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DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 12:27

La ville de Vienne est profondément marquée dans ses murs et à l’extérieur par la civilisation gallo-romaine. En l'an 121 avant notre ère, la ville de Vienne est intégrée à l'Empire Romain. En subsistent encore aujourd'hui de nombreux témoignages et vestiges... Situé entre le Rhône et les collines iséroises, Vienne devient naturellement un lieu privilégié pour bâtir une cité protégée des attaques et accessible au commerce par l’eau.

À l’époque gallo-romaine, la cité rayonne de part et d’autre du fleuve, et des vignobles se développent déjà sur les deux rives du Rhône.

 

Temple d'Auguste et de Livie

Construit à partir de -20 et -10 avant notre ère, le temple du forum de Vienne est dédié au culte de Rome et plus particulièrement à Auguste et sa femme Livie. Sa transformation en église catholique lui a permis de subsister.

C'est un exemple de la transposition dans une cité provinciale gallo-romaine du modèle de temple élevé sur un podium, avec un décor d'ordre corinthien romain. Seule la construction de la partie postérieure est en général attribuée au début du règne de l'empereur Auguste, vers 20-10 av. J.-C. L'observation de variantes architecturales ou décoratives, sur la corniche et les chapiteaux par exemple, fait pressentir une autre campagne de travaux, plus tardive pour le reste du monument, vers 40 de notre ère.

Côté est, la frise et l'architrave portaient des lettres mobiles appartenant à des inscriptions successives ; la plus ancienne était une dédicace à "Rome et à Auguste César, fils du Divin (Jules César)". Ces deux cultes associés (Rome et l'empereur Auguste), auxquels fut adjoint ici celui de Livie divinisée (épouse d'Auguste), ont été un élément politique et religieux essentiel pour l'intégration des populations urbaines locales.

Le monument a été érigé sur une plate-forme aménagée, dominant le littoral du Rhône (à l'ouest), et à proximité d'un pointement rocheux (sous le Palais de Justice actuel). Des portiques à colonnades délimitaient autour du temple une aire sacrée reconnue au cours de fouilles anciennes. Vers l'est s'étendait l'esplanade du forum, fermée par un bâtiment public auquel appartiennent les deux arcades visibles dans le jardin de Cybèle. Le tout formait un vaste ensemble monumental public clos qui exprimait, dans de majestueuses architectures à colonnades, les valeurs civiques ou les fonctions administratives de la ville gallo-romaine.

Le théâtre Antique de Vienne

Considéré comme l'un des plus importants de l'Antiquité, le théâtre antique de Vienne est classé aux Monuments historiques depuis 1840. Son architecture épouse la colline de Pipet sur laquelle il est adossé et accueillait jusqu'à 13 000 spectateurs au temps de l'Empire Romain. S'il était utilisé pour des spectacles (comédies, drames, sport...) il pouvait aussi rassembler la cité autour d'événements civiques ou officiels.

Le jardin archéologique de Cybèlee Cybèle

À l'emplacement du Forum de la ville gallo-romaine, le jardin de Cybèle présente les vestiges de cette place institutionnelle forte : les arcades d'un ancien portique, le mur d'une salle d'assemblée pouvant accueillir jusqu'à 800 magistrats et une maison citadine certainement très luxueuse.

La pyramide

Comme son nom ne le laisse pas présager, le cirque romain de Vienne est plus communément appelé « La Pyramide ». Cependant, au IIème siècle avant notre ère, cet obélisque de 25 m de haut trônait au centre d'un cirque où se déroulaient les célèbres coursent de chars ! La légende raconte qu'elle serait le tombeau de Ponce Pilate, qui vécut son exil à Vienne...

Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal

Le site archéologique de Saint Romain en Gal 

Le site archéologique situé en face de Vienne est l'un des plus grands ensembles consacrés à la civilisation gallo-romaine avec près de 4 000 pièces exposées et une immersion totale dans la cité romaine. Il a été découvert lors des fondations réalisées pour construire un lycée en 1965. Les vestiges restaurés de la Vienna antique font apparaître un quartier de villas dont les restaurations successives en montrent l’étendue. Cette Vienna était la capitale d'un territoire couvrant le Dauphiné et la Savoie. Ses maisons, ses thermes, son artisanat se visitent dans l’enceinte d’un grand site archéologique. Un saut dans l'Antiquité inoubliable.

Le musée gallo-romain

Le site archéologique de Saint-Romain-en-Gal déploie, sur sept hectares, les vestiges du riche quartier résidentiel de Vienna, alors « colonie romaine ». Situé au bord du Rhône, axe majeur pour le transit des marchandises entre Méditerranée et provinces du Nord, ce quartier, comme la ville de Vienna, connait un fort développement dans les années 50 après J.-C. La richesse des habitants s’exprime par le luxe de maisons qui voisinent avec des thermes, des boutiques, des échoppes d’artisans, des ateliers : un des quartiers résidentiels romains les plus étendus découvert en France !

 

1967, la découverte et l’ouverture d’un chantier archéologique exceptionnel

Depuis très longtemps, on savait que la rive droite du Rhône, en face de Vienne, avait été occupée dans l’Antiquité. Mais on imaginait seulement quelques grandes villas dispersées dans la campagne.
Dès le XVIe siècle, érudits et chercheurs se passionnent pour les antiquités qui apparaissent partout sur le territoire de l’ancienne cité. Sur la rive droite, les vestiges des grands thermes publics restés en élévation, et connus sous le nom de Palais du Miroir, attestent de la splendeur passée de la ville romaine. Nicolas Chorier, avocat au Parlement de Grenoble, les décrit dans son ouvrage, Antiquités de la ville de Vienne, paru en 1658.
À la fin du XVIIIe siècle, Pierre Schneyder, fondateur du musée de Vienne, réalise des fouilles dans le secteur du site, aujourd’hui classé. Il met au jour plusieurs pavements. Jusqu’au début du XXe siècle, les découvertes de mosaïques, le plus souvent fortuites, seront nombreuses sur tout le territoire de Sainte-Colombe et de Saint-Romain-en-Gal.
Cependant ce n’est qu’en 1967, en préalable à la construction d’un lycée, que les archéologues commencent une grande fouille au lieu-dit la Plaine. Ils découvrent les vestiges d’une véritable ville ! Les grandes domus aux aménagements luxueux, les voies dallées, les thermes publics, les entrepôts et les ateliers permettent peu à peu de recomposer un paysage urbain dont l’organisation et le souci de confort étonnent par leur modernité.
Depuis, le site a été acquis par le Département du Rhône et classé au titre des monuments historiques en 1983.

1996, la construction du musée

Pour répondre aux exigences d’assurer la présentation, l’étude et la conservation des collections, Philippe Chaix et Jean-Paul Morel, lauréats du concours d’architectes, ont réalisé deux bâtiments très différents dans leur conception. L’ensemble, achevé en 1996, représente une surface de plus de 12 000 m2. Le long du fleuve, le bâtiment d’exposition permanente édifié au-dessus d’une maison romaine est implanté sur pilotis.
Perpendiculaire au Rhône, le bâtiment d’accueil aux structures de béton apparaît fortement ancré au sol.

Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
Vienne et Saint Romain en Gal
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9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 12:09

Chalon-sur-Saône est une commune située dans le département de Saône et Loire en région Bourgogne Franche-Comté.

