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DIRPA : visites, découvertes, musées, évasions pour les retraités des Alpes Maritimes

 

4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 14:02

Avec la ville de Tourrettes, nous entrons dans l’univers des fleurs à parfum, qui a succédé aux moulins à huile des oliviers.  La ville de Grasse a connu la même évolution.

Le village est célèbre pour son aspect médiéval situé sur un éperon rocheux tombant à pic ; ses maisons extérieures forment un rempart. Autour de ce centre historique, les quartiers résidentiels s'étendent depuis les contreforts de ses puys (pic de Courmettes, puy de Tourrettes, Naouri), jusqu'aux gorges et à la vallée du Loup.

Site propice à la défense, les terres de Tourrettes sur Loup ont connu trente siècles d’une histoire agitée. Des tribus celto-ligures s’y installèrent à partir du IX av JC. Les Romains au III siècle av. JC. Le site de Tourrettes sur Loup subit dès le V siècle toutes les invasions barbares: Wisigoths, Huns, Francs, Lombards, jusqu’à ce que les Sarrazins le fortifièrent et l’occupèrent jusqu’en 972. Plusieurs vestiges médiévaux, ainsi que la toponymie des lieux témoignent de ce passé moyenageux. Les Chevaliers de Tourrettes sont mentionnés pour la première fois en 1144 avec Guillaume Amic de Tourrettes, probablement des cadets ou vassaux des Sires de Grasse ou de Vence. La famille des seigneurs de Tourrettes se voit confier les terres de Tourrettes et y fonde un château portant leur nom. C’est à la suite d’un conflit avec la Maison de Duras et le comte de Provence que Marie de Bretagne, mère de Louis II de Provence, attribue Tourrettes-lès-Vence à Guichard de Villeneuve en 1387. Jusqu’à la Révolution, l’histoire de Tourrettes est intimement liée à celle des Villeneuve. Ils font construire en 1437 l’actuel château en y englobant le vieux beffroi du XII. L’église primitive du XII siècle fut aussi restructurée au XVI et au XVIII siècles. A partir de 1463, les malheurs s’abattent sur Tourrettes, la peste ravage le pays pendant 70 ans, suivie par les guerres de religions, celle entre l’Autriche et l’Angleterre (1744-1748), celle de la succession d’Espagne, et la Révolution où le dernier des Villeneuve, César, s’enfuit pour l’Italie où il est exécuté en 1793 près de Vintimille.

Les environs de Tourrettes sont constitués de nombreuses terrasses qui étaient cultivées de vigne, de blé et de lentilles, entre autres, puis partiellement plantées d’orangers à fleurs (bigaradiers), jasmin, roses et violettes récoltées pour la fabrication des parfums. De nos jours, agaves, figuiers de barbarie et forêts de pins ont repris le dessus. Cependant subsistent encore les oliveraies et surtout la culture de la violette qui fait du village la «Cité des Violettes»

Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette

La Bastide aux Violettes (2010) Liée à l’essor de la Parfumerie à Grasse, la culture de la Violette est apparue à la fin du XIX siècle. Elle est encore pratiquée par quelques familles tourrettanes. La saison des violettes est de novembre à mars. La «Fête des Violettes» a lieu chaque année début mars et clôture la saison.

 

La Chapelle Saint Jean (1959) Route de Saint Jean L’originalité de cette chapelle réside  dans sa décoration intérieure, œuvre de Ralph Soupault. Pour peindre ces fresques de style naïf, l’artiste s’est inspiré des villageois et de leur vie quotidienne. Ainsi les tourrettans et la cueillette des violettes se mêlent aux scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament.

 

L’Eglise Saint Grégoire (XII - XVI - XIX S.) Pl. de la Libération Elle fut agrandie en 1551, à l’emplacement d’une église romane du XII siècle dont furent repris le style et les matériaux. L’entrée actuelle est d’un style romano-Renaissance. Sur la façade sud, la plus ancienne, des pierres de remploi sont gravées de symboles, emblèmes du christianisme, le poisson et la colombe dédoublée. L’église a été modifiée en 1861. Un cadran solaire orne aujourd’hui la façade sud. A voir à l’intérieur : Une stèle dédiée à Mercure, bloc de calcaire gravé datant du III siècle et le Triptyque, huile sur bois, dans la tradition du XV siècle, représentant Saint Antoine entouré de Saint Pancrace et de Saint Claude, dans le style des Frères Bréa.

 

La bastide aux violettes

La violette dans tous ses états, dans tous ses éclats, dans toutes ses déclinaisons est à découvrir à la Bastide aux Violettes. Bien plus qu’un musée, cet espace est un véritable lieu de rencontres authentiques avec les traditions d’antan et la culture d’une plante à parfum, la violette “Victoria”, longue sur tige et très odorante. La récolte de cette fleur délicate à cinq pétales s’effectue d’octobre à mars.

Né de la volonté de poursuivre la belle aventure humaine de la violette qui a profondément marqué de son empreinte la commune de Tourrettes depuis près de 150 ans, ce projet a été conçu par la municipalité et financé par la CASA (Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis). Il faut aussi noter l’implication des producteurs de violettes et les partenariats noués avec la Chambre d’Agriculture des Alpes-Maritimes et tous les acteurs locaux.

Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette

La culture et les produits de la Violette

Les suaves effluves, omniprésents dès l’entrée dans la serre, ont un effet euphorisant... Pas étonnant d’apprendre qu’au Moyen Âge, les fleurs de la violette, mêlées à celles de la lavande, étaient cousues dans les oreillers, car sensées prédisposer à l’amour!

Devenue le symbole de l’amour caché, celui des amoureux transis dévoilant par son truchement leurs sentiments au grand jour, la Viola victoria odorata règne en impératrice à l’EARL la Violette, chemin Saint-Martin à Tourettes-sur-Loup.

Sur quelque 4.000 mètres carrés de serres (dont une parcelle ouverte au public à la Bastide la violette, le musée dédié à cette plante), la famille Coche y cultive, depuis deux générations, la petite plante vivace.

Mais aussi des roses, des menthes, des verveines. Avant de transformer leurs récoltes en friandises sucrées pour régaler les palais. Sous la forme de fleurs cristallisées, aussi exquises pour les yeux que pour les papilles, qui accompagnent à merveille café, glaces, dessert, champagne... À moins que vous ne les dégustiez seules, pour le simple plaisir de vous octroyer un petit moment de douceur!

Culture hors sol

La culture des violettes se fait ici hors sol, principalement en "boudins", c’est parce que cette technique recèle moult avantages: "La violette est la seule fleur, avec le mimosa, qui fleurit l’hiver, d’octobre à mars. Elle est donc davantage exposée aux intempéries. Le hors-sol limite ces aléas climatiques et garantit une récolte chaque année. Et du fait que nous utilisons ces boudins, on peut cueillir à toutes les hauteurs sans se briser le dos! On peut, en outre, multiplier par quatre la productivité, avec la pénibilité en moins. Et moins d’herbes à retirer."

Autre avantage : le hors-sol fonctionne en circuit fermé. Les eaux de drainage sont récupérées et recyclées en arrosage. Enfin, en étant sous serre, en milieu confiné, les plantes bénéficient d’une certaine biodiversité, en limitant les ravageurs tout en empêchant les auxiliaires de partir. "On utilise la lutte biologique raisonnée de la façon la plus optimale.

80% de la récolte ainsi obtenue, soit 500 kilos de fleurs fraîches en moyenne, ira à la confiserie. À partir de la mi-mars, place à la récolte des feuilles de violette, qui seront envoyées aux parfumeries de Grasse. Afin d’être utilisées soit comme fixateurs d’odeurs, soit pour apporter une note boisée, verte, à certains parfums. La note "fleur de violette", quant à elle, est obtenue grâce à des molécules de synthèse.

Si la crise sanitaire a entraîné un manque à gagner côté vente des produits de confiserie, cette perte a été limitée par le retour d’un engouement pour les fleurs françaises de saison, poussant l’hiver, dont la violette est la parfaite ambassadrice. Tout comme elle est la fleur emblématique de Tourrettes-sur-Loup, comme en témoignent les photos anciennes de cueilleuses sur les restanques, sous les oliviers.

Après la récolte, les fleurs sont soigneusement lavées, égouttées, puis déposées au fond d’un cul-de-poule, dans lequel est versé de la gomme arabique. Autrement dit, de la résine d’acacia mélangée avec de l’eau, une colle alimentaire qui va permettre de fixer le sucre glace sur la fleur.

Façonnées à la main

C’est la phase des "blanches". Puis l’on va malaxer avec délicatesse chaque unité, pour lui redonner sa forme florale initiale. S’ensuivra le séchage et la deuxième phase, le trempage, pendant douze heures dans un sirop qui donnera sa coloration aux bonbons et fera cristalliser le sucre, avant d’être lui-même récupéré. Les fleurs seront alors démoulées dans des clayettes, séchées pendant deux jours et enfin prêtes à l’emballage... Et à être vendues sur les marchés du terroir ou en ligne puis dégustées ! Nul besoin d’aller jusqu’à Toulouse, donc, pour vous régaler de ces confiseries raffinées et au doux parfum d’antan...

 

Des fleurs à croquer

Fleurs cristallisées, violettes fraîches, fleurs et feuilles séchées, mais aussi sirops, savons et autres confits, vendus au kilo, en sachets de 100 grammes ou sous la forme de coffret découverte, les gourmands trouveront forcément leur bonheur sur le site où les produits de l’EARL la violette sont disponibles à la vente, www.fleurs-a-croquer.com

Pour se faire plaisir ou offrir un cadeau, toute une gamme de délices sucrés, cosmétiques ou éléments de décoration vous y attend...
Une production 100% made in Tourrettes-sur-Loup !

Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
Tourrettes-Sur-Loup cité de la violette
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28 mars 2021 7 28 /03 /mars /2021 15:09

Cette nouvelle série de promenades dans les Alpes Maritimes permettra de découvrir des localités connues ou inconnues : Tourrettes sur loup, Grasse… Aujourd’hui nous poursuivons la découverte de la vallée du Var et le col qui relie les Alpes Maritimes aux Alpes de Haute Provence.

Le col de la Bonette est un col de montagne à 2 715 mètres d'altitude, où la route relie la vallée de l’Ubbaye à celle de la Tinée. Une bonne partie de la route entre Jaussiers et Saint Etienne de Tinée est située dans le parc national du Mercantour. Le col est accessible par la route de la Bonette qui passe quelques mètres en dessous du col de Restefond (2 680 m) sans toutefois l'emprunter. Pour cette raison, on parle parfois du col de la Bonette-Restefond, les deux cols étant situés à proximité l'un de l'autre. Comme la route, le col est fermé en hiver.

