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DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 16:06

Tarascon est située près de la rive gauche du Rhône, limitrophe de la ville de Beaucaire dans le Gard avec laquelle elle forme une agglomération d'environ 30 000 habitants. Il est à noter que la commune de Tarascon ne possède aucune rive sur le Rhône. La rive gauche appartenant également à Beaucaire. Tarascon, et notamment sa partie sud-est, a été de tout temps un lieu de passage permettant de traverser le Rhône. Hormis l'agriculture, l'économie la plus facilement identifiable autour du massif des Alpilles est liée au tourisme. Même les producteurs viticoles et oléicoles semblent tenir compte du développement du tourisme et de plus en plus de domaines proposent de la dégustation, voir dans certains cas de véritables cours d'initiation à l'œnologie.

 

 Le Chateau entre Gothique et Renaissance

Édifié dans la première moitié du XVe siècle, le château de Tarascon est l’une des plus belles forteresses de France. Il est l’exemple parfait d’un édifice qui, par son architecture et ses décors, allie le style gothique et Renaissance. Bâti sur un rocher peu élevé, à l’intersection des voies terrestres et fluviales reliant la Provence au Languedoc, le château assume le rôle de sentinelle monumentale. Il contrôle, jusqu’en 1481, la frontière politique du Rhône qui coule à ses pieds. Trait d’union entre les villes d’Avignon et d’Arles, Tarascon est, tout au long du Moyen Âge, la base territoriale d’expansion et de conquête des comtes de Barcelone puis des ducs d’Anjou, devenus comtes de Provence. Afin d’asseoir son pouvoir dans la région, Louis II, duc d’Anjou (1384-1417) et Yolande d’Aragon (1400-1417) lancent à l’automne 1400 le chantier de construction du bâtiment côté Rhône, finalement achevé en 1411. Leur fils Louis III (1417-1434) fait bâtir l’aile côté ville entre 1429 et 1434. Le maître des œuvres du roi, Jean Robert, en est l’architecte.

René Ier (1434-1480), héritier du comté de Provence, prend possession du château dans son état actuel. Il porte les titres prestigieux de roi de Naples, de Sicile et de Jérusalem, duc d’Anjou, de Bar et de Lorraine, comte de Provence et de Forcalquier.

René Ier n’effectue, dans cette demeure, que des aménagements décoratifs et de confort. À chacun de ses nombreux séjours, il en fait un lieu de rencontre, de fête et de prestige.

Le château de Tarascon, du haut de ses 45 mètres, a longtemps dominé le paysage au nord d’Arles. Il est aujourd’hui détrôné par la tour de la Fondation LUMA-Arles, haute de 56 mètres, œuvre de l’architecte Frank Gehry. Il marque ainsi par sa monumentalité le paysage de ce territoire entre Alpilles et Rhône. Sa terrasse offre une vue imprenable sur le fleuve, la plaine, les Alpilles et la Montagnette. L’état de conservation remarquable du château est dû notamment aux travaux de restauration et d’entretien, qui sont conduits par plusieurs architectes des monuments historiques de l’État.

Ouvert à la visite à partir de 1933, le château est, depuis 2008, la propriété de la commune de Tarascon.

Tarascon
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Collégiale royale Sainte-Marthe de Tarascon

C'est une église romane provençale élevée aux XIe et XIIe siècles en l'honneur de Marthe de Béthanie, sainte venue de Palestine, qui obtint la soumission de la Tarasque, monstre qui terrorisait la population. La légende raconte qu'elle dompta la bête qui hantait les marécages par la seule force de sa foi chrétienne, la Tarasque qui avait fait tant de mal, fût ensuite tuée par les villageois. Marthe s'installe à Tarascon qu'elle évangélisera et y meurt en l'an 68.

La collégiale est composée de deux églises superposées, la crypte et l'église supérieure, et a subi de agrandissements au cours des XIVe, XVIe et XVIIe siècles.

De l'époque romane ne subsistent en plus de la crypte, que quelques murs d'enceintes et le portail (dont les bas-reliefs et les statues qui le décoraient ont été détruits en 1793 par les révolutionnaires).

Les fêtes de la Tarasque, qui ont lieu le dernier week-end de juin à Tarascon, ont été proclamées par l'UNESCO, comme faisant partie du patrimoine oral et immatériel de l'humanité. Quatre jours de liesse pendant lesquels est célébré ce rite antique remis au goût du jour par le Roy René en 1474.

Tarascon
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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 15:13
La chartreuse

Innocent VI, né au village des Monts sur le territoire de la commune de Beyssac, était très attaché à cet ordre religieux.  Il ne pouvait qu'inciter le pape à créer une nouvelle chartreuse. Dès 1353, il fait venir à Avignon deux religieux de la Grande Chartreuse manifestement pour un projet de création d'une maison à Villeneuve-lès-Avignon. De décembre 1352 à septembre 1356, le pape fait procéder par l'intermédiaire de son neveu le cardinal Ardouin Aubert à l'acquisition de terres situées à l'est de sa résidence villeneuvoise, et à des travaux d'embellissements, comme la réalisation des peintures de son ancienne salle d'apparat vers 1354-55.

Il faudra quelques années pour construire le grand cloître dit du cimetière entouré de treize cellules de moines, le petit cloître dit du colloque, la salle capitulaire et l'église. La chartreuse paraît terminée quant au gros œuvre lorsque le pape officialise la fondation de la chartreuse et porte création d'une communauté comprenant douze prêtres, un prieur, quatorze convers et neuf domestiques. Au cours d'une grandiose cérémonie, l'église et le cloître sont consacrés le 19 aout 1358 par le cardinal Guy de Boulogne en présence du souverain pontife, de douze cardinaux, de nombreux prélats et chapelains qu'accompagnait une foule de barons et de nobles. Le pape voulut être inhumé dans le monastère qu'il venait de fonder. Innocent VI charge le prieur Pierre de la Porte de construire une chapelle pour abriter son tombeau. Celle-ci dédiée à la Sainte Trinité est élevée au sud de l'église ; elle forme une abside pentagonale prolongée d'une travée de nef. La fondation s'accompagne de nombreux cadeaux ; livres, peintures, orfèvrerie. La présence de ces objets précieux en chartreuse contrevenait à l'austérité de l'ordre, mais il n'était pas possible de refuser la volonté pontificale. Ce geste du pape ouvrit la voie à d'autres patronages prestigieux, parfois jugés intrusifs, dans le décor des chartreuses, comme à Champmol.  

Dès les premières décennies de sa fondation, la chartreuse reçoit des domaines étendus et rémunérateurs situés à proximité sur la rive droite du Rhône (Les Angles, Aramon), dans les îles du fleuve, sur la rive gauche (Carpentras, Bédarrides) mais aussi dans des régions plus éloignées relevant par exemple du diocèse d’Uzès. Ce patrimoine foncier s'agrandit au XVIe siècle par l'acquisition des étangs asséchés de Pujaut. Cette dernière opération ne sera réalisée qu'après de grandes difficultés techniques et financières. De 1611 à 1712, les chartreux consolidèrent les travaux d'assèchement et cultivèrent la moitié de l'étang asséché ; ils produisirent du blé, de l'orge, de l'avoine, du raisin et des feuilles de mûrier pour l'élevage du ver à soie. Ces revenus confortables permirent aux chartreux d'embellir leur monastère et de distribuer régulièrement de la nourriture aux pauvres. En 1633, la chartreuse de Villeneuve fonde la chartreuse de Marseille.

Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
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Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
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Le cloître Saint-Jean

Le cloître Saint-Jean est situé à l'emplacement de l'ancienne cour du palais du cardinal Aubert. Après qu'il eut été détruit par un incendie, le petit neveu d'Aubert y installe douze cellules de moines. Le centre du cloître est occupé par une fontaine qui distribuait en eau l'ensemble de la chartreuse. Depuis le bassin de la fontaine, une canalisation alimentait, en sous-sol, le cloître des morts, la cour du sacristain et le quartier des convers. Le bassin, couvert d'un édicule de la fin du XVIIIe siècle, date du XVIIe siècle.