Avec ses 45 056 habitants au dernier recensement de 2019, il s'agit de la ville la plus peuplée du département (devant Mâcon, le chef-lieu), 4e ville la plus peuplée de la région (après Dijon, Besançon et Belfort, devant Auxerre et Nevers) et deuxième plus grande ville de Bourgogne. Le centre-ville est parcouru par des rues piétonnes desservant les places du Marché et de l’Hôtel de ville.  Notre vidéo vous fera déambuler dans la vieille ville.

 

La Cathédrale Saint Vincent

La cathédrale Saint-Vincent, siège de l'ancien diocèse de Chalon-sur-Saône, est constituée de l'ancien évêché, de la cathédrale, du cloître et de maisons de chanoines. Edifiée à partir de 1090 dans un style roman, la cathédrale se caractérise aujourd'hui par une élévation gothique et une façade "néo-gothique". Son plan simple est composé de trois vaisseaux, d'un chevet sans déambulatoire et de chapelles latérales. Les tours contiennent deux cloches qui pèsent environ 500 kg et 1 000 kg, ainsi qu'un bourdon de 4,3 tonnes, qui actuellement ne peut plus sonner à la volée, mais seulement en tintements (notamment pour des obsèques).

Aujourd’hui, le cloître de la cathédrale Saint-Vincent est le seul cloître canonial (de chanoines) conservé de Bourgogne et de Franche-Comté. Ses murs périphériques ont pu être datés des environs de l’an mil, ce qui le rend encore plus exceptionnel. Trois ailes avec baies à arcatures trilobées datent du XIVe siècle et ont été voûtées d’ogives au XVe siècle. L’aile nord est une restitution contemporaine d’une galerie disparue au XIXe siècle. Dans l’esprit des chapiteaux médiévaux et du XIXe siècle, elle est ornée de sculptures sur chapiteaux en pierre de Saint-Marc (calcaire de Bourgogne) réalisées par la sculptrice Laetitia de Bazelaire évoquant les animaux, les vertus ou encore les 5 sens.

 

 

L’église Saint Pierre

L'imposante église baroque Saint Pierre, est située place de l'Hôtel-de-Ville. Elle possède sept cloches : trois petites tintant les heures, et quatre grosses sonnant à la volée pour les messes, suivant le motif du Salve-Regina. L'église Saint-Pierre de Chalon-sur-Saône, construite de 1698 à 1713 par des Italiens, est une ancienne chapelle bénédictine. Elle relève de l’art baroque, style qui sera en vogue à la Régence. Consacrée en 1713, l'édifice devient église paroissiale en 1802. Elle est agrandie en 1898 et sa façade refaite en 1900. Elle est ornée de vitraux du maître-verrier chalonnais Besnard, de sculptures des Pères de l'Eglise et des fondateurs des grands ordres religieux, et d'un bel orgue de chœur (1700).

Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône

Le musée Vivant Denon

Faisant partie du contingent de savants qui accompagnent Bonaparte lors de l’Expédition d’Egypte, Dominique-Vivant Denon publie dès son retour le récit de son Voyage dans la Basse et la Haute Égypte pendant les campagnes du général Bonaparte. Illustré de planches gravées, l’ouvrage connait aussitôt un très grand succès.

Le fonds Denon du musée comprend plus de six cent dessins, estampes, tableaux ou imprimés en relation directe avec la vie et l’œuvre de Dominique-Vivant Denon, né à Chalon-sur-Saône en 1747 et mort à Paris en 1825. Régulièrement exposées dans la salle permanente qui lui est consacrée ces œuvres permettent d’appréhender les différentes facettes de cet illustre chalonnais qui fut à la fois diplomate, auteur libertin, divulgateur de l’art égyptien, ministre des Arts sous l’Empire, premier directeur du Louvre, mais aussi dessinateur, graveur et grand collectionneur. Le cabinet d’art graphique du musée comprend, en plus des six cents œuvres dessinées et gravées du fonds Dominique-Vivant Denon, plus de deux mille dessins, gravures ou lithographies. On y retrouve la production d’auteurs locaux tels que Jules Chevrier ou Antonin Richard, ainsi qu’un remarquable ensemble de 77 dessins anciens qui fut présenté au public en 2008 lors de l’exposition « Question de style ».

 

L’œuvre dessinée et gravée

N’ayant jamais cessé, tout au long de sa vie, de pratiquer le dessin et la gravure, l’artiste Dominique Vivant Denon se définissait lui-même comme un « amateur professionnel ». Son œuvre montre une grande liberté d’interprétation, établie en marge des courants artistiques contemporains et qui reste intrinsèquement lié à sa personne, à son érudition et à sa curiosité

Le fonds conservé au musée comporte plus de cent dessins, portraits des membres de la société que Denon fréquente (intimes, diplomates, savants, domestiques ou souverains), croquis ramenés de ses voyages en Italie ou en Egypte, dessins réalisés sous sa direction pendant les campagnes napoléoniennes, ainsi que plusieurs centaines d’estampes réparties entre gravures originales, gravures à connotation érotique tirées de l’œuvre priapique, lithographies, ou gravures de reproduction des tableaux de peintres du XVIIe et XVIIIe siècle que Denon affectionne.

 

L’Art, le musée, la diffusion

Ministre des arts sous l’Empire, Denon fut associé à l’élaboration progressive de programmes artistiques à la gloire de Napoléon. Durant tout le Premier Empire il exerça un contrôle sur la production artistique française et fit illustrer l’histoire de Napoléon par de nombreux dessins, gravures, médailles ou peintures.

Directeur du musée Napoléon, actuel musée du Louvre, il parcourut l’Europe à la suite des armées napoléoniennes victorieuses pour sélectionner dans les villes conquises les chefs d’œuvres destinés à être déposés au musée parisien.

Bien qu’il ait commencé ses études de droit sous la surveillance de son précepteur à Paris, il fréquente divers milieux artistiques. On le voit chez Boucher et il s’inscrit finalement chez Noël Hallé pour apprendre le dessin, la peinture et la gravure. Il se montre très rapidement habile au maniement du burin, technique très délicate qui ne souffre pas l’erreur. La technique de l’eau forte, qui permet de partir plus simplement du dessin n’aura pas de secret pour lui, et il l’utilisera dans tous ses voyages, comme sa correspondance en porte témoignage.

Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
Chalon sur Saône
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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 11:42

La commune de Saint-Rémy est fortement touristique. On peut considérer trois principales sortes de tourisme dans les Alpilles. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche (les Baux en Provence, Glanum, etc.) ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme de résidence et de détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante résidences secondaires avec piscines. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le massif et ses environs.

Saint-Rémy connaît une vocation intellectuelle qui ne fit que se développer et ne se démentira jamais jusqu'à nos jours. Le souvenir de Nostradamus, la richesse de son patrimoine et la beauté de ses paysages attirent aussi de manière précoce artistes et intellectuels. Nostradamus, le célèbre astrologue auteur des prédictions en forme quatrains obscurs est né à Saint-Rémy de Provence. Il était très connu de son vivant et encore aujourd’hui. Autre célébrité, le peintre Vincent Van Gogh fit un long séjour de près d’un an à Saint-Rémy de Provence, au monastère Saint Paul de Mausole, un établissement psychiatrique où il demeura de sa propre volonté. Cette période à Saint Rémy fut très productive pour le peintre, avec plus d’une centaine de toiles et quelques-uns de ses plus célèbres chefs-d’œuvre dont la nuit étoilée. Ouvert à la visite, le monastère Saint Paul de Mausole est toujours une maison de santé. A Saint-Rémy de Provence la une tradition taurine est solidement bien établie, une abrivado a lieu le 15 août lors de la Feria annuelle : les taureaux sont lâchés dans le centre de la ville. Lors de la Fête de la transhumance à la Pentecôte, les moutons traversent la ville en routes vers leurs pâturages d'été.