Le col de la Bonette
Le col de la Bonette
Le col de la Bonette
Le col de la Bonette
Le col de la Bonette

Le col de la Bonette culmine à 2 715 m, ce qui en fait le col le plus élevé de Provence. Il existe trois cols routiers alpins dont les altitudes sont supérieures à celui-ci : les cols de l'Iseran (2 764 m), du Stelvio (2 757 m) et Agnel (2 744 m). En revanche, depuis le col, une route permet de faire le tour de la cime de la Bonette (2 860 m). Cette route est appelée col de la Cime de la Bonette et son point culminant atteint 2 802 m. Elle était encombrée de nombreux véhicules le jour de notre passage. Le mode de déplacement le plus fréquent semble être la moto, avec des rassemblements de motards sur notre trajet.

Le col de la Bonette
Le col de la Bonette
Le col de la Bonette
Le col de la Bonette
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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 12:11

Les gorges de Da­luis ont été creu­sées par le Var dans des roches de cou­leur rouge lie de vin ap­pe­lées pé­lites et da­tant du Per­mien. Cette en­taille spec­ta­cu­laire de plus de 900 mètres a fait la ré­pu­ta­tion des lieux en tant que "Co­lo­rado Ni­çois".

Les roches rouges ca­rac­té­ris­tiques cor­res­pondent à des cendres vol­ca­niques et des sé­di­ments fins dé­po­sés il y a plus de 250 mil­lions d’an­nées et ayant subi une oxy­da­tion du fer plus ou moins forte. On trouve éga­le­ment d’autres formes géo­lo­giques re­mar­quables au­tour des gorges : fentes de des­sic­ca­tion, rides de cou­rant ou im­pacts de gouttes de pluies fos­si­li­sées.

 

L’his­toire géologique com­plexe des pé­lites de ce mas­sif a eu pour consé­quence de for­mer de mul­tiples mi­né­ra­li­sa­tions sous forme de fi­lons au sein de la roche. Ces concen­tra­tions mé­tal­liques, toutes liées à la pré­sence du cuivre, ont ré­vélé des mi­né­raux uniques au monde.
Le sub­strat ro­cheux par­ti­cu­lier des gorges, le gra­dient d’al­ti­tude et la po­si­tion du site au car­re­four de plu­sieurs sé­ries de vé­gé­ta­tion ex­plique la grande di­ver­sité flo­ris­tique des gorges de Da­luis. On re­cense sur le site au moins trois es­pèces vé­gé­tales pro­té­gées au ni­veau na­tio­nal et dix es­pèces pré­sen­tant un in­té­rêt pa­tri­mo­nial (es­pèces rares, en li­mite d’aire ou en­dé­miques). Vé­ri­table sym­bole de cette flore, la saxi­frage à feuilles en lan­guettes orne, à la fin du prin­temps, ses ma­gni­fiques grappes de fleurs blanches.

 

Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »
Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »
Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »
Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »
Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »
Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »
Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »

La pré­sence de ca­vi­tés na­tu­relles ou ar­ti­fi­cielles (mines, caves, tun­nels, etc.) est très at­trac­tive pour les chauves-sou­ris qui trouvent éga­le­ment à proxi­mité des ter­rains de chasse adap­tés. On compte ainsi 25 es­pèces de chi­ro­ptères sur le site Na­tura 2000 as­so­cié dont le petit rhi­no­lophe.
Pour les oiseaux, outre son in­té­rêt comme re­fuge hi­ver­nal pour les per­drix bar­ta­velles et le té­tras lyre, on ren­contre dans les gorges les es­pèces liées aux fa­laises : aigle royal, fau­con pèlerin, cir­caète Jean-le-Blanc, grand-duc d’Eu­rope ou ti­cho­drome éche­lette.
Les gorges abritent par ailleurs plu­sieurs es­pèces en­dé­miques, no­tam­ment des es­car­gots et un petit am­phi­bien, le spé­ler­pès de Stri­nati en li­mite nord-ouest de son aire de ré­par­ti­tion.

 

Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »
Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »
Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »
Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »
Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »
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Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »
Les gorges de Daluis, le « Colorado Niçois »
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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 16:07

L’empreinte gallo-romaine

Nous sommes impressionnés par la richesse des collections et la mise en scène de plusieurs salles. Notamment par la présentation de pièces gallo-romaines, issues des fouilles réalisées dans le Sénonais. Les sculptures gallo-romaines évoquent la monumentalité des édifices publics qui constituaient la ville de Sens (Agedincum) entre le Ier et le IIIe siècle. L'impressionnante collection de stèles funéraires, installée sous terre, ne nous laisse pas indifférente, grâce à la beauté de la statuaire. Elle permet une réflexion sur la fragilité de la vie et la volonté d’en surmonter sa disparition. Des familles, des enfants et les vieux époux ont eu la chance de pouvoir témoigner d’une présence éternelle en dépit de l’écoulement des siècles.

Des mosaïques, des blocs d'architecture (corniches, chapiteaux, colonnes) et la reconstitution de la façade monumentale d'un édifice thermal complètent notre visite. Une vue de cette façade à partir d’un balcon surplombant met en lumière son importance, ainsi d’ailleurs que la dimension des sols couverts de décors en mosaïque. De plus la présentation du système de chauffage situé en dessous des salles réservées aux utilisateurs des thermes accroit l’intérêt à la visite.