 

Collégiale Notre-Dame de Villeneuve-lès-Avignon

En 1293, Philippe le Bel fonde la « Villa Nova » en face d'Avignon : « Villeneuve Saint André ».  « Tout à coup l'un des faits les plus considérables de l'histoire de l'Église vint assurer l'avenir de cette ville. Le pape Clément V s'était fixé à Avignon à la fin du mois de mars 1309 et ses successeurs у demeurèrent pendant de longues années. Ce séjour de la Cour pontificale donna une impulsion nouvelle à l'agrandissement de Villeneuve ; les nombreux cardinaux français préférant vivre sur les terres du royaume furent les vrais fondateurs de cette ville où ils se procurèrent de somptueux logements et où quelques-uns se construisirent de superbes palais ; plusieurs des papes d’Avignon fixèrent même à Villeneuve leur résidence principale et ce fut entre eux et leurs cardinaux comme une pieuse rivalité de fondation de couvents d'églises et d'oeuvres de tous genres ; la Cour de France vint souvent y visiter la Cour des papes ; aussi la population grandissait chaque jour et s'enrichissait des dépenses de tant de hauts personnages »

Le fort Saint André

Le fort Saint-André est constitué d'une enceinte fortifiée, flanquée de tours et d'une porte monumentale encadrée par deux tours jumelles, du haut desquelles on a une vue panoramique sur Avignon, la vallée du Rhône, le mont Ventoux, les Alpilles.

Le châtelet d'entrée, appelé château royal ou tours jumelles, porte une couronne de mâchicoulis et fait la jonction avec le chemin de ronde. Il abritait les locaux de fonction du châtelain et du viguier. L'entrée était fermée de deux herses. La salle des herses, au-dessus de l'entrée, contenait les treuils qui permettaient de les manœuvrer. La salle du viguier, à droite de l'entrée, porte les armes royales sur une clé de voute. L'enceinte fortifiée est longue de 750 mètres. Elle comprend une tour à son point le plus élevé, la tour des Masques (« tour des sorcières » de l'occitan mascas), qui renferme une seule salle, très haute, marquée de nombreux graffitis de soldats et de prisonniers. Dans l'enceinte, se trouve encore une chapelle du XIIe siècle, la chapelle de Belvézet.

 

Les jardins de l'abbaye Saint-André

Un palais abbatial XVIIIe, entouré de ses jardins remarquables, en terrasses, sur un promontoire face au palais des Papes Sur les hauteurs de Villeneuve-lez-Avignon (Gard), caché dans l’enceinte du fort Saint-André, le « Jardin Remarquable » de l’abbaye Saint-André se déploie en balcon, offrant une vue imprenable sur le palais des Papes et les Alpilles d’un côté, le mont Ventoux et les dentelles de Montmirail de l’autre. Classés aux Monuments Historiques, ces jardins romantiques qui entourent un palais abbatial du XVIIIe, multiplient les ambiances : parterres de style toscan du XVIIe, ornés de bassins et d’une pergola couverte de glycines et de roses, bosquets à la française, rocailles méditerranéennes, oliveraie centenaire, terrasses panoramiques... Un site rare qui mêle, avec harmonie, l’art des jardins et une mosaïque de patrimoines religieux invitant à une balade dans l’histoire du Languedoc et de la Provence depuis le VIe siècle. Une visite dans un lieu inspirant, plein de poésie qui convie très souvent les arts dans ses jardins.

Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
Villeneuve lès Avignon
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Le Musée Pierre-de-Luxembourg

Y sont regroupées les peintures des principaux monastères de la bourgade (abbaye Saint-André et chartreuse du Val de Bénédiction). Œuvres de la fin du Moyen-Age et du XVIIe siècle.
Le musée est installé dans un hôtel particulier où le cardinal Pierre de Luxembourg serait décédé en 1387. Cet hôtel a été modifié au XVIIe siècle. Il englobe les vestiges d'une livrée cardinalice du XIVe siècle.

 

 

La Tour Philippe-le-Bel

En 1185, les Avignonnais élèvent une première tour. Cette première tour fut démolie par les Avignonnais eux-mêmes en 1226 lors du siège de leur ville par Louis VIII.

Le traité de pariage entre le roi de France Philippe le Bel et l'abbé de Saint-André ordonne en 1292 la construction d'une forteresse autour du bourg et d'une seconde près du vieux port à l'emplacement de la première tour.

L'architecte du roi, Randolphe de Mornel termine le premier étage de la tour en 1303. Une fortification nommée châtelet du pont fut également élevée au pied de la tour à l'extrémité du pont Saint-Bénézet, aujourd'hui démolie.

Vers 1360, au cours d'une réparation nécessitée par le besoin de tenir en respect les routiers, la tour est rehaussée d'un étage dans le style gothique.

Villeneuve lès Avignon
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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 09:39

Vaison-la-Romaine est une commune située dans le département de Vaucluse. Ses habitants sont appelés les Vaisonnais. Elle est connue pour ses vestiges romains particulièrement riches dont un pont à arche unique, ainsi que pour sa cité médiévale et sa cathédrale. Ce qui caractérise particulièrement Vaison, c'est la possibilité de voir dans le même site les villes antique, médiévale et moderne, comme si on pouvait embrasser 2 000 ans d'histoire d'un seul coup d'œil, quitte à oublier les discontinuités qui n'ont pas manqué de troubler le passé vaisonnais.

Avec la conquête romaine, Vasio devient « cité fédérée » (et non une colonie). Les Voconces descendent sur la rive droite où se structure progressivement une ville. L’urbanisme commence à partir de noyaux agricoles qui se métamorphosent en habitations de ville, lors de la création des voies de circulation et l’édification des grands monuments publics dans la seconde moitié du Ier siècle : théâtre, pont, aqueduc, thermes… La paix romaine est propice à l’extension de la cité, qui connaît sa splendeur au IIe siècle. Elle couvre alors 70 à 75 hectares. Elle est l’une des villes les plus riches de la Narbonnaise. 

 

La Cathédrale Notre Dame de Nazareth

De la ville antique à la ville médiévale, quelques siècles se sont écoulés. L’organisation urbaine s’est alors en partie superposée aux vestiges gallo-romains, souvent réutilisés pour l’édification des nouveaux bâtiments comme on le voit dans les fondations de la cathédrale. Avec l’expansion du christianisme, la ville s’est d’abord établie autour de son monument religieux, sur la rive droite de l’Ouvèze.

La cathédrale Notre-dame de Nazareth, église-mère du diocèse de Vaison (une quarantaine de paroisses dans l’Etat pontifical et le Dauphiné), se trouvait au centre d’une cité médiévale aujourd’hui disparue. L’évêque résidait dans le palais épiscopal proche et les chanoines dans le cloître et ses bâtiments annexes. Construite au XIème siècle à l’emplacement d’édifices paléo-chrétiens, selon un plan basilical, puis remaniée au siècle suivant, son architecture est un très bel exemple de l’art roman provençal. L’une de ses caractéristiques est la présence de vestiges antiques réemployés lors de sa construction. Accolé à la cathédrale, le cloître comporte quatre galeries entourant le jardin, ajourées de petites arcades groupées par trois sous des arcs de décharge. Les colonnettes sont surmontées de chapiteaux à feuilles d’eau pour la plupart, mais certains sont figuratifs. Les pièces réservées aux chanoines (réfectoire, dortoir, salle capitulaire…), desservies par la galerie du cloître, ont aujourd’hui disparu. La cathédrale ainsi transformée se compose d’une nef centrale de trois travées, flanquée de deux collatéraux sans transept. Le chevet tripartite comprend une abside centrale rectangulaire à l’extérieur et semi-circulaire à l’intérieur. La nef est voûtée en berceau brisé sur doubleaux. Les collatéraux ont des voûtes rampantes. Les abords ombragés et la quiétude du cloître en font un agréable lieu de visite. Dans la seconde moitié du XIIème siècle, la ville est soumise au pillage ordonné par le comte de Toulouse, en désaccord avec l’évêque sur leurs possessions respectives. Il s’ensuit la construction de la tour comtale, qui deviendra le château, sur la rive gauche et l’abandon de la cité médiévale au XIIIème siècle pour la nouvelle ville haute.

