale de trois travées, flanquée de deux collatéraux sans transept. Le chevet tripartite comprend une abside centrale rectangulaire à l’extérieur et semi-circulaire à l’intérieur. La nef est voûtée en berceau brisé sur doubleaux. Les collatéraux ont des voûtes rampantes. Les abords ombragés et la quiétude du cloître en font un agréable lieu de visite. Dans la seconde moitié du XIIème siècle, la ville est soumise au pillage ordonné par le comte de Toulouse, en désaccord avec l’évêque sur leurs possessions respectives. Il s’ensuit la construction de la tour comtale, qui deviendra le château, sur la rive gauche et l’abandon de la cité médiévale au XIIIème siècle pour la nouvelle ville haute.

 

Le musée Théo Desplans

Après la disparition de l’archéologue Joseph Sautel, en 1955, Vaison a une telle notoriété que la commune songe à se doter d’un musée capable de répondre correctement à la fréquentation croissante des sites. L’idée de construire un nouvel édifice se dessine. C’est ainsi qu’un nouveau bâtiment est implanté en 1974, à l’emplacement de l’ancien musée, au cœur même du site archéologique de Puymin (projet de Pierre Broise, architecte d’Avignon). Il est six fois plus grand que le précédent. Les galeries d’exposition s’articulent autour d’un espace vert central rappelant le principe du péristyle romain. Le traitement général est très sobre, les murs sont en béton bruts de décoffrage. Les collections y sont organisées par thèmes. Les fouilles régulières ont livré de nouveaux objets.

En 1998, de grands travaux d’extension sont à nouveau entrepris afin d’accueillir les dernières découvertes archéologiques. Un nouveau parcours muséographique est défini : à la fois chronologique et thématique. Il s’organise en plusieurs espaces : préhistoire et protohistoire, ville gallo-romaine, monuments publics, commerce et artisanat, religion, funéraire, maison gallo-romaine. Dans chaque espace, les objets sont mis en situation dans leur contexte d’utilisation. Les visiteurs peuvent alors imaginer les gestes de nos ancêtres et retracer leur vie quotidienne. Ce musée expose la plupart des sculptures trouvées sur les sites archéologiques de Vaison.

Il évoque de façon remarquable la vie quotidienne à l'époque Gallo-romaine : habitat, religion, artisanat, toilette, outils... Les Voconces, tribu celtique, soumis par les Romains au IIe siècle avant J.C., devenus des Gallo-Romains en leur capitale Vasio, nous ont légué des vestiges qui comptent parmi les sites les plus prestigieux de la Provence Antique.

 

Le musée présente l’exceptionnel couple impérial Hadrien et Sabine, des décors de fresques et de mosaïques, une belle collection d'objets funéraires et de culte et de nombreux objets de la vie courante.

De nombreux objets témoignent de la vie quotidienne des gallo-romains : accessoires de toilette et de bains, bijoux, céramiques, objet de culte et mobilier funéraire. Maquette de maisons, éléments décoratifs, fresques et la superbe mosaïque de la Villa du Paon restituent la richesse des intérieurs et des décors. Dans le musée est également projetée une reconstitution de la Maison au Dauphin en 3D qui nous emmène à la découverte des différents espaces d’une «Domus».

Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Le site de Puymin
La Maison à l’Apollon lauré

Cette maison, du nom de la tête d’un Apollon lauré en marbre blanc, occupe 2 000 m2 alors que son extension vers le sud demeure inconnue. C’est là qu’il faut imaginer l’entrée principale, dans le prolongement d’une enfilade de pièces : salle à manger, salle à mosaïque et cour. Au cœur de la maison, la grande salle d’apparat, au sol de marbres polychromes, donnait sur le péristyle. Les entrées connues sur la rue du théâtre desservaient les zones d’activités domestiques : la cuisine avec ses foyers et son bassin, une cour où étaient aménagées les latrines et un abri pour le bois. De là était entretenu le foyer du balnéaire qui chauffait les salles sur hypocauste.

La Maison à la Tonnelle

Cette immense maison d’environ 3 000 m2 s’est constituée à partir d’un habitat modeste du Ier siècle avant J-C, au cœur d’un domaine agricole. Au IIème siècle, la domus s’étageait sur plusieurs niveaux au moyen de terrasses et de sous-sols. La grande cour occupée par la tonnelle d’une salle à manger d’été et par un puits donnait accès à un escalier à double volée. De là, on gagnait la partie privée de la maison : salles, cour, thermes. Le secteur nord était réservé aux activités domestiques : cour avec bassin, salle avec four et dolium (réserve à grains), latrines.

