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DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

22 mai 2022 7 22 /05 /mai /2022 18:08

La ville de Savone est souvent ignorée car c’est un lieu de passage pour aller à Gènes ou pour embarquer sur des navires de croisières. Elle mérite mieux car contenant des trésors d’art nouveau, des églises témoignant de la présence de papes, une vieille ville à visiter…Entre son doux climat, la beauté de ses « caruggi » (ruelles), ses tours et ses forteresses ainsi que sa proximité de la mer, Savone vaut sans contestation le détour !

 

 

Cathédrale de Savone

La cathédrale de Savone est une église catholique. Elle se trouve dans le centre historique non loin de la chapelle sixtine.

Architecture

La nouvelle cathédrale a été probablement conçue par Battista Sormano. Ses mesures sont de 61 pieds (18,5928 m) de longueur et 39 pieds (11,8872 m) de largeur. Elle comporte un plan en forme de croix latine divisée en trois nefs. Les voûtes de la nef centrale et du transept sont en tonneau, tandis que celles des nefs latérales sont croisées. Le campanile est sur le côté droit et a été achevé seulement en 1929. Le portail extérieur date de 1776, il est incorporé dans la façade néo-baroque entre 1881 et 1886. Sur le mur intérieur se distingue la fresque de Jésus se tournant vers les marchands du temple, une œuvre de Coghetti, auteur de fresques de la voûte, du presbytère et du dôme. Respectivement à droite et à gauche, en entrant depuis la porte principale, on trouve un crucifix en marbre du XVe siècle et un fond baptismal creusé dans un chapiteau byzantin du VIe siècle. Les deux viennent de l'ancienne cathédrale de Savone. Devant le crucifix se trouve un impressionnant bénitier de la Renaissance, un don de Jules II à l'ancienne église franciscaine.

L'autel principal est de 1765, surmonté d'un ciborium octogonal. Sur les murs sont visibles deux grands tableaux de Coghetti représentants Jules II inaugurant la basilique Saint-Pierre et Sixte IV bénissant la flotte contre les Turcs. Le chœur en bois incrusté construit entre 1500 et 1521 est particulièrement remarquable. La chaire en provenance de l'ancienne cathédrale, remonte à la première moitié du XVIe siècle et a une forme hexagonale.

Savone Ligurie
Savone Ligurie
Savone Ligurie
Savone Ligurie
Savone Ligurie
Savone Ligurie
Savone Ligurie
Savone Ligurie
Savone Ligurie
Savone Ligurie
Savone Ligurie
Savone Ligurie
Savone Ligurie
Savone Ligurie
Savone Ligurie

CAPPELLA SISTINA

La chapelle du Pape Sixte IV



La Chapelle Sixtine a été construite au 15eme siècle selon les souhaits du Pape Sixte IV, plus connu pour avoir fait construire la Chapelle Sixtine de Rome. Ces deux chapelles (celle de Savone et celle de Rome) s'appellent Sixtine, du nom du Pape Sixte. Contrairement à ses parents, qui reposent dans cette chapelle, le Pape Sixte IV ne repose pas ici, mais à Saint-Pierre de Rome avec les autres papes.

Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno
Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno

Chapelle Sixtine et Chapelle de Spotorno

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 09:01
Hans Hartung

Hans Hartung est né le 21 septembre 1904 à Leipzig et mort le 7 décembre 1989 à Antibes. Peintre français, photographe et architecte, est l’un des plus grands représentants Hans Hartung de l’art abstrait.

L'astronomie et la photographie l'émerveillent : il construit son propre télescope grâce auquel il observe des « fragments du réel » dont l'apparence abstraite anticipe sur ses futures œuvres. Il fréquente ensuite jusqu'en 1924 le lycée de Dresde. Copiant librement certaines œuvres classiques, il en simplifie la composition pour n'en retenir que les masses colorées. Dès 1922, il atteint l'abstraction dans une série d'aquarelles déterminantes.

Ces œuvres comptent énormément pour Hartung car, dit-il, « la tache y devenait libre, elle s’exprimait par elle-même, par sa forme, par son intensité, par son rythme, par sa violence, par son volume. » Un an plus tard, il exécute dans un même registre d’abstraction pure, des fusains, des craies noires et des sanguines plus structurés dont il explique : « On trouve ici en prémices presque la totalité de mes éléments, de mes signes et rythmes futurs, les taches, les « poutres », les courbes, les lignes. »

Matricielles et pionnières, ces expérimentations ne seront néanmoins véritablement connues et exposées qu’après la deuxième guerre mondiale. Quelques aquarelles de 1922 sont montrées pour la première fois, et de façon relativement confidentielle, galerie Craven en 1956 et elles sont surtout reproduites et présentées dans un ouvrage fondamental de Will Grohmann : Hans Hartung Aquarelle 1922. Cet ouvrage publié en 1966 inscrit la pratique de Hartung du début des années 1920 comme un précédent historique remarquablement précoce de tout l’art informel et gestuel de la seconde partie du XXe siècle.

C’est cette même année 1926, à l’âge de 22 ans, qu’il part s’installer à Paris. Il s’inscrit à la Sorbonne « avec la ferme intention de ne jamais en franchir le seuil. Il s’enthousiasme pour ce qu’il voit de Picasso, et fréquente abondamment le Louvre, y passant des journées entières à regarder les maîtres anciens et à les copier en les adaptant à ses propres visions : il signe ainsi sur papier une version complètement abstractisante d’un tableau du Greco.

Il rencontre Anna-Eva Bergman, jeune peintre norvégienne qu'il épouse en septembre 1929. En 1931, après un séjour sur la Côte d’Azur pendant l'hiver, il expose pour la première fois à Dresde, et avec Anna-Eva Bergman l'année suivante à Oslo, travaillant un moment dans une île du sud de la Norvège.

En 1939, il s'inscrit sur la liste des volontaires contre l'hitlérisme en cas de guerre et épouse Roberta Gonzalès (1909-1976), la fille du sculpteur, elle-même peintre et sculptrice. En septembre 1939, la France est décidée à arrêter et enfermer un certain nombre de ressortissants allemands présents sur le territoire national. Malgré son opposition au régime, Hans Hartung fait partie de ceux qui sont arrêtés. Libéré le 26 décembre, il s'engage dans la Légion étrangère pour la durée de la guerre sous le nom de Jean Gauthier et est envoyé en A.F.N. Présentant peu de goût pour la chose militaire, il est désigné, avec un autre camarade pour repeindre l'intérieur du réfectoire du quartier militaire de Sidi Bel Abbès.

Après une intervention du consul de la France libre, Hartung rejoint l'Afrique du Nord et s'engage à nouveau dans la Légion, sous le nom de Pierre Berton cette fois-ci. Affecté au comme brancardier, blessé durant l'attaque de Belfort en novembre 1944, plus précisément dans le bois de Buc. Comme il n’y a aucune organisation ou presque pour les victimes, il est expédié dans la cour d’une ferme sur son brancard ; Hartung reste deux jours sans secours. La gangrène commence à gagner sa plaie. Il est enfin conduit à Dijon, à 200 kilomètres. Dans l’ambulance, un soldat posté au-dessus de lui fait une hémorragie et le sang dégouline sur Hartung. Mais la voiture n’a pas le temps de s’arrêter. L’homme meurt sur le trajet. Hans arrive enfin à l’hôpital. On lui annonce qu’on va l’opérer. Et quand il se réveille, il explique avoir eu « la sensation bizarre qu’il [lui] manquait quelque chose». Il surprend la conversation des infirmiers à côté de lui et il comprend alors qu’on lui a coupé la jambe au niveau du genou. Malheureusement, le genou ne cicatrice pas et se gonfle de pus : il faut transférer Hartung de Dijon à Toulouse avec cette fois trois jours de trajet dans des conditions de souffrance atroces. Les médecins qui le réceptionnent l’examinent et décident de couper à nouveau, au niveau de la cuisse. Il assiste à la seconde amputation, lucide, car il n’y a pas moyen de l’anesthésier complètement. Il vieillira avec une prothèse et deux béquilles. Il est réformé le 18 mai 1945.

Lors de la 24e édition de la Biennale de Venise, en 1948, Hartung apparaît dans deux espaces : tandis que sa toile T1946-17 est exposée dans le pavillon français, sa toile T1947-27 est quant à elle dans la section consacrée à la collection de Peggy Guggenheim.  Alain Resnais réalise sur lui un film, intitulé Visite à Hans Hartung, qui est présenté en 1948 en Allemagne et en 1950 à Paris. À partir de 1949, il réalise plusieurs expositions personnelles ou collectives.  