 

Le musée Théo Desplans

Après la disparition de l’archéologue Joseph Sautel, en 1955, Vaison a une telle notoriété que la commune songe à se doter d’un musée capable de répondre correctement à la fréquentation croissante des sites. L’idée de construire un nouvel édifice se dessine. C’est ainsi qu’un nouveau bâtiment est implanté en 1974, à l’emplacement de l’ancien musée, au cœur même du site archéologique de Puymin (projet de Pierre Broise, architecte d’Avignon). Il est six fois plus grand que le précédent. Les galeries d’exposition s’articulent autour d’un espace vert central rappelant le principe du péristyle romain. Le traitement général est très sobre, les murs sont en béton bruts de décoffrage. Les collections y sont organisées par thèmes. Les fouilles régulières ont livré de nouveaux objets.

En 1998, de grands travaux d’extension sont à nouveau entrepris afin d’accueillir les dernières découvertes archéologiques. Un nouveau parcours muséographique est défini : à la fois chronologique et thématique. Il s’organise en plusieurs espaces : préhistoire et protohistoire, ville gallo-romaine, monuments publics, commerce et artisanat, religion, funéraire, maison gallo-romaine. Dans chaque espace, les objets sont mis en situation dans leur contexte d’utilisation. Les visiteurs peuvent alors imaginer les gestes de nos ancêtres et retracer leur vie quotidienne. Ce musée expose la plupart des sculptures trouvées sur les sites archéologiques de Vaison.

Il évoque de façon remarquable la vie quotidienne à l'époque Gallo-romaine : habitat, religion, artisanat, toilette, outils... Les Voconces, tribu celtique, soumis par les Romains au IIe siècle avant J.C., devenus des Gallo-Romains en leur capitale Vasio, nous ont légué des vestiges qui comptent parmi les sites les plus prestigieux de la Provence Antique.

 

Le musée présente l’exceptionnel couple impérial Hadrien et Sabine, des décors de fresques et de mosaïques, une belle collection d'objets funéraires et de culte et de nombreux objets de la vie courante.

De nombreux objets témoignent de la vie quotidienne des gallo-romains : accessoires de toilette et de bains, bijoux, céramiques, objet de culte et mobilier funéraire. Maquette de maisons, éléments décoratifs, fresques et la superbe mosaïque de la Villa du Paon restituent la richesse des intérieurs et des décors. Dans le musée est également projetée une reconstitution de la Maison au Dauphin en 3D qui nous emmène à la découverte des différents espaces d’une «Domus».

Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Vaison la Romaine
Le site de Puymin
La Maison à l’Apollon lauré

Cette maison, du nom de la tête d’un Apollon lauré en marbre blanc, occupe 2 000 m2 alors que son extension vers le sud demeure inconnue. C’est là qu’il faut imaginer l’entrée principale, dans le prolongement d’une enfilade de pièces : salle à manger, salle à mosaïque et cour. Au cœur de la maison, la grande salle d’apparat, au sol de marbres polychromes, donnait sur le péristyle. Les entrées connues sur la rue du théâtre desservaient les zones d’activités domestiques : la cuisine avec ses foyers et son bassin, une cour où étaient aménagées les latrines et un abri pour le bois. De là était entretenu le foyer du balnéaire qui chauffait les salles sur hypocauste.

La Maison à la Tonnelle

Cette immense maison d’environ 3 000 m2 s’est constituée à partir d’un habitat modeste du Ier siècle avant J-C, au cœur d’un domaine agricole. Au IIème siècle, la domus s’étageait sur plusieurs niveaux au moyen de terrasses et de sous-sols. La grande cour occupée par la tonnelle d’une salle à manger d’été et par un puits donnait accès à un escalier à double volée. De là, on gagnait la partie privée de la maison : salles, cour, thermes. Le secteur nord était réservé aux activités domestiques : cour avec bassin, salle avec four et dolium (réserve à grains), latrines.

Le sanctuaire à portiques

Ce vaste monument, partiellement dégagé, était probablement un lieu public à vocation de promenade, voire de culte. Ses portiques encadraient un jardin doté d’un grand bassin et d’une construction centrale. En face, dans le mur nord, y répondait une salle mise en valeur par un portique rhodien. Ses dimensions et la présence d’un autel incitent à y voir un lieu de culte consacré à un dieu, un empereur ou une personnalité locale. Des moulages de sculptures y ont été placées : le Diadumène (réplique romaine d’un original du sculpteur Polyclète), l’empereur Hadrien et son épouse Sabine. En quittant le sanctuaire par l’escalier nord-est, les promeneurs rejoignent un quartier d’ateliers et de logements modestes.

Le théâtre

Le théâtre antique est protégé au titre des monuments historiques depuis 1862. Témoin de la prospérité de la ville antique de Vasio, il est l’un des rares édifices publics, aujourd’hui visible, qui composait l’ensemble monumental de la cité. Sa construction date très probablement du Ier siècle de notre ère, sous le règne de l’empereur Claude ; sa décoration ayant été enrichie au début du siècle suivant. Conformément aux recommandations préconisées par l’auteur latin Vitruve dans son traité sur l’architecture, le théâtre fut creusé dans le flanc nord de la colline de Puymin qui offrait une masse rocheuse et une pente propices à une telle installation. Néanmoins un énorme travail de taille et de reprise de la roche a été nécessaire pour en faire à la fois des gradins réguliers et l’assise des maçonneries. Restauré au cours du III ème siècle, le théâtre fut probablement utilisé jusqu’au début du IVème siècle. Les historiens avancent l’hypothèse qu’il fut détruit au début du siècle suivant, au moment du décret d’Honorius (en 407) qui ordonnait dans toutes les provinces de renverser, de briser ou d’enfouir les statues des divinités païennes.

 

Site de la Villasse

Le site archéologique de la Villasse correspond à un quartier riche et très actif de la ville avec ses rues, ses boutiques et son ensemble thermal. En arrière de cette animation urbaine bruyante, de grandes demeures tournées sur leurs cours intérieures, témoignent d’une qualité de vie et d’un luxe réservé aux populations aisées.

La rue des Boutiques

Cette magnifique rue est l’un des exemples les plus marquants de l’urbanisme de Vasio. Constituée de grandes dalles calcaires, disposées irrégulièrement pour réduire le cahot des roues des chariots qui l’empruntent chaque jour, c’est un axe Nord-Sud important de la ville. On y accédait à l’est par un large trottoir et à l’ouest par une galerie piétonne que l’on devine aux colonnes qui supportaient l’étage des bâtiments. Ainsi, à l’abri des intempéries et du soleil, les promeneurs pouvaient faire leurs achats. Les commerces sont identifiables par leur disposition et par le seuil à rainure qui servait à caler l’étal de vente. Les clients restaient à l’extérieur, sur la voie. Le soir, on fermait les boutiques avec un volet. C’est par cette rue que les habitants de la cité antique se rendaient aux thermes. Cet édifice est aujourd’hui partiellement dégagé : seules, la grande salle et les latrines sont visibles ; l’essentiel du bâtiment se trouvant sous l’actuelle Poste. Plus bas, l’entrée de la Maison du Buste en Argent prenait place entre deux boutiques.

La Maison du Buste en Argent

Cette maison doit son nom à la découverte du buste en argent d’un riche citoyen romain. De la rue des boutiques à l’est, on gagnait le vestibule puis un petit péristyle et une salle, peut-être le bureau du maître. Derrière, des pièces et des cours s’alignaient, créant une perspective de la salle noble jusqu’au jardin à portiques aménagé en contrebas. Au nord du vestibule s’organisaient la cuisine, ses réserves et peut-être des logements serviles. Avec la partie occidentale constituée d’un vaste jardin et d’un ensemble thermal, la maison atteint la surface de 5 000 m2 au sol, ce qui en fait la plus imposante des maisons urbaines dégagées à Vaison. L’ensemble thermal, destiné aux bains et aux exercices physiques, a été construit vers 10-20 après J.-C. Plus tard, dans le courant du Ier siècle de notre ère, il a perdu son caractère public et a été intégré dans le plan de la maison du Buste en Argent. Ses installations comportaient différentes salles : les utilisateurs quittaient leurs vêtements dans un vestiaire avant de prendre un bain dans la salle froide. De là, ils gagnaient la salle tiède puis la salle chaude munie d’un bassin. Toutes deux étaient chauffées par de l’air circulant en sous-sol et dans l’épaisseur des murs à partir d’un foyer. En contrebas, une palestre, vaste terrain d’exercices, était agrémentée d’une piscine et équipée de latrines.