Le sanctuaire à portiques

Ce vaste monument, partiellement dégagé, était probablement un lieu public à vocation de promenade, voire de culte. Ses portiques encadraient un jardin doté d’un grand bassin et d’une construction centrale. En face, dans le mur nord, y répondait une salle mise en valeur par un portique rhodien. Ses dimensions et la présence d’un autel incitent à y voir un lieu de culte consacré à un dieu, un empereur ou une personnalité locale. Des moulages de sculptures y ont été placées : le Diadumène (réplique romaine d’un original du sculpteur Polyclète), l’empereur Hadrien et son épouse Sabine. En quittant le sanctuaire par l’escalier nord-est, les promeneurs rejoignent un quartier d’ateliers et de logements modestes.

Le théâtre

Le théâtre antique est protégé au titre des monuments historiques depuis 1862. Témoin de la prospérité de la ville antique de Vasio, il est l’un des rares édifices publics, aujourd’hui visible, qui composait l’ensemble monumental de la cité. Sa construction date très probablement du Ier siècle de notre ère, sous le règne de l’empereur Claude ; sa décoration ayant été enrichie au début du siècle suivant. Conformément aux recommandations préconisées par l’auteur latin Vitruve dans son traité sur l’architecture, le théâtre fut creusé dans le flanc nord de la colline de Puymin qui offrait une masse rocheuse et une pente propices à une telle installation. Néanmoins un énorme travail de taille et de reprise de la roche a été nécessaire pour en faire à la fois des gradins réguliers et l’assise des maçonneries. Restauré au cours du III ème siècle, le théâtre fut probablement utilisé jusqu’au début du IVème siècle. Les historiens avancent l’hypothèse qu’il fut détruit au début du siècle suivant, au moment du décret d’Honorius (en 407) qui ordonnait dans toutes les provinces de renverser, de briser ou d’enfouir les statues des divinités païennes.

 

Site de la Villasse

Le site archéologique de la Villasse correspond à un quartier riche et très actif de la ville avec ses rues, ses boutiques et son ensemble thermal. En arrière de cette animation urbaine bruyante, de grandes demeures tournées sur leurs cours intérieures, témoignent d’une qualité de vie et d’un luxe réservé aux populations aisées.

La rue des Boutiques

Cette magnifique rue est l’un des exemples les plus marquants de l’urbanisme de Vasio. Constituée de grandes dalles calcaires, disposées irrégulièrement pour réduire le cahot des roues des chariots qui l’empruntent chaque jour, c’est un axe Nord-Sud important de la ville. On y accédait à l’est par un large trottoir et à l’ouest par une galerie piétonne que l’on devine aux colonnes qui supportaient l’étage des bâtiments. Ainsi, à l’abri des intempéries et du soleil, les promeneurs pouvaient faire leurs achats. Les commerces sont identifiables par leur disposition et par le seuil à rainure qui servait à caler l’étal de vente. Les clients restaient à l’extérieur, sur la voie. Le soir, on fermait les boutiques avec un volet. C’est par cette rue que les habitants de la cité antique se rendaient aux thermes. Cet édifice est aujourd’hui partiellement dégagé : seules, la grande salle et les latrines sont visibles ; l’essentiel du bâtiment se trouvant sous l’actuelle Poste. Plus bas, l’entrée de la Maison du Buste en Argent prenait place entre deux boutiques.

La Maison du Buste en Argent

Cette maison doit son nom à la découverte du buste en argent d’un riche citoyen romain. De la rue des boutiques à l’est, on gagnait le vestibule puis un petit péristyle et une salle, peut-être le bureau du maître. Derrière, des pièces et des cours s’alignaient, créant une perspective de la salle noble jusqu’au jardin à portiques aménagé en contrebas. Au nord du vestibule s’organisaient la cuisine, ses réserves et peut-être des logements serviles. Avec la partie occidentale constituée d’un vaste jardin et d’un ensemble thermal, la maison atteint la surface de 5 000 m2 au sol, ce qui en fait la plus imposante des maisons urbaines dégagées à Vaison. L’ensemble thermal, destiné aux bains et aux exercices physiques, a été construit vers 10-20 après J.-C. Plus tard, dans le courant du Ier siècle de notre ère, il a perdu son caractère public et a été intégré dans le plan de la maison du Buste en Argent. Ses installations comportaient différentes salles : les utilisateurs quittaient leurs vêtements dans un vestiaire avant de prendre un bain dans la salle froide. De là, ils gagnaient la salle tiède puis la salle chaude munie d’un bassin. Toutes deux étaient chauffées par de l’air circulant en sous-sol et dans l’épaisseur des murs à partir d’un foyer. En contrebas, une palestre, vaste terrain d’exercices, était agrémentée d’une piscine et équipée de latrines.