Hartung recroise le chemin d’Anna-Eva Bergman en 1952. Ils reprennent leur relation, se remarient. D’abord installés dans leur atelier de la rue Gauguet à Paris, ils font le projet de concevoir sur la Côte d’Azur une villa-atelier où chacun pourrait travailler dans un espace parfaitement adapté à ses besoins. En 1973, après cinq ans de construction, le couple s’installe au « Champ des Oliviers », à Antibes.

Hartung est élu en 1977 à l'Académie des Beaux-Arts et le Centre Pompidou organise une exposition itinérante de ses gravures et lithographies. Un timbre-poste reproduisant l'une de ses peintures est émis en 1980. À cette occasion, le musée de la Poste présente les tapisseries et gravures sur bois de Hartung et d'Anna-Eva Bergman. Hartung est en 1981 le premier peintre à recevoir le prix Kokoschka créé par le gouvernement autrichien. Hartung se voit consacrer en 1982 une salle personnelle permanente à la Staatsgalerie Moderner Kunst de Munich. Le Conseil Régional Provence Côte d’Azur inaugure en 1983 au musée Picasso d'Antibes une exposition de ses photographies.  En 1989, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur. Dans les dernières années de sa vie, Hartung va peindre au pistolet à peinture, ce qui lui permit de faire plus trois cents toiles l'année de sa mort, en 1989.

La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes

L’atelier d’Anna Eva Bergman (1909-1987)

Il réunit plusieurs époques qui montrent l’évolution de l’artiste au cours des ans. “La ligne est le squelette indispensable de la peinture. Mais pourquoi, faut-il donc que la ligne soit utilisée à dessiner des contours ? Le rythme n’est-il pas beaucoup plus important ? Le contour n’existe pas, il n’existe que le passage à autre chose – de la lumière à l’obscurité – de la couleur à la couleur. Le contour est une limitation et une peinture est un monde en soi sans autre limite que l’extérieur de son cadre.”

 

Un style proche de la caricature

Dans la période d’avant-guerre, l’œuvre d’Anna-Eva Bergman est encore exclusivement figurative. Les dessins qu’elle fait à partir de 1929, à la limite de la caricature, donnent une image piquante du milieu bourgeois de son époque. Son style, au début de cette période, est très marqué alors par les artistes de l’école allemande de la « neue Sachlichkeit », comme Georg Gross et Otto Dix, à la différence qu’elle aborde ses personnages sous un angle moins dur, plus humoriste et satyrique. Ensuite, son trait dans ses illustrations sera très différent de celui des dessins du début des années 30 : Elle travaille en un seul trait, légers, simples, parfois rehaussés de couleurs primaires. Elle illustre en 1938 dans ce même style si vif le livre de cuisine Casseroles qu’elle écrit en Espagne sans réussir à le publier. Par la suite, les tableaux de Minorque annoncent les « formes claires » qu’elle peindra : murs, miroirs, falaises. Pour l’instant, elle utilise les murs et les façades comme prétextes à la représentation de surfaces géométriques. La clarté dans ses dessins et ses peintures est le trait commun de son art avant et après-guerre.

Elle quitte Hartung en 1937, ils se remarieront vingt ans plus tard.

Son retour en Norvège en 1939 sera le tournant le plus décisif de toute sa vie créatrice et doit être considérée comme une véritable métamorphose. Elle a maintenant une perception très différente d’elle-même et de son art à la suite d’une période de lectures intenses et approfondies sur l’art et l’architecture, la philosophie et l’histoire des religions. Encouragée par Christian Lange, elle a fait des recherches en mathématiques, en géométrie, sur la section d’or, et elle a appris une nouvelle technique « très ancienne » (la dorure à la feuille). Au cours de l’été 1950, elle fait un voyage en bateau le long de la côte norvégienne, au cours duquel elle visite les îles Lofoten, le Finnmark et les villes principales de la Norvège du Nord.  La structure des rochers se fond dans son abstraction, et son style s’affermit de cette sorte de « retour à la nature ». Les tableaux de la série « Fragments d’une île en Norvège » sont une transition capitale vers l’œuvre de sa maturité. C’est à Paris, en 1952, que la pierre – la première, polie par l’eau – apparaît dans un grand nombre de croquis à l’aquarelle, à la gouache ou au lavis. Au départ, c’est une pierre toute simple qui remplit toute la feuille. Monumentale par la forme, avec une indication de volume dans la modulation de la couleur gris-brun. Par la suite, des combinaisons de plusieurs pierres sont ordonnées sur la feuille ou la toile en groupes rythmiques. Peu à peu, les pierres se transforment, de nouveaux motifs apparaissent entre 1953 et 1955. Certaines pierres prennent la forme d’arbres, de griffes, ou encore de corps célestes. Un trait commun à ces formes est leur lourdeur monolithique, monumentale, et le fait qu’elles sont isolées. On dirait qu’elle a emporté avec elle une sorte d’essence de son pays, sous la forme d’archétypes, surtout des paysages tels que montagnes, fjords, glaciers, lacs, chutes d’eau, falaises. Les feuilles de métal, qu’elle applique sur la toile avec sa technique très particulière, donnent à sa palette lumière et couleur.

La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
La Fondation Hartung Bergman à Antibes
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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 14:08
Chef-lieu de canton, Guillaumes est une petite commune du sud-est de la France, située dans le département des Alpes-Maritimes. Elle fait partie de la Communauté de communes "de Cians Var". Les habitants et habitantes de la commune de Guillaumes sont appelés les Guillaumais et les Guillaumaises. Ce village du Haut Pays des Alpes-Maritimes, situé au cœur des Gorges Rouges du Cians et de Daluis appelé aussi le Colorado Niçois et à l’entrée de la Haute Vallée du Var.

A moins de 100 km du littoral et de Digne, à proximité immédiate de la station de Valberg (13km), la commune d’une superficie de 8 702 hectares bénéficie d’un environnement de qualité et d’une biodiversité exceptionnelle. Elle est une des portes de la Réserve Naturelle Régionale des Gorges de Daluis et du Parc National du Mercantour et une halte incontournable de la route des grandes Alpes.


Les 694 habitants du village de Guillaumes vivent sur une superficie totale de 87 km2 avec une densité de 8 habitants par km2 et une moyenne d’altitude de 800 m. Depuis le dernier recensement de 1999 à 2008, la population est passée de 588 à 694 et a fortement augmenté de 18%.
 

Le pont de la mariée ou du Saut de la Mariée construit dans les gorges de Daluis pour permettre au tramway du Haut-Var, entre Pont de Gueydan et Guillaumes, de franchir le Var. S'appelant à l'origine tout simplement "pont du tramway", il fut rebaptisé à la suite d'un événement tragique qui survint dans la nuit du 30 juillet 1927 durant laquelle une jeune mariée de 22 ans en voyage de noces perdit la vie en tombant accidentellement du pont. Comme un clin d’œil à cette histoire, ce pont sert aujourd'hui notamment à la pratique du saut à l’élastique.

Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes

Saint Martin d’Entraunes

Saint-Martin d'Entraunes est un petit village des Alpes-Maritimes situé aux portes du Parc National du Mercantour, dans la haute vallée du Var, une vallée totalement préservée avec des paysages superbes. Avec une densité de population de 2,1 habitants/km², la commune possède la 3° plus faible densité du département des Alpes-Maritimes.
Outre le village (situé à 1050 mètres d'altitude), Saint-Martin d'Entraunes se compose de nombreux hameaux : Sussis, Pra Pelet, Val Pelens, les Clots, les Blancs, le Gage, le Clot, les Vallières,...

L’église Saint Martin

Elle intègre le polyptyque de la Vierge du Rosaire, signé de François Bréa et daté de 1555.

Ce polyptyque est divisé en dix compartiments :

- au centre, la Vierge debout dont le manteau est soulevé par des anges qui posent une couronne. Elle tient un chapelet dans chaque main. À sa droite, le pape et des religieux, à gauche, l'empereur et des laïcs, tous agenouillés. L'empereur a déposé son sceptre aux pieds de la Vierge.

- dans le panneau latéral de gauche, Saint Martin,

- dans le panneau latéral de droite, Saint Blaise,

- au-dessus, à gauche et à droite, Saint Laurent et Sainte Madeleine, de part et d'autre du Christ en Croix,

- en partie supérieure, l'ange Gabriel et Marie entourent Dieu le Père,

- en partie inférieure, la prédelle représente les douze Apôtres.



L'église « des Templiers, située à la sortie du village entre les routes du col des Champs et du col de la Cayolle, présente la particularité d'avoir son clocher séparé, de l'autre côté de la rue.

