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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 16:16

Bonjour,

Avec les consignes de confinement, les voyages et les musées sont devenus impossibles de fréquentation. Aussi je vous propose un nouveau cheminement de découvertes dans le domaine musical.

Depuis longtemps, j’ai abandonné les chaînes de télévision, pour construire mes programmes à la demande. L’internet permet de voyager vers les pays qui aiment la musique, les concerts, la danse, les opérettes et comédies musicales. C’est à l’Est de l’Europe que nos découvertes sont les plus nombreuses grâce à d’importantes rénovations de salles : l’opéra de l’Elbe, les opéras du Mariinsky et du Bolchoï. Les spectacles en plein air se sont multipliés avec le complexe palatial de Budapest pour des festivals d’opérettes, l’immense scène de Mörbich en Autriche.

Pour ce nouveau voyage je propose une visite des scènes accueillant des publics importants,

Je vous proposerai aussi une découverte d’artistes connus mondialement, mais ignorés, comme certains compositeurs, de nos chaînes françaises,

Enfin nous découvrirons des spectacles de danse avec leurs compositeurs associés, car la musique de danse est souvent ignorée en dépit de la qualité des compositeurs : Tchaïkovski, Minkus, Auber, Prokofiev, Atanasief…

Les scènes

Je vous invite à visiter les plus grandes scènes de spectacle dont nos chaînes de télévision ne parlent jamais. Honneur à Mörbisch, la plus grande scène mondiale, située en Autriche. Cette scène est placée au bord d’un lac et dédiée à un festival annuel d’opérettes. Pour animer l’immensité de cette scène, des groupes folkloriques y demeurent en permanence. Chaque représentation donne lieu à la création d’un décor spécial, dont pour la dernière fois, un immense violon, s’ouvrait pour découvrir le chassis mobile d’un ensemble de pièces utilisées tour à tour par les chanteurs et danseurs.

Mörbisch

Les deux vidéos suivantes présentent l’imposante machinerie de ces spectacles.

EINE NACHT IN VENEDIG - DVD Trailer

Johann Strauß, Sohn - DER ZIGEUNERBARON

En intégralité

Budapest : concerts à l’intérieur de l’ensemble palatial

Chaque année un spectacle d’opéras et d’opérettes est présenté au public. La particularité de ces présentations est de voir l’évolution de l’opérette vers une version modernisée avec des danses, des pantomimes, grâce à des compositeurs lus modernes : Lehar, puis Kalman et Abraham. Exilés aux Etats-Unis ils ont fait les beaux jours de la Comédie Musicale. 

Les concerts 2020

La philharmonie de l'Elbe

C’est la dernière salle de prestige inaugurée à l’occasion d’un sommet européen. Elle présente des spectacles variés à voir sur le site de l’Elbphilharmonie Hamburg. Elle accueille des orchestres étrangers. Il y a un an j’ai pu y voir une Chauve-souris d’exception.

Ludwig van Beethoven Sinfonie Nr 9 Concert d’inauguration

Le boléro de Ravel joué avec des instruments traditionnels de Corée

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 12:03

Musée Masséna

Une visite historique

Il y a 160 ans, ces 12 et 13 septembre 1860 à Nice, c’est l’effervescence des grands jours. Toute la ville est fleurie et pavoisée, les murs ont été repeints de frais, les rues sont emplies de la population endimanchée. Depuis les villages du haut pays, des délégations sont descendues par les vallées encaissées. C’est que l’événement est d’importance, exceptionnel même, pour cette cité qui compte alors à peine 40 000 habitants.
En effet, l’empereur Napoléon III et son épouse l’impératrice Eugénie viennent passer deux jours à Nice au cours de leur long voyage dans le midi de la France. Un couple impérial à Nice, c’est une première ! Le bruit de leur venue avait couru dès le mois de juin, après que le vote des Niçois eût entériné le choix de leur nouvelle souveraineté : à savoir que l’ancien comté de Nice jusqu’alors lié à la Maison de Savoie soit réuni à la France et forme le nouveau département des Alpes-Maritimes.

Rappelons qu’en échange de l’aide militaire et diplomatique apportée par l’empire français au royaume de Sardaigne pour unifier l’Italie et chasser les Autrichiens de la péninsule, les provinces de Savoie et de Nice lui furent données.
Bien sûr, ce choix ne fut pas du goût de Niçois qui ont préféré aller vivre de l’autre côté des Alpes, des garibaldiens, des nobles, des juristes, des militaires, mais aussi des ouvriers.

Cependant, un nouveau destin s’ouvrait désormais pour Nice. Un destin international voulu par l’empereur dès sa visite en 1860 puisqu’il veut faire de Nice la capitale d’hiver de l’Europe pour les têtes couronnées et les gens de bien.
Avec l’arrivée du chemin de fer et le développement des infrastructures routières, avec de lourds investissements financiers placés dans l’économie d’accueil et la construction de propriétés luxueuses, Nice va passer en dix ans d’une vie quasiment rurale à celle d’une station balnéaire à la mode. Elle connaît une croissance démographique et économique exceptionnelle, attirant à son tour des milliers de français, d’italiens et de bien d’autres nationalités, venus pour y trouver du travail.

Le Second Empire, c’est un art de vivre, festif, un art de recevoir, mondain, une mode vestimentaire, opulente, c’est un style décoratif, éclectique, c’est encore le siècle de l’industrie et du progrès. Tout s’accélère…
C’est Paris, capitale des Arts et des mondanités, qui donne le ton. Toute l’Europe suit et,en 1860, Nice entre dans ce bal qui va tourbillonner jusqu’en 1914.

Aujourd’hui, Niçoises et Niçois sont fiers d’avoir répondu au vœu de Napoléon III qui voulait faire de Nice la capitale de la villégiature européenne.
Et plus fier encore du destin international de Nice qui est à présent une destination enviée du monde entier méritant d’être inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Présentation de l'exposition

Dans le cadre Empire prestigieux des salons de la Villa Masséna, les visiteurs sont conviés à retrouver les fastes de la visite impériale de 1860 à Nice.
Ici, les documents d’archives, les gravures et les photographies reprennent vie entre crinolines et dolmans, porcelaines et argenteries, papiers peints fleuris et plantes exotiques.
Du cabinet de lecture parviennent des airs de musique, du jardin d’hiver s’échappent des effluves, enivrants.
De cette belle rencontre entre Nice, la ville fleur, et le Second Empire français va s’épanouir une nouvelle manière de vivre, délicieuse, celle de la villégiature.

La donation Ferrero

En 2015, nous avions rédigé un article sur over-blog et réalisé une vidéo sur l’école de Nice. Place Antoine Gautier, à côté du palais Sarde, une donation récente est logée dans une exposition permanente, entièrement dédiée à l’école de Nice. Plus de 800 œuvres ont été léguées à la ville par Jean Ferrero ancien galeriste voué à l’art contemporain. Son legs ne peut être exposé en totalité dans le musée actuel, il tournera donc à l’occasion de cycles d’expositions temporaires.

L'exposition Les années Joyeuses

L’exposition met à l’honneur le parcours exceptionnel de Jean Ferrero, photographe instinctif, collectionneur atypique et marchant d’art avisé qui incarne, à sa manière directe et joviale, la mémoire d’une période glorieuse de l’art contemporain à Nice qui façonne encore aujourd’hui l’identité artistique de la ville.

Témoin privilégié de l’aventure de ce courant artistique dans la région niçoise depuis la fin des années 50, Jean Ferrero l’a vécue au plus près des artistes qu’il a collectionnés et montrés, avec des affinités profondes notamment avec Arman et César, dont il fut non seulement un des marchands mais aussi un ami et un complice actif dans l’élaboration de leur œuvre.

Cette exposition présente ainsi les nombreuses facettes d’un homme et d’une époque, surprenantes, iconoclastes, riches d’une liberté sans frein. Elle compose, à la façon des impressionnistes, le tableau des liens de Jean Ferrero aux événements et aux hommes, autant qu’à l’art.