La Maison au Dauphin

Un petit dauphin en marbre trouvé sur place a donné son nom à cette demeure qui, au Ier siècle avant notre ère, était une ferme. Au IIème siècle après J-C, son environnement était urbain. La maison, agrandie et embellie, était longée par des rues à l’ouest et au nord. De la voie piétonne, on y pénétrait par un escalier encadré par des boutiques. Un atrium tenait lieu de vestibule et ouvrait sur le bureau derrière lequel se trouvait le secteur privé de la maison : la salle à manger d’hiver, les salles de réception, le balnéaire… Au nord, les latrines étaient voisines de la cuisine et de ses réserves. L’étage devait être réservé aux chambres. Au sud, un grand jardin se déployait avec un bassin aménagé en vivier et de nombreuses plantations.

Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Partager cet article
Repost0
8 août 2021 7 08 /08 /août /2021 14:12

Bonjour,

Pendant mes vacances, je souhaite vous inciter à visiter quelques vidéos passées. Avec plus de 300 vidéos mises en ligne ces dernières années, vous pouvez les lire en trouvant le pays à découvrir en actionnant la recherche sur le présent blog.

Tromso, La Laponie Norvégienne, Le Cap Nord

La descente du Danube

Le Laos

Golfe

D’autres carnets de voyage existent sur ce blog : l’Islande, l’Irlande, l’Ouzbékistan, le Myamar, l’Indonésie, le Japon, l’Afrique du Sud, les Pouilles etc. A vous de trouver votre prochaine destination.

Partager cet article
Repost0
1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 10:51

À égale distance du Rhône, des Alpes et de la mer, à mi-hauteur entre plaine et montagne, à la rencontre du monde alpin et du monde méditerranéen - tout en recevant les derniers effluves atlantiques - le pays de Forcalquier est un milieu de la Provence, et une Provence du milieu.
 
Surtout, il se situe par là au point d’équilibre du mouvement continuel entre Haut et Bas-Pays qui rythme l’histoire des populations provençales, et voit moissonneurs et bergers, colporteurs et manœuvres, journaliers et servantes, descendre puis remonter sans trêve au rythme des saisons, amenant aussi à l’aller le bois et le fromage, et au retour le sel et le poisson.
 
Dans ce balancement séculaire, Forcalquier installe un relais, mais aussi un point de chute propre où, tels les gens de l’alpe dévalant vers la mer au rythme des saisons, ceux d’entre Lure et Luberon viennent chaque semaine se bousculer à son marché.
 
Si le cœur du pays est le bassin forcalquiéren, adossé à la chaîne de Lure pour buter aux pieds du Luberon, et bordé de part et d’autre par les vallées de la Durance et du Calavon, il a le plus souvent dans l’histoire étendu son influence à une zone plus vaste.

En 1481 la Provence est annexée à la France, contre le sentiment des Forcalquiérens. Louis XI leur enverra une armée, qui les bombardera du haut d’une colline qu’on appelle depuis lors La Bombardière.
 
Comme au Moyen Âge les Juifs (Forcalquier et Reillanne ont leur synagogue) puis les Vaudois, les Protestants seront nombreux dans le pays au XVIe s. (outre Forcalquier, Ongles possède un temple).
 
Après la Révolution, le nouveau régime (qui trouve d’emblée de fervents partisans) permet à Forcalquier de conserver une partie de son pouvoir et de ses fonctions urbaines en y installant la sous-préfecture, et en y maintenant un tribunal.
 
En 1851, Forcalquier et son pays comptèrent parmi les principaux acteurs de la révolte républicaine contre le coup d’État de Napoléon III. Malgré la répression féroce qui s’ensuivit, la ville demeura jusqu’à la guerre de 1914 la capitale intellectuelle et artistique du haut-pays, ainsi qu’un des pôles de la renaissance provençale. La dernière guerre fit à nouveau de la région un haut-lieu de résistance (la ville de Forcalquier a reçu la croix de guerre à ce titre).

Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier

La Citadelle de Forcalquier

Point culminant de la ville où se trouvait autrefois le château des comtes de Forcalquier et de Provence. La chapelle Notre-Dame de Provence et le carillon occupent désormais le site. Vue imprenable à 360° sur les alentours.

Cet oppidum fait de safre (molasse calcaire) fut très tôt habité par des populations néolithiques puis plus tard par des peuples celtes et ligures.
À l’époque romaine, la population vit plutôt en plaine dans de grandes villas et des fermes. Au temps des grandes invasions barbares, la population remonte s’installer sur les hauteurs de l’oppidum. Le haut moyen-âge voit la construction d’un château.
Ce château sera lieu d’habitation des comtes de Forcalquier et de Provence.

À l’emplacement du château des comtes de Forcalquier, dont subsistent les bases au midi, s’élèvent aujourd’hui :
– Le carillon qui égrène ses notes tous les dimanches à 11h30, le lundi matin, jour de marché et pour les principales fêtes religieuses (sonneries du « Nadalet » la semaine précédant Noël).
C’est l’un des très rares carillons manuels de Provence pratiquant le jeu traditionnel « à coup de poing ».
Ce nouveau carillon inauguré en 2018 allie la pierre, le métal et le bois.
Il remplace le précédent construit en 1925 puis en 1939.

– la Chapelle Notre-Dame de Provence de style néo-byzantin et octogonale est érigée en 1875 à l’initiative du Chanoine Terrasson. Elle est ornée à chaque angle de statues de musiciens qui jouent chacun un instrument de musique du moyen-âge. Le tympan de la chapelle est orné des saints de Provence.

Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier

Concathédrale Notre-Dame-du-Bourguet

La cathédrale de Forcalquier était une deuxième place (siège) de l’évêque de Sisteron, qui ne pouvait pénétrer dans sa ville de Sisteron en raison d’un différend entre lui et son chapitre . Installé à Forcalquier, il en éleva la collégiale au rang de co-cathédrale.

Notre-Dame-du-Bourguet datant du XIIe siècle, érigée en « concathédrale » du diocèse de Sisteron en 1408. Il y eut dès 1065 une concathédrale à Forcalquier.

Nef centrale, chœur, transept et clocher datent des premières années du XIIIe siècle et constituent le premier essai d'adaptation d'art gothique en Pays d'Oc. Le campanile est du XVIe siècle, les nefs latérales et le deuxième étage du clocher sont du XVIIe siècle. Les premiers jeux du grand orgue remontent à 1629.

 

Le Couvent des Cordeliers

Fondé au XIIIe siècle sur l’emplacement d’un ancien prieuré bénédictin, le couvent des Cordeliers est l’un des plus anciens couvent franciscains de France. Siège de l’Université Européenne des Senteurs et Saveurs.

Le couvent des Cordeliers est un couvent franciscain. Ce nom de cordeliers provient de la corde ceinturant la taille. Cette corde est nouée de 3 nœuds signifiant la pauvreté, l’obéissance et la chasteté.
Les moines ayant fait vœu de pauvreté, ils ne pouvaient se permettre de porter une ceinture en cuir.
L’ordre franciscain fut fondé à Assises par François (d’Assises !) en 1209. C’est un ordre mendiant comme les Carmes, les Augustins et les Dominicains.

Rapidement l’ordre se répandit dans toute l’Europe du sud et notamment en Provence où les Cordeliers s’installèrent à Forcalquier en 1236 sur des terres offertes par le comte, ce fut d’ailleurs l’un des premiers couvents franciscain fondé en Provence.

Ce bâtiment au Moyen Âge était situé hors des remparts de la ville dans une zone dangereuse. De cette implantation découle son histoire très mouvementée qui commença par une période de prospérité du XIIIe siècle au XVIe siècle environ. Environ 25 à 30 moines occupent le couvent pendant la période la plus faste.

En 1960, une vaste restauration du couvent tombé dans l’oubli fut réalisée par Paulette Constant. Pour ce travail, elle obtint le prix des Chefs d’œuvres en péril et la classification du couvent sur la liste supplémentaire des Monuments historiques.