La Chapelle Saint Sébastien été classée aux monuments historiques par arrêté du 17 décembre 1947 pour son retable à fresques de 1515-1516 du peintre Andréa de Cella originaire de Finale (près de Savone). Reconstruit aux alentours de 1500, après la peste de 1467 à l'initiative du comte Clément de Amicis, ce tout petit édifice religieux est situé au débouché du pont sur le Var à la sortie nord-ouest du village d'Entraunes.

 

Péone

Ancienne forteresse médiévale, ce charmant village des Alpes Maritimes, à l’origine de la station de Valberg (à 8km), est riche d’une histoire mouvementée et passionnante.

Son origine remonte au XIème siècle sous le nom de « Pigona » puis « Pedonas » issu du toponyme PEN qui signifie rocher, hauteur, en raison des pics rocheux qui surmontent le village, les « Demoiselles ». 

Péoniens et Guillaumois étaient en conflits permanents, chacun revendiquant leurs droits sur les pâturages. En 1391, le village de Péone fut pillé et incendié, il ne reste aujourd’hui que très peu de vestiges "du château" qui surplombait le village.

Église Saint-Arige et Saint-Vincent-de-Saragosse

L'église a été construite suivant un plan en croix grecque. À la croisée du transept, l'église est surmontée d’une coupole hexagonale, coiffée d’un lanternon carré. Tout le décor intérieur, stucs, retables et tableaux, sont baroques.

Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
Guillaumes et Saint Martin d'Entraunes
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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 09:23

A la découverte de l’un des monuments les plus incroyables de la Côte d’Azur…

Théodore Reinach a choisi la pointe rocheuse de la Baie des Fourmis à Beaulieu-sur-Mer, pour construire sa luxueuse maison de vacances : la Villa Kérylos. Cette villa bâtie entre 1902 et 1908 par l’architecte talentueux Emmanuel Pontremoli, n’est autre que la reconstitution d’un luxueux palais de l’Île de Délos en Grèce. Lors de notre visite, le ton nous est donné dès l’entrée où nous lisons « XAIPE » qui signifie en grec « Réjouis-toi ». Véritable invitation au voyage et hommage à la civilisation grecque, nous sommes séduits par les décors extraordinaires de la Villa : peintures murales, mosaïques, salons raffinés, mobilier en marbre, bronze ou encore en ivoire.

 

La villa « un songe grec »

Pour Théodore Reinach et Emmanuel Pontremoli il s’agissait de créer une œuvre originale en "pensant grec". La demeure allie avec subtilité le luxe antique et le confort moderne propre aux villas de la Belle Epoque. Théodore Reinach a non seulement créé une maison grecque mais il en a aussi restitué les meubles, la vaisselle, les tissus, le décor. La villa Kérylos est l'aboutissement d'une recherche à la fois artistique et intellectuelle. Car, pour lui, la démocratie trouve ses racines en Grèce et son œuvre souhaite la perpétuer. La villa Kérylos est donc non seulement un témoignage de cet art de vivre, mais aussi un hommage à l'invention d'une civilisation dans laquelle l'Homme est au centre du monde.

Sa construction emploie les matériaux les plus précieux : stucs à l'antique, marbres de Carrare et bois exotiques pour le mobilier. La décoration est somptueuse : mosaïques et fresques inspirées de scènes célèbres, illustrant les grandes légendes des dieux et des héros classiques.

La villa s'organise autour du péristyle, vaste cour intérieure entouré de 12 colonnes en marbre de Carrare. Au rez-de-chaussée se trouvent les pièces d'apparat (salons, salle à manger, bibliothèque, thermes) tandis que les chambres et salles de bain privées se situent à l'étage. 

 

La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer

 

Théodore Reinach

Né en 1860 dans une famille de banquiers d'origine allemande, il montre, très jeune, des capacités intellectuelles exceptionnelles, comme ses deux frères, Joseph et Salomon. Dans cette fratrie surnommée les « Je Sais Tout » (des initiales de leurs prénoms), il tient une place particulière tant ses talents sont nombreux. Il sera juriste, archéologue, numismate, historien, musicologue et mathématicien. Il mène également une carrière politique à Paris et en Savoie dont il est élu député en 1906. Sa passion pour l'Antiquité grecque en fera l'un des plus importants hellénistes du siècle. 

De sa rencontre avec l'architecte Emmanuel Pontremoli naît une œuvre totale, un tout architectural, qui plonge le visiteur dans un univers où la quintessence de la civilisation grecque intègre la modernité d'un début de XXème siècle qui glorifiait la technique.

Son petit-fils, Fabrice Reinach, le résuma parfaitement en écrivant :

« Ce fut, plutôt, me semble-t-il la réalisation et l'accomplissement, au-delà de la diversité de ses connaissances, de ses activités et de ses travaux, de ce que représentait pour mon grand-père l'essence même d'une civilisation au visage essentiellement humain comme celui chez les Grecs de leurs dieux et de leur Art, un modèle et une méthode de raisonnement, un ensemble de valeurs littéraires, politiques et philosophiques que la Grèce ancienne nous a transmises. L'Esprit Grec fut à la fois chez lui rêve et réalité, mémoire et présent »

 

La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
La Villa Kérylos à Beaulieu-sur-mer
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3 avril 2022 7 03 /04 /avril /2022 15:00

Nice, Musée des Beaux-Arts : Gustave-Adolphe Mossa, « Niciensis Pinxit ». Jusqu’au 15 mai 2022

 

Cinquante ans après le décès de l’artiste et conservateur, le musée rend un hommage flamboyant à cet homme aux multiples talents. Cette rétrospective de l’œuvre du célèbre artiste niçois présente ses peintures et aquarelles symbolistes emblématiques, qui préfigurent le surréalisme et l’heroic fantasy, des œuvres d’une virtuosité surprenante, aux sujets parfois licencieux. Mais elle offre aussi une plongée dans les nombreux autres domaines artistiques que Gustave-Adolphe Mossa a exploré au cours de sa vie.

Niçois attaché à son patrimoine, Gustave-Adolphe Mossa endosse tour à tour le rôle d’historien, d’archéologue, d’auteur dramatique en français et en nissart, mais aussi d’illustrateur. Pendant plusieurs décennies, il crée de fantastiques maquettes de chars de Carnaval. Féru de traditions locales, il ressuscite les costumes locaux dans le groupe de danse folklorique Nissa la Bella. Et de 1926 à 1971, il assume avec entrain et passion la fonction de conservateur au musée des Beaux-Arts Jules Chéret.

Né et mort à Nice, Gustave-Adolphe Mossa (1883-1971) s’est intéressé très tôt à la peinture sous l’influence de son père Alexis Mossa. Peintre également, celui-ci était devenu le premier dessinateur-concepteur du Carnaval. Il était également, aidé de son fils, restaurateur de fresques des chapelles médiévales de l’arrière-pays. Il fonda le Musée des Beaux-Arts de Nice et, à sa mort, en 1926, Gustave-Adolphe reprit sa succession en tant que Conservateur. Toujours sur les traces paternelles, cet artiste prolifique a fourni, chaque année pour le Carnaval, les maquettes de chars et de « grosses têtes », alliant le burlesque du Roi à ses propres fantasmes. Quoique décalé, il fut toujours un peintre reconnu à Nice.

C’est après sa disparition que fut découverte son importante œuvre symboliste exécutée dans sa jeunesse, entre 1903 et 1917, et abandonnée au retour de la Première Guerre Mondiale dont il est revenu blessé. Exposés à Paris et à Nice, ses tableaux - pourtant pas les plus marquants - avaient reçu un accueil hostile. Du coup, il produit des paysages, des illustrations de nombreux ouvrages, des écrits de farces et de songes burlesques, des livrets d’Opéra... La musique était aussi un de ses terrains de prédilection.

En tant que peintre symboliste, Mossa est mal connu, il est totalement à part et ne ressemble à aucun artiste. Pourtant, il impose, après d’autres plus illustres que lui (Gustave Moreau, Klimt, Odilon Redon...), une atmosphère saturée d’une imagination fantastique et d’un univers morbide venu de la poésie baudelairienne. Ses personnages fabuleux ont-ils été empruntés à quelque maître ancien de la Renaissance – il a voyagé en Italie avec son père – ou sont-ils le fruit de son imagination et de son monde intérieur ?

Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice

Suivons la thématique des salles de l’exposition

Le parcours de cette exposition révèle sous un jour nouveau ce créateur à la confluence des mouvements artistiques internationaux et de la culture régionale à laquelle il reste attaché toute sa vie.