Actualités des Musées de Nice
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Musée des Arts Asiatiques

Plongée dans le monde des esprits, de l’épouvante et des créatures fantastiques, l’exposition « Enfers et Fantômes d’Asie » présentée en 2018 au musée du quai Branly – Jacques Chirac s’empare des histoires de fantômes en Asie Orientale et du Sud-est du XVIe siècle à nos jours.

Un parcours aux frontières du réel, où se croisent principalement le cinéma, l’art religieux, le théâtre, la création contemporaine, le manga ou le jeu vidéo.

Des estampes d’Hokusai à Pac-Man, des peintures bouddhiques au J-Horror – cinéma d’horreur japonais des années 1990-2000 – avec le film « Ring », du culte des esprits en Thaïlande au manga d’horreur, la figure du fantôme hante l’imaginaire asiatique depuis des siècles.

En Chine, en Thaïlande ou au Japon – terrains d’étude de l’exposition – l’engouement populaire pour l’épouvante est bien réel, imprégnant une grande diversité des productions culturelles.

Esprits errants de la forêt, femmes-chats vengeresses, revenants des enfers affamés (« walking dead »), vampires sauteurs ou yokaïs (créatures fantastiques du folklore japonais), leurs apparitions sont multiples et se jouent des époques et des supports artistiques.

Pour mieux en saisir les codes, l’exposition ENFERS ET FANTÔMES D’ASIE propose d’explorer leur représentation dans les arts du spectacle, le cinéma ou encore la bande dessinée. Car si le bouddhisme a contribué à la construction de cet imaginaire, c’est bien en marge de la religion, dans l’art populaire et profane, que la représentation des spectres s’est surtout développée.

Le parcours suit une approche thématique et géographique. Il mêle les époques pour montrer la continuité des représentations de fantômes. Le dialogue entre art religieux ancien, théâtre, cinéma, jeux vidéos et bande dessinée, illustre l’idée que le fantôme ne meurt jamais et que ses manifestations sont imprévisibles. Les spectres apparaissent par-delà les époques et les supports artistiques.

Une place est aussi donnée à la création contemporaine : installations reproduisant les enfers des temples de Thaïlande, production de mannequins et de décors scénographiques par un studio d’effets spéciaux thaï, création d’œuvres pour l’exposition par des artistes contemporains asiatiques, montages vidéo, apparitions fantomatiques en hologramme, etc.

Actualités des Musées de Nice
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Nous n’avons pas pu voir les deux expositions suivantes pour cause de Covid

 

Musée d’archéologie de Cimiez

Sosno

Présentation de l'exposition

Artiste reconnu, peintre, photographe, sculpteur et théoricien de son propre cheminement artistique, Sacha SOSNO fait l'objet de cette grande exposition sur le site antique de l'ancienne cité de Cemenelum. Plus de 70 œuvres sont ainsi présentées in situ, exposées parmi les vestiges romains (mis à jour durant les importantes fouilles archéologiques conduites de 1950 à 1969) et dans les salles du musée.

L’exposition présente la liaison entre l’art contemporain, qui symbolise la création esthétique, et l’art antique, source d’inspiration et représentation d'une mémoire collective. Cette exposition d'envergure dévoile notamment les variations et variantes de la technique de l'oblitération, dont Sacha SOSNO a été l'initiateur et dont le principe est de « Cacher pour mieux voir » : silhouettes figurées par le vide dans des panneaux d'acier rectangulaires de couleur, vides rectangulaires ou carrés dans des sculptures classiques, têtes carrées, personnages plats, assemblages... En squattant l’intégralité du musée et du site archéologique, l’exposition s’inscrit dans cette volonté d’oblitération, de cacher pour mieux montrer. Exposer Sosno pour mieux révéler la beauté de notre patrimoine culturel antique… Cette exposition démontre aussi le lien étroit entre Sosno et l'archéologie et surtout, l'intemporalité et l'universalité de son œuvre.

Cette exposition, présentée par le Musée d'Archéologie de la Ville de Nice, est donc l'occasion exceptionnelle de redécouvrir toute l'envergure créative du célèbre artiste, sous différentes formes d'expression, dans une réjouissante confrontation par-delà les siècles.

 

MAMAC

Les Amazones du POP pour les 30 ans du MAMAC

Au début des années 1960, Barbarella, Jodelle, Pravda la Survireuse...sortent des cases pour explorer un monde interdit. Comme des amazones, elles sont libres, puissantes et sensuelles. Issues de la culture de la jeunesse, elles incarnent un nouvel idéal qui inspirera une révolution sans précédent.

Au-delà des œuvres sur papier, d'autres héroïnes ont participé à l'invention d'un nouveau langage artistique - sans doute le langage artistique le plus populaire de la seconde moitié du XXe siècle: le POP. Leurs œuvres, à l'instar des bandes dessinées, abondent d'arcs-en-ciel et de couleurs vives. De diverses manières, elles ont imaginé un autre monde et ont parié sur un monde meilleur au lieu de l'amnésie artificielle des heures sombres du passé. Jusqu'en 1973, le futur progressiste semble possible (émancipation sexuelle, droits sociaux, pacifisme, imagaines extras-terrestres, etc.), et leurs œuvres déclarent : Love is all we need ! Cependant, les artistes sont bien conscients des obstacles autour de cette bulle de 1961 à 1973, en particulier avec les guerres impérialistes, la polarisation géopolitique, la course à la consommation, etc. En ce sens, le Pop des amazones devient complexe, grinçant…et teinté d’un humour rageur.

She-Bam Pow POP Wizz ! recrée, pour la première fois à cette échelle, l'histoire ouverte d'une génération de femmes d'Europe et d'Amérique du Nord qui ont contribué à un autre aspect moins connu du Pop International, dans un esprit audacieux et flamboyant. À l'occasion des 30 ans du MAMAC, l'exposition met en lumière l'axe principal de sa collection - le face à face entre nouveau-réalisme et pop-art - et l'une de ses figures charismatiques : la franco-américaine Niki de Saint Phalle. C'est la contribution importante des femmes à l'histoire de la pop qui est présentée ici.

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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 12:42

Manosque est bâtie sur un contrefort des collines du Luberon dont certaines dépassent 700 mètres d’altitude, au-dessus de la plaine alluviale de la Durance. Le village est dominé par le mont d’Or au levant et au couchant. Plusieurs axes de communication majeurs sont à proximité : autoroute A51, route départementale 4096.

La ville se situe à environ 20 km de Forcalquier et à environ 55 km de Digne et de Sisteron. Le centre-ville est à environ 380 mètres d’altitude, la gare SNCF et la zone d’activités attenante à environ 330 mètres. On doit commencer une visite par le mont d'or qui domine Manosque. Les vues sur le paysage sont étendues et une forêt d'oliviers vous accueille.

 

Lieux et monuments

La vieille ville, caractérisée par un plan en forme de poire, est entourée de boulevards qui ont remplacé les anciens remparts dont il ne reste que quelques vestiges, comme les portes Saunerie et Soubeyran, d’où une séparation très nette avec le reste de la ville. Avec de hautes maisons bordant des rues étroites, la vieille ville est restée typiquement provençale. La construction et l’urbanisme obéissent à des règles strictes, et la circulation des voitures y est restreinte.

Manosque
Manosque
Manosque
Manosque
Manosque
Manosque

La vieille ville a deux églises.

Notre-Dame de Romigier est une église romane située place de l’Hôtel-de-Ville. Elle a été restaurée au XVIIIe siècle. L’église abrite une statue de la Vierge noire, et accueille sur sa façade une Vierge en marbre de Carrare de Pierre Puget. Dans une chapelle, à l’extrémité du bas-côté gauche, se trouvent un autel, formé d'un sarcophage en marbre du IVe siècle et une statue en bois du XIIe siècle : Notre-Dame de Romigier. L’autel est un sarcophage du Ve siècle. Elle contient aussi la croix de Manosque.

Saint-Sauveur est une église de style romano-gothique (XIIe et XIIIe siècles). Son campanile s’est écroulé lors du séisme de 1708.