En 2007, la Ville de Forcalquier complète le remembrement de l’ensemble en faisant l’acquisition de l’aile nord-ouest qui a fait l’objet de la réhabilitation la plus importante. Au fil des ans, la propriété bâtie est complétée par l’acquisition des jardins attenants permettant en 30 ans, de recréer une unité foncière homogène autour du couvent des Frères Mineurs.
Depuis le deuxième trimestre 2009, le Couvent des Cordeliers s’est enrichi de nouveaux espaces et équipements spécialisés, grâce au concours de l’UESS (800 000 € net investis), de l’Union Européenne et du Conseil Régional PACA. 2500 m² de locaux répartis sur 6 niveaux sont distribués en espace différents : salles de formation, de réunion et d’exposition, bureaux.

L’originalité de lieu réside en son amphithéâtre d’analyse sensoriel unique en PACA. Créé dans une ancienne chapelle annexe du Couvent, celui-ci accueille, hormis un laboratoire de cuisine professionnel, 20 pupitres d’analyse sensorielle et permet à la fois de procéder à l’analyse sensorielle et à des tests consommateurs de liquides (vin, huiles…), d’aliments (denrées, plats cuisinés…), de parfums et compositions aromatiques.
Equipé d’orgues à parfums, cet espace permet la création de produits senteurs (eau de toilette, gel douche, parfums d’ambiance … ). Se voulant moderne tout en respectant l’identité du site, l’amphithéâtre est doté d’un équipement informatique à la pointe de la technologie offrant des conditions de travail optimales pour les professionnels de la filière senteurs-saveurs, les étudiants et les stagiaires que l’UESS reçoit tout au long de l’année.

Dernières photos Ganagobie
Dernières photos Ganagobie
Dernières photos Ganagobie
Dernières photos Ganagobie
Dernières photos Ganagobie
Dernières photos Ganagobie
Dernières photos Ganagobie
Dernières photos Ganagobie
Dernières photos Ganagobie
Dernières photos Ganagobie

Dernières photos Ganagobie

Partager cet article
Repost0
4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 14:51

La Citadelle de Sisteron

Entre Provence et Dauphiné, dominant la cluse où coule la Durance, la Citadelle de Sisteron barre le ciel, couronne la ville de ses enceintes, de ses bastions, de son donjon.

La vue qu’on y découvre est saisissante, sur 150 km, elle offre le plus beau point de vue de Haute Provence.
Monument historique classé, s’étendant sur 10 hectares, elle porte huit siècles d’architecture et d’histoire. Donjon et chemin de ronde, construits sur l’étroite épine rocheuse, datent du XIIIe siècle, l’étagement d’enceintes bastionnées du XVIe s. Du projet de Vauban, conçu en 1692, seule fut réalisée la poudrière. D’importants remaniements furent opérés sur la face nord au milieu du XIXe s. C’est à cette époque que fut creusé dans le rocher le magnifique escalier souterrain reliant la forteresse à la ville.
Profondément meurtrie par le bombardement d’août 1944, la Citadelle est aujourd’hui admirablement restaurée. Notre vidéo vous fait découvrir un panorama qui s’étend à 360 degrés.

Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron

 

La cathédrale Notre-Dame-des-Pommiers

La cathédrale Notre-Dame-des-Pommiers construite à la fin du XIIe siècle ne jouit pas, elle, de la même notoriété. Dans cette petite cité ramassée, elle se trouve prise en étau entre les petites places contiguës jalonnant la ville et ses nombreux andrônes. L’édifice se découvre au détour d’un virage, presque dans un recoin.

La topographie du lieu ne laissait pas le choix aux bâtisseurs : l’édifice ne pouvait voir le jour qu’entre le massif du Molard et la Durance. Dès l’origine donc, la cathédrale a peiné à trouver sa place. « Elle a été construite dans lepomerium, c’est-à-dire l’espace entre la ville et les remparts, d’où son nom, Notre-Dame-des-Pommiers, explique le guide Yves Veccianni. En général, cet espace exclusivement défensif n’était pas construit. Sauf qu’ici le manque de place était tel qu’on a fait une entorse à la règle. » Aujourd’hui, comme hier, la cathédrale n’a donc jamais été le cœur névralgique de la ville.

Et pourtant. Sa façade évoque le meilleur de l’art roman, avec ses proportions humaines et son élégante épure. « Vous, dans le nord, vous êtes fiers du gothique, lance Simone, une paroissienne. Nous, on préfère le roman. Dans le gothique, on prie vers Dieu alors que dans le roman, on prie avec Dieu. » Tout est dit.