La Maison au Dauphin

Un petit dauphin en marbre trouvé sur place a donné son nom à cette demeure qui, au Ier siècle avant notre ère, était une ferme. Au IIème siècle après J-C, son environnement était urbain. La maison, agrandie et embellie, était longée par des rues à l’ouest et au nord. De la voie piétonne, on y pénétrait par un escalier encadré par des boutiques. Un atrium tenait lieu de vestibule et ouvrait sur le bureau derrière lequel se trouvait le secteur privé de la maison : la salle à manger d’hiver, les salles de réception, le balnéaire… Au nord, les latrines étaient voisines de la cuisine et de ses réserves. L’étage devait être réservé aux chambres. Au sud, un grand jardin se déployait avec un bassin aménagé en vivier et de nombreuses plantations.

Vaison la Romaine
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26 septembre 2021 7 26 /09 /septembre /2021 09:32

Une promenade dans le Marais permet de voir des édifices importants.

L'hôtel de Sully est un hôtel particulier de style Louis XIII, situé dans le quartier du Marais. Il accueille aujourd'hui le Centre des monuments nationaux. Cet hôtel particulier est construit à partir de 1625 près de la place Royale (aujourd'hui place des Vosges), un aménagement urbain lancé par Henri IV et supervisé par Maximilien de Béthune, duc de Sully (1559-1641). Ce dernier acquiert l'hôtel en 1634. Il reste dans la famille de Sully jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Madame de Sévigné et Voltaire y sont reçus.

Caractéristique des hôtels particuliers parisiens de la première moitié du 17ème siècle, il est « l'une des demeures les plus accomplies du Marais » . En traversant les divers corps de batiment on débouche sur la place des Vosges.  

 

L'église Saint-Paul-Saint-Louis, précédemment appelée église Saint-Louis-des-Jésuites située dans le quartier du Marais, est une église vouée au culte catholique construite au XVIIe siècle par des architectes jésuites, sur ordre de Louis XIII. Située rue Saint Antoine, l'église jouxte le lycée Charlemagne, ancienne maison des jésuites à Paris. De style Baroque elle abandonne le style gothique. Sa dernière rénovation de 2012 en restitue toute la splendeur.

L'Eglise Saint-Paul-Saint-Louis est un lieu qui nous replonge dans l'histoire de Paris. Entre son dôme impressionnant et son tableau de Delacroix, exposé sur ses murs, c'est un immanquable du 4e arrondissement.

A l'intérieur, l'impressionnant Dôme, qui fut l'un des premiers et l'un des plus grands à être construit à Paris, nous baigne de sa lumière. Il inspirera par la suite la construction d'autres dômes, comme celui de la Sorbonne, du Val de Grâce, des Invalides et ceux des églises jésuites en général. 

Paris en aout
Paris en aout
Paris en aout
Paris en aout
Paris en aout
Paris en aout
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Gare de Lyon

Le train bleu

Le buffet de la gare le Train bleu est entouré de fresques rappelant le parcours du train et certaines villes font l’objet de tableaux. C’est en 1900, à l’occasion de La grande Exposition Universelle que le Buffet de la gare, futur Train Bleu, est construit. C’est à Marius Toudoire, architecte de renom, qui avait fait construire la Tour-Horloge et la façade de la Gare de Lyon, que l’on confie le soin de réaliser les travaux. La direction de la Compagnie des chemins de fer souhaite alors la création d’une étape gourmande incontournable dans un décor à la fois luxueux, moderne et mythique.

Le buffet de la gare est inauguré en 1901 par le Président de la République Emile Loubet et attire très vite la haute société et les artistes. En 1963, le buffet devient « Le Train Bleu », en hommage à la ligne « Paris-Vintimille » datant de 1868, train de légende qui desservait les villes de la Côte d’Azur, en longeant la Méditerranée.

En 1972, certaines salles du Train Bleu sont classées monuments historiques : celle du restaurant, le salon doré et les salons tunisien et algérien, ainsi que les passages et leur décor. La renommée de l’établissement n’est plus à faire, comme en témoigne l’impressionnante liste des personnalités qui s’y succèdent.

Ici, on prend le temps de se ressourcer avant de retourner à son quotidien. Les yeux se régalent tout autant que les papilles, grâce à un décor des années 1900, digne d’une scène de film ou d’un roman. Les peintures, les lustres, les dorures, les planchers, les boiseries, les banquettes en cuir et le mobilier vous transportent littéralement ailleurs pour oublier l’agitation du monde contemporain.

 

Mai-Thu

Le 21 juin, le musée des Ursulines de la ville française de Mâcon a ouvert une exposition des œuvres du peintre Mai Trung Thu dans le hall de la gare de Lyon (Paris). Au total, plus de 30 exemplaires des tableaux originaux de l’artiste vietnamien sont présentés au public français.

La gare de Lyon est une importante plaque tournante des transports de Paris et également la principale porte d’entrée de la ville de Mâcon et de la région Bourgogne-France-Comté.

L’exposition de peintures à Paris est une activité en marge d’une grande exposition ayant pour thème « Mai Thu - Echo d’un Vietnam rêvé », organisée par le musée des Ursulines de Mâcon, avec environ 140 peintures et des croquis originaux de l’artiste Mai Trung Thu.

Il s’agit de la première fois pour laquelle un musée français rassemble un grand nombre de tableaux d’un des maîtres de la peinture vietnamienne moderne. L’exposition a ouvert ses portes à partir du 16 juin et devrait durer jusqu’à la fin octobre de cette année.

Paris en aout
Paris en aout
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Le bouquet empoisonné de Jeff Koons

Le plasticien américain décidé "d'offrir" une sculpture à la ville de Paris pour commémorer les victimes des attentats terroristes. Un monument qui n'a, en réalité, rien d'un don mais participe plutôt d'une logique d'autopromotion et de capture de l'espace public par des intérêts privés.

12m de haut pour 35 tonnes de métal

De longues tiges multicolores, coiffées de corolles en acier inoxydable, brandies à la face du monde par une main géante : voici le projet qui suscite depuis deux ans pétitions et polémiques.

Il faut dire que l’œuvre fait près de 12m de haut, pèse 35 tonnes et devait s’ériger sur le parvis du Palais de Tokyo et du Musée d’art moderne de la ville de Paris. Une excroissance versicolore venant coloniser l’élégante colonnade en béton et calcaire qui relie les deux palais.

Mais outre son gigantisme, c’est la genèse même de cette œuvre qui pose question car cette sculpture monumentale, sobrement intitulée Bouquet of tulips, était en réalité présentée comme un monument commémoratif à la mémoire des victimes du terrorisme. C’est en tout cas ce qu’a expliqué son créateur, le plasticien américain Jeff Koons, parlant, je cite, d’un “symbole de souvenir, d’optimisme et de rétablissement, afin de surmonter les terribles événements qui ont eu lieu à Paris”.

L’artiste parmi les plus côtés et les mieux vendus sur le marché de l’art contemporain, a donc décidé, dans sa grande mansuétude, de combler Paris de cette œuvre magistrale, pour exprimer son soutien et sa compassion à la ville endeuillée.

 

Un cadeau cher payé

Le problème c’est qu’il ne s'agit pas vraiment d’un don. Car le plasticien américain, millionnaire à ses heures, n’a en réalité décidé d’offrir à la ville de Paris et à ses habitants, que l’idée, le concept génial de cette main tendue vers l’humanité en souffrance. La réalisation, l’installation et l’entretien quant à eux, seront à la charge des bienheureux récipiendaires.

Et si les porteurs du projet s’écrient que pas un centime ne sera dépensé par le contribuable, puisque des riches mécènes se sont déjà portés volontaires pour financer l’érection du monument, il convient en réalité d’y regarder de plus près.

Car effectivement, cette production, estimée à 3 millions d’euros, est financée par un mécénat privé, mais ces généreux donateurs bénéficieront d'abattements fiscaux de 66% de leur contribution, soit une forme de subvention déguisée de la part de l'Etat. 

En outre, les travaux nécessaires pour accueillir une œuvre aussi imposante nécessiteraient des travaux colossaux pour assurer que les gigantesques tulipes ne s’effondrent pas sur les salles d’exposition du Palais de Tokyo.

