Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:19

Cette ville de 300 000 habitants est divisée en deux parties : le vieux village, encerclé par une imposante muraille et traversé par des petites ruelles qui conduisent à la découverte de son riche patrimoine culturel ; et la ville moderne, née au début du XIXème siècle et devenue la ville d’aujourd’hui. La ville moderne, voulue par Gioacchino Murat, est quadrillée de façon parfaite. L’époque mussolinienne a ajouté d’autres bâtiments dominés par des sculptures « romaines ». Cette nouvelle ville est traversée par les routes principales du shopping, comme Corso Cavour, où l’on trouve le célèbre Théatre Petruzzelli, temple lyrique de Bari. 

 

Le port de Bari constitue une porte de l’Europe vers les Balkans et le Moyen-Orient. Il est polyvalent et parmi les plus grands de l’Adriatique : en 2007, il a vu circuler 1,8 million de passagers, dont environ 350 000 pour des croisières.

Le long des murailles du vieux village, se trouve le Château qu’a fait construire Frédéric II de Souabe, avec sa vaste cour intérieure, et qui est aujourd’hui l’endroit où se déroulent les manifestations et les événements. La grande Basilique de San Nicola, où repose la dépouille de ce Saint, est un exemple exceptionnel d’architecture romane des Pouilles. La façade sobre et lumineuse, flanquée par deux tours de forme et de hauteur différentes, présente trois portails qui donnent accès aux nefs intérieures qui renferment des œuvres exceptionnelles.

La deuxième église, la plus importante de Bari est la Cathédrale, accolée à un autre campanile et construite sur des anciens édifices. Une rosace sagement décorée et trois portails animent la façade principale. L’ambiance intérieure est très suggestive grâce aux jeux de volumes et de la lumière filtrée à travers les grandes ouvertures et qui se reflète sur les murs clairs en pierre.

BARI  Pouilles
BARI  Pouilles
BARI  Pouilles
BARI  Pouilles
BARI  Pouilles

La Cathédrale Saint-Sabin

 

C’est la vidéo qui rend le mieux compte du caractère grandiose de cet immense édifice en en faisant le tour complet. Nous sommes en présence d’un miracle architectural qui absorbe les modifications effectuées sur plusieurs siècles. La cathédrale Saint-Sabin, dédiée à Sabin de Canosa (encore appelé Sabin de Bari), a été construite entre le XIIe siècle et le XIIIe siècle, après la destruction de la ville en 1156 par Guillaume de Sicile (le Mauvais). Comme la basilique Saint-Nicola, le bâtiment est de style roman des Pouilles : une façade simple, présence des lésènes, d'arches, de fenêtres à meneaux ainsi qu'une rosace majestueuse. Les trois portails d'entrée ont été construits au XIe siècle et remodelés au XVIIIe siècle Les travaux commencent en 1170, dans le style roman apulien (l’adjectif apulien est utilisé pour les Pouilles, car l’ancien nom des Pouilles était l’Apulie). Sur la façade, la moitié supérieure de la rosace est entourée d’un bestiaire comme on en voit dans bien des églises du Moyen-Âge. Cette massive cathédrale présente une ligne légère grâce aux élégantes arcades de son flanc. La sorte de grosse tour ronde placée sur son flanc était le baptistère. Depuis que l’on ne procède plus aux baptêmes par immersion, mais seulement en versant un peu d’eau sur le front du baptisé, l’ancien baptistère a été converti en sacristie. Au-delà se dresse ce haut campanile. La rosace de façade ouvragée selon le style baroque, avec ses animaux réunis en demi-cercle est appuyée par une fenêtre latérale qui n’a vraiment rien à lui envier. À la riche sculpture de l’encadrement s’ajoutent toutes sortes de sujets, comme cet éléphant ou ce sphinx. Mais on peut aussi remarquer, sous le sphinx, la décoration du chapiteau de la colonnette.

BARI  Pouilles
BARI  Pouilles

La Basilique Saint-Nicola de Bari

Notre voyage s’effectue pendant la semaine Sainte et nous avons pu voir les préparatifs des processions, dans plusieurs églises. A Bari les statues des Saints sont rassemblées dans les allées latérales, montées sur des brancards. C’est l’occasion pour les porteurs de se répartir la charge, de poser des manchons pour protéger leurs épaules, de se remplacer au portage dans un relais efficace. Nous avons donc vu les équipes de porteurs réunir leurs efforts sous les ordres d’un chef. C’est tout l’intérêt de notre vidéo.

La basilique Saint-Nicolas de Bari, un des symboles de la ville de Bari, est située dans le cœur de la vieille ville, sur une grande place, où, avant sa construction, s'élevait le palais du katepanō byzantin détruit lors d'une révolte populaire. Le bâtiment a été érigé entre 1087 et 1197 pour accueillir les reliques de saint Nicolas, dérobées à Myre par des marins en 1087. Le style de sa construction est l'un des meilleurs exemples d'architecture romane.

BARI  Pouilles
BARI  Pouilles
BARI  Pouilles
BARI  Pouilles
BARI  Pouilles
BARI  Pouilles
BARI  Pouilles
BARI  Pouilles
Repost 0
Published by Guy Muller - dans Voyages
commenter cet article
13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 15:15

 

C’est à partir de Termoli que nous visiterons le Gargano. Nous en ferons le tour en une journée, parcourant près de 200 kilomètres. C’est donc dans un univers confondant le bleu de la mer et le bleu du ciel, avec un grand soleil que nous prenons nos marques, limitant notre exploration aux deux plus beaux villages du Gargano.

Le promontoire du Gargano est situé dans la région des Pouilles et est considéré par sa forme comme l'"éperon de l'Italie". Ce promontoire qui s'avance dans la mer Adriatique se constitue essentiellement d'un massif montagneux de roches calcaires.

La partie la plus interne de la région, recouverte d'épaisses forêts, dont la Foresta Umbra, est peu peuplée. Les habitants tendent à se regrouper dans les centres côtiers ou au pied des montagnes, tendance renforcée par le développement récent du tourisme balnéaire qui s'est ajouté aux activités traditionnelles, la pêche et surtout l'agriculture.