Les férus d’architecture apprécient, eux, la spécificité du bâtiment et tout particulièrement son subtil mélange de roman provençal (façade nue, sans développement sculpté) et d’influence lombarde (bichromie, coupole octogonale).

 

Le musée Gallo-Romain

L'exposition permanente propose un parcours thématique sur les pratiques funéraires dans l'antiquité. Des objets lapidaires, en métal, en verre, en céramique ainsi que des pièces de monnaie sont mises en valeur afin d'expliquer au public le culte des morts chez les Gallo-Romains.
Parmi les collections présentées, un ensemble exceptionnel provenant d'un mausolée, fin du 1er début 2ème siècle, construit par une riche famille Gallo-Romaine qui vivait à Sisteron au Haut-Empire.
Egalement exposé, le mobilier archéologique issu des fouilles du mausolée de Bevons (prêt de l'Etat - SRA DRAC PACA).

Une belle salle de 100 m² vient compléter cet espace culturel. Elle accueille des expositions temporaires dédiées à l'art tout au long de l'année (peinture, sculpture, photographies...)

Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Sisteron
Partager cet article
Repost0
27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 18:16

Bonnieux

Bonnieux est une commune située dans le département de Vaucluse. On appelle ses habitants les Bonnieulais. Bonnieux est un village perché, qui se situe sur le versant nord du massif du Lubéron, entre le Grand et le Petit Luberon, face au village de Lacoste.

Il commande l'entrée nord de la combe de Bonnieux, qui débouche elle-même sur la combe de Lourmarin, nom usuellement utilisé pour désigner l'ensemble des deux combes, seul passage qui traverse le Luberon et sépare ce dernier en deux : Grand et Petit Luberon, mais tous deux issus du même massif montagneux. En deux siècles sa population a été divisée de moitié.

La forêt de cèdres

La crête du petit Luberon était uniquement constituée de grandes pelouses et de bois. Ces pelouses qui constituent un pare-feu servent depuis des siècles de pâturages aux troupeaux de qui, en retour, apportent la fumure. a cédraie s'étend sur environ 250 hectares sur la crête sommitale du massif du Lubéron. On y accède depuis Bonnieux.

L'introduction de cèdres de l’Atlas a été une remarquable réussite. Ces cèdres se sont répandus naturellement, surtout vers le versant nord, moins sec.

Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes

Lacoste

Un village chargé d'histoire

Nous avons admiré le beffroi avec son campanile en fer forgé, une église du XIIème siècle, un ancien temple protestant du XIXème siècle et de nombreuses bories, ces cabanes en pierre sèche typiques du Sud-Est.

Le château de Lacoste est un lieu mythique

Mais le monument le plus renommé de Lacoste reste son château qui a appartenu au célèbre Marquis de Sade. Vous vous souvenez certainement de cet auteur aux multiples scandales dus à ses écrits érotiques et à ses mœurs particulières. Il fut contraint de quitter Paris et de s'installer dans le château de son grand-père, situé à Lacoste.

Aujourd'hui, le château est en grande partie en ruines, puisqu'il a subi les assauts de révolutionnaires, mais il conserve un aspect majestueux en dominant le village et ses remparts. Un festival culturel, organisé par son actuel propriétaire, le couturier Pierre Cardin, lui redonne vie chaque été à travers une série de concerts et de ballets.

 

L’Abbaye de Saint Hilaire

L'ancien couvent des Carmes de Ménerbes, bâti sur une forte pente face au Luberon, a la chance d'avoir gardé son unité architecturale médiévale (XIIIe siècle) et son agrandissement du XVIIe siècle.

Une communauté d'ermites réfugiés du Mont Carmel, en Palestine, pendant les Croisades, a vécu ici pendant cinq siècles. Les frères Carmes ont assuré la vie religieuse pour les habitants voisins et aménagé les terrasses pour cultiver. De cette époque subsistent la sobre église bâtie en pierre de taille et couverte d’une voûte en berceau brisé, une sacristie qui semble antérieure au XIIIe siècle, une chapelle édifiée au XIVe siècle avec une peinture murale et des salles liées à la vie des religieux. A la fin du XVIe siècle, une grande terrasse a été formée par le mur de défense et sa tour pour protéger le site. Fermé à la fin du XVIIIe siècle, le couvent est vendu, en 1793, à des agriculteurs qui occuperont les lieux pendant deux siècles. Classé Monument Historique en 1975, Saint Hilaire, propriété privée, accueille des visiteurs du monde entier.