Un emplacement controversé

Un emplacement qui a d’ailleurs suscité de très vives réactions. On peut effectivement se demander ce qu’une œuvre, présentée comme un monument à la mémoire des victimes du terrorisme, vient faire devant deux institutions dévolues à l’art moderne et à la création contemporaine. 

Suite aux nombreuses critiques formulées à l’encontre de ce choix pour le moins étonnant, la mairie de Paris a ainsi proposé d’autres lieux d’exposition tels que les abords du Bataclan ou même le parc de la Villette. Sans succès. Suivant la toute-puissance de son désir, Jeff Koons a décrété que son œuvre serait exposée dans le cœur de Paris ou ne serait pas. 

Une solution semble cependant avoir été trouvée. Cherchant à éviter un affront trop direct envers cet illustre bienfaiteur ainsi qu’un incident diplomatique avec les Etats-Unis, le nouvel adjoint à la culture de la mairie a fini par décider, que l’œuvre serait exposée dans les jardins jouxtant le Petit Palais. Un endroit bien plus discret donc.

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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 11:10

La Bourse de Commerce a été restaurée et transformée par l’architecte japonais Tadao Ando (TAAA – Tadao Ando Architect & Associates), l’agence NeM / Niney et Marca Architectes, l’agence Pierre-Antoine Gatier et Setec Bâtiment.

Commencé en juin 2017, ce grand chantier s’est achevé en mars 2020 après un peu plus de trois ans de travaux. S’en suit, depuis lors et jusqu’à la fin de l’année 2020, une période de levée des réserves, de finitions, d’aménagements techniques, mobiliers et muséographiques, tandis qu’à l ’extérieur du bâtiment sont conduits les travaux des abords du site, dont la Ville de Paris assure la maîtrise d’ouvrage. L’ouverture au public de la Bourse de Commerce est prévue au printemps 2021.

Le bâtiment de la Bourse de Commerce témoigne de quatre siècles de prouesses architecturales et techniques. Il associe la première colonne isolée de Paris, édifiée au 16e siècle pour l’hôtel de Catherine de Médicis, les vestiges d’une halle au blé à l’impressionnant plan circulaire du 18e siècle, couverte dès 1812 par une spectaculaire coupole de métal puis de verre. Il a été recomposé en 1889 pour devenir la « Bourse de Commerce ».

Situé au centre de Paris, dans le jardin des Halles et s’ouvrant sur la rue du Louvre, ce bâtiment est emblématique de l’histoire de Paris et de son architecture. Après une restauration exemplaire qui en a sauvegardé toutes les beautés, il se tourne désormais vers la création contemporaine.

 

 

La restauration de l’état du bâtiment comme en 1889

« La Bourse de Commerce de Paris est remarquable à plusieurs titres. À travers les différentes strates historiques dont il témoigne, l’édifice constitue une œuvre iconoclaste. Son enveloppe témoigne ainsi de l’apport de chaque période : la colonne de l’ancien hôtel de Soissons (construite par l’architecte Jean Bullant pour Catherine de Médicis au 16e siècle), le plan circulaire et les façades intérieures de la première Halle au blé (édifiée par l’architecte Le Camus de Mézières entre 1763 et 1767), la coupole en fer, conçue par l’architecte François-Joseph Bélanger et l’ingénieur François Brunet entre 1806 et 1813, et enfin les façades extérieures, les couvertures, les aménagements intérieurs et les décors réalisés par l’architecte Henri Blondel, lors de la transformation de l’édifice en Bourse de Commerce, en 1889. 

 

L’édifice ne constitue pas une simple superposition de ces strates historiques, mais plutôt une fusion des époques. Ainsi, lors de la transformation de la Halle au blé en Bourse de Commerce par Blondel en 1889, l’escalier à double révolution du Camus de Mézières est prolongé et intégré à un nouveau système de distribution moderne, tandis que la charpente métallique de Bélanger — une des plus grandes prouesses techniques du début du 19e siècle — est dotée d’une verrière et d’un décor peint. 
De fait, la Bourse de Commerce constitue un manifeste de l’architecture parisienne des 16e, 18e et 19e siècles, reconnu par plusieurs degrés de protection : classement de la colonne de Médicis par liste de 1862, inscription en totalité par arrêté du 15 janvier 1975, la coupole et son décor étant classés par arrêté du 20 juin 1986. […] 

La Bourse de Commerce Pinault Collection
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La Halle au blé, une utopie circulaire

« Le programme de la Halle au blé est élaboré à partir de 1763 sur le terrain. Il s’inscrit dans une nouvelle conscience urbaine, affirmant l’importance de l’intérêt public, qui se développe dans la seconde moitié du 18e siècle. L’édification de la halle et du lotissement attenant est confiée à Nicolas Le Camus de Mézières, architecte expert juré du roi et de son université.
Le bâtiment proposé est inédit, par le plan urbain qu’il propose. […] Premier monument public conçu au centre d’un quartier de maisons locatives et desservi par un réseau de rues en étoile, le projet fonde son originalité sur la volonté de former deux halles en une, grâce à un bâtiment en arcades déployé autour d’une cour centrale. 
Le choix d’un plan annulaire fait référence à la figure du cercle qui s’affirme, à l’époque des Lumières, comme l’un des modèles primordiaux de l’innovation architecturale. Il constitue une rupture avec le schéma traditionnel des halles-nefs rectangulaires. […] 

 

Restauration du panorama du commerce

Le visiteur qui entre dans la Rotonde de la Bourse de Commerce lève d’emblée la tête vers la coupole culminant quarante mètres plus haut. Il découvre alors l’immense décor peint en 1889 qui se déploie à 360 degrés. Retour sur une restauration hors-norme.

« J’ai été impressionnée par l’ampleur du décor : 10 mètres de haut pour 140 mètres de long, soit 1 400 mètres carrés de toiles. Ça n’en finissait plus ! » Alix Laveau

 

Quel thème ce décor illustre-t-il ?

Il traite l’expansion et la modernité de la France à travers le commerce dans le monde entier. Rendant compte de l’inauguration de la Bourse de Commerce, Le Temps, dans son numéro daté du 21 novembre 1889, qualifie ce décor de « panorama du commerce ». N’oublions pas que, cette année-là, Paris accueille une exposition universelle : les deux monuments phares présentés par la France sont la Tour Eiffel et la Bourse de Commerce. La France se drape dans ce qu’elle considère alors comme « ses plus beaux habits » et ce décor en fait partie !

Le panorama est l’œuvre non pas d’un mais de cinq artistes, d’où le manque de cohérence souligné par certains articles de presse. Quatre d’entre eux ont traité du commerce dans une partie du monde. Évariste Vital Luminais a représenté l’Amérique et Désiré François Laugée, la Russie et le Nord. L’Asie et l’Afrique ont été confiées à Georges Clairin et, pour clore le panorama, l’Europe, à Marie-Félix Hippolyte-Lucas. Entre chacune de ces quatre scènes, Alexis-Joseph Mazerolle, qui supervise l’ensemble, a réalisé dans la direction des quatre points cardinaux des allégories des continents et régions peintes par les autres artistes. Ainsi, l’Europe est-elle symbolisée par les arts et l’architecture, l’Afrique par le lion et la chasse, l’Orient et l’Asie par le narguilé et les éléphants ; le Grand Nord, enfin, par l’ours polaire. C’est donc à un voyage au long court qu’invite cette composition riche en détails. 

Depuis la passerelle installée au sommet du cylindre de Tadao Ando, les visiteurs sont bien plus près du décor que ne l’avaient été leurs devanciers de la fin du 19e siècle. Cette vision nouvelle fut une découverte pour nombre d’entre nous. Le « panorama du commerce » s’invite, en quelque sorte, parmi les œuvres de la collection Pinault. L’enjeu de la restauration prend ainsi tout son sens.

Pour conclure, il est amusant de rappeler que Marco Ferreri, réalisateur italien, fait dire, dans son film : Touche pas à la femme blanche ! (1974), à Philippe Noiret, en parlant de la Rotonde de la Bourse de Commerce : « Belle fresque n’est-ce pas ? C’est notre chapelle Sixtine à nous ! ». Difficile de faire mieux comme compliment.

La Bourse de Commerce Pinault Collection
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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 08:15

Le musée Cognacq-Jay est un musée municipal de la Ville de Paris présentant une collection d'œuvres et d'objets d'art du XVIII ème siècle issue du legs d'Ernest Cognacq.