La fondation Carzou

  • la Fondation Carzou est un centre culturel reconnu d’utilité publique dédié au peintre Jean Carzou (1907-2000), très populaire dans les années 50/60 et à l’art de notre temps.
  • La Fondation se compose d’une chapelle de style néoclassique et d’un ancien couvent qui a été réaménagé en salles d’exposition.
  •  À la fin des années 80 Carzou est sollicité par la Mairie de Manosque afin de réaliser une œuvre monumentale à l’intérieur de la chapelle. Celui-ci décide de s’inspirer de son exposition de 1957 intitulée « L’Apocalypse » pour décorer les lieux. Au final, une cinquantaine de peintures et trois vitraux habillent l’édifice. Ils retracent la carrière de l’artiste et racontent le cycle de l’aventure humaine.
Manosque
Manosque
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Manosque
Manosque
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Manosque
Manosque
Manosque
Manosque
Manosque
Manosque
Manosque
Manosque
Manosque
Manosque
Manosque

Jean Giono

Surnommé, à juste titre, « le voyageur immobile », Jean Giono a passé toute sa vie à Manosque. C’est depuis sa maison, Le Paraïs, avec vue, d’un côté sur la Tour du Mont d’Or, de l’autre sur son jardin arboré et les toits de la ville, qu’il a conté la Provence. Dans les écrits de l’écrivain, le pays manosquin n’est pas seulement décrit, il est encensé, valorisé. Plus qu’un simple décor à ses textes, c’est un personnage à part entière dont il décrit les lumières, les couleurs et les senteurs.

Ce pays qu’il aimait tant le lui rend bien. En traversant Manosque et son pays, nous pouvons non seulement suivre les pas de Jean Giono, de Gréoux-les-Bains « l’oasis romantique du Verdon » à Forcalquier, d’où il écrit Un roi sans divertissement, mais aussi découvrir la maison qui l’a vu naître comme celle où il a vécu entouré de sa femme et ses filles.

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25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 08:26

Nous avons séjourné à Barcelonnette pendant les fêtes mexicaines, ce qui nous a permis de participer à l’ambiance de la ville, ainsi qu’aux concerts organisés par les troupes de Mariachis.

 

La Sapinière le musée

Une villa et un musée

Des collections ouvertes sur le monde
Ne soyez pas surpris en franchissant le porche à colonnes doriques de la villa La Sapinière (1878), qui abrite depuis 1988 le musée de la Vallée - musée de France -, de croiser des objets en provenance d'Asie, d'Afrique et bien sûr d'Amérique.
Ils ont tous une histoire, étroitement reliée aux parcours de vie des habitants de l'Ubaye : 1000 petits chefs-d'œuvre du Mexique racontent la culture populaire du pays d'accueil des émigrants barcelonnettes au Mexique qui en ont rapporté les objets emblématiques (metate, molinillo, sarape ou le culte de la vierge de Guadalupe) ; des statues et œuvres diverses de Chine, du Japon, de Birmanie réunies par le voyageur-naturaliste de Barcelonnette Émile Chabrand (1843-1893) à l'issue de son tour du monde (1882) et placés dans son "cabinet de curiosités" récemment reconstitué.
On y trouve encore des œufs, une chimère, des oiseaux et poissons naturalisés, des coraux… qui cohabitent avec une armure de samouraï ramenée du Japon.
Le même métissage des cultures distingue les toiles orientalistes signées du couple de peintres voyageurs Jean Caire (1855-1935) et Marie Tonoir (1860-1934), qui ont aussi répondu à l'appel de l’Orient (séjours à Biskra, Algérie).

 

La villa

Edifiée en 1878

La villa La Sapinière appartient à la première génération des villas (1870-1890) construites de retour du Mexique.

"Retrouver la maison de Barcelonnette, avec ses grandes chambres ensoleillées, la grande et haute salle à manger, protégée du soleil par des volets mi-clos et où, suivant l'usage du temps, les initiales de mon père étaient frappées en or sur le haut dossier des chaises de cuir vert... Revoir dans le parc le coin des belles fraises chaudes et épanouies dans le sable, les lilas encore en fleurs...". Paul Reynaud, Mémoires, Venu de ma montagne, Flammarion, Paris, 1960

Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines

La maison de Barcelonnette (1878-1883)

C’est ainsi que Paul Reynaud (1878-1966) décrit la maison de Barcelonnette édifiée en 1878 par son père Alexandre Reynaud. Natif de Saint-Paul-sur-Ubaye, le père de l’homme d’État français choisit Barcelonnette, sous-préfecture, pour édifier, parmi les premiers émigrants ubayens de retour du Mexique fortune faite, une villa de villégiature qu’il baptise La Sapinière.

La construction à peine achevée (1883), Alexandre Reynaud remanie profondément sa "bâtisse" pour prendre modèle sur la villa La Roseraie construite à proximité. “Il a enlevé les mansardes, par conséquent la toiture, relevé les murailles d’un étage et formé son toit sur quatre pentes conformes aux nôtres ; seulement il est moins élévé et au lieu de châssis, il a préféré l’oeil de boeuf”. (lettre de L.F. Tron à ses fils, 1883). 

 

Villas des Mexicains

De nombreuses maisons construites par les Barcelonnettes revenus du Mexique sont classées monument historique. Ayant émigré en masse, entre 1850 et 1950 au Mexique, ils ont détenu le monopole du commerce et de l'industrie textile tout en y découvrant « l'importance de l'architecture et son pouvoir de représentation dans ce siècle de l’Industrie » en particulier sous le gouvernement de Porfirio Diaz. Leur position sociale leur a permis de devenir les promoteurs d'une architecture monumentale liée à la création de leurs grands magasins. De retour du Mexique, ils reprirent pour l'édification un style directement issu de l'art industriel qu'ils avaient contribué à mettre en place.

De leurs grands magasins mexicains à leurs villas de la vallée de l'Ubaye, pour les Barcelonnettes les références culturelles sont restées identiques. Les villas de Barcelonnette et de Jausiers ont les mêmes architectes, décorateurs et fournisseurs spécialisés. L'objectif de ceux-ci et de leurs commanditaires fut « d’exprimer avant tout l'image du progrès et de la réussite sociale

 

Elle se distingue par sa proximité avec le modèle urbain classique local, hérité du 18e siècle. Les premières villas adoptent toutes un plan simple massé de forme rectangulaire auquel répond une élévation symétrique percée de cinq travées et couverte d’une toiture à quatre pans. Le terme choisi pour évoquer les premières villas est celui de « bâtisse ».

Il sera remplacé par celui de « villa-château » pour évoquer la seconde génération des villas (1890-1914).

Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines
Barcelonnette : les fêtes mexicaines

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 12:59

Le Col du Lautaret

Le col du Lautaret est un col situé à une altitude de 2 057 m. Il permet de passer de la vallée de la Guisane à celle de la Romanche et ceux qui y font halte sur le trajet de la route départementale 1091 (ex-route nationale 91) peuvent observer notamment le chaînon de la Maije au sud-ouest et celui du Grand Galibier au nord, ainsi que plusieurs sommets du massif des Ecrins. Il est célèbre notamment pour ses paysages, sa flore, son jardin botanique alpin et pour le passage du Tour de France. Il est également à proximité de plusieurs sites naturels protégés.

Il est le plus haut col français ouvert à la circulation automobile en hiver

Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise

Les Vigneaux

Porte d'entrée de la vallée de la Vallouise, le village des Vigneaux, est adossé au versant sud du Montbrison. Il est dominé par l'imposante paroi calcaire de la Tête d'Aval. La commune tire son nom de la vigne cultivée du XIème siècle jusqu'à la fin du XIXème siècle. Elle bénéficie en effet, dans une partie de son territoire, d'influences méditerranéennes remontant la vallée de la Durance qui ont permis l'implantation de la vigne. Elle héberge aussi des pelouses d’affinités steppiques, formations végétales particulières situées dans les vallées des Alpes internes, sèches et froides mais bien ensoleillées. Ces milieux remarquables hébergent des espèces rares qui ont justifié leur classement dans le site Natura 2000 «steppique durancien et queyrassien». La commune s'étire également à l'ubac (face au Nord) jusqu' au col de la Pousterle, au Plateau d'Oréac et au sommet des Têtes.