Une salle intitulée « Les tristes heures de la Guerre » montre des dessins qu’il fit durant la Première Guerre Mondiale, une période éprouvante dans la vie de cet artiste. Blessé, il aura pourtant passé plus de temps en convalescence que sur le front. Un carnet de croquis montre la vie des chasseurs alpins. Les peintures symbolistes faites à son retour représentent l’essentiel de son œuvre.

Plusieurs vitrines exposent les diverses facettes du travail de l’artiste. On peut voir dès l’entrée les dessins accompagnant la musique de Schumann et illustrant certains chants. Dans le couloir central nous sommes étonnés de voir un travail accompagnant des livrets d’opéra, des livres et des pièces de théâtre. C’est un important pan de la littérature qui a été illustré par Mossa. 

Une autre salle est consacrée à des relevés de fresques anciennes découvertes dans les chapelles de l’arrière-pays niçois. C’est une surprise de découvrir le mysticisme d’un artiste souvent très critique vis-à-vis du clergé. Car souvent d’autres tableaux sont à examiner de près pour y trouver des symboles cachés. Même le Christ sur la croix est entièrement recouvert par Marie Madeleine. Les miniatures figurant sur les vêtements sacerdotaux dévoilent des pensées intimes. Le départ de l’époux à la guerre offre au conseiller un chuchotage à l’épouse explicité par des scènes d’orgie placée sur le vêtement. Dans un autre tableau, un livre saint ouvert montre des scènes torrides. Le Pierrot au couteau sanglant se venge du départ de sa dulcinée au bras d’un rival. Pour chaque tableau ou dessin, il faut prendre le temps de regarder les moindres détails afin de découvrir les multiples intentions qui le composent. L’aspect psychanalytique en étant une composante essentielle chaque tableau explicitant une vérité cachée.  

 

La femme vue par un misogyne

La femme est toujours dangereuse, vénéneuse, porteuse d’une jouissance suprême tout autant que de mort. Les rapaces sont prêts à dévorer tout cadavre. La fleur témoigne de la brièveté de l’existence. L’atmosphère est étrange, étouffante, ouverte sur un imaginaire sans limites et sur des mystères à l’infini. Les mythes servent de prétextes à des chimères maléfiques.

La femme est une sorcière dangereuse, infernale, avec des symboles spécifiques à chacune. Judith, Cléopâtre, Dalila et d’autres sont coiffées à la mode des années 1900, avec des chevelures luxuriantes. Elles ont souvent des expressions perverses ou concupiscentes (Bethsabée, La Sirène repue...). Il a peint plusieurs Salomé aux multiples têtes coupées de Saint-Jean, mais aussi Judith, coupeuse de la tête d’Holopherne. Serait-ce chez le peintre un fantasme obsessionnel ?

La perversité concupiscente et le regard magnétique prouvent la satisfaction voluptueuse de « La Sirène repue » de sang, tel un vampire. Ce démon ailé porte entre ses deux seins un médaillon aux armes de la ville de Nice, dont quelques monuments reconnaissables surnagent autour d’elle. « Salomé » surmontée par une tête de Saint Jean à la fois tragique et amusant. Avec des têtes de mort sur sa tête et des vautours, la femme écrase les hommes dans « Elle », on peut détailler l’expression du vieillard libidineux de « David et Bethsabée », contempler « Sainte Marguerite terrifiant le dragon ».

Cette superbe et passionnante exposition, vraiment très riche, ne dure que 3 mois. Elle est fabuleusement intéressante pour mieux connaître ce peintre resté toute sa vie attaché à la ville de Nice.

Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
Gustave-Adolphe Mossa au musée des Beaux-Arts de Nice
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27 mars 2022 7 27 /03 /mars /2022 13:03

Pour fêter l'arrivée du printemps

La chapelle Notre Dame de Jérusalem  (Cocteau) : l'historique

Laissée à l’abandon plusieurs années, la Ville de Fréjus acquiert la chapelle et la fait restaurer en 1989, elle sera classée Monument Historique le 20 janvier de la même année. À la fin de l’été 1962, Cocteau cède à la requête du Vatican d’aménager un sanctuaire pour l’ordre du Saint-Sépulcre à Fréjus.

L’ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un ordre religieux créé par Godefroy de Bouillon après la prise de Jérusalem en 1099. Cet ordre a pour fonction de protéger le Saint-Sépulcre mais aussi la vie liturgique du sanctuaire et, par la suite, l’ensemble du royaume franc de Jérusalem. En 1489, Innocent VIII décide de la suppression de l’ordre canonial et de son incorporation à l’ordre de Saint – Jean de Jérusalem. Depuis 1868, existe l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Né de la volonté d’un banquier niçois, M.Martinon, le projet de la chapelle dans le quartier de la Tour de Mare à Fréjus est conçu avec l’architecte Jean Triquenot, qui s’inspire du tombeau du Christ, de l’église Santa-Fosca sur l’île de Torcello à Venise, ainsi que du Panthéon de Rome (Cité directement par Jean Triquenot). La première pierre est posée le 24 février 1963. Après la mort de Jean Cocteau, c’est Édouard Dermit qui terminera le travail en 1965. Les vitraux sont de Raymond Moretti, artiste peintre Niçois et les céramiques de Raymond Pelissier de Fréjus. Les mosaïques extérieures seront exécutées en 1992 par Laetitia Léotard et Henri Virmouneix.

La Chapelle de Fréjus est une des dernières œuvres de Jean Cocteau, tout comme les vitraux de l’église Saint-Maximin de Metz, terminés à la fin des années 60. Le thème iconographique à l’intérieur repose essentiellement sur la « Passion du Christ » et la chevalerie des croisades. La passion du Christ est un ensemble d’évènements qui ont précédé et accompagné la mort de Jésus. On y trouve la Cène, la Crucifixion, l’Arrestation du Christ, la Vierge aux 7 douleurs, la Résurrection, mais aussi l’ange annonciateur de l’Apocalypse et des personnages hiératiques qui psalmodient autour d’un christ. Mais on y perçoit également beaucoup de référence aux chevaliers des croisades, chevaliers du Temple, du Saint-Sépulcre ainsi que le cri de guerre des croisés « Dieu le Veult ».

Quelques éléments biographiques sur l’artiste :

Jean Cocteau est né le 5 juillet 1889 à Maison-Laffite et mort le 11 octobre 1963 dans sa maison de Milly-la Forêt. Premier drame, son père se suicide le 5 avril 1898, Cocteau à 9 ans. À 15 ans il est élève au lycée Condorcet, mais manifeste peu d’intérêt pour les études, il est renvoyé du lycée pour indiscipline en 1904 et rate son baccalauréat deux fois.

Inspirateur du surréalisme, collaborateur au mouvement Dada, il a une grande influence sur le travail des autres avec Erik Satie, compositeur contemporain français. Poète, graphiste, dessinateur, dramaturge et cinéaste, il est élu à l’Académie française en 1955, fauteuil N°31. On pourrait ajouter, romancier, peintre, lithographe, céramiste, tapissier … Réformé en 1914, il participe à la guerre comme ambulancier.

La mort soudaine de son ami Radiguet en 1923, dont il partageait le penchant pour l’Opium, le fait venir à Villefranche sur mer à l’hôtel Welcome. Un autre drame survient en 1930, avec sa liaison à Nathalie Paley. Elle aurait été enceinte du poète, grossesse qui n’aurait pu être menée à son terme. Avortement ou effet de l’opium, on ne saura jamais.

Cocteau entretiendra ensuite une relation avec deux acteurs, Jean Marais et Edouard Dermit, ce dernier est officiellement adopté par Cocteau et sera à l’origine du succès d’Edith Piaf. En effet, en 1940, la pièce de théâtre, « Le Bel Indifférent » écrite pour Édith Piaf est une grande réussite. Parmi les immenses succès qui le font passer à la postérité on peut citer « La Belle et la Bête » (1946). Il préside le jury du festival de Cannes en 1953 et 1954.

Jouant un rôle ambigu pendant la seconde guerre mondiale, il fait surtout preuve d’un certain pacifisme et il s’engage par la suite dans la défense du droit à l’objection de conscience. Au printemps 1950 il est invité à la Villa Santo Sospir à Saint Cap Ferrat, villa de Francine Weisweller, qu’il décore, encouragé par Matisse. Il se plait tellement dans cette maison, qu’il y revient pendant onze ans. En 1960, il tourne le « Testament d’Orphée » avec le soutien financier de François Truffaut. Il décède le même jour qu’Édith Piaf, à l’âge de 74 ans. Il est enterré dans la chapelle Saint-Blaise-des-Simples à Milly la forêt. Il écrira peu de temps avant sa mort : « Bien sûr que je crois. Bien sûr que je prie, mais il ne saurait être question de votre dieu » et l’épitaphe sur sa tombe annonce : « Je reste avec vous ». Édouard Dermit, qui a réalisé les dessins dans la chapelle, après la mort de l’artiste, (120 esquisses avaient été réalisées par Jean Cocteau pour cette chapelle), viendra le rejoindre dans le même caveau en 1995.