Une route panoramique suit pratiquement tout le périmètre du Gargano, touchant la plupart des centres importants, comme Rodi Garganico, Peschici, Vieste, Mattinata et Manfredonia. Parmi les localités situées dans l'intérieur du massif, il convient de signaler Monte Sant'Angelo, San Giovanni Rotondo et San Marco in Lamis, localités aux sanctuaires très fréquentés qui attestent que le Gargano a toujours été, depuis l'époque médiévale, le lieu d'une grande ferveur religieuse, aujourd'hui grâce à la renommée de Padre Pio et, auparavant, en raison du sanctuaire dédié à saint Michel. Ce dernier, institué à Monte Sant'Angelo suite à des apparitions de l'archange à la fin du 5e siècle, attira de très nombreux pèlerins durant tout le Moyen Âge. Les murs du sanctuaire comportent de nombreux graffitis laissés par les pèlerins, qui témoignent de leurs origines très diverses.


Une végétation abondante, une mer cristalline, des endroits magnifiques, des lieux de culte et des saveurs authentiques sont les éléments qui caractérisent le Gargano. Un petit bijou de la nature placé sous la protection de l'instauration du Parc National qui comprend également la Foresta (Forêt) Umbra, la réserve marine des îles de Tremiti et les lacs côtiers de Lesina et Varano. C'est le plus grand parc national d'Italie et il détient une très vaste biodiversité de faune et de flore. De nombreux sentiers de la nature pour découvrir et admirer une végétation riche où beaucoup d'espèces d'animaux et d'oiseaux trouvent refuge. Le long de la côte, il existe un grand nombre de stations balnéaires pour passer des vacances avec la nature, la culture et la mer. 

Termoli cinq premières photos
Termoli cinq premières photos
Termoli cinq premières photos
Termoli cinq premières photos
Termoli cinq premières photos
Termoli cinq premières photos
Termoli cinq premières photos
Termoli cinq premières photos
Termoli cinq premières photos
Termoli cinq premières photos
Termoli cinq premières photos

Termoli cinq premières photos

Peschici

Ce village blanc se voit de très loin car il domine le paysage, situé sur un éperon rocheux. Il est constitué de deux parties, avec une ville nouvelle resserrée et souvent embouteillée, car dotée de rues étroites. Comme partout dans cette Italie du Sud, on s’arrête pour faire les courses, en se garant en épi, ralentissant le trafic. Donc il ne faut pas s’énerver et attendre la fin des manœuvres. La deuxième partie de la ville est la vieille ville historique  que l’on visite à pied. Son entrée est marquée par les portes d’une fortification. On la découvre en flânant et en admirant ses commerces et ses bâtiments. Souvent des fresques ornent ses murs. Arrivés au sommet de ce village, une vue époustouflante nous attend sur l’Adriatique. Une grille ouverte sur la mer accueille les cadenas d’amoureux au désespoir des amoureux du paysage. « Est-il possible d’affadir plus un paysage situé au cœur d’une nature merveilleuse, grandiose, lumineuse… ». A proximité, nous buvons un café à 90 centimes d’euros et admirons la vue. Notre vidéo vous accompagne dans ce tour du Gargano.

 

Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano

Vieste

C’est après un parcours montagneux et côtier que nous voyons une ribambelle de villages de vacances construits ces vingt dernières années. De nombreuses pompes à essence y sont installées dans l'attente de la clientèle de l’été.

Vieste est une ville côtière d'environ 14.000 habitants, située dans les Pouilles sur le littoral de la péninsule du Gargano. C'est un petit port agréable, fréquenté en été et dont le centre historique conserve de nombreuses ruelles d'origine médiévale.

Des découvertes archéologiques témoignent de la présence des grecs anciens et des romains de l'antiquité. Après la chute de l'empire romain, la ville a été occupée par les Byzantins, puis par les Lombards, les normands, les souabes, les angevins. Elle fut pillée en 1239 par les Vénitiens et elle a subi des raids turcs sanglants, dont celui de 1554 où des milliers d'habitants furent décapités. Au sein du Royaume des Deux-Siciles, Vieste fut administrée par les Bourbons jusqu'à l'unification de l'Italie.

Parmi les principaux édifices, comme dans d'autres villes dans les Pouilles, notons la cathédrale romane et le château, datant de l'époque de Frédéric II de Souabe et comme les autres cathédrales de la région, est dédiée à l'Assomption.
Le Château est un bâtiment massif qui domine la ville à distance, il est de nos jours occupé par une garnison.

La ville basse longe la mer avec des rues plantées de palmiers. Vers la plage, on voit les remparts et une belle vue sur le large. Après nous être garés face à la mairie nous entreprenons une montée dans les ruelles de ce village blanc. Mais l’ascension vers la ville haute permet de visiter la cathédrale et de voir le château occupé par une garnison. En longeant ce château on entre dans un petit jardin qui permet d’observer la côte sur une immense portée. Des rochers très découpés font penser à nos falaises d’Etretat. L’arc de San Felice, des grottes et des rochers animent la plage. Nous sommes d’ailleurs descendus pour avoir une autre vue depuis un espace aménagé en bord de mer.

Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Le Gargano
Repost 0
Published by Guy Muller - dans Voyages
commenter cet article
7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 08:04

 

L’ouverture de la pinacothèque "Giuseppe De Nittis" dans le splendide Palais de la Mer est une date historique pour la ville de Barletta, déjà à la tête, depuis 1914, de la collection la plus importante et la plus prestigieuse d’œuvres de De Nittis. Ce célèbre peintre incarne l’une des périodes les plus importantes de l’art au dix-neuvième siècle en Europe. Né à Barletta en 1846, De Nittis s’est d’abord formé à Naples, mais c’est à Londres et à Paris qu’il devint célèbre et reconnu. Il s’est éteint très jeune à 38 ans à Saint-Germain-en-Laye. La Pinacothèque qui présente ses œuvres, données à sa ville natale par son épouse Léontine Gruvelle, n‘est pas un simple musée, mais marque aussi un retour aux sources du grand artiste qui perpétue, depuis les Pouilles, le dialogue avec les acteurs de l’art et de la culture du XIXème siècle.

Le musée propose un parcours thématique qui débute par l’expérience napolitaine du peintre avec les paysages d’après nature, s’arrête sur les pentes du Vésuve, développe le charme de la modernité et la mobilité des villes de Paris et de Londres. La vue brumeuse du Parlement de Westminster est un classique de l’impressionnisme.