 

Église Saint-Laurent des Vigneaux

Au chef-lieu, l´église Saint-Laurent (XVe siècle) possède un très beau clocher. Elle est ornée de plusieurs fresques dont une à l'extérieur représentant les vices et leurs châtiments. Belle porte en bois avec serrure à tête de chimère. Elle possède une des très rares horloges mécaniques à une aiguille, qui a été restaurée récemment. Également sur la commune : sites d’escalade équipés et via ferrata, ski nordique, raquettes, canoë kayak... Stations de ski alpin à proximité. L'église Saint-Laurent date du XVe siècle, elle possède un très beau clocher. Elle est ornée de plusieurs fresques dont une à l'extérieur représentant les vices et leurs châtiments. Belle porte en bois avec serrure à tête de chimère. Elle possède une des très rares horloges mécaniques à une aiguille, qui a été restaurée récemment. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1913

Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise
Le Lautaret et La Vallouise

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 08:28

Le lac de Serre-Ponçon

Naturel et rafraîchissant : au cœur des Alpes du sud, le lac de Serre-Ponçon est une destination de rêve pour les amateurs de loisirs nautiques, de baignade et de bronzage ! Ses plages aménagées, ses criques sauvages, ses 80km de rives, et son environnement « montagne » font de Serre-Ponçon un paradis nature !

Le lac de Serre-Ponçon est un lac artificiel situé dans les Hautes-Alpes, dans le sud des Alpes françaises, à la limite des départements des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence. Il a été créé en 1959 par la construction d'un barrage sur la Durance, deux kilomètres à l'aval de son confluent avec l'Ubaye. Serre-Ponçon et ses villages engloutis, c'est un peu l'Atlantide des Alpes du Sud La Chapelle Saint-Michel, située sur la commune de Prunières, trône quant à elle fièrement au milieu de sa baie.

Deuxième plus grand lac artificiel d'Europe, le lac de Serre-Ponçon, d'une superficie de 3 000 hectares, est une merveilleuse étendue d'eau entourée de reliefs montagneux. Une véritable mer à la montagne ! De multiples activités, qu'elles soient nautiques ou terrestres, y sont praticables. Entre criques sauvages et eau turquoise, le lac de Serre-Ponçon est une mer à la montagne. Qui aurait cru que le barrage érigé au milieu du XXème siècle pour réguler la Durance, allait permettre l’émergence de l’une des destinations touristiques phares des Hautes-Alpes ? On y pratique toutes les activités nautiques.

Le barrage de Serre-Ponçon

L'établissement du plan d'eau nécessite le déplacement de plus de mille personnes et la destruction de plus de 400 immeubles. Deux villages disparaissent sous les eaux, Savines et Ubaye, ce dernier n'étant pas reconstruit. Pour la première fois, les pouvoirs publics prennent des dispositions permettant d'indemniser les expropriés pour le préjudice subi et non seulement au titre de la valeur du bien exproprié.

Le réseau de communication est également fortement impacté et cela entraîne la construction de nouvelles routes et voies ferrées.

Achevé en 1959, l'aménagement hydraulique permet de contribuer à la régulation des crues de la Durance et à l'irrigation de la Provence et il produit également de l'électricité. Le plan d'eau est par ailleurs devenu un lieu touristique important pour l'économie de la région.

Dès le 19ème siècle, notamment après les crues dévastatrices de 1843 et 1856, la construction d’un barrage est envisagée. Le service des Ponts et Chaussées de l'époque étudie deux sites, l'un à l'amont d'Embrun, l'autre étant déjà le défilé de Serre-Ponçon, qui réduit à environ 150 m de largeur le lit majeur de la rivière, à l’aval du confluent de l’Ubaye, autre gros torrent aux crues violentes. Toutefois, les sondages entrepris à Serre-Ponçon révèlent la présence d'une importante couverture d'alluvions, où l'établissement d'un barrage maçonné est impossible, puisqu'il est impossible d'atteindre la roche dure sous les alluvions tapissant le lit majeur pour y fonder un ouvrage.

Les sécheresses de 1895 et 1896 font à nouveau ressentir la nécessité d'un aménagement hydraulique. Dès 1897, de nouveaux sondages sont réalisés, qui ne permettent toujours pas de trouver une assise rocheuse au milieu du défilé. Ivan Wilhem, ingénieur des Ponts-et-Chaussées d'origine alsacienne, propose la construction d’un barrage-poids et à partir de 1909, il en présente plusieurs variantes, enrochement, maçonnerie, béton. La même année une demande de concession est déposée par la Société pour la Régularisation de la Durance, en vue de créer un barrage au lieu-dit Serre-Ponçon

Aux États-Unis, les études de Terzaghi sur les grands barrages en terre longtemps jugés dangereux – une trentaine de ruines en une centaine d’années – avaient permis la construction rationnelle et sûre de ces ouvrages ; en France, la possibilité d’un aménagement hydroélectrique du site a relancé les études en 1946, par EDF maître d'ouvrage.

Ainsi, le barrage projeté aurait quatre fonctions principales, écrêtement des crues, production hydroélectrique, tête de l’aménagement hydroélectrique de la vallée de la Durance et irrigation agricole, ce qui justifiait largement sa construction ; il a eu ensuite une fonction accessoire devenue importante, l’aménagement touristique de sa retenue.

 

Impact de l'aménagement hydraulique sur les vallées

  • L’aménagement de la retenue a imposé la destruction de deux villages et le déplacement de plus de mille personnes. Le village d'Ubaye n'a pas été reconstruit et celui de Savines, en grande partie submergé, a été reconstruit plus haut sur la rive gauche. Une profonde refonte des réseaux routier et ferroviaire a également été nécessaire.
  • Les élus des vallées concernées militèrent (au sein du comité d’action et de défense de la vallée de l’Ubaye) pour ne pas être à nouveau isolés : le barrage coupait de nombreuses routes, supprimait la gare de Prunières. Ils obtinrent, pour la première fois en France à l’occasion de la construction d’un barrage et du déplacement de villages, une indemnité pour le « préjudice moral causé par l’arrachement d’une population à son milieu naturel ». Au total, cinquante kilomètres de routes et quatorze de voies ferrées sont construits.
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier

Le parc animalier

Nous avons assisté au spectacle commenté des Rapaces en vol libre où aigles, chouettes, hiboux, vautours... nous proposent leur ballet aérien au-dessus du magnifique lac de Serre-Ponçon. L’aire du spectacle offre une vue magnifique sur le lac et permet de suivre les évolutions des oiseaux. Le parc permet de voir les animaux au moment de leur alimentation. Notre vidéo montre le spectacle des rapaces. Ce spectacle est rapide dans ses enchainements et permet de voir les oiseaux en vol.

 

Savines le lac

Établi sur la rive gauche de la Durance, le second Savines fut détruit le 3 mai 1961 pour les besoins de la construction de la retenue de Serre-Ponçon. Il était situé sur la rive gauche de la Durance. Le nouveau village est ainsi renommé Savines-le-Lac. Les chalets anciens ont disparu au profit de bâtiments modernes avec des toits en terrasse. Les caractéristiques de la mairie et l’Eglise montrent les résultats de cet urbanisme moderne.

Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
Serre-Ponçon le lac et le parc animalier
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26 septembre 2020 6 26 /09 /septembre /2020 14:10

La ville d'Embrun est construite sur une terrasse de la vallée de la Durance, à une altitude moyenne de 860 mètres. Plusieurs montagnes et cols, à l'ouest de la ville, culminent à plus de 2 000 mètres Surnommée la petite Nice des Alpes, en raison de son climat particulièrement doux et ensoleillé, la ville d'Embrun, ancienne métropole ecclésiastique et ancienne place forte militaire, domine du haut de son roc la vallée de la Durance.