Au rez-de-chaussée, les collections pré- et protohistoriques sont enrichies régulièrement par des fouilles de sauvetage. Les découvertes restent majeures, depuis la maison danubienne de Charmoy reconstituée, jusqu’aux structures funéraires monumentales de Passy. Le trésor de Villethierry, composé de 847 bijoux de l’âge du Bronze, est à signaler.

Le Musée de Sens
Le Musée de Sens
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Le Musée de Sens
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Beaux-Arts et Trésor de la Cathédrale

La section des Beaux-Arts a bénéficié de donations. Les œuvres issues de la donation Marrey, qui comprend des peintures de (entre autres) Brueghel, Boudin, Watteau de Lille, des sculptures (dont deux bronzes de Rodin), et un ensemble unique de meubles conçus par le ferronnier d'art Raymond Subes et de céramiques de J. Mayodon.
Une grande toile de Louis Watteau dit de Lille La Visite à la ferme (1782) est entourée de peintures des XIXe et XXe siècles : Eugène Boudin (1824-1898), Albert Lebourg (1849-1928), Albert Marquet (1875-1947).  La salle des peintures abrite également des tableaux du XVe au XIXe siècle (Guido Reni, Delorme, Rochegrosse), ainsi que des œuvres contemporaines d'artistes travaillant dans le Sénonais, ou ayant un lien avec la région.

Accolés à la Cathédrale, les bâtiments de l’ancien archevêché (XVIe et XVIIIe siècles) accueillent les riches collections appartenant à la Ville de Sens, à la Société archéologique de Sens, et à l’État (Trésor de la cathédrale, Palais synodal).

Le Trésor de la cathédrale de Sens est considéré, par son importance, comme l’un des premiers de France et d’Europe. Il renferme des collections célèbres, dont les tissus anciens constituent le fonds le plus original : la majorité est constituée d’étoffes persanes, byzantines et de vêtements liturgiques. Deux remarquables tapisseries du XVe siècle représentent l’Adoration des Mages et le Couronnement de la Vierge. Des œuvres d’orfèvrerie, des émaux et des ivoires complètent cette collection : Sainte-Châsse (XIIe siècle), peigne liturgique de saint Loup (VIIe siècle).

 

Cette publication clôture notre voyage de juillet-aout 2020 en France. Après les vacances de février, nous reprendrons la route des Alpes Maritimes, la Covid restreignant toujours notre champ d’exploration.

A ceux qui désirent étendre leurs découvertes, sachez qu’over-blog contient plus de 500 articles et Youtube plus de 300 vidéos. Pour rechercher un pays il suffit d’interroger la banque de données pour y trouver nombre de destinations.

Le Musée de Sens
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7 février 2021 7 07 /02 /février /2021 18:36
L’Hôtel de Ville, témoin emblématique de l’histoire contemporaine

Parmi les nombreux monuments que compte la cité, celui qui reçoit le plus de public n’est pas le plus ancien, ni le plus monumental, bien que ses dimensions soient imposantes avec son campanile culminant à 56m ! Depuis plus d’un siècle, il abrite les instances décisionnaires de la ville et symbolise les valeurs républicaines auxquelles les Sénonais sont attachés. L’hôtel de ville de Sens a fêté en 2014 ses 110 ans !

Par ailleurs, la ville de Sens possède depuis 1996 sa quatrième fleur des Villes et villages fleuris. Cette distinction dont seule la commune de Sens est détentrice dans l’Yonne, nécessite qu’un certain nombre de critères soient validés pour le maintien du label 4 fleurs, tels que le fleurissement, la pratique de la gestion différenciée, les festivités liées à l’environnement, le mobilier urbain, etc. Le label 4 fleurs est une haute distinction, seules 7 villes le possèdent en Bourgogne et 227 dans toute la France. C’est un fort atout pour la ville, tant au niveau touristique qu’économique.

Une ville au passé prestigieux, Sens, ville d’histoire
Sens abrite un ensemble d’édifices remarquables, tant sur le plan architectural qu’historique. La cathédrale de Sens, première cathédrale gothique, son hôtel de ville, témoin de la République triomphante du début du siècle dernier en sont des merveilleux témoins. En déambulant dans les rues, le long des promenades, nous remarquons des demeures, des édifices, des pans de murs témoignant de ce riche passé dont certains datent de l’époque gallo-romaine. Sens s’appelait alors Agedincum. Nombre de ces vestiges sont aujourd’hui exposés dans la partie souterraine des musées de la ville.

La ville de Sens
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La cathédrale Saint-Etienne

Elle est la première cathédrale gothique de la chrétienté. Ce monument bénéficie, depuis le 850e anniversaire de la consécration de son autel en 2014, d’un spectacle son et lumières de dernière génération durant la période estivale. Plusieurs milliers de personnes viennent ainsi rendre hommage à une construction qui fait date dans l’histoire de notre civilisation.
Aux XIIe et XIIIe siècles, 80 grandes cathédrales gothiques sont édifiées en France. Les villes, durant ces deux siècles, vont rivaliser d’audace. Toujours plus haut toujours plus beau… les nefs deviennent vertigineuses : 24,50 m pour Sens, 35 m pour Notre Dame de Paris, 37 m pour Chartres, 42 m pour Amiens et 47 m pour Beauvais. Le développement des villes et des échanges commerciaux assoit et finance l’édification de ses vaisseaux de pierre. Mais si ces derniers ont pu s’élever aussi haut vers les cieux, c’est surtout grâce à des innovations architecturales dont le voûtement sur croisée d’ogive.
L’histoire de l’édification de la cathédrale Saint-Etienne de Sens, qui a débuté en 1130, est mise en lumière durant les mois d’été et nous conduit sur les traces d’Henri Sanglier, archevêque de Sens qui initia la construction de cette première cathédrale gothique. Faut-il rappeler que Sens était alors la métropole d’un important archevêché composé par les diocèses de Paris, Meaux, Orléans, Troyes, Chartres, Auxerre et Nevers.