Dès l’entrée du musée, la vie du peintre est présentée dans une très grande salle, avec celle de son épouse, dans leurs principaux lieux de vie. Mais c’est à Paris que la vie mondaine prend toute sa place avec l’Opéra, les courses, les réceptions.  Il s’ouvre ensuite aux suggestions du grand monde, dévoile le lyrisme intimiste ressenti pour Léontine et les personnages féminins qui plaisaient tant au peintre de Barletta. Grâce à cette pinacothèque, l’européen De Nittis s’offre de nouveau au monde de l’art et de la culture par le biais d’un programme d’expositions consacrées aux artistes qui, comme lui, firent vibrer Paris pendant la seconde moitié du dix-neuvième siècle.

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris

Giuseppe de Nittis, peintre des élégances à Paris.

A l’examen, ses œuvres sont marquées par l’hédonisme, l’optimisme, une joie de vivre propre à la bourgeoisie aisée. Son impressionnisme s’observe devant l’industrialisation avec ses nuages de fumées. Sa nature est décrite comme resplendissante avec une attention portée à la neige et à ses paysages.  De Nittis est aussi un peintre naturaliste comme le sont en littérature Zola ou Maupassant. Naturalistes, le sont aussi ses amis du mouvement impressionniste. Il connait Turner qui, avant lui, avait voulu en finir avec le « Grand Genre » et inscrire l’Histoire dans le paysage… Et c’est un peu à lui que me fait penser ce « Train qui passe » avec son panache de fumée qui fuit en diagonale jusqu’à l’horizon et va incessamment engloutir les deux paysannes qui travaillent au premier plan du tableau.

Le salon de la Princesse Mathilde décrit un univers luxueux où s’organise la vie mondaine de l’époque. Cette toile fait penser à la description des salons attenants à la salle de bal du film le Guépard par Visconti. Une période surannée et mythique où l’instant est magnifié par une étude savante des poses des personnages. Il s’agit de se montrer aux autres pour faire admirer robes, costumes, bijoux, dans un véritable théâtre, dans lequel les rôles sont méthodiquement distribués.

Un an avant la mort de l’artiste, un « Déjeuner au jardin » montre femme et fils, alanguis dans la mélancolie rêveuse qui sied si bien au bonheur du réveil matinal des classes aisées. Cette peinture est l’un des chefs d’œuvres de De Nittis primée à Paris. La violente lumière d’une matinée d’été sur le vert de la pelouse souligne la douceur de l’ombre dans le contrejour de laquelle est dressée la table. Et la nappe blanche se teinte des roses et violets bleutés, commandés, d’après la « loi du contraste simultané », par la forte présence de leur complémentaire, le vert jaune de la pelouse. Une dernière fois De Nittis se hausse au niveau de son ami Manet. Il faut regarder de près la maîtrise picturale avec laquelle sont traités les objets et les fleurs sur la table et la douceur à contre jour des visages aimés.

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris

 

De Nittis à Paris

Ami de Gustave Caillebotte, Edgar Degas et Édouard Manet, Giuseppe De Nittis reste un peintre encore relativement confidentiel, y compris en Italie où il est classé trop rapidement dans l'école impressionniste italienne, malgré la variété de ses sources d’inspiration.

En 1867, il part pour Paris où il rencontre Meissonier et Gérôme. Deux ans plus tard, il épouse Léontine Gruvelle qui influence considérablement ses choix sociaux et artistiques. Ainsi, il fait son entrée dans le milieu artistique et intellectuel et fait connaissance des collectionneurs passionnés de japonisme tels qu'Edmond de Goncourt et Philippe Burty. En 1874, à l'invitation d'Edgar Degas, il participe à la première exposition des peintres impressionnistes qui se tient dans l'atelier de Nadar.

En 1880, il installe son atelier aux nos 3 et 3 bis rue Viète à Paris. En 1881, il séjourne à Gersau près de Lucerne en compagnie d'Alphonse Daudet et de son épouse. Il est au sommet de sa renommée lors de l'Exposition universelle de 1878 à Paris, où il expose onze de ses toiles.

Frappé d'une embolie cérébrale, De Nittis meurt en 1884 à Saint-Germain-en-Laye; il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise.

 

De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
De Nittis un italien à Paris
Repost 0
29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 16:59

Nous avons pu visiter la ville de Barletta dans les Pouilles lors d’une procession qui marque la ferveur des Catholiques au moment de la Semaine Sainte. Tous les jours de cette semaine, nous avons pu voir les préparatifs de ces défilés, dans plusieurs villes : Tarente, Bari, Trani. Les statues des processions sont portées grâce à des brancards, mais leur poids exige une préparation avec les futurs porteurs. Ils s’essaient donc à cet exploit sportif en soulevant les Saints et en glissant des manchons de protection afin de pouvoir supporter leur charge ou opérer une substitution de portage.

Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo
Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo
Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo
Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo
Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo
Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo

Coquelicots au printemps des Pouilles, coquelicots De Nittis dernière photo

 

Nous étions venus à Barletta pour visiter la Pinacothèque de De Nittis, peintre natif de cette ville et peu connu, bien qu’il ait côtoyé Caillebotte, Gérome et de nombreux autres peintres.

C’est donc après notre visite de l’exposition, que nous nous sommes placés sur le parcours de la procession, après que les habitants nous aient indiqué les horaires et les meilleurs emplacements pour réaliser ce reportage. Au contraire d’autres processions qui ont lieu la nuit à Tarente, Monopoli, la lumière du jour offre de très belles vues sur les tenues des participants. Une bonne partie des habitants de cette ville de près de 100 000 personnes était rassemblée sur près des deux kilomètres du parcours.

Notre vidéo vous permettra de participer à la procession comme si vous y étiez. Il s’agit de montrer en dix minutes l’essentiel de ce cortège. C’est sous le regard d’une statue récupérée en mer, représentant un colosse (sans doute un Empereur romain), que nous avons filmé, aidés par un soleil radieux. Ce soleil nous a d’ailleurs accompagnés pendant tout notre voyage dans les Pouilles.

Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta

A la question de savoir si le Vatican n’a pas de divisions, on peut répondre qu’il peut rassembler beaucoup de fidèles, surtout si l’on additionne l’ensemble des participants de toutes les villes d’Italie. Les fêtes de Pâques dépassent en manifestations diverses celles des fêtes de Noël. Il y a bien une grande ferveur et une unité de pensée qui rassemble solidement la communauté Catholique.

A la fin du défilé, clôturé par les personnalités, la population envahit les rues, débarrassées de voitures, pour une montre exceptionnelle.

Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Voyage dans les Pouilles : Barletta
Repost 0
Published by Guy Muller - dans Voyages
commenter cet article
2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 09:06

Le musée Fabre est le principal musée d'art de Montpellier. Il est créé à la suite d'une proposition en 1824 du baron François-Xavier Fabre (1766-1837), peintre et collectionneur, de faire don à la ville de ses collections, à condition qu’elles soient à l'origine d’un musée. Le maire de l'époque, Ange-Jean-Michel-Bonaventure Marquis de Dax d’Axat, premier président de la Société des Beaux-Arts de Montpellier et ami du baron Fabre, est aussi un amateur d’art. Il sera l'initiateur de la création du musée. En janvier 1825 il réunit un conseil municipal extraordinaire au cours duquel la donation est validée par un vote unanime. Après trois ans de travaux financés par la municipalité, le musée ouvre ses portes le 3 décembre 1828

Le musée a été installé dans l'hôtel de Massilian, hôtel particulier situé à l'est de l'Écusson, le centre historique de Montpellier, et donnant sur l'Esplanade, à proximité immédiate de la place de la Comédie. Il a demandé trois années d'importants travaux suivis de près par le maire et le baron Fabre et confiés à deux architectes de la ville de Montpellier, MM. Fovis et Boué. Le musée s'est étendu autour du bâtiment originel grâce à des constructions proches donnant sur l'Esplanade et en absorbant un ancien Collège de jésuites.

 

La rénovation de 2003

Le musée a été fermé de 2003 à 2007 pour permettre un agrandissement et une réorganisation des espaces, par une démolition intérieure et le déménagement de la bibliothèque. La rénovation a été conçue par le cabinet d'architecture de Bordeaux Brochet-Lajus-Peyo associé à Emmanuel Nebout de Montpellier. L'inauguration officielle du musée a eu lieu le 3 février 2007, son ouverture au public le 4 février 2007.

Les espaces d'exposition ont été portés de 3 000 à quelque 9 000 m2 dont une salle d'expositions temporaires de 1 000 m2. Une nouvelle aile a été créée pour la peinture contemporaine. Le circuit de visite a été entièrement repensé tout en mettant en valeur les décors subsistant du 19ème siècle (grand escalier dessiné par Fabre lui-même, salle des Griffons avec sa frise néo-étrusque, ancien appartement de Fabre avec plafonds peints et lustres). L'entrée se fait désormais par l'ancien collège de Jésuites, en retrait par rapport à l'hôtel de Massilian.

Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre

Les collections

Le musée propose une nouvelle configuration pour plus de liberté et afin de répondre aux demandes et aux envies de chaque visiteur.
Nous visitons un ensemble exceptionnel de peintures flamandes et hollandaises du XVIIè siècle. Les œuvres des grands maîtres de la peinture européenne comme Allori, Véronèse, Ribera, Bourdon, Coypel ou Reynolds nous charment aussi.

Un temps du parcours, permet de voir l’œuvre du fondateur du musée, François-Xavier Fabre et de ses contemporains tels David, Ingres... Les collections modernes et contemporaines permettent bien des surprises : de Delacroix à Géricault en passant par Courbet qui séjourna à Montpellier jusqu'au groupe Support-Surface, sans oublier l'Impressionnisme avec Bazille, Staël, Van Dongen, Richier...

 

Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre

Pierre Soulages

Un pavillon est dédié aux œuvres du XXème : Pierre Soulages, Simon Hantaï et le groupe Support-Surface. La fin du parcours réserve une ultime découverte qui se déploie sur plusieurs salles : un ensemble d’œuvres de Pierre Soulages retraçant le parcours de cet exigeant peintre français, le plus connu dans le monde.

À la demande de la Métropole, les architectes ont imaginé un bâtiment neuf pour augmenter la surface d'exposition. Le mur intérieur, intégralement constitué de verres texturés, s'illumine la nuit grâce à plus de 3 000 appareils au néon. Cette façade verrière originale est un élément architectural important du projet.
 

Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre
Le Musée Fabre

Expositions en cours : printemps-été 2017

 

Un hommage à François Rouan, compagnon de route des artistes liés au mouvement Support-Surface pour une première rétrospective, imposante et lumineuse, dans la ville natale de l’artiste ; face à face, durant l’été, entre deux monstres sacrés de la modernité du XX-XXIe siècle, Francis Bacon et Bruce Nauman, dans le cadre du 40e anniversaire de la création du Centre Pompidou. Le design et les créations de Constance Guisset investissent pour la première fois les salons feutrés de l’Hotel Sabatier d’Espeyran, département des arts décoratifs du musée Fabre et dans la cour Richier du musée, L’Art et la Matière, galerie de sculptures à toucher, continue de fasciner petits et grands.

Non loin de là, le visiteur pourra redécouvrir, les riches collections du musée à travers un thème fédérateur, omniprésent dans l’art occidental depuis la renaissance : La Poétique des ruines. Ces évènements au fil du parcours font désormais pleinement partie de la vie du musée.

Cette diversité, cette volonté à la fois de délecter et d’instruire, sont la marque distinctive du musée qui compte aujourd’hui parmi les institutions culturelles les plus dynamiques de France.

Repost 0
25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 19:19

Chef-lieu du département de l’Hérault, Montpellier est une des seules villes françaises dont la population a augmenté de façon ininterrompue ces dernières années. Située au point de croisement des routes qui joignent l’Italie à l’Espagne, c’est une ville dont le patrimoine architectural découle de la période médiévale et royale. Le cœur de la ville est représenté par le quartier de l’Écusson, autour duquel se déroule toute la vie montpelliéraine.

Avec près de 60 ha, le centre historique de Montpellier est une des plus grandes zones piétonnes d'Europe.

 

Le nombre de monuments connus de la ville, étonnamment faible eu égard à la richesse de son histoire, tient au fait qu'il a été largement ignoré et par conséquent très peu mis en valeur. Tous les anciens châteaux et palais que comptait la ville ont disparu, la plupart du temps détruits volontairement par les habitants ; le principal palais se situait à l'emplacement du palais de justice. La grande richesse de Montpellier réside donc surtout dans l'ensemble de son bâti : la grande majorité des bâtiments de l'Écusson est d'origine médiévale, et même si très peu n'ont pas été remaniés depuis le Moyen Âge, il suffit d'ouvrir les yeux pour voir encore présentes dans les murs des dizaines de fenêtres de forme typiquement médiévale et des centaines de salles voûtées dont une bonne part sont également d'époque médiévale. La quasi-totalité des bâtiments du centre sont, sur des bases médiévales solides, d'époque moderne.