La vieille ville dévoile un merveilleux patrimoine où se succèdent ruelles bordées de maisons colorées, jolies places agrémentées de fontaines, passages voûtés, et murs ornés de cadrans solaires.

 

La Maison des Chanonges

La maison des chanoines, un exemple rare d’architecture civile romane, en appareil régulier et à fenêtres géminées ; sur la façade (en haut à gauche), une sculpture de lion mangeant une chèvre.

 

La Cathédrale Notre-Dame-du-Réal d'Embrun

La cathédrale possède un clocher à pyramidions. Une grande partie de sa structure est marquée par une alternance de strates de calcaire blanc et de schiste noir.

Le porche du Réal (ou des Rois Mages) est de style lombard. Les deux colonnes reposent sur des lions couchés, il abrita pendant plus de deux siècles la fresque miraculeuse représentant l'Adoration des Mages, objet d'une grande dévotion à Notre-Dame. Cette fresque recouvrait le remarquable tympan présentant un Tétramorphe. À l'intérieur, l'emploi des schistes noirs et des calcaires blancs, l'alternance des voûtes en berceau des collatéraux et les croisées d'ogives de la nef confèrent à cet édifice un rythme original.

Restaurée à plusieurs reprises depuis le XVIIe siècle, cette cathédrale est l'un des plus beaux monuments des Alpes dauphinoises et de la région ; les vitraux du XVe siècle, les décorations peintes ou en mosaïque, les orgues de la fin du XVe, le retable du XVIIe, les fonts baptismaux du XIe siècle et le trésor sont également remarquables. Le trésor était l'un des plus riches de France, avant d'être pillé au XVIe siècle par les protestants.

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Le monument dédié à Clovis Hugues

Il est situé place de l’Archevêché devant un très beau panorama (voir notre vidéo).  Ce monument historique dont les auteurs sont :

  • Jeanne Royannez-Hugues, veuve du défunt et sculpteur, pour le buste et le groupe. Ses petits-enfants ont servi de modèle pour le groupe sculpté.
  • Ferdinand Faivre pour le piédestal et le feuillet en bronze sur lequel est inscrit un poème du défunt.

La biographie épique de Clovis Hugues

  • Il a dix-neuf ans quand éclate la Commune de Marseille. Il est à Marseille quand l'avocat-poète Gaston Crémieux, proclame la « république sociale » le 23 mars 1871. Elle dure jusqu'au 4 avril quand la troupe régulière écrase le bastion communaliste de la préfecture, à l'aide des canons de Notre Dame de la Garde. Hugues, défendant en août les hommes de la Commune dans un article du Vrai Marseillais, est condamné pour délit de presse par le conseil de guerre à trois ans de prison et à une amende de 6 000 francs.
  • Libéré, Hugues reprend la plume dans les colonnes de La jeune République pour demander l'amnistie des prisonniers politiques et des communards. Parce que son journal le charge d'une enquête sur les milieux socialistes, il rencontre des vieux quarante-huitards dont Royannez et tombe amoureux de sa fille, Jeanne Royannez une sculptrice, qu'il épouse à la mairie de Toulon.
  • De retour à Marseille, le couple est dénoncé le 9 mars 1877 dans L'Aiglon des Bouches-du-Rhône comme ne s'étant pas marié à l'église. L'affaire va jusqu'à une rencontre sur le pré entre le dénonciateur et le calomnié. Hugues sort vainqueur de ce duel après avoir occis son fielleux confrère d'un coup d'épée. Il est acquitté par la cour d'assises d'Aix-en Provence.
  • En 1879, il participe à Marseille au Congrès constitutif du Parti Ouvrier Français (P.O.F.) et se présente sous cette bannière aux élections de 1881. Il est élu et entre à la Chambre des Députés, devenant ainsi le premier adhérent à un parti ouvrier élu à la Chambre. Le nouveau député déclare que grâce à son élection « il fera des petits ». Le jeune élu socialiste des Bouches-du-Rhône et son épouse s'installent à Paris.
  • Une ancienne voisine de Jeanne, la comtesse d'Osmont, qui jouit de quelques protections, s'emploie à briser le ménage en ruinant la réputation de Jeanne Royannez et à tenter de mettre un terme à la carrière politique de Clovis Hugues. Elle en charge son homme de paille, Jean Morin, qui réussit dans un premier temps à jeter un tel trouble que le tribun socialiste se voit interdire par son parti d'assister aux funérailles de Louis Blanc en 1882. Les plaintes déposées par le couple menèrent le corbeau devant un tribunal, qui le condamne en 1883. Les relations de la comtesse jouent et Morin se retrouve rapidement hors de sa prison et recommence ouvertement son petit jeu de calomnie contre l’épouse.
  • Repris, Morin allait être rejugé quand une argutie juridique repousse son procès.
  • Excédée par quinze mois de tortures morales et par le persiflage du calomniateur qui se vante de son impunité, Jeanne Royannez sort alors un revolver et tire par trois fois sur Morin qui s'écroule mortellement blessé. L'affaire fait grand bruit, à tel point que le procès est accéléré et que Royannez est acquittée par ses juges le 8 janvier 1885.
  • Clovis Hugues est réélu à la Chambre en 1885 et se joint bientôt au mouvement boulangiste. En 1893, il devient député de Paris, conservant son siège jusqu'en 1906. Il continue à publier ses poèmes, romans et comédies, œuvres pleines d'esprit et de vitalité. Fait membre d'honneur du Flourege Prouvençau par Frédéric Mistral, il rédige de nombreux écrits en provençal et est élu, en 1898, Majoral du Féligrige.
  • Clovis Hugues, qui apprécie beaucoup la ville d'Embrun, souhaite y être enterré. L'une des rues principales de la cité porte son nom et une statue à sa mémoire se trouve dans un parc de la ville.
  • À la fin du 19ème siècle, il fulmine en vers contre les « financiers » dans La Libre Parole.
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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 08:22

Ce sont de magnifiques paysages qui s’offrent aux yeux, un fois dépassé le col. Le col de l'Izoard, est situé dans les Hautes Alpes, au nord-ouest du massif du Queyras, à une altitude de 2 362 m. Il relie Briançon, au nord-ouest, à Chateau-Ville-Vieille, au sud-est. La route D 902 qui le franchit est fermée à la circulation automobile de novembre à mai-juin entre les hameaux de Brunissard, et Le Laus sur la commune de Cervières.

Il est fréquemment emprunté par le Tour de France et est réputé pour le lieu appelé Casse déserte sur le versant méridional. Il s'agit d'une zone extrêmement rocailleuse, que certains décrivent comme lunaire.

Au niveau du site de la Casse déserte, un cirque quasiment lunaire aux pentes nues et désolées, montre un relief constitué de pinacles cargneulo-dolomitiques, cheminées pierreuses à 2 220 m d’altitude qui émergent de longs éboulis faits de débris dolomitiques bien calibrés. Cette accumulation de cargneules y est découpée en paquets sans doute en partie glissés que séparent des ravins noyés par les éboulis descendant de la crête de Coste Belle. Ces pentes d'éboulis sont appelées « casses » dans les Alpes.

Le col de l'Izoard est caractérisé par la présence d'éboulis et de crêtes rocheuses qui résultent de l'érosion affectant les roches.

Casse déserte et le fort Queyras
Casse déserte et le fort Queyras
Casse déserte et le fort Queyras
Casse déserte et le fort Queyras
Casse déserte et le fort Queyras
Casse déserte et le fort Queyras
Casse déserte et le fort Queyras
Casse déserte et le fort Queyras
Casse déserte et le fort Queyras

Casse déserte et le fort Queyras

Fort Queyras

Fort Queyras, autrefois appelé « Château-Queyras », toponyme conservé par le village qui s'étend au pied du fort, est un ancien château fort, de la seconde moitié du XIIIe siècle, remanié par Vauban, autrefois centre du Queyras, qui se dresse sur la commune de Château-ville-vieille dans le département des Hautes Alpes.