Voir notre article et notre vidéo sur Glanum et Mausole :

Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence

Collégiale Saint Martin 

La collégiale domine la place de la République. D'origine médiévale mais formée de deux nefs composites, l'église primitive s'effondra dans la nuit du 29 au 30 août 1818. Elle fut alors reconstruite dans le contexte de la Restauration monarchique triomphante, sur les plans de Michel-Robert Penchaud (1772-1833), architecte du département. De style néo-classique très marqué par l'Antiquité, elle possède un monumental péristyle à colonnes surmonté d'un fronton et une vaste nef. Mais elle a conservé son clocher gothique du 14ème siècle. À l'intérieur on peut voir, de chaque côté du chœur, deux volets d'un retable datant de 1503. Le maître autel et les fonts baptismaux en marbre sont contemporains de la construction de l'église - début du XIXe siècle -, tout comme l'ensemble du mobilier, à de rares exceptions. Elle possède un orgue (3 claviers, pédaliers, 62 jeux), sur lequel sont donnés chaque année de nombreux concerts (festival ORGANA). Un vaste projet de restauration de l'église est en cours, sous l'égide de la municipalité.

 

La Dame de Saint-Rémy

Jeanne de Laval fut la seconde épouse du Roi René (1409-1480), duc d’Anjou, de Bar et de Lorraine, comte de Provence, roi de Naples et de Sicile. Elle reçut les Seigneuries de Saint-Rémy et des Baux et porta ainsi le double titre de Dame de Saint-Rémy et Dame des Baux.

En 1482, elle fit un triple geste important envers a Seigneurie de Saint-Rémy et son peuple :

  • Jeanne accorda aux habitants de Saint-Rémy l’autorisation de tenir, une fois par semaine, un marché où l’on pouvait aller et venir librement, acheter et vendre en toute liberté, grâce à des franchises de péage accordées à tous ;
  • Elle donna aux habitants de Saint-Rémy la liberté d’aménager, dans la partie basse du territoire de leur commune, anciennement marécageuse, un étang afin d’y tenir des poissons ;
  • Elle ordonna de mettre à nouveau en état de labour tout l’ancien palud royal. L’aménagement des paluds, le creusement des roubines, l’entreprise des labours furent décrétés. L’entretien des paluds devint général et les pauvres durent y contribuer, mais moins fortement que les riches dont ce fut un premier devoir.

Puis en 1487, Jeanne, Dame de Saint-Rémy, autorisa la construction de nouveaux fours dans sa ville afin que le prix du pain y fût moins cher.

 

Glanum

En se promenant à pied, nous découvrons les ruines de la ville antique de Glanum, un site impressionnant par son étendue. Ce site archéologique celto-ligure a été fondé cinq siècles avant Jésus-Christ. Installée au cœur du massif des Alpilles, au carrefour de grandes voies de circulation, la cité gauloise fut baignée d'influences grecques puis romaines et connaît son plein développement à partir du IIe siècle avant notre ère. Après la défaite des Salyens face aux Romains, la ville, désormais appelée Glanum, s'intègre dans un empire romain en construction. La ville intègre peu à peu des éléments essentiels de l'urbanisme romain : un réseau important d'adduction d’eau avec des canalisations en plomb ainsi qu'un vaste réseau d'assainissement avec des égouts. On y érigea des temples en l'honneur de l'empereur et de la famille impériale, des thermes, une basilique, une curie, un forum.

Les notables locaux purent accéder à la citoyenneté romaine grâce à la concession du droit latin dans les dernières décennies avant notre ère6. La ville est ainsi la capitale d'une civitas, petite circonscription territoriale jouissant d'une autonomie face à l'Empire. Ce statut de capitale prend fin vers 200, lorsque la civitas de Glanum est rattachée à une de ses voisines, probablement celle d'Avignon.

Le cénotaphe des Iulii, appelé communément le mausolée, qui se trouve à côté de l'arc de triomphe, exprime l'importance de la romanisation d'une partie de l'élite locale à l'époque augustéenne.

Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
Saint Remy en Provence
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Saint Remy en Provence
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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 15:52

 

Gap est le chef-lieu du département des Hautes Alpes. La ville comprend 40 000 habitants.

 

Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Arnoux

À l'initiative de l'évêque de Gap, Mg rBernadou, elle est construite entre 1866 et 1904 dans le style néo-gothique en vogue à cette période, par l'architecte Charles Laisné en remplacement d'une ancienne cathédrale médiévale qui tombait en ruine. L'église présente une façade polychrome due à l'emploi de pierres de couleurs différentes. Contrairement à d’autres églises construites à la même époque qui utilisent le ciment, la cathédrale de Gap est édifiée en pierres. L’architecte reprend les formes romanes, qu’il associe avec des voûtes en ogives byzantines et des éléments byzantins, comme la mosaïque dorée du transept sud, et lombards, telle la bichromie inspirée de Notre-Dame du Réal à Embrun. Nous avons été charmés par la beauté de l’intérieur de la Cathédrale et par des couleurs mettant en valeur son architecture

La polychromie des murs extérieurs provient de diverses pierres de couleur blanche, grise ou rose. Le clocher s'élève à 70 mètres, ce qui en fait le bâtiment le plus élevé de la ville de Gap. La cathédrale de Gap est la dernière de France dont les travaux sont commencés avant la séparation des Églises et de l’État, ce qui lui a valu d’être classée Monument historique avant même d’être achevée.

Plusieurs mois de travaux ont été nécessaire pour nettoyer la façade de l'édifice et pour la création d'un nouveau parvis. L'inauguration du parvis a eu lieu le 14 novembre 2019.

 

Un regroupement des administrations à l’Adret

L’Adret deviendra, d’ici la fin de l’année, un campus inter-administration. C’est la volonté de la mairie de Gap qui a racheté ce bâtiment au centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud. Tous les fonctionnaires de la ville, de l’agglomération, du CCAS et probablement ceux de la région « en accord avec Christian Estrosi, lors de la fermeture de l’antenne régionale », explique le maire de Gap et vice-président de la Région Roger Didier, rejoindront ce pôle. 300.000 euros de travaux seront menés.

GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)

 

Sur la route

Lors de nos voyages pour joindre les villes et villages, nous traversons d’immenses paysages, qui révèlent les richesses rurales. Sur de dizaines de kilomètres nous trouvons des exploitations de pommiers dominées par une nature luxuriante. Au mois de juin la nature est belle. Les élevages se succèdent, ainsi que des champs de coquelicots, un important champ photovoltaïque surgit… Notre vidéo montre ainsi ce qui unit urbanisme et ruralité.

 

GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
GAP (Hautes Alpes)
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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 12:23

Ce village est entouré par d’immenses blocs de rochers ce qui lui a permis de devenir un centre d’escalade. Les grimpeurs qui pratiquent ce sport sur les neuf falaises de calcaire qui surplombent le village effectuent environ 50 000 passages par an. La mairie est propriétaire de la plupart des falaises et l'un de ses employés est chargé de l'équipement des rochers. Les premières voies ont été ouvertes au cours des années 1980. En 2012, leur nombre avoisine les 450. Le vieux centre d'Orpierre est un village médiéval du XIVe siècle, autrefois siège du prince d'Orange, plus couramment appelé « le vieux ». La légende veut qu'à cette époque il était possible de traverser la ville à cheval par les souterrains. Dans ce fond de vallon, les falaises sont une bénédiction économique, mais elles ne laissent filtrer le soleil qu'entre 11 heures et 15 heures en décembre. "C'est dur", dit Timéa Martinet, 23 ans, qui entame son deuxième hiver au village. Notre vidéo en traverse quelques-uns.