Fréjus-Hyères
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Hyères musée des cultures et du paysage

Parcours permanent

Le parcours muséal retrace les différentes étapes de l’histoire humaine et culturelle qu’a connu la ville d’Hyères. Il est ainsi possible de suivre les allées et venues des activités humaines liées à ce paysage hyérois si spécifique. Simultanément chronologique et thématique, le parcours des collections permanentes invite à appréhender la société hyéroise en quatre phases : ses origines, ses cultures agricoles, ses périodes de villégiature et sa culture artistique.
Pour ce circuit, le musée fait le pari de faire dialoguer l’art contemporain avec ses collections patrimoniales. Chaque salle présentera une oeuvre moderne ou contemporaine pour interroger le visiteur.

 

Salle 1 | Les racines du paysage hyérois

La diversité des peuplements depuis la préhistoire a modelé la formation du paysage. L’homme s’installe sur le territoire hyérois à partir du Chalcolithique (âge du cuivre vers 3 000 ans avant notre ère). Si son impact sur l’environnement n’est pas véritablement décelable, il faut attendre sa sédentarisation pour collecter les premières traces de son occupation.
L’oppidum celto-ligure construit vers la fin du VIe siècle avant notre ère, sur la colline de Costebelle, constitue la première forme d’habitat groupé et fortifié du territoire. Il est abandonné vers le milieu du IVe siècle avant notre ère, au moment où les Grecs de Massalia [Marseille] fondent, sur le bord de mer, une colonie-forteresse : Olbia [en grec : la Bienheureuse]. Elle est l’unique témoin, conservée dans l’intégralité de son plan, d’un véritable réseau de colonies forteresses massaliètes.
Les premiers Olbiens étaient des soldats colons, pêcheurs, agriculteurs et avaient comme mission principale de sécuriser le commerce maritime.
En 49 avant notre ère, après la prise de Marseille par les troupes de César, Olbia passe sous le contrôle de l’administration romaine. L’activité économique d’Olbia bascule vers un centre de services et d’accueil avec l’ouverture de bains thérapeutiques alimentés par la source de San Salvadour.
Les cultures de la vigne, du blé et de l’olivier, déjà initiées par les Grecs, s’étendent alors dans toute la région. Du fait de l’insécurité grandissante en bord de mer, la population abandonne le site d’Olbia au début du VIIe siècle, en partie au profit des hauteurs de la colline du Castéou.

 

Salle 2 | Le patio aux orangers

Hyères a toujours été célèbre pour la luxuriance de ses vergers d’orangers. La dérivation des eaux du Gapeau et la création en 1458 du canal du Béal par Jean Natte rendent possible l’acclimatation de cet agrume.
Cultivé initialement pour l’essence de sa fleur, l’oranger devient peu à peu convoité pour son fruit. Au XVIème siècle, Hyères devient la ville des Orangers. Conscient du privilège de pouvoir cultiver un tel arbre sur leurs terres, les Hyérois n’hésitent pas à
mettre en avant leur production pour subjuguer les souverains à chacun de leur passage.
En 1564, à la veille de l’arrivée de la reine Catherine de Médicis et de son fils, le roi Charles IX, les habitants prennent soin d’installer deux rangées d’orangers le long de la route et d’édifier une fontaine remplie d’eau parfumée à la fleur d’oranger.
Émerveillée, Catherine de Médicis décide de planter un domaine d’orangers, situé sur l’emplacement actuel du musée. Au XVIIe siècle, les jardins de la Couronne s’agrandissent grâce au legs de l’évêque de Digne au roi Louis XIV d’un terrain s’étendant jusqu’à l’actuelle voie Ritondale.
Ainsi naissent les Jardins du Roy qui deviennent des pépinières pour les serres et jardins de Versailles. En 1660, le Roi-Soleil vient le visiter et déclare : « La cour s’était beaucoup plu à la douceur de ce climat, à la beauté de cette campagne et à la bonne odeur de ses orangers. »
L’exploitation de ce domaine se poursuit jusqu’à son aliénation à la Révolution où Jean Baptiste Filhe, agronome et maire d’Hyères, rachète une partie des 18 000 orangers du domaine.

L’installation contemporaine de Mickaël Obrenovitch présente dans le patio redonne à cette histoire toutes ses lettres de noblesse.

Fréjus-Hyères
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Salle 3 | Hyères et les salins

La récolte du sel a probablement été initiée sur nos rivages dès l’Antiquité par les habitants d’Olbia. La rade réunit toutes les conditions pour l’implantation de salins : une vaste zone lagunaire ensoleillée et balayée par les vents.
La production de cette denrée rare et précieuse confère rapidement son identité à la ville. En 963, la charte du roi de Bourgogne atteste conjointement de l’existence de salins et de ce lieu baptisé Eyras [aires salantes – ce vocable évoluera pour aboutir à Hyères], preuve du lien qui unit la ville au sel.
Les salins d’Hyères atteignent leur âge d’or au XIIIe siècle, exportant largement en dehors des frontières. Au XIXe siècle, la demande en sel s’accroît de nouveau. En 1856, la Compagnie des Salins du Midi acquiert les Vieux Salins puis, en 1967, le Salin des Pesquiers créé en 1848 par la Société des salins et pêcheries au cœur de la presqu’île de Giens.
Chaque salin emploie alors 60 ouvriers et 300 saisonniers pour la récolte d’été, pour la plupart des Italiens. La production des salins (40 000 tonnes) cesse en 1994.
Gérés et protégés par le Conservatoire du littoral depuis 2001, les salins abritent une exceptionnelle biodiversité : 320 espèces d’oiseaux et près de 300 variétés de plantes.
Dans ce milieu dessiné par l’exploitation salinière, les conditions écologiques favorisent la création d’un écosystème où les oiseaux viennent trouver refuge, conférant à ce paysage son caractère.

 

Salle 4 | Hyères et ses nouvelles cultures

Après la culture du sel, le développement de nouvelles cultures transforme radicalement l’aspect paysager.

Autrefois simple lieu de passage, la plaine reçoit au XVIème siècle les nouvelles variétés de primeurs (melons, artichauts, pêches, fraises, haricots, etc.) et de fleurs à bulbes plantées sous serres.
Conscient du potentiel de ce territoire, le ministre de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert, décide d’implanter des cultures florales dans la région pour fleurir les demeures royales de Sa Majesté. Interrompu au moment de la Révolution française, le développement de la floriculture provençale prend un nouvel essor au XIXème siècle.
Désormais, les principaux propriétaires hyérois s’orientent vers la production de fleurs coupées. L’iris, la rose, l’anémone, la pivoine ou la violette impériale sont exportés dans les grands centres européens, offrant une notoriété internationale à la ville.
Hyères se révèle être un véritable laboratoire d’expérimentation horticole. L’introduction de palmiers, de mimosas et de cactées témoignent des pratiques d’acclimatation des végétaux exotiques sur le sol hyérois.
Ces expérimentations sont menées sous l’impulsion de personnalités telles que l’impératrice Joséphine ou Geoffroy Saint-Hilaire, directeur du Jardin d’acclimatation de Paris. Ce dernier établit même une annexe du Jardin d’acclimatation à Hyères. Les espèces subtropicales apportent une touche d’exotisme aux jardins des somptueuses résidences que de riches hivernants érigent à Hyères en cette fin de XIXème siècle.

 

Salles 9 & 11 | Le cabinet de Bénézit

En 1930, alors que les premiers estivants affluent sur les plages hyéroises, un nouveau conservateur est nommé à la tête du musée municipal : Emmanuel-Charles Bénézit. Venu pour des raisons de santé à Bormes-les-Mimosas, il tombe rapidement sous le charme de la cité hyéroise. Fils du célèbre auteur du dictionnaire Bénézit, il baigne depuis son enfance dans les milieux artistiques fréquentés par son père.
Ainsi met-il à profit ses relations pour enrichir considérablement les collections Beaux-Arts du musée d’Hyères.
Emmanuel-Charles Bénézit s’attache à constituer un ensemble aussi complet que possible d’œuvres caractéristiques des mouvements artistiques des XVIIIes et XIXe siècles.