Le château a été inscrit sur l'inventaire des Monuments historiques le 29 novembre 1948

Fort-Queyras entre dans l'histoire comme château rattaché au Dauphiné en 1265. Au 16ème siècle, le château est la proie des guerres de religion et en 1695, il résiste aux assauts des troupes savoyardes mais le village quant à lui est partiellement détruit.

À la suite de cette dernière invasion, la même année, Vauban, vient inspecter la frontière des Alpes et dresse des projets pour rendre le château inviolable. Il dote le fort au nord-est d'une enceinte entièrement nouvelle, et prévoit en 1700 une large extension de l'enceinte sur le front ouest. Au milieu du XIXe siècle, on renforce la valeur de l’ouvrage en aménageant des batteries casematées. Le fort fut désarmé de 1940 à 1944, puis rendu à la vie civile en 1967.

 

Saint Véran

Cette commune des Hautes-Alpes de 290 habitants est entièrement située dans le parc du Queyras.

Le centre du village (église) est situé à 2 042 m d'altitude et Saint-Véran est parfois qualifiée comme « la plus haute commune d'Europe ». La devise ne porte pas seulement sur l'altitude à proprement parler, mais aussi sur la relation entre l'altitude et la culture du seigle, servant à faire le Pain. Dans l'esprit des anciens habitants, Saint-Véran est le plus haut village où se mange le pain fait avec les céréales cultivées dans les champs alentour : « Lou plus aouto coumunoutas inte se mangeu lou pan de Diou » (« La plus haute commune où l'on mange le pain de Dieu » - inscription sur le cadran solaire sur le mur de l'église). Cependant, depuis les inondations de 1957 qui ont détruit les canalisations amenant l'eau au moulin, ce moulin n'existe plus et la farine n'est donc plus produite à Saint-Véran. La culture du seigle s'est donc aussi arrêtée depuis 1957.

Le territoire de la commune a une altitude qui s'étend de 1 756 à 3 175 m.

L'église de Saint Véran, classée monument historique, est située dans le centre du village ; à l'extérieur, on retrouve des lions sculptés dont l'un tenant entre ses pattes un enfant. À l’intérieur de l'édifice, différentes statues en bois sculptées par les habitants du village représentent certains saints ; une crèche en bois datant des années 1950 a été réalisée par les habitants du village, chaque famille ayant réalisé une pièce. L'église est entourée du cimetière dans lequel reposent les Saint-Vérannais de confession catholique. Les habitants de confession protestante reposent quant à eux dans un cimetière situé dans le hameau du Raux.

On trouve dans le village une vingtaine de cadrans solaires muraux qui datent de la Renaissance. Un cadran solaire réalisé par le peintre Zarbula, en 1840, sur une maison du quartier des Forannes a été inscrit en 1996 sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les maisons traditionnelles saint-vérannaises ont un plan particulier adapté à la vie montagnarde. Le rez-de-chaussée est construit en murs de pierre de 50 à 70 cm d'épaisseur. La partie supérieure appelée « fuste » est faite en troncs d'arbres empilés croisés aux angles et toit de bardeaux en mélèze. Le bâtiment est relié à un plus petit en pierres couvert de lauzes appelé « caset ». Hommes et bêtes accédaient au rez-de-chaussée par une porte à double-battants.

Saint Véran
Saint Véran
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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 11:28

Placée à la convergence de cinq vallées - Haute-Durance, Guisane, Clarée, Ayes et Cerveyrette - la ville de Briançon occupe une situation géographique remarquable.
La structure rayonnante de ces vallées a offert très tôt à la ville des accès extérieurs relativement aisés : vers la Provence, le Queyras, l’Isère, la Drôme et l’actuelle Italie.
Ce dense réseau de communications a longtemps fait apparaître Briançon comme une terre de passages, un carrefour important au cœur du massif alpin, proposant les meilleures conditions pour le déplacement des hommes, le trafic des marchandises et l’échange des cultures. Située au-dessous de Briançon, la ville de Barcelonnette, offre les mêmes caractéristiques de voies de passages et de migrations. Nous aurons l’occasion d’en reparler au moment des fêtes mexicaines.

Briançon se trouve dans le Dauphiné, région qui correspondrait aujourd’hui aux départements de l’Isère, de la Drôme, et des Hautes-Alpes. Cette province fut créée autour d’Albon, près de Vienne en Isère, sous l’autorité d’une riche famille dont les membres prirent le nom de Dauphins au début du 13e siècle.
En 1343, les habitants de la région, regroupés dans 51 communautés, signent une charte avec Humbert II, le dernier Dauphin, leur garantissant des libertés et leur accordant des privilèges :
la grande charte des libertés briançonnaises.  En 1349, Humbert II cède son territoire au roi de France. À partir de cette date, le fils héritier du roi régnant porte le titre de Dauphin du Viennois.

Briançon Hautes-Alpes
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Vauban à Briançon

Vauban arrive à Briançon à l’automne 1692 à la suite d’une brutale attaque du duc de Savoie sur les Alpes. Il trouve le site difficile à aménager car il est entouré de toutes parts de hauteurs dominantes. Les 21 et 22 novembre 1692, il établit son projet. Il demande la réalisation de bastions, de demi-lunes, d’une fausse-braie au front d’Embrun. Il prescrit divers aménagements : approfondir les fossés, consolider les courtines, placer des corps de garde, faire des embrasures, traverses et poternes, voûter la porte, construire des poudrières, des casernes et approfondir le puits de la place d’Armes. Lors de son second voyage à Briançon, Vauban inspecte les travaux et rédige un nouveau mémoire, daté du 24 août 1700.

 L'expansion aux 19e et 20e siècles

L’organisation de Briançon connaît un bouleversement important au 19e siècle. L’implantation de l’usine de la Schappe en 1842, la construction de nouvelles casernes à partir de 1882 et l’arrivée du train en 1884 amorcent le développement d’un nouveau quartier près de la Durance, autour du hameau de Sainte-Catherine. L’après-guerre voit des mutations paysagères sans précédent. Les activités traditionnelles agricoles cèdent le pas au tourisme et au climatisme : au paysage rural succède le paysage urbain.

Éléments de fortifications inscrits sur la liste du patrimoine mondial

Les fortifications réalisées selon le projet de Vauban fait sous le règne de Louis XIV sont sur la liste du patrimoine mondial depuis 2008. L'enceinte urbaine de Briançon ainsi que, intra-muros, la collégiale, la place d'arme et les deux poudrières. A l’extérieur de la ville de nombreux forts en renforcent le caractère défensif.  

 

La Grande Gargouille

Le service du patrimoine organise des visites de la ville haute.  La gargouille est le nom donné à une rigole située en milieu de rue. De nombreux commerces l’encadrent.

Briançon Hautes-Alpes
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La Charte des Escartons:

La principale caractéristique historique de la ville est l’achat d’une franchise au profit de la population. La transaction fut signée à Beauvoir le 29 mai 1343, en présence de nombreux dignitaires, comme l'évêque de Grenoble. Celui-ci est établi en latin par le notaire Guigues Froment sur deux grandes peaux de mouton réunies. Le Dauphin Humbert II accorda aux 18 représentants des communautés du Briançonnais des avantages économiques et fiscaux en échange de 12000 florins d'or et une rente annuelle de 4000 ducats. Ce document connu sous le nom de Grande Charte des Escartons est toujours conservé à la mairie de Briançon. Les libertés accordées furent confirmées par tous les rois de France jusqu'au traité d'Utrecht.

La transaction signe l'extinction sans conflit de la noblesse. Avant 1343, les nobles, pratiquement dépourvus de pouvoir féodal, abusaient de celui que leur conférait la position très recherchée d'officier delphinal : viguier, bailli, etc. D'où des conflits fréquents qui disparaissent. Des nobles quittent les escartons au cours des deux siècles suivants après avoir réalisés leurs biens. Mais certains reviendront. Tous ceux qui restent ou reviennent se mêlent sans plus de façons à la bourgeoisie. En vertu de leur entregent et de leur savoir, ils seront souvent élus consuls.