Le nom de la localité apparaît sous la forme occitane Orpeira en 1177 et sous la forme latine Auripetra en 1241 dans les archives des chevaliers de l'ordre des Hospitaliers Saint Jean de Jérusalem, Aureapetra en 1309, Orpiarre en 1516.  Peut-être de l’adjectif féminin occitan àrro « laide, affreuse » et pèiro « pierre, rocher », horrida petra en latin, « Le rocher effrayant » ; réinterprété au XIIIe siècle en auri petra « le rocher de l’or », beaucoup plus valorisant.  

Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)

Que faire, lorsque l'on est maire d'une commune de deux cent cinquante habitants, dont cinquante à peine vivent dans le village, tous ou presque retraités ? Comment fait-on pour apparaître sur la carte touristique, amener un peu de vie, faire réparer ces maisons vides qui tombent en ruine au milieu de la grande rue ?

"C'était la catastrophe. On ne voulait pas se laisser crever", dit Raymond Chauvet, ancien maire d'Orpierre (Hautes-Alpes). C'était au début des années 1980, à l'époque où La Vie au bout des doigts, film documentaire de Jean-Paul Janssen, rendait célèbre le pionnier de l'escalade libre, Patrick Edlinger. Chauvet, enseignant en Algérie à la retraite, voit depuis quelques années d'étranges chevelus, de plus en plus nombreux, escalader les dents de pierre qui surplombent le village : neuf superbes falaises de calcaire, dont la plus haute culmine autour de 200 mètres.

50 000 GRIMPEURS PAR AN

L'un de ces grimpeurs s'était établi au village. Le maire passe un accord de financement avec le conseil général et engage le jeune homme, Pierre-Yves Bochaton. Voilà Bochaton qui taille des routes dans les falaises, plante des lignes de goujons, fait crouler des pans de roche trop friables, taille dans les buis qui obstruent les prises. Jeudi 6 décembre, veille des premières neiges, il y était encore.

Son lent travail d'"épluchage" du rocher, dit Bochaton, 54 ans, a payé. En trente ans, l'escalade s'est démocratisée : la Fédération française de la montagne et de l'escalade (FFME) compte aujourd'hui 65 000 adhérents. Elle estime le nombre de praticiens sans carte à un million. Désormais, la falaise d'Orpierre, l'une des mieux équipées de France, enregistre environ 50 000 passages par an, certains grimpeurs pouvant revenir plusieurs fois. Cet afflux touristique inespéré a fait revivre le village. Les fermes et les hameaux alentours se sont vidés, mais Orpierre compte désormais 370 habitants.

Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
Orpierre (Hautes Alpes)
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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 16:06

Tarascon est située près de la rive gauche du Rhône, limitrophe de la ville de Beaucaire dans le Gard avec laquelle elle forme une agglomération d'environ 30 000 habitants. Il est à noter que la commune de Tarascon ne possède aucune rive sur le Rhône. La rive gauche appartenant également à Beaucaire. Tarascon, et notamment sa partie sud-est, a été de tout temps un lieu de passage permettant de traverser le Rhône. Hormis l'agriculture, l'économie la plus facilement identifiable autour du massif des Alpilles est liée au tourisme. Même les producteurs viticoles et oléicoles semblent tenir compte du développement du tourisme et de plus en plus de domaines proposent de la dégustation, voir dans certains cas de véritables cours d'initiation à l'œnologie.

 

 Le Chateau entre Gothique et Renaissance

Édifié dans la première moitié du XVe siècle, le château de Tarascon est l’une des plus belles forteresses de France. Il est l’exemple parfait d’un édifice qui, par son architecture et ses décors, allie le style gothique et Renaissance. Bâti sur un rocher peu élevé, à l’intersection des voies terrestres et fluviales reliant la Provence au Languedoc, le château assume le rôle de sentinelle monumentale. Il contrôle, jusqu’en 1481, la frontière politique du Rhône qui coule à ses pieds. Trait d’union entre les villes d’Avignon et d’Arles, Tarascon est, tout au long du Moyen Âge, la base territoriale d’expansion et de conquête des comtes de Barcelone puis des ducs d’Anjou, devenus comtes de Provence. Afin d’asseoir son pouvoir dans la région, Louis II, duc d’Anjou (1384-1417) et Yolande d’Aragon (1400-1417) lancent à l’automne 1400 le chantier de construction du bâtiment côté Rhône, finalement achevé en 1411. Leur fils Louis III (1417-1434) fait bâtir l’aile côté ville entre 1429 et 1434. Le maître des œuvres du roi, Jean Robert, en est l’architecte.

René Ier (1434-1480), héritier du comté de Provence, prend possession du château dans son état actuel. Il porte les titres prestigieux de roi de Naples, de Sicile et de Jérusalem, duc d’Anjou, de Bar et de Lorraine, comte de Provence et de Forcalquier.

René Ier n’effectue, dans cette demeure, que des aménagements décoratifs et de confort. À chacun de ses nombreux séjours, il en fait un lieu de rencontre, de fête et de prestige.

Le château de Tarascon, du haut de ses 45 mètres, a longtemps dominé le paysage au nord d’Arles. Il est aujourd’hui détrôné par la tour de la Fondation LUMA-Arles, haute de 56 mètres, œuvre de l’architecte Frank Gehry. Il marque ainsi par sa monumentalité le paysage de ce territoire entre Alpilles et Rhône. Sa terrasse offre une vue imprenable sur le fleuve, la plaine, les Alpilles et la Montagnette. L’état de conservation remarquable du château est dû notamment aux travaux de restauration et d’entretien, qui sont conduits par plusieurs architectes des monuments historiques de l’État.

Ouvert à la visite à partir de 1933, le château est, depuis 2008, la propriété de la commune de Tarascon.

Tarascon
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Collégiale royale Sainte-Marthe de Tarascon

C'est une église romane provençale élevée aux XIe et XIIe siècles en l'honneur de Marthe de Béthanie, sainte venue de Palestine, qui obtint la soumission de la Tarasque, monstre qui terrorisait la population. La légende raconte qu'elle dompta la bête qui hantait les marécages par la seule force de sa foi chrétienne, la Tarasque qui avait fait tant de mal, fût ensuite tuée par les villageois. Marthe s'installe à Tarascon qu'elle évangélisera et y meurt en l'an 68.

La collégiale est composée de deux églises superposées, la crypte et l'église supérieure, et a subi de agrandissements au cours des XIVe, XVIe et XVIIe siècles.

De l'époque romane ne subsistent en plus de la crypte, que quelques murs d'enceintes et le portail (dont les bas-reliefs et les statues qui le décoraient ont été détruits en 1793 par les révolutionnaires).

Les fêtes de la Tarasque, qui ont lieu le dernier week-end de juin à Tarascon, ont été proclamées par l'UNESCO, comme faisant partie du patrimoine oral et immatériel de l'humanité. Quatre jours de liesse pendant lesquels est célébré ce rite antique remis au goût du jour par le Roy René en 1474.