En 1932, il précise l’orientation de sa collection : « Notre programme s’étend donc volontairement de 1830 à 1880 […] Nous avons également pour ligne de conduite : tout ce qui est méridional est nôtre. » Cinq ans après son arrivée, la collection compte 235 œuvres supplémentaires.
Il fait judicieusement l’acquisition de 16 œuvres ayant figuré au Salon des artistes français de Paris entre 1830 et 1900. Les 64 dons et legs qu’il accepte en sont également un précieux complément.
L’accrochage de cette salle évoque ses choix artistiques en illustrant les principaux courants de la peinture de la première moitié du XIXe siècle depuis le néoclassicisme jusqu’au romantisme.
Témoins du développement de la photographie, les peintres modifient leurs techniques picturales et de nouveaux courants artistiques émergent lors de la seconde moitié du XIXème siècle. Fin connaisseur de l’histoire de l’art, le conservateur Emmanuel-Charles Bénézit poursuit sa politique d’acquisition vers des œuvres caractéristiques de ces nouveaux mouvements du réalisme et du naturalisme.
D’une part, la série d’Isidore Pils témoigne de cet intérêt naissant pour les scènes de la vie quotidienne suivant l’idée de Courbet, qui cherche comment « traduire les mœurs, les idées, l’aspect de son époque » (cf. Le Réalisme, 1855).
D’autre part, la collection de tableaux, représentant des peintres en plein air, traduit un nouveau désir de proximité avec la nature : le peintre sort de l’atelier et peint directement sur le motif. Le paysage n’est plus un simple sujet mais son interprétation confère un nouveau regard sur le monde. Lui-même artiste, Emmanuel- Charles Bénézit documente la vie des peintres en constituant un fonds d’œuvres les représentant dans leur quotidien.

Fréjus-Hyères
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20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 15:17

Sur les terres de la Côte d’Azur, la Route du Mimosa s’étend sur 130 km de Bormes-Les- Mimosas à Grasse. Cet itinéraire touristique à découvrir de janvier à mars est typiquement le symbole d’une Côte d’Azur hivernale. Autour de 1880, le mimosa, originaire d’Australie, fait son apparition sur les pentes de la Croix des Gardes à Cannes, vraisemblablement introduit par l’un des grands hôtes hivernaux, comme le Duc de Vallombrosa, le Marquis de Morès ou Lord Brougham

Favorisées par un climat d’une grande douceur et par une lumière d’exception, plantes et fleurs poussent sur la Côte d’Azur à profusion. C’est en hiver que la région nous réserve sa plus belle surprise, une surprise voluptueuse, d’or et de lumière, la floraison du mimosa. De la corniche des Maures au Massif du Tanneron en passant par l’Estérel, pentes, collines et jardins se couvrent de fleurs duveteuses. Suivre la Route du Mimosa, c’est vivre une expérience unique et une explosion de couleurs et de senteurs.

 

DES JARDINS D’EXCEPTION…

Des jardins d’exception nous invitent à découvrir les essences méditerranéennes mais également à voyager à travers le monde. Paysages du Chili, d’Argentine, d’Afrique du Sud ou d’Australie, ses collections de mimosa s’offrent à notre regard… Quelques lieux enchanteurs : Le Parc Gonzalez à Bormes-Les Mimosas, le Domaine du Rayol au Rayol-Canadel-sur-Mer, le Jardin Botanique des Myrtes à Sainte-Maxime, le Jardin des Mimosas à Pégomas ou les Jardins du Musée International de la Parfumerie à Grasse.

DES RANDONNÉES ET DES BALADES NATURE

Nous avons parcouru la « Route d’Or » qui serpente dans la plus grande forêt de mimosa d’Europe, les Massifs des Maures et de l’Estérel, la Corniche d’Or offrent des paysages sublimes du bleu profond de la mer aux sommets enneigés des Alpes du Sud et mille et un sujets d’intérêts à découvrir seul ou accompagné. Les mimosistes sont, quant à eux, essentiellement installés autour du Massif du Tanneron dans le « Triangle d’Or » (Mandelieu, Tanneron et Pégomas). Leur métier est lié à l’exploitation du mimosa pour la fleur coupée. Le mimosa doit sa commercialisation à la technique du « forçage ». Ce procédé est exécuté dans une pièce close, en maintenant une température de 25°C et une hydrométrie de 85. Il permet l’éclosion de la fleur et sa conservation grâce à l’ajout d’une poudre spéciale dite « Chrystal .

 

Quelques variétés de Mimosas

Le mimosa appartient au genre acacia et à l’ordre des mimosées. Les différentes espèces sont utilisées à des fins très variées : fleur coupée, plante ornementale ou de rocaille, haie défensive ou brise vent, retenue des sables et des sols. Il est cultivé essentiellement dans le sud de l’Australie, en Afrique du Sud et en France. 800 espèces sont recensées et 1200 espèces doivent exister

  •  GAULOIS (ACACIA DEALBATA) Grand arbre très vigoureux au feuillage vert sombre. Feuilles divisées bipennées. Floraison abondante (jaune souffre) qui émerge largement du feuillage de fin janvier à mars.
  •  TOURNAIRE (ACACIA DEALBATA) Développement moyen. Les feuilles sont courtes, tassées et vert foncé. Les jeunes pousses ont le bois rouge. Floraison précoce de fin décembre à janvier. Fleurs en longues grappes érigées d’un jaune pur brillant.
  •  MIRANDOLE (ACACIA DEALBATA) Grand développement. Grandes feuilles bipennées vert clair. Floraison en grosse grappe d’un jaune pur brillant de fin décembre à février. À réserver aux grands jardins.
  • BON ACCUEIL (ACACIA DECURRENS) Arbre moyen. Jaunes branches anguleuses. Belles feuilles vertes pennées. Folioles espacées. Fleurs en grosses grappes qui dépassent du feuillage. Très gros grains très odorants. Floraison janvier-février. Grand jardin.
  •  ASTIER (DEALBATA GAULOIS ASTIER) Les moins frileux des mimosas, comme « Gaulois Astier », peuvent, en effet, résister sans dommage à -8/-10°C, si l’on a pris le soin, dans les régions aux hivers un peu froids, de leur donner toutes les chances de s’adapter.
  • MIMOSA DES 4 SAISONS (ACACIA RETINODES) C’est un des plus résistants au froid (de -9°C à -10°C). Floraison printemps-été. Le dernier producteur de ce mimosa des 4 saisons est à Tanneron (Monsieur Blanc).
La route du mimosa
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Bormes les mimosas

Dans un site enchanteur, au bord de la mer, à l’entrée du Massif des Maures, Bormes-Les-Mimosas est reconnu comme un des plus beaux villages fleuris de France, village médiéval du 12e siècle qui compte quelques 700 espèces végétales rares. Nous y avons parcouru le jardin Gonzales qui présente de nombreuses plantes importées d’Australie. De janvier à mars, la cité médiévale se pare d’une longue « écharpe bouton d’or » avec ses 90 espèces de mimosas. Tout près, les célèbres plages de Cabasson, Brégançon, l’Estagnol et Pellegrin offrent plus de 17 kilomètres de sable blanc et eaux cristallines. À Bormes-Les-Mimosas, le mimosa est destiné uniquement à la culture en pot et exploité par Julien Cavatore.

 

Tanneron

C’est la commune varoise la plus orientale du Pays de Fayence (à la limite des Alpes Maritimes) et la plus fleurie en mimosa, avec ses véritables « forêts jaunes ». C’est le plus vaste territoire arboré de mimosa tant cultivé que sauvage de France ! Accrochée à des collines plantées de mimosa, fraisiers, de cultures florales, de bruyères, d’oliviers, de pins, de châtaigniers et de chênes lièges, la commune de Tanneron est formée de plus de 22 hameaux, éparpillés sur son territoire. La culture du mimosa sur toute la superficie de Tanneron est aujourd’hui le plus beau fleuron de cette ttachante commune. Ces petites boules duveteuses, d’un jaune éclatant, si parfumées sont belles à voir dans leur environnement naturel. Tanneron se situe au km 122 de la Route du Mimosa. Tanneron, Terre de Mimosa

 

Pégomas

Pégomas, c’est l’histoire du mimosa. Sur la rive droite, les contreforts du massif du Tanneron, qui se couvrent d’or au milieu de l’hiver lorsque les mimosas fleurissent ; sur la rive gauche, une plaine, traversée par la Siagne et la Mourachonne, où naissent les collines du pays grassois. Dans cette plaine fut bâti Pégomas au XVIe siècle par des familles italiennes, qui y plantèrent oliviers, vignes et arbres fruitiers, apportant tout leur savoir-faire dans la culture des plantes aromatiques.