Le contenu de la Charte des Escartons

Ces communautés édictaient leur propre règlement de police. Elles élisaient des juges qui statuaient sur les contraventions en se référant aux coutumes locales. Initialement, les juges étaient renouvelés tous les ans, comme les consuls. Puis ils furent renouvelés par moitié tous les deux ans afin que les anciens puissent initier les nouveaux. Les tribunaux ont fonctionné jusqu'en 1790, malgré l'abolition de toutes les justices municipales prononcée dès 1556 par une ordonnance royale. Les jugements n'étaient pas homologués au nom du Roi, mais il ne vint à l'esprit d'aucun Briançonnais de les contester auprès de l'autorité royale.

Etant tous "Hommes-libres-francs-bourgeois", les Briançonnais avaient tous le droit de chasse et le droit de porter des armes.

L'enseignement était prodigué à tous les enfants. Chaque municipalité nommait ses instituteurs après examen ou concours fin septembre ou début octobre. Ainsi l'article 17 d'un règlement de Briançon de 1624 disait : "Nul ne sera reçu en cette ville pour maître d'école, qu'il n'ait été examiné par deux avocats et un bourgeois commis par le conseil ; comme aussi seront ses gages résolus en conseil". Une plume d'oie indique l'aptitude à enseigner la lecture et l'écriture, deux plumes l'arithmétique et les sciences naturelles, trois plumes le latin en plus.
Chaque famille était tenue de payer "l'écolage". Au chef-lieu, la classe avait lieu dans la salle servant aux réunions du conseil. Dans les villages, elle se faisait... dans une étable, à l'abri de la froidure.
L'instruction du peuple atteignait dans le Briançonnais un niveau sans pareil pour l'époque ; 35% des femmes et 90% des hommes savaient lire. En 1713, sous Louis XIV, des envoyés de la cour, qui pensaient avoir à faire à des paysans illettrés signant d'une croix, furent ébahis de recueillir de belles signatures accompagnées de commentaires.

La Vallée de la Clarée

Traversée par la rivière éponyme, la superbe vallée préservée de la Clarée est parsemée de charmants villages et hameaux. Au fil du parcours, les promeneurs pourront y découvrir une nature authentique, mais aussi de belles églises décorées de peintures murales et de cadrans solaires, des maisons aux toits recouverts de bardeaux de mélèze, des chapelles pittoresques...

Les édifices religieux qu'il convient de ne pas manquer : l'église Saint Marcellin du XVe siècle à Névache, l'église Saint Claude du XVIIe siècle à Val des Près, l'église Saint Sébastien du XVIe siècle à Plampinet ou encore la chapelle de Fontcouverte.

La Vallée de la Clarée et la Vallée Etroite (26 000 ha) forment un ensemble patrimonial remarquable tant par la qualité des paysages que la richesse du patrimoine culturel et militaire. La Vallée de la Clarée est toute proche de Montgenèvre et Briançon, collée à la frontière franco-italienne.

La Vallée de la Clarée et la Vallée Etroite sont protégées au titre des sites classés depuis 1992. La Clarée est également intégrée au réseau Natura. Son objectif est de maintenir la biodiversité au niveau européen en protégeant les habitats naturels et les espèces qu'ils abritent.

Briançon Hautes-Alpes
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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 15:07

Palma est la capitale de la communauté autonome des Baléares. Fondée en 123 avant. J.-C., au sud de l'île de Majorque et au fond de la baie à laquelle elle donne le nom, ce fut un port stratégique en Méditerranée — au large de Valence, à mi-chemin entre Europe et Afrique — qui attisa la convoitise d'un grand nombre de peuples : Romains, Vandales, Vikings, Almoraves s'y succédèrent avant que la ville ne devînt la capitale du Royaume de Majorque, intégré successivement aux couronnes d'Aragon puis d'Espagne.

Au début du XXIe siècle, sa principale ressource économique est le tourisme. Les Palmesans conservent ainsi la fierté de posséder l'un des ensembles gothiques les plus grands d'Europe, de voir se projeter dans la mer les colossales silhouettes de la cathédrale et de l'Almudaina, l'ancien palais arabe, taillé dans l'ocre lumineux du grès majorquin. Ils profitent d'obscures ruelles fraîches parsemées de vieilles maisons aux magnifiques patios visibles des passants, de musées, d'églises ou de basiliques parfois austères, mais accueillantes. Le château de Bellver, restaurée en 2010, immeubles d’art nouveau, vieille commanderie médiévale de l'ordre du Temple sont autant de lieux de visite. L'art moderne est également fort présent à Palma, où Joan Miroa a vécu et y est mort.

La surface couverte par le centre historique est assez vaste et permet à la ville de garder un caractère authentique.

La Cathédrale de Palma de Majorque

La Catedral de Mallorca ou encore La Seu est le plus grand édifice religieux de l'île de Majorque et le deuxième d'Espagne par sa longueur (109 mètres). Située au cœur de la ville de Palma, elle domine le très proche rivage de la Méditerranée au-dessus des fortifications médiévales de la cité. Elle forme avec le palais voisin de l'Almudena, le symbole visuel de Palma, visible de toute la baie. Entre 1904 et 1914, Antoni Gaudi exécute partiellement la commande qui lui est confiée, la reconfiguration du chœur. En 1931, l'édifice est classé monument historique artistique, par le Trésor artistique national (Tesoro Artístico Nacional), puis bien d'intérêt culturel (BIC).

Dans les années 1970, la construction du parc de la mer s'interpose entre la mer et la cathédrale. L'intérieur comporte huit travées et dix-neuf chapelles (huit pour la façade nord, huit pour la façade sud, deux autour de la façade principale et une près de la sacristie principale). Trois entrées permettent son accès : une pour chaque façade (porte de l'Almoina, au nord, du côté du centre historique, porte du mirador, au sud face à la mer et celle de la façade principale, la porte de l'Almudaina). Le nord présente un corps de salles, avec les deux salles capitulaires, baroque et gothique, ainsi que le cloître.

Sa vue du côté mer donne à Palma son identité visuelle.

Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale
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Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale
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Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale
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Palma le palais Royal et la Cathédrale
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Palma le palais Royal et la Cathédrale
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Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale

 

Palais royal de l'Almudaina

Le palais de l’Almudaina est une des résidences du roi d’Espagne. C'est un ancien château musulman devenu la résidence des monarques de Majorque au XIIIe siècle.

Sous le règne des Almoravides, on ajouta à ce bâtiment un second rectangle parfait caractérisé par deux tours carrées. Plus tard, on éleva une cinquième tour qui fut appelée par les rois de Majorque la « tour de l'angle ».

Le premier roi chrétien indépendant, Jacques II de Majorque, réalisa, pendant les dernières années du siècle et jusqu’en 1311, des transformations qui firent de l'ancien château, un véritable palais.  Nos photos vous permettent d'en découvrir les nombreuses pièces.

 

Château de Bellver

Le château de Bellver , littéralement « château belle vue ») date du 14ème siècle. Il est localisé sur l’île de Majorque, à trois kilomètres du centre historique de Palma (côté Cala Major), sur une colline recouverte de pins. D'un style gothique méditerranéen, il fut la demeure des rois de l’île. Le roi Jacques II le fit construire pour y installer la résidence royale. Atteint de tuberculose, le roi souhaitait posséder une résidence dans un endroit au climat salubre.

Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale
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Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale
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Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale
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Palma le palais Royal et la Cathédrale
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Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale
Palma le palais Royal et la Cathédrale

Notre voyage à Majorque s'achève et la variété des villes, villages, paysages, montre qu'une semaine complète peut être consacrée à sa découverte.

La reprise de nos publications reprend avec un rythme soutenu d’une publication par semaine, hors période de vacances scolaires. Nous terminons la visite de Majorque par deux vidéos sur la ville de Palma.