 

La Place de la Comédie

C’est le cœur de la ville. Il s’agit d’une gigantesque place autour de laquelle se trouvent le Théâtre Municipal qui a donné son nom à la place, ainsi que de nombreux cafés, restaurants et cinémas. La Place de la Comédie est un lieu de socialisation, desservie par les lignes de tramways. Elle est située à cinq minutes à pied de la gare. Dans son prolongement a été construit un très grand centre commercial.

Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier

L’Opéra

La façade, de plus, est ornée de quatre statues à l’effigie du Chant, de la Poésie, de la Tragédie et de la Comédie. L’originalité du bâtiment tient à sa disposition : la grande salle de spectacle est doublée d’une salle de concert, se trouvant à sa perpendiculaire.

 

Le Château d’Eau du Peyrou

Situé au sein de la promenade éponyme, ce bâtiment a été construit en 1768 par Henri Pilot. Sa mission première était de distribuer l’eau potable à la ville à partir du Lez voisin. Le château est d’une forme hexagonale et est orné de colonnes de style corinthien. Il est alimenté en eau par l’aqueduc Saint-Clément, qui fait la jonction entre le bâtiment et la rivière.

Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier

La Porte du Peyrou

Cet Arc de Triomphe marque l’entrée de la promenade du Peyrou, place royale dédiée à la puissance du roi Louis XIV, bienfaiteur de la ville. Elle a une forte ressemblance avec la place Saint Martin à Paris.

Construit par Augustin-Charles d’Avilier, architecte attitré de la région du Languedoc, elle a en réalité été dessinée par François II d’Orbay. La porte fut érigée en 1691 sur l’un des points les plus hauts de la ville.

 

L’Aqueduc des Arceaux

On doit cet aqueduc à l’architecte Henri Pitot de Launey, qui fut l’homme qui résolut les problèmes d’eau à Montpellier. Érigé en 1754, il fait la jonction entre le Château d’Eau et la source du Lez dans le village voisin de Saint-Clément.

Il fut construit sur le modèle du Pont du Gard. Long de quatorze kilomètres, il est terminé par des arceaux hauts de plus de vingt mètres.

 

L'Aquarium Mare Nostrum

Inauguré en 2007, l’aquarium a vu sa surface augmenter de huit-cents mètres carrés en 2007, quatre ans après son inauguration. Au cours des deux heures et demie de visite, il est possible de rencontrer des espèces de toutes les mers du monde.

Devenu en moins de cinq ans le premier site touristique du département et le troisième lieu de visite de toute la région, il offre des poissons et des espèces marines provenant de la Méditerranée jusqu’aux abysses de l’Océan Indien, en passant par l’Atlantique, le Pacifique et les mers du Sud.

Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier
Montpellier
Repost 0
Published by Guy Muller - dans Voyages
commenter cet article
19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:34

Ce village a été classé le deuxième Village préféré des Français en 2012 parmi les 21 autres villages présents dans la compétition.

 

L'approche de Saint-Guilhem-le-Désert est fabuleuse avec sa route d'approche bordant une superbe gorge de l'Hérault. Agé de plus de mille ans, le village est situé agréablement le long du fond de la vallée. En empruntant une longue rue nous arrivons à la Place de la Liberté tout près de l'abbaye. Il y a un parking près de la place de la Liberté, si vous n'avez pas le temps de marcher le long de la gorge.

De nombreuses maisons traditionnelles en pierre bordent cette rue qui commence à la mairie.  Beaucoup d’entre elles sont restaurées avec soin. Nous admirons les Maison Lorimi et la Maison Sandonato avec leurs façades contenant de nombreuses arches en pierre.

Dans le centre du village on découvre le 12ème siècle et la Tour des Prisons. Le Château du Géant domine les collines au-dessus du village. Ce sont les éléments essentiels des fortifications du village.

Le centre du village est la partie autour de l'abbaye avec en son centre la Place de la Liberté. La Place de la Liberté est une place tranquille entourée de maisons anciennes, comprenant un platane, de plus de 160 ans. Nous découvrons des cafés, des restaurants et plusieurs petits commerces sur la place. C’est un endroit charmant pour se reposer et savourer l'atmosphère paisible.

Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)

L'abbaye de Gellone

Outre le village lui-même, l'abbaye de Gellone est le principal édifice digne d'une visite à Saint-Guilhem-le-Désert. L'église abbatiale est une église totalement romane qui apparait simple dans son cadre, sereine et gracieuse sous les rochers imposants, datant en partie du 12ème siècle.

L'abbaye possède un cloître charmant avec un beau jardin dans son centre. La plupart des éléments du cloitre sont une reconstruction car une grande partie des cloîtres d'origine ici et ailleurs ont été démantelés et reconstruits dans un musée de New York « Cloister ».

 

L’histoire de la cité

Le toponyme « dau Desèrt» date de l'époque où le terroir était dévégétalisé par les pratiques délévage des trop nombreux habitants du bourg. Toute forme de végétation avait un emploi pour l'alimentation du bétail ou le chauffage. Ces pratiques paysannes de subsistance ont duré jusqu'au début du XXe siècle, puis la venue de l'exode rural, laissant la végétation pousser à nouveau alentours. Toutefois une autre interprétation du désert donne la préférence à l’absence d’habitants. Or ce village de 800 habitants n’en a plus que 250 aujourd’hui et montre la difficulté d’enraciner durablement des habitants.En 804, le comte de Toulouse et duc d'Aquitaine Guillaume  (Guilhèm en langue d'oc) fonde une abbaye dans un lieu de la vallée de l'Hérault alors à l'écart de toute présence humaine,. L'abbaye est appelée abbaye de Gellone, ou, après son décès, abbaye de Guillaume, et devient l'abbaye de Saint-Guilhem après sa canonisation en 1066.

La relique d'un morceau de la vraie croix attire la dévotion de nombreux pèlerins et l'abbaye devient une étape très importante de pèlerinage (sachant que la majorité des pèlerins ne va pas à Saint-Jacques-de-Compostelle en vertu d'une croyance tenace mais à 60 km en moyenne). Une agglomération se développe autour de l'abbaye.