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 15:13
La chartreuse

Innocent VI, né au village des Monts sur le territoire de la commune de Beyssac, était très attaché à cet ordre religieux.  Il ne pouvait qu'inciter le pape à créer une nouvelle chartreuse. Dès 1353, il fait venir à Avignon deux religieux de la Grande Chartreuse manifestement pour un projet de création d'une maison à Villeneuve-lès-Avignon. De décembre 1352 à septembre 1356, le pape fait procéder par l'intermédiaire de son neveu le cardinal Ardouin Aubert à l'acquisition de terres situées à l'est de sa résidence villeneuvoise, et à des travaux d'embellissements, comme la réalisation des peintures de son ancienne salle d'apparat vers 1354-55.

Il faudra quelques années pour construire le grand cloître dit du cimetière entouré de treize cellules de moines, le petit cloître dit du colloque, la salle capitulaire et l'église. La chartreuse paraît terminée quant au gros œuvre lorsque le pape officialise la fondation de la chartreuse et porte création d'une communauté comprenant douze prêtres, un prieur, quatorze convers et neuf domestiques. Au cours d'une grandiose cérémonie, l'église et le cloître sont consacrés le 19 aout 1358 par le cardinal Guy de Boulogne en présence du souverain pontife, de douze cardinaux, de nombreux prélats et chapelains qu'accompagnait une foule de barons et de nobles. Le pape voulut être inhumé dans le monastère qu'il venait de fonder. Innocent VI charge le prieur Pierre de la Porte de construire une chapelle pour abriter son tombeau. Celle-ci dédiée à la Sainte Trinité est élevée au sud de l'église ; elle forme une abside pentagonale prolongée d'une travée de nef. La fondation s'accompagne de nombreux cadeaux ; livres, peintures, orfèvrerie. La présence de ces objets précieux en chartreuse contrevenait à l'austérité de l'ordre, mais il n'était pas possible de refuser la volonté pontificale. Ce geste du pape ouvrit la voie à d'autres patronages prestigieux, parfois jugés intrusifs, dans le décor des chartreuses, comme à Champmol.  

Dès les premières décennies de sa fondation, la chartreuse reçoit des domaines étendus et rémunérateurs situés à proximité sur la rive droite du Rhône (Les Angles, Aramon), dans les îles du fleuve, sur la rive gauche (Carpentras, Bédarrides) mais aussi dans des régions plus éloignées relevant par exemple du diocèse d’Uzès. Ce patrimoine foncier s'agrandit au XVIe siècle par l'acquisition des étangs asséchés de Pujaut. Cette dernière opération ne sera réalisée qu'après de grandes difficultés techniques et financières. De 1611 à 1712, les chartreux consolidèrent les travaux d'assèchement et cultivèrent la moitié de l'étang asséché ; ils produisirent du blé, de l'orge, de l'avoine, du raisin et des feuilles de mûrier pour l'élevage du ver à soie. Ces revenus confortables permirent aux chartreux d'embellir leur monastère et de distribuer régulièrement de la nourriture aux pauvres. En 1633, la chartreuse de Villeneuve fonde la chartreuse de Marseille.

Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
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Le cloître Saint-Jean

Le cloître Saint-Jean est situé à l'emplacement de l'ancienne cour du palais du cardinal Aubert. Après qu'il eut été détruit par un incendie, le petit neveu d'Aubert y installe douze cellules de moines. Le centre du cloître est occupé par une fontaine qui distribuait en eau l'ensemble de la chartreuse. Depuis le bassin de la fontaine, une canalisation alimentait, en sous-sol, le cloître des morts, la cour du sacristain et le quartier des convers. Le bassin, couvert d'un édicule de la fin du XVIIIe siècle, date du XVIIe siècle.

 

Collégiale Notre-Dame de Villeneuve-lès-Avignon

En 1293, Philippe le Bel fonde la « Villa Nova » en face d'Avignon : « Villeneuve Saint André ».  « Tout à coup l'un des faits les plus considérables de l'histoire de l'Église vint assurer l'avenir de cette ville. Le pape Clément V s'était fixé à Avignon à la fin du mois de mars 1309 et ses successeurs у demeurèrent pendant de longues années. Ce séjour de la Cour pontificale donna une impulsion nouvelle à l'agrandissement de Villeneuve ; les nombreux cardinaux français préférant vivre sur les terres du royaume furent les vrais fondateurs de cette ville où ils se procurèrent de somptueux logements et où quelques-uns se construisirent de superbes palais ; plusieurs des papes d’Avignon fixèrent même à Villeneuve leur résidence principale et ce fut entre eux et leurs cardinaux comme une pieuse rivalité de fondation de couvents d'églises et d'oeuvres de tous genres ; la Cour de France vint souvent y visiter la Cour des papes ; aussi la population grandissait chaque jour et s'enrichissait des dépenses de tant de hauts personnages »

Le fort Saint André

Le fort Saint-André est constitué d'une enceinte fortifiée, flanquée de tours et d'une porte monumentale encadrée par deux tours jumelles, du haut desquelles on a une vue panoramique sur Avignon, la vallée du Rhône, le mont Ventoux, les Alpilles.

Le châtelet d'entrée, appelé château royal ou tours jumelles, porte une couronne de mâchicoulis et fait la jonction avec le chemin de ronde. Il abritait les locaux de fonction du châtelain et du viguier. L'entrée était fermée de deux herses. La salle des herses, au-dessus de l'entrée, contenait les treuils qui permettaient de les manœuvrer. La salle du viguier, à droite de l'entrée, porte les armes royales sur une clé de voute. L'enceinte fortifiée est longue de 750 mètres. Elle comprend une tour à son point le plus élevé, la tour des Masques (« tour des sorcières » de l'occitan mascas), qui renferme une seule salle, très haute, marquée de nombreux graffitis de soldats et de prisonniers. Dans l'enceinte, se trouve encore une chapelle du XIIe siècle, la chapelle de Belvézet.

 

Les jardins de l'abbaye Saint-André

Un palais abbatial XVIIIe, entouré de ses jardins remarquables, en terrasses, sur un promontoire face au palais des Papes Sur les hauteurs de Villeneuve-lez-Avignon (Gard), caché dans l’enceinte du fort Saint-André, le « Jardin Remarquable » de l’abbaye Saint-André se déploie en balcon, offrant une vue imprenable sur le palais des Papes et les Alpilles d’un côté, le mont Ventoux et les dentelles de Montmirail de l’autre. Classés aux Monuments Historiques, ces jardins romantiques qui entourent un palais abbatial du XVIIIe, multiplient les ambiances : parterres de style toscan du XVIIe, ornés de bassins et d’une pergola couverte de glycines et de roses, bosquets à la française, rocailles méditerranéennes, oliveraie centenaire, terrasses panoramiques... Un site rare qui mêle, avec harmonie, l’art des jardins et une mosaïque de patrimoines religieux invitant à une balade dans l’histoire du Languedoc et de la Provence depuis le VIe siècle. Une visite dans un lieu inspirant, plein de poésie qui convie très souvent les arts dans ses jardins.

Villeneuve lès Avignon
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Le Musée Pierre-de-Luxembourg

Y sont regroupées les peintures des principaux monastères de la bourgade (abbaye Saint-André et chartreuse du Val de Bénédiction). Œuvres de la fin du Moyen-Age et du XVIIe siècle.
Le musée est installé dans un hôtel particulier où le cardinal Pierre de Luxembourg serait décédé en 1387. Cet hôtel a été modifié au XVIIe siècle. Il englobe les vestiges d'une livrée cardinalice du XIVe siècle.