 

L’historique du Musée

Il s'agit d'un des quatorze musées gérés depuis le 1er janvier 2013 par l'établissement public administratif Paris Musées. Le musée Cognacq-Jay est installé dans l'hôtel de Donon situé 8, rue Elzévir, dans le 3ème arrondissement de Paris.

L'hôtel de Donon, autrefois propriété de la famille Donon, est un vieil hôtel du Marais, entièrement restauré pour l'installation du musée, dont le corps de logis (fin du XVIe siècle), à haute toiture. Au dernier étage, le grand comble fait penser à la nef d'un navire renversé

Le musée organise régulièrement des expositions temporaires : « Le siècle de Watteau » (2008), « Tivoli » (2011), « La patine du temps » (2012), « Le siècle d'or de l'éventail » (2014), « Jean-Baptiste Huet, le plaisir de la nature » (2016), « L'enfance des lumières » (2018), « La fabrique du luxe : les marchands merciers parisiens au XVIIIe siècle » (2019), « L'empire des sens. De Boucher à Greuze » (2020-2021). Le 27 juin 1988, le musée ferme ses portes et ses collections sont transférées dans le Marais, à l'hôtel de Donon entièrement restauré pour l'occasion. Le musée rouvre au public le 18 décembre 1990 dans ses nouveaux locaux.

Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
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Le Musée Cognacq-Jay Paris
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Le Musée Cognacq-Jay Paris
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Le Musée Cognacq-Jay Paris
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Les collections permanentes

La collection d'art du XVIIIe siècle européen a été réunie entre 1895 et 1925 par Ernest Cognac et son épouse Mari’ Louise Jay, qui l'ont ensuite léguée à la ville de Paris.

Les salles du rez-de-chaussée sont ornées de boiseries. Le musée rassemble des collections de peintures de Largillière, Chardin, Rembrandt, Ruisdael, Canaletto, Tiepolo (Le Banquet de Cléopâtre, vers 1742-1743), Elisabet Vigée Lebrun, Greuze, François Boucher (Le retour de Diane), des pastels de Maurice Quentin de la Tour et de très beaux dessins de Wateau. Fragonard est également présent avec des figures d'enfants. Des sculptures de Houdon et Clodion sont exposées.

Chaque salle est restituée avec un mobilier d'époque et des objets précieux. Des vitrines montrent des porcelaines de Saxe, des tabatières, drageoirs et nécessaires de toilettes. L'ensemble évoque la vie raffinée du siècle des Lumières.

On y trouve également quelques œuvres plus tardives, notamment deux Canaletto, quelques Guardi, trois toiles d'Hubert Robert et un très beau portrait de la princesse de Metternich attribué à Sir Thomas Lawrence.

Le musée organise régulièrement des expositions temporaires : « Le siècle de Watteau » (2008), « Tivoli » (2011), « La patine du temps » (2012), « Le siècle d'or de l'éventail » (2014), « Jean-Baptiste Huet, le plaisir de la nature » (2016), « L'enfance des lumières » (2018), « La fabrique du luxe : les marchands merciers parisiens au XVIIIe siècle » (2019), « L'empire des sens. De Boucher à Greuze » (2020-2021). Une vidéo explique la dernière exposition sur l’empire des sens actuellement terminée et qui a regroupé de nombreuses œuvres venues de l’étranger.

Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
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Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
Le Musée Cognacq-Jay Paris
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Le Musée Cognacq-Jay Paris
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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 08:38

L'histoire de l’Hôtel de la Marine

Le choix de la place de la Concorde

 

La place Louis XV, actuelle place de la Concorde, doit sa création à la volonté de la Ville de Paris d’édifier une statue à la gloire du roi Louis XV en 1748. Pour mettre en valeur cette statue équestre commandée à Edmé Bouchardon, l’idée d’une place à la gloire du roi, sur le modèle de la place Vendôme et de la place des Vosges, fait son chemin. 

Après de nombreuses hésitations, le roi Louis XV donne un emplacement qui lui appartient à l’ouest de la ville, aux abords du jardin des Tuileries.
Un concours d’architecture est alors lancé pour l’aménagement de cette place. Dix-neuf propositions sont déposées mais aucune ne satisfait le roi. Il en est de même du second concours organisé.
Après cinq ans de débats, c’est Ange-Jacques Gabriel, Premier architecte du Roi, qui effectue une synthèse des différents projets pour créer les plans définitifs de la future place Louis XV.

La statue du roi sera au centre d’une place formée de jardins en fossés secs bordés de balustrades. La sculpture du monarque le représente à la romaine, c’est à dire chevauchant sans selle et sans étriers. Au sud de la place, la Seine, au nord, deux palais jumeaux aux façades classiques monumentales de part et d’autre de la rue Royale, à l’ouest, la place s’ouvre sur les Champs-Elysées et le cours de la reine

À la chute de la monarchie, cette place « Louis XV » réalisée à la gloire du roi changera de nom pour devenir « place de la Révolution » puis « place de la Concorde » à partir de 1795.
 

L’installation du Garde-Meuble de la Couronne

 

Après l’édification des plans et le lancement des travaux d’aménagement de la place, il est temps de trouver une affectation pour les deux palais situés au nord de la place. C’est en 1765 que l’on décide d’installer le Garde-Meuble royal, institution en charge du mobilier du roi, dans le palais le plus à l’est (entre l’actuelle rue Royale et la rue Saint-Florentin), le futur Hôtel de la Marine. Censé, dans un premier temps, n’occuper qu’une partie du bâtiment, le Garde-Meuble finit par investir l’entièreté du lieu en 1767.
Pierre-Elisabeth de Fontanieu, intendant à la tête du Garde-Meuble, en profite pour faire aménager l’Hôtel pour répondre pleinement aux besoins de son administration : lieux de stockage, ateliers, appartements de fonction, galeries d'exposition, lieu de vie également avec sa chapelle…

Durant près de vingt-cinq ans, le Garde-Meuble et son intendant, Pierre-Elisabeth de Fontanieu puis Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, vont occuper le palais.

Ancêtre du Mobilier National, cette institution était en charge de l’aménagement des résidences royales et de l’entretien de leur mobilier : Versailles, mais également Compiègne, Fontainebleau, Marly, Choisy, Trianon, Saint-Germain-en-Laye et Montreuil.
L’institution est chargée du choix, de l’achat et de l’entretien du mobilier du roi, allant du lit à la simple chaise. Elle est également en charge de la conservation des collections royales d’armes et d’armures, d’étoffes et de tentures, de vases de pierres dures, de bronzes et enfin des diamants de la Couronne, mais aussi des batteries de cuisine et du linge de maison !

L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
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Le siège du ministère de la Marine pendant 226 ans 

Dès le début de la Révolution, le roi Louis XVI quitte Versailles pour Paris.
Toutes les administrations de l’État présentes à Versailles doivent donc regagner la capitale.
Mais un obstacle de taille se dresse : où les installer à Paris ? Le ministère de la Marine, avec à sa tête le comte de La Luzerne et Jean-Baptiste Berthier, s’installe dans le palais abritant le Garde-Meuble en 1789.

Dans un premier temps, la Marine occupe des espaces au deuxième étage et à l’ouest du premier étage. Il lui faudra moins de 10 ans avant de pouvoir occuper le bâtiment dans son ensemble. C’est le début de deux siècles de présence de cette administration dans ce palais qui portera désormais le nom d’Hôtel de la Marine. Ce n’est qu’en 2015 que le ministère de la Marine quitte le bâtiment.

Un parti-pris : restituer l’atmosphère du XVIIIe siècle

Après plus de 200 ans d’occupation de l’Hôtel de la Marine par le ministère et l’état-major de la Marine, l’organisation interne du bâtiment ainsi que les décors avaient beaucoup évolué.
Le
Centre des monuments nationaux, à qui a été confiée la gestion du monument et son ouverture au public, a fait le choix, chaque fois que cela était possible, de restituer les décors d’origine : ceux du Garde-Meuble de la Couronne au XVIIIe siècle, témoignage exceptionnel de l’excellence de l’architecture et du décor à la française.