Au Moyen Âge, l'abbaye se trouve sur le territoire du diocèse de Lodève, alors que l'abbaye d'Aniane, toute proche, fondée vers 782 par un proche de Guillaume, relève du diocèse de Maguelone.

Des aménagements piétons avec notamment la « passerelle des Anges » conduisent au « pont du Diable » (XIème siècle, classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France).

Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)

Le pont du Diable

A l'entrée des gorges de l'Hérault, au lieu dit "gouffre noir", le vieux pont roman, accroché aux berges abruptes, enjambe le fleuve en son point le plus resserré. Long de 50 m, il comprend deux arches principales en plein cintre et deux ouvertures secondaires, les ouïes, destinées à faciliter l'écoulement des eaux en période de crue. Il fut construit entre 1028 et 1031, par les deux proches abbayes d'Aniane et de Gellone, qui contrôlaient jalousement les deux rives du fleuve.

Considéré comme l'un des plus vieux ponts médiévaux français, il a été classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO au titre du chemin de Saint Jacques de Compostelle en France depuis 1998.

Aujourd'hui c'est un lieu idéal pour se retrouver en famille ou entre amis, et durant les beaux jours, nous pouvons nous baigner à la plage surveillée du pont du Diable ou parcourir les gorges de l’Hérault en canoë.

 

La légende du pont du Diable

Alors que les moines de Gellone et d’Aniane ne ménagent pas leurs efforts pour la construction du pont traversant l’Hérault au débouché des gorges sur la plaine, on constate chaque matin en abordant les lieux, que les travaux réalisés la veille sont systématiquement détruits. Les deux congrégations monastiques comprennent très vite que leur projet subi des entreprises de sabotages nocturnes et en appelle à la protection de leur Saint Patron Guilhem qui un soir, décide de se rendre seul sur les lieux pour y interpeller les éventuels malfaiteurs. Après quelques heures, posté à attendre, Guilhem constate que le Diable déguisé dans un costume de bouc noir fracasse les travaux du pont. Guilhem l’interpelle alors :

- « Satan, je t’ai reconnu dans ton ridicule apparat. Pourquoi dévastes-tu ainsi l’ouvrage de mes frères ? »

- « C’est que je n’ai que faire des entreprises de tes chiens de serviteurs sur terre. »

- « Satan, plutôt que de nous affronter ici, essayons de régler notre contentieux intelligemment. »

- « Pour une fois, je suis d’accord avec toi Guilhem ! Alors écoute-moi bien. Je te propose de construire un pont le plus solide qui soit en trois jours. En échange, tu t’engages à me livrer l’âme d’un de tes chiens de serviteurs. Celle du premier qui traversera le pont sera pour moi et je l’emmènerai avec moi au fond de l’abîme des enfers. »

Sans répondre aux provocations du Diable et avec la plus sereine des assurances, Guilhem lui rétorqua :

- « L’âme d’un de mes chiens de serviteur ! Tu ne saurais mieux dire Satan ! Retrouvons-nous en ces lieux dans trois jours et trois nuits lorsque tu te seras exécuté. »

Sur ces mots, Guilhem s’en retourna au village.

Trois jours et trois nuits s’écoulèrent et ce fut le moment pour Guilhem et ses compagnons de retourner au pont pour constater la fin des travaux. Arrivés aux abords du chantier, Satan les accueille sur l’ouvrage qu’il vient d’achever, la mine réjouit à l’idée d’emporter avec lui une âme humaine. Il s’adressa alors à Guilhem en ces termes :

- « Je me suis exécuté, l’ouvrage est terminé. J’ai rempli ma part du contrat. A toi maintenant de me donner ce que tu m’as promis. »

Guilhem sortit alors un os de sa veste, le jeta de l’autre côté du Pont et le chien qui se tenait à ses côtés traversa le Pont à grandes enjambées. Alors que le Diable ne comprenait pas la manœuvre, Guilhem s’exclama :

- « Satan, tu vois que je respecte mes engagements. Il y a trois jours de cela, tu me demandais l’âme d’un de mes chiens de serviteur. Et bien, voici le plus fidèle de tous. »

- « ARRRRGH !! Guilhem !! Tu m’as trompé. Ma vengeance sera terrible ! »

Dans sa colère, le Diable tenta de détruire le pont mais l’ayant promis le plus solide possible, il ne put y parvenir. Enfin, comprenant qu’il ne pourrait se venger, il se jeta de dépit dans les eaux de l’Hérault et creusa le gouffre noir dans sa chute.

Parfois, en période de crue, la colère du Diable semble se réveiller et ses hurlements surgissent du fond du gouffre.
C’est ainsi que pendant de très nombreuses années, les pèlerins et gens
de passage qui traversaient le pont se munissaient de pierres pour les
jeter dans le fleuve dans l’espoir d’y laisser le Diable au fond.

 

Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Saint Guilhem le désert (Hérault)
Repost 0
Published by Guy Muller - dans Voyages
commenter cet article
12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 13:33
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina

Avec les Amis des musées de Nice nous sommes allés visiter ces deux bourgs proches. Notre guide, comme souvent en Italie était Sandro Cozzari, qui nous a présenté l’histoire de ces deux Finale. Son érudition débute par une présentation des vicissitudes connues par cette région.  Ainsi, dès l’approche, dans le car, il campe le décor, avant notre déambulation dans les rues. C’est donc la complexité de l’histoire italienne que nous retrouvons dans ces cités moyenâgeuses.

 

Finalborgo

Un mur d’enceinte clôture la ville, incluant un campanile de la Collégiale Saint Blaise. Plusieurs portes d’accès décorées donnent un aspect particulier à ce bel ensemble. Il s’agit d’un village classé parmi les plus beaux villages d’Italie. Au dessus de Finalborgo, une forteresse domine le paysage avec ses remparts, animés d’importantes tours de guet en saillie.

Le Castel San Giovanni, domine le village, édifié par les Espagnols.  Les origines ligures à l’origine de l’implantation des premières populations ne font aucun doute. En 1142, le marquis Enrico du Carretto (dit le Guercio) obtient le marquisat de Savone. Sa famille gouverne jusqu'en 1598 et en construit l'actuel bourg. Le pays passe ensuite sous la domination espagnole jusqu'à 1713. Finalborgo devient un point de passage important pour rejoindre les terres milanaises.