 

Ménerbes

Les plus beaux villages de France, c’est l’histoire d’une rencontre, en 1981, entre un homme et un livre édité alors par Sélection du Reader’s Digest. L’homme, Charles Ceyrac, Maire de Collonges-la-Rouge, est à l’origine de l’Association Les plus beaux villages de France, qui compte aujourd’hui 159 villages dûment agréés, répartis dans 14 régions et 70 départements.
Dès 1982, Ménerbes obtient le précieux label, revendiquant ainsi le caractère exceptionnel de son architecture et de son histoire dont les traits principaux remontent au Moyen Age et à la Renaissance.
Aujourd’hui encore, derrière ses anciens remparts, le long des ruelles bordées de maisons provençales, dans une harmonie de pierres claires et un camaïeu de beiges, d’ocres et de terre, sous la lumière aveuglante du soleil, Ménerbes dégage force, charme et élégance.

En 2020 , sélectionné par Stéphane Bern pour concourir dans l’émission de FR3 Le Village préféré des français, Ménerbes  remporte la 3ème place sur 14 villages.
Un beau succès témoignant une fois encore de l’attrait de Ménerbes pour tous ceux qui rêvent de s’y rendre, de l’affection de ses nombreux visiteurs épris d’art de vivre en Luberon, sans omettre bien sur l’attachement que lui vouent ses habitants.

Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Promenade dans le Lubéron : Bonnieux, Lacoste, Ménerbes
Partager cet article
Repost0
20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 10:20

Nous reprenons notre rubrique de voyages en Provence. Du Lubéron à Sisteron, en explorant des communes autour d’Avignon, vous découvrirez des richesses proches. Au début du mois de juin, la rareté de la circulation automobile, était un plus très agréable, facilitant nos découvertes.

 

Lourmarin

 

Le Château de Lourmarin


Construit sur un promontoire, le château de Lourmarin s´appuie sur une ancienne forteresse du XIIème siècle. C´est en 1470 que Foulques d´Agoult, baron de Sault fait venir une colonie de Vaudois du Piémont qui s´installe dans le village. Il entreprend en 1475 de construire le " Château Vieux " flanqué d´une petite tour polygonale du côté nord. La tour octogone du couchant sera ajoutée vers 1524. La partie " Château Neuf " (1526 - 1560) à l´allure italienne, avec ses fenêtres à croisée de meneaux est complétée par une tour quadrangulaire abritant un escalier de 93 marches à double torsade. Cette tour recèle de nombreux secrets de compagnons : motifs sculptés, signatures et métaphores des tailleurs de pierre. Au début du XXème siècle, le château alors en ruine, connaîtra une nouvelle destinée, avec l´intérêt que va lui porter un riche industriel. Une colossale restauration menée dans les années 1920 en fera un foyer artistique et littéraire en Provence, puis une Fondation.

Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin

 

Le village de Lourmarin

 

À la fin du XVe siècle, la population augmente dans tout l'arc alpin et de nombreux habitants des hautes vallées descendent dans les plaines, une émigration économique très progressive. Le village fait partie de la quarantaine de localités, de part et d'autre du Luberon dans lesquelles s'installent au moins 1400 familles de Vaudois des Alpes, soit environ 6 000 personnes, venues des diocèses alpins de Turin et d'Embrun entre 1460 et 1560. Les deux-tiers de ces futurs Vaudois du Lubéron sont arrivés entre 1490 et 1520.

Lourmarin est une pièce maîtresse dans l'organisation de la communauté vaudoise de l'époque qui s'étend pendant trente ans à 24 villages prospères, mettant en valeur les terres marécageuses au sud du Luberon, puis sur le versant nord.

Le 18 avril 1545, le village, peuplé de Vaudois, est incendié par les troupes de Paulin de la Garde. Après le massacre d'avril 1545, au cours duquel sont exterminés 3 000 Vaudois du Lubéron, une partie des survivants sont revenus dans le Piémont. Les témoignages de l'époque décrivent les vaudois comme de gros travailleurs, intègres, payant leurs dettes, d'une grande pureté de mœurs. Grâce à leur labeur, les terres produisent de plus en plus, et leurs seigneurs voient leurs dividendes passer « de quatre écus à huit cents ». Mais cela excite les jalousies et la religion est mise au service d’une immense captation des richesses vaudoises. Plus de 600 personnes sont vendues comme esclaves ou envoyées aux galères.