La route du mimosa
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13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 10:10

Biarritz est une commune française située dans le département des Pyrénées Atlantiques, dans le Sud-Ouest de la France. La ville dispose d'une façade maritime longue de 4 kilomètres, dans le creux du golfe de Gascogne, à moins de 25 kilomètres de la frontière avec l’Espagne.

La localité résulte de l'union de deux centres de peuplement ancien, l'un voué à l'agriculture et l'autre tourné vers les métiers marins.

D'abord port de pêche à la baleine, la localité connaît un bouleversement économique au XIXe siècle à l'avènement des bains de mer. Napoléon III et Eugénie en font leur lieu de villégiature et créent une résidence et son parc avec une cité nouvelle en prolongement. Grâce à eux, le gotha et toute la belle société européenne fréquentent la station balnéaire. Cette activité ne faiblit pas durant le XIXe siècle et le début du XXe siècle jusqu'à la crise de 1929. Aujourd’hui encore, l'économie reste tournée vers le secteur tertiaire, dont l'hôtellerie de luxe, les soins à la personne et les loisirs marins constituent le vecteur prédominant.

Biarritz est aujourd’hui une commune de plus de 25 000 habitants dont la population, caractérisée par une forte proportion de seniors, s’est tassée après avoir passé le cap des 30 000 habitants en 1999, en raison de la régression du solde migratoire.

Cependant, à partir de Biarritz, la côte basque est beaucoup plus découpée et formée de falaises et de rochers au sous-sol varié. Sur 4 km de côte, trois niveaux sédimentaires se succèdent. De la Chambre d'Amour à la plage Miramar, on rencontre des falaises abruptes de calcaires marneux et gréseux grisâtres, dont les couches forment une légère cuvette. Ces falaises sont dites en escalier et se sont formées lors de l'apparition des Pyrénées il y a 25 millions d'années. De l'hôtel du Palais à la villa Belza, la côte est déchiquetée avec de nombreux îlots rocheux. Ces falaises sont constituées de couches de calcaire gréseux jaune-ocre nettement inclinées. Elles se sont formées il y a 34 millions d'années à l'Oligocène inférieur.

Du nord au sud, la façade maritime de Biarritz commence à la pointe Saint-Martin, puis se succèdent en une grande anse les plages dites Miramar et Grande Plage avant d'arriver au port. Le rocher de la Vierge est un promontoire à partir duquel s'étalent les plages du Port-vieux, de la Côte des Basques, Marbella, et enfin de la Milady

Du fait de sa situation en forme d'amphithéâtre face à l'océan, Biarritz est ouverte aux vents marins. Les hivers sont doux et la chaleur estivale est supportable. Cette situation climatique privilégiée lui a valu le titre de « station hydrothermale et climatique » depuis 1912. Le régime des vents est dominé par une triple influence : l'océan Atlantique, les Pyrénées et un régime de brises locales. Les vents marins, dominants, apportent de l'humidité et de la fraîcheur en été et de la douceur en hiver. Venant du sud, des vents chauds sont générés par un effet de foehn.

 

Rocher de la Vierge

Certainement le plus célèbre des édifices rocheux biarrots, il est un des monuments de la Ville, qui l'a représenté sur les panneaux de ses rues. Bien que relativement éloigné de la côte, le rocher de la Vierge enregistre une forte affluence touristique, à cause d'une passerelle d'acier construite par Eiffel à la fin du XIXe siècle. On y voit le phare, la Villa Belza, on y distingue les plages sablonneuses d'Anglet et des Landes, ou encore les reliefs pyrénéens et la côte basque jusqu'à Getaria.

 

Biarritz et Capbreton
Biarritz et Capbreton
Biarritz et Capbreton
Biarritz et Capbreton
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Capbreton

Le port de plaisance de Cap breton est situé sur la façade atlantique, le long de la côte Sud-Ouest, dans les Landes. Il est d'ailleurs le seul port de plaisance landais, au cœur des stations d'Hossegor et de Capbreton.

Accéder au port de plaisance de Capbreton

L'entrée et la sortie du port se font par la passe de Capbreton avec un tirant d'eau de 2 mètres. L'accès dans la passe est possible de moins de 2 heures à plus de 2 heures par rapport à la pleine mer. À l'entrée de celle-ci se trouve la Digue Nord (43°/39,4 N – 01°/26,9 W) surmontée d'un feu rouge (2é [6 s] 13 M – 8 M) et l'Estacade Sud, avec en bout une plateforme immergée à mi — marée sur 30 m, balisée par un feu vert ([2é (6 s) 9 M – 8 M]. Le Chenal d'accès du Boucarot est d'une largeur de 50 m.

 

À Cap breton, la Passe du Boucarot est un lieu à l’ambiance insolite. Nous y voyons un balai continuel de bateaux passant du port de Capbreton au lac marin d’Hossegor. Cet ancien lit de la rivière Adour est également le point d’entrée de deux cours d’eaux : le Boudigau et le Bouret qui se jettent dans le port. Nous y croisons donc de nombreux pêcheurs d’eau douce ou d’eau de mer… Ses pêcheurs à la ligne se placent sur la passerelle d'accès au phare. Le phare, au bout de sa passerelle en bois est un rendez-vous incontournable pour ses vues sur la côte et la mer.

Biarritz et Capbreton
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6 mars 2022 7 06 /03 /mars /2022 17:20

Aujourd'hui, Dax joue la carte de ses quinze établissements privés à taille humaine avec boue appliquée à la main. Résultat, la fréquentation est à nouveau en très légère hausse depuis deux ans et le chiffre d'affaires du thermalisme sur le Grand Dax atteignait l'an dernier 58 millions d'euros. Son secteur thermal qui emploie quelque 730 personnes dans le Grand Dax génère 6.000 emplois induits. Chaque curiste rapporte en moyenne 2.369 euros, selon le Comité départemental du tourisme.

De l’héritage gallo-romain aux bijoux d’architecture Art Déco, du trou des pauvres aux arènes, petite balade au fil du temps et des immanquables de la ville deux fois millénaire.

 

La crypte archéologique

En 1978, à l’occasion d’un aménagement urbain, des vestiges gallo-romains ont été mis au jour à l’îlot central. Des fouilles ont peu à peu fait apparaître les fondations d’un vaste monument antique qui pourrait dater du Ier ou IIe siècle de notre ère. Longtemps perçu comme un temple érigé sur un podium, ces ruines sont aujourd’hui envisagées par les spécialistes comme les fondations d’une basilique civile, édifice situé sur le forum où se déroulaient alors le marché ou les affaires judiciaires. Un témoignage exceptionnel.

 

Les remparts

Édifiée au IVe siècle ap. J.C., l’enceinte gallo-romaine était encore complète vers 1850, formant le plus vaste ensemble de fortifications de la période antique conservé sur notre territoire. Malgré les protestations d’érudits ou d’archéologues, les démolitions ont fini par se succéder jusqu’à la fin du siècle. Aujourd’hui, il subsiste un cinquième des fortifications d’origine, classées Monument historique en 1889. A voir notamment la belle ouverture tombant dans le vide côté boulevard Saint-Pierre, sans doute une porte secondaire à passerelles à l’époque.

 

La Cathédrale

Cathédrale de style classique « néo-grec » édifiée entre la moitié du XVIIème et la fin du XIXème siècle, classée Monument historique en 1946. La Cathédrale se visite tous les jours de 9h à 12h et de 14h30 à 19h, le dimanche de 8h30 à 12h et de 16h à 19h. Des visites guidées sont proposées gratuitement, certains jeudis à 16h.

Le Portail des Apôtres de la cathédrale

Vestige de la cathédrale gothique effondrée en 1645, ce portail d’entrée monumental daté du XIIIe siècle, a failli être détruit fin XIXe lors de l’agrandissement du lieu de culte. Finalement, ce superbe ensemble de sculptures, classé en 1884, fut remonté à l’intérieur de la nouvelle cathédrale, devenue, elle aussi, Monument historique en 1946 avec son style classique « néo-grec ».

DAX ville Thermale
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A la découverte des richesses patrimoniales

Là, un peu partout, s’affiche le patrimoine dacquois où cohabitent le passé gallo-romain, l’Art déco, les témoignages du XVIIe et XVIIIe siècle ou l’architecture basco-landaise. Des remparts aux arènes, du portail des Apôtres à la Fontaine chaude, du Musée de Borda à la galerie d’art Atrium Culture… se balader dans Dax, c’est faire de sacrés grands écarts historiques et temporels !