 

 

La Tour Philippe-le-Bel

En 1185, les Avignonnais élèvent une première tour. Cette première tour fut démolie par les Avignonnais eux-mêmes en 1226 lors du siège de leur ville par Louis VIII.

Le traité de pariage entre le roi de France Philippe le Bel et l'abbé de Saint-André ordonne en 1292 la construction d'une forteresse autour du bourg et d'une seconde près du vieux port à l'emplacement de la première tour.

L'architecte du roi, Randolphe de Mornel termine le premier étage de la tour en 1303. Une fortification nommée châtelet du pont fut également élevée au pied de la tour à l'extrémité du pont Saint-Bénézet, aujourd'hui démolie.

Vers 1360, au cours d'une réparation nécessitée par le besoin de tenir en respect les routiers, la tour est rehaussée d'un étage dans le style gothique.

Villeneuve lès Avignon
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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 09:39

Vaison-la-Romaine est une commune située dans le département de Vaucluse. Ses habitants sont appelés les Vaisonnais. Elle est connue pour ses vestiges romains particulièrement riches dont un pont à arche unique, ainsi que pour sa cité médiévale et sa cathédrale. Ce qui caractérise particulièrement Vaison, c'est la possibilité de voir dans le même site les villes antique, médiévale et moderne, comme si on pouvait embrasser 2 000 ans d'histoire d'un seul coup d'œil, quitte à oublier les discontinuités qui n'ont pas manqué de troubler le passé vaisonnais.

Avec la conquête romaine, Vasio devient « cité fédérée » (et non une colonie). Les Voconces descendent sur la rive droite où se structure progressivement une ville. L’urbanisme commence à partir de noyaux agricoles qui se métamorphosent en habitations de ville, lors de la création des voies de circulation et l’édification des grands monuments publics dans la seconde moitié du Ier siècle : théâtre, pont, aqueduc, thermes… La paix romaine est propice à l’extension de la cité, qui connaît sa splendeur au IIe siècle. Elle couvre alors 70 à 75 hectares. Elle est l’une des villes les plus riches de la Narbonnaise. 

 

La Cathédrale Notre Dame de Nazareth

De la ville antique à la ville médiévale, quelques siècles se sont écoulés. L’organisation urbaine s’est alors en partie superposée aux vestiges gallo-romains, souvent réutilisés pour l’édification des nouveaux bâtiments comme on le voit dans les fondations de la cathédrale. Avec l’expansion du christianisme, la ville s’est d’abord établie autour de son monument religieux, sur la rive droite de l’Ouvèze.

La cathédrale Notre-dame de Nazareth, église-mère du diocèse de Vaison (une quarantaine de paroisses dans l’Etat pontifical et le Dauphiné), se trouvait au centre d’une cité médiévale aujourd’hui disparue. L’évêque résidait dans le palais épiscopal proche et les chanoines dans le cloître et ses bâtiments annexes. Construite au XIème siècle à l’emplacement d’édifices paléo-chrétiens, selon un plan basilical, puis remaniée au siècle suivant, son architecture est un très bel exemple de l’art roman provençal. L’une de ses caractéristiques est la présence de vestiges antiques réemployés lors de sa construction. Accolé à la cathédrale, le cloître comporte quatre galeries entourant le jardin, ajourées de petites arcades groupées par trois sous des arcs de décharge. Les colonnettes sont surmontées de chapiteaux à feuilles d’eau pour la plupart, mais certains sont figuratifs. Les pièces réservées aux chanoines (réfectoire, dortoir, salle capitulaire…), desservies par la galerie du cloître, ont aujourd’hui disparu. La cathédrale ainsi transformée se compose d’une nef centrale de trois travées, flanquée de deux collatéraux sans transept. Le chevet tripartite comprend une abside centrale rectangulaire à l’extérieur et semi-circulaire à l’intérieur. La nef est voûtée en berceau brisé sur doubleaux. Les collatéraux ont des voûtes rampantes. Les abords ombragés et la quiétude du cloître en font un agréable lieu de visite. Dans la seconde moitié du XIIème siècle, la ville est soumise au pillage ordonné par le comte de Toulouse, en désaccord avec l’évêque sur leurs possessions respectives. Il s’ensuit la construction de la tour comtale, qui deviendra le château, sur la rive gauche et l’abandon de la cité médiévale au XIIIème siècle pour la nouvelle ville haute.

 

Le musée Théo Desplans

Après la disparition de l’archéologue Joseph Sautel, en 1955, Vaison a une telle notoriété que la commune songe à se doter d’un musée capable de répondre correctement à la fréquentation croissante des sites. L’idée de construire un nouvel édifice se dessine. C’est ainsi qu’un nouveau bâtiment est implanté en 1974, à l’emplacement de l’ancien musée, au cœur même du site archéologique de Puymin (projet de Pierre Broise, architecte d’Avignon). Il est six fois plus grand que le précédent. Les galeries d’exposition s’articulent autour d’un espace vert central rappelant le principe du péristyle romain. Le traitement général est très sobre, les murs sont en béton bruts de décoffrage. Les collections y sont organisées par thèmes. Les fouilles régulières ont livré de nouveaux objets.

En 1998, de grands travaux d’extension sont à nouveau entrepris afin d’accueillir les dernières découvertes archéologiques. Un nouveau parcours muséographique est défini : à la fois chronologique et thématique. Il s’organise en plusieurs espaces : préhistoire et protohistoire, ville gallo-romaine, monuments publics, commerce et artisanat, religion, funéraire, maison gallo-romaine. Dans chaque espace, les objets sont mis en situation dans leur contexte d’utilisation. Les visiteurs peuvent alors imaginer les gestes de nos ancêtres et retracer leur vie quotidienne. Ce musée expose la plupart des sculptures trouvées sur les sites archéologiques de Vaison.

Il évoque de façon remarquable la vie quotidienne à l'époque Gallo-romaine : habitat, religion, artisanat, toilette, outils... Les Voconces, tribu celtique, soumis par les Romains au IIe siècle avant J.C., devenus des Gallo-Romains en leur capitale Vasio, nous ont légué des vestiges qui comptent parmi les sites les plus prestigieux de la Provence Antique.

 

Le musée présente l’exceptionnel couple impérial Hadrien et Sabine, des décors de fresques et de mosaïques, une belle collection d'objets funéraires et de culte et de nombreux objets de la vie courante.

De nombreux objets témoignent de la vie quotidienne des gallo-romains : accessoires de toilette et de bains, bijoux, céramiques, objet de culte et mobilier funéraire. Maquette de maisons, éléments décoratifs, fresques et la superbe mosaïque de la Villa du Paon restituent la richesse des intérieurs et des décors. Dans le musée est également projetée une reconstitution de la Maison au Dauphin en 3D qui nous emmène à la découverte des différents espaces d’une «Domus».

Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Le site de Puymin
La Maison à l’Apollon lauré

Cette maison, du nom de la tête d’un Apollon lauré en marbre blanc, occupe 2 000 m2 alors que son extension vers le sud demeure inconnue. C’est là qu’il faut imaginer l’entrée principale, dans le prolongement d’une enfilade de pièces : salle à manger, salle à mosaïque et cour. Au cœur de la maison, la grande salle d’apparat, au sol de marbres polychromes, donnait sur le péristyle. Les entrées connues sur la rue du théâtre desservaient les zones d’activités domestiques : la cuisine avec ses foyers et son bassin, une cour où étaient aménagées les latrines et un abri pour le bois. De là était entretenu le foyer du balnéaire qui chauffait les salles sur hypocauste.