La révocation de l’Edit de Nantes en 1685, achève ce génocide en vidant encore plus les villages. Une partie des viticulteurs huguenots du village fuient aux Pays-Bas puis vont s'installer dans la communauté des huguenots d’Afrique du Sud où existe toujours le village de Lormarin. Parmi ces viticulteurs, Jean Roy, vigneron d'origine vaudoise, installé à Lourmarin qui a émigré en 1688 en Afrique du Sud, où il a créé un des vignobles les plus célèbres de ce pays aujourd'hui.

Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Lourmarin
Partager cet article
Repost0
16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 16:10

L’Irlande est une destination proche sur laquelle nous avons réalisé une dizaine d’articles et vidéos :

 

L’Irlande avec un carnet de voyage publié sur over-blog.

 

L’anneau du Kerry

C’est le plus célèbre paysage d’Irlande. Sur une route côtière de plus de 180 kilomètres, nous longeons les plus hautes montagnes d’Irlande et l’océan Atlantique, en parcourant la péninsule d’Iveragh. La variété et la beauté de ses paysages ont fait le succès de cette région. De beaux petits villages typiques parsèment la route avec leurs maisons colorées. Nous passons par Killorglin et Cahersiveen.

Cashel

 

Des falaises de Moher à Limerick

Le Connemara

La péninsule de Dingle

Dublin

Visite de la ville et une soirée dans un pub :

Retrouvons vite le chemin des musées des Alpes Maritimes

Partager cet article
Repost0
25 avril 2021 7 25 /04 /avril /2021 15:27

L’évolution politique m’invite à rappeler les vidéos réalisées précédemment dans deux pays très différents.  

 

Myamar

La triste situation politique du Myamar m’incite à revenir sur un voyage où les manifestations en faveur d’Aung San Suu Kyi rythmaient déjà notre parcours. La Lady était venue à Mandalay pour un meeting électoral. Ma vidéo décrit l'ambiance électrique de la foule rassemblée à la sortie de sa réunion. De nombreux bonzes étaient présents à cette occasion. Ils défilent par la suite dans les rues de la ville. Bien qu’ayant remporté toutes les élections, un coup d’Etat des militaires, a fait arrêter les responsables politiques de l’opposition. Depuis lors, chaque jour le nombre des victimes s’alourdit.
Droit de suite au Myamar et à Seborga
Droit de suite au Myamar et à Seborga
Droit de suite au Myamar et à Seborga
La principauté de Seborga
 

Les princes de Seborga sont élus par le peuple :  Nina Menagatto a été élue le 10 novembre 2019 avec 63,87% des voix. Elle a dû attendre à cause du Covid de prendre officiellement ses fonctions. La principauté de Seborga rassemble une population de 300 personnes.

 

La princesse Nina intronisée le 20 aout 2020

Pour son « investiture », la princesse de Seborga arborait une robe bleu électrique près du corps, chevelure blonde remontée en chignon lisse et gonflé. La nouvelle souveraine de Seborga, village de carte postale niché sur les collines de la frontière franco-italienne, juste au-dessus de Vintimille, se veut moderne, mais sans rompre avec la légende qui a façonné son trône.

Autour d’elle, en cette chaude journée du 20 août, une assemblée hétéroclite célèbre son sacre. Des représentants de l’ordre des Templiers – ces chevaliers de légende, qui, dit-on, seraient partis de Seborga pour leurs mythiques croisades vers la Terre Sainte –, en toge blanche. Un homme tient une épée pour prononcer le long discours d’investiture. Une sorte de « bouffon-garde du corps », avec bottes de lutin, casque à cornes et armure de chevalier. Et deux gardes en bleu et blanc, couleurs de la principauté, observent, impassibles, la princesse Nina Menegatto recevant sur un coussin de soie les clés de la ville.

La princesse Nina le jour de son investiture
La princesse Nina le jour de son investiture
La princesse Nina le jour de son investiture
La princesse Nina le jour de son investiture
La princesse Nina le jour de son investiture
La princesse Nina le jour de son investiture
La princesse Nina le jour de son investiture

La princesse Nina le jour de son investiture

Partager cet article
Repost0

Le Musée Lascaris

https://youtu.be/l23HXor58bY

Rechercher

Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation-Boussole