La ville de Sens
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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 10:26

Avec ce circuit autour du Mont Mézenc nous nous arrêtons à Monastier sur Gazeille pour visiter son abbatiale.

 À la fin du 16ème siècle, l'abbaye perd son autonomie par son rattachement à l'abbaye de Cluny. Elle est définitivement fermée en 1787. Aujourd'hui, l'église abbatiale reste un des plus beaux exemples de l'art roman en Auvergne par sa façade polychrome et sa frise sommitale unique. Son orgue de 1518 commandé par Gaspard de Tournon et restauré en 1985 par l'atelier de facture d'orgues Giroud est l'un des plus vieux d'Europe.

Deuxième édifice roman en Haute-Loire après la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay, l’église abbatiale Saint-Chaffre du Monastier-sur-Gazeille a connu son apogée à la fin du 12ème siècle, période où l’influence de l’Abbaye Saint-Chaffre rayonnait à travers un vaste territoire dans le sud de la France : la vallée du Rhône, une partie de l’Ardèche, le Dauphiné, le Gévaudan, la Rouergue, la Provence et au-delà, les Alpes et le Piémont italien. A cette époque, l’abbaye était à la tête d’un réseau de 250 dépendances.

L’ancien sanctuaire des moines, devenue église paroissiale après la Révolution, possède une remarquable façade romane ornée d’une frise sculptée sous la corniche et d’un parement de mosaïques colorées. Le célèbre buste de saint Chaffre, du 11e ou 12e siècle, visible au musée de l’Espace culturel européen, fait partie du trésor abbatial exceptionnel.

Construite dans sa plus grande partie en pierre volcanique du pays, l’église remonte en partie au 12e siècle. L’effondrement des voûtes au 15e siècle – peut-être dû à un tremblement de terre qui a secoué l’Auvergne – a donné lieu à plusieurs reconstructions et transformations.

 Notons le contraste saisissant entre les pierres volcaniques sombres de la nef avec ses robustes colonnes romanes anciennes et les pierres blanches de la pierre d’arkose du chœur. Ce dernier est surmonté d’une gracieuse voûte d’ogives de style gothique.

L’abbatiale est dotée d’un déambulatoire sur lequel s’ouvrent des chapelles rayonnantes autour du chœur. La chapelle Renaissance, avec voûte à caissons, datée de 1547, a été ajoutée par l’abbé Charles de Sennecterre. Les nombreux chapiteaux romans présents à l’intérieur et à l’extérieur de l’église sont décorés de sirènes, bœufs, atlantes, griffons, monstres et feuillages, tandis que la grande verrière à 3 médaillons sur la façade ouest raconte le martyre de saint Chaffre, probablement lapidé à mort au 8e siècle.

Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages

Le viaduc de la Recoumène

Ce viaduc est un bel ouvrage d’art qui franchit la Gazeille à 65 mètres de hauteur. Il devait supporter une ligne de chemin de fer jamais construite. Il sert désormais à faciliter le saut à l’élastique. Il permet aussi de réaliser de superbes photos tant se arches sont spectaculaires.

 

Arlempdes

Le village d'Arlempdes est principalement connu pour son site magnifique ainsi que son château éponyme, autrefois siège d'une baronnie. Il est encaissé au fond de la vallée de la Loire, à une trentaine de kilomètres seulement de sa source. Un piton rocheux sert de piédestal aux ruines du château, qui surplombent la rivière d'une centaine de mètres.

Le paysage est dominé par de superbes coulées basaltiques, parfois sous forme d'orgues, qui témoignent du passé volcanique de la région. Sa signification de « la vallée des éboulis » est sans doute une référence à l'effondrement de ces orgues, colonnes fracturées en centaines de rochers plus ou moins importants.

Le château, qu'une bulle du pape Clément IV mentionne pour la première fois en 1267, est construit du XIIIe au XVIe siècle, avec de nombreux remaniements. Il présente la caractéristique d'être totalement imbriqué dans la roche et de s'adapter à sa morphologie. Il ne présente donc pas un plan classique de forteresse féodale. Les remparts sont naturellement prolongés par la roche volcanique, rendant une ascension quasi impossible. La fonction du château d'Arlempdes est de protéger l'accès vers le nord, donc il est la cible de nombreuses convoitises.

Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
Le Mont Mézenc et ses villages
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Le Mont Mézenc et ses villages
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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 16:42

Après une première tentative résultant d’une initiative préfectorale du 26 germinal an IX qui n’eut pas de suite, le musée est créé en 1820. En 1819, le préfet identifie un nombre suffisant d'objets pour justifier la recherche d’un local. Le choix se porte sur une église désaffectée qui avait fait partie du couvent des religieuses de Sainte-Marie (aujourd'hui Centre Pierre-Cardinal). Le musée, qui s’appelle alors musée Caroline, accroît rapidement ses collections. À cette époque, le musée comprend trois sections : antiquités, médailles, statues, tableaux, dessins et gravures pour la première, minéralogie pour la deuxième et zoologie pour la troisième. En raison de l'augmentation des collections, la construction d’un nouveau bâtiment est envisagée et décidée par le conseil municipal en 1848. Le projet de l’architecte départemental Achille Normand est accepté en 1850. L’inauguration a lieu en 1851. Cette construction est rapidement trop petite et il est décidé de l'agrandir. Le fondeur Charles Crozatier, lègue 100 000 francs à la ville pour permettre l'édification d'un nouveau bâtiment. C’est en 1862 que les plans d'Antoine Martin, architecte de la ville, sont adoptés. Le musée est inauguré en 1868 et il prend le nom de Charles Crozatier.

Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay

La diversité des collections du musée (peinture, sculpture, arts graphiques, objets d'art, archéologie, histoire naturelle, mécanique, artisanat, dentelle) permet une découverte de l'histoire du Velay et une vue d'ensemble sur l'art et les sciences, à travers 4 galeries : historique, beaux-arts, scientifique et d'artisanat local.

 

La galerie historique

Elle déploie ses collections de la préhistoire en passant par l’Antiquité. Nous pouvons voir des sarcophages égyptiens, des cratères grecs, des statues et sarcophages romains. La Renaissance est présente avec des coffres, des pilastres, des majoliques…

 

La galerie des Beaux-Arts

Elle présente des œuvres statuaire et peintures allant du XVème siècle au XXème. Vercingétorix y est représenté par deux tableaux. C’est une honnête collection pour une ville moyenne.

 

La galerie scientifique

Elle offre des entrées sur la paléontologie et sur l’histoire naturelle. Une galerie est entièrement consacrée à la zoologie. Le jour de notre visite une exposition était consacrée à la photographie.

 

La galerie du Velay

On y trouve des objets représentatifs de la culture locale : dentelle, vierge noire…

Des vidéos montrent la formation des volcans pour accompagner les rochers symptomatiques de la ville.

Au total on découvre une ambition encyclopédique dans ce musée touche à tout. Sa présentation très moderne permet de nombreuses découvertes inattendues.

Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
Musée Crozatier au Puy-en-Velay
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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 09:48

Où le volcanisme façonne les paysages

Le Puy-en-Velay fait partie de ces destinations à l’environnement naturel préservé. Un lieu idéal pour découvrir une région dont le volcanisme a façonné la beauté des paysages. Des paysages parmi les plus étonnants de France et des monuments plein les yeux…

Venir au Puy-en-Velay, c'est découvrir son secteur sauvegardé de 35 hectares, l'ensemble Cathédrale et Hôtel-Dieu classé au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques. À seulement 1h30 de Lyon et de Clermont-Ferrand. C’est la première fois que je vois une chapelle, perchée sur un volcan.

Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay

Des visites à en perdre l’équilibre… Un pic volcanique de 82m, de plus de 2 millions d’années, sur lequel trône la chapelle Saint Michel d’Aiguilhe. Le Mont-Anis et la statue monumentale Notre Dame de France haute de 16m veille sur la ville. Et que dire de la Cathédrale, véritable joyau de l’art roman. Son escalier de 134 marches surplombe la vieille-ville et domine la rue des Tables, fief du célèbre défilé des Fêtes Renaissance du Roi de l’Oiseau. À quelques kilomètres, se trouve la forteresse de Polignac, puissant donjon sur son piédestal de basalte, mais aussi tous ces autres châteaux qui retracent notre Histoire de France.

Le Puy-en-Velay, ce sont aussi ses musées qui retracent la vie et l’Histoire de la cité. Le musée Crozatier dont nous parlerons prochainement, l’Hôtel Dieu, le Camino, le Centre d’enseignement de la dentelle aux fuseaux, le musée de la Verveine sont autant de visites faites pour appréhender l’ADN du Puy-en-Velay.

Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay

Entre jardin botanique ressourçant et vieilles ruelles atypiques, Le Puy-en-Velay offre une panoplie de couleurs, d’ambiances. Ses toits rouges, ses fenêtres à meneaux, ses façades peinturlurées, ses rues pavées sont autant de bonnes raisons de se perdre dans ce décor de carte postale. Entre ville basse et ville haute, petites boutiques et commerces s’éparpillent. Les savoir-faire locaux courent les rues : ici, on goûte la fameuse verveine du Velay ; là on admire la dextérité d’une dentellière les yeux rivés sur son carreau ; puis on achète les célèbres lentilles vertes (désormais incontournables à la cour d’Angleterre !) sur le marché du Plot.

Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
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Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
Le Puy en Velay
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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 15:54

Les deux vidéos suivantes expliquent le rattrapage de l’Asie dans le domaine de la musique classique. En Chine et au Japon

La Danse

 

Sur le port d’Helsinki des orchestres variés jouent pour la population dès les premiers beaux jours. La population y célèbre l’allongement des journées par la danse, par un défilé de voitures anciennes et par un rassemblement festif sur les flancs de l’église russe au moment du coucher de soleil.

En France la danse est un moyen de se côtoyer lors des nombreux changements de régime politique

De nombreux concours sont organisés sur des rythmes populaires, sans oublier les danses créées pour un été et qui disparaissent rapidement.