À la mort de Charles II d'Espagne, le marquisat de Savone est cédé aux Génois, et Finalborgo perd son importance. Il reste sous le contrôle de Gênes jusqu'en 1795 lorsque la République ligure est conquise par Napoléon Ier et, après la Restauration, il passe finalement au royaume de Sardaigne.

Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina

La collégiale Saint Blaise

La construction de la collégiale actuelle, de style gothique, fut commencée en 1372 et terminée vers 1375, sur la base d'une ancienne église du XIIème siècle, sur la rive ouest du torrent Aquila, jointe à un hôpital dont il ne reste aucune trace. Elle fut pillée par les troupes qui occupèrent successivement Borgo, gravement endommagée pendant la guerre contre Gênes.

Un nouvel édifice fut décidé en 1634 sur un projet de l'architecte Andrea Storace qui conduisit les travaux jusqu'à sa mort en 1650 (le gros de la construction fut achevé en 1659).

Ce qui étonne le plus le visiteur, c’est la simplicité de la façade et de ses murs extérieurs, comparée à un intérieur très riche et de grande dimension avec ses trois nefs. L'intérieur gothique, initialement vide de décorations, s'est vu couvert entièrement d'ajouts baroques puis néoclassiques. Douze chapelles latérales se partagent l’espace. Nous avons apprécié la beauté de la chaire et son soubassement sculpté en marbre blanc. La barrière de l’autel est scandée par quatre superbes statues d’anges aux courbes masculines et féminines de marbre blanc. Les anges ont bien un sexe dans cet univers baroque à souhait. La patine de ces statues leur donne un air vivant d’autant plus que les statues situées devant les marches de l’autel ont une attitude provocante. Le chemin du ciel est semé d’embuches….

 

Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina

L’intérieur du village

Outre les portes d’accès plusieurs places sont entourées de maisons décorées. Aujourd'hui en marchant entre les boutiques, les loges et les petites places animées de bars et trattorie, l'on ressent encore un sens de bienvenue et de protection comme il était possible de le respirer il y a quelques siècles. Quelques bicyclettes décorées de fleurs sont disposées devant les maisons donnant un aspect reposant aux rues.

Mi-août pendant quatre jours, lors de la fête Viaggio nel Medioevo, cette sensation devient réalité et le village se transforme en un véritable village médiéval, avec monnaie (finarino), chevaliers et dames, l'imposant château illuminé dans la nuit : une des reconstructions historiques les plus importantes et réussies de la Ligurie.

 

Finalmarina

L’après-midi, nous visitons cette cité balnéaire qui vit donc surtout l’été, avec ses hôtels et restaurants. Sur le bord de mer un Arc de triomphe est dédié à la princesse Marguerite d’Espagne. Une mention pour l’église Saint Jean Baptiste que nous visitons.

L’histoire du village côtier se confond avec celle de Finalborgo, dont une petite distance les sépare, parcourue en trente minutes. Une usine Piaggio (moteurs d’avion) donne du travail aux habitants. 

Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Découverte du Finalese : de Finalborgo à Finalmarina
Repost 0
Published by Guy Muller - dans Promenades
commenter cet article
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 11:21
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017

Le carnaval de cette année a le mérite de traiter avec humour des graves problèmes posés à l’humanité par son inépuisable besoin en Energie. Aussi, la caricature de la société et des puissants qui nous gouvernent, n’a jamais été si loin dans la description des maux sociétaux. L’énergie y est donc étudiée sous tous ses aspects par l’intermédiaire des chars. Leur présentation permet d’aborder la totalité des problèmes liés à la recherche d’une énergie propre ou dévastatrice.

Le roi de la fête cette année est un roi soleil. Ce roi nourrit la terre, l’illumine d’une énergie renouvelée sans cesse. Ses dimensions sont imposantes avec une grande tête couronnée de flammes. Une prise électrique le relie au globe terrestre pour montrer son indispensable utilité. La reine est, elle, tournée vers  les énergies propres : green queen est son nom.

 

Toutes les énergies sont décrites y compris celle de l’amour

Un autre char montre un roi en déperdition celui de l’énergie nucléaire. A sa triste mine, on redoute les déchets accumulés durant son règne ainsi que l’instabilité de la production de certains réacteurs. Le char de Moya enfonce le clou en montrant les mutations génétiques intervenues dans l’art contemporain. Un char vise le côté obscur du pétrole, avec la marée noire et son déploiement sur les rivages du monde, au détriment de la nature et des animaux. Le funeste destin de l’énergie, désigne les deux plus grands consommateurs de la planète, en train de déformer le globe terrestre. Les énormes prélèvements des Etats-Unis et de la Chine se font en laissant des miettes au reste de l’humanité.

Les énergies renouvelables sont représentées par plusieurs chars. Le char Houle et joules montre le pouvoir considérable des courants marins, des vagues. Un immense Neptune se dresse entouré de vagues sur une plate-forme.  La houle, la force considérable des courants océaniques, seront-ils un jour domestiqués ? Un char intitulé Péole s’attarde sur l’énergie du méthane. Le traitement des déchets organiques et des élevages d’animaux peut délivrer une forte puissance de chauffage en détruisant lisiers et phosphates. Le vent est l’énergie de l’homme comme en témoigne un postérieur déculoté ! Sur un autre char c’est la revanche du vent avec l’énergie éolienne. Mais ce Gargantua est ligoté par des barils de pétrole, des tas de charbon, des fumées d’usines sales. Enfin un arbre de l’énergie rassemble l’écosystème planétaire avec une animation énergique. Des danseurs et chanteurs font vibrer le char, tandis qu’une funambule tourne à l’intérieur d’un cercle mouvant. Cet arbre possède de puissantes racines enfoncées dans la planète, tandis que les efforts des participants, tendent à trouver de nouvelles sources d’énergie.

Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017

L’énergie de l’amour est aussi traitée par plusieurs autres chars. Sea, sun et KWH décrit le besoin de soleil et de plage des êtres humains. Un love energy connexion renouvelle le thème de l’amour au soleil, amour qui est l’énergie du renouvellement de l’humanité. Le char Body power rend hommage au culte des corps parfaits. Ce culte qui nécessite un effort physique dans le sport, la course, n’est pas une perte d’énergie, mais offre la possibilité de se muscler. La recherche du beau corps exige de sortir de l’alanguissement programmé au bord des rivages. La ville de Nice regorge d’énergie avec son carnaval et les polémiques liées à certains chars. Le Babaou, sorte de crocodile à longue queue, monstre aquatique naturel pour la ville, assume son besoin de manger tout ce qui se présente devant sa gueule.