La Maison à la Tonnelle

Cette immense maison d’environ 3 000 m2 s’est constituée à partir d’un habitat modeste du Ier siècle avant J-C, au cœur d’un domaine agricole. Au IIème siècle, la domus s’étageait sur plusieurs niveaux au moyen de terrasses et de sous-sols. La grande cour occupée par la tonnelle d’une salle à manger d’été et par un puits donnait accès à un escalier à double volée. De là, on gagnait la partie privée de la maison : salles, cour, thermes. Le secteur nord était réservé aux activités domestiques : cour avec bassin, salle avec four et dolium (réserve à grains), latrines.

Le sanctuaire à portiques

Ce vaste monument, partiellement dégagé, était probablement un lieu public à vocation de promenade, voire de culte. Ses portiques encadraient un jardin doté d’un grand bassin et d’une construction centrale. En face, dans le mur nord, y répondait une salle mise en valeur par un portique rhodien. Ses dimensions et la présence d’un autel incitent à y voir un lieu de culte consacré à un dieu, un empereur ou une personnalité locale. Des moulages de sculptures y ont été placées : le Diadumène (réplique romaine d’un original du sculpteur Polyclète), l’empereur Hadrien et son épouse Sabine. En quittant le sanctuaire par l’escalier nord-est, les promeneurs rejoignent un quartier d’ateliers et de logements modestes.

Le théâtre

Le théâtre antique est protégé au titre des monuments historiques depuis 1862. Témoin de la prospérité de la ville antique de Vasio, il est l’un des rares édifices publics, aujourd’hui visible, qui composait l’ensemble monumental de la cité. Sa construction date très probablement du Ier siècle de notre ère, sous le règne de l’empereur Claude ; sa décoration ayant été enrichie au début du siècle suivant. Conformément aux recommandations préconisées par l’auteur latin Vitruve dans son traité sur l’architecture, le théâtre fut creusé dans le flanc nord de la colline de Puymin qui offrait une masse rocheuse et une pente propices à une telle installation. Néanmoins un énorme travail de taille et de reprise de la roche a été nécessaire pour en faire à la fois des gradins réguliers et l’assise des maçonneries. Restauré au cours du III ème siècle, le théâtre fut probablement utilisé jusqu’au début du IVème siècle. Les historiens avancent l’hypothèse qu’il fut détruit au début du siècle suivant, au moment du décret d’Honorius (en 407) qui ordonnait dans toutes les provinces de renverser, de briser ou d’enfouir les statues des divinités païennes.

 

Site de la Villasse

Le site archéologique de la Villasse correspond à un quartier riche et très actif de la ville avec ses rues, ses boutiques et son ensemble thermal. En arrière de cette animation urbaine bruyante, de grandes demeures tournées sur leurs cours intérieures, témoignent d’une qualité de vie et d’un luxe réservé aux populations aisées.

La rue des Boutiques

Cette magnifique rue est l’un des exemples les plus marquants de l’urbanisme de Vasio. Constituée de grandes dalles calcaires, disposées irrégulièrement pour réduire le cahot des roues des chariots qui l’empruntent chaque jour, c’est un axe Nord-Sud important de la ville. On y accédait à l’est par un large trottoir et à l’ouest par une galerie piétonne que l’on devine aux colonnes qui supportaient l’étage des bâtiments. Ainsi, à l’abri des intempéries et du soleil, les promeneurs pouvaient faire leurs achats. Les commerces sont identifiables par leur disposition et par le seuil à rainure qui servait à caler l’étal de vente. Les clients restaient à l’extérieur, sur la voie. Le soir, on fermait les boutiques avec un volet. C’est par cette rue que les habitants de la cité antique se rendaient aux thermes. Cet édifice est aujourd’hui partiellement dégagé : seules, la grande salle et les latrines sont visibles ; l’essentiel du bâtiment se trouvant sous l’actuelle Poste. Plus bas, l’entrée de la Maison du Buste en Argent prenait place entre deux boutiques.

La Maison du Buste en Argent

Cette maison doit son nom à la découverte du buste en argent d’un riche citoyen romain. De la rue des boutiques à l’est, on gagnait le vestibule puis un petit péristyle et une salle, peut-être le bureau du maître. Derrière, des pièces et des cours s’alignaient, créant une perspective de la salle noble jusqu’au jardin à portiques aménagé en contrebas. Au nord du vestibule s’organisaient la cuisine, ses réserves et peut-être des logements serviles. Avec la partie occidentale constituée d’un vaste jardin et d’un ensemble thermal, la maison atteint la surface de 5 000 m2 au sol, ce qui en fait la plus imposante des maisons urbaines dégagées à Vaison. L’ensemble thermal, destiné aux bains et aux exercices physiques, a été construit vers 10-20 après J.-C. Plus tard, dans le courant du Ier siècle de notre ère, il a perdu son caractère public et a été intégré dans le plan de la maison du Buste en Argent. Ses installations comportaient différentes salles : les utilisateurs quittaient leurs vêtements dans un vestiaire avant de prendre un bain dans la salle froide. De là, ils gagnaient la salle tiède puis la salle chaude munie d’un bassin. Toutes deux étaient chauffées par de l’air circulant en sous-sol et dans l’épaisseur des murs à partir d’un foyer. En contrebas, une palestre, vaste terrain d’exercices, était agrémentée d’une piscine et équipée de latrines.

La Maison au Dauphin

Un petit dauphin en marbre trouvé sur place a donné son nom à cette demeure qui, au Ier siècle avant notre ère, était une ferme. Au IIème siècle après J-C, son environnement était urbain. La maison, agrandie et embellie, était longée par des rues à l’ouest et au nord. De la voie piétonne, on y pénétrait par un escalier encadré par des boutiques. Un atrium tenait lieu de vestibule et ouvrait sur le bureau derrière lequel se trouvait le secteur privé de la maison : la salle à manger d’hiver, les salles de réception, le balnéaire… Au nord, les latrines étaient voisines de la cuisine et de ses réserves. L’étage devait être réservé aux chambres. Au sud, un grand jardin se déployait avec un bassin aménagé en vivier et de nombreuses plantations.

Vaison la Romaine
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8 août 2021 7 08 /08 /août /2021 14:12

Bonjour,

Pendant mes vacances, je souhaite vous inciter à visiter quelques vidéos passées. Avec plus de 300 vidéos mises en ligne ces dernières années, vous pouvez les lire en trouvant le pays à découvrir en actionnant la recherche sur le présent blog.

Tromso, La Laponie Norvégienne, Le Cap Nord

La descente du Danube

Le Laos

Golfe

D’autres carnets de voyage existent sur ce blog : l’Islande, l’Irlande, l’Ouzbékistan, le Myamar, l’Indonésie, le Japon, l’Afrique du Sud, les Pouilles etc. A vous de trouver votre prochaine destination.

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1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 10:51

À égale distance du Rhône, des Alpes et de la mer, à mi-hauteur entre plaine et montagne, à la rencontre du monde alpin et du monde méditerranéen - tout en recevant les derniers effluves atlantiques - le pays de Forcalquier est un milieu de la Provence, et une Provence du milieu.
 
Surtout, il se situe par là au point d’équilibre du mouvement continuel entre Haut et Bas-Pays qui rythme l’histoire des populations provençales, et voit moissonneurs et bergers, colporteurs et manœuvres, journaliers et servantes, descendre puis remonter sans trêve au rythme des saisons, amenant aussi à l’aller le bois et le fromage, et au retour le sel et le poisson.
 