Danse et musique classique

C’est par le ballet que la danse a entrainé nombre de compositeurs à devoir rompre une mélodie à de multiples reprises pour s’accorder avec le rythme imposé par la scénographie. Toutes les trois à cinq minutes la musique change pour s’adapter aux pas des danseurs. Ce n’est pas évident pour Tchaïkovski de devoir obéir à Petipa, tout comme Prokofiev. Et pourtant la danse doit l’emporter et créer une ambiance de fête avec des valses, fandangos, mazurkas, polkas, quadrilles.

Alors que la France en composition et en mise en scène avec Petipa a longtemps été au premier plan, il semble que la relève est assurée en Asie. La Chine intégre toujours des chorégraphies savantes lors de ses sommets : G20, routes de la soie, Brics, même à l’occasion d’un congrès horticole… Le Japon a créé un ballet, une école de danse et des sélections dignes le celles du Bolchoï. Même chose en Corée, à Singapour.

Des cygnes les pieds dans l'eau

La musique de ballet est souvent méconnue alors qu’elle est essentielle pour porter une intrigue. C’est pour cela qu’elle est très riche, variée et dynamique. Paquita avec la musique de Minkus en apporte la preuve.

Tout d’abord le Vaganova Ballet Academy présente le spectacle du concours annuel pour 2017. C’est au théâtre Mariinski que Paquita permet aux élèves de tous les âges de se livrer à une très belle prestation après la fin du stress. Les dernières évolutions montrent des danseurs désinhibés devant leurs familles.  

Le ballet Japonais nous propose une Paquita dont les pères spirituels sont américains et russes.

Pour quelle raison les hommes ne danseraient-ils pas en tutu ? c’est ça aussi l’égalité. Le résultat est poétique autant qu’humoristique avec la troupe de Monte-Carlo Trocadero

Alors que la France en composition (Rameau, Lully, Auber, Adam, Lalo, Debussy,..), livret et en mise en scène avec Petipa a longtemps été au premier plan, il semble que sa relève soit désormais assurée en Asie. La Chine intègre toujours des chorégraphies savantes lors de ses sommets : G20, routes de la soie, Brics, même à l’occasion d’un congrès horticole… Le Japon a créé un ballet, une école de danse et des sélections dignes le celles du Bolchoï. Même chose en Corée et à Singapour.

La sélection ballet; au Japon et en Corée en 2020

Le confinement m’a permis de traiter le thème de la musique en espérant vous avoir fait découvrir de belles vidéos

 

En vous souhaitant de Très Bonnes Fêtes de fin d’année, je vous donne rendez-vous pour de nouvelles visites en France en 2021

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 15:35

Alma Deutscher une musicienne prodige aux multiples talents

Née à Oxford en février 2005, Alma Deutscher a commencé à jouer du piano à l’âge de deux ans et du violon à trois ans. Deux instruments qu’elle continue de jouer en concert mais c’est son talent précoce de compositrice qui la fait remarquer dans le monde de la musique en Grande-Bretagne puis dans le monde entier. C’est en effet à l’âge de 4 ans qu’elle commence à écrire et interpréter ses propres compositions. À 6 ans, elle compose sa 1ère sonate pour piano avant d’écrire à 7 ans un court opéra « The Sweeper of Dreams » (Le balayeur de rêves) qui sera donné en Israël en 2013. C’est à cette époque que le célèbre acteur, écrivain et réalisateur anglais Stephen Fry la repère et en parle sur sa chaîne YouTube provocant l’emballement médiatique. À 10 ans, Alma Deutscher écrit son 1er opéra complet « Cinderella » (Cendrillon), qui sera joué l’année suivante à Vienne sous l’impulsion de Zubin Mehta.

En 2017, elle interprète son 1er concerto pour piano au festival Carinthian Summer de Villach (Autriche). Œuvre qu’elle a joué en solo, ainsi que son concerto pour violon, en décembre dernier sur la prestigieuse scène du Carnegie Hall de New York. Vous pouvez voir cette dernière prestation qui montre la diversité des talents d’Alma. L’essentiel de ses compositions y sont présentées pendant plus de deux heures.

L’année 2021 commence bien pour la jeune pianiste, violoniste et compositrice prodige britannique de 15 ans à qui la direction du théâtre d’État de Salzbourg a commandé un opéra qui y sera joué en 2022.

L’opéra d’Alma Deutscher sera une « comédie romantique »  « La nouvelle valse de l’empereur », tels est le titre de l’opéra que va composer Alma Deutscher à la demande de l’institution autrichienne, certainement inspiré de l’œuvre de Johann Strauss fils en 1889. C’est lors du concert du Nouvel An du Landestheater dans le Großer Festspielhaus avec le Mozarteum Orchestra que le directeur artistique a annoncé avoir passé cette commande à la jeune musicienne anglaise : « Déjà la 1ère représentation de sa valse « Siren Sounds » à Salzbourg lors du concert du Nouvel An a montré qu’Alma Deutscher avait développé un langage musical très propre » a déclaré Carl Philip von Maldeghem. « Nous sommes ravis de voir bientôt sa nouvelle composition à Salzbourg et de l’accompagner dans son développement créatif ». La jeune compositrice a déjà des idées sur cette future composition qu’elle imagine comme une comédie romantique : « J’ai hâte de développer et de créer une nouvelle histoire. Les mélodies surgissent juste dans ma tête, et quand elles sont prêtes, je les écris. J’aime vivre avec la musique et aussi comprendre le monde à travers la musique ».