“Restitution”, car il s’agit bien ici de remettre les lieux dans leur état premier, celui de la construction des bâtiments au XVIIIe siècle. Le CMN et les équipes de conservateurs-restaurateurs ont, en effet, eu l’heureuse surprise de découvrir les décors muraux, plafonds ou planchers d’origine sous les ajouts successifs des XIXe et XXe siècles !
Une chance pour les visiteurs qui pourront ainsi replonger dans l’atmosphère unique et exceptionnelle d’un appartement du siècle des Lumières. Les salons d’apparat qui bordent la loggia ont quant à eux été maintenus dans le décor voulu par le Ministère de la Marine au milieu du XIXe siècle.
 

Grâce aux inventaires du mobilier du Garde-Meuble, il a été possible d’identifier la plupart des meubles et tissus présents dans l’Hôtel de la Marine au XVIIIe siècle.

Marc-Antoine Thierry de Ville-d’Avray, intendant du Garde-Meuble, a effectué un inventaire général des collections de l’institution en 1774, toujours considéré aujourd’hui comme une référence

Quoi de plus important que le mobilier pour rendre au lieu son atmosphère d’antan ? Le Centre des monuments nationaux a acquis récemment deux meubles uniques de l’ébéniste Jean-Henri Riesener : une commode et un secrétaire en armoire.
Le premier est représentatif du style de l’ébéniste du roi ; le second, classé trésor national, résulte d’une commande de l’intendant Pierre-Elisabeth de Fontanieu pour l’ameublement de ses appartements privés.

La restauration des décors, voulue par le Centre des monuments nationaux et ses experts, met également en valeur les rideaux, les tissus d’ameublement et papiers peints afin de rendre aux pièces des appartements de l’intendant, comme aux pièces de réception, leur atmosphère d’origine.

L’Hôtel de la Marine l'ouverture
L’Hôtel de la Marine l'ouverture
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Un lieu Habité

La volonté de faire de ce palais un lieu “habité” explique les livres, partitions de musique, salle à manger avec des huitres à terre et des serviettes dépliées, abandonnés sur les meubles.  Nous déambulons dans des pièces théâtralisées, dont les locataires ont pris congé récemment.  L’objectif est vraiment de montrer au visiteur ce que cela signifie de vivre au XVIIIe siècle dans des appartements mettant en valeur l’excellence des arts décoratifs du XVIIIe siècle.

Ces espaces sont d’ailleurs très atypiques et sans équivalent. Les deux intendants du Garde-Meuble royal se sont très largement servis dans les collections royales, dont ils avaient la charge, pour meubler leurs appartements. Nous ne sommes ni vraiment chez le roi, ni chez la grande noblesse de l’époque !

L’Hôtel de la Marine l'ouverture
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8 août 2021 7 08 /08 /août /2021 14:12

Bonjour,

Pendant mes vacances, je souhaite vous inciter à visiter quelques vidéos passées. Avec plus de 300 vidéos mises en ligne ces dernières années, vous pouvez les lire en trouvant le pays à découvrir en actionnant la recherche sur le présent blog.

Tromso, La Laponie Norvégienne, Le Cap Nord

La descente du Danube

Le Laos

Golfe

D’autres carnets de voyage existent sur ce blog : l’Islande, l’Irlande, l’Ouzbékistan, le Myamar, l’Indonésie, le Japon, l’Afrique du Sud, les Pouilles etc. A vous de trouver votre prochaine destination.

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1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 10:51

À égale distance du Rhône, des Alpes et de la mer, à mi-hauteur entre plaine et montagne, à la rencontre du monde alpin et du monde méditerranéen - tout en recevant les derniers effluves atlantiques - le pays de Forcalquier est un milieu de la Provence, et une Provence du milieu.
 
Surtout, il se situe par là au point d’équilibre du mouvement continuel entre Haut et Bas-Pays qui rythme l’histoire des populations provençales, et voit moissonneurs et bergers, colporteurs et manœuvres, journaliers et servantes, descendre puis remonter sans trêve au rythme des saisons, amenant aussi à l’aller le bois et le fromage, et au retour le sel et le poisson.
 
Dans ce balancement séculaire, Forcalquier installe un relais, mais aussi un point de chute propre où, tels les gens de l’alpe dévalant vers la mer au rythme des saisons, ceux d’entre Lure et Luberon viennent chaque semaine se bousculer à son marché.
 
Si le cœur du pays est le bassin forcalquiéren, adossé à la chaîne de Lure pour buter aux pieds du Luberon, et bordé de part et d’autre par les vallées de la Durance et du Calavon, il a le plus souvent dans l’histoire étendu son influence à une zone plus vaste.

En 1481 la Provence est annexée à la France, contre le sentiment des Forcalquiérens. Louis XI leur enverra une armée, qui les bombardera du haut d’une colline qu’on appelle depuis lors La Bombardière.
 
Comme au Moyen Âge les Juifs (Forcalquier et Reillanne ont leur synagogue) puis les Vaudois, les Protestants seront nombreux dans le pays au XVIe s. (outre Forcalquier, Ongles possède un temple).
 
Après la Révolution, le nouveau régime (qui trouve d’emblée de fervents partisans) permet à Forcalquier de conserver une partie de son pouvoir et de ses fonctions urbaines en y installant la sous-préfecture, et en y maintenant un tribunal.
 
En 1851, Forcalquier et son pays comptèrent parmi les principaux acteurs de la révolte républicaine contre le coup d’État de Napoléon III. Malgré la répression féroce qui s’ensuivit, la ville demeura jusqu’à la guerre de 1914 la capitale intellectuelle et artistique du haut-pays, ainsi qu’un des pôles de la renaissance provençale. La dernière guerre fit à nouveau de la région un haut-lieu de résistance (la ville de Forcalquier a reçu la croix de guerre à ce titre).

Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier
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Forcalquier
Forcalquier

La Citadelle de Forcalquier

Point culminant de la ville où se trouvait autrefois le château des comtes de Forcalquier et de Provence. La chapelle Notre-Dame de Provence et le carillon occupent désormais le site. Vue imprenable à 360° sur les alentours.

Cet oppidum fait de safre (molasse calcaire) fut très tôt habité par des populations néolithiques puis plus tard par des peuples celtes et ligures.
À l’époque romaine, la population vit plutôt en plaine dans de grandes villas et des fermes. Au temps des grandes invasions barbares, la population remonte s’installer sur les hauteurs de l’oppidum. Le haut moyen-âge voit la construction d’un château.
Ce château sera lieu d’habitation des comtes de Forcalquier et de Provence.

À l’emplacement du château des comtes de Forcalquier, dont subsistent les bases au midi, s’élèvent aujourd’hui :
– Le carillon qui égrène ses notes tous les dimanches à 11h30, le lundi matin, jour de marché et pour les principales fêtes religieuses (sonneries du « Nadalet » la semaine précédant Noël).
C’est l’un des très rares carillons manuels de Provence pratiquant le jeu traditionnel « à coup de poing ».
Ce nouveau carillon inauguré en 2018 allie la pierre, le métal et le bois.
Il remplace le précédent construit en 1925 puis en 1939.

– la Chapelle Notre-Dame de Provence de style néo-byzantin et octogonale est érigée en 1875 à l’initiative du Chanoine Terrasson. Elle est ornée à chaque angle de statues de musiciens qui jouent chacun un instrument de musique du moyen-âge. Le tympan de la chapelle est orné des saints de Provence.

Forcalquier
Forcalquier
Forcalquier

Concathédrale Notre-Dame-du-Bourguet

La cathédrale de Forcalquier était une deuxième place (siège) de l’évêque de Sisteron, qui ne pouvait pénétrer dans sa ville de Sisteron en raison d’un différend entre lui et son chapitre . Installé à Forcalquier, il en éleva la collégiale au rang de co-cathédrale.

Notre-Dame-du-Bourguet datant du XIIe siècle, érigée en « concathédrale » du diocèse de Sisteron en 1408. Il y eut dès 1065 une concathédrale à Forcalquier.

Nef centrale, chœur, transept et clocher datent des premières années du XIIIe siècle et constituent le premier essai d'adaptation d'art gothique en Pays d'Oc. Le campanile est du XVIe siècle, les nefs latérales et le deuxième étage du clocher sont du XVIIe siècle. Les premiers jeux du grand orgue remontent à 1629.