Dans ce balancement séculaire, Forcalquier installe un relais, mais aussi un point de chute propre où, tels les gens de l’alpe dévalant vers la mer au rythme des saisons, ceux d’entre Lure et Luberon viennent chaque semaine se bousculer à son marché.
 
Si le cœur du pays est le bassin forcalquiéren, adossé à la chaîne de Lure pour buter aux pieds du Luberon, et bordé de part et d’autre par les vallées de la Durance et du Calavon, il a le plus souvent dans l’histoire étendu son influence à une zone plus vaste.

En 1481 la Provence est annexée à la France, contre le sentiment des Forcalquiérens. Louis XI leur enverra une armée, qui les bombardera du haut d’une colline qu’on appelle depuis lors La Bombardière.
 
Comme au Moyen Âge les Juifs (Forcalquier et Reillanne ont leur synagogue) puis les Vaudois, les Protestants seront nombreux dans le pays au XVIe s. (outre Forcalquier, Ongles possède un temple).
 
Après la Révolution, le nouveau régime (qui trouve d’emblée de fervents partisans) permet à Forcalquier de conserver une partie de son pouvoir et de ses fonctions urbaines en y installant la sous-préfecture, et en y maintenant un tribunal.
 
En 1851, Forcalquier et son pays comptèrent parmi les principaux acteurs de la révolte républicaine contre le coup d’État de Napoléon III. Malgré la répression féroce qui s’ensuivit, la ville demeura jusqu’à la guerre de 1914 la capitale intellectuelle et artistique du haut-pays, ainsi qu’un des pôles de la renaissance provençale. La dernière guerre fit à nouveau de la région un haut-lieu de résistance (la ville de Forcalquier a reçu la croix de guerre à ce titre).

Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier
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Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier

La Citadelle de Forcalquier

Point culminant de la ville où se trouvait autrefois le château des comtes de Forcalquier et de Provence. La chapelle Notre-Dame de Provence et le carillon occupent désormais le site. Vue imprenable à 360° sur les alentours.

Cet oppidum fait de safre (molasse calcaire) fut très tôt habité par des populations néolithiques puis plus tard par des peuples celtes et ligures.
À l’époque romaine, la population vit plutôt en plaine dans de grandes villas et des fermes. Au temps des grandes invasions barbares, la population remonte s’installer sur les hauteurs de l’oppidum. Le haut moyen-âge voit la construction d’un château.
Ce château sera lieu d’habitation des comtes de Forcalquier et de Provence.

À l’emplacement du château des comtes de Forcalquier, dont subsistent les bases au midi, s’élèvent aujourd’hui :
– Le carillon qui égrène ses notes tous les dimanches à 11h30, le lundi matin, jour de marché et pour les principales fêtes religieuses (sonneries du « Nadalet » la semaine précédant Noël).
C’est l’un des très rares carillons manuels de Provence pratiquant le jeu traditionnel « à coup de poing ».
Ce nouveau carillon inauguré en 2018 allie la pierre, le métal et le bois.
Il remplace le précédent construit en 1925 puis en 1939.

– la Chapelle Notre-Dame de Provence de style néo-byzantin et octogonale est érigée en 1875 à l’initiative du Chanoine Terrasson. Elle est ornée à chaque angle de statues de musiciens qui jouent chacun un instrument de musique du moyen-âge. Le tympan de la chapelle est orné des saints de Provence.

Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier

Concathédrale Notre-Dame-du-Bourguet

La cathédrale de Forcalquier était une deuxième place (siège) de l’évêque de Sisteron, qui ne pouvait pénétrer dans sa ville de Sisteron en raison d’un différend entre lui et son chapitre . Installé à Forcalquier, il en éleva la collégiale au rang de co-cathédrale.

Notre-Dame-du-Bourguet datant du XIIe siècle, érigée en « concathédrale » du diocèse de Sisteron en 1408. Il y eut dès 1065 une concathédrale à Forcalquier.

Nef centrale, chœur, transept et clocher datent des premières années du XIIIe siècle et constituent le premier essai d'adaptation d'art gothique en Pays d'Oc. Le campanile est du XVIe siècle, les nefs latérales et le deuxième étage du clocher sont du XVIIe siècle. Les premiers jeux du grand orgue remontent à 1629.

 

Le Couvent des Cordeliers

Fondé au XIIIe siècle sur l’emplacement d’un ancien prieuré bénédictin, le couvent des Cordeliers est l’un des plus anciens couvent franciscains de France. Siège de l’Université Européenne des Senteurs et Saveurs.

Le couvent des Cordeliers est un couvent franciscain. Ce nom de cordeliers provient de la corde ceinturant la taille. Cette corde est nouée de 3 nœuds signifiant la pauvreté, l’obéissance et la chasteté.
Les moines ayant fait vœu de pauvreté, ils ne pouvaient se permettre de porter une ceinture en cuir.
L’ordre franciscain fut fondé à Assises par François (d’Assises !) en 1209. C’est un ordre mendiant comme les Carmes, les Augustins et les Dominicains.

Rapidement l’ordre se répandit dans toute l’Europe du sud et notamment en Provence où les Cordeliers s’installèrent à Forcalquier en 1236 sur des terres offertes par le comte, ce fut d’ailleurs l’un des premiers couvents franciscain fondé en Provence.

Ce bâtiment au Moyen Âge était situé hors des remparts de la ville dans une zone dangereuse. De cette implantation découle son histoire très mouvementée qui commença par une période de prospérité du XIIIe siècle au XVIe siècle environ. Environ 25 à 30 moines occupent le couvent pendant la période la plus faste.

En 1960, une vaste restauration du couvent tombé dans l’oubli fut réalisée par Paulette Constant. Pour ce travail, elle obtint le prix des Chefs d’œuvres en péril et la classification du couvent sur la liste supplémentaire des Monuments historiques.

En 2007, la Ville de Forcalquier complète le remembrement de l’ensemble en faisant l’acquisition de l’aile nord-ouest qui a fait l’objet de la réhabilitation la plus importante. Au fil des ans, la propriété bâtie est complétée par l’acquisition des jardins attenants permettant en 30 ans, de recréer une unité foncière homogène autour du couvent des Frères Mineurs.
Depuis le deuxième trimestre 2009, le Couvent des Cordeliers s’est enrichi de nouveaux espaces et équipements spécialisés, grâce au concours de l’UESS (800 000 € net investis), de l’Union Européenne et du Conseil Régional PACA. 2500 m² de locaux répartis sur 6 niveaux sont distribués en espace différents : salles de formation, de réunion et d’exposition, bureaux.

L’originalité de lieu réside en son amphithéâtre d’analyse sensoriel unique en PACA. Créé dans une ancienne chapelle annexe du Couvent, celui-ci accueille, hormis un laboratoire de cuisine professionnel, 20 pupitres d’analyse sensorielle et permet à la fois de procéder à l’analyse sensorielle et à des tests consommateurs de liquides (vin, huiles…), d’aliments (denrées, plats cuisinés…), de parfums et compositions aromatiques.
Equipé d’orgues à parfums, cet espace permet la création de produits senteurs (eau de toilette, gel douche, parfums d’ambiance … ). Se voulant moderne tout en respectant l’identité du site, l’amphithéâtre est doté d’un équipement informatique à la pointe de la technologie offrant des conditions de travail optimales pour les professionnels de la filière senteurs-saveurs, les étudiants et les stagiaires que l’UESS reçoit tout au long de l’année.

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Le Musée Lascaris

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
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Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
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Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
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Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
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Venise 2
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Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
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