Yuja Wang

Une pianiste prodige chinoise occupe depuis longtemps la première place grâce à une accumulation d’interprétations de tous les grands compositeurs classiques. Elle est dotée d’une grande curiosité et son dynamisme lui permet un éclectisme hors du commun. Agilité, rapidité lui permettent des interprétations de Rachmaninov (2ème et 3ème concerto), parmi les plus exigeantes. Sa frappe, précise et forte fait merveille chez Prokofiev, Gershwin, Stravinsky. Yuja Wang donne chaque année plus de 100 concerts, travers le monde. Elle est demandée par tous les grands orchestres. “
Pour suivre son évolution de 9 à 33 ans :

Lang Lang

Cette autre étoile du piano a obtenu une consécration internationale. Il a 38 ans et a débuté le piano à 3 ans. A cinq ans, neuf et onze ans, il remporte des prix de plus en plus prestigieux, dont le dernier au Japon. Progressivement sa carrière le conduit à se produire dans le monde entier. Il interprète tous les grands compositeurs et travaille avec Metallica, Quincy Jones, Eminem comme avec Michel Jarre. Le style de Lang est élégiaque et donne lieu à des lenteurs prodigieuses à l’inverse de sa collègue Wang. Il ajoute à ses interprétations des mimiques inspirées en parfait acteur sur de son talent.

A 12 ans il affirme qu'il sera le meilleur pianiste du monde !

Wang et Lang appartiennent à une génération d’artistes issus d’une sélection parmi les 50 millions de pianistes et 50 autres millions de violonistes de Chine. Toutefois à un certain niveau de leur évolution, ils s’installent aux Etats-Unis, d’où ils conduisent leur carrière.

 

Autres talents

 

Patricia Janeckova soprano

Elle s’est fait remarquer lors de jeux télévisés en interprétant des airs d’Enio Moricone. Patricia Janečková se consacre au chant depuis l'âge de quatre ans. Depuis lors elle a abordé l’Opéra et la musique religieuse. D’origine Tchèque, elle allie présence sur scène et très jolie voix sur des musiques de Rossini, Strauss, Offenbach.

Jonas Kaufmann

Jonas Kaufman est un ténor lirico-spinto, né  en 1969 à Munich. Après une longue carrière en Allemagne, puis sur les scènes internationales, il s'impose comme l'un des chanteurs d'opéra les plus demandés, du fait d'un répertoire très varié, d'une grande musicalité. D'une excellente présentation et bon acteur sur scène ou en récital, il jouit d'un grand prestige auprès du public du monde entier. Il se produit surtout sur les scènes d'opéra et les salles de concert en Europe mais aussi aux USA, en Chine, au Japon, en Australie

Il témoigne d’une grande variété de rôles et de styles

A Nice Elisabeth Vidal soprano

 

Notre vidéo la montre donnant une leçon de chant avec ses élèves du Conservatoire Régional dans le cadre d’une conférence sur l’anatomie de la voix. Madame Elisabeth Vidal soprano internationale et professeur de chant au conservatoire régional de musique de Nice et le Professeur Patrick Baqué ont tenu en haleine leur auditoire grâce à un échange mettant en valeur la complexité du chant.

Une carrière mondiale de soprano colorature dans des répertoires allant du baroque à l’opéra romantique

Elizabeth Vidal, entrée à l’école de chant de l’Opéra de Paris à 17 ans, est une des artistes les plus précoces de sa génération. À 22 ans, elle donnait son premier récital au cloître du Festival d’Aix-en-Provence et y débutait dans Ariane à Naxos de Strauss aux côtés de Jessie Norman. Elle entrait tout aussitôt pour 3 saisons dans la troupe de l’Opéra de Lyon où on lui offrait entre autres rôles, celui de Nanette de Falstaff sous la baguette de John Eliot Gardiner, Glauce du Medea de Cherubini, Laoula de L’étoile de Chabrier, Rosine du Barbier de Séville de Paisiello, Blonde de L’enlèvement au sérail, Adèle de La chauve-souris… « Son étourdissante capacité virtuose… Son aisance scénique, son timbre pur et des aigus triomphants… » selon Alain Duault, la positionne à l’international comme une des meilleures spécialistes des rôles de soprano colorature (Zerbinette d’Ariane à Naxos, Lakmé de Delibes, Olympia des Contes d’Hoffmann, La reine de nuit de La flûte enchantée de Mozart, Manon d’Auber…) Les scènes mondiales l’accueillent dans ce répertoire (Covent garden, BBC Proms de Londres, Lincoln Center de New-York, Arènes de Vérone, Staadtssoper de Vienne, Opéra de Hambourg, konzerthaus de Berlin, Maestranza de Seville, Fenice de Venise, Santiago du Chili, Grand théâtre de Genève, Opéra de Toronto, Grand Florida Opera de Miami, Théâtre de la Monnaie de Bruxelles…) auprès des chefs les plus prestigieux (John Eliot Gardiner, Richard Bonynge, Semyon Bishkov, Armin Jordan, Horst Stein, Manuel Rosenthal, René Jacobs, Jean-claude Malgoire, Michel Corboz, Jeffrey Tate, Alain Lombard, Serge Baudo ou Michel Plasson…)

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Le Musée Lascaris

https://youtu.be/l23HXor58bY

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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