 

Le Couvent des Cordeliers

Fondé au XIIIe siècle sur l’emplacement d’un ancien prieuré bénédictin, le couvent des Cordeliers est l’un des plus anciens couvent franciscains de France. Siège de l’Université Européenne des Senteurs et Saveurs.

Le couvent des Cordeliers est un couvent franciscain. Ce nom de cordeliers provient de la corde ceinturant la taille. Cette corde est nouée de 3 nœuds signifiant la pauvreté, l’obéissance et la chasteté.
Les moines ayant fait vœu de pauvreté, ils ne pouvaient se permettre de porter une ceinture en cuir.
L’ordre franciscain fut fondé à Assises par François (d’Assises !) en 1209. C’est un ordre mendiant comme les Carmes, les Augustins et les Dominicains.

Rapidement l’ordre se répandit dans toute l’Europe du sud et notamment en Provence où les Cordeliers s’installèrent à Forcalquier en 1236 sur des terres offertes par le comte, ce fut d’ailleurs l’un des premiers couvents franciscain fondé en Provence.

Ce bâtiment au Moyen Âge était situé hors des remparts de la ville dans une zone dangereuse. De cette implantation découle son histoire très mouvementée qui commença par une période de prospérité du XIIIe siècle au XVIe siècle environ. Environ 25 à 30 moines occupent le couvent pendant la période la plus faste.

En 1960, une vaste restauration du couvent tombé dans l’oubli fut réalisée par Paulette Constant. Pour ce travail, elle obtint le prix des Chefs d’œuvres en péril et la classification du couvent sur la liste supplémentaire des Monuments historiques.

En 2007, la Ville de Forcalquier complète le remembrement de l’ensemble en faisant l’acquisition de l’aile nord-ouest qui a fait l’objet de la réhabilitation la plus importante. Au fil des ans, la propriété bâtie est complétée par l’acquisition des jardins attenants permettant en 30 ans, de recréer une unité foncière homogène autour du couvent des Frères Mineurs.
Depuis le deuxième trimestre 2009, le Couvent des Cordeliers s’est enrichi de nouveaux espaces et équipements spécialisés, grâce au concours de l’UESS (800 000 € net investis), de l’Union Européenne et du Conseil Régional PACA. 2500 m² de locaux répartis sur 6 niveaux sont distribués en espace différents : salles de formation, de réunion et d’exposition, bureaux.

L’originalité de lieu réside en son amphithéâtre d’analyse sensoriel unique en PACA. Créé dans une ancienne chapelle annexe du Couvent, celui-ci accueille, hormis un laboratoire de cuisine professionnel, 20 pupitres d’analyse sensorielle et permet à la fois de procéder à l’analyse sensorielle et à des tests consommateurs de liquides (vin, huiles…), d’aliments (denrées, plats cuisinés…), de parfums et compositions aromatiques.
Equipé d’orgues à parfums, cet espace permet la création de produits senteurs (eau de toilette, gel douche, parfums d’ambiance … ). Se voulant moderne tout en respectant l’identité du site, l’amphithéâtre est doté d’un équipement informatique à la pointe de la technologie offrant des conditions de travail optimales pour les professionnels de la filière senteurs-saveurs, les étudiants et les stagiaires que l’UESS reçoit tout au long de l’année.

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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 08:14

Genèse de l’Empire céleste est une exposition inédite en France coproduite par le musée départemental des arts asiatiques (Nice) et la Fondation Baur (Genève), avec le soutien de M. Sam Myers.

La collection Myers comprend un des plus importants ensembles de jades archaïques chinois conservés en Europe. Conservateur général honoraire du patrimoine, Jean-Paul Desroches est le commissaire invité de l’exposition. Il offre au public une vision originale de l’histoire du jade en Chine.

Du fait de sa dureté, le jade est engagé dans la pérennité. Lors de fouilles archéologiques, les précieuses gemmes constituent les vestiges culturels les mieux conservés. Les premiers outils pour couper découverts sur le site de Xiaogushan à Haicheng (province du Liaoning) auraient 12 000 ans. Quant aux jue, anneaux fendus en jade utilisés comme boucles d’oreilles, ils ont été exhumés en nombre dans les cultures de Xinglongwa (env. 6200–5200 av. J.-C.) et Zhaobaogou (env. 5200–4500 av. J.-C.). Dès lors, beaucoup considèrent aujourd’hui que le travail du jade aurait une histoire de quelque 8 000 ans.

Depuis le Néolithique, la Chine entretient un lien fondamental avec le cosmos. Le monde repose alors sur le binôme Ciel-Terre, et l’Homme, impuissant, assiste à leurs échanges incessants. Avec l’émergence des premières dynasties royales (XVIIᵉ–IIIᵉ siècles av. J.-C.), chamanes, sorciers, devins, philosophes, sages s’affairent à mettre le monde en ordre. Procédant par analogie, ils donnent une forme concrète à leurs spéculations en recourant à un bestiaire fantastique. Sous les dynasties impériales (221 av. J.-C.–1911 apr. J.-C.), s’impose la triade Ciel-Terre-Homme. Bien qu’observateur attentif au cœur de cet univers, l’Homme est désormais appelé à l’immortalité. L’exposition est une invitation à parcourir sur plus de quarante siècles cet itinéraire émaillé d’œuvres rares, façonnées dans une pierre d’éternité, le jade.

Révélant et épousant les évolutions de cette vision métaphorique du monde, les objets en jade montrent une profonde évolution plastique : le ciseleur devient sculpteur à part entière, engageant ses créations dans les trois dimensions. Si, au départ, les représentations frôlent l’abstraction, au fur et à mesure se fait jour un langage qui ondule en surface, avant de pénétrer la matière jusqu’à la façonner en la transformant de l’intérieur, pour faire surgir un réalisme puissant fondé sur une observation attentive.

Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï

 

LA COLLECTION MYERS

Un panorama en jade

Les quelque cent-cinquante pièces réunies dans le cadre de cette exposition sont habituellement conservées dans leurs précieux écrins à l’abri du regard. Leur présentation constitue un évènement, invitant le public à découvrir des oeuvres emblématiques mais également des pans méconnus de la civilisation chinoise.

En effet, la grande ancienneté de certaines œuvres, réalisées il y a 4 000 ans, s’explique par la noblesse du matériau utilisé. Les jades présentés dans l’exposition sont en néphrite, ou ruanyu (jade tendre) en chinois. Il s’agit d’un silicate de calcium et de magnésium avec des cristaux prismatiques allongés en fibre caractérisés par des plans de clivage faisant un angle proche de 125°. À la fois fragile et résistant, ce minéral doit être façonné par érosion.

Trait d’union depuis le Néolithique, le jade est un incomparable miroir de la Chine. Sa beauté tout intérieure enchante autant qu’elle interroge : elle recèle et révèle les fondements de sa longue histoire. Chaque objet est comme une fenêtre ouverte sur un monde à découvrir.

Le disque Bi est l’un des objets les plus anciens et les plus emblématiques de la civilisation chinoise. Ces disques étaient placés auprès du défunt afin de le protéger et de détourner le danger. Composé de jade, on attribue à ce matériau le pouvoir de protéger le corps de la décomposition et de le rendre immortel. Les défunts étaient inhumés avec la bouche remplie de jade et les orifices fermés par des bouchons de jade. Les plus beaux disques Bi étaient placés sur la tête, les autres le long du corps. Leur forme ronde pourrait évoquer le ciel.

Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
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Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
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Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï

 

Caribaï - Dans un monde flottant

Caribaï a étudié les beaux-arts en France, en Italie et à Bruxelles.

L’artiste plasticienne déploie un travail sensible et contemplatif au travers d’installations et de peintures. Son travail s’inspire des éléments naturels, révélant des influences venant du Japon, son pays natal.

Installée à Grasse, Caribaï a été invitée à investir les collections permanentes du musée départemental des Arts asiatiques avec deux installations inédites :

  • Une œuvre monumentale constituée de 43 panneaux composant un nouvel environnement pour la statuaire bouddhique dans la rotonde du musée ;
  • Une création inédite en papier suspendue au plafond du rez-de-chaussée et conçue autour de l’escalier central du bâtiment.
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
Musée des Arts Asiatiques de Nice : Genèse de l’Empire Céleste exposition de Jade, Caribaï
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Le Musée Lascaris

https://youtu.be/l23HXor58bY

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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