 

Politique énergétique

Mais le carnaval n’oublie pas la politique et ses servants. Cette année est marquée par des évènements nombreux et énergétiques à souhait. L’élection de Donald Trump donne lieu à la créativité autour d’un char. Ici c’est la domination des médias qui offre la possibilité d’augmenter la production de pétrole, y compris dans des lieux jusqu’ici interdits. Les barils de pétrole, les lances de carburant entourent le nouvel homme fort. Le navire amiral de la consommation de pétrole a fière allure sur la place Masséna. C’est un brushing jaune qui se découpe sur le bleu du ciel, dans un mouvement continu de paroles…

Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017

La France n’est pas en reste avec son radeau des écologistes. Il croule sous les individualités usées par le temps et dont le modelé nous informe des modifications successives apportées à l’organigramme des écolos. Pour se distinguer, les écologistes ne sont pas avares de consommation d’énergie.

Le char de l’énergie quinquennale nous apprend que tous les cinq ans, les candidats courent après l’investiture, puis après leur élection finale. Ils se reposent pendant cinq ans, avant de reprendre cette conquête du pouvoir, et parvenir à l’Elysée complètement épuisés. Cette année tous les principaux candidats sont présents, y compris Manuel Vals évincé depuis lors de la compétition. François Fillon ouvre le bal des prétendants sous l’arc de triomphe du palais présidentiel. On ne pas tout prévoir…

En achevant cette chronique de fête, je conviens avoir traité de tous nos grands problèmes politiques et économiques, alors qu’il n’était question que du Carnaval de Nice. Le rire est donc proche d’un état d’esprit, d’une relation particulière où la caricature, voire l’outrance créent une distance par rapport aux réalités quotidiennes. Tous les carnavals sont des caricatures de nos travers et de nos attitudes où la réalité ne s’éloigne guère de la fiction. Il existe une histoire impermanente et une autre histoire rêvée, idéalisée de notre condition. Le rire écrase donc la réalité pour la remplacer par un autre code où l’on rit de soi-même et des autres pour oublier un moment le temps présent et ses pesanteurs.

Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017
Carnaval de Nice 2017

Danse et  musique livre de Claire Paolacci

Fayard

 

Vous serez sans doute intéressés par la publication d’un livre,  réunissant la danse et la musique, publié à l’occasion de la folle journée de Nantes 2017. Claire Paolacci nous invite à découvrir comment la musique a développé ses thèmes en fonction des besoins ressentis par la société. Les formes de la danse sont ainsi décrites depuis les marches en s’amplifiant avec les suites instrumentales destinées aux concerts. Chaque style de danse est accompagné de la mention du compositeur avec le nom de son œuvre. C’est dons une occasion de revenir au fil des pages sur les découvertes musicales que nous avons pu entendre au fil de nos vies.  De l’opéra-ballet au ballet classique nous suivons un parcours érudit où les compositeurs ont donné des lettres de noblesse à la danse. Lorsque les chorégraphes collaborent  avec les compositeurs, une nouvelle expression artistique apparait, avec les grands ballets des principaux Opéras. L’opéra de Paris exigera d’ailleurs des compositeurs la création d’une séquence dédiée au ballet dans nombre d’opéras.

Repost 0
Published by Guy Muller - dans Promenades
commenter cet article
18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 17:41

 

Une nouvelle fois, les Amis des musées de Nice, nous ont fait découvrir une exposition temporaire de grande qualité. Nous avons été accueillis par la conservatrice du musée, Madame Anne Stilz, qui a donné une conférence itinérante à travers les salles. Elle nous a expliqué la place de l’art naïf dans le domaine des arts en général. Nous avons été charmés par ses connaissances, sa puissance de conviction et l’intérêt de ses propos. Elle est une des rares responsables de musée à nous recevoir personnellement lors de chaque exposition temporaire dans les deux musées qu’elle gère  ceux des Beaux Arts et des Arts Naïfs de Nice.

 

Présentation du musée

 

Le musée installé au château Sainte-Hélène, autrefois résidence d'été du parfumeur François Coty, a été inauguré en 1982 grâce à la donation (plus de 600 oeuvres) consentie par Anatole et Renée Jakovsky. Après avoir visité les jardins et admiré les œuvres qui y sont placées, nous avons exploré les contours de cette superbe bâtisse, qui a appartenu au parfumeur Coty. Cette maison appartient à la série des folies construites à Nice par différents propriétaires. Elle descendait vers la mer avec des cascades qui agrémentaient son environnement. Un peu plus bas dans l’avenue de Fabron, la maison des Archives Municipales développe la même conception : façades architecturées, bassins, cascades et grottes. Malheureusement toutes ces constructions jouxtent la voie rapide et ne permettent plus guère de voir la mer.

Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond

 

Les Collections


Les collections ont été enrichies ces dernières années par d'importantes donations et acquisitions, parmi lesquelles figure une œuvre d'Henri Rousseau retracent avec plus de 1000 peintures ainsi que des œuvres graphiques et des sculptures, l'histoire mondiale de la peinture naïve du XVIIIe siècle à nos jours.
Un important dépôt d'œuvres de Bauchant, Blondel, Jean Eve, Rimbert, Séraphine, Vivancos et Vivin, consenti par le Musée national d'Art moderne-Centre Georges-Pompidou, enrichit encore cet ensemble. Un programme d'expositions annuelles ouvre le champ d’exploration de cet art spontané sur diverses productions d'art brut.

Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond

La Donation Dominique Jacquemond

Il s’agit d’une nouvelle donation qui présente des œuvres de Gaston Chaissac, Anselme Boix-Vives, Barbério et Michel Macréau. Cette exposition regroupe des pièces d’archives, des correspondances, des carnets de dessins. Les enveloppes des lettres adressées à Jacquemond sont de véritables tableaux d’art naïf.

Pour entendre l’exposé de Madame Stilz, il faudra voir notre vidéo, qui ouvre des perspectives intéressantes sur l’art contemporain, l’art moderne et l’art naïf. Certains de ces artistes ont d’ailleurs eu à souffrir du nazisme en tant que porteurs d’un art dit dégénéré. Nombre d’entre eux ont du s’exiler pour sauver leur existence.

Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Musée International d'art naïf Anatole Jakovsky : la donation Dominique Jacquemond
Repost 0

Nice au soleil

Rechercher

Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation-Boussole