Par la suite, nous visiterons Barcelonnette, Briançon, le Puy en Velay et leurs environs. Les Alpes Maritimes feront l’objet de visites de villes moins connues, comme celle de la ville de Grasse, ou de villages de l’arrière-pays. L'acutalité des musées sera encore poursuivie au fil des expositions offertes.

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Nice au soleil

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Table des matières

Le Musée Masséna

L'exposition Slobodan  à la Providence

Le musée Chéret : l'album diaporama

Merveilles du Bouddhisme au musée des Arts Asiatiques

Musée des Arts Asiatiques : les bois de l'immortalité

Inauguration du musée Bonnard au Cannet

Le Musée national Chagall de Nice

Musée Chagall : l'album

Expostion sur les peintres Russes à la Malmaison de Cannes

Musée national Fernad Léger de Biot

Musée Fernad Léger : l'album

Actualité des musées en France et dans le monde : artproject

Musée Masséna : le mobilier Napoléon 1er

Musée Masséna : l'album

Musée International d'art naÎf de Nice

Musée international d'art naÎf de Nice : l'album

Musée des Beaux Arts : Chéret dans ses murs

Exils : expostion temporaire des musées nationaux du 06

Musée Masséna : présence Russe à Nice

Angkor au musée des Arts Asiatiques

Le musée d'Art Classique de Mougins

Marseille capitale européenne de la culture en 2013

Marseille 2013 suite et fin

Au MAMAC : la postérité d'Henri Matisse

Matisse un été à Nice : musée Matisse et musée Chéret

Musée National Chagall : les autoportaits

La Promenade du Paillon de Nice

La Fondation Hartung-Bergman à Antibes

Antibes et ses musées

Trois siècles de tourisme  aux Archives Départementales des Alpes Maritimes

Exposition temporaire « Reconstruire le Réel » à Fernand Léger

Exposition The Animals aux Galeries Lafayette de Nice

Musée des Arts Naïfs de Nice Anatole Jakowsky

Georges Clemenceau : une passion pour l'Asie

La Principauté de Seborga

Expositions au MAMAC : Juliao Sarmento-Donation Karen

Musée Masséna : la marqueterie

Musée Chéret : exposition Lengrand

Le Palais Lascaris de Nice

Le Palais de Marbre (Archives municipales)

La donation Ferrero : école de Nice

 
Marseille : Volubilis au Mucem, Réfection de la Major
Le château de Vaux le Vicomte
Le château de Fontainebleau
Venise  Ca Rezzonico
 
Saorge et Tende
Promenade à Bussana Vecchia
La découverte du vieux-Nice et ses confréries de Pénitents
Promenade à Saint Tropez- Musée de l'Annonciade : les peintres de l'école de Marseille
Les Chapelles Notre Dame de Vie à Mougins et Bellini à Cannes
La fête des Cougourdons à Nice
Imperia et ses vallées d'oliviers-Valloria
La Principauté de Seborga
 
La Croatie
Promenade à Bussana Vecchia
La Jordanie
La Sicile  
La Sicile  : diaporama
Musée d'Arles Antique
Musée d'Arles Antique : diaporama
 
Inde : le Rajasthan 
Inde : le Rajasthan diaporama
Inde du Sud 1) Mahabalipuram-Pondichéry
Inde du Sud  2) Chidambaram-Darasuram-Tajore
Inde du Sud 3) Tiruchirapali-Tanjore
Inde du Sud 4) Madurai
Inde du sud 5)  Periyar-Backwaters
Inde du Sud 6) Cochin-Mysore
Inde du Sud 7) Mysore-Hassan
Inde du Sud 8) Hampi
Inde du Sud 9) Pattandakal-Goya
Les pêcheurs +7 diaporamas sur l'Inde du Sud
Belgique : Bruges - Gand
Belgique : diaporama
Chine : le Yunnan 
Chine : le Yunnan : diaporama
Russie : Saint Pétersbourg 
Russie : Saint Pétersbourg : diaporama
Italie :les Lenghe et le Barolo
Promenades à Paris
Promenades à Paris
La Pologne ; carnet de voyage
La Pologne : carnet de voyage 2
La Pologne : carnet de voyage 3
La Pologne : diaporama
Prague 
Prague ; diaporama
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre
Italie : ile d'Elbe, Pise, Cinqueterre : diaporama
Myanmar 1) Yangoun-Bago
Myanmar 2) Pagan
Myanmar 3) Popa-Mandalay
Myanmar 4)Mandalay-Anciennes capitales
Myanmar 5) Mandalay-Mingun
Myanmar 6) Heho-Pindaya-Lac Inlé
Myanmar 7) Yangon
Myanmar : diapositives : Bago
Myanmar : diapositives : Pindaya-Lac Inlé
Myanmar diapositives : Bagan
Myanmar daiapositives : Yangon
Actualité des musées : Google artproject
Musées d'exception de Paris : Orsay et Pinacothèque
Promenade en IDF : Ecouen musée de la Renaissance
Promenade en IDF : Vincennes, Royaumont
Chartres : superbe vidéo
Le Mans : sa vieille ville
Nantes : monuments et mémorial de l'esclavage
Bourges 
Promenade en pays niçois : Contes, l'Escarène, Tende
Italie : Bussana Vecchia
 
Italie : Venise
Venise : diaporama
Italie : Lucques
Italie : Capri-Amalfi et sa côte
Italie : Pompéi et Herculanum
Italie : Naples et le Palsi royal de Caserte
Pompéi-Herculanum : diaporama
Italie : Turin ville royale
Italie : Florence suite de trois articles sur les quartiers
Florence : diaporama 1
Florence : diaporama 2
Sienne
Sienne - Route du Chianti
Barcelone: les pyramides humaines
Venise 1
Venise 2
Venise 3 ca Rezzonico
Parme
 
Singapour
Indonésie : Prambanan et Borobudur
Indonésie 2 : Surabaya-Mont Bromo-Kalibaru
Indonésie 3 : Bali
Indonésie 4 : Bali suite
Indonésie 5 – Sulawesi : le pays Toraja
Indonésie 6 - Sulawesi-Bali-France
Vidéo : mariage musulman en Indonésie
Vidéo : funérailles en pays Toraja
Coblence et le Rhin romantique
Trèves-Bernkastel
Le Luxembourg
Metz : ville et musée d’art moderne Pompidou
Nancy (suite)
Nancy et l’Art Nouveau
Musées : de superbes écrins
Marseille 2013 suite et fin
Marseille capitale européenne de la culture en 2013
Expositions ZIEM et Boudin été 2013 à Paris
Exposition virtuelle de Jane Austin en 1813 : reconstitution
Afrique du Sud Le Cap, Bonne Espérance, faune
Franschhhoek
De Graaf-Reinet à Durban
De Swelendam à Graaf-Reinet Camdeboo National Park
D'Hluhluwe au Parc Kruger via le Swaziland
Pilgrim’s Rest, Blyde River Canyon, Three Rondavels
Ohrigstad-Prétoria
Zimbabwe : les chutes Victoria par hélicoptère
Islande : Reykjavik fin de la Saga
Islande les fjords de l'Ouest Latrajberg - Péninsule de Snaefellsnes
Islande : fjords de l'Ouest - Isafjordur - Breitdavik
Islande : la route du Nord - Dettifoss - Myvatn - Godafoss - Akureyri - Glumboer
Les Fjords de l’Est : Le glacier-Le musée des pêcheurs français
Le parc national de Skaffaffel-Le Lagon Glaciaire de Jokulsarlon
ISLANDE : Carnet de voyage
Promenade en train à crémaillère au-dessus d'Interlaken
Lucerne et le col du Simplon
Phnom Penh 
Temples d'Angkor : Ta Prohm et Banteay Srei 
Angkor : les portes, le Bayon, le palais royal 
Cambodge : Angkor Vat 
Vientiane la capitale du LAOS 
Vang Vieng 
Luang Prabang 
LAOS - Jour 05 - PAKBENG - LUANG PRABANG 
LAOS - Au fil du Mékong 
CHIANG RAI 
 
https://www.youtube.com/channel/UCioFqEgrHD2GMbDQiri_p7w/videos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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