 

La ville en pleine nature

Et la nature n’est jamais loin, dans une volonté permanente de mener des projets respectueux de l’environnement et du patrimoine. Ville « 3 fleurs », berges de l’Adour et nombreux parcs… Dax a un autre atout indéniable à faire partager : son bois de Boulogne et ses prairies humides classés Natura 2000, sur des sentiers découverte nature et santé au départ de la Maison de la Barthe.

 

Un Jardin remarquable

En plein cœur de la cité, le parc du Sarrat, classé « Jardin remarquable » par le Ministère de la Culture, vaut aussi largement le détour.

Street Art

En 2020, le Festival MURALIS se déploie de nouveau dans la ville de Dax.

MURALIS est un festival en plusieurs saisons tout au long de l’année qui s’organise autour de plusieurs axes : réalisations artistiques, événements culturels et médiations avec de nombreux partenaires locaux.

Buglose

Notre Dame

A proximité de Dax, entre Mont-de-Marsan et Bayonne, se trouve le haut-lieu marial des Landes, Notre-Dame de Buglose. Le sanctuaire se trouve sur l’ancienne commune de Pouy, devenue Saint-Vincent-de-Paul en raison de la naissance en ce lieu du très grand apôtre de la charité .

Lieu de pèlerinage important dès le XIIe siècle, l’église avait été détruite par les protestants sur ordre de Jeanne d’Albret et seule la statue avait pu être, en hâte, emportée par un fidèle, mais sans que l’on sache ce qu’elle était devenue. Le sanctuaire était ainsi tombé dans l’oubli, lorsqu’un jour de l’an 1620, un berger gardant ses bœufs, vit que l’un d’eux s’était éloigné dans une zone marécageuse et semblait lécher un rocher. S’approchant, il constata qu’en fait de rocher, il s’agissait d’une statue de la Vierge Marie. Les anciens ayant identifié que la statue était celle disparue, de l’ancien sanctuaire marial, la statue fut extraite du marais et conduite par un char de bœufs…qui, obstinément, refusèrent d’avancer au-delà des décombres de l’ancienne église. L’évêque de Dax comprit alors que le souhait de la Vierge Marie était bien d’être honorée en ce lieu.

 

 

 

Historique du carillon

En 1877, arrive sur le siège épiscopal d’Aire un évêque venu du Nord, originaire de Templeuve. Mgr Delannoy, homme du Nord, avait la nostalgie des carillons de sa Flandre natale. En effet, la Belgique et le Nord de la France s’honorent de posséder les plus beaux carillons. Il considérait que l’église de Buglose était le plus beau fleuron de son diocèse. Il fit donc construire deux tours : la tour nord, pas très haute, massive et carrée ; et la tour sud, très haute, à trois étages. Les historiens connaissent l’acharnement que mit cet évêque ainsi que le supérieur des Missionnaires, pour obtenir un carillon. Les longues et fréquentes correspondances avec la fonderie Paccard d’Annecy-le-Vieux en témoignent.
 

Le 8 septembre 1894 eut lieu la bénédiction des 4 premières cloches. Quatre cloches, ce n’est pas encore un carillon. Le 8 septembre 1895, un an plus tard, eut lieu la bénédiction de 19 nouvelles cloches. Ajoutées aux 4 premières de l’année précédente, ce fut donc l’inauguration d’un carillon de 23 cloches, doté dés l’origine d’un clavier singulier, inventé par le chanoine Maisonnave, nommé « la Machine à Carillonner ». Celle-ci a été présentée à l’Exposition Universelle de Paris en 1900.

DAX ville Thermale
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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 16:02

L’architecture Art Deco

L'Art déco est un mouvement artistique né dans les années 1910 et qui prit son plein épanouissement au cours des années 1920 avant de décliner lentement à partir des années 1930, pour prendre fin avec la Seconde Guerre mondiale (1939). C'est le premier mouvement d'architecture-décoration de portée mondiale.  Art déco  est l'abréviation de « Arts décoratifs », et concerne l'architecture, plus spécialement l'architecture intérieure avec ses tapisseries, vitraux, peintures et sculptures ornementales, son ébénisterie, l'emploi de la céramique, de l'orfèvrerie… Cette architecture est portée par des halls d'entrée ostentatoires et symboliques, des circulations verticales en ascenseur luxueux et des intérieurs en étages tout aussi raffinés, ainsi que des inscriptions et figures statuaires symboliques extérieures.

Dax est l’une des villes landaises qui fait honneur au style Art Déco à travers bien sûr le Splendid Hôtel édifice construit en 1928 sur les vestiges des fondations d’un ancien château fort et totalement rénové en 2017. Véritable chef d’œuvre de l’architecte André Granet avec sa façade d’un blanc immaculé, ses hauts plafonds, ses oriels mais aussi son mur de lumière en verre fumé de diverses couleurs et orné de formes géométriques que l’on retrouve dans le hall d’entrée. Au milieu des années 20, l’homme d’affaires et futur maire, Eugène Milliès-Lacroix, a l’ambition d’encourager la construction de nouveaux hôtels et établissements afin de faire de Dax « une ville thermale moderne et modèle ».

 

L’hôtel Splendid

Ce grand hôtel des années 30 a traversé les époques en s’inscrivant dans l’histoire de la ville de Dax. Ce fleuron de l’art déco, lieu emblématique des années folles, symbole du bouillonnement culturel et artistique de la ville de Dax, ouvrit ses portes aux personnages les plus célèbres de cette période frénétique et créative. Ernest Hemingway, Joseph Kessel, Sacha Guitry…

Son architecture audacieuse en forme de vaisseau amiral faisant face aux berges du fleuve de l’Adour, inspiré du mythique paquebot Normandie, est une invitation à la rêverie et à l’évasion. Son architecte André Granet créa un hôtel d’exception sublimé par sa décoration Art Déco chic et sophistiquée. Son grand hall et son large escalier lumineux, caractéristiques de ce mouvement décoratif, ont gardé de leur superbe, menant aux chambres spacieuses et confortables de ce bel hôtel 4 étoiles. Au rez-de-chaussée, le style Art déco y est très présent, du Hall d’entrée au restaurant.  Pour une parenthèse nature, Le Splendid initie un espace où il fait bon vivre.

Un SPA moderne et innovant offre une parenthèse apaisante et relaxante après une journée de découverte de la ville de Dax. L’édifice a fait l’objet d’une rénovation complète pour ajouter un nouveau chapitre à sa longue histoire.

Après cinq ans de fermeture, le Splendid, est inauguré en 2018, symbole des efforts de la ville landaise pour redorer son titre de premier pôle thermal français et tourner la page de plusieurs années difficiles. Dax fête ainsi en fanfare la fin de plusieurs années sombres afin de promouvoir son eau naturelle à 60°C et sa boue naturelle aux vertus curatives en rhumatologie et problèmes veineux. Jeux de lumière, chanteuse d'opéra, danseuses, magiciens et DJ : le programme est à la hauteur des investissements dans un secteur thermal qui emploie quelque 730 personnes dans le Grand Dax et génère 6.000 emplois induits, chaque curiste rapportant en moyenne 2.369 euros, selon le Comité départemental du tourisme.

Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
Dax et l’Art Déco
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L’Atrium

L’Atrium Casino fut inauguré, le 1er juillet 1928, par une représentation en plein air de l’opéra de Gounod « Mireille » devant près de 1.200 spectateurs. « Ce magnifique monument moderne » – peut-on lire dans le Dax Républicain quelques jours plus tard – « donnera satisfaction tout à la fois à la colonie étrangère et à la population sédentaire de la ville ».  Restaurants, café, dancing, salle de spectacle d’été, salle de baccara et bar américain aux ornements cubistes, tout a été prévu. Dans les années 1990, le bâtiment art-déco, désaffecté et délabré, a failli disparaître. Il est finalement restauré dans les règles de l’art, les stucs, ferronneries et mosaïques reconstitués à l’identique. Rouvert en 1991, l’Atrium offre aujourd’hui, au cœur de la ville, un restaurant et une belle salle de spectacles accueillant la saison culturelle.

 

Les Thermes

 L’hôtel « Les Thermes », voisin du Splendid, est l’œuvre de l’architecte Jean Nouvel édifié dans les années 90 qui avait pour ambition de créer un bâtiment contemporain faisant écho à l’architecture des années folles. Cette infrastructure abrite de nouveaux thermes très modernes.

L'Atrium et les Thermes
L'Atrium et les Thermes
L'Atrium et les Thermes
L'Atrium et les Thermes
L'Atrium et les Thermes
L'Atrium et les Thermes
L'Atrium et les Thermes
L'Atrium et les Thermes
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L'Atrium et les Thermes
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L'Atrium et les Thermes

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Le Musée Lascaris

https://youtu.be/l23HXor58